Il est temps pour qu’un candidat ambitieux propose un projet ambitieux pour la France, en invoquant l’héritage de la révolution. La France peut retrouver dès demain un rôle moteur dans le monde en faisant des problèmes planétaires ses priorités.

Cette politique pourrait se développer suivant trois principaux axes :

  1. donner l’exemple au reste de la planète en matière d’environnement,
  2. réinventer la mesure du succès,
  3. installer la démocratie participative seule capable d’affronter la complexité de nos sociétés.

Un tel discours n’intéressera pas 100 % des Français, pas même 50 % mais peut-être 16 % ou 17 %, peut-être assez pour accéder au deuxième tour. Et après tout est possible.

Ce discours peut séduire les libéraux comme les alters. Il remet les citoyens au centre de la société.

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14 comments

  1. Dilbert says:

    La politique est une impasse, et, fort heureusement, elle a de moins en moins d’importance et d’influence. Elle ne peut que proposer des solutions venues d’en haut, qui aggravent les problèmes au lieu de les résoudre. Le pouvoir ne doit plus être confisqué par des “élites” endogamiques qui ne pensent qu’à leur reproduction (cf théorie des choix publics), mais il doit revenir à chacun. Nos vies valent mieux que leurs scrutins !

  2. Je suis bien d’accord, c’est pour ça que je me dis qu’un homme peut promouvoir la politique qui vient d’en bas, question de faire en sorte que les choses changent plus vite.

  3. Moi je mettrais le point 3 en 1, car sans lui les deux autres n’arriveront jamais.

  4. Casabaldi says:

    Attention, Thierry, tu n’es plus très loin des freemen 🙂

    (En fait, tu es en plein dedans évidemment)

    Etonnament, je pense que le point 3 est déjà en cours. Et bien mieux encore que de la “démocratie participative”. Le point 3, nous le faisons tous les jours depuis que quelques-uns d’entre nous, chaque jour plus nombreux, ont décidé de ne plus se limiter aux urnes pour exprimer leur point de vue et changer le monde.

    On en arrive donc aux 2 premiers points (qui sont précisément les deux axes développés par les freemen, avec de plus en plus de succès).

    Je suis assez persuadé que nous allons trouver cette personne, ce “candidat ambitieux” dont tu parles.
    J’en suis persuadé, parce que cette personne n’existe pas.

    Paradoxal ? non.

    Parce que je ne pense pas une demi-seconde que le changement puisse venir d’un homme (ou femme) “providentiel”.
    Le changement ne viendra que par quelque chose qui est déjà en cours : une lame de fond culturelle, politique, organisationnelle, et évidemment d’ampleur mondiale.

    A ce stade, les personnalités politiques n’auront (et certains n’ont déjà plus) le choix. Soit ils participent à cette vague, soit ils disparaissent.
    Comme Napoleon à Borodino, ils n’ont que l’illusion de la décision, du pouvoir.
    Ils sont en fait forcément “suiveurs” vis-à-vis des milliers de micro décisions, discours, idées qui fleurissent dans le monde entier en ce moment.

    Seul ce mouvement là arrivera à un changement mondial.
    Qu’il puisse être accélérer en certain spoints du globe, par des personnalités un peu plus pertinentes que les autres, qui arrivent à sentri cette vague avant les autres, tant mieux. Mais ce n’est pas eux qui FONT, qui SONT la vague. Ils peuvent, au mieux, essayer de la surfer.

  5. Si un de nos politiciens mettait un coup d’accélérateur au truc ce serait pas mal… mais je suis persuadé que ça se fera de toute façon, avec eux ou sans eux.

    Oui, c’est assez freemen… Je trouve d’ailleurs que donner l’exemple, c’est mieux que l’histoire des changements climatiques qui est un problème intégré par tout le monde maintenant. 

  6. Casabaldi says:

    Maintenant oui ! (et encore rarement “bien”).
    Mais je ne te dis pas comment des milliers de gens rament pour le faire comprendre depuis le début des années 90.

    “Donner l’exemple” est intéressant oui. Et c’est un des nombreuses façons de procéder. Avec un écueil notable : si les autres ne suivent pas, on est morts.

    En gros, tout gouvernement qui réorienterait son économie de façon “dirigiste”, pour la rendre “éco-compatible” en diminuerait l’efficacité du strict point de vue de la sacro-sainte “croissance”.
    Comme ses entreprises sont en concurrence avec d’autres, elles auraient à respecter des contraintes que les autres n’auraient pas. A plus ou moins long terme, elles sont raides…
    (pour faire simple, appelons ce genre de betise du “socialisme”…)

    La seule possibilité (à mon avis, hein !) est donc une compréhension générale (mondiale) de l’absurdité de la notion de croissance, son abandon, et la poursuite d’autres buts, suivant d’autres modes de développement (j’insiste sur le pluriel) dans le monde entier.
    Certains ont tendance à considérer celà comme utopique. c’est pourtant en train de se dérouler sous leurs yeux. (à part pour ceux qui regardent encore la télé…).

  7. Je crois qu’il y a beaucoup à gagner en donnant l’exemple. Ça peut être un bon business-plan style Web 2.0. 🙂 On peut attirer des tonnes de gens chez nous et une économie prospère a besoin des autres.

  8. Dilbert says:

    Sur “l’absurdité de la notion de croissance” : il n’y a guère que deux sortes de gens qui ont besoin à tout prix de la croissance : les pauvres (et on comprend bien qu’ils veuillent vivre mieux) et ceux qui sont hyper-endettés (comme les états occidentaux pour la plupart). La croissance n’a rien d’absurde pour les pauvres, en revanche c’est la course à l’abîme pour les hyper-endettés.

  9. Garbun says:

    Thierry, tu disais il y a peu avoir été séduit par le discours d’Alternative Libérale, sans pourtant être d’accord avec le principe même d’un parti libéral, qui serait une contradiction. Mais leurs idées sur l’environnement me semblent être le bon sens même (http://www.alternative-liberale.fr/pr126-Environnement.html), donc pourquoi pas se tourner vers Edouard Fillias ?

  10. Dilbert says:

    Mais non, de même que Loic le Meur roule pour Sarko, Thierry roule pour Rachid Nekkaz, le candidat apolitique…

    Moi de mon côté j’attends un candidat antipolitique, qui dissoudrait les institutions, mais je n’en vois pas venir…

  11. Casabaldi says:

    Thierry répondra surement lui-même, mais il ne “roule” pas pour qui que ce soit.
    Comme chacun de nous d’ailleurs, je crois.
    On roule pour nos idées, que nous construisons chaque jour.

    Dilbert, quand je parle “d’absurdité de la notion de croissance” (je ne sais même plus si c’était moi, mais ça aurait pu), ça dépasse très largement le cadre de “est -elle bénéfique à un tel ou un tel”.

    Aussi dingue que ça puisse paraitre, elle est juste absurde !

    Regarde si tu ne l’as pas déjà fait, ce qu’est effectivement le PIB, comment c’est calculé, ce que ça inclus ou pas et tu te rendras compte par toi-même.
    tu as pas mal d’infos (assez clair, mais un peu superficiel, à l’américaine) chez les californiens de Redefining Progress. C’est là :
    http://www.rprogress.org/newprograms/sustIndi/gpi/index.shtml

  12. Casabaldi says:

    > Garbun : quant aux propositions d’alternative libérale, je suis très très déçu ! J’ai eu l’impression de relire un programme du PS !

    Au-delà des termes, “liberté, responsablilité, innovation, tout ça, très bien”. ça dit quoi ? grosso modo, l’essentiel des propositions tourne autour de l’application du principe “pollueur/payeur” (merci au passage pour l’idée aux écolos et aux alters qui s’en prennent une par ailleurs).
    Jusque là tout va bien.

    Mais comment ? (et c’est là qu’on retombe en plein socialisme) grosso modo, par des taxes/amendes a posteriori ! (même s’ils évitent soigneusement le terme).

    C’était bien la peine de se dire “libéral”…

    Bon celà dit, bel effort pour prendre en compte ces problématiques. C’est assez clair, relativement complet. (je déplore quand même le traitement des sujets assez superficiel : il n’est nulle part démontré que les solutions proposés sont à la mesure des enjeux. Et en l’occurence, notamment sur le changement climatique, ça ne l’est pas du tout).
    Bref, globalement, je suis désolé, mais il existe déjà beaucoup plus libéral et dynamique comme propositions.
    Encore un effort…

  13. fabrice says:

    On entend partout que la présidentielle 2007 se jouera sur la toile ou ne sera pas
    Interessant ce blog, dans un esprit totalement différent, un site amusant : http://presidentielles-2007.new.fr
    Ce qu’ils appellent sur ce blog http://webnews.blogspirit.com/web/ la million dollar présidentiable

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