Thierry Crouzet

Tout simplement effrayant

 

Le sol sibérien aujourd’hui gelé contient d’immenses quantités de gaz à effet de serre.

Si le réchauffement climatique se poursuit de 1°C, un seuil critique sera franchi, dit Sim Hansen de la Nasa dans NewScientist.

Une grande partie des gaz emprisonnés sera libérée, créant une réaction en chaine qui risque fort d’être incontrôlable.

La terre n’a jamais été aussi chaude depuis 10 000 ans. Avec 1°C en plus, elle n’aurait jamais été aussi chaude depuis 1 million d’années. Si nous continuons à produire autant de gaz à effet de serre, nous risquons de franchir le seuil critique dans une dizaine d’années.

Peut-être vivrons-nous bientôt dans un monde que les homo-sapiens n’ont jamais connu.

PS1 : Comme on ne peut pas prévoir l’avenir, personne ne peut démontrer que la planète continuera de se réchauffer. Mais pour le moment, elle s’est déjà réchauffée. Du point de vue de la planète, ce n’est pas nécessairement mauvais, ça c’est déjà produit. Le problème est juste que si elle se réchauffe encore un peu, ça compliquera la vie des hommes. Nous pouvons donc légitimement nous interroger. Est-ce qu’on peut faire quelque chose pour éviter une situation difficile ? Je ne suis même pas sûr que ce soit possible. Ce n’est pas une raison pour ne rien faire (au niveau local).

PS2 : L’impossibilité de prévoir ne dois pas nous empêcher d’agir. Rien d’interdit d’imaginer le pire. Et puis réduire les gaz à effet de serre ne fait aucun mal (sauf à quelques industriels qui n’ont pas compris que la croissance matérielle ne pouvait se prolonger dans un monde fini). Qu’ils inventent vite l’hyperpropulsion spatiale.

PS3 : C’est par nous que tout doit commencer. Mais, comme c’est exigeant, les alter-écolo préfèrent se tourner vers l’État. Ils renoncent à leur responsabilité.

PS4 :  Si le réchauffement climatique ne se produit pas, personne ne s’en portera plus mal. S’il se produit, oui. Alors ceux qui en ont peur, à juste ou mauvaise raison, ne nuisent en rien à la survie de l’espèce humaine. En revanche ceux qui l’ignorent, s’ils se trompent, peuvent nous coûter cher. J’ai tendance à imiter Pascal. En croyant au réchauffement climatique, j’ai beaucoup moins à perdre. Et si il y a moins de CO2 dans l’atmosphère, surtout dans celle des villes, je ne m’en porterais pas plus mal, au contraire. Je me fou de la vérité. Il n’y a pas de vérité.

PS5 : Je viens d’exposer ma version du principe de précaution. Je n’interdis rien, je dis essayons d’agir comme si nous avions déjà tout détraqué, si ce n’est pas vrai nous n’aurons rien perdu au contraire. Je crois que nous ne pouvons pas ignorer le risque, même s’il n’est que potentiel. Et même s’il n’existe pas, il aura au moins l’intérêt de nous pousser en avant. Nous avons commencé par moins abuser des hommes, maintenant il faut aussi moins abuser de la nature.