Thierry Crouzet

Mon coming out

Non, je ne suis pas gay comme Tim Cook, mais je me suis toujours senti membre d’une minorité. C’est paradoxal puisque je suis un hétéro blanc éduqué ni gros ni petit. Je peux donc invoquer a priori aucune sorte de ségrégation endémique. Pourtant… Lire la suite →

Cropped shorts: 0 Labo des ficelles: 1

Je viens de passer quelques jours à Paris, à faire le menuisier, ça c’est un message pour les décroissants qui me traitent de pur intello et me suggèrent de faire des choses avec mes mains. J’ai aussi vu des amis du Net et du hors Net. Lire la suite →

Vintage : Chronique d’un licenciement

Pour fêter les Noëls 1994 à 2000, j’ai cousu de petits livres que j’ai offerts à mes amis. Il me semblait que plus le numérique se développait, plus la matérialité devait prendre de l’importance, et en conséquence le livre d’artiste. En découvrant Pourquoi travailler ? de Liam Gillick, je me suis dit que je pouvais m’amuser à simuler des livres d’artiste web. Lire la suite →

Ne rien écrire

C’est ce que je devrais faire quand je n’ai rien de particulier à dire, comme aujourd’hui. Mais écrire devient avec les années un réflexe, une gymnastique cérébrale qu’il faut entretenir. De là au partage il n’y a qu’un pas puisque c’est si simple. Vous êtes là, autant que je déverse sur vous le grand n’importe quoi de mon moment de vide. Lire la suite →

La tête dans les étoiles

Hier, en fin d’après-midi, je suis en voiture avec Émile, bientôt sept ans. Il est assis à côté de moi, sur le siège avant de l’utilitaire familial, son vélo et celui de son frère à l’arrière. Il tombe quelques gouttes, on a craint un fort orage, ce qui nous a découragés de pédaler. Lire la suite →

Vivre jusqu’au bout

Nous sommes cinq autour d’Antoine. Il nous a convoqués chez lui pour nous voir une dernière fois. Il n’a plus beaucoup de force. Son corps de presque nonagénaire l’abandonne peu à peu, en douceur et sans violence. Lire la suite →

Un monstre en bas de chez vous

Je quitte Genève. Je prends le tram pour la gare. Il est presque vide. Devant moi un papa accompagne son fils à l’école. Il lui apprend à lire. Ils sont indiens, je ne les comprends pas. Lire la suite →

En Basilicate : 5

Après la folie magique de la veille, je n'ai pas réussi à me refaire un shoot mystique. J'ai traîné devant la ville fantôme de Craco, dans ma tête les corbeaux s'étaient transformés en chauves-souris de Dracula. À cause des inondations des semaines précédentes, je n'ai pas pu visiter Metaponto, la ville où se laissa mourir Pythagore. Seuls les vestiges du temple grec d'Héra étaient accessibles, mais gâchés par l'autoroute tonitruante en arrière-plan. J'ai fini à Matera, capitale de la région et ville troglodyte où Mel Gibson a tourné La Passion du Christ. Lire la suite →

En Basilicate : 4

Aujourd'hui je visite trois gros villages : Valsinni, Rotondella et surtout l'inénarrable Colobraro où la lumière m'a irrésistiblement attiré contre la volonté de ma guide. J'y ai connu un puissant hapax existentiel dont mon dessin et les photos ne rendront rien. J'espère que mes notes réussiront à le traduire sans trop de grandiloquence : l'extase a toujours quelque chose d'exagéré. Lire la suite →

En Basilicate : 3

Après ma journée d'exploration de la Basilicate, aujourd'hui la ville blanche de Pisticci, je regagne mon hôtel et je relis mes notes des jours précédents. Et je coupe ce que je ne veux pas voir dans mon récit de voyage. Lire la suite →