C’est en tout cas ce qu’affirme Claire Chazal lorsqu’elle interviewe François Bayrou sur TF1.

 

Quand je regarde la représentation des forces politiques dans la blogosphère, je ne voix pas du tout ce que Claire Chazal veut dire. La droite et la gauche ensemble ne représentent que 49 % des forces politiques françaises : même pas la majorité. La force la plus grande est celle des autres : ce fameux cinquième pouvoir inféodé à aucune chapelle.

En regardant les ensembles les plus représentatifs, je ne peux que constater que le paysage politique n’est pas aussi simpliste qu’on veut nous le faire croire. On accuse souvent François Bayrou de ne pas avoir d’idées originales. Il n’a qu’à se baisser pour les ramasser dans le camp des autres, un camp totalement étranger aux deux forces historiques.

Ces analyses qui ne concernent que la blogosphère ont-elles un quelconque rapport avec l’opinion publique générale ? Je suis persuadé que oui. Les blogueurs sont des citoyens comme les autres. Ils sont souvent des voix anonymes qui disent tout haut ce que tous pensent tout bas. Je rappelle juste qu’en juin un sondage a montré que 70 % des Français ne se reconnaissaient ni dans les idées de la droite, ni de la gauche. Si François Bayrou, ou un autre d’ailleurs, réussit à incarner l’espoir de ces Français, il a une chance.

PS : Bayrou pour le moment est trop timide, pas assez innovateur. Son discours est bon mais il faut maintenant qu’il fasse de vraies propositions. Il ne suffit pas de dénoncer un système, faut construire du neuf.

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28 comments

  1. Iza says:

    Je trouve la candidature de Bayrou assez séduisante, bien que présentant pour les uns et les autres la difficulté de devoir passer sur l’image assez poussiéreuse de l’UDF, et bien sûr sa supposée “couleur” politique (parce que bien que gavés par la “bipolarisation”, les français restent assez attachés à leurs familles politiques)… on en a déjà parlé sur ce blog, ça lui donne quand même un tremplin plus important que s’il ne partait de rien.
    En revanche, je trouve qu’il est assez peu visible, (il a même disparu de tes analyses dans Bon vote, non ?), il n’y a que peu de buzz, non ?

  2. Oui, Bayrou pour le moment est trop timide, pas assez innovateur. Son discours est bon mais maintenant il faut qu’il fasse de vraies propositions. Suffit pas de dénoncer, faut construire du neuf.

  3. J’ai posté sensiblement la même chose hier soir !
    http://20six.fr/aurelianobuendia
    Etonnant ?
    non.

  4. Eldarion says:

    Apparemment le buzz se fait depuis son interview :

    Sélectionnez-le dans la liste des candidats sur le Tendançologue, il y a une explosion du nombre de posts sur les blogs, alors que dans l’actu officielle il reste stable http://www.observatoire-presidentielle.fr/?pageid=2

  5. François says:

    Et si on fait rentrer l’UDF dans la farandole médiatique comme n°3, Bayrou pensera-t-il alors à ses autres petits copains ?

    François
    http://www.programme-presidentiel.com/

  6. Henri Alberti says:

    Ce qu’affirme Claire Chazal est de la propagande tout simplement, et on peut y associer tous les médias télévisuelles ainsi qu’une majorité écrasante de la presse écrite. Ce que dénonce François Bayrou sur la connivence entre le pouvoir politique, financier et médiatique est une réalité, et alors ? C’est tout ? Nous aurions passé un seuil jamais dépassé ? Mais cela fait plus d’un siècle que cela dure et de façon désespérément continue. A ce niveau on ne peut plus parler de complot, à la limite même pas de propagande, c’est une habitude voir une coutume. Cela se résumerait en une autorégulation des moyens utilisés, voir : http://www.dailymotion.com/video/xcvqc_pas-vu-pas-pris-doc-interdit.
    Tout cela a été analysé et critiqué avec force et intelligence par Musil ( vu comme un écrivain alors qu’il devrait être vu plutôt comme philosophe ou sociologue ). Le petit essai que je vous ai envoyé est très pertinent pour notre époque alors qu’il date de 1913. La seule différence, c’est l’existence d’ Internet.
    Encore plus pertinent , le travail d’un satiriste peu lu; Karl Kraus ( 1874-1936 ) qui a dit tout ce que l’on peut dire sur la triade politique+finance+médias. Encore une fois ce qui change c’est l’outil. Les connecteurs existent et leur philosophie aussi grâce à l’existence d’Internet. Ce que dénonce Bayrou n’est pas un fait particulier de notre époque et à un endroit particulier, la France.

  7. Je suis d’accord mais nous avons les moyens de changer ça… nous sommes déjà en train de le faire comme je le montre dans Blog Power. Il y a l’ancien monde et le nouveau monde.

  8. Henri Alberti says:

    Pour les gens qui voudraient voir une interview géante de François Bayrou:
    http://blpwebzine.blogs.com/politicshow/

  9. espérance says:

    François Bayrou a davantage d’envergure concernant la politique étrangère que les candidats Ségolène Royale et Nicolas Sarkosy. Il est en effet plus fin que les autres et plus prudent. Ségolène Royale a manqué totalement de bon sens et d’impartialité par ses commentaires à l’emporte pièce sur le Moyent-Orient et le Proche- Orient. Elle écoute le champ des sirènes au lieu d’avoir des convictions, propre à un réel chef d’état. Elle n’a pas la stature pour affronter la politique étrangère de la France à cause de sa prestation en demi-teinte sur le Moyen-Orient et le Proche-Orient: elle s’est fait piéger, voire enferrer, autour d’une polémique qui a été vite monter en épingle. Elle a essayé d’y couper court en amenant un jugement de valeur qui n’avait pas sa raison d’être. En effet, le jugement de valeur de Ségolène Royale était non seulement prématuré, mais aussi irréfléchi dans le contexte du Moyent-Orient et du Proche-Orient lors de son séjour au Liban. Elle a simplement montré son inexpérience de la politique étrangère en voulant répondre à tout tout de suite.

    Quant à Nicolas Sarkosy, il a montré jusqu’à maintenant politique américaine qui ne préfigure rien de bon par rapport à l’indépendance de la France sur le plan internationnal. L’attitude de Nicolas Sarkosy est encore plus partial que Ségolène Royale par rapport à la campagne d’Israël au Liban (cet été). En effet, Nicolas Sarkosy a justifié l’utilité de cette campagne du fait qu'”Israël a le droit de se défendre” sous couvert que l’état hébreu pouvait bombarder en réponse aux deux soldats israëliens prisonniers malgré la puissance des frappes, jugées par la France et Kofi Anan comme étant “disproportionnées”. Ainsi Nicolas Sarkosy a finalement acquiescé les décisions prises par le gouvernement et l’armée d’Israël à travers son discours ouvert à la politique de ce même pays. Par conséquent, Nicolas Sarkosy se ferait le valet de l’Amérique de Bush s’il était élu.

    Ni Ségolène Royale ni Nicolas Sarkosy n’auraient eu le cran et le courage de Jacques Chirac a s’opposé à l’Amérique de Bush par rapport à la guerre en Irak s’ils seraient élus: Nicolas Sarkosy, par sa non-démarcation de la politique étrangère des USA et Ségolène Royale par son manque de conviction devant la politique étrangère de la France. C’est pourquoi, François Bayrou par son ton plus mesuré et réfléchi a davantage d’atouts pour défendre la France et son indépendance sur le plan internationnal.

  10. espérance says:

    Pour compléter, Nicolas Sarkosy est trop conciliant à l’égard de la politique étrangère des USA en répondant par la solution du tout sécuritaire là où il est nécessaire d’apporter simplement une approche humaine et Ségolène Royale fait preuve d’inconsistance et de manque de préparation évident sur les questions du Moyent-Orient et du Proche-Orient. Elle risque fort de payer cette inexpérience de la politique étrangère de la France.

  11. Henri Alberti says:

    Les propos d’Espérance semblent sortie de la bouche d’un Duhamel ou des pages de l’Express, Nouvel obs, Le Monde, Le Figaro et compagnie… Tout cela est de la politique politicienne. Il est évident que dans le staff de S.G. un Hubert Vedrine la rendrait plus consistante pour ce genre de sujets, par exemple. Pareillement chez N. S. il y aura toujours quelque un pour le ramener en France, si cela sentait trop le souffre. Je ne pense pas que le Jacques Chirac de 1986 aurait eut le cran et le courage du Jacques Chirac de 2003 ! Ces gens là recherchent le pouvoir par tout les moyens, point.
    Personnellement, les politiciens de premier plan et leurs acolytes des médias biberonnés par la finances sont des parasites d’une autre époque. Internet devrait être un outil pour les rendre caducs et par conséquent un moyen de s’en débarrasser enfin !
    Pardon le propos est un peu dur, mais après avoir conseillé de Lire K. Kraus par exemple, ce genre de propos, Espérance, n’ont plus de sens.

  12. Axel says:

    ça bouge :

    Non, il n’y a pas que Sarko et Ségo

    Par Jean-François Kahn.

    Pour imposer le pluralisme, réagissez (Et faites passer) !

    “Pourquoi ce mépris médiatique envers la candidature de François Bayrou qui intéresse de plus en plus de gens ?”

    http://www.marianne2007.info/Non,-il-n-y-a-pas-que-Sarko-et-Sego_a360.html

  13. Henri Alberti says:

    Ben oui, mais si il s’agit de mes propos, il faut voir le contexte “connecteur”. Si je devais inventer un système de mesure sur la pertinence des politiques, je donnerai 0 à Sarkozy, 2 à Royale et 10 à Bayrou ! Mais dans un monde “connecteur” le maximum est à 100.
    Je suis abonné à Marianne parce que je considère cette revue comme “la moins nulle en politique” du marché. Quand à JFK, il est à la presse ce que Bayrou est à la politique, c.a.d. quelqu’un de raisonnable avec qui on peut discuter sérieusement. Marianne a malgré tout des progrès à faire, un certain Redeker y écrit souvent ( des conneries en général ), tout ce qui touche aux sciences humaines est traité de travers, les sciences de la nature sont moquées, JFK se dit admirateur des lumières, il faudrait qu’il élargisse son spectre, il n’y a pas que la psychanalyse dans la vie, surtout pas !!

  14. espérance says:

    Il serait intéressant que Henri Alberti puisse préciser ce qu’a écrit K. Kraus pour mieux comprendre pourquoi mes propos n’aient plus de sens. Mais j’ai un doute quant à cela, car Ségolène Royale et Nicolas Sarkosy soutiennent de façon marquée et remarquée la politique d’Israël au niveau de Proche-Orient et du Moyen-Orient sans observer la moindre impartialité ce qui laisse présager un danger quant à l’indépendance de la politique étrangère de la France sur le plan internationnal, Ségolène Royale admet et acquiesce la construction du mur entre Israël et la Palestine, preuve que la Palestine peut rester un bantoustan et subir toujours davantage de violences à l’égard de sa population. Le gouvernement israëlien fait tout pour exarcerber les tensions dans les territoires confinés de la Palestine ce qui induit comme effet des ripostes sanglantes de la part des palestiniens et cause des victimes innocentes. Cette stratégie suivie par le gouvernement israëlien est aussi appliquée dans la région comme l’a démontrer l’invasion israëlienne “disproportionnée” au Liban l’été dernier.
    Nicolas Sarkosy a montré son parti pris sur le Liban par son soutien inconditionnel envers le gouvernement israëlien par ses discours conciliants. Ce n’est pas en banissant les ennemis d’Israël comme l’a fait aujourd’hui Nicolas Sarkosy que la paix s’installera dans la région, car c’est comme mettre de l’huile sur le feu au lieu d’apaiser, de calmer et de ménager les forts antagonismes. L’indépendance politique de la France est en jeu à cause des Hommes politiques comme Ségolène Royale et Nicolas Sarkosy qui démontrent du moins une certaine inclination envers les agissements du gouvernement israëlien.

  15. Henri Alberti says:

    Une critique sur son dernier bouquin:
    « Les trois cents pages de Troisième nuit de Walpurgis ont été rédigées en cinq mois, et seulement trois après la nomination de Hitler au poste de chancelier par Hindenburg, le 30 janvier 1933. Mais déjà Kraus semble avoir tout compris de ce qui se préparait », écrit Jacques Bouveresse dans une lumineuse introduction à cette première traduction en français de ce livre dense et labyrinthique.
    Écrite de début mai à septembre 1933, la Troisième nuit de Walpurgis analyse l’installation du nazisme dans les esprits. Ce livre incomparable convoque la littérature et la poésie pour débusquer les responsabilités de ceux qui ont accepté et même demandé le sacrifice de l’intellect au service de la propagande, préparant librement le terrain à l’ensevelissement de l’humanité. Ce texte dégage la radicale responsabilité de la presse. « L’idée que la presse peut parfaitement se comporter, elle aussi, de façon antidémocratique et que ce pourraient être justement les vrais démocrates qui ont le plus envie et le plus de raisons objectives de la critiquer est-elle si difficile à comprendre ? » La presse « a joué en toute bonne conscience et avec une constance remarquable un rôle absolument déterminant dans le processus d’abêtissement intellectuel et moral qui a détruit la capacité de compréhension et de résistance des individus, et préparé ainsi le désastre ultime ».
    La presse est vue par Kraus comme une véritable cause du désastre: « J’infère la guerre et la famine de l’usage que la presse fait du langage, de la déformation du sens et de la valeur, de la façon dont sont vidés et déshonorés tout concept et tout contenu ». À force de parler sans penser, on arrive à agir sans penser. Tout au long de ce livre incroyable, le propos de Kraus est d’une brillante actualité : « Et si surtout la perte de la culture n’était pas achetée au prix de vies humaines ! La moindre d’entre elles, ne serait-ce même qu’une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L’industrie intellectuelle bourgeoise se berce d’ivresse jusque dans l’effondrement lorsqu’elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu’au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d’existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l’entraide, à côté d’une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l’existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l’esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l’horizon de notre journalisme culturel. »
    É. R.
    Nouveaux regards, n°33, avril-juin 2006

    http://atheles.org/agone/bancdessais/troisiemenuitdewalpurgis/
    Pour ce faire une idée.

    Pour sego et sarko face à la politique au moyen orient, que voulez vous que la Boniface ( Pascal, directeur d’IRIS ) ? Vos propos sont raisonnables et proche de la vérité selon moi. Les mêmes propos dans la bouche d’un politique, humoriste, intellectuel connu, serait considéré comme de l’antisémitisme ce qui peut entrainer à la décadence actuelle de certains, Freche, Sevran, Les indigenes, etc… Insultes, Indignations, Procès… C’est entre autre ce que raconte Kraus de 1911 jus qu’a sa mort en 1936.

  16. espérance says:

    Merci Henri Alberti de votre témoignage. Le problème est que dès qu’il s’agit de critiquer la position du gouvernement israëlien des voix de ce pays s’élèvent pour signaler et s’indigner de tels propos. Ceux-ci sont immédiatement taxés d’antisémitisme. Cela a pour effet de museler les opinions critiques à l’égard d’un gouvernement pas si irréprochable que cela, car le gouvernement israëlien et ceux qui le défendent joue sur la comparaison avec l’holocauste et la situation actulelle au Proche-Orient. Ce faux parallèle est même un paradoxe quand nous pouvons voir les destructions massives de la part de l’armée israëlienne au Liban l’été dernier.
    La démonstration faite par le gouvernement israëlien à travers leur offensive inégale au Liban est que les gouvernements israëliens successifs depuis les accords d’Oslo ne cherchent absolument pas à mettre en oeuvre la Paix.
    C’est à se demander ce que cherche l’état hébreux. Est-ce le Grand Israël qui s’étendait de Palestine jusqu’à l’actuel Irak que l’état hébreux cherche à reconquérir petit à petit en augmentant les implantations dans les territoires palestiniens? Pourquoi le gouvernement israëlien cherche à envenimer la situation au Proche-Orient par des réponses souvent disproportionnées assimilables à du terrorisme d’état? De telles questions méritent d’être posées avant de faire asseoir le gouvernement d’Israël à la table des négociations.
    Le gouvernement israëlien cherche peut-être à en obtenir plus afin de laisser le moins possible de concessions. Pourtant, l’état hébreux sera contraint d’en faire s’il veut que son pays puisse un jour vivre dans la paix, car cela est inévitable. Il est clair que la Palestine a le droit aussi à un état viable avec comme capitale Jérusalem-Est, puisque cette partie de la ville appartient en grande majorité à la population palestinienne. Ce que je dis n’est pas de l’antisémitisme elle s’inscrit dans la liberté des droits aux palestiniens de disposés d’eux-même ce que cherchent à contester les gouvernements israëliens successifs depuis les accords d’Oslo en procédant à des expropriations forcées au sein de Jérusalem-Est. Si critiquer le gouvernement israëliens pour le mettre au devant de ses réalités et face à ses responsabilités est de l’antisémitisme, alors c’est que les personnes qui soutiennent une telle politique n’ont rien compris à la Paix.

  17. espérance says:

    C’est ausii que les personnes qui soutiennent une telle politique ne veulent peut-être pas tout simplement la paix…

  18. espérance says:

    Pour compléter:

    Si justifier l’impossibilité d’une Paix au Proche-Orient est de la résumer à une affaire de domination comme j’ai pu l’entendre dire à plusieurs reprises par un responsable politique israëlien lors d’une conférence sur la Paix justement,
    alors le manque de volonté politique à prendre des dispositions en faveur de la paix est non seulement criant, mais flagrant. D’ailleurs, la domination n’a rien d’une fatalité surtout lorsqu’il s’agit d’enjeux politiques, liés à des intérêts prêts à l’orchestrer. Et, le gouvernement israëlien est comptable de cette mauvaise volonté politique en faveur de la paix. Voilà pourquoi je décris à travers ces raisons que le gouvernement israëlien ne mets pas tout en oeuvre pour chercher la paix. En effet, l’état hébreu rechigne à la faire et ce depuis l’assassinat tragique, voire incité, de Yitzhak Rabin. Si brosser un tel tableau des réalités du pouvoir israëlien serait de l’antisémitisme de ma part, alors je ne pense pas être l’instiguateur d’une domination raciste quelconque à l’égard du peuple israëlien. Ce que j’écris est une critique assez vive des gouvernements israëliens successifs à la suite des accords rompus d’Oslo.

  19. jani-rah says:

    Pourquoi la politique étrangère de la France devrait elle être indépendante ? C’est un non-sens. Ce que dit Ségolène Royal, relisez le, est assez pondéré.
    En tout cas ce n’est pas à ce sujet sur lequel on peut blablater beaucoup de faire l’élection.

    Quand à l’analyse de Henri alberti, elle est connue, et facile, celle d’un complot, ou de déséquilibres systémiques… C’est simpliste et naïf. Tout est évidemment plus complexe. C”est ce qu’il me semble.

    Quand à l’influence des tendances, je trouve que “autres” ou citoyens, ou freeman, c’est trop flou et large pour en faire une analyse. Il y a beaucoup de blog thématiques, dont une analyse révèle qu’ils sont en fait dans une critique altermondialiste, dans des théories complotistes d’extrême gauche, dans un apolitisme de droite etc… Donc ils ne représentent rien en soi, ni un potentiel spécifique à Bayrou.

  20. Henri Alberti says:

    Pouvez vous être plus précis , quelle analyse ?

  21. espérance says:

    J’ai parlé indépendance quant à la politique étrangère de la France par rapport au Moyent-Orient et Proche-Orient. En effet, que cela soit Ségolène Royale ou Nicolas Sarkosy, ces deux candidats ont une inclination significative, voire un parti pris vis-à-vis du gouvernement israëlien si bien que l’impartialité n’est pas de mise alors que cela est impératif pour ménager les différentes parties et pour trouver des perspectives de paix dans la région.

    Par ailleurs, lorsque j’ai évoqué le mot paradoxe dans la politique d’Israël en liaison avec l’holocauste et la situation actuelle du Proche-Orient, j’ai voulu mettre en évidence l’impunité qui prévaut pour l’état hébreu en regard des exactions commises vis-à-vis des palestiniens ou des libanais comme le nettoyage ethnique de Djenine, passé sous silence par la mise à l’écart de la presse dans le traitement de l’information et donc de son interdiction à la relayer ou le massacre de Cana au Liban. Nous pourrions revenir aussi sur le massacre qui s’est passé à Sabra et à Chatila au Liban où des enfants, des femmes et des vieillards ont été assassinés avec la complicité d’Ariel Sharon pour avoir laissé faire les milices libanaises chétiennes.

    Les palestiniens n’ont pour l’instant jamais commis de nettoyages ethniques comme les israëliens quoi que nous en disons même si les palestiniens ont perpétrés des attentats de grande envergure sur des civils israëliens ce qui est tout à fait à déplorer du fait que ces victimes étaient innocentes. Néanmoins, le gouvernement israëlien use de la guerre des images pour se faire passer pour des victimes aux yeux de la communauté internationnal par rapport au terrorisme palestinien alors qu’en sous-main ce gouvernement fait tout pour provoquer l’émotionnel des palestiniens afin que ceux-ci commettent des attentats suicides pour qu’en retour l’armée israëlienne puisse agir de façon “disproportionnée”, voire d’un terrorisme d’état dans le but de mettre les territoires palestiniens sous la coupe de l’état hébreu et ce tout en faisant porter le chapeau des actions qui plombent la paix sur les palestiniens.

    Preuve que les palestiniens musulmans peuvent avoir toujours le mauvais rôle à cause de leur culture différente de celle de la communauté judéo-chrétienne. C’est pourquoi, il est plus aisé de leur faire tout endosser sous prétexte de notre incompréhension vis-à-vis de ce peuple. Toutefois, il est nécessaire de rappeler les violences de l’armée israëlienne qui ne cessent de croitre à l’égard des palestiniens comme la privation d’eau potable, bien pourtant précieux et vital pour chaque être humain, avec la destruction de canalisations à coup de bulldozers et l’arrachage de champs et de plantations de fruits et comme si cela ne suffisait pas l’élimination ciblées d’enfants qui jettent des pierres à l’encontre des chars dévastateurs israëliens qui n’hésitent pas à mettre à terre des maisons palestiniennes dans des territoires qui n’appartiennent pourtant pas aux israëliens, mais où ils font la loi comme si cela était chez eux.

    Les exactions commises par l’armée israëliennes sont telles qu’il est difficile de toutes les énumérer tant il y en a. C’est pourquoi, les palestiniens vivent l’impossible dans leurs territoires par une pression constante de l’armée israëlienne sur eux. Le silence de la communauté internationnal quant à l’impunité d’Israël peut sembler complice. Cependant, le gouvernement israëlien n’en a toujours fait à sa tête et ce même devant les résolution de l’ONU ce qui prouve que le gouvernement israëlien ne semble presque rien respecter tant que l’appui des USA lui sera inconditionnel à son encontre, voire dévoué. Il est visible que la domination d’Israël devient de plus en plus imposante et ce au détriment de l’existence d’un peuple qui a droit à son existence et à sa liberté de disposer comme lui semble de lui-même sans ingérence continuelle de l’état hébreu. Ainsi, la comprission des politiques étrangères en faveur d’Israël pour le Proche-Orient conduit à l’impasse quant à la Paix, car elle ne fait que renforcer les positions extrêmistes de part et d’autre.

    En outre, la mort de Yasser Arafat est venue à point nommé pour l’état hébreu pour mettre la faute sur les instances politiques palestiniennes par rapport aux pourparlers de paix à cause d’une plausible manoeuvre israëlienne quant à la montée du mouvement Hamas dans le but de ne pas avoir à envisager la paix puisque l’état hébreu a tout fait pour que les conditions de paix ne se fassent pas afin de garder le beau rôle comme il sait si bien le faire ainsi que sa mainmise sur les territoires palestiniens. Néanmoins, avec la campagne militaire du Liban de l’été dernier, l’état d’Israël a bien écorné son image soit-disant “morale” de l’armée israëlienne. Preuve de sa capacité à monter de manoeuvres d’importance sur des territoires jugés ennemis. Donc, pourquoi ne pas peser de façon secrète sur la politique de territoires comme Gaza, la Cisjordanie ou même le Liban pour inverser de nouveau la vapeur en faveur d’Israël en faisant pointer du doigt par les USA ou l’Europe, les ennemis d’Israël? Est-ce pour cette raison que la Palestine ou le Liban proche doit encore longtemps subir les injustices de l’armée israëlienne et ce en toute impunité de l’état hébreu?

    D’où, l’importance de l’indépendance de la politique étrangère de la France par rapport au Proche-Orient afin de respecter une nette impartialité, voire même une neutralité pour mieux faire avancer les solutions de paix pour la région.

  22. Casabaldi says:

    > jani-rah “Quand à l’influence des tendances, je trouve que “autres” ou citoyens, ou freeman, c’est trop flou et large pour en faire une analyse. Il y a beaucoup de blog thématiques, dont une analyse révèle qu’ils sont en fait dans une critique altermondialiste, dans des théories complotistes d’extrême gauche, dans un apolitisme de droite etc… Donc ils ne représentent rien en soi, ni un potentiel spécifique à Bayrou. ”

    Ah… jani-rah… comment te dire ?
    Vous êtes quand vraiment marrant au PS…
    ça vous embete, hein, de pas comprendre ? de pas pouvoir classer les trucs dans vos petites cases ? alors du coup, quand vous ne comprenez pas (et c’est souvent…) vous jetez.

    Bah, c’est pas grave va.
    C’est trop “flou”, freemen ?
    C’est trop flou pour toi.. simple question de myopie sans doute… tends un peu les bras, prend un peu de recul… tu vas voir.

    “un critique altermondialiste”… très bien.

    Je vais te raconter un petit, un tout petit truc parce que j’ai pas trop le temps.
    ça fait des années, dix ans à peu près, qu’on essaie de vous expliquer que la croissance n’est plus un bon objectif pur uen société moderne. Dix ans, qu’on bouffe les lacrymos de vos CRS et que vous nous prenez pour des casseurs.

    Maintenant, va faire un tour dans ton propre programme. Tu cliques, tout au fond, sur “zoom sur les indicateurs alternatifs”.
    Tu vois ?
    le truc que vous dites avoir inventé, là, l’indicateur de progrès véritable”, tu le vois ?
    Tu sais d’où il vient ? D’une fondation américaine, très proche des alters, ni de gauche, ni de droite, qui s’appelle Redefining Progress. et cet indice s’appelle le GPI.
    Et tu sais ce qu’ils font les freemen ? ils essaient de vous expliquer ça depuis des plombes. De l’expliquer à tout le monde.
    La première fois que j’ai croisé Valerio Motta, j’ai essayé de lui expliquer ça. Et il m’a pris pour un dingue. un gros méchant alter…
    Très bien.
    Et Thierry, pour vous, c’est sans doute un gros méchant libéral. Vous en avez besoin de vos petites cases hein ? Ben tu vois, Thierry, il est aussi dans le réseau freemen. bizarre hein ? et il parle aussi de remise en cause de la croissance.
    et on bosse ensemble.

    Je te fais le programme de la suite ?
    Maitenant que vous avez enfin compris pour les indicateurs alternatifs, on va vous demander de bien voulir rappeler à Ségolène qu’il faudrait qu’elle parle du projet. Donc de ça. Et tu sais quoi ? et bien on va y arriver.

    Ensuite, on va vous expliquer que l’indicateur, ça suffit pas. Qu’il faut un nouveau mode de développement, un nouveau système économique. (certains commencent déjà à capter, chez vous). et qu’on ne peut donc pas commencer un discours par “seule la gauche peut relancer la croissance”, puisque votre propre programme dit le contraire !

    Enfin, si on a le temps, on vous dira que ce nouveau mode de développement n’ets pas compatible avec le capitalisme (celui que vous appelez “financier”, ou hyeprcapitalisme, ou capitalisme total).

    Et pour finir, on vous dira que c’est pas grave, qu’il y a plein de solutions. Et qu’il n’y pas que l’Etat et les grandes entreprises dans la vie. Que heureusement, il existe une autre sphère, privée, entre la sphère publique et la sphère capitaliste.

    et que les solutions sont là.
    Tu vois ton navigateur là ? c’est pas Firefox par hasard ? ben c’est privé. Et c’est pas capitaliste.
    Tu vois le blog que tu es en train de lire ? C’est privé, mais pas capitaliste.
    Tu vois les centaines de milliers de PME de ce pays, qui créent des emplois, innovent ? ben c’est privé, et pas capitaliste (elles ne rémunèrent pas le capital).
    Et des exemples comme ça, on en a des tonnes, dans tous les domaines.

    Voilà.
    Quand on aura fait tout ça, quand vous reviendrez nous l’expliquer en pensant avoir eu une super idée, ben vous serez les bienvenus, on n’est pas rats.
    En attendant, si vous nous cherchez, on n’est pas à droite ou à gauche… on est devant.

  23. Salut Thierry encore une fois, j’avais cru comprendre il y a quelques semaines que tu étais débordé, or je vois que tes articles avancent toujours, donc je suppose que tu as pu avoir quelques heures. Bon, j’attends toujours que tu examines mon projet révolutionnaire
    http://spoirier.lautre.net/truc.html
    conçu pour permettre que l’Internet soit non plus le cinquième pouvoir, mais le premier, le seul, et l’universel, aux performances bien supérieures à celles des structures de pouvoir qui l’ont précédé. Et donc, enfin qu’en penses-tu ? Merci.

  24. Ou pour éviter toute confusion: je ne voulais pas dire qu’il n’y aurait plus qu’un seul pouvoir concentré bien au contraire, mais que l’internet servirait d’espace de propagation universel de tous les pouvoirs, qui en quelque sorte seraient bien plus nombreux que cinq, voire en nombre quasi-infini…

  25. Axel says:

    “ça vous embete, hein, de pas comprendre ? de pas pouvoir classer les trucs dans vos petites cases ?”

    🙂

    Dans le même genre, je m’amuse chaque fois que j’entends des amis libéraux me dire : “Thierry Crouzet est un libéral qui s’ignore”.

    Le “qui s’ignore” signifiant : “qui n’a pas encore rejoint la case politique marquée “libéral pur sucre”.” 🙂

    Je crois qu’une bonne part du travail des freemen sera de renverser cette notion de “qui s’ignore”. Ce sont tous ces gens qui s’enferment dans des cases étroites, qui ignorent qu’on peut en sortir, et très bien même, et qu’on n’a pas besoin d’avoir une carte pour faire de la politique.

  26. Dilbert says:

    Thierry Crouzet n’est pas un libéral qui s’ignore, c’est un libertarien qui ne s’ignore pas… (et en effet il n’y a pas de case politique pour les libertariens).

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