Thierry Crouzet

Bayroumania : non merci

Pour ceux qui ne cessent, sans trop savoir ce que je pense, de m’accuser de manger dans la main de François Bayrou, voici quelques liens vers mes propres articles.

1/4/2007 Bayrou, après avoir fait jeu égal avec ses adversaires, se laisse décrocher. Il a intéressé mais il n’a pas su retenir l’attention, faute de créer un électrochoc dans la population. Il regrettera peut-être bientôt de ne pas avoir fait exploser l’UDF au profit d’un nouveau mouvement.

23/2/2007 Cette force est en train d’atteindre sa maturité. À François Bayrou de l’irriguer maintenant et de ne pas en décevoir les attentes comme vient de le faire Ségolène Royal avec la génération participation. Il y a du travail, un immense travail, à commencer par celui de proposer un vrai programme alternatif que nous attendons encore. Pour le moment, une dynamique positive est à l’œuvre. Il serait bête de ne pas le reconnaître, bête pour François Bayrou de ne pas voir le tas d’or sur lequel il est assis.

18/2/2007 Pour toutes ces raisons, je crois que Bayrou ne sera pas au second tour de la présidentielle. […] En quelque sorte, François Bayrou est une tête qui s’est détachée de son corps, l’UDF, un grand corps malade. Il est encore temps de donner à cette tête un nouveau corps pour qu’elle ne vienne pas très vite à manquer d’oxygène.

2/1/2007 François Bayrou est-il assez fou pour se lancer dans un tel projet qui soulèverait l’enthousiasme de beaucoup de Français ? Est-il prêt à lâcher un vieux bateau [l’UDF] qui ne l’amènera jamais à bon port ? Est-il prêt à embarquer dans le monde des réseaux ? Les jours à venir nous le dirons… car il y a maintenant urgence, soit un signe est fait rapidement, soit il ne se passera rien.

Depuis le début de l’année, je reproche à François Bayrou de ne pas avoir été assez audacieux, de ne pas avoir su faire vivre le rêve qu’il avait fait naître en septembre. Ce rêve s’est lentement propagé à l’ensemble de la population, Bayrou est monté dans les sondages alors même que je n’ai cessé de le critiquer.

Et puis le rêve est retombé, car le rêve 2.0 n’est jamais arrivé. Je ne veux pas être un oiseau de mauvais augure… Mais ce qui m’intéresse, c’est le rêve. Aujourd’hui, aucune personnalité politique ne me fait rêver. Sans rêve, il n’y a pas de civilisation qui tienne.