J’ai repris hier ma vieille habitude de ne plus voter. Parce que je crois à l’incapacité de nos gouvernants de nous gouverner mais aussi parce que je crois qu’il n’est plus temps de voter pour quelqu’un, c’est-à-dire contre quelqu’un d’autre.

Nous devons travailler ensemble. Mais, pour atteindre cet objectif presque démesuré, il n’est pas nécessaire, comme le signale Axel Karakartal, de créer le parti de ceux qui rêvent de l’union nationale.

Créer un parti, c’est briguer des postes électifs, c’est donc s’engager à prendre la place d’autres élus, donc immédiatement se faire des ennemis. Le simple fait d’entrer dans un parti interdit de construire l’union nationale.

Au cours de la campagne présidentielle, j’ai rencontré des gens intelligents et ouverts de tous les bords et je crois que nous pouvons nous parler. Plutôt de créer un parti, chercher à nous faire élire, nous pouvons travailler ensemble. L’union nationale, c’est faire circuler les idées importantes d’un bout à l’autre du champ politique.

J’ai entamé dans ma commune une telle initiative et je me dis que nous pouvons nous lancer dans le même projet à l’échelle nationale.

Le but serait de créer Le réseau libre.

Réseau : pour insister sur l’absence de chef, la décentralisation, l’ouverture…

Libre : parce que le réseau ne se lie à personne ni à aucune tendance en particulier, parce que ses membres peuvent appartenir à toutes les mouvances politiques ou même à aucune… et d’autant plus libre que le réseau, en lui-même, ne brigue aucun mandat (ce qui n’empêche pas certains de ses membres d’avoir des ambitions électorales).

Le réseau libre serait un méta-parti en quelque sorte, une structure horizontale plutôt que verticale. Il inaugurerait une nouvelle façon de faire de la politique, une façon tournée vers l’action et non vers la recherche du pouvoir.

Le pouvoir, c’est agir. Dans la vie, on peut créer son entreprise ou chercher à progresser dans une entreprise existante. Nous disposons ainsi de deux modes d’action. Nos politiciens choisissent exclusivement le second mode, en briguant des postes préexistants (ils se partagent le gâteau).

Il est temps de penser la politique avec une logique d’entrepreneur (agrandir la taille du gâteau). Ne plus chercher à conquérir des postes mais en créer de nouveaux. Cette façon de faire de la politique n’exige pas la fin des partis et de la politique ordinaire. Elle peut se développer en parallèle pour demain, peut-être, devenir dominante. Ce pourrait être une façon douce de passer du mode de gouvernance actuel vers un nouvel ordre social.

Après avoir plongé dans cette campagne, je sens la nécessité d’inventer quelque chose de neuf. J’avoue que la politique traditionnelle est à vous décourager de vous engager. Je vais essayer de parler autour de moi de cette idée d’un réseau libre, sans trop savoir encore quelle forme il prendra.

En tout cas, je suis totalement contre une initiative comme vivreavecsarkozy.com. Essayons de nous parler, essayons de nous améliorer les uns les autres plutôt que de nous focaliser sur nos faiblesses respectives.

PS 1 : Avec le réseau freemen, nous avons déjà esquissé une forme de réseau libre. Le réseau libre ne serait pas un mais multiple (ce qui est le propre des réseaux décentralisés). J’ai acheté à tout hasard le domaine lereseaulibre.com, j’y installerai au minimum le wiki que je promets depuis longtemps.

PS 2 : Le réseau libre n’a aucun lien avec le cinquième pouvoir, il ne se veut pas un contre pouvoir mais un facilitateur de dialogue. Son ambition serait de favoriser l’esprit gagnant-gagnant.

PS 3 : Le cinquième pouvoir doit, quant à lui, continuer son chemin, s’affirmant comme contre pouvoir dès que nécessaire ou comme force de proposition aussi souvent que possible. Le réseau libre devrait ainsi être particulièrement à son écoute.

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142 comments

  1. jugurta says:

    Bonne idée Thierry ce réseau libre …pour tous ceux qui ont compris que “les politiques n’ont plus que le pouvoir de ralentir les mutations”

  2. Michel says:

    Bonjour

    Ce que j’apprécie énormément chez toi Thierry c’est cette remise en question perpétuelle, tu te bonifie de jour en jour, tes lectures deviennent un régal.

    Le Wiki ne suffira probablement pas pour cette idée grandiose.

    De tout coeur avec toi

    Michel @+

  3. Iza says:

    Oui, oui oui. Je dis bravo aussi.

    Je n’ai jamais pris ma carte de rien ( tout juste du club vidéo, et encore) à cause de ça. A cause de ce que Charlie dénonçait il y a quelques jours, qu’Axel développait aussi: parce que ça oblige inévitablement à la mauvaise foi, au minimum, à l’aveuglement toujours…;

    C’est donc aujourd’hui qu’on se remonte les manches.
    D’accord pour ne pas stigmatiser, pas démolir à priori. Attendons de voir, mais en restant vigilants…

  4. Tout cela peut se résumer à s’astreindre à un minimum d’honnêteté intellectuelle et à un effort dans la précision ; de là à ne pas démolir ce qui doit être démolie, il y a une marge.

  5. halluin says:

    j’ai pris la meme décision cette année de ne pas voter ,pour les uns c’est de l’incivilité pour moi cette une façon de dire mon point de vue qu’il soit de n’importe quels parties politiques,ils ont tous des solutions qu’ils sont incapables de tenir et que la france ne fait que s’enfoncer chaques jours de plus en plus et sans etre chauvin,on a tout pour etre heureux dans notre pays mais regardons ce que nous en faisons.

  6. lény says:

    p’tain ça bouge, le rhizome est le truc le plus vivace, le plus autonome, le plus vivant …

  7. geo says:

    Joli texte, mais il n’y a rien de bien nouveau dans l’dée, les mouvements anarchistes y ont pensé depuis longtemps, enfin vous pouvez toujours y croire, ça occupe

  8. Axel says:

    “les mouvements anarchistes y ont pensé depuis longtemps”

    le problème des mouvements anarchistes, c’est qu’ils sont en rupture avec tout.

    Ici c’est différent, l’approche est plus constructive.

    Autre nouveauté : les réseaux anciens étaient difficiles à faire vivre, faute de moyens, faute de relais médiatiques.

    Internet change la donne, avec des outils donnant un poids nouveau aux réseaux sociaux.

    C’est Internet qui rend la structure partisane obsolète, puisqu’on n’a plus besoin d’argent pour échanger, construire et s’organiser.

    La fonction principale du parti politique, c’est d’être une machine à concentrer de l’argent pour une stratégie de pouvoir.

  9. Vincent says:

    J’en suis !

    Très bonne initiative qui correspond tout à fait à mes souhaits de citoyen “impliqué”

  10. geo says:

    Vous confondez avec les mouvements nihilistes qui effectivement étaient en rupture avec tout et non constructifs, les mouvements anarchistes sous l’impulsion de Prouhon préconisaient la suppréssion de l’état et de toutes les contraintes sociales sur les individus.
    De vouloir développer un mouvement global “horizontal” induit l’absence d’un leader contrairement au système politique actuel (pyramidale), c’est le principe de la gouvernance du peuple par le peuple. Ce principe à ma connaissance n’a jamais été mis en pratique, tant dans le monde moderne que dans les sociétés dites primitives (dans lesquelles il y a toujours un référent + ou – mystique par ailleurs)
    Ce principe, ne semble pas viable a grande échelle, d’ailleurs l’auteur du texte admet:
    “sans trop savoir encore quelle forme il prendra.”
    Le fait de réunir des personnes de sensibilités différentes montrera très vite ses limites; on reviendrait à l’époque des lumières avec des cercles de “philosophes” qui chercheront à influencer éternellement la politique du monde sans pour autant y changer quoique ce soit, puisqu’extérieur au système.

    ce texte n’engage que ma propre vision d’un monde politiquement cohérent, même s’il y a de nombreuses imperfections (que l’on doit s’astreindre à corriger)

  11. Iza says:

    Sauf que Thierry ne dit pas que ce “reseau libre” aura à influencer qui que ce soit. Il ne dit pas non plus que cette nouvelle gouvernance doit se substituer à l’actuelle.

    Il dit plutôt (il me semble) qu’il existe une marge de manoeuvre que nous devons utiliser, qu’il existe sans doute des solutions que nous devons inventer, sans attendre qu’on nous y autorise ou qu’on nous y pousse.

    Je crois qu’il nous faut effectivement occuper cet espace que nous sommes peu nombreux à voir, portés par l’enthousiasme que (là aussi) nous sommes peu nombreux à éprouver (encore moins, hélas, depuis hier).

    Ceci bien sûr ne nous empechera pas Henri, de démolir ce qui doit l’être ;-), tu peux compter sur moi !! nous disions simplement : ne pas démolir “à priori”.

    Je n’ai aucune illusion sur le bonhomme président , mais je me promets d’étudier précisément et avec rigueur …. ce qu’il faudra sans doute démolir.

    Pour résumer : j’ai bien entendu un a priori négatif, mais je veux faire l’effort de regarder en face, posément et librement ce qu’il nous propose. Nous verrons bien.

  12. @Geo Le système horizontal existe, c’est internet. Ce que les anarchistes éclairés ont imaginé, nous l’avons construit.

  13. Michel says:

    Bonsoir

    @Geo

    De nouveaux concept de pensées émmergent.
    Les gourous ne sont plus Proudhon, Kropotkine etc…

    Mais Richard Stallman, Linus Benedict Torvalds, Rasmus Lerdorf.
    Dans un autre registre tu as Pierre Lévy, Jean Francois Noubel.

    Nous controlons ton ordinateur ne touche à rien,
    bienvenu dans la cinquième dimension.

    @+ Michel

  14. zouzou says:

    “Il inaugurerait une nouvelle façon de faire de la politique, une façon tournée vers l’action et non vers la recherche du pouvoir”

    Si on ne venait pas de lire que vous parlez de votre ^réseau^, on pourrait penser que cette phrase parle de Sarkozy.
    Il ne vous a pas attendu pour faire de la politique autrement, et pour agir !

  15. Thierry, ta description du réseau libre me rappelle furieusement la
    description d’Internet…. 🙂 Internet est le réseau libre par
    excellence! Ensuite, tout est question d’outil et de méthodes pour
    canaliser les millions de personnes qui le composent dans des actions
    intelligentes, intelligibles et concrète tant au niveau local que
    national.

    Tout ceci me rappelle la célèbre Déclaration d’indépendance du
    Cyberespace que Barlow (le co-fondateur de la Electronic Frontier
    Foundation) eu le culot de lire à Davos devant tous les chefs d’état
    de la planète en 1996… Là aussi il parle bel et bien de réseau
    libre. Je pense que vu les temps qui courent ce magnifique texte est
    très d’actualité et vraiment à méditer… Je me demande si je ne vais
    pas le publier demain sur AgoraVox… 🙂

    DECLARATION D’INDEPENDANCE DU CYBERESPACE

    Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et
    d’acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l’esprit. Au nom
    de l’avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous
    laisser tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous
    n’avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.

    Nous n’avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d’en
    avoir un, aussi je m’adresse à vous avec la seule autorité que donne
    la liberté elle-même lorsqu’elle s’exprime. Je déclare que l’espace
    social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la
    tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez pas le droit
    moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d’aucun moyen de
    contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre.

    Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des
    gouvernés. Vous ne nous l’avez pas demandé et nous ne vous l’avons pas
    donné. Vous n’avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et
    vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n’est pas borné par
    vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme
    s’il s’agissait d’un projet de construction publique. Vous ne le
    pouvez pas. C’est un acte de la nature et il se développe grâce à nos
    actions collectives.

    Vous n’avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de
    croître, et vous n’avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne
    connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits
    qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que
    vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.

    Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu’il est
    nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour
    envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n’ont aucune
    existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des
    erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons
    par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social.
    L’autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non
    du vôtre. Notre monde est différent.

    Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par
    la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s’élève dans le
    réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et
    nulle part, mais il n’est pas là où vivent les corps.

    Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé
    dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le
    lieu de naissance.

    Nous créons un monde où chacun, où qu’il se trouve, peut exprimer ses
    idées, aussi singulières qu’elles puissent être, sans craindre d’être
    réduit au silence ou à une norme.

    Vos notions juridiques de propriété, d’expression, d’identité, de
    mouvement et de contexte ne s’appliquent pas à nous. Elles se fondent
    sur la matière. Ici, il n’y a pas de matière.

    Nos identités n’ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne
    pouvons obtenir l’ordre par la contrainte physique. Nous croyons que
    l’autorité naîtra parmi nous de l’éthique, de l’intérêt individuel
    éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un
    grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures
    qui nous constituent s’accordent à reconnaître de façon générale est
    la Règle d’Or (6). Nous espérons que nous serons capables d’élaborer
    nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas
    accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.

    Aux États-Unis, vous avez aujourd’hui créé une loi, la loi sur la
    réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et
    représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill,
    Madison, Tocqueville et Brandeis (7). Ces rêves doivent désormais
    renaître en nous.

    Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu’ils sont les
    habitants d’un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce
    que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que
    vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos
    bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les
    expressions de l’humanité, des plus vils aux plus angéliques, font
    partie d’un ensemble homogène, la conversation globale informatique.
    Nous ne pouvons pas séparer l’air qui suffoque de l’air dans lequel
    battent les ailes.

    En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie
    et aux États-Unis (8), vous vous efforcez de repousser le virus de la
    liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace.
    Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais
    ils n’auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert
    de médias informatiques.

    Vos industries de l’information toujours plus obsolètes voudraient se
    perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui
    prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même
    dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit
    industriel quelconque, sans plus de noblesse qu’un morceau de fonte.
    Dans notre monde, tout ce que l’esprit humain est capable de créer
    peut être reproduit et diffusé à l’infini sans que cela ne coûte rien.
    La transmission globale de la pensée n’a plus besoin de vos usines
    pour s’accomplir.

    Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans
    une situation identique à celle qu’ont connue autrefois les amis de la
    liberté et de l’autodétermination, qui ont eu à rejeter l’autorité de
    pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos
    subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous
    continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps.
    Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra
    arrêter nos pensées.

    Nous allons créer une civilisation de l’esprit dans le cyberespace.
    Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos
    gouvernements ont créé.

    Davos (Suisse), le 8 février 1996.
    http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#R5

  16. Michel says:

    Wahouuuuuuuu !!!

    La netiquette, c’est de la préhistoire ce truc. ;-))))))))))))))))))))

    @+

  17. Netiquette, cyberespace, 1996. C’est vraiment la préhistoire du net. 🙂

    Et pourtant ce texte garde toute son actualité et sa fraîcheur. Et en plus, même la question de la netiquette est d’actualité (cf les différentes chartes Néthique par exemple).

  18. Michel says:

    @ > Carlo

    L’auteur dit que ce texte peut être remanié.
    Donnons lui plus de fraicheur, embellissons le de 10 années.

    @+ 😉

  19. Michel says:

    Gouvernements du monde, géants décérébrés , nous venons du cinquième pouvoir, nouvelle demeure de l’esprit. Au nom du présent comme du futur, nous vous demandons, à vous qui êtes dépassés, de nous laisser tranquilles. Vous êtes les bienvenus parmi nous. Vous n’aurez aucun droit de souveraineté sur les lieux de d’échanges et de partage du savoir.

  20. Garbun says:

    “Et pourtant ce texte garde toute son actualité et sa fraîcheur.”

    Plus que jamais même.

    A faire tourner sans modération (jeu de mot pourri inside).

  21. Oui, superbe… faudrait juste qu’il soit plus open source, que les portes du nouveau monde soient plus ouvertes… mais l’essentiel est dit et met le doigt sur la bataille qui a déjà commencé.

  22. sophie says:

    Une grenouille vit un boeuf
    Qui lui sembla de belle taille.
    Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un oeuf,
    Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaille,
    Pour égaler l’animal en grosseur.
    Disant : ” Regardez bien ma soeur;
    Est-ce assez ? dites-moi; n’y suis-je point encore ?
    Nenni. – M’y voici donc ? – Point du tout.
    M’y voilà ?
    Vous n’en approchez point ”
    La chétive pécore.
    S’enfla si bien qu’elle creva.

    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages:
    Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
    Tout petit prince a des ambassadeurs,
    Tout marquis veut avoir des pages.

  23. Bonjour,
    Très bonne idée que ce réseau libre.

    Je pense aussi que l’internet est l’outil idéal pour mettre en réseau les hommes à travers des unités qui existent déjà et qui s’appellent les associations défendant des droits comme ceux à l’éducation, à la santé, au logement, au travail….
    En effet, ce sont des structures qui sont plus concentrées autour des objectifs que dirigées par des hommes .

    Un droit c’est une belle phrase mais qui n’a d’existence réelle pour chacun d’entre nous que si elle prend vie dans son quotidien. J’en ai souvent fait l’expérience et si je peux la faire partager, c’est avec plaisir.
    J’ai donc animé plusieurs associations sur ma commune, dans le domaine de l’école (en tant que parent et je suis aussi instit) , du logement et du droit du travail mais aussi au niveau national sur le droit de la famille. L’avantage est que ces structures réunissent toutes les différences, de génération, de niveau social et bien sûr de parti politique et c’est ce qui en fait leur efficacité.

    Mon rêve a donc toujours été de créer un réseau, déjà au niveau local, de toutes ces énergies et de toutes ces compétences étonnantes basées en plus sur le bénévolat.

    Thierry, je n’étais pas intervenue depuis longtemps sur ton blog car je suis toujours étonnée de voir que vous ne faites jamais référence à ces associations (c’est une impression peut-être…je n’ai pas tout lu)

    Quand j’ai découvert le livre du 5ème pouvoir, j’ai pensé que c’était le moyen qui manquait pour les mettre en synergie. La difficulté entre le monde de ces associations et l’organisation politique est de passer de l’un à l’autre en gardant la même efficacité.

    Sur ma commune, j’ai toujours choisi un objectif précis qui fédère les citoyens et je n’ai jamais passé le pas en choisissant un camp politique (quoique…à l’issu de mon plein gré!)
    Pour moi, un parti, n’est qu’un morceau d’un tout et en plus de parti pris. J’ai pas envie de me couper en morceaux et de me priver des uns et des autres. De plus, toutes les personnes qui ont franchi le pas, en se disant qu’elles auraient une efficacité à l’intérieur d’un parti, ont vite déchanté.

    Et pourtant, il faut bien un système politique pour organiser la vie publique. Le système du cadre balisé par la gauche et la droite a-t-il plus d’inconvénients que d’avantages en bridant les initiatives citoyennes? Je le crois et je ne suis pas la seule apparemment. En créant des clivages et des oppositions, chacun s’épuise, alors que les différences sont sources d’émulation.

    L’idée du réseau libre est une structure qui devrait être plus adaptée à une nouvelle organisation publique en privilégiant les interactions et en évitant que la forme ne l’emporte sur le fond. Au contraire, la forme serait au service du fond. Elle pourrait créer le vrai contre-pouvoir des citoyens qui est impossible à faire valoir vu le morcellement actuel.
    Elle permettrait aussi de mettre en lumière toutes les actions positives des citoyens qui le font fonctionner,ceux qui créent des richesses financières mais surtout humaines et donnent une belle image de notre pays en créant une vraie dynamique.

    Mais y a -t-il un lien entre ces deux mondes, celui de l’internet et des associations?

    Je pense qu’il est important de partir des actions de proximité en se faisant rencontrer déjà, dans une commune, des gens qui se croisent et qui s’ignorent au nom de préceptes édictés par d’autres…la manipulation à distance fonctionne très bien. Faire asseoir autour d’une table ces personnes est un pas de géant et une révélation pour tous!(c’est du vécu!)
    Donc la première chose est de définir des objectifs précis, très concrets. Mais il est vrai que cela demande beaucoup de temps et d’écoute. Si j’ai bien compris c’est ce que tu fais sur Balaruc.

    A chacun de savoir ce qu’il est décidé à faire. “Ne vous demandez pas ce que l’Etat peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour l’Etat”.
    Refaire le monde sur les blogs, c’est très bien, agir au quotidien dans les associations, c’est très bien aussi, pourquoi ne pas réunir les deux?

  24. J’ai fini par en faire un article sur AgoraVox 🙂

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23976

  25. Tristan Valmour says:

    Bonjour Thierry,

    Je soutiens totalement votre initiative, et vous assure que vous pouvez comptez sur moi. Envoyez-moi un courriel si vous pensez que je puis vous être utile. De mon côté, je vais proposer un parti politique fondé sur des valeurs humanistes, parce qu’il faut repenser la société et l’économie autour de l’Homme. Ce sera une force de réflexions citoyennes et également d’action.

    Avec mes amitiés.

  26. Michel says:

    Bonjour

    @ > Marie-Noëlle

    Les associations sont et ont eté essentielles.
    Malheureusement elles fonctionnent sur un mode pyramidale, parfois sur des présidences exclusives ou l’enjeu est malheureusement le pouvoir.

    Serait-il possible de repenser le fonctionnement des associations ?

    @ +

  27. J’avoue que je ne me suis jamais engagé dans le monde associatif. Mais construire internet n’est-ce pas s’engager dans le monde associatif ? J’ai essayé de participer à cette association là depuis plus de dix ans. Il est temps de recoller tous les morceaux.

  28. Montja says:

    Non seulement nous soutenons cette initiative, mais nous avons déjà entrepris de travailler sur un projet dans ce sens.

    extrait de nos réflexions
    ….

    Nous pensons nous orienter vers une organisation en cercles, considérant que les projets collaboratifs ont des animateurs, des techniciens, et des apporteurs de contenu, … qui peuvent constituer autant de cercles.

    Le premier cercle serait consitué d’un groupe ‘leader’ ou central pour définir les contours du projet, et ses axe de développement (site, structure, ….). (…) simplement basé sur le niveau d’implication et les souhaits que l’on a pu observer des uns et des autres.

    Le second cercle serait constitué d’individualités ou groupes qui souhaitent davantage s’impliquer sur les différents thèmes et axes d’action retenus tels que la rédaction de contenu.

    Enfin, le dernier cercle serait constitué sympathisants / adhérents / relais vers le monde extérieur (Net et terrain), qui pourraient ainsi tisser un réseau

    Il est bien entendu que ces cercles ne seront pas cloisonnés et que chacun pourra s’il le désire faire toute proposition qu’il juge utile au projet, voire s’intégrer dans un ou l’autre des groupes, pour le groupe central, il faudra accord de celui-ci à une majorité simple.

    …..

    voilà, si vous souhaitez en savoir davantage, nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions ic: http://montja.free.fr/enavantcitoyen/chat/

  29. 🙂 Réunissons toutes les bonnes volontés.

    Je n’aime pas cette terminologie de cercle qui implique un centre… à moins qu’on reste sur le contour. Je crois qu’aujourd’hui le réseau décentralisé est la seule forme envisageable, car elle évite de retomber dans les vieux formalismes.

  30. Redsan says:

    Sympa mais utopique !

  31. Montja says:

    Il ne s’agit que d’une représentation, mais basée sur l’expérience que nous avons pu vivre de la difficulté de faire travailler ensemble 10+ personnes de sensibilités et motivations différentes, d’où une tentative d’organisation en groupes de travail homogènes, plus comptacts, la notion de cercles n’a pour nous rien de hierarchique. :):)

  32. Axel says:

    “Je crois qu’aujourd’hui le réseau décentralisé est la seule forme envisageable”

    de cet avis aussi 🙂

    ça n’empêche pas de donner de la visibilité à d’autres formes d’organisations en parallèle : cercles, associations, partis, mouvements…

    mais le réseau libre en lui-même, doit être un simple réseau sans formalisme.
    “favorisant l’échange et n’imposant rien.”

  33. Petite précision… On me demande si cette initiative est réalisable, peut durer… ici on affirme qu’elle est utopique… ben faut essayer et nous aurons la réponse à toutes ces questions.

    Je voudrais revenir le pourquoi de ce texte.

    Alors que je ne me suis jamais vraiment engagé avec Bayrou, alors même que j’ai multiplié les articles critiques contre lui… alors que je n’ai pratiquement jamais touché à Sarko, à peine égratigné Royal, les gens n’ont cessé de me voir comme un supporter de Bayrou.

    Tout ce que j’écrivais ou tentais de faire, organiser un débat, c’était pour servir Bayrou. J’ai trouvé ça débile, castrateur même. Et symptomatique de l’état de la France.

    Alors je me dis qu’on peut essayer d’éviter de tomber dans ces travers… d’où cette initiative. J’ai envie de pouvoir parler avec les gens de tous les partis, j’ai envie de pouvoir boire un coup avec eux sans qu’on me dise que je me rallie à un tel ou un tel.

    Un homme libre ne se rallie pas mais il parle avec tout le monde justement parce qu’il est libre.

  34. C’est-ce que Sylvain Poirier essaie de faire mais avec une structure logique de compétition contrairement aux bricolages qu’on voit ici et là.
    Je trouve désespérant d’être pratiquement le seul à avoir fait l’effort d’étudier son projet ( qui peut se modifier et s’améliorer, voir algorithme P2P style torrent ).

  35. Faire se parler les hommes ne nécessite pas d’autre logiciel que celui qu’ils ont dans la tête… avec un plug-in collaboratif.

    Au sujet de Sylvain, tu as tout résumé. Tu as fait l’effort. Sylvain ne fait pas assez d’effort pour aller vers les autres. Son truc est trop rigide. Purement top-down.

  36. Un réseau décentralisé pur et dur a plusieurs défauts, ne serait-ce que de ne pas savoir ce qu’il se passe à l’autre bout du réseau sans passer par plusieurs nœuds.
    Pour prendre l’exemple FREEwoMEN, il me faudrait un an pour lire tout ce qui s’est dit dans les 110 blocs.
    Je pense que le réseau centralisé à l’envers ( les postes convergent vers une centrale dédié à la liste des listes de liens ) est plus efficace pour la distribution d’huile de ricin…heu, d’information. Exemple: planete-bove.effraie.org dans votezbove.org en faisant abstraction de la connotation bovénesque.

  37. @Thierry, tu dis ” construire internet, n’est-ce pas s’engager dans le monde associatif?”
    De mon point de vue, non, parce que l’internet n’est qu’un support, qu’une forme avec des ressources exceptionnelles mais une forme quand même. Sur quel fond voulez vous travailler? Il faut de la matière : des objectifs précis. Si ce ne sont que des idées, c’est très bien, mais on tourne vite en rond et on risque de retomber dans les clivages, juste ceux auxquels on veut échapper.

    L’action enrichit la réflexion. Quand l’objectif d’une association est de faire changer une loi, on réfléchit sur les libertés individuelles, sur la place de l’état dans la vie privée, sur les réels pouvoirs des politiques, sur les moyens du simple citoyen face à l’administration. De l’extérieur, on a toujours l’impression que tout est prévu, qu’il y a une solution pour tout! S’y frotter permet d’en comprendre les fonctionnements mais surtout les dysfonctionnements pour pouvoir prendre le bon angle d’attaque.
    J’ai suivi, comme beaucoup, l’affaire d’Outreau mais j’ai été comme certains à ne pas être surprise, parce que j’avais vu de près les rouages de la justice.

    Nourrir le fond du réseau libre, c’est par exemple se poser la question :” que fait un simple citoyen si un matin, on vient l’arrêter chez lui pour le mettre en garde à vue sur simple dénonciation? Pensez que ça n’arrive qu’aux autres est pure utopie! Travaillez dans le monde associatif de ce type permet d’être témoin. Si on veut rester cohérent on ne peut plus ne pas être actif.

    Au fait Thierry, si on te dis que ce que tu fais n’est pas réalisable…ne compte pas sur la personne qui le dit et fais-le!
    De la part de Marie-Noëlle, une femme libre!

    @ Michel
    Bien sûr, je ne parle pas des associations qui fonctionnent comme des entreprises ou des partis…avec de l’argent et du pouvoir à se partager! Ce genre là j’ai connu au niveau national : j’étais vice présidente de l’Arpec pour la révision de la prestation compensatoire ( les 4 pouvoirs en action!)

    Moi je parle de l’immense tissu des petites qui reposent sur l’engagement, la solidarité, la détermination et qui n’ont pas d’argent ou juste assez pour mener à bien leur projet. Chaque fois que je me suis engagée, je savais que j’y passerai du temps et même de l’argent mais ce sont des aventures formidables où on voit les êtres humains se lever, émerger de la masse silencieuse. C’est vrai qu’ils sont besogneux et discrets mais surtout ils ont le vrai courage de l’engagement, celui où on a des coups à prendre! Mais quel bonheur partagé, à chaque pas réussi et surtout quand on fait aboutir le projet qu’on s’était fixé.
    D’ailleurs sur ce type d’associations, on retrouve souvent les mêmes personnes…on en rit quand on se voit : et oui toujours les mêmes!

  38. Casa says:

    La croisière s’amuse !

    Pendant donc que le nouveau Président vogue, les appareils et leurs représentants briguent les postes de l’exécutif ;
    Nous aurons donc un Premier ministre qui ne sortira pas des urnes législatives.
    Préparons-nous donc pour éviter aussi au parlement la République des
    blocs & partis .

    Quelles sont les missions fondamentales du Député ?

    Constitutionnellement, il vote les Lois et contrôle l’action du gouvernement ( sic).
    Normalement issu de la société civile, il est le mandataire de ceux qui l’ont choisi et envers lesquels il a contracté des obligations. Il les représente à la tribune de la Nation, l’assemblée Nationale.

    Généraliste et pédagogue, il est en charge du débat de société, et recherche par son vote le point d’équilibre de la société française ; c’est son role.

    Et sa force, c’est le droit et la loi.
    De leur accord, naît l’ordre juste.
    Le droit parle de la réalité, de la vérité,
    La loi répond du possible.
    Le droit et la loi débattent et contestent sans cesse, mais en dernier ressort,
    La loi découle du droit.
    Le droit est insubmersible, La loi peut être en eaux troubles…

    Mesurez avec moi l’intervalle :

    Le droit : Article premier de la constitution de la République :
    « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »
    La loi : Quels services publics de solidarité ? Discrimination positive ? Décentralisation ?

    Le droit : Article deux de la constitution de la République :
    « …Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »
    La loi : Démocratie captée par les partis pour toutes les élections, même celle ou l’on doit élire son représentant direct à l ‘assemblée Nationale !

    Vous me suivez ? je termine :
    La formule Républicaine définit irréprochablement l’axiome social de notre République :
    Liberté, égalité, fraternité. Rien à ajouter.
    « La liberté, c’est le droit,
    L’égalité, c’est le fait,
    La fraternité, c’est le devoir. »

    Pour les Législatives, faites votre devoir ! N’élisez pas des machines, ces partis politiques qui ne nous représentent plus,
    Elisez des femmes et des hommes authentiquement politiques en qui vous avez confiance et aptes à vous représenter.

    Combattez le cynisme et l’idéologie, exigez la compétence ; parce que nous le valons bien …

    Aux urnes citoyens,
    Casa 2007

  39. Il est vrai que la question de l’animation du débat d’idées en politique qui devrait précéder toute prise de décision, dont vous parlez ici, n’est pas l’objectif de mon projet, qui n’y apporterait pas grand-chose de plus par rapport à ce qu’on peut faire sur internet de manière assez désorganisée. Mon projet vise plutôt à refonder l’autre versant de la politique, à savoir l’exercice effectif du pouvoir.

  40. Michel says:

    @ Marie-Noëlle

    je viens de lire ton texte, tu fais référence à “objectif, pouvoir, fédéreation”.
    Dans ce que précise Thierry il ne s’agit pas de celà.

    L’idée est de rassembler autour d’un outil pour faire émmerger quelque chose.
    Ce sont ceux qui participent grâce aux outils collaboratifs qui construisent .

    Dans ce cas de figure ce n’est plus un projet qui rassemble mais une construction qui assemble.

    Nous venons grâce à ce blog (l’outil) d’échanger nos points de vue (collaboratif) , ce n’est que l’emergence ou les premices (construction) de quelque chose que nous ne discernons pas encore mais qui prend forme au gré de nos échanges(emmergence).

    @ > Henri Alberti

    Je pense qu’il faut sortir de cette idée de vouloir la centralisation à tout prix.
    Tu as un dictionnaire ? est-ce pour autant que tu lis toutes les pages ?
    Tu as l’eau courante, tu fais pas couler l’eau toute la journée.
    Par contre avec ton dictionnaire tu complètes tes connaissances et avec l’eau courante tu améliores ton quotidien.

    @+

  41. Hasselmann says:

    Thierry,
    nous avons bavardé à St Denis (l’Usine) lors des assises de la blogosphére.
    Faites un tour sur http://providentielle.blogspot.com, pour situer mon action et celle de ceux qui me suivent.
    A quelques ajustements prés nous siommes en phase, il reste 5 ans pour être vraiment innovants, sans autres ambitions que celle de voir émerger des gens de conviction, qui réflechissent, et qui ensuite agissent.
    Faire ou durer il faut choisir, nous ne prétendons pas durer, mais nous comptons bien, faire dans les 5 ans qui viennent!
    bien cordialement.

  42. A Michel:
    Il faut faire attention aux métaphores:
    Si dans le dictionnaire les mots ne sont pas rangés par ordre alphabétique, on est obligé de se le farcir en entier si on a pas de chance.
    Pour l’eau courante, si les robinets sont cachés au hasard et change de place aléatoirement cela devient pénible.
    Je parle de centralisation des liens, adresses avec un exemple ( qui n’est pas révolutionnaire ) mais qui fonctionne, il me semble.

  43. Michel says:

    @ > Henri Alberti

    Les métaphores dont j’ai usé attendaient cette réaction ;-)))

    Donc nous parlons de rangement de classification de clareté, mais pas de centralisation.

    @+

  44. Michel says:

    Cet échange avec Henri m’a fait penser à ce très beau texte de Khalil Gibran

    Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez-nous des Enfants.

    Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

    Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

    Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ; Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

    Khalil Gibran, Le prophète

  45. A Michel:
    J’allais allègrement te poser la question suivante:
    Tu dois faire mal aux mouches, toi aussi, non ?
    Mais après ce que je viens de lire tu vas de ce pas absorber un godet d’huile de ricin.

  46. Michel says:

    “vous êtes bien aller”
    une expression si chère au Roi, est devenu aussi banal que, “ça va !”
    Mais où est passé l’étymologie de cette expression ?
    Non je n’ai pas besoin du père Fuca, pourquoi ?

    ‘oups, je sors’

  47. A Michel:
    Je plaisante.
    A Thierry:
    Je fais exprès de poster pas mal, parce que certaines messageries vont exploser !!
    Suis-je clair ?

  48. Aurélien Ponroy says:

    Bonjour,

    L’idée est séduisante mais j’ai du mal à y croire. Je suis sans doute encore trop marqué par le moule républicain…

    En fait, je ne vois pas comment le réseau libre pourrait être autre chose qu’un espace de réflexion de la société (ou plutôt d’une partie de la société) sur elle-même. Ce qui en soit serait déjà le bienvenu… même si d’une certaine façon ça existe déjà, entre autres grâce à des blogs comme celui-ci.

    Pour passer à l’action, c’est à dire à la prise de décision, comment faire autrement que par consultation des citoyens? C’est à dire par vote? C’est à dire par confrontations d’argumentaires supportant les différentes options?
    Aussi constructif que cela puisse être, on retombe inévitablement dans une logique d’oppositions d’idées. Pour garantir une certaine clarté du débat il faudra des représentants, des porte-drapeaux, des porte-parole… une hiérarchie. Et là je ne parle que du débat, où on pourrait encore concevoir que les groupes se fassent et se défassent d’un thème à un autre.
    Mais au niveau de l’action elle-même? Qui est en charge de la mener? De la contrôler? De rapporter? Là-encore d’autres organisations, d’autres hiérarchies.

    En fait, plutôt que de tout remettre à plat, même en parallèle du système existant, il me semblerait plus efficace de tenter d’assainir les pratiques actuelles en réformant nos institutions, en imposant des gardes-fous, des contres-pouvoirs. Je pense qu’un parti peut-être porteur de cette ambition. Je pense que c’est plus une question de volonté que de système. C’est souvent la volonté qui permet à la réalité de correspondre à la théorie.

    Aurélien Ponroy

  49. @Henri Que le réseau soit décentralisé n’empêche pas des annuaires, des moteurs, des wikis, des agrégateurs… qui aident à la navigation.

    @Marie-Noëlle Internet, pour moi, c’est bien plus qu’un support, voir mes papiers internet comme territoire. Par exemple, quand tu fais du business sur internet, tu en fais vraiment, ce n’est pas une abstraction. Mais c’est sûr qu’il faut se donner des objectifs… le premier serait que des gens qui ne se parlent pas se parlent… et réalisent que sur bien des points ils sont peut-être d’accord. Ces derniers mois, avec Casabaldi notamment, nous avons essayé d’établir un dialogue entre les libéraux et les alters… et ça marche, ça commence en tout cas. Il faut au passage changer bien des cadres, mais on y arrive. Une fois que ces gens se parlent, réalisent qu’ils sont en fait d’accord sur les sujets de fond, on se retrouve beaucoup plus fort pour agir… Mais bien sûr qu’il ne faut pas oublier d’agir.

    @Aurélien Ponroy Quand tu crées une entreprise, tu de ne demandes rien à personne, tu n’as pas besoin d’avoir l’accord de tes clients potentiels. Le plus souvent tu te lances et tu crées un besoin ou le fait émerger. C’est démocratique, à mon sens, tout en se passant de vote. D’une certaine façon, tu fais, les clients votent après, c’est un système de régulation classique…

    Les membres d’un réseau libre disposent à première vue d’au moins trois modes d’actions :

    1 –Lobbying, peuvent discuter avec les élus pour leur souffler des idées (les francs-maçons faisaient ça… peut-être qu’ils le font encore :-))

    2 – Les membres du réseau peuvent eux-mêmes agir, comme agissent les membres des associations, ou en faisant des expériences, comme par exemple essayer de réduire le coût énergétique de leur habitation (je parle de ça… car je fais ça en ce moment).

    3 – Ils peuvent créer des entreprises qui résultent des idées qui émergent sur le réseau. Exemple, les initiatives de microcrédit comme prosper.com sont hautement politiques sans passer par les États.

  50. Aurélien Ponroy says:

    @Thierry Crouzet

    Quand je crée une entreprise, je dois respecter un cadre légal, je dois aussi avoir l’aval de banques et/ou de diverses administrations. Je dois rapporter de mes activités aux impôts ou aux instances nationale ou européennes de contrôle de la qualité ainsi qu’à mes employés. Le client, aussi vital soit-il, n’est qu’un maillon.

    Les trois modes d’actions que tu décris existent déjà il me semble. D’ailleurs tu cites un exemple pour chacun d’entre eux, et je pourrais en faire autant. Grâce, entre autres, aux multiples blogs et forum d’Internet, le réseau libre existe déjà, non? Ou alors que lui manque-t-il pour exister selon toi?

  51. Tu peux créer une entreprise sans rien demander à personne, surtout pas aux banques. je l’ai fait avec bonWeb.

    Oui, le réseau libre existe… Mon appel vise à créer un méta-parti pour essayer de faire circuler les idées dans le champ politique, donc dans le champ de l’action sociale… Aujourd’hui ça n’existe pas vraiment. Beaucoup de gens qui font de la politique ne sont pas libres. il faut des gens libres pour les aider à se libérer 🙂

  52. A Thierry:
    Ce que j’appelle “réseau centralisé à l’envers” correspond a ce tu appelles “agrégateurs”, bon autant pour moi.
    J’ai vu l’émission de la cinq et je n’ai pas grand chose à y redire, à part le silence consternant sur la campagne Bové.
    Cette émission remet les choses en place par rapport au fameux débat internet, on y voit Carlo fustiger ce qui m’a l’air d’être la presse.
    Anecdote: on voit la tronche de l’invisible Axel ( il ressemble à un de mes anciens boss en plus jeune ).

  53. Alexandra says:

    Bonsoir, je ne savais pas trop où poster mon commentaire mais puisque je suis une internaute citoyenne libre, je prends la décision de le publier ici.
    Je voulais juste vous féliciter pour votre apparition dans le reportage diffusé à l’instant sur arte, sur la net-politique. J’ai trouvé leur travail très intéressant et cela me conforte dans la rédaction de mon mémoire. Simplement votre théorie du 5e pouvoir et votre désir de le voir s”imposer est à mon avis un peu trop radicale. La preuve en est, les blogs d’initiative personnelle ont à mon avis encore fortement besoin des autres médias pour faire parler d’eux. Il ne faudrait pas que les discriminations déjà existantes se reportent sur cet autre plateforme d’interaction et de débat démocratique. Malheureusement la fracture est réelle, la télévision reste encore le média le plus influent dans notre société. Nos cerveaux ont longtemps été conditionnés pour ingurgiter les informations divulguées à la tv. Nous n’avons pas encore le reflex d’être nos propres maîtres à penser en nous déviant des sentiers battus par les grands groupes de l’audiovisuel grâce à un simple clic. Il faudra du temps encore pour que la voix du peuple sur le net cesse d’être une sorte de symbiote. Je n’emploie peut-être pas les bons mots du fait de ma jeune expérience, mais le constat est simple, les télés restent encore trop allumées car s’improviser expert sur le net demande plus d’efforts pour produire sa propre analyse.
    En tout cas je n’en reste pas moins admirative de vos travaux et votre livre est à mon sens une belle photographie de notre société actuelle qui se réveille pour mettre en marche son énergie et faire valoir ses droits trop longtemps étouffés.
    Merci à vous

  54. Je n’ai pas encore regardé le film 🙂 J’y suis donc !

    La TV… un média dominant qui voit ses parts du marché pub diminuer… le reste va suivre, c’est le sens de l’histoire…

  55. Aurélien Ponroy says:

    @Thierry Crouzet

    Soit. Encore une fois l’idée est belle. Je suis prêt à en discuter et à participer avec mes modestes moyens.

    Je pense qu’une des difficultés est de définir l’interface entre ce méta-parti et le monde hyper structuré de l’action politique classique.

    Quant à la “libération” des acteurs de la politique, sont-ils si prisonniers que cela?… ne serait-ce pas plutôt nos concitoyens qu’il faudrait “libérer”?

  56. Farid says:

    C’est fou cette envie permanente de vouloir inventer des choses qui existent déjà…

  57. Michel says:

    @Aurélien Ponroy

    Le réseau libre n’existe pas.

    Tout dépend quelle définition nous donnons à la liberté.

    Celà fait 6 ans que j’ai monté ma boite de NTIC, si un tel réseau avait vu le jour ,
    j’aurais été l’un des premiers partisan.

    Ce que l’on me soumet depuis 1 décénie n’est que de la soupe prémaché prête pour le micro-onde, j’aurais aimé pouvoir intervenir sur bon nombre de choses me paraissant abérentes sur le net, mais au nom de l’argent et du ROI, il fallait que je ferme ma bouche et quand j’emmettais la moindre critique ou idée, la réponse était , nous sommes les meilleurs, nous avons le pouvoir, taisez vous manant inculte.

    L’erreur de beaucoups de responsables, est de ne jamais écouter la base qui pourrait peaufiner, améliorer, et rendre l’entreprise beaucoup plus performante
    socialement et économiquement.

    Je pense que cette façon de penser (moi chef et toi obéi) tend à disparaitre,
    au sein de toutes les organisations.

    C’est déjà le cas pour VISA depuis une trentaine d’années, Microsoft planche la- dessus, le groupe Bourbon à la Réunion commence à fonctionner sur ce model, donc ce n’est pas utopique comme nous pourrions le penser.

    La proposition de Thierry est une vraie Révolution, je passe pas à côté.

    Dans cette aventure je n’ai pas l’impression de suivre quelqu’un ou un mode de pensée, j’ai le confort de penser que je vais participer et ne pas être encore un spectateur, mais un acteur avec d’autres acrteurs.

    C’est grisant la Liberté

    @+

  58. Aurélien Ponroy says:

    Qui comprend invente.
    [Louis Scutenaire]

  59. @ Henri Alberti Je signale que l’application agrégeant les blogs bové http://planete-bove.effraie.org ne semble plus fonctionner ce soir par contre http://buzz.unisavecbove.org a eu la même fonction à une grande échelle.

  60. @ thierry Cruzet J’avais monté le site buzz.unisavecbove.org avec Drupal pour agréger les différents blogs suivant la candidature de José Bové. (150 blogs environ) Presque 4000 contributions y compris les vidéo etc… Et cela en 6 semaines environs, c’est court. Trop …
    Je retenterai bien l’expérience d’agrégation d’un réseau de blog moins circonstanciel.
    Dans cette aventure je n’étais pas un militant mais un professionnel et j’aimerai compléter l’expérience.
    N’hésitez pas à me contacter à ingold.jb AT gmail.com
    Jean-Baptiste
    Quelques notes rapides : Les fonctionnalités d’annotation et classification peuvent être un plus mais si elle n’ont pas fonctionné à plein. Je suis conscient qu’au niveau graphique ça péchait. Toutes les bonnes volontés sont les biens venus.

  61. Florent says:

    Je vous suggère d’en discuter avec Mr. Michel Bauwens, qui est un pionnier de la pensée peer-to-peer, non dans le sens des tristement célèbres logiciels de partage de fichier, mais dans le sens réel pair-à-pair.

    Son oeuvre consiste à tenter de transposer le maximum des notions engendrées par les concepts du pair-à-pair dans le monde non-informatique, tels que l’économie (ex: microcrédit), la culture (ex: licenses creative commons), la collaboration de masse (ex: wikipedia) ou encore la politique.

    http://www.p2pfoundation.net/Main_Page
    http://www.p2pfoundation.net/Category:French

    Je suis de plus en plus persuadé que c’est de cette réflexion que pourrait émerger une nouvelle idéologie, et votre appel en fait partie. Et personnellement, je suis prêt à me mobiliser pour elle (chose qui ne m’a pas effleuré l’esprit depuis ma naissance).

    Néamoins, un tel réseau ne pourrait exister que dans une liberté d’expression la plus totale, un anonymat rigoureux. Serait-ce enfin une opportunité d’utiliser freenet pour une bonne raison? http://freenetproject.org/

    L’idéal serait un groupware décentralisé, anonyme, dont les fonctionnalités seraient axées sur:
    * la discussion de groupe (“forum”), les témoignages
    * le partage des connaissances (wiki)
    * les pétitions/votes/référendums

    En espérant que votre appel ne reçoive pas que son écho 🙂

  62. A Jean Baptiste:
    Je connais, j’ai mis deux trucs dessus ( mon blog entre autre ), mais comme tu le dis graphiquement et structurellement c’était un bordel ! ((-:
    Mais j’ai confiance.

  63. @Jean Baptiste Merci pour cette proposition.

    Vu votre enthousiaste à tous va falloir y aller je sens… j’essaie au plus vite d’installer le wiki pour que les discussions puissent être constructives. Mais encore un peu pris par mon nouveau né 🙂

    @Florent Oui c’est le même esprit. J’ai juste un réel problème avec l’anonymat. Pour moi, un homme libre n’avance pas masqué. Un homme libre n’a pas peur de la transparence. L’open source est la condition de la liberté.

  64. @Florent
    La force justement n’est pas l’anonymat puisque tous les éléments ont la même valeur : il n’y a pas de chef, juste des relais. Ce ne sont pas les neurones qui font l’importance du cerveau mais les synapses. Ce ne sont pas les individus qui sont importants mais les contacts qu’ils ont entre eux à un moment donné pour un objectif donné.
    C’est ça la vraie révolution : renoncer à la culture du chef : un groupe peut-il fonctionner sans chef? non, mais le chef peut ne pas être incarné. Il est remplacé par l’idée : et l’idée est insaisissable.
    On est à contre -courant de ce qui vient de se passer : l’homme incarnant l’idée : l’homme ou la femme providentielle!!! euh présidentielle!
    Le fonctionnement de l’internet ressemble à celui du cerveau. Il semble être à ses tours de chauffe, et quelqu’uns en entrevoit les possibilités.
    La grande question est : cette fonction nouvelle va-t-elle vraiment transcender la nature humaine, habituée à subir l’organisation verticale?
    D’abord, si n’on essaie pas, on le le saura pas.
    Personnellement je pense que c’est l’ultime carte que nous avons pour nous sauver nous-mêmes, avec deux maître-mots : le libre arbitre et la prise de conscience.

  65. Daniel says:

    Tout à fait d’accord avec vous. Délaisser l’éphémère et le coup de fouet d’adrénaline médiatique au profit d’une structure horizontale faisant de la “micro-politique” au lieu de brasser des grands concepts pilotés par des caciques en vue.
    J’ai expliqué ce point de vue plusieurs fois. Il faudrait faire un suivi des problèmes dans le temps, et non se contenter d’en parler une fois ou deux. Une fois qu’une difficulté a été repérée, qu’un problème se dessine, suivre le tout jusqu’à sa résolution. Par exemple, le suivi des sans abris à Paris a été remarquable; mais on a oublié ceux de province. Suivi: jour J + 100, J+300, J+1.000, jusqu’à résolution totale. Ce que ne font pas les médias actuels ni, bien sûr, Internet.
    Utiliser Internet autrement, en jouant sur le temps, sur la durée au lieu du splash, du buzz.

  66. Florent says:

    @thierry, marie-noëlle:

    Trouvez vous dommage que le vote aux présidentielles soit anonyme? Je suis personnellement disposé à la full disclosure, Cela ne me dérange pas que l’on puisse savoir ce que je vote aux microréférendums. Mais quelles seraient les conséquences d’une telle transparence, vis à vis du pouvoir en place? Je ne me sentirais pas particulièrement libre de parler si mon identité réelle est facilement résolvable (cf. fermeture de blogs sarko…). Pour résumer mon propos, je pense que l’option d’anonymat (combinée avec de la modération collective) doit être présente dans le système, même s’il ne s’agit que d’une option utilisable sur commande.

    Effectivement, open source est une variable obligatoire. Moi je verrais la partie “vote” de ce système/logiciel/réseau comme “notre propre machine de vote électronique”, en réponse à la polémique des machines à voter (cf. les démonstrations américaines de manipulation de machines). Il y a eu un certain nombre de discussions centrées autour de la polémique “machines à voter” ces dernières semaines, et probablement pas sans raison. Nous pouvons créer la nôtre.

    Une nouvelle qui me semble importante concerne le système de référendums spontanés mis en place en angleterre. Si l’on considère les positions de notre nouveau président de la république face à Internet (cf. réponse à candidats.fr), je pense que ce type de système ne pourra s’instaurer/se réaliser en france qu’en cas d’adoption publique (bottom-top).

  67. Tataiza says:

    Dieu que c’est intéressant cette discussion. j’ai mille choses à dire … mais très peu de temps. Alors en vrac :

    Non ça n’existe pas déjà. ou plutôt, les ingrédients existent, l’outil aussi, mais pour l’instant tous n’est pas connecté réellement ensemble. Pour revenir aux propositions de Thierry et à l’entreprise :

    l’outil (internet) pourrait nous permettre de faire connaître des expérimentations pour s’en inspirer peut être, dans tous les domaines (comme Thierry dans sa maison avec sa solution énergetique). Les gens expérimentent déjà, Internet existe avec beaucoup d’outils d’aide à la navigation. Manquent juste…encore d’autres aides à la navigation.. pour aider à trouver des solutions concrêtes, des partenariat, organiser des rencontres…. le vrai réseau en somme, qui existe toujours sur le papier ou d’une façon incantatoire, mais qui peine terriblement à vivre avec un grand V.

    D’ailleurs Marie-Noelle, c’est (entre autres) à mon sens la faiblesse du mouvement associatif, dans lequel “reseau” rime souvent avec lobbying au mieux. En clair, pour être force de proposition, pour agir dans les réseaux associatifs il faut de la légitimité, de la représentativité, être connu, être coopté…. non, ce n’est pas “libre”. Moi en tant qu’individu, je ne peux pas participer si je ne fais pas la preuve que je peux m’engager bénévolement “à l’ancienne mode”, ou que je peux réunir autour de moi des adhérents…. bref, pour participer, je dois à un moment ou à un autre participer à un truc vertical.

    Ce dont parle Thierry, c’est finalement une autre forme d’engagement, en rupture par rapport à l’engagement associatif parce qu’il n’impose pas de passer par le collectif, mais qui peut parfaitement s’articuler avec, être complémentaire (et ça pour l’instant, ça n’existe donc pas… vraiment…)

    un modèle économique était pourtant assez révolutionnaire (le monde de l’économie solidaire, hélas assez abandonné, pour ne pas dire démantelé par l’actuel gourvernement produisait pas mal d’innovation, je suis certaine qu’il faut les lier au réseau libre), il permet entre autres d’associer des usages, des assocs, des collectivités dans un but d’intérêt collectif, jetez un oeil, c’est assez chouette :

    http://www.scic.coop/

    Autre chose abordée dans la discussion : la prise de décision. Je vous engage à vous pencher sur les nouvelles approches de la coopération, par exemple celle de Jean-Michel Cornu dont j’ai déjà parlé, très inspirée par les NTIC et qui propose quelques pistes

    http://www.generationcyb.net/Premieres-approches-d-un-projet,1016

    Enfin juste un exemple de comment pouvoir politique, réseau et invidus peuvent se connecter : l’initiative de la mission TIC d’une collectivité locale qui a choisi de construire son cahier des charges pour le contrat de projet 2007-2013 à partir de l’expression de tous… (souvent ce genre de truc, c’est un voeu pieux, voire de la malhonneteté intellectuelle) là c’est assez chouette :

    http://www.livreblanc.corse.fr/

    Allez, zou à bientôt

  68. HOPI says:

    Merci pour cette analyse.

    Je relatais dans un papier sur Revolution Orange le 18 Avril dernier une conversation avec un nouvel electeur de 18 ans a propos du premier tour des elections presidentielles autour du concept Reseau-Faisceau.

    Je rejoins apres cette campagne votre point de vue.

    Voici a toutes fins utiles le papier en question.

    “Faisceau ou Reseau”

    HOPI/ April 18, 2007

    “J’ai vu quelque chose du monde” disait George Clemenceau, l’ami de Monet. C’est en repondant un gamin de 18 ans avec qui je discutais politique que m ‘est revenu cette phrase qui commence un discours, appris par coeur en cours elementaire, il y plus de 40 ans.

    Bien qu ‘il ne l’ait pas exprime, il considerait que mon age “mur” etait a la fois digne d’interet dans ce que je pouvais lui dire sur le sujet des elections, et en meme temps l’objet d’une vague mefiance, comme si le fait que nous ayons trois bonnes decennies d’ecart nous tenaient a l’ecart d’une comprehension mutuelle profonde chaleureuse, finalement fraternelle.

    J’ai eu envie de relever le defi de cette mefiance et de lui dire non pour qui je voterai, mais pourquoi.

    Et je lui ai demande s ‘il connaissait ce qu ‘etait un “faisceau”, quand on ne parlait pas d’onde electro magnetiques. Je ne fus pas vraiment surpris par sa surprise.

    Poses verticalement les uns contre les autres en formant un cercle, les fusils, souvent ornes de bataillonettes sont une des autres definition de “faisceau”, cette sorte de botte serree ou tous les element sont contenus, lies les un aux autres, dans une sorte de “garde a vous” vertical… fige, discipline autour d’un objet central.

    Il a vu tout de suite l ‘image. Puis le lui ai donne l’origine italienne, ethymologique de faisceau, fasci. Je n’ai pas eu besoin d’insister beaucoup pour voir dans son regard la relation entre la forme, l’objet, et l’ideologie fasciste. Autoritaire, dictatoriale par nature, verticalement disciplinee, serree autour du chef ( souvent une hache, francisque) qui domine, dirige, impose, effraie, l’image des faisceau de branches ligaturees autour de l’outil qui les a coupee, rassembles, ligaturee est paradoxalement utilisee aussi comme l’un des symbole de la paix…

    C’est pour moi, et c’est ce que je lui ai dit, l’un des modes de relations humaines, un des modeles d’organisation, a partir duquel on peut regarder ce qui nous entoure, ceux qui nous gouvernent, ce a qui l ‘on demande de nous gouverner, dans un pays, comme dans une entreprise, un mode de relation, personel, familial etc…. Le faisceau, la verticalite, l’autorite plus ou moins militaire, tenant sous pression, ligature, le groupe dont l’allegeance au chef est la condition de l’appartenance au groupe en dehors duquel, il n’y a pas d’options, c’est l’idee generale. L’efficacite base sur l’organisation hyper hierarchisee du modele ayant comme corrolaire, l’indispensable et quasi aveugle obeissance des membres.

    Je lui ait dit que c’etait “un” modele. Mais qu ‘il y en avait un autre, important, que je personellement je lui opposais volontiers.

    Curieux, il m’a demande quel etait ce modele.

    La non plus, je n’ai pas eu beaucoup a expliquer a un amateur de jeux sur internet de 18 ans ce qu ‘etait la nature et les carateristiques d’un “reseau”, et que la encore, ses principes etaient applicables a l ‘analyse des systemes d’organisation, mode de pensee, “philosophies”, tout comme le modele du “faisceau”.

    Alors on les a passe en revue, juste histoire d’etre bien clair. Dans un reseau, l ‘interactivite, base sur l’interconnexion “horizontale” est une donnee fondamentale. Certains ne sont pas hierachises et tout le monde “parle” a tout le monde, ou alors ils le sont et c’est le plus souvent sur la base de competences operationnelles, plus que de titres. Souvent tout du moins.

    Un reseau n’implique pas necessairement de centre ( etoile), mais souvent l’interconnection, responsable, individuelle ou collective avec des fonctions auto regulantes, presque “naturelles”. Enfin, un reseau genere souvent autant de liberte/droits que de contraintes/devoirs.

    Il y a eu un long silence, un sourire naissant, puis son visage s’est illumine. Je lui ai dit que entre faisceau et reseau comme modeles, a de tres rares exceptions pres et dans des circonstances exceptionnelles, j’avais toujours choisi les modeles batis sur le modele du reseau et que dans la campagne electorale actuelle, j’essayais de voir ceux des candidats qui correspondaient le plus a ce modele car je pensais qu ‘en politique, plus encore que dans d’autres domaines ce mode de fonctionnement, pour imparfait qu ‘il puisse etre, etait encore et de loin, meilleur que celui du “faisceau” ou apparente.

    Inutile de dire qu ‘il va voter pour la premiere fois, et que cette premiere voix “eclairee” d’un jeune electeur, apres qq instants de reflexions souriante a scelle autour de la meme analyse cette complicite fraternelle entre nous, que nos ages, bagages et references sculturelles nous deniaient a priori.

    Voulons nous soutenir l ‘idee d’un faisceau ou d’un reseau en politique? Comment l ‘un et l ‘autre se traduisent – il en termes institutionnels, en termes de traits de personalite quand il s’agit de choisir un chef d’etat dans une “democratie”, ou repute telle?

    Au travers de ces deux filtres, l’image de Nicolas Sarkozy, Segolene Royale, et Jean-Marie Le Pen s’opposent de maniere lumineuse, evidente, flagrante a celle de Francois Bayrou en n’otant nullement le sens de l’autorite confere par la competence, l’humanisme et l’attention aux autres, y compris a ceux qui ne pensent pas comme lui et dont il appelle les competences a servir la communaute toute entiere.

    Finalement, il est tres interessant de constater que ces filtres fonctionnent remarquablement bien dans les analyses de programmes, comme dans celles des personalites.

    “faisceau” ou “reseau”, une autre maniere de penser, de parler, de choisir et d’agir.

    Une autre philosophie dont internet et ce qu’il represente est sans doute l’enfant le plus precieux et le plus fragile.

    HOPI

  69. Certes l’open source peut être utilisé par les ennemis de la liberté. Mais je crois que les gens qui se veulent libres ne doivent pas avoir peur et pour cela ils doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls.

    Personnellement, je n’aime pas le système du vote. Je me suis souvent expliqué à ce sujet. Je préfère créer ma boîte plutôt que des gens dans une boîte votent pour savoir s’ils vont m’embaucher ou non.

  70. Tataiza says:

    Et bien sûr, concernant le libre arbitre et la prise de conscience, je ne vous ferai pas mon topo habituel sur l’éducation populaire tout ça….. pour ceux qui ne connaitraient pas, renseignez vous, c’est le nerf de la guerre à mon avis.

    Autre chose : la television (the drug of the nation), il faut simplement la jeter nom de diou. Voilà une chose qu’elle est simple. Après on peut faire un tas de trucs supers, revoir tous les épisodes de Startrek New génération ou apprendre par coeur des tableaux de maître en faisant des puzzles; Moi par exemple je connais par coeur “la liberté menant le peuple de Delacroix”. ça en jette quand même plus que de savoir comment s’appelle le nouveau finaliste de la nouvelle star, non ? 😉

  71. Florent says:

    > Personnellement, je n’aime pas le système du vote. Je me suis souvent expliqué à ce sujet. Je préfère créer ma boîte plutôt que des gens dans une boîte votent pour savoir s’ils vont m’embaucher ou non.

    Le seul problème est que l’on vit dans un système politique pour
    lequel l’état est “l’émanation du peuple” (quel dommage qu’on ne
    puisse pas écrire les guillemets en énorme) uniquement via le vote.

    Je suppose que la combinaison : émission de référendum + vote +
    justification (pourquoi je vote pour / contre / blanc, …) + data
    mining + modération collaborative pourraient proposer plus de matière
    que le simple vote actuel. Surtout, profiter d’un feedback.

  72. @ Tataiza
    Quand tu parles de la faiblesse du monde associatif…c’est celle de tout groupe humain, de toute façon. Il est nécessaire à la constitution du groupe de mettre des garde-fous pour éviter les prises de pouvoir et ses abus. J’ai tellement vécu ça dans les associations que j’ai de la matière à discussion.
    @ Florent
    Il est vrai que depuis que j’ai lu cette phrase de Thierry “on vote comme on parie!” ma réflexion suit son cours.
    Concrétement, j’ai remarqué que pour la première fois, beaucoup de gens on dit pour qui ils votaient pour avoir la possibilité d’argumenter. Même si parfois ce fut assez chaud..surtout dans les familles.
    On n’en est sans doute qu’au début de la réflexion, car jusqu’à présent c’est établi comme une base démocratique : le vote secret.
    Et je crois que c’est un fondement, mais n’est ce pas aussi un peu hypocrite, une façon de faire taire la base! Vote et tais-toi ! Il y a donc à l’opposé, ceux qui s’affichent et ceux qui ne disent rien.
    L’histoire de Duhamel est un épiphénomène de ce changement. Avec les moyens de communication multiples mais surtout portable et internet, les gens se livrent plus.
    D’ailleurs Duhamel a dit qu’il n’y avait plus de cercle privé!
    C’est un débat passionnant qui s’ouvre provoqué par l’internet….
    Et c’est parti!
    Bon, mais il faut quand même que je fasse mon repassage!

  73. Garbun says:

    Il serait pas mal de clarifier tout ça. De mon point de vue, l’idée serait de créer un site dans l’esprit freemen qui comprendrait une partie forum, un wiki, pourquoi pas un portail (genre aggrégateur RSS) pour tout blog/article traitant du 5ème pouvoir et sa pensée réseau.

    Jusque là tout le monde est ok ?

  74. Je vais essayer d’installer différentes choses… pour que les échanges puissent se consolider.

  75. Michel says:

    Bonjour

    Nous avons découvert cet outil assez complet, nous ne l’avons pas encore testé,
    mais ça vient.

    http://www.framasoft.net/article4283.html

    @+

  76. Intéressant! Ca fait réfléchir, je pense que c’est effectivement dynamique et libre. Mais je pense quand même qu’une certaine structure ou organisation est nécessaire. C’est un peu comme les réseaux de résistants français pendant la seconde guerre mondiale. Le plus gros challenge a été de rendre cela cohéren pour optimiser son impact.

  77. @Garbun et Thierry Crouzet : J’avais développé un system agrégateur style digg like avec Drupal. Ce CMS a beaucoup de fonctionnalité communauté + forum et je crois wiki donc
    Regardez l’application dont buzz.unisavecbove.org car elle peux être amélioré notamment graphiquement. Si vous étés intéressé dites moi le car j’ai un peu de temps en ce moment étant à la recherche d’emploi après cette séquence recherche campagne présidentielle . Jean-Baptiste ingold.jb @ gmail . com

  78. michel says:

    Loue spin doctors en folie, vous verrez, ils sont pas mauvais, d’ailleurs c’est eux qui ont conseillé à notre nouveau président de faire un peu de bateau à la JFK. http://www.henautpresident.com

  79. Iza says:

    Merci michel, je viens de rire un bon moment, ça m’a bien détendue après cette bonne semaine …(agrlllllll).

    J’ai pas bien compris à qui tu répondais, mais chapeau bas :-)))

  80. Garbun says:

    Alors que nous essayons de mettre en place un “carrefour de la liberté”, voilà ce que d’autres font :

    http://www.lexpress.fr/info/infojour/rss.asp?id=43913

    Le vrai combat n’est définitivement pas gauche contre droite, mais contrainte contre liberté.

    Et les voir bloquer par la violence l’accès aux cours de 10 000 étudiants pour protester contre le “fascisme” de quelqu’un me fait doucement rigoler…

  81. lény says:

    85 commentaires !! non de dieu, j’ai pas tout lu, loin de là, suffit de s’absenter quelques heures et hop on perd le fil … tout ça pour dire qu’un réseau ne devrait il pas prendre en compte qu’il n’ y a pas que des psychopathes de la gachette blogocéphale? parce que là pour participer à un débat, il na faut faire que ça, ne serait ce que pour le lire.

  82. Florent says:

    Dans le registre technique, il y a un projet particulièrement intéressant qui pourrait servir de plateforme à ce réseau:

    http://www.cloudstack.com/

  83. geo says:

    @Garbun a écrit :
    “”Le vrai combat n’est définitivement pas gauche contre droite, mais contrainte contre liberté””

    Pas bien nouveau cette interrogation, déjà en 1968 la question se posait, souvenez vous “il est interdit d’interdire”
    Je penserais plus à chercher cet espace de liberté où il n’y a pas de contrainte. Mais toute société à ses contraintes ne serait ce que le respect des autres.
    Il semblerait que pour le moment internet offre cet espace, même s’il n’est que virtuel.

  84. lény says:

    pfff c’est tout en une langue inconnue

  85. Garbun says:

    “déjà en 1968 la question se posait, souvenez vous “il est interdit d’interdire””

    Exact, et ça n’empêche pas les jeunes qui se plaisent à scander des slogans soixante-huitards d’interdire aux autres l’accès aux université, ou à leur voiture (en la brûlant). La cohérence n’est pas le fort de l’homme.

  86. geo says:

    @ Garbun

    Il semblerait que les mots liberté et démocratie, n’ont pas le même sens pour tout le monde. Question d’appréciation!

  87. geo says:

    et puis 68, c’est bien loin, nous n’avons plus les mêmes valeurs…..heureusement..et pourtant j’y étais (comme dirais le grognard de Napoléon)

  88. Michel says:

    nom dodiu ! c’tait l’bon temp !

  89. geo says:

    mais non! mais non! le lancer de pavés était trop fatiguant, et puis……fallait courrir vite, c’était pas le bon temps. En plus il faisait vachement chaud, alors imaginez un peu?

  90. Bonjour Thierry,
    Quelques réflexions jetées sur un coin de papier – je tiens les références à ta disposition.
    Au plan théorique, il s’agit d’une utopie, un réseau ne pouvant fonctionner qu’avec un ou des systèmes de repères et de régulation.
    Au plan pratique c’est une utopie qui fonctionne, le web en est une démonstration probante.
    L’histoire nous apprend également que le réseau a besoin d’un centre, d’un régulateur, mais elle nous montre aussi que le centre est une variable d’ajustement.
    Peut-être faut-il réinventer le centre et passer du centre au central ;=)
    Cordialement

  91. Michel says:

    Bonjour

    @ > Alain Lafont

    Jamais, sans doute, le changement des techniques, de l’économie et des moeurs n’ont été si rapides et déstabilisants. Or la virtualisation constitue justement l’essence, ou la fine pointe, de la mutation en cours. En tant que telle, la virtualisation n’est ni bonne, ni mauvaise, ni neutre. Elle se présente comme le mouvement même du “devenir autre” – ou hétérogénèse – de l’humain. Avant de la craindre, de la condamner ou de s’y jeter à corps perdu, je demande que l’on prenne la peine d’appréhender, de penser, de comprendre dans toute son ampleur la virtualisation.

    Pierre Lévy

    Toi qui à bossé avec l’armée, voici un petit historique de l’origine d’internet:

    En 1969, l’agence DARPA (Defense Advanced Researche Project Agency) dépendant du DOD (Department Of Defense), développa le réseau ARPANET (Réseau d’ARPA) avec 4 noeuds.
    Désirant constituer un réseau fiable, résistant aux attaques ennemies (si l’un des noeuds venait à être détruit) et un maillage important au niveau des Etats-Unis, l’agence travailla étroitement avec les centres de recherche universitaire à la définition de l’architecture de communication et à la réalisation d’une technologie d’interconnexion. Le projet “Inter Networking” fut à l’origine du nom Internet.
    L’idée de départ est de ne pas avoir de structure centralisée mais distribuée.
    On passait de l’informatique centralisée à l’informatique distribuée. Les années 70 vont voir naîre différents protocoles réseaux qui constitueront les bases des réseaux actuels.

    @+

  92. Guy says:

    Un réseau, ce n’est pas la disparition de la hiérarchie. On ne peut pas prétendre à l’égalité de chaque noeud. A titre d’exemple, si je suis là à débattre aujourd’hui, c’est parce que Thierry Crouzet a un poids supérieur au mien, les 2 notions ne sont donc pas antinomiques mais bien complémentaires

  93. @Guy On ne dit pas qu’internet n’est pas hiérarchique mais qu’il est décentralisé et non pyramidal. Personne n’est au centre, personne au-dessus des autres. Des hiérarchies, il est toujours très simple d’en trouver (nombre de liens, revenus, trafic…).

  94. Guy says:

    Disons dans ce cas là que c’est une hiérarchie librement consentie, mais c’est justement parce qu’il y a des fédérateurs, des gens ou des lieux autours desquels les idées peuvent se focaliser, que le système fonctionne. Si tous les noeuds avaient le même poids, là effectivement, ça ne mènerait à rien.

  95. Michel says:

    Bonjour

    Dans le cas où Thierry viendrait à disparaitre (ce que je ne souhaite pas)
    Le réseau libre continuerait sans lui (si l’un des noeuds venait à être détruit).
    Dans ce cas je ne voit pas pourquoi Thierry serait supérieur à qui que et quoique ce soit.

    Par contre , je considère Thierry comme un Leadership, car il faut bien faire une transition, les choses évoluerons et muterons, cette notion de Leadership tendera a disparaître progressivement.

    Nous devons tenter cette initiative du réseau libre, nous verrons ce qu’il en émmerge, laissons faire la magie.

    @+

  96. Guy says:

    ça n’est pas là une différence fondamentale avec une structure hiérarchique : Si Sarkozy casse sa pipe, il sera remplacé

  97. Michel says:

    @ Guy

    Il n’est pas question de remplacement, mais de continuté .

    Le réseau s’autosuffit pas besoin de Tête pour le rendre pérène,
    à moins de faire sauter la planète ;-)))))

    @+

  98. C’est exactement ce sujet qui nous intéresse à Iza et moi en s’inspirant des travaux de Jean Michel Cornu. J’ai ouvert une discussion sur le forum exprès. Donc Guy, l’innénarable Michel, et d’autres, vous savez ce qu’il vous reste à faire

  99. zarc says:

    L’idée de puissance d’un tel réseau réside dans la puissance de l’échange
    Mais il est déjà fait, il s’appelle l’internet

    Un internet que chacun d’entre nous filtre selon ses humeurs

  100. Bonjour,

    J’ai développé sur mon blog ce qui me paraît une des bases pour participer à ce réseau : la terminologie et la question de l’anonymat.
    Voici les extraits sans la partie perso. ….(avec quelques modifs)

    “Si l’on veut réunir des citoyens de tous horizons, il faut au minimum pouvoir se comprendre pour échanger. Il faut donc se mettre d’accord sur une terminologie.

    Si n’échangent que ceux qui ont le même cadre de références, le réseau risque d’être vite prisonnier de ce cadre et des gens comme moi, ne parlant pas bien “cette langue” s’en exclueront d’eux-mêmes, sans parler de ceux qui n’oseront jamais y entrer.

    Le danger est de se retrouver entre soi…il me semble que c’est à l’encontre de l’idée de réseau et de cette liberté d’en faire partie.

    Ensuite, pour mieux se comprendre il faut aussi mieux se connaître. Grâce aux liens sur les noms de ceux qui écrivent sur le blog de Thierry, on a parfois accès au blog ou au site des personnes.

    Mais souvent quand on clique sur un nom et qu’il n’y a que du texte derrière…
    Alors, on lit, on essaie de comprendre une pensée, de supposer un profil pour pouvoir engager un échange. On cherche des indices…
    Difficile de faire connaissance avec des pseudos.
    D’ailleurs, lire une blogoliste me fait penser au compte-rendu des courses de chevaux (tiens on reparle de pari)

    Pourquoi se cacher derrière des pseudos, pourquoi cet anonymat?

    Bien sûr, dans un premier temps, sur internet, on ne savait pas sur qui on allait tomber. Mais il ne s’agit plus de cela dès que l’on aborde des sujets précis avec des personnes identifiées.

    Nous avons la chance d’être dans un pays de liberté, liberté chérie si durement acquise, reconquise au cours de notre histoire et inscrite en bonne compagnie au fronton de nos mairies. Pour ne pas la perdre, il faut la faire vivre ! Et pour cela il faut l’exercer!

    Puisque le réseau s’appelle le réseau libre, inscrivons nos noms en son coeur, simple geste de cohérence.

    D’ailleurs, cette question de l’anonymat rejoint, en cette période électorale, celle de l’anonymat du vote.

    Voter à bulletin secret pour garder la liberté de voter pour qui on veut. Mais si on le dit…ce n’est plus un secret. Or il est très intéressant de noter que pour cette élection, finalement beaucoup on dit pour qui il votait…

    Chacun a voulu exercer une autre liberté, celle de défendre son point de vue et échanger des arguments.

    Excercer son devoir de citoyen, est-ce donc simplement voter à l’abri d’un isoloir ou bien expliquer son choix en confrontant ses arguments à ceux des autres pour essayer de mieux les comprendre ou de les faire évoluer.

    Bien sûr, si on a pas d’arguments c’est plus simple de brandir le droit au secret et si, on ne veut pas assumer ses choix, se cacher derrière un pseudo.

    De ce fait, un discours désincarné a du mal à passer et la communauté peut se voir privée d’un point de vue intéressant!

    Il me semble donc que pour construire sur de bonnes bases, il faut que toutes les éléments soient cohérents. Un maçon se lancerait-il dans une construction sans savoir si tous les moellons ont la même consistance?

    Nommés et anonymes peuvent-ils créer un vrai maillage, si les règles qui les unissent ne sont pas les mêmes?
    Le risque n’est-il pas de créer, dès le départ des hiérarchies?
    Pourquoi se brider dès le départ?

    Ce qui a créé la force des échanges de l’internet, dans l’anomymat ne serait-il pas devenu une de ses faiblesses?

    En permettant l’émergence de tous ces citoyens libres, le réseau libre réussira-t-il cette mutation de la société grâce à l’internet? Permettre à chaque citoyen de faire ses choix et de les assumer.

    L’anonymat en cela est-ce une entrave ou un outil de la liberté?

    Beaucoup de questions à mettre sur le forum, peut-être?

  101. Tu devrais mettre ce texte sur le wiki.

  102. Tu sais, Thierry, je suis vraiment une débutante en informatique…
    Si j’ai tout cet environnement (mail, MSN, site et blog) c’est grâce à mon staff (mari et fille). J’avance pas à pas.

    Je pensais que le wiki était surtout pour des définitions évolutives.
    Là c’est plus ouvrir une réflexion avec des questionnements. Et il me semblait que c’était déjà un peu long pour le forum?

  103. Garbun says:

    Marie-Noëlle,

    La raison pour laquelle j’utilise personnellement un pseudo est que je le trouve pour ma part plus sympa que mon nom. De plus, mon prénom est Florent, et il y a déjà un florent qui poste de temps en temps ici, donc il faudrait mettre nom et prénom, ça ne serait pas forcément plus clair.

    Ensuite je ne crois pas que l’utilisation de pseudo puisse poser un quelconque problème. La pertinence d’un discours ne dépend pas d’un nom ou d’un pseudo; je ne juge pas différemment un Henri Alberti d’un Dilbert ou d’un Enfant Terrible.

    Ton argument est : “De ce fait, un discours désincarné a du mal à passer et la communauté peut se voir privée d’un point de vue intéressant!”.

    A ce moment là, c’est à l’auteur de décider s’il veut continuer à utiliser un pseudo en sachant que certains ne prêterons guère attention à lui pour cette raison (ce dont je doute quand même).

    “L’anonymat en cela est-ce une entrave ou un outil de la liberté?”

    En tout cas, l’interdire serait une entrave à la liberté.

    Comme toujours j’ai donc envie de dire : laissons les choses se faire librement, et si une solution est meilleure que l’autre et dans l’intérêt de tous, alors chacun la choisira.

  104. Axel says:

    Marie-Noëlle

    personnellement je ne suis pas anonyme, mais certains n’ont pas d’autre choix que de l’être.

    Parler politique, s’exposer, ce n’est pas toujours compatible avec les impératifs professionnels.

    N’oublie pas qu’Alain Duhamel a été suspendu de ses activités d’animateur politique, pour avoir simplement, au détour d’une phrase, dit qu’il voterait pour un candidat.

    Il y a aussi beaucoup d’esprit sectaire en France. Quand on parle franchement, quand on prend position, quand on s’engage, on découvre que des tas de portes se ferment, tous ceux qui ont intérêt à combattre ce pour quoi l’on s’engage.

    Tu ne peux pas exiger que tout le monde s’engage sur ce chemin difficile.

    Je préfère lire “koz” anonyme, par exemple, que de ne pas le lire du tout, s’il devait renoncer à bloguer faute d’anonymat possible.

  105. Marie-Noëlle si tu veux je te crée un compte sur le blog du réseau libre pour que tu puisses y publier des papiers. je fais ça pour tous ceux qui le souhaitent. J’essaierai d’arranger le look. 🙂

    Si quelqu’un d’autre veut le faire 🙂

  106. @ Axel

    Oh, je n’exige rien! A hurler de rire pour qui me connaît!!
    Je tiens trop à ma liberté, je respecte donc celle des autres.
    Je crois juste à la force de l’exemple.

    Je constate ce que j’ai toujours constaté, malheureusement : ce sont toujours les mêmes qui s’exposent.
    Et la fameuse majorité silencieuse, râle en silence mais ne fait rien de concret. En laissant le terrain libre, on ne peut pas après se plaindre qu’il soit occupé, bien ou mal par toujours les mêmes. On fait un boulevard aux politiques…

    Et c’est pas toujours très confortable d’être le point de mire parce qu’on a décidé de s’engager. Par contre je trouve que c’est plus simple quand on le fait en son nom propre. Les sectaires sont toujours déroutés : impossible de mettre une étiquette.

    C’est pour cette raison que je trouve l’idée de Thierry opportune. Il donne avec l’idée du réseau, la possibilité de parler en son nom propre, sans idéologie….(Coluche dixit) mais de le faire tous ensemble pour éviter justement le point de mire.

    C’est justement un moyen de casser les esprits sectaires…plutôt que de considérer que c’est comme ça et qu’il faut faire avec.

    Pour moi, c’est impossible d’être anonyme, car soit on parle….soit on parle puis on agit. Et si on agit…..on se montre.

  107. Garbun says:

    Je comprends ton point de vue, mais si tu forces les gens à écrire sous leur nom, ceux qui ne veulent pas se dévoiler – et qui l’aurait fait avec un pseudo – ne participeront pas (comme le disait Axel), donc ce n’est pas une bonne solution

  108. Par expérience, je sais que les pseudos ne sont pas un obstacle à la transparence. Très vite, nous finissons par connaître nos noms et par nous voir. Car internet n’est qu’un des lieux d’échanges possibles. Comme il ne faut pas tout lui réduire, les pseudos se lèvent d’eux-mêmes.

    Donc en gros certains commencent par utiliser des pseudos puis quand ils participent à l’aventure ils se dévoilent à tous ceux qui sont sur le même bateau qu’eux.

    La plupart des pseudos ne sont d’ailleurs que des noms de guerre… Casabaldi, Charlie, Adam Kesher, Enfant Terrible… Moi je les connais tous.

    Il ne faut pas oublier, en plus, qu’utiliser des pseudos ne garanti pas l’anonymat. Pour beaucoup, c’est une façon d’incarner un nouveau personnage… celui qu’ils veulent devenir souvent.

  109. Typiquement ce genre de conversation devrait tourner sur le forum…

    http://www.lereseaulibre.com/forum/

  110. Axel says:

    “soit on parle….soit on parle puis on agit. Et si on agit…..on se montre.”

    la simple diffusion d’une information est une action.

    Pas besoin de montrer sa bobine pour agir.

    L’information c’est le pouvoir. Tout agent informateur est une femme ou un homme d’action.

    Personnellement, l’anonymat de mes interlocuteurs ne me dérange pas, car j’aime les femmes et les hommes de l’ombre, qui agissent sans chercher la reconnaissance publique. Avec ceux qui montrent leur bobine, on se demande toujours si au fond leur motivation ce n’est pas d’être connu, pour ensuite être élu, prendre le pouvoir ou je ne sais quoi.

    Le cirque des blogueurs qui ne pensent qu’à passer à la télé, en particulier, me semble ridicule au plus haut point.

    Le sommet du ridicule, c’est quand une TV invite des blogueurs pour les filmer en train de “bloguer live” un soir d’élection.

    J’aime Proust parce qu’il a écrit la Recherche dans sa chambre, plongé dans ses personnages. S’il avait écrit la Recherche dans un studio TV sous l’oeil des caméras, c’est autant de vie et de force en moins qu’auraient ses personnages.

    (Sur la fin je fais dériver un peu ton sujet. Je sais que ce n’était pas ton propos. Mais c’est une composante à intégrer : si l’anonymat a ses faiblesses, la fin de l’anonymat a aussi ses écueils. Je ne crois pas à la supériorité d’un système sur l’autre. Jugeons sur les écrits. Céline ne s’appelait pas Céline, et alors ? “Louis-Ferdinand Destouches” n’aurait rien fait de mieux.)

  111. @ Garbun
    Axel dit “tu exiges…” et toi “tu forces”….

    Il me semble qu’on ne parle pas le même langage!

    C’est bien pour ça qu’avant de parler d’anonymat, je parlais de terminologie. On parle peut-être tous le français mais on n’utilise pas les mêmes mots.

    C’est assez révélateur :d’ailleurs c’est un des indices qui permet de connaître les gens. Mais personnellement je n’ai pas le temps de jouer aux jeux de pistes….

    Et puis ceux qui ne veulent pas se dévoiler…..ont quelque chose à cacher, alors qu’ils le restent! C’est sûr qu’ils n’ont pas leur place dans un réseau libre : sinon bonjour l’incohérence!

  112. @ Thierry
    Merci de ta prévenance pour m’ouvrir un compte sur le Réseau libre. Mais n’y a t-il dèjà pas trop de lieux d’échanges.
    Et puis je crois que je vais retourner sagement sur mon blog et mon site d’école.

    Vu les réactions produites par ce que j’écris, je vois bien que je mets les pieds dans le plat. Le choc de deux mondes. Je suis d’une autre époque!!!

  113. Axel says:

    “Vu les réactions produites par ce que j’écris”

    Ce ne sont pas des réactions contre toi, ce que tu écris est intéressant.
    La fin de l’anonymat me paraît impossible, c’est tout.
    Je crois qu’il ne faut pas s’arrêter à ces questions de surface.

  114. Michel says:

    Bonjour

    Ca va se terminer en baston tout ça ;-))))))))))))))))))))))

    Perso, la liberté est de pouvoir choisir, je prèfère Garbun que florent.

    J’aime bien Zorro et aussi Diégo de la Véga, il y a ceux qui connaissent
    son identité et d’autres pas, c’est tout le charme.

    @=

  115. Axel says:

    Une solution serait de constituer un groupe interne, ne comprenant que des personnes sans pseudonyme, pour ceux qui n’acceptent pas de discuter avec des pseudos.

  116. A Marie Noelle:
    “Il me semble qu’on ne parle pas le même langage!

    C’est bien pour ça qu’avant de parler d’anonymat, je parlais de terminologie. On parle peut-être tous le français mais on n’utilise pas les mêmes mots. ”

    Je n’arrête pas de le répéter, vous prêchez un converti.
    A part ça, arrêtons la paranoïa.
    Thierry fournit un outil, utilisons le si on a envie de le faire, point.
    Pour ce qui est des difficultés techniques ou autres ( langages ), ceux qui veulent participer sont là AUSSI pour ça ! On doit aider notre prochain quelque soit la difficulté, c’est ce que j’appelle l’échange. Il ne doit pas y avoir de hiérarchie ni d’élitisme.
    Si quelqu’un se pose une question, il la pose. Si quelqu’un d’autre a une réponse, il la donne.
    Mais….dans le wikiforumblog.

  117. Je vous invite à discuter de tout ça sur le forum du réseau libre.

  118. geo says:

    Axel a écrit :
    13 May 2007 @ 18:05

    Une solution serait de constituer un groupe interne, ne comprenant que des personnes sans pseudonyme, pour ceux qui n’acceptent pas de discuter avec des pseudos.”””

    Décidément, même sur un réseau libre se développe la politique de parti: les anonymes discutent entre eux, les pseudos discutent entre eux, les nominatifs discutent entre eux, comment cela s’appelle t’il déjà? du…..sectarisme, et bien c’est un réseau qui n’est pas si libre que cela.

    A Marie Noelle

    Non, vous vous trompez, je n’ai rien ni à cacher, ni à me reprocher.

  119. geo says:

    Thierry Crouzet a écrit :
    13 May 2007 @ 20:22

    Pas spécialiste de l’informatique, je ne trouve pas votre forum, c’est être d’une autre génération

  120. Michel says:

    @ > Marie-Noëlle

    Bonjour

    “Vu les réactions produites par ce que j’écris”

    ça veut dire que tes écrits ont de l’effet et de la poigne.
    Tu défends tes convictions, tu le fais avec succès.
    Ceux auprès de qui tu débats, ont eux aussi des convictions,
    parfois celles-ci concordent avec les tiennes et parfois c’est le clash.
    Mais bon, rien de bien dramatique, ce n’est que le premisse d’un grand mariage.
    Comme le dit Henri les mots n’ont pas forcemment les mêmes echos.

    Tient je te trace la route http://www.lereseaulibre.com/forum/
    une fois sur place je serais ton ange-gardien 😉

    @+

  121. Merci à Isabelle de m’avoir parlé de cette initiative très intéressante. J’ai profité d’un déplacement pour lire les différentes réactions (çà foisonne 🙂

    Je serais ravi de participer et de partager les quelques travaux que j’ai pu faire sur la coopération (http://www.cornu.eu.org/texts/cooperation ), ainsi que ceux du groupe intelligence collective de la Fing (http://ic.fing.org/ )

    quelques premières idées à la lecture du billet de Thierry Crouzet et des réactions de chacun :

    -1- Mettre en commun quelques règles pour partager nos idées et nos expériences
    La coopération repose non pas sur le fait d’être altruiste ou de vouloir l’être mais sur un environnement qui favorise (ou au contraire rend plus difficile) la coopération. Ainsi les règles simples des termites (placer une boulette de terre agglutinée de salive) là où on trouve l’odeur des boulettes des autres termites) conduit à de magnifiques cathédrales bâties sans architectes. D’autres règles conduisent au contraire à des conflits d’intérêts (par exemple le dilemme du prisonnier pour ceux qui connaissent la théorie des jeux).

    Personnellement je suis un peu altruiste et un peu individualiste (j’aimerai pouvoir dire que je vais toujours dans le sens de l’intérêt des autres mais je dois avouer que je suis aussi… un être humain…).

    Par contre nous les humains nous avons deux particularités par rapport aux termites :
    – Nous avons acquis la capacité de changer notre environnement (pour le meilleur et pour le pire)
    – et (bien plus rarement hélas), nous pouvons parfois comprendre comment tel environnement peut faciliter le “vivre ensemble” ou au contraire le rendre plus difficilement atteignable.

    Je crois donc peu à la possibilité de changer les choses simplement par la volonté d’imposer ce qui serait la bonne solution (les bonnes idées conduisent souvent aux dictatures) et c’est pour cela que l’idée de Thierry me semble très intéressante.

    Comme il a été indiqué, il s’agit de proposer un fonctionnement de type internet pour la cité en complément de l’approche politique. Internet est un “réseau de réseaux” d’ordinateurs : la seule chose qui soit partagée est un ensemble d’interface communes (sous la forme de protocoles). Ce type d’architecture a montré sa force pour permettre à l’innovation d’émerger. Dans un “réseau de réseaux humain” il faut savoir quoi partager : probablement simplement quelques informations communes (par exemple des listes de tags pour savoir si nous débattons sur des choses similaires) tout en laissant la possibilité d’expérimenter de nombreuses idées. L’objectif n’est pas de débattre avant pour choisir “LA” solution la meilleure mais de faciliter l’expérimentation et d’aider les meilleures idées à remonter pour devenir plus visibles.
    Ainsi, plutôt qu’un seul portail où seraient “choisie” la solution “idéale” à promouvoir, j’espère qu’il y aura de nombreuses idées, parfois incompatibles entre elles, et qu’elles seront expérimentées, par exemple :
    – des sites avec anonymat, des sites sans anonymat et des sites permettant les deux (suivant le débat initié par Marie-Noëlle). Je viens justement de suivre une réunion de chercheurs qui comparent les apports respectifs dans Wikipédia des “inscrits” (donc identifiés) et des “IP” (les personnes qui contribuent sans s’identifier).
    – des associations structurées et des réseaux informels ou un mixte des deux (de nouveau un débat proposé par Marie-Noëlle). La coopération est une gestion par opportunité alors que la politique ou la gestion de projet classique consiste à gérer les contraintes (cf aussi les remarques de Garbun et de geo). Les deux conduisent à des approches différentes (cela explique que j’ai découvert effaré que toutes les suggestions auxquelles j’arrivais pour faciliter la coopération étaient exactement inverses des règles habituelles de gestion de projet 🙂 Mais dans la vie courante, on a à la fois à gérer des opportunités et des contraintes. de ce point de vue, la proposition de ne pas opposer le réseau libre et la politique mais de chercher une cohabitation entre les deux me semble saine. Voir aussi l’approche de Tela Botanica qui a monté à la fois un réseau informel en ligne pour gérer les opportunités (développer la taxonomie de toutes les plantes en français, ce que personne n’avait réussit à faire avant) et une association pour les contraintes (employer des salariés, gérer les outils, gérer des financements…)
    – Montja indique qu’il est difficile de faire travailler plus de 10 personnes ensemble. Cela est vrai et pourtant cela a été mis en défaut par le net et par le mouvement du développement de logiciel libre. Cela milite pour expérimenter et essayer des choses qui nous semblent impossibles afin de ne pas rester dans nos anciens systèmes de pensée. Il sera bien temps ensuite de comprendre ensuite pourquoi cela a pu marcher (dans le cas cité, voir le texte d’Eric Raymond : “la cathédrale et le bazar”)

    Quel point commun avoir entre ces différents essais et ses approches qui peuvent sembler incompatibles de réseau libre ? peut être principalement un ensemble de tags pour identifier qui participe et faciliter, grâce aux fils RSS et aux commentaires croisés, la cross fertilisation. On pourrait ainsi imaginer créer par exemple sous del*icio*us (ou un autre outil) un tag “réseau libre” et un ensemble de tags sur les choses dont on souhaite parler “choix collectif”, “solidarité”, “partis politiques”, etc.

    -2- Passer à l’échelle
    Un réseau suit une loi particulière appelée la “loi de Metcalfe” (plus on est nombreux et plus il est intéressant d’y participer). Comment donc faire en sorte que le plus grand nombre (et la plus grande diversité de personnes) s’impliquent ? Cela nécessite de trouver quelle va être la motivation d’un citoyen (pas que les habitués des blogs et Wikis si possible) des élus, etc. pour venir partager du temps et de l’attention (sachant que ce dont nous disposons le moins est de l’attention).

    -3- le changement par la prise de conscience
    Je disais au début de ce commentaire que l’homme a la capacité de changer son environnement mais n’est pas toujours conscient de ce qui se passe. Donc, plutôt que de chercher ce qui devrait “forcer” tout le monde a aller dans le même sens que nous décréterions “le meilleur” essayons de comprendre ce qui se joue dans une collectivité (celle qui échange ici, ou bien à une autre échelle celle du pays dans lequel nous vivons). Une science extérieure qui apporte des solutions toutes faites ne permet pas de prendre en compte la complexité de la situation ni la diversité des participants. Pour cela, nous avons essayé avec le groupe intelligence collective de la Fing de créer un questionnaire d’autoévaluation pour permettre à chacun dans un groupe de se poser un ensemble de questions à la fois individuellement et collectivement : http://ic.fing.org/news/comprendre-par-vous-meme-ce-qui-se-passe-dans-un-groupe

    Pour résumer (en m’excusant pour ce premier post bien trop long), quelques idées d’éléments communs :
    – Un réseau pour développer de nouvelles opportunités, tout en cherchant comment cohabiter avec les démarches de gestion de contraintes
    – plutôt que de chercher des réponses (par nature réductrices) cherchons des bonnes questions pour explorer de nouvelles façons de voir
    – Une logique de choix a posteriori, plutôt que de planifier un monde qui est par essence imprévisible

    J’espère que ces quelques réflexions à chaud à la lecture des commentaires foisonnants autour de la proposition de réseau libre pourront stimuler encore la discussion 🙂

  122. tcrouzet says:

    super… je vais piquer ce com et en faire un billet sur le reseau libre… attendez pour commenter.

  123. Iza says:

    je crois qu’il faut dire que maintenant on peut commenter sur lereseaulibre.com, parce que ya pas grand monde qui y est allé, je ne sais pas si c’était très clair…

  124. geo says:

    impossible de me connecter sur le reseau libre, refuse le mot de passe, j’ai passé l’age de jouer alors je laisse tomber
    et puis entre nous l’informatique ce n’est pas tout à fait mon truc

    salut à tous et bonne route sur le réseau “libre”

  125. Iza says:

    je parlais du blog : lereseaulibre.com. il doit t’être accessible même si tu plantes sur le forum (on peut peut être t’aider ? )

  126. Je suis un peu perplexe : les blogs actuels ne sont-ils pas déjà une forme de réseau libre ? Ne risque-t-on pas plutôt d’empiler des structures sur des structures ?

    Je trouve qu’il est déjà extraordinairement difficile de se repérer dans la blogosphère, et même sur la Toile : les réseaux sont très nombreux. Votre initiative est bien sûr louable, mais j’ai du mal à voir comment concrètement elle se mettra en place.

  127. fvz says:

    Bon, moi j’suis un peu vieux, alors j’ai déjà vu un peu de choses depuis les forums télématiques. Je constate que la tentative de Thierry et Axel esrt récurrente depuis une vingtaine d’années, et que la technique-support se développant, ainsi que la diffusion vers le grand public, ce type de réseau maillé avec des noeuds fédérateurs a de plus en plus de chance de fonctionner. Alors ça vaut la peine d’essayer, encore une fois. Après le minitel, usenet, les newsgroupes, le web 1, maintenant vive le web 2 et les wiki ! Ce qui est à la fois amusant, rafraichissant, et un peu… attristant, c’est que les concepts de base restent les mêmes, le besoin de système “neuronal” aussi, et que ça n’aboutit, dans le meilleur des cas, qu’à un “think-tank” dans lequel les politiques version 5 ou 5.1 viennent éventuelement puiser des idées ou des arguments au service de leur idées pré-établies.
    Celà dit, pourquoi pas ? Un think tank a une influence réelle, et n’est pas en tant que tel un outil de pouvoir. Dans les expériences passées que j’évoque, à chaque fois, pour celles auxquelles j’ai participé, ça c’est arrêté suite à une instrumentalisation par un “parti” luttant pour un “pouvoir” quelconque (les “” parceque ce n’était pas toujours dans le domaine politique). Par ailleurs, des initiatives comme wikipedia ne semblent pas, elles, instrumentalisées. Donc peut être que d’une part les participants à ce type de réseau sont moins naïfs, et que d’autre part on arrive plus vite à la “masse critique” qui fait qu’une prise de contrôle ne devient plus possible. Donc, à suivre. Donc, pour suivre, il faut participer (c’est le principe de l’aubege espagnole). Donc je m’inscrit et je participerai à mesure de mes faibles possibilités. Bonne chance, à nous !

  128. Florent says:

    Une petite nouvelle qui pourrait être intéressante;

    Peer governance towards non representational democracy:
    http://blog.p2pfoundation.net/peer-governance-towards-non-representational-democracy/2007/06/09

  129. Tout à fait d’accord avec fvz : le destin d’un “think tank ouvert” est de se faire piller et occasionnellement instrumentaliser par les appareils, fermés, de conquête du pouvoir. Et c’est pourquoi … je suis partant également !

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