Thierry Crouzet

Ragdoll : les dangers de survendre un livre

J’ai beaucoup ri en lisant le début de Ragdoll, un roman pourtant censé être plus noir que noir. Je vous ai déjà parlé de ce thriller dont Trapeze, l’éditeur anglais, a fait la promotion durant plus d’un an avant sa publication, annonçant partout, haut et fort, qu’il tenait le prochain Da Vinci Code, si bien que les éditeurs internationaux, Robert Laffont compris, ont fait de gros chèques pour s’arracher ce premier roman de Daniel Cole. Lire la suite →

Pokémon Go : contre ses détracteurs tuent la joie

Hier, avec Émile et Tim, nous avons plusieurs fois parcouru le village à la recherche de Pokémons. L’enthousiasme de mes enfants m’a enthousiasmé. Pour une fois, ils ont envie de marcher durant des heures. Ils me disent même qu’ils veulent aller à Paris, à New York, dans les musées. Soudain les villes deviennent pour eux attractives alors qu’elles les indifféraient jusque là. Lire la suite →

Ayerdhal plus grand que le réel

Je devais être à Bruxelles pour dire bye bye à Yal et serrer Sara dans mes bras. La SNCF en a décidé autrement. Lors des obsèques, je voulais dire quelques mots pour saluer mon ami, juste improviser sur le coup de l’émotion. C’est plus difficile maintenant que j’ai retrouvé prématurément mon clavier, et de la distance. Lire la suite →

Ayerdhal : la biographie invérifiable

J’aurais connu Yal moins de dix ans. Tout a commencé ici même, sur ce blog, le 12 septembre 2006. Lire la suite →

Le rocker nous joue sa fugue

J’ai juré de ne pas parler de Quelqu’un à tuer. Parce que Pierre Fourniaud l'éditeur de ce roman refusait de me donner une version numérique. Reste que le texte existe, son auteur aussi, Olivier Martinelli, une sorte de survivant du XXe comme échoué sur les rivages du XXIe, avec sa voix, sa hargne, sa volonté inflexible, le tout en douceur, cette douceur du rocker au cœur trop gros pour rester caché bien longtemps. Lire la suite →

La Saga de Mô, une plongée dans la couleur du Midi

La plupart des auteurs aspirent à une prose blanche, dans la lignée de Camus. Elle exige épuration, inlassable travail de nettoyage avec visée minimaliste. On entre chez d’autres, plus rares, plus précieux, comme dans un arc-en-ciel, immédiatement conscient d’être chez eux et nulle part ailleurs. C’est ce que j’ai ressenti dès les premières lignes de Lire la suite →

Piketty excite les libéraux

Il m’a suffi de quelques tweets où je disais lire Piketty pour attirer vers moi une meute de rentiers affamés. Je ne vais donc pas me gêner pour évoquer ma lecture du Le capital du XXIe siècle, lecture peu exaltante, mais passionnément descriptive. Lire la suite →

La SF souffre d’embonpoint

Je parle de la SF que je lis aujourd’hui, à petite dose il est vrai, chaque fois qu’un ami me donne un conseil. Je vais même restreindre ma critique à mes deux dernières lectures, Robert Charles Wilson et sa trilogie Spin, Alastair Reynolds et Janus. Lire la suite →

Les garçons et Guillaume sous la table

J’ai fini par essayer de voir hier soir le film dont tous les Français se gargarisent depuis des mois. Je ne comptais plus les encouragements à découvrir absolument ce chef-d’œuvre formidable, phénoménal, d’une drôlerie pharaonique. Lire la suite →

Un ton neuf dans le polar

J’en ai assez de ces textes écrits pour divertir, de ces histoires de flic ou de vaurien écrites par des auteurs qui n’ont rien de flic ou de vaurien. Ils croient leur imagination toute puissante et elle les trahit à chaque ligne. Leur méchanceté est feinte, leur psychologie débile, leur intrigue digne de Disneyland. Lire la suite →