Me voilà embrigadé par la force. Pour Aurel, j’appartiens à un parti libéral sans le savoir. Malheureusement pour lui, en tant qu’homme libre, je ne vois pas pourquoi il me faudrait entrer dans un parti pour faire de la politique. Comme je l’ai écrit dans Le peuple des connecteurs, les partis n’ont plus de raison d’être. Un parti libéral est pour moi un non sens.

Je suis libéral mais aucun parti libéral à ma connaissance n’a jamais mis en avant la liberté. Comment pourrait-il le faire alors qu’il bride par son organisation même l’usage de la liberté ? La vraie politique est aujourd’hui entre les mains des réseaux qui rassemblent les hommes libres. La vraie politique se joue au niveau local, elle part des hommes. Voilà pourquoi je dis que je suis socialiste, un socialisme pas plus représenté par un parti que le libéralisme auquel j’aspire.

Personne ne peut être un grand économiste qui n’est qu’un économiste – et je suis même tenté d’ajouter qu’un économiste qui est seulement un économiste est susceptible d’être un fléau si ce n’est un réel danger, écrit Hayek.

J’ai envie de le suivre. D’être un généraliste, en art, en science, en philosophie, en politique aussi. Nous devons cesser de nous enfermer dans des partis et cesser de regarder la société par le petit trou de la lorgnette.

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6 comments

  1. Aurel says:

    Rassure-toi, “embrigader” ne fait pas partie de mon vocabulaire. Pas encore en tout cas. Dans mon message, je ne pensais pas “adhésion à un parti” mais plutôt proximité de fait dans les valeurs. Car à te lire dans le détail, je me retrouve très souvent dans tes propos. Les étiquettes peuvent valser, le fond reste. On aime la liberté ou on la craint. Manifestement, tu penches pour la liberté et la responsabilité vis-à-vis de notre prochain.

    Le capitalisme de connivence à la française me choque autant que toi, il est foncièrement non libéral en se nourrissant de subventions ciblées, de contrats publics sur mesure, de règlementations qui excluent les concurrents et de réseaux de pantouflards pour assurer un lobbying efficace. La droite a tellement pietiné les idéaux libéraux que j’ai toujours un pincement au coeur quand je lis ou entends l’association Sarko-libéral ou Villepin-libéral.

    Comme tu l’as toi-même défini dans tes textes et réponses à divers commentaires, la liberté n’a de limite que celle des autres. Nous sommes tous responsables de la liberté de nos voisins. Et d’ailleurs, nous avons une tendance naturelle à nous rapprocher de nos voisins pour dialoguer, boire un verre, (voire forniquer s’il s’agit d’une voisine pas farouche; ne le dites pas à ma mère, elle croit que je suis en train de tenir mon blog), se regrouper pour démarrer une association, s’associer pour monter une boite…

    Bref, il y a de la place pour tout le monde !

    Note : on peut donner un chèque à Alternative Libérale sans adhérer ;o))

  2. Dilbert says:

    Je suis d’accord avec Aurel, mais je partage la répugnance de Thierry à l’égard de la politique (surtout qu’AL n’est pas vraiment libertarien – thatcherien, à la rigueur, disent certains…).

  3. Aurel says:

    Au fait, on m’a recommandé “Une société sans Etat” de David Friedman. A lire certains commentaires sur cet ouvrage, je pense que ça devrait te plaire.

    Lorsque j’ai reçu David Friedman à la maison il y a quelques mois, j’ai été tellement fasciné par le personnage et ses idées que je me suis rapidement procuré son livre….reste à le lire; dès que j’aurai quelques soirées de dispo, promis juré.

  4. Il y a, depuis ce soir, une affaire de Robien vs Goigoux qui ne manquera pas de vous faire dresser les cheveux sur la tête. Après cela, il ne faudra pas s’étonner que pas mal de libéraux aillent voter pour Ségolène. (Une trace sur mon blog: http://www.voixhaute.org/article-3924910.html.)

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