Thierry Crouzet

Mais qui sont les connecteurs ?

On me pose de plus en plus souvent cette question. La plupart des gens pensent que les connecteurs sont des fous d’internet. Bien-sûr, ils accèdent au réseau, ils l’utilisent avec facilité mais l’outil importe moins que ce que nous en faisons.

Les connecteurs, grâces aux nouvelles technologies de communication, créent un réseau social d’une ampleur inégalé et d’une extraordinaire complexité. Cette nouvelle société, qui est en train de naître, ne se managera plus comme les sociétés qui l’ont précédée. Dans Le peuple des connecteurs, j’essaie de montrer pourquoi nous ne pouvons plus penser comme avant et pourquoi nous devons adopter de nouvelles solutions.

Voilà pourquoi tous mes chapitres portent des noms en « Ne pas ». Il faut entendre ne pas voter comme avant, ne pas étudier comme avant, ne pas travailler comme avant… En fait, il y a deux possibilités.

  1. La société ne change pas et les anciens modes de fonctionnement peuvent se perpétuer.
  2. La société se transforme et nous devons transformer nos habitudes. Tous les maux de notre temps viennent, à mon sens, du refus de changer d’habitude dans un monde qui change.

En bon adepte du néo-darwinisme, je suis incapable d’imaginer un monde qui ne change pas. La révolution technologique n’est qu’une des facettes du changement, elle le stigmatise mais ne le résume pas.

PS : C’est vrai, je suis optimiste. Je raisonne comme Pascal vis-à-vis de Dieu. Lui disait « autant croire puisque nous avons tout à gagner si Dieu existe et nous n’avons rien à perdre s’il n’existe pas. » Moi je crois que nous avons tout à perdre en étant pessimiste. À quoi bon se lamenter, surtout à une époque aussi fabuleuse que la nôtre. Je suis toujours atterré de voir des gens se plaindre alors que notre compréhension du monde n’a jamais était aussi grande. Il suffit d’accepter le changement et d’accepter de changer notre société en profondeur.