Thierry Crouzet

Un auteur en déshérence ou est-ce le Net qui déraille ?

En un temps, j’étais blogueur. Ça voulait dire quoi ? Je pensais un truc, l’écrivais, le publiais, lisais d’autres trucs, recevez des commentaires, écrivais à nouveau, publiais à nouveau. C’était ça l’expérience du blog, c’était ça que j’aimais dans le blog et qui était neuf. Une temporalité inédite de la littérature. Lire la suite →

Écriture romanesque : pas mieux que Wattpad

Dans Le point aveugle, une théorie du roman que je vous recommande, Javier Cercas écrit : « La meilleure littérature n’est pas celle qui ressemble à la littérature, mais celle qui ne lui ressemble pas ; c’est-à-dire : celle qui ressemble à la vérité. Toute littérature authentique est anti-littérature. » Lire la suite →

TextShot ou comment subvertir le web social

Tout commence avec un appel à texte : Web Satori, proposé par Gilles bonnet. Ça date déjà, je n’ai pas le temps. Puis je découvre la fonction Highlighting proposée par Medium, sélectionner un texte pour l’envoyer comme capture d’écran sur les réseaux sociaux (ce qui augmenterait par trois à cinq les taux de clic). Lire la suite →

Des livres à lire sur le territoire

La région Occitanie propose à une bourse d’écriture : « Permettre à des auteurs, des illustrateurs ou des traducteurs de s’interroger sur de nouvelles formes d’écriture à l’ère numérique. Les accompagner dans leurs projets de création, encourager les expérimentations et les innovations. Toute œuvre littéraire en français ou en langues de France, conçue selon un format numérique, sur toute forme ou support technologique, pourra faire l’objet d’une bourse de création numérique. Tous les genres sont autorisés (narration, poésie, théâtre, livres pour la jeunesse). » Lire la suite →

Suis-je une œuvre numérique ?

PS : Petits dessins sur fond d'images projetées par Abrahams Annie. Lire la suite →

L’interactivité, c’est pas automatique

J’ai vécu hier une journée un peu folle sur Scribay. Des dizaines de lecteurs ont annoté mon énième premier épisode de Résistants, chacun me trouvant une phrase de travers. Au début, j’ai joué le jeu, modifiant, republiant, ajoutant des fautes bien sûr tant j’allais vite. Le soir, j’étais épuisé, j’avais réécrit dix fois mon texte, sans l’avoir amélioré en rien, au contraire. Lire la suite →

Écrire d’erreurs en essais

J’ai pris l’habitude d’ouvrir mon atelier et de m’adonner à la littérature comme happening, non pas que je craigne le travail solitaire (d’ailleurs très confortable), mais parce que l’ouverture me grise et altère ma pente naturelle, sachant que si je dérape, je peux toujours revenir à une méthode créatrice plus classique. Lire la suite →

La littérature comme happening

Quand on parle d’happening en art, on pense à un mouvement qui débute avec l’urinoir de Marcel Duchamp et se ramifie depuis avec l’art conceptuel, les installations, les performances. Trois choses me paraissent importantes dans cette aventure esthétique : Lire la suite →

Des livres sur Instagram

Après Twitter, la littérature gagne Instagram. J'étais passé à côté avant de décider d’écrire Résistants sous forme de posts publiés par une adolescente sur les réseaux sociaux et d'en déduire qu’il me faudrait une image d’appel à chaque post. Sans image, personne ne clique. C’est un triste constat, mais c’est comme ça. Lire la suite →

Journal d’un écrivant bricoleur

1/ Tout commence à Lyon. Dans un café, François Bon me demande si j’ai un scan de Bug, un de mes petits livres faits main dont j’ai parlé lors du colloque Internet est-il un cheval de Troie ? Pas de scan, mais je promets de faire ça. Lire la suite →