Thierry Crouzet

Gravity ou le shoot total

J’ai entendu parler de ce film comme d’une rumeur jusqu’à ce que dans sa newsletter mon ami Benjamin Rassat nous dise d’aller le voir et pointe vers un passage de l’extraordinaire bande-son.

J’y suis allé hier soir, à Paris, à la séance de 17:15, un truc de jeune. J’ai commencé par pester contre les trente minutes de bandes-annonces. Tu payes et en plus il faut que tu acceptes de te faire reprogrammer le cerveau. Faut pas être étonné après que les gens téléchargent.

Et le film a commencé, sur un ton badin. J’avais l’impression d’être sous la géode de la cité de l’espace à Toulouse (rien de très folichon). Et puis ça pète, ça ne s’arrête plus, ou juste le temps de reprendre son souffle.

Je sors de la séance en état de choc.

Comme après être entré dans la grande Pyramide.

Comme après ma visite du détecteur Atlas au Cern.

Comme après un tête-à-tête avec Andreï Roublev.

Et de me dire que nous sommes extraordinaires.

Et de sentir en moi une bouffée d’énergie.

Une envie de travailler, de créer, d’avancer avec vous tous un pas plus loin sur notre planète et au-delà.

Et aucune envie d’analyser le film, je me glorifie de son effet primal (OK, c’est un film pour mec, encore une histoire de survie, rien que du très classique mais shooté avec un speed de très haute technologie).

gravity
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