Thierry Crouzet

Ils font tous ça, pourquoi lui en vouloir à lui

Même si je m’intéresse peu à l’actualité politique, ses vagues m’atteignent parfois jusqu’à me donner la nausée. J’ai alors envie de fermer toutes les écoutilles, de me débrancher d’Internet, de me replier dans le cocon familial et de me contenter de grandes balades dans la nature. Mais je culpabilise. En fuyant, j’accepte la décadence de nos institutions. Lire la suite →

Présidentielle, piège à cons

Nos systèmes démocratiques sont entrés dans un âge de totale imprévisibilité. Tout semble possible. Le Brexit l’a emporté, Trump l’a emporté, Le Pen pourrait l’emporter, ou bien Macron, ou même Fillon malgré ses casseroles. Cette imprévisibilité devrait me réjouir. Elle indique que la complexité de nos sociétés augmente, notamment sous l’effet des réseaux sociaux, et du Net en général. Et davantage de complexité, c'est mécaniquement moins de coercition, donc davantage de liberté. Mais, bien sûr, la réaction se fait immédiatement sentir, d’où le Brexit, Trump, peut-être Le Pen. Lire la suite →

Quand la liberté devient dangereuse

Pour les libéraux, les libertaires, les libristes, les anarchistes… la liberté serait un indépassable, un état à poursuivre quoiqu’il en coûte parce qu’il ne pourrait qu’en découler des bénéfices. C’est malheureusement trop beau pour être vrai. Lire la suite →

Je m’accuse

Nationalisme, racisme, populisme, démagogie, homophobie, discriminations, conservatisme… je n’ai rien pu faire contre. J’ai milité auprès de tous les gens que j'ai pu croiser, j'ai prêché infatigablement sur tous les médias à ma disposition, et ces maux que je combats ne cessent de prendre de l’ampleur, partout dans le monde. Lire la suite →

Ya Basta, édition #NuitDebout

En 2011, à la suite du printemps arabe, les indignés Espagnols criaient « Ya Basta », c’était un cri contre l’ancien monde des autocrates et un appel à des alliances non partisanes et surtout populaires. Plus question de défiler dans les rues pour simplement clamer son désaccord contre telle ou telle mesure instituée par les autocrates, il était temps de nous réunir pour penser l’avenir et le construire sans tarder, selon notre perspective et non la leur, inféodée à la finance et la croissance insoutenable. La place publique est devenue notre point de ralliement, notre forum, notre bibliothèque, notre cantine, notre base, sans que l’importance de ce choix soit mesurée par les forces politiques traditionnelles. Lire la suite →

Docteurs de paix

Dans la Déclaration des droits de l'homme de 1948, le mot « santé » n'apparaît qu'une fois, dans l'article 25, bien après le mot « liberté », mais surtout bien après le mot « propriété » sujet exclusif de l'article 17. Pourtant, il est fort à parier que si on vous demande de choisir entre vos propriétés et votre santé, vous choisirez la santé. Lire la suite →

En politique, Dieu, c’est nous

Si nous voulons que le monde change, nous avons deux possibilités non exclusives : 1/ exiger que ceux au pouvoir agissent dans un sens qui nous séduit ou 2/ essayer à chaque seconde de nos vies de nous grandir. Lire la suite →

Lettre ouverte aux gens de gauche

Quand nous arriverons à mieux nous définir politiquement, nous arriverons à nous retrouver, à nous rassembler et à agir ensemble avec cohérence. Pour le moment, les choses sont plutôt confuses. Il est peut-être temps de refonder ce qu'est la gauche comme la droite d'ailleurs. Lire la suite →

#‎OnVautMieuxQueÇa‬ : explication de texte

Quand je parle de politique, j'ai l'impression que seulement de rares olibrius me comprennent. Les autres, parce que je ne me range ni dans leur camp ni dans celui de leurs adversaires, se contentent de se moquer avec dédain, sans chercher à écouter mes arguments (parce qu'ils ne sont ni les leurs ni ceux de leurs adversaires). Lire la suite →

Qu’est-ce qui cloche avec nous autres Français ?

En 2008, crise financière et renflouement des banques à coups de milliards, pas de réaction. En 2009, loi Hadopi et limitation des libertés internet, pas de réaction. En 2014, loi Cazeuneuve qui autorise notre surveillance numérique, pas de réaction. En 2015, institutionnalisation de l'état d'urgence, pas de réaction. En 2016, volonté de modifier le droit du travail et c'est une levée de boucliers. J'aimerais savoir pourquoi. Avec mes gros sabots, je vois deux familles de réponses (non exclusives l'une de l'autre). Lire la suite →