Thierry Crouzet

Ni de droite, ni de gauche

Je dis toujours que je suis ailleurs, complètement ailleurs. Je trouve cette bipartition ringarde. Elle trouve son origine dans les assemblées, dans le fait que les députés siègent uniquement à côté de leurs amis et refusent de côtoyer leurs adversaires. Un truc un peu sectaire. Suffit de regarder l’exemple de la fibre optique donné bar Billaut : dans chacun des partis on retrouve toutes les positions sur la question du déploiement. Droite et gauche, ça ne veut plus rien dire. On a des gens qui ont choisi un camp et s’y accrochent, quitte à se contredire.

Imaginez deux secondes la société auto-organisée de l’avenir, cette société où chacun se représente, cette société organisée en réseaux entremêlés, interconnectés, distribués. Où est la gauche, où est la droite ? Même les extrêmes et le centre disparaissent. Et cette société existe déjà, tout au moins sur internet et aussi dans le monde du business. Comment peut-on discuter de fibre optique en se disant de droite ou de gauche ?

Ce qui me désespère le plus, c’est de voir des jeunes choisir leur camp à droite ou à gauche alors que ces positionnements sont obsolètes. En les voyant faire, j’ai l’impression qu’ils sont terriblement conservateurs.