Je n’ai pas l’habitude de commenter l’actualité politique parce que je ne la suis tout simplement pas, surtout pas en direct. Mais, hier soir, j’ai entendu par hasard DSK sur France Inter. Je me suis demandé comment on pouvait tenir un discours aussi incohérent.

1/ Au sujet de l’électricité, DSK souhaite un réseau de distribution nationalisé, sous prétexte qu’un tel réseau serait mieux sécurisé que si on le laissait aux mains du privé.

2/ Au sujet de la paix dans le monde, DSK pense qu’une seule superpuissance c’est dangereux pour l’équilibre.

Moi, j’ai entendu que ce qui était bon pour l’électricité n’était pas bon pour la paix. Pour la sécurité électrique, il faut un seul poste de commandement. Pour la sécurité dans le monde, il en faut plusieurs.

Qu’on ne me dise pas que ça n’a aucun rapport. Je vois deux problèmes de même nature, atteindre le meilleur niveau de sécurité, et deux méthodes radicalement opposées pour les résoudre.

Je vois surtout que DSK cherche à séduire la gauche. Pour être gentil avec les fonctionnaires, il faut nationaliser. Il en remet une couche à l’égard de tous les Français. Pour avoir toujours du jus, mieux vaut faire confiance à une politique étatiste. Puis il flatte notre esprit européen : assez de ces méchants américains qui ne peuvent pas faire la pluie et le beau temps tout seuls, nous aussi nous voulons en être.

Si ce n’est pas du populisme, je me demande ce que c’est. Les idées, on s’en moque, la méthode, on s’en moque, on suppose que personne ne cherchera à recoller les morceaux d’un discours incohérent.

En quoi, un réseau nationalisé est-il plus fiable qu’un réseau privé ? Argument de DSK : les entreprises négligent la fiabilité au profit de la rentabilité. Voilà une loi que DSK tire de son chapeau. Si je l’applique à un autre domaine, les compagnies aériennes privées ont beaucoup plus de crashs que les compagnies publiques. Je ne crois pas que ce soit le cas. Aeroflot pourrait même servir de contre-exemple.

En général, les compagnies qui offrent les meilleurs services facturent plus cher et gardent plus longtemps leurs clients. Une entreprise n’a aucun intérêt à sacrifier la fiabilité, surtout si les autres à côté d’elle ne le font pas. Et il y en aura toujours une pour ne pas le faire afin de rafler les clients les plus exigeants.

Mais je dévie. Le fond du problème, l’erreur monumentale, est de croire qu’un acteur unique, l’État par exemple, est plus compétent que plusieurs acteurs qui rivalisent d’intelligence. DSK sait qu’il faut plusieurs puissances pour maintenir la paix dans le monde. Pourquoi croit-il que c’est différent pour l’électricité ? Et internet, veut-il aussi nationaliser le réseau ?

Sur internet, plus il y a d’acteurs, plus il y a de lignes, plus il existe de chemins pour éviter les point d’engorgement. Nous connaissons des ratés électriques parce que le réseau de distribution n’est pas assez décentralisé. Il y a justement trop peu d’acteurs et trop de goulets d’étranglement. Un acteur seul peut construire un réseau décentralisé mais rien de tel pour le faire que laisser plusieurs acteurs optimiser leurs services.

Hier soir, j’ai entendu DSK faire de la bonne politique marketing mais la logique de cette politique sera illogique sur le terrain. Les journalistes ne l’ont pas repris au vol. Non, ils avaient préparé leurs questions et ils les déroulaient sans écouter les réponses.

Au passage, DSK balance une baffe à Ségolène Royal. La démocratie participative, ça ne règlera pas les problèmes. DSK se moque des citoyens. Il appartient à cette caste de politiciens qui croient connaître toutes les solutions pour nous. Faites-moi confiance, nous dit-il. Non, pas d’accord. Nous avons envie de nous faire confiance.

Et quand un journaliste annonce à DSK que Bayrou dit sur un point la même chose que lui, DSK répond que Bayrou devrait militer au PS. Jamais il ne lui vient à l’esprit que lui et Bayrou pourraient aller ailleurs, inventer quelque chose de neuf.

Non, non, non…

Ne croyez pas que j’ai une dent contre DSK, au contraire. Mais faut pas abuser.

PS1 : Pour qu’une intelligence collective apparaisse, il faut beaucoup d’acteurs. Que ce soit pour gérer l’eau, l’électricité ou avoir des idées, c’est la même chose. Bien sûr l’énergie est limitée, les idées non… mais ça ne change rien.

PS2 : Le sujet de cet article est la méthode. Quelle méthode choisir pour régler les problèmes ? DSK ne sait pas visiblement.

PS3 : Je n’ai pas cherché ici à démontrer les avantages de la décentralisation. Je trouve juste stupide de toujours dire que le privé fait moins bien les choses que l’État. Dans tous les cas, des hommes travaillent, parfois bien, d’autres fois moins bien. Le problème n’est pas dans l’État ou le privé. Ils ne sont pas antagonistes.

PS4 : Je ne défends pas la concurrence mais le droit à la différence, le droit à la diversité. Qu’on le veuille ou non, quand il y a peu d’acteurs, il y a peu d’idées.

PS5 : La diversité est une chose, je suis pour, la contradiction en est une autre. DSK est illogique dans ses méthodes et donc dans ses idées. Il a droit d’avoir autant d’idées qu’il veut mais il ne peut pas se contredire comme il l’a fait.

PS6 : Pourquoi serait-il mieux de gérer un problème à plusieurs dans un cas et pas dans un autre ? Nous pouvons employer des méthodes diverses mais pas juste par démagogie.

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28 comments

  1. José says:

    C’est clairement le plus intelligent de la bande. Mais j’avoue que depuis un mois, il me déçoit. Il joue tout à la raminagrobis, avec l’habileté d’un bonimenteur et chacun sait que dans bonimenteur, il y a boni.

    Il ne tranche sur rien, se pose en contre de Ségolène Royal plutôt qu’en force de proposition réelle, Il n’avance, pour l’essentiel, que des trucs bateau, des slogans genre le “plein emploi“, ou “sans la croissance, on ne peut rien faire“ ou “une gauche qui ne ment pas“. Il n’évoque pas les problèmes environnementaux. Espérons que ce soir, il se ratrappera.

  2. Eric says:

    Voilà un point de vue décapant sur DSK, souvent présenté comme monsieur “je maitrise tout”.

  3. Axel says:

    Très bonne analyse. DSK est la plus grande énigme de la gauche. Avec toute son intelligence, il n’est jamais parvenu à se démarquer vraiment.

    La réponse tient peut-être au fait qu’il n’y croit pas suffisamment. Il ne s’y est pas préparé depuis toujours. Alors il y a beaucoup d’improvisations et d’incohérences.

    Il lui manque aussi quelque chose pour s’imposer dans un camp politique qui reste idéologiquement assez éloigné de sa pensée, puisqu’il est plus libéral que la base du PS.

    Mitterrand n’était pas vraiment de gauche, mais il n’était pas non plus vraiment libéral. De ce point de vue il a sans doute mieux réussi à se couler au sein de la gauche, avec une sorte de charisme terrien.
    Chez DSK, la contradiction entre ce qu’il est et son électorat se situe davantage au coeur d’une contradiction idéologique fondamentale tournant autour du libéralisme. Ce qui le conduit à de plus grandes incohérences verbales nées de sa difficulté à savoir comment se situer, et quoi dire pour être aimé.

  4. Olivier says:

    Je ne veux pas m’arrêter à parler de DSK mais à votre critique de ses propos.
    Vous comparez ce qui n’est pas comparable : on ne peut pas comparer la concurrence des compagnies aériennes et… de l’eau, avec celui de l’énergie électrique , par exemple.
    Pour ces 2 derniers domaines, il n’y a qu’une société principale, revendant -éventuellement- de sa production d’électricité à de nouvelles sociétés revendeuses avec l’infrastructure de la première…
    Les objectifs d’un service public ne sont pas les gains à tous prix et, plus encore, à court terme, comme c’est devenu le leitmotiv aujourd’hui et conduisant forcément à une augmentation des risques par manque, ici, d’entretien.
    Lorsque viendra l’heure des accidents ou -au mieux- le moment incontournable d’investir dans l’entretien, la maj, la sécurité, les gros actionnaires (fonds de pensions et autres) iront voir ailleurs…
    Quant aux 3 groupes français -très riches…- de l’eau, elle ne sont en rien propriétaire de la matière première qui appartient à tous les êtres. Aussi, que le système d’approvisionnement de l’eau perde une quantité énorme de l’eau avant d’arriver à votre robinet, ces sociétés n’en ont que faire : elles facturent très chères -plus chères que les services communaux- et une partie de leurs gains mirifiques servent -entre autres…- à acheter des pages de pub jusque dans le plus petit prospectus ou panneau communal…

    L’énergie et l’eau, notamment, ne sont pas des secteurs comme les autres : leur matière première et les conséquences de leur traitement concernent tous les individus. Et ce ne sont pas les anglais, les Californiens ou les Etats-Uniens -responsables…- des 7 états du Middle-West, placés au-dessus de l’immense nappe phréatique très profonde et déjà entamée, qui diront le contraire.

  5. @Olivier C’est quoi cette histoire d’eau? Que ce soit trois sociétés ou l’État, ça ne change pas grand chose. C’est centralisé, c’est bête et méchant pour faire court. Pour qu’une intelligence collective apparaisse, il faut beaucoup d’acteurs. Que ce soit de l’eau, de l’électricité ou des idées c’est la même chose.

    Bien sûr que l’énergie est limitée, les idées non… mais ça ne change rien.

    J’ai comparé l’histoire de la paix à celle de l’électricité. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Mon sujet, c’est la méthode. Quelle méthode choisir pour régler les problèmes? DSK ne sait pas visiblement.

    Pour une fois, je n’ai pas cherché à démontrer les avantages de la décentralisation. Je trouve juste stupide de toujours dire que le privé fait moins bien les choses que l’État. Dans tous les cas, des hommes travaillent, parfois bien, d’autres fois moins bien. Le problème n’est pas dans l’état ou le privé. Ils ne sont pas antagonistes.

  6. Axel says:

    “Les objectifs d’un service public ne sont pas les gains à tous prix ”

    Dans l’affaire du sang contaminé, on a vu qu’un service public pouvait, aussi, faire passer le gain avant tout le reste, avant les vies humaines. Il fallait écouler le stock de lots de sang, même en sachant le risque de contamination.

    Dans l’affaire du nuage de Tchernobyl on a vu, aussi, un service public ne pas avertir la population, la laisser consommer des légumes contaminés, lui faire croire que le nuage s’était arrêté à la frontière allemande. Sous le prétexte qu’il ne fallait pas créer de panique.

    Le service public en tant que tel n’offre donc aucune garantie que la vie humaine passe avant le gain.

  7. MrKiwi says:

    L’exemple parfait pour contrer cette vision “Le fond du problème, l’erreur monumentale, est de croire qu’un acteur unique, l’État par exemple, est plus compétent que plusieurs acteurs qui rivalisent d’intelligence.” est la sncf, tous les 6 mois la sncf fait grêve est fait chier plusieurs dizaines de millions de personnes pour un service qui est de plus en plus déplorable et de plus en plus cher.

  8. Axel says:

    Il faut aussi rappeler que le premier élément de la vie, c’est la nourriture. Sans nourriture, on meurt en quelques semaines.

    En France, la nourriture est entièrement privatisée. Ce n’est pas l’Etat qui distribue la nourriture, ni qui la produit. Or cela fonctionne très bien avec ce système privé.

  9. JASMIN says:

    Je n’ai pas précisémment écouté DSK hier, mais je suis fort surprise que quand on pose une question le concernant ou son épouse sur le “blogdudemocrate.org” post “régression féministe” je suis automatiquement censurée. J’ai lu ici : “DSK n’a pas de méthode”… vous êtes sûrs ?

  10. Jean Pouch says:

    Intelligence : nom féminin, Faculté de connaître, de comprendre, d’agir avec discernement.
    Ca devient lassant cette association d’idées “DSK=intelligence”. 1. je doute que l’intelligence soit le seul critère de sélection; 2. Aucun des autres n’en est dépourvu; 3. Au contraire, un degré d’intelligence “sommital” conduirait à accepter que le plus intelligent est toujours choisi, qu’il n’y a toujours qu’une solution (la plus intelligente) à chaque problème, ce qui naturellement est faux, et qu’en conséquence ce devrait être DSK qui l’emporterait CQFD ? Certains disaient: “Juppé est le plus intelligent d’entre nous”. On voit le résultat ! Quand Ségo dit “je n’ai pas réponse à tout”, on est renvoyé à la définition de l’intelligence de situation : l’intelligence des affaires, des math, de l’économie… En l’occurrence, il s’agit ici de l’intelligence de la politique.
    J’ai apprécié votre article (un peu anti DSK quand même…) mais j’avoue avoir une dent…

  11. Garbun says:

    “Les objectifs d’un service public ne sont pas les gains à tous prix ”

    C’est un argument systématique des gauchistes, avec celui du court-terme. Oui cette affirmation est vraie, mais il faut aller au fond des choses : un gain, ça ne s’obtient pas en se tournant les pouces, une entreprise augmente ses bénéfices quand les clients sont prêts à payer plus chers qu’avant/qu’ailleurs ce qu’elle propose, et pour que cela soit possible, il n’y a pas 36 solutions, il faut améliorer le rapport qualité/prix, ou innover. Un phénomène qui fait qu’au final on progresse et que tout le monde est content.

    Pour avoir travaillé dans le public je peux vous dire que certes, on ne cherche pas à faire ne profit, mais qu’une chose en entrainant une autre, on se fout pas mal du service qu’on propose. Pourquoi s’emmerder à améliorer les services quand ça ne nous rapportera rien ?

    Je n’ose pas imaginer ou en serait la technologie si l’état avait eu le controle de l’informatique ou de la téléphonie mobile…

  12. Sur la question économique, tu défends finalement la concurrence. Sur la question politique, tu défends l’équilibre, le partage des forces. Et d’une manière générale (le peuple des connecteurs), tu défends l’idée du réseau.

    Je ne sais pas si concurrence, équilibres des forces en présence et réseau sont trois notions équivalentes. Je ne suis pas sûr de voir de l’incohérence dans ce que dit DSK. J’y re-réfléchis demain après une bonne nuit de sommeil 🙂

  13. Je défends pas la concurrence mais le droit à la différence, le droit à la diversité. Qu’on le veuille ou non quand il y a peu d’acteurs, il y a peu d’idées.

  14. JASMIN says:

    “Les objectifs d’un service public ne sont pas dans les gains à tous prix” (GARBUN)

    Vous avez tout à fait raison. Toutefois les “pertes à tous prix” dont le gouffre est insondable, est semble-t-il la priorité absolue.
    Pourquoi les Services Publics ne seraient-ils pas contrraints de rendre des comptes aux administrés qui les financent, au même titre que le privé rend des comptes aux actionnaires ?
    C’est une anomalie cette gestion à deux vitesses. Et nous la payons extrêmement cher.
    Ce serait excellent pour la santé de la France qu’il y ait concurrence entre les services publics et privés. OBLIGATIONS DE RESULTATS.

    Quant à DSK, je vois surtout une masse d’incohérences.
    Je n’ai aucune confiance dans ce que dit ce personnage.

  15. Krysztoff says:

    Votre affirmation “Nous connaissons des ratés électriques parce que le réseau de distribution n’est pas assez décentralisé” est aussi péremptoire et stupide que celle que vous reprochez à DSK: “les entreprises négligent la fiabilité au profit de la rentabilité”. Comme quoi, on est souvent coupable de ce que l’on reproche aux autres…

    Par ailleurs, vous expliquez d’un côté qu’un même problème (atteindre un meilleur niveau de sécurité) peut se traiter avec une seule et même méthode, et de l’autre vous vantez les mérites de la diversité des idées, de la pluralité des approches. Il n’y a pas une légère contradiction? En gros, d’accord pour qu’il y ait pluralité d’idées à condition qu’elles soient toutes les mêmes et si possible que vous les approuviez toutes, l’une des conditions pour ce dernier point étant qu’elles soient bien évidemment anti-étatiques…

  16. Mon affirmation n’est pas péremptoire car j’ai mille fois expliqué ici et ailleurs ce que je veux dire. J’essaie de ne pas redévelopper toujours la même chose, c’est tout.

    La diversité est une chose, je suis pour, la contradiction en est une autre. DSK est illogique dans ses méthodes et donc sans ses idées. Il a droit d’avoir autant d’idées qu’il veut mais il ne peut pas se contredire comme il l’a fait.

  17. Krysztoff says:

    Même si je vous avoue ne pas avoir lu tous vos billets, je ne pense pas que vous ayez déjà expliqué mille fois sur vos pages en quoi les problèmes électriques ont pour cause une distribution pas assez décentralisée… Je n’avais pas le sentiment que ce sujet était au coeur de vos préoccupations jusqu’à maintenant (je parle bien sûr des réseaux électriques, non de la décentralisation).
    J’ai bien compris que votre principal credo était la décentralisation des pouvoirs et des responsabilités, sauf qu’à l’appliquer à tout et n’importe quoi, on en arrive à tenir parfois des propos “stupides” tel que celui que je cite.

    De même, je ne vois pas en quoi DSK est incohérent lorsqu’il prône des méthodes différentes selon les contextes et les situations pour atteindre des objectifs équivalents. Cela me semble plutôt une preuve de pragmatisme face à des discours souvent idéologiques. Oui, en matière de stabilité internationale, il est sans doute préférable d’avoir des pôles d’influence multiples plutôt qu’une super-puissance. Et oui, en matière de régulation de réseau électrique, il est plutôt préférable (ou plus efficace si vous préférez) d’avoir un acteur unique centralisé pour opérer le réseau de transport, compte tenu de la configuration actuelle des moyens de production. Je ne vois pas très bien en quoi cela est contradictoire…

  18. Démontrez moi pourquoi c’est mieux à plusieurs dans un cas, pas dans l’autre? Vous ne faites qu’énoncer une opinion. Je veux bien que nous utilisions plusieurs méthodes mais faut pas que ce soit juste par démagogie.

  19. Jean Laporte says:

    Comment ne pas se révolter en constatant la médiocrité des propos de ces soi-disants premiers de la classe, … ?
    Sur le thème de la mondialisation, on attendrait quelque propositions relatives à la consommation ? Les français sont tous en demande de traçabilité des produits de consommation courante, de quelle manière ont-ils été produit et quels ont été les bénéficiaires successifs des plus-values dégagées aux différents stades de leur circulation. Le rôle des politiques est d’innover et d’ouvrir des voies nouvelles qui augmentent le taux de satisfaction de leurs administrés; dans le domaine évoqué, on peut prévoir à court terme que le marché national ne serait ouvert qu’à des produits qui seraient dotés d’une puce qui permettrait aux consommateurs par l’intermédiaire de leur téléphone portable d’avoir une réponse à ces questions. Alors Dominique, on dort ?

  20. Paul de Montreal says:

    C’est amusant de lire les archives avec le recul.

    DSK est maintenant president du FMI. 🙂

    A propos rapidement de l’incoherence du discours de DSK d’apres TC.

    Une super puissance peut mettre en avant d’abord ses interets nationaux.
    Une société d’Etat qui a le monopole est censé servir tout ses concitoyens.

    Pour faire une meilleure analogie avec la super puissance pour la paix, ca serait une société d’électricité US (ou FR) qui aurait le contrôle sur le reseau électrique Mondial.

    D’ailleurs il y a eu des débats sur le controle partagé du reseau internet avec les noms de domaines au lieu du monopole US.

  21. Henri A says:

    A Paul:
    “C’est amusant de lire les archives avec le recul.”
    C’est très vrai ! Je remarque une certaine évolution en général par rapport à maintenant, plus sur la forme que sur le fond.
    Pour DSK, je ne vois pas trop la différence avec l’ex maris de Cécilia, sauf que le second avance sans masque.

  22. Paul de Montreal says:

    @Henri
    C’est la difference qu’entre une peinture abstraite de Picasso et celle d’un gamin. 😉

    Je fais peut être une allucination mais j’ai l’impression que ce DSK est intervenu sur le blog de TC avec un pseudo.

    Un Adam Kesher a fait une intervention brillante sur “Tout travail mériterait salaire”
    http://blog.tcrouzet.com/2006/08/06/tout-travail-meriterait-salaire/
    et intrigué par le type je suis allé sur son blog
    http://adamkesher.canalblog.com/profile/54031/index.html
    obtenu son bac à 13 ans (félicitations du jury, 18,6/20 de moyenne)
    ….
    étudie successivement à Sciences Po, HEC puis l’ENA

    Parlant 5 langues dont le chinois, il devient Ministre de l’économie, des Affaires Etrangères et de la communication

    Si c’est exact, qui ca peut être ?
    il a fermé son blog en aout 2007.

  23. 😉 Adam est un ami… il a depuis ouvert un autre blog sous sa véritable identité.

  24. Paul de Montreal says:

    Ok Thierry je ne revelerais pas sa vraie identité.
    De toute façon j’ai pas trouvé.

    J’avais oublié :
    “Né entre les deux chocs pétroliers”
    Donc entre 1973 et 1979 ca fait jeune pour un ex-Ministre de l’économie.
    😀

    Enfin j’avais bien precisé “Si c’est exact”

  25. S’il y avait un ministre freemen ça se saurait…

  26. utresmager says:

    On a parlé de la SNCF – on pourrait évoquer British Rail; j’ai du mal à imaginer une concurrence sur un réseau ferré sinon à doubler les voies! Nationalisé ou privatisé en revanche les deux exemples démontrent qu’il n’y a aucune garantie d’un bon service. Depuis la privatisation de BR les accidents on démontré que la sécurité y laissait à désirer. Depuis le lancement du TGV il y 25 ans, 50 ans après la nationalisation des réseaux régionaux ferrés, la SNCF n’a cessé de démanteler son réseau rural, préférant relier deux gros centres au détriment de l’espace intermédiaire au point que ces nouvelles infrastructures à l’échelle de l’homme (marcheur, cycliste) des animaux et du paysage soient des véritables barrières infranchissables qui coupent ces lieux irrémédiablement en deux, plus désastreusement qu’une rivière ne le fait et sans le caractère géoleptique! Je crois en une seule structure pour gérer le réseau ferroviaire mais je crois qu’il y a plusieurs politiques possibles et pouvant avoir des résultats divergents.
    Quant à l’hybride entre une DS et une ford Ka rien nadir sur son azimut

  27. utresmager says:

    Dictature éclairée, oligarchie, monarchie parlementaire, démocratie tous ces modes de gouvernements sont liées aux moments de chaque peuple. Au final ce qui compte c’est la politique qui est effectivement mise en oeuvre à ces moments particuliers allant dans le sens d’un plus grand partage, à résorber les injustices etc Peut-être dans nos vieilles démocraties usées jusqu’à la trogne et malmenées dans le concert international globalisé où des nations montantes ont la gniaque et ne ménagent ni leurs efforts ni leurs population qui dans la synergie qu’elles connaissent s’y retrouvent (même si cela nous choquent par rapport à nos critères de confort (de liberté, matérielle etc) ) sur le chemin d’une amélioration de leurs conditions de vie, au confort matériel et accessoirement à l’expression individuelle libre (remise à plus tard, chaque chose en son temps), peut-être donc le temps dans ces vieilles démocraties le temps est venue pour passer au 5ième pouvoir. Le hic c’est que le gradient des peuples évoqué ci-dessus se retrouve chez les individus dans nos sociétés mêmes. Chacun n’en est pas au même stade dans ses aspirations, sa conscience etc alors comment imaginer une expression multipolaire, participative? Le temps, le niveau de conscience, de compétence, de moyens, d’intérêts toutes ces choses qui font un individu et qui varie pour le même individu de jour en jour comment les canaliser, les mettre à contribution, sans hiérarchie etc comment arriver à des décisions? Moyennes, par pondérations, aléatoires? Ce questionnement abyssal me donne la même sensation d’opression que la question de la finitude infinitude de l’Univers!

  28. Iza says:

    “Chacun n’en est pas au même stade dans ses aspirations, sa conscience etc alors comment imaginer une expression multipolaire, participative? Le temps, le niveau de conscience, de compétence, de moyens, d’intérêts toutes ces choses qui font un individu et qui varie pour le même individu de jour en jour comment les canaliser, les mettre à contribution, sans hiérarchie etc comment arriver à des décisions? Moyennes, par pondérations, aléatoires? Ce questionnement abyssal me donne la même sensation d’opression que la question de la finitude infinitude de l’Univers!”

    c’est sans doute cette vertigineuse question qui nous réunit ici. Ce qui nous a amené à discuter de l’infinitude à de nombreuses reprises d’ailleurs.
    On peine à conceptualiser, on tatonne à expérimenter, mais on vibre à se dire qu’il y a là un appel d’air…bien difficile à trouver ailleurs. Ce n’est pas de l’angélisme, c’est même assez pragmatique dans le fond.

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