Thierry Crouzet

Bye-bye Genève

Je viens de passer deux superbes journées à Genève. Hier soir, lors de ma conférence à l’occasion du 199e First de rezonance.ch, j’ai rencontré des dizaines de connecteurs enthousiastes. Dans l’auditorium de la banque UBS, j’ai eu l’impression de donner un concert à des fans. La plupart n’avait pas lu Le peuple des connecteurs mais il était évident que tout ce que je disais faisait écho à ce qu’ils savaient, à ce qu’ils vivaient au quotidien. Je me suis alors dit que oui, nous sommes en train de changer le monde. J’ai aussi mesuré une fois de plus combien il est important que nous nous rencontrions face à face. La connexion n’est pas qu’une histoire de technologie, c’est une nouvelle façon de voir le monde.

Un des auditeurs, Jean-José Paccaud, m’a proposé quelques slogans amusants, dont un que j’aime bien : Est-ce que les connecteurs s’en fichent ?. Je lui ai demandé s’il était publicitaire, il m’a dit non.

Je suis chômeur. Je dirigeais une boîte de 150 personnes et on m’a demandé de toutes les virer. Pas de problème. J’ai commencé par me virer moi-même.

J’ai trouvé cette attitude purement connecteur. Que ceux qui ont envie de faire de sales boulots le fassent eux-mêmes.

Pour toutes les nouvelles connexions que je viens d’établir, merci à l’équipe de rezonance, merci à Geneviève Morand, créatrice du premier réseau de networking social du web en 1998 et grande connecteuse. Je reviens à Genève quand tu veux. J’aimerais bien que ta façon de faire du rezeautage se développe en France. Comme tu me l’as dit tu ne travailles pratiquement jamais avec les Français. Serions-nous encore une fois retranchés dans notre village gaulois ? Il m’arrive souvent de le penser quand je me trouve à l’étranger.