Thierry Crouzet

Revenu universel : on veut nous prendre pour des couillons

Rangez votre utopie : le revenu universel ça ne peut pas marcher. Mais qui a déclaré ça ? L’OCDE, sigle qu’il est alors bon de détailler : Organisation de coopération et de développement économiques dont, dixit Wikipedia, les pays membres — des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Lire la suite →

La présidentielle vous fait-elle perdre le sens de l’humour ?

Je regarde peu la TV, mais je ne rate ni le Tour de France, ni le débat de la présidentielle, événements d’une égale nature sportive. Hier soir, j’ai donc assisté à une ascension nerveuse du Galibier, avec une Le Pen qui ne cessait de planter des banderilles auxquelles Macron répondait au tac au tac. Lire la suite →

Électeurs : souvenez-vous du 5 mai 2002

« Le soir du 5 mai 2002, je ne sais plus où j’étais, en tout cas pas devant une télévision. Je me moquais du succès de Jacques Chirac, qui venait d’emporter les élections présidentielles françaises avec 82 % des suffrages, un record dans les pays occidentaux. Pour moi, cet évènement était anecdotique, presque risible, tout comme avait été risible l’échec au premier tour du socialiste Lionel Jospin. » Lire la suite →

Le dilemme de l’électeur à la veille du second tour

Nous souffrons de notre démocratie, nous rêvons d’une société plus harmonieuse, plus responsable, plus écologique en même temps que plus technologique. Nous avons même parfois démontré la possibilité, et même la nécessité, de nouveaux modes d’organisation sociale pour affronter la complexité nouvelle de nos sociétés, et pourtant, élection après élection, aucune de ces idées puissantes et optimistes ne se font entendre. Lire la suite →

Les abstentionnistes sont-ils irresponsables ?

À la veille d’une élection opposant un libéral à une populiste d’extrême droite, les penseurs politiquement corrects nous rabâchent sans cesse le même argument que voici formulé par Serge Joncour : « Ne pas aller voter dans de telles circonstances c'est laisser aux autres la responsabilité. C'est donc faire le choix d'être irresponsable. » Voilà qui pourrait être un bon sujet de dissertation pour le bac. Lire la suite →

Ils font tous ça, pourquoi lui en vouloir à lui

Même si je m’intéresse peu à l’actualité politique, ses vagues m’atteignent parfois jusqu’à me donner la nausée. J’ai alors envie de fermer toutes les écoutilles, de me débrancher d’Internet, de me replier dans le cocon familial et de me contenter de grandes balades dans la nature. Mais je culpabilise. En fuyant, j’accepte la décadence de nos institutions. Lire la suite →

Présidentielle, piège à cons

Nos systèmes démocratiques sont entrés dans un âge de totale imprévisibilité. Tout semble possible. Le Brexit l’a emporté, Trump l’a emporté, Le Pen pourrait l’emporter, ou bien Macron, ou même Fillon malgré ses casseroles. Cette imprévisibilité devrait me réjouir. Elle indique que la complexité de nos sociétés augmente, notamment sous l’effet des réseaux sociaux, et du Net en général. Et davantage de complexité, c'est mécaniquement moins de coercition, donc davantage de liberté. Mais, bien sûr, la réaction se fait immédiatement sentir, d’où le Brexit, Trump, peut-être Le Pen. Lire la suite →

Quand la liberté devient dangereuse

Pour les libéraux, les libertaires, les libristes, les anarchistes… la liberté serait un indépassable, un état à poursuivre quoiqu’il en coûte parce qu’il ne pourrait qu’en découler des bénéfices. C’est malheureusement trop beau pour être vrai. Lire la suite →

Je m’accuse

Nationalisme, racisme, populisme, démagogie, homophobie, discriminations, conservatisme… je n’ai rien pu faire contre. J’ai milité auprès de tous les gens que j'ai pu croiser, j'ai prêché infatigablement sur tous les médias à ma disposition, et ces maux que je combats ne cessent de prendre de l’ampleur, partout dans le monde. Lire la suite →

Ya Basta, édition #NuitDebout

En 2011, à la suite du printemps arabe, les indignés Espagnols criaient « Ya Basta », c’était un cri contre l’ancien monde des autocrates et un appel à des alliances non partisanes et surtout populaires. Plus question de défiler dans les rues pour simplement clamer son désaccord contre telle ou telle mesure instituée par les autocrates, il était temps de nous réunir pour penser l’avenir et le construire sans tarder, selon notre perspective et non la leur, inféodée à la finance et la croissance insoutenable. La place publique est devenue notre point de ralliement, notre forum, notre bibliothèque, notre cantine, notre base, sans que l’importance de ce choix soit mesurée par les forces politiques traditionnelles. Lire la suite →