Le cinquième pouvoir est partout, même en couverture du Time. Pour le prestigieux magazine, le personnage de l’année, c’est vous… vous qui êtes en train de prendre le pouvoir. Au sujet de 2006, on peut lire :

C’est une histoire de communauté et de collaboration déployée à une échelle jamais vue. […] Nous avons l’opportunité de construire une entente internationale, non pas de politicien à politicien, de grand homme à grand homme, mais de citoyen à citoyen, de personne à personne.

Un des articles du dossier s’intitule Power to the People. C’est exactement ça le cinquième pouvoir. Tout ça ne fait que commencer. Je vous avoue que je suis assez excité de vivre cette époque. Voir beaucoup de gens s’enfermer dans des partis poussiéreux m’attriste. L’avenir n’est pas dans les chapelles mais dans les réseaux ouverts à l’interconnexion. L’avenir appartient aux connecteurs comme le montre le Time.

Nous arrivons à la conjonction de beaucoup de choses… business, culture, politique, technologie… c’est la grande convergence. Est-ce encore une bulle qui va exploser ? Je ne le pense pas. Les citoyens vont vraiment prendre le pouvoir et démontrer qu’ils n’ont pas besoin de la mainmise des grands hommes.

J’ai passé quatre ans à écrire la vie d’Ératosthène (un roman que je n’ai pas encore publié). Trois siècles avant JC, il a, lui aussi, été au cœur d’une merveilleuse convergence qui a mal terminé. Nous devons rester sur nos gardes.

PS1 : Ce n’est pas en prenant la place des oppresseurs qu’on changera le monde mais en inventant un monde avec moins d’oppresseurs. On n’a pas besoin de représentation mais de travailler ensemble dans l’esprit du mouvement open source.

PS2 : Je ne trouve pas Wikipedia de mauvaise qualité, ni en français, ni en anglais. Il y a des mauvais articles, d’autres bons, c’est comme la vie. La majorité des articles me paraît plutôt bonne.

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36 comments

  1. Iza says:

    “le monde de demain, quoi qu’il arrive nous appartient, le futur est dans nos mains…” c’était un refrain d’NTM.

    Je trouve cette une du time très bien, exaltante et en même temps elle fait un petit peu froid dans le dos. “Toi”!

    Avoir le pouvoir, ce sera aussi arrêter de dire que c’est la faute de l’autre … qu”Ils” nous manipulent… car ce sera libre à toi de ne pas te laisser manipuler. Ce sera sortir de la passivité et de la résignation pour la même raison, si vraiment il devient possible d’agir…

    Sans perdre du vue mon habituel cheval de bataille (cette mise en action, cette appropriation du pouvoir n’est pour l’instant envisageable que par des gens comme nous, en mesure d’exercer correctement leur libre arbitre), je dois reconnaître que j’y crois, je trouve vraiment que quelque chose s’est ouvert dans ce qui a été longtemps un horizon plombé, triste et bouché.

    C’est aussi une grande responsabilité. L’avenir sera bien ce que nous en ferons, nous devons effectivement rester sur nos gardes. Et sans relâche chercher des moyens de transformer l’information, la conversation…en action.

    Allez zou, ya plu ka !

  2. Gadrel says:

    Thierry, avez-vous déjà écrit un billet sur wikipedia ? Comment expliquer l’échec complet (du point de vue de la qualité et de la pertinence des infos) que constitue wikipédia version française ?

  3. Aurel says:

    Les frontières sont en train de voler en éclat…enfin presque toutes. Et Internet n’y est pas pour rien.

    Dorénavant, l’information peut circuler, les réseaux peuvent se connecter, et alors ? Il manque sa représentation dans l’action. Car en face de nous tous, des institutions tenues par des bandes organisées telles que l’UMP, le PS, l’UDF par exemple, disposent d’un monopole terrible : celui de fixer la norme et d’user de la violence légale. Ce club des gouvernants n’est pas prêt à céder le moindre pouce de son pouvoir. Il a su soumettre les médias traditionnels depuis longtemps, ne saura-t-il pas soumettre aussi le net, lorsque les agitateurs d’idées actuels vieilliront, rentreront dans le système et accepteront la place qui leur sera réservée sans rechigner ?

    Si personne ne prend le relais pour aller reprendre du pouvoir par bribes et si aucune coalition ne s’organise pour parvenir à des objectifs communs, le citoyen risque de n’être que bercé par la douce illusion du changement, qui ne sera finalement qu’un changement dans les apparences.

  4. e-znogood says:

    Je suis heureux du nouveau titre de ton ouvrage !
    (pour y avoir modestement contribué) Espérons que le “bon sens” collaboratif , cette nouvelle forme d’action iconoclaste que d’aucun nomme l’intelligence collective soit à présent au coeur des échanges et pèsent sur les choix à venir. Dépassons nos frontières ayons cette ambition. J’en profite pour saluer tous mes petits camarades de jeu qui s’agitent ici ou là et se mobilisent pour ton” 5ème pouvoir” … en devenir.

    Amicalement
    EJ

  5. Reivilo says:

    Et si la blogosphère n’était qu’une soupape de sécurité des systèmes de pouvoir occidentaux ? Ainsi, on peut même penser qu’elle favorise leur reproduction.

  6. @Aurel Tu connais mon point de vue. Ce n’est pas en prenant la place des oppresseurs qu’on va changer le monde mais en inventant un monde avec moins d’oppresseurs. On n’a pas besoin de représentation mais de travailler ensemble dans l’esprit du mouvement open Source.

    @Gadrel Moi je trouve pas Wikipedia de mauvaise qualité, ni en français, ni en anglais. Il y a des mauvais articles, d’autres bons, c’est comme la vie. La majorité me paraît plutôt bonne.

  7. Aurel says:

    Nécessaire mais non suffisant.
    Ce que j’ai voulu dire, c’est que les oppresseurs tombent rarement s’il n’y a aucune courroie de transmission entre les mots et la forteresse où se barricadent les gouvernants. Les mots ne sont puissants que s’ils trouvent un relais prêt à agir. La classe politique actuelle ne constituera certainement pas ce relais, quelques individus “de bonne volonté” mis à part. Toutefois, je t’accorde volontiers que l’action seule ne mène nulle part, sinon à remplacer les oppresseurs par de nouveaux oppresseurs.

    “Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche!”
    Un taxi pour Tobrouk, Michel Audiard

  8. Sugus says:

    La bulle n’explosera pas. La bulle ne dépend pas tant de nous qu’on le croit! Elle est nous comme nous sommes elle, si c’est avec notre discernement consentant actif nous sommes les plus heureux des humains 🙂 Oui la bulle est dans les réseaux ouverts et l’interconnexion, mais elle fait feu de tout bois, même des chapelles poussiéreuses (suis hors politique française ;-), même des erreurs de Wikipedia. Juste être ce que nous sommes, là où nous sommes. On vit une époque passionnante!

  9. casabaldi says:

    > aurel : je crois que tu confonds les blogs et le 5eme pouvoir.
    C’est notamment pour ça que le titre du bouquin de Thierry (même s’il y parle surtout des blogs est beaucoup mieux comme ça que “blog power”).
    LE 5eme pouvoir dépasse de très très loin les blogs. Tu peux y regrouper tous les lieux, projets, etc. où des gens s’auto-organisent, librement, et fonctionnent ensemble sans même se choisr de hiérarchie, de chef.
    En ce sens, les débuts de l’organisation d’Internet, notamment par le W3C, c’était déjà le 5eme pouvoir. Tout le mouvement du logiciel libre, les FSF, GNU/linux, OPen office, thunderbird, Firefox, c’ets le 5eme pouvoir.
    Wikipedia aussi.
    Et pour sortir du Net, quand les informaticiens en question se rendent compte qu’ils ont exactement les mêmes projets, avec des logiciels, que des paysans en Inde avec des grains de blé, qu’ils se connectent, se rencontrent et commencent à bosser ensemble, c’est encore le 5eme pouvoir.
    Quand certains agriculteurs de la conf’ montent les AMAP, c’est toujours le 5eme pouvoir (et, tu me l’accorderas, du pur libéralisme, quitte à choquer ET les libéraux, ET la conf’…).
    Quand certaines banques “réellement mutuelles” (la NEF) commencent à rendre à leurs clients le contrôle sur ce qui est financé avec leur argent –> 5eme pouvoir.
    etc.
    Quand des gens organisent entre eux les medias et le bouche-à-oreille pour la bouffe, les fringues, les produits d’entretien bio, c’est à dire montent l’équivalent des agences de pub de l’ancien monde, uniquement par du bouche-à-oreille c’est encore et toujours le 5eme pouvoir…

    Et tout ça est très très concrêt, et très, je dirais même “réellement”, politique.

    A côté de ça, je commence même à me demander si ce ne sont pas les 4 autres, les “contre-pouvoirs”…

  10. Thierry, dans le cadre de tes recherches connais-tu ce mec ?
    http://www.designnine.com/library/docs/branchee.pdf

  11. Axel says:

    Aurel, comme Nadia tu opposes le mot à l’action.

    N’oublie pas que des Présidents sont tombés pour des mots, des affaires révélées par les médias, et la viralité de ces mots a été plus forte que leur pouvoir.

    Exemples :
    Nixon,
    Bush (perdant le pouvoir au Sénat en partie suite au buzz négatif fait à son sujet sur le Net, malgré son contrôle de grands médias comme FoxNews)

    ““Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche!”
    Un taxi pour Tobrouk, Michel Audiard”

    aujourd’hui, l’intellectuel assis est connecté à Tobrouk et peut créer une agitation sociale là-bas sans bouger de sa chaise.
    C’est justement en cela qu’Internet change tout. Il est action, il est déplacement. Il marche à travers le monde.

  12. Axel says:

    “A côté de ça, je commence même à me demander si ce ne sont pas les 4 autres, les “contre-pouvoirs”…”

    D’une certaine façon, Time Magazine ringardise la notion même de “5e pouvoir”. Time en fait le 1er pouvoir en puissance. 🙂

    Bon, comme Thierry est déjà accusé d’être mégalo en parlant de 5e pouvoir, il vaut mieux garder ce titre modeste que de passer tout de suite à la notion de nouveau 1er pouvoir. 😉

  13. Reivilo says:

    Thierry Crouzet, 2 questions si vous le voulez bien:

    Quelles sont les manifestations (de pouvoir) de ce 5ème pouvoir ?
    Et selon quels mécanismes agit-il ?

  14. Reivilo says:

    Je n’avais pas lu tous les commentaires, en particulier celui de casabaldi, dsl. Autre question :

    Pensez-vous que le cinquième pouvoir puisse constituer un véritable pouvoir face aux entreprises féroces de l’informatique, de l’agriculture, de la banque et de la communication ?

  15. Reivilo says:

    @Axel: “The new power”, ça en jetterait !

  16. Garbun says:

    Un message un peu hors sujet, mais à une période ou beaucoup de célébrités nous rabachent l’importance d’aller voter, je trouverai plutôt pas mal que personne ne le fasse…

    Comment est-ce que les politiques réagiront quand 75% des gens ne voteront plus ?

  17. Pour vos questions (Reivilo, Garburn…), j’y répondslonguement dans le livre… donc patience.

    @Axel Mais je suis mégalo. Je dis que le 5eme pouvoir est amené à devenir le pouvoir primordial en conclusion de mon premier chapitre. 🙂

    @Henri Merci pour ce lien… je connaissais pas et je vois que nous avons pas mal de référence en commun. Je lis ça en détail après mon bouclage.

  18. Aurel says:

    @ Casabaldi : je suis tout à fait sur cette longueur d’onde (vivement que je lise ce bouquin à sa sortie) : la société civile s’organise de mieux en mieux, de plus en plus vite et en s’affranchissant des autorités jugées incompatibles. Il y a des concours de cannabis au fond de la France, au vu et au su de tous : “Qu’elle est belle mon herbe !”. OK
    Il n’empêche que le pouvoir qui vient d’en haut, qu’on le juge démocratique ou non (abstention massive, blocage institutionnel …), tient la société par les couilles : son argent. En plus, c’est lui qui décide et qui met en oeuvre, sans contestation sérieuse possible.
    @Axel, je comprends bien ton point de vue. Les mots ont fait tomber et feront tomber des hommes. Rarement des systèmes. Et en France, les pires crapules ont les plus belles carrières : Lang, Haberer, Trichet… Visiblement, la communication autour de leurs nombreux pêchés ne sert pas à grand-chose. Bref, la liberté n’est pas pour demain, et ce 5eme pouvoir m’apparait bien fragile et faible comparé au principal : l’Etat !

  19. Casabaldi says:

    > Aurel :
    ???
    réduire la société civile, le logiciel libre, etc. à des concours de cannabis me semble un peu limite… voire insultant. ou peut-être ne t’ai-je pas bien compris.

    Le “pouvoir qui vient d’en haut”, dont tu parles, est en grande partie une illusion.
    Tu le liras dans la partie 2, je crois du bouquin de Thierry, ou dès maintenant dans Guerre et paix de Tolstoï. Mais c’est plus long. 😉
    Quant aux couilles en question, l’argent, le 5eme pouvoir s’en occupe aussi. Et de manière beaucoup plus vaste que les seuls impôts qui semblent monopoliser ton attention.

  20. Sleepinacan says:

    Je suis entièrement d’accord avec Aurel et me pose les mêmes questions que Reivilio : la “connexion” et autres communication, ouverture, discussion, réseaux, etc. me semblent autant de mots-magiques désignant une sorte de café-du-commerce 2.0 qui se prendrait diablement au sérieux.

    Je suis affligé de lire qu’il est affligeant de s’engager dans un parti organisé dont la nature (théorique, certes) est de promouvoir une vision de la société et de défendre les moyens de la concrétiser, et qu’il vaut mieux refaire le monde chacun dans son blog en s’envoyant des fleurs…

    Cultiver son jardin est une fort belle chose, mais cela n’a pas de valeur politique, l’action politique requérant au contraire qu’on rogne sur son domaine privé. En outre, ne pas avoir de pouvoir ni être influent ne donne pas plus de crédit à un discours que l’inverse. Enfin, le “bon sens” est probablement le concept (?!) le plus parasitant pour tout discours et certainement l’un des plus dangereux. Cela me semble aller de soi (c’est mon bon sens qui me le dicte !) mais les voies du “buzz”, apparemment, sont impénétrables.

    A propos de voies, ne pourrait-on considérer le Web comme un nouveau dieu (ou veau d’or) de style oecuménique, et ses épigones comme des évangélistes d’un nouveau type ?

    En effet, communier numériquement et s’adresser au réseau immatériel de ses “semblables”, en dehors et au delà des triviales ruptures idéologiques, sociales et culturelles (cf. l’identité établie plus haut entre des paysans du tiers-monde et les informaticiens), voilà un opium high tech qui laisse toute liberté de manoeuvre aux pouvoirs traditionnels, lesquel sont au demeurant en passe de récupérer la culture et les méthodes du “5e pouvoir”, avec le concours des stars de ce derniers (tiens, il y a aussi des arrivistes dans ce meilleur des mondes ?).

  21. Axel says:

    Aurel, tu oublies qu’en suivant la logique de ton argumentation, celle qui parle de la toute puissance de l’Etat, et de la farouche détermination du système à se défendre, la position la plus fragile est celle … de ton parti Alternative Libérale.

    Il est bcp plus facile de contrôler un parti politique, qui dépend du Droit (fixé par l’Etat), qui dépend de flux financiers sur lesquels l’Etat peut faire pression, etc.

    Que de contrôler des essaims libres, comme les freemen de Casa.

    En admettant qu’AL soit sincère dans sa démarche, et pas simplement une façon de porter au pouvoir un homme, en admettant cela, le jour où AL deviendra dangereux pour le système, les “suicides” commenceront dans vos rangs, ou les accidents de la route, ou vous perdrez vos soutiens financiers, ou votre Président sera accusé de pédophilie ou de trafic de drogue, …

    Comment crois-tu qu’une structure aussi rigide qu’AL pourra résister aux hommes du système ?
    Ou bien le système vous achètera, ou bien il vous détruira, et rien ne sera plus facile que de vous détruire.

    Alors, certes, le système fait de même avec le 5e pouvoir : il cherche à l’acheter, le séduire (avec Loïc Le Meur / Sarko par exemple), ou il cherche à le détruire, le décrédibiliser.

    Mais la différence, c’est que le 5e pouvoir c’est le réseau, c’est insaisissable, bcp plus difficile à contrôler ou éliminer qu’un simple parti politique.

  22. Allez voir mon post chez page 2007 ! Pour sleepinacan, et aurel.

  23. Sleepinacan says:

    P.S. :
    Après un petit tour supplémentaire sur le blog, je me rends compte que mes arguments sont vains, étant ceux d’un homme “has-been” qui a le malheur de continuer à penser en tant que tel…

    Eh oui, je l’avoue, à mon grand regret, la version de mon système d’exploitation est obsolète. Mon cerveau, limité, a besoin de définir ce dont il parle ; je considère qu’il est bon parfois de prendre parti (avec un grand P). J’ai des affinités politiques (c’est-à-dire que je me situe quelque part dans la Cité et non partout et nulle part – désolé pour la définition !). Enfin, j’ai un penchant coupable pour la cohérence et la rigueur dans la pensée : ainsi suis-je pour le moins sceptique à la lecture d’une liste de définitions autoproclamées, en trois ligne, des “ennemis” de Monsieur – autrement dit, tous ceux qui s’organisent politiquement, apparemment – alors que le même fustige ailleurs le recours à ces dernières. Ce qui certes est bien utile afin de parler pour ne rien dire et “buzzer” (i.e. bourdonner, en français, telles les abeilles et autres insectes agités) à loisir.

    Mais je vois que je m’abandonne à la satire dans le pire esprit anti-collaboratif. Pardon, je ne le ferai plus ! Je vais changer ma carte mère de ce pas…

  24. Vous allez dire que je fais encore la pub pour mon prochain livre… mais c’est comme ça, j’ai traité de tout ce dont vous parlez dans le chapitre 5… La bataille de Borodino…

  25. CedricA says:

    @Thierry : “Voir beaucoup de gens s’enfermer dans des partis poussiéreux m’attriste”, tssss si c’est pas un beau troll ça. En quoi un parti est-il plus pousiéreux que n’importe qu’elle autre organisation humaine actuelle. C’est une organisation humaine qui est à la base basée sur la colaboration et qui a comme toutes les autres organisation humaine la possibilité de muter vers cette approche des connecteurs qui vous est chère. On en est loins pour le moment, mais pourquoi jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    @Garbun : ne pas voter c’est laisser le pouvoir à l’establishment en place, au clientélisme et au populisme. En tant que citoyen actif (vous êtes présent sur ce blog) vous devez agir pour tout ceux qui ont la flême de ne pas le faire. Pour que ce 5ème pouvoir puisse avoir un véritable effet de levier, il faut influencer le système actuel, notament politique (c’est d’actualité).

  26. Albert LI says:

    C’est pas un peu fini les gamineries ?

    “C’est moi qui ai fait le bon choix, j’ai créé un parti !”

    “Non, c’est moi, j’ai créé un blog, les partis c’est ringard !”

    Pourquoi cela serait-il antinomique ?

    Ne faut-il pas faire les deux ?

  27. Aurel says:

    @ Casabaldi : mon exemple ne se voulait pas sarcastique. Je reconnais tout à fait l’émergence de réseaux multiples, autonomes et presque “insaisissables” comme le dit Axel. Ils transcendent d’ailleurs facilement les frontières actuelles : Canadiens, Français et Australiens peuvent se retrouver dans une même communauté et échanger quotidiennement, monter des projets communs…

    @ Axel : AL n’a aucune importance dans mes propos ici (ce qui ne signifie pas que je n’y sois pas très attaché et y consacre l’essentiel de mon temps et de mon énergie car j’y crois), ce n’est pas le sujet. J’évoque simplement la nécessité de formes d’action spécifiques pour sortir de notre régime de féodalité corrompue. Je crois qu’il est stérile d’opposer les différentes stratégies : freemen, associations, engagement politique, … Tout est complémentaire. Parfois, l’émulation est remplacée par l’exclusion, c’est dommage. On avance mieux en reconnaissant les efforts du voisin qui visent le même objectif qu’en tentant de l’éliminer pour être seul à montrer sa voie.

  28. Axel says:

    “Ne faut-il pas faire les deux ?”

    Salut Albert Li. ça faisait longtemps. Où en es-tu, toi, de ton parti, the original A.L. ? Tu travailles toujours sur ton projet ?

  29. Albert LI says:

    Salut AK72,

    J’ai été élu présidentissime du Parti Libéral Français à l’unanimité des voix (je suis le seul membre).

    Sinon, je continue à m’occuper de mon super site/blog libéral :

    Le Champ Libre – http://cvincent.club.fr

    A+

  30. Garbun says:

    @CedricA

    “ne pas voter c’est laisser le pouvoir à l’establishment en place, au clientélisme et au populisme. En tant que citoyen actif (vous êtes présent sur ce blog) vous devez agir pour tout ceux qui ont la flême de ne pas le faire. Pour que ce 5ème pouvoir puisse avoir un véritable effet de levier, il faut influencer le système actuel, notament politique (c’est d’actualité).”

    Sauf qu’il y a d’autres manières d’influencer le système actuel que par le vote. C’est ce que nous faisons tous ici à notre humble échelle.

    Si j’étais parano, je soupçonnerai que tous les “artistes” qui se sont subitement mis à faire le plaidoyer du vote ont été achetés par le gouvernement pour que ce dernier garde le contrôle : bourrer le crâne des gens avec l’importance du vote permet de leur faire croire que pour changer les choses, il FAUT passer par l’Etat. Autrement dit, pour changer la politique : passez par la politique !

    Dans les gens qui ne votent pas, il y a certes une grosse partie qui s’en fout ou n’y connait rien et préfère s’abstenir, mais il y a aussi ceux qui pensent que voter est vain puisque la solution qu’ils voient pour leur pays est ailleurs (une solution ne passerait pas par la politique mais par l’organisation). Les politiciens doivent craindre ces gens là, et je ne peux que me réjouir de voir qu’il y en a de plus en plus.

    Quand la moitié des gens ne voteront plus, nous verrons qu’il est temps de changer les choses, et ça se fera soit par en haut, soit par une révolution.

    Mais tant qu’il restera un majorité de votants, le système politique actuel sera justifié de fait.

    Après, il est vrai que quand un candidat réellement intéressant se présente, il n’est pas forcément con de vouloir voter pour lui. Certains diront que c’est mieux que rien, et d’autres qu’on ne changera rien en passant par le système actuel. C’est la discussion que nous avons eu au sujet d’AL.

    Personnellement je reste mitigé là dessus.

  31. Oraison says:

    A lire sans faute le billet de Francis Marmande dans le Monde daté du 21/12/06.
    (page 2, “Attends-moi sous l’obélisque”)
    Une diatribe anti-blogs en défense des médias…
    Il est amusant de constater que les blogeurs sont en train de faire
    subir aux soixanthuitards installés dans les fromages médiatiques
    exactement ce qu’eux-mêmes ont fait subir aux installés
    de l’époque précédente… La violence en moins (le ton de Marmande est limite-limite).
    Dur, dur, de perdre un monopole, surtout celui de l’information
    et du commentaire public…

  32. Garbun says:

    Ça me rappelle une femme invitée dans une émission quand Internet commençait à se répandre, elle n’y connaissait visiblement rien et s’est quand même permise de dire fièrement “Oh moi Internet de toute façon j’suis contre…”.

  33. Ludovic says:

    Vu que le Time fait parti des “vieux” médias, cela risque d’être l’une de ces dernières fois qu’il puissent nous annoncer “l’homme de l’année”. En France la presse écrite payante semble bien mal en point

  34. Albert LI says:

    La presse écrite n’a qu’à écrire des choses intéressantes et pas chères (et donc se libérer du racket du syndicat du livre).

    Le Canard Enchainé ne se porte pas trop mal autant que je sache.

  35. sene says:

    le monde de demain, quoi qu’il arrive nous appartient, le futur est dans nos mains…” c’était un refrain d’NTM.

    Je trouve cette une du time très bien, exaltante et en même temps elle fait un petit peu froid dans le dos. “Toi”!

    Avoir le pouvoir, ce sera aussi arrêter de dire que c’est la faute de l’autre … qu”Ils” nous manipulent… car ce sera libre à toi de ne pas te laisser manipuler. Ce sera sortir de la passivité et de la résignation pour la même raison, si vraiment il devient possible d’agir…

    Sans perdre du vue mon habituel cheval de bataille (cette mise en action, cette appropriation du pouvoir n’est pour l’instant envisageable que par des gens comme nous, en mesure d’exercer correctement leur libre arbitre), je dois reconnaître que j’y crois, je trouve vraiment que quelque chose s’est ouvert dans ce qui a été longtemps un horizon plombé, triste et bouché.

    C’est aussi une grande responsabilité. L’avenir sera bien ce que nous en ferons, nous devons effectivement rester sur nos gardes. Et sans relâche chercher des moyens de transformer l’information, la conversation…en action.

    Allez zou, ya plu ka !

    salut je vous saluts vous toutes mes je suis vraiment intrecer sur se que j’ais lut mes je ne c’est pas grand chose sur cette site mes je suis vraiment intrecer par se que j’ais lut si vous pouvez faire quelque chose pour moi fait le pour moi ou vous pouvez me ecrit par email me faire savoir quelque chose et merci de votre conpréation en vaire moi et merci a vous a bientot merci a vous et a plus

    Vu que le Time fait parti des “vieux” médias, cela risque d’être l’une de ces dernières fois qu’il puissent nous annoncer “l’homme de l’année”. En France la presse écrite payante semble bien mal en point

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