Le libéralisme : une doctrine schizophrénique

Les partisans du libéralisme économique, lorsqu’ils créent des entreprises ou gouvernent des nations, partent du principe que les gens ont besoin d’être managers sinon policés. Ils adoptent le command-and-control, supposant à la suite de Thomas Hobbes et de son Léviathan publié en 1651 que l’homme laissé à lui-même n’est bon à rien et qu’il faut donc l’encadrer par une autorité centrale. Ainsi les managers ont formé la classe privilégiée de notre société. Les écoles comme Harvard sont devenues des must do.

Dès le début de A Crowd of One, John Henry Clippinger relève une contradiction flagrante. Pourquoi ces mêmes libéralistes ne jurent-t-ils que par le libre-marché, un marché où personne ne doit manager quoi que ce soit, où il faut s’abandonner à l’autorégulation ? D’un côté, le laissez-faire serait inefficace, conduisant les hommes à un état de guerre continuel, d’un autre, il serait terriblement efficace, conduisant à la prospérité économique.

J’ai déjà dénoncé cette contradiction. Elle explique à mon sens la schizophrénie de notre époque. Laissons-faire quand ça nous arrange, sinon poliçons. Je me demande comment cette contradiction a pu s’imposer à tous sans réelle remise en cause. Comment les gens policés peuvent-ils encore croire au pseudo-libéralisme ?

Une fois que quelqu’un est managé comment regagne-t-il sa liberté ? Il le peut en théorie, du moins juridiquement, mais c’est tout. Quelqu’un qui n’a jamais usé de sa liberté, broyé pour commencer par le système éducatif, peut-il user de la liberté ?

Je crois que non. C’est comme quelqu’un qui n’a pas appris à jouer de la musique et à qui on demande de jouer une sonate de Janacek. En théorie, après une formation, il le pourrait, seulement en théorie.

Mais la contradiction relevée par Clippinger n’est qu’apparente : en fait, le laissez-faire n’a jamais existé, il n’a jamais été une doctrine, sinon de la poudre aux yeux pour persuader les citoyens qu’ils n’étaient plus des esclaves. Le libéralisme économique est un libéralisme de quelques uns qui impose le dogme de la rentabilité à tout prix : celui qui gagne le plus survit.

En vérité, le libéralisme n’a jamais été appliqué. Ceux qui prétendent le mettre en œuvre en sont les pires ennemis. Ils ont ainsi confisqué le merveilleux mot liberté, confisqué la liberté par-là même. Ils ont tant bourré les crânes avec leur idéologie que même les esclaves du management reconnaissent la nécessité du management, rêvant de devenir un jour manager à leur tour.

Je noircis le tableau pour mettre en exergue la contradiction que nous devons combattre. Nous avons la chance de ne pas vivre en dictature. Les hommes libres par nature peuvent exercer leur liberté. Ils peuvent entreprendre et mener leur vie à leur guise. Je pense à tous ceux qui manquent de force, à tous ceux qui devraient gagner leur liberté si nous voulons que le monde se porte de mieux en mieux.

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76 comments

  1. Albert LI says:

    Critiquer le libéralisme. OK. Mais il faudrait un peu se renseigner à son sujet avant de le faire à mon avis. Les critiques que vous formulez sont dénuées de tout fondement.

    Je m’occupe du site libéral suivant :

    Le Champ Libre – http://cvincent.club.fr

    Je ne crois pas ressembler à la carricature que vous faites des libéraux.

  2. Timuche says:

    Esquisse très convainquante avec de jolies touches de noir, comme toujours ^_^

  3. Hugues2 says:

    Que du bonheur ton post Thierry… Formidable !

    Merci à toi 😉

    Histoire Soufie:

    Un jour, un homme se cassa la jambe et dut marcher avec des béquilles. Celles-ci lui furent très utiles, non seulement pour marcher, mais bien d’autres choses. Dès lors, il montra à toute sa famille comment s’en servir.

    Les béquilles firent bientôt partie de la vie quotidienne. Chacun voulait les siennes! Certaines étaient en ivoire, d’autres en or. On ouvrit des écoles pour apprendre les secrets de leur utilisation et des universités pour étudier les aspects les plus subtils de cette science.

    Or quelques personnes, très peu nombreuses, se mirent à marcher sans ce soutien. Quel scandale! Quelle absurdité: les béquilles servaient tant! certains, qui faisaient front à la réprobration, furent punis.

    Ces personnes essayaient en fait de montrer qu’il ne fallait s’en servir qu’en cas de besoin et seulement s’il n’y avait pas moyen de faire autrement. Bien peu les écoutèrent.

    Pour renverser les préjugés, ceux qui pouvaient marcher sans aide adoptèrent un comportement très différent de celui de la société établie. Ils restèrent toujours aussi peu nombreux.

    Après que tant de générations eurent utilisé des béquilles, on découvrit que très peu de gens pouvaient réellement s’en passer pour marcher: la majorité avait ainsi ” prouvé ” qu’elles étaient indispensables.

    “Regardez cet homme, proclamaient-ils, essayez donc de le faire marcher sans cannes. Vous voyez? Il ne peut pas!”

    “Pourtant nous le pouvons”, firent remarquer les marcheurs sans artifices.

    “Ce n’est pas vrai, répliquèrent les handicapés, ce n’est que le produit de votre imagination.” Avec le temps, ils devenaient également aveugles, parce qu’il ne regardaient plus.

  4. Garbun says:

    Plutôt que de dire “le libéralisme est une doctrine schizophrénique”, pourquoi ne dis-tu pas que cette philosophie est bonne mais que ses partisants devraient l’appliquer jusqu’au bout ?

    Si tu attaques de front le libéralisme plutôt que la façon dont les gens l’utilisent, tu appuyes toi-même l’amalgame, et c’est comme ça qu’on se retrouve avec des phrases telles que celle-ci de Bové, parlant de Sarkozy :

    “cet homme est dangereux pour nos liberté, c’est le libéralisme”.

    Contradiction flagrante dans les propos (sans compter que Sarkozy est loin d’être libéral).

  5. @Garbun Les faux libéralistes ont tué le mot liberté, je ne dis rien de plus. Ils l’ont vidé de sa substance. Et nous avons un problème : nous n’avons pas d’autre mot, ce qui ne fait que renforcer la schizophrénie.

    Je pense en effet que le libéralisme, ou plutôt la liberté, est une bonne doctrine mais qu’elle n’a jamais été mise en œuvre… mais alors pas du tout.

    @Albert Votre commentaire ne fait pas avancer la discussion d’un iota… Vous avez simplement glissé votre URL pour vous faire de pub… ça s’appelle du spam et normalement je vire tout de suite… 🙂

  6. Dilbert says:

    Etonnant cette façon de combattre un “straw man” qu’a Thierry dans ce billet… En gros il dit : “Le libéralisme c’est bien, mais pas le libéralisme économique.” ; “la liberté oui, mais pas le laissez-faire”. Comme si l’économie était radicalement séparée du reste.

    Du coup, on se demande qui est vraiment schizophrénique…

    Un seul conseil, se documenter davantage en philosophie politique et en économie.

  7. @Dilbert Tu n’a rien compris à ce que j’ai écrit. Je ne suis pas contre le laissez-faire… je dis tout le contraire, que le laissez-faire n’a jamais existé.

    Comment pourrais-je être contre le laissez-faire alors que je suis pour l’auto-organisation? Il faudrait que tu m’expliques.

    Comme toujours tu n’affrontes pas l’objection… mais tu cherches à faire croire que celui qui parle ne comprends rien et lui envoie à la gueule des arguments d’autorité.

    Oui ou non les libéraux sont-ils adeptes du command-and-control?

    Quand je critique le libéralisme, c’est celui qui est aujourd’hui appliqué… pas celui dont tu rêve… mais tu n’as pas de nom pour le décrire… c’est tout le problème… du coup personne ne perçoit la différence entre le libéralisme économique actuel et un autre libéralisme hypothétique.

    Cette incompréhension date d’il y a au moins un siècle, il serait temps de se dire qu’il y a un truc qui merde.

  8. Albert LI says:

    @Thierry,

    Mon site explique en long et en large ma conception du libéralisme.

    Ce n’est vraiment pas la conception étriquée que vous carricaturez.

    Et je ne suis pas le seul à défendre cette conception du libéralisme (voir les liens sur le blog par ex).

    Alors après dites si vous voulez que les “libéralistes” (on dit plutôt “libéraux”) sont tous des abrutis schizophrènes qui contrairement à vous n’ont rien compris au libéralisme.

    Mais vous risquez de ne pas être très crédible.

  9. @Dilbert En résumé, je me fous du libéralisme des livres… je ne juge que celui que j’ai sous les yeux… ces celui là qui ne me convient pas.

  10. Je dis souvent libéraliste en référence à l’anglais…

  11. @Albert Réponds à ce que j’ai écrit plutôt que de frimer… les lecteurs jugeront qui est crédible ou non.

  12. Albert LI says:

    Et qui sont ces “libéralistes” que vous avez “sous les yeux” et qui ne vous conviennent pas ?

  13. @Albert On se fou de ta vision du libéralisme, comme celle du Pape ou de n’importe quel économiste. C’est ça tout le problème. Le libéralisme n’est pas une vision mais un truc aujourd’hui appliqué, c’est ce truc que je mets en question parce qu’il n’est pas du tout libéral à mes yeux.

    Si le monde actuel est parfait à tes yeux, tu n’a rien à faire ici.

    Tu as lu mon article? Ou tu fais comme Dilbert?

    Je dénonce les soi-disant libéraux adeptes du command-and-control. C’est-à-dire 99 des entrepreneurs comme des gouvernants qui font vivre l’économie libérale.

    Relis ce blog et tu comprendras mieux…

  14. Albert LI says:

    @Thierry,

    J’ai lu ton article.

    Tu dis en gros les libéraux sont schizophrènes. Ils pronent la liberté mais ils veulent en fait le pouvoir le fric et donc restreindre les libertés.

    Pourquoi pas.

    Si ce n’est que je suis libéral, que je connais un certain nombre de libéraux (ceux qui se revendiquent comme tel sur internet depuis plusieurs années). Aucun ne ressemble à la carricature que tu en fait. Si pour toi il n’y a pas de problème, c’est parfait.

    Sais tu que le libéralisme n’est absolument pas appliqué aujourd’hui ?

    Voilà ce que serait un programme libéral selon moi :

    http://cvincent.club.fr/textes/textes/programmeliberal.htm

    Ce n’est pas vraiment celui de Sarkozy malheureusement.

  15. Garbun says:

    Oui alors c’est une question de vocabulaire. Pour toi Thierry, le salariat n’est pas libéral. Sans faire de jugement de valeur sur la pertinence du salariat, il reste un moyen de coopération, en ce sens il est libéral car personne n’est contraint d’accepter (hormis par nécessité mais ce n’est pas la question; dans un système de partenariat aussi il y aurait cette contrainte de nécessité). Il te faut donc trouver toi-même un nouveau mot qui décrirait une économie libérale ET sans patrons, car pour tous les libéraux, le terme libéralisme est très clair.

  16. A Albert Li:
    Les Dilbert et sa bande ont un point commun, et vous Albert Li comme par hasard avez le même; vu sur votre site :
    “Le parti d’en rire
    Vous trouverez ici un certain nombre de textes qui espèrent vous faire rire. Vous trouverez la dernière production, “Le coco et le socialo, deux espèces enfin en voie de disparition !”, ici.” (Lien qui a disparu ce matin, bizarre.)
    Le mépris et la haine et la crédibilité dans la malhonnêteté.

  17. Albert LI says:

    @Henri Alberti,

    Plaisanter sur les cocos et les socialos c’est faire preuve de mépris et de haine ? (Typepad est en maintenance, le service sera rétabli dans la journée rassurez vous)

    Ce ne serait pas vous qui feriez preuve d’intolérance par hasard ?

  18. Albert LI says:

    Sinon, voilà un certain nombre de présentations intéressantes du libéralisme :

    http://www.dantou.fr/liberalisme.htm

    http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/savez-vous.html

    http://u-blog.net/liberte/note/6867

    http://www.quebecoislibre.org/philo1.htm

    Aucune ne correspond à la description de Thierry.

  19. A Albert:
    Je suis un coco socialo, qui a le droit comme vous de dire:
    “Je ne crois pas ressembler à la carricature que vous faites des libéraux.” en remplaçant le terme libéraux bien sur !
    Le lien, je l’ai lu cette nuit (les commentaires y compris), ce que vous appelez plaisanterie EST du mépris. Point.

  20. Iza says:

    ben voilà.
    encore une fois, le même plan.

    S’il y a confusion, c’est que nombreux d’entre vous l’entretiennent, quand ça vous arrange effectivement.

    Si vous aviez des yeux pour voir (ça me rappelle l’histoire plus haut), vous sauriez lire que Thierry est un ardent défenseur de ce qui est supposé être votre idéal. Mais à force d’insulter, de mépriser effectivement, de vous barricader dans vos idéologies (toutes en “isme”, même combat)…. vous passez à côté comme des nouilles.

    Ce qui fait que du coup, ET votre aveuglement, ET votre cynisme (très répandu, dans vos rangs… comme l’agressivité…) nous laisse penser que vous êtes infoutus de creuser vos propres propositions pour y dénicher… le type de contradictions que Thierry dénonce.

    Merci Thierry pour ton article, tu penses bien qu’il me va droit au coeur car, outre l’histoire des définitions et autres acceptions du mot “libéralisme”, il met proprement le doigt là où ça fait mal.

    Si vous étiez des amoureux de la liberté vraiment, alors c’est de ce dont parle Thierry que vous parleriez, inlassablement. Comment faire pour que les hommes soient libres vraiment, de l’intérieur.

    ça commence là. tout est là.

    Tant que vous vous obstinerez à ne pas parler de ça. Nous ne pourrons que penser que quelque part ça vous arrange bien, que certains soient plus libres que d’autres.

  21. Albert LI says:

    @Henri Alberti,

    Le texte dont vous parlez est très clairement, très explicitement une carricature, une plaisanterie :

    http://lechamplibre.blogs.com/lechamplibre/2006/02/le_coco_et_le_s.html

    Si vous ne supportez pas la carricature, la plaisanterie, vous avez un petit problème à mon avis.

    Le texte de Thierry n’est pas lui une plaisanterie et prétend être sérieux.

    Je rejoins Thierry pour dire que ce qu’il décrit et critique n’est pas le libéralisme. Ce n’est pas le libéralisme en effet. Je ne connais aucune personne défendant le libéralisme resemblant à la carricature qu’il en fait. L’erreur de Thierry est à mon avis de dire que ce qu’il critique est le libéralisme.

  22. Albert LI says:

    @Iza

    J’avais bien compris que Thierry a tout compris au libéralisme et en est le seul vrai défenseur quand les libéraux sont eux une bande d’abrutis schizophrènes.

  23. lény says:

    Ce qui m’exaspère dans toutes ces discussions et au delà sur le forum du réseau libre, c’est pas qu’elles aient lieu, le débat est toujours instructif, c’est qu’il n’y ai que ça et rien n’avance. Les uns et les autres campent sur leurs positions, la joute est amusante, habile parfois mais fondamentalement ne mène à rien. Personne n’essai d’inventer.
    Je poste ici ce commentaire parce que Thierry est à l’innitiative du réseau libre. Je ne lui reproche pas de lancer ces débats sur son blog. Je pense juste que nous avons un outils en main qui meure. Dans un monde libre, en tous cas que nous voudrions libre (et non libéral) avec des gens libres, il ne doit pas y avoir qu’un débat.

    En lien le message équivalant sur le forum …

  24. Albert LI says:

    @Lény,

    >> Dans un monde libre, en tous cas que nous voudrions libre (et non libéral)

    Le libéralisme est précisément la doctrine qui veut un monde libre, avec des gens libres, etc…

    Donc je ne comprends pas pourquoi vous voulez l’un en étant opposé à l’autre.

    Sauf si la conception que vous avez du libéralisme, c’est celle de Thierry bien sur.

  25. Garbun says:

    “Sauf si la conception que vous avez du libéralisme, c’est celle de Thierry bien sur.”

    Celle que DECRIT Thierry. Attention… 😉

  26. Albert LI says:

    @Garbun,

    En effet, on s’y perd un peu 😉

  27. Paul.de.Montreal says:

    En France, le mot libéral a été détourné en politique de son sens original.
    Les débats sont donc biaisés dés le départ puisque souvent les partis politiques francais qui se disent liberal sont plutôt conservateur avec une pointe de libéralisme économique. Un seul groupe politique (UMP) au lieu de deux (UDF-RPR) n’arrange pas les choses dans ce mélange des genres . C’est effectivement contradictoire et c’est pour cela que ca ne peut pas durer longtemps cette schizophrenie Française.

    Reste que cette schizophrenie n’est pas complement absente je trouve d’un libéral canadien. La contradiction peut être à un certain niveau (relativement réduit), un équilibre dynamique (plutôt qu’un équilibre statique) entre deux forces antagonistes autorité et liberté. Bien sûr il faut des deux dans une société et le dosage va varier d’un pays à l’autre dans la societé sauf qu’en économie avec l’OMC, il y a comme une convergence qui peut conduire à des schizophrenies +/- fortes suivant les pays et mentalités.

  28. Si vous pensez que, pour que le monde tourne bien, il faut des managers, alors vous n’aimez pas la liberté… Un monde libre, idéalement libre, est un monde sans manager.

    Par exemple, je suis contre la démocratie représentative, qui est une démocratie de management, donc d’inégalité.

    99% des entrepreneurs optent pour des structures pyramidales. Il ne peut pas y avoir de libéralisme dans ces conditions… et rien à foutre si les théoriciens du libéralisme du siècle dernier ne sont pas tous d’accord avec ça.

    Je regarde la société, je la critique, ma critique vise à trouver des pistes pour la corriger… ce que je vais faire avec mon prochain business, sans management si possible. 🙂

  29. Franchement, vous les vrais libéraux, qui fréquentez parfois mon blog, vous m’exaspérez souvent.

    Vous lisez un titre qui attaque votre libéralisme chéri et c’est parti, votre amour propre est touché.

    1/ Ça prouve que vous n’êtes pas libres, parce qu’attacher aveuglément à une doctrine.

    2/ Que vous êtes incapables d’analyser les contradictions… en tous cas de celles qui appliquent plus ou moins maladroitement vos idées.

    3/ Cette absence d’ouverture vous interdit de mettre en œuvre vos idées.

    Si j’étais vous, je commencerais par larguer les amarres, d’être vraiment libre et de juger par vous-même en cessant de vous référer sans cesse à un cadre ou à un autre.

    De mon côté, je crois que j’ai adopté cette méthode depuis longtemps. Pour preuve, on me classe à gauche, au centre et à droite en même temps. On m’accuse d’être un libéral extrémiste même.

    En vérité, je me moque de toutes ces vieilles cases. Vous, pas du tout sinon, vous ne parleriez jamais de coco ou de socialo, vous ne perdriez pas une seconde avec ces vieilleries… Quand je vous écoute, j’ai l’impression de me retrouver au milieu du vingtième siècle.

    Avez-vous compris que nous sommes en train de mettre en place le libéralisme dont vous rêvez… allez jouer avec Facebook ou Twitter… vous allez voir qu’il se passe des choses étonnantes, que le modèle managérial est en train d’exploser là où la société bouge le plus.

  30. Albert LI says:

    >> Franchement, vous les vrais libéraux, qui fréquentez parfois mon blog, vous m’exaspérez souvent.

    Ah bon.

    >> Vous lisez un titre qui attaque votre libéralisme chéri et c’est parti, votre amour propre est touché.

    Si je disais, “la doctrine de Thierry Crouzet est schizophrène” en disant que tu prone la libre coopération mais que tu veux en réalité manager tout le monde, ça t’irait ?

    >> 1/ Ça prouve que vous n’êtes pas libres, parce qu’attacher aveuglément à une doctrine.

    Ah bon.

    >> 2/ Que vous êtes incapables d’analyser les contradictions… en tous cas de celles qui appliquent plus ou moins maladroitement vos idées.

    Ah bon.

    >> 3/ Cette absence d’ouverture vous interdit de mettre en œuvre vos idées.

    Ben tiens. Une belle bande d’abrutis schizophrènes en somme. Heureusement que tu es là toi le sauveur.

    >> Si j’étais vous, je commencerais par larguer les amarres, d’être vraiment libre et de juger par vous-même en cessant de vous référer sans cesse à un cadre ou à un autre.

    Il faut réinventer la roue, jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    >> De mon côté, je crois que j’ai adopté cette méthode depuis longtemps. Pour preuve, on me classe à gauche, au centre et à droite en même temps. On m’accuse d’être un libéral extrémiste même.

    Moi aussi désolé de te le dire.

    >> En vérité, je me moque de toutes ces vieilles cases. Vous, pas du tout sinon, vous ne parleriez jamais de coco ou de socialo, vous ne perdriez pas une seconde avec ces vieilleries… Quand je vous écoute, j’ai l’impression de me retrouver au milieu du vingtième siècle.

    Mais tu es tellement au dessus de la mêlée. N’a tu pas d’ailleurs inventé le vrai libéralisme hier soir ? Excuse notre médiocrité.

    >> Avez-vous compris que nous sommes en train de mettre en place le libéralisme dont vous rêvez… allez jouer avec Facebook ou Twitter… vous allez voir qu’il se passe des choses étonnantes, que le modèle managérial est en train d’exploser là où la société bouge le plus.

    Dis nous ou il faudra t’élever une statue grand maître es libéralisme.

  31. Garbun says:

    J’suis d’accord avec toi Thierry, il faut bien faire la part des choses entre :

    – le libéralisme (pas de coercition)

    et

    – la façon dont les hommes s’organisent à l’intérieur de ce libéralisme (salariat ou
    partenariat).

    Pour obtenir le libéralisme, les choses doivent être changées niveau officiel, légal, tandis que pour le second point on ne peut le faire qu’en changeant les moeurs et en montrant l’exemple (puisqu’on ne peut pas forcer les gens à s’organiser d’une façon ou d’une autre, sinon c’est aller contre la liberté qu’on prétend défendre).

  32. lény says:

    Albert LI >> je pense effectivement que ma vision de la liberté est celle décrite par Thierry, ou pas loin, parce qu’il ne parle jamais de doctrine contrairement à vous. Que son but et le mien consiste plus à créer tous ensemble en se libérant de toute pensée unique plutôt que de faire croire que les plus faibles ou les moins “outillés” pourront survivre sans protection et au côté de ceux qui ont la chance d’avoir la force et les outils culturels. Enfin bref je ne veux pas rentrer dans ce débat là, Iza et Henry sont plus à même de le faire et plus patients…
    Paul.de.Montreal >> d’accord avec vous sur le sens variable du mot “libéral”. Cela dit le fond n’est pas toujours bien différent me semble t’il entre ce que pronnent les libertariens, anarcho-capitalistes et compagnie et le libéralisme tel que nous l’entendons ici en france.

  33. Albert LI says:

    @Lény,

    La doctrine qui prone la liberté des individus et leur libre coopération s’appelle le libéralisme désolé.

    Si vous vous renseigniez à son sujet au lieu de colporter les clichés la concernant, cela ferait sans doute avancer les choses dans le bon sens.

    Je ne pense pas que réinventer la roue soit la bonne solution.

    Ce que vous défendez à déjà été défendu par d’autres : les libéraux.

    Si ça vous chagrine de ne pas être les géniaux inventeurs d’un tout nouveau courant de pensée, vous devez surtout avoir un problème d’égo.

  34. @Albert J’aimerais bien t’avoir en face de moi pour te dire de répondre et de ne pas botter en touche. Répond sur le command and control. Les libéraux sont-ils contre le command and control? Non, je ne le crois pas. Et pourtant d’après eux le marché peut s’autoréguler. Répond à ça, c’est le sujet de l’article.

  35. A Albert Li:
    Toujours le mépris ! Le grand Thierry, quoi q’on en dise a au moins une qualité : l’honnêteté.
    « De mon côté, je crois que j’ai adopté cette méthode depuis longtemps. Pour preuve, on me classe à gauche, au centre et à droite en même temps. On m’accuse d’être un libéral extrémiste même. »
    Vu les commentaires de son blog, je confirme.

    « Moi aussi désolé de te le dire. »
    Albert Li, vous mentez : votre blog le prouve, les liens que vous avez cités aussi.
    Ne parlons pas des commentaires de vos billets.
    Etant moi-même communiste, je ne vois que des insultes de votre part.

  36. Albert LI says:

    @Thierry,

    Pas besoin de m’avoir en face pour que je réponde.

    Le “command and control”, je ne sais pas ce que c’est exactement et si ça ne te dérange pas, on va essayer ici de parler français. Ce sera plus pratique.

    Je prend juste la deuxième phrase de ton article :

    >> Ils adoptent le command-and-control, supposant à la suite de Thomas Hobbes et de son Léviathan publié en 1651 que l’homme laissé à lui-même n’est bon à rien et qu’il faut donc l’encadrer par une autorité centrale.

    Tu dis là franchement n’importe quoi. Les libéraux sont précisément ceux qui ont toujours défendu la liberté individuelle, le fait que l’homme laissé à lui-même était son meilleur guide dans la vie et qu’il n’avait pas besoin d’une autorité supérieure imposée pour faire ses choix à sa place.

    Tu pourra trouver de nombreux passage là dessus dans le texte “La loi” de Frédéric Bastiat, une référence libérale s’il en est :

    http://cvincent.club.fr/livres/bastiat/loi_bastiat.htm

    Donc, oui, ta description du libéralisme est carricaturale, erronnée, dès le début de ton article.

  37. Albert LI says:

    @Henri Alberti,

    Il est de notoriété publique que les communistes ont toujours été beaucoup plus ouverts d’esprit et tolérants que les libéraux.

    Je ne chercherai donc pas à avoir raison contre vous sur ce terrain là. C’est impossible.

  38. Albert LI says:

    J’ai retrouvé le passage en question du texte de Frédéric Bastiat :

    Les publicistes modernes, particulièrement ceux de l’école socialiste, fondent leurs théories diverses sur une hypothèse commune, et assurément la plus étrange, la plus orgueilleuse qui puisse tomber dans un cerveau humain.

    Ils divisent l’humanité en deux parts. L’universalité des hommes, moins un, forme la première; le publiciste, à lui tout seul, forme la seconde et, de beaucoup, la plus importante.

    En effet, ils commencent par supposer que les hommes ne portent en eux-mêmes ni un principe d’action, ni un moyen de discernement; qu’ils sont dépourvus d’initiative; qu’ils sont de la matière inerte, des molécules passives, des atomes sans spontanéité, tout au plus une végétation indifférente à son propre mode d’existence, susceptible de recevoir, d’une volonté et d’une main extérieures, un nombre infini de formes plus ou moins symétriques, artistiques, perfectionnées.

    Ensuite chacun d’eux suppose sans façon qu’il est lui-même, sous les noms d’Organisateur, de Révélateur, de Législateur, d’Instituteur, de Fondateur, cette volonté et cette main, ce mobile universel, cette puissance créatrice dont la sublime mission est de réunir en société ces matériaux épars, qui sont des hommes.

    Partant de cette donnée, comme chaque jardinier, selon son caprice, taille ses arbres en pyramides, en parasols, en cubes, en cônes, en vases, en espaliers, en quenouilles, en éventails, chaque socialiste, suivant sa chimère, taille la pauvre humanité en groupes, en séries, en centres, en sous-centres, en alvéoles, en ateliers sociaux, harmoniques, contrastés, etc., etc.

    Et de même que le jardinier, pour opérer la taille des arbres, a besoin de haches, de scies, de serpettes et de ciseaux, le publiciste, pour arranger sa société, a besoin de forces qu’il ne peut trouver que dans les Lois; loi de douane, loi d’impôt, loi d’assistance, loi d’instruction.

    Il est si vrai que les socialistes considèrent l’humanité comme matière à combinaisons sociales, que si, par hasard, ils ne sont pas bien sûrs du succès de ces combinaisons, ils réclament du moins une parcelle d’humanité comme matière à expériences: on sait combien est populaire parmi eux l’idée d’expérimenter tous les systèmes, et on a vu un de leurs chefs venir sérieusement demander à l’assemblée constituante une commune avec tous ses habitants, pour faire son essai.

    C’est ainsi que tout inventeur fait sa machine en petit avant de la faire en grand. C’est ainsi que le chimiste sacrifie quelques réactifs, que l’agriculteur sacrifie quelques semences et un coin de son champ pour faire l’épreuve d’une idée.

    Mais quelle distance incommensurable entre le jardinier et ses arbres, entre l’inventeur et sa machine, entre le chimiste et ses réactifs, entre l’agriculteur et ses semences !… Le socialiste croit de bonne foi que la même distance le sépare de l’humanité.

    Il ne faut pas s’étonner que les publicistes du dix-neuvième siècle considèrent la société comme une création artificielle sortie du génie du Législateur.

    Cette idée, fruit de l’éducation classique, a dominé tous les penseurs, tous les grands écrivains de notre pays.

    Tous ont vu entre l’humanité et le législateur les mêmes rapports qui existent entre l’argile et le potier.

    Bien plus, s’ils ont consenti à reconnaître, dans le coeur de l’homme, un principe d’action et, dans son intelligence, un principe de discernement, ils ont pensé que Dieu lui avait fait, en cela, un don funeste, et que l’humanité, sous l’influence de ces deux moteurs, tendait fatalement vers sa dégradation. Ils ont posé en fait qu’abandonnée à ses penchants l’humanité ne s’occuperait de religion que pour aboutir à l’athéisme, d’enseignement que pour arriver à l’ignorance, de travail et d’échanges que pour s’éteindre dans la misère.

    Heureusement, selon ces mêmes écrivains, il y a quelques hommes, nommés Gouvernants, Législateurs, qui ont reçu du ciel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour tous les autres, des tendances opposées.

    Pendant que l’humanité penche vers le Mal, eux inclinent au Bien; pendant que l’humanité marche vers les ténèbres, eux aspirent à la lumière; pendant que l’humanité est entraînée vers le vice, eux sont attirés par la vertu. Et, cela posé, ils réclament la Force, afin qu’elle les mette à même de substituer leurs propres tendances aux tendances du genre humain.

  39. lény says:

    Albert LI >> m’appeller libéral ou tartempion j’m’en carre le coquillard, ce qui m’interresse c’est le progrès des Hommes dans la capacité qu’ils ont à produire de la pensée, bon c’est visiblement seulement un potentiel j’en conviens. Ce dont je conviens aussi c’est que je ne connais que très peu toutes les théories vous concernant mais ce que j’ai pu farfouiller à droite et à gauche me permet de me faire une idée et ce n’est pas la manière dont vous me répondez qui me fera changer d’avis. En terme d’égo ce que je constate c’est que Vous êtes fier de faire partie d’une doctrine que vous n’avez pas inventé. Si jamais j’ai le problème d’égo dont vous m’affublez, il a au moins le mérite de montrer que je voudrais inventer et il est peut être possible que malheureusement je n’en soit pas tout à fait capable. Mais j’ai l’humilité de chercher et éventuellement avec d’autres pas de prôner un dogme.

  40. Albert LI says:

    @Lény,

    Merci pour tous les noms d’oiseaux.

    Je vous disais juste que la doctrine que vous prônez c’est le libéralisme, non pas pour vous obliger à vous dire “libéral” (vous faites ce que vous voulez) mais pcq cela vous permettra peut-être de faire ainsi connaissance avec des gens qui ont défendu avant vous les mêmes idées que vous.

    Maintenant, si vous voulez tout réinventer…

  41. A Albert li:
    Je ne suis ni communiste, ni socialiste, ni de gauche; c’était une expérience, calamar !
    En fait je suis sumérien et toutes vos soi disantes inventions existent depuis 5000 ans !
    Donc, tu vas me faire le plaisir de changer toi et tes petits camarades, le mot libéralisme dans vos blogs, par le mot sumérisme ! Tu as entravé ma liberté de 5000 ans.

  42. Paul.de.Montreal says:

    > Albert LI

    J’ai visionné la premiere page de ton site.

    > L’Etat prend la moitié de votre salaire !

    Oui mais c’est le bilan qu’il faut regarder, c’est a dire ce que vous donnez et recevez en échange. Ensuite il y a une dimension de solidarité qui coute au plus riche contribuable mais qui est une dépense necessaire à la paix sociale et la stabilité politique. La paix n’est pas garanti même si ca fait 60 ans qu’elle perdure en Europe de l’ouest.

    Thierry me fait parfois sourire.
    Il n’existe aucun systeme idéal en soi. Vous courrez derriere qqchose qui n’existe pas. Dans un contexte et environement donné, il y a des solutions plus efficaces et bonnes pour une majorité de gens. C’etait tres français ou chretien au choix, de vouloir trouver une solution unique globale pour le monde, de tout unifier et homogeneiser malgré un discours de liberté. Si la liberté existe alors il devrait y avoir plusieurs systemes et idéologies adoptables et acceptables. Sans le choix, pas de liberté. 😉

  43. Albert LI says:

    @PdM,

    >> Oui mais c’est le bilan qu’il faut regarder, c’est a dire ce que vous donnez et recevez en échange.

    Absolument. Mais le bilan n’est vraiment pas glorieux. Quant à la paix sociale, les émeutes de 2005 montrent qu’on la paie très chère sans même l’obtenir.

    Je pense qu’on peut améliorer tout ça.

    Sinon, vous trouverez mes cousins libéraux canadiens (et vos compatriotes) ici :

    http://www.leblogueduql.org/

    Si vous ne connaissez pas encore…

  44. Enfant Terrible says:

    Pour ceux qui veulent réfléchir sur les moyens de se défaire fondamentalement mais surement des idées des gens qui agissent pour faire de la liberté un outil de gouvernance (pour certains, des libéraux sur le reste du monde), j’ai posté sur le forum “Le réseau libre” un sujet sur l’historiscisme. Née au XVIIème, cette idée selon laquelle un gouvernement, de quelque bord qu’il soit, quelque soit la forme qu’il prenne (même celle d’un ensemble d’entreprises en concurrence avec celles d’autres pays) devrait maitriser l’histoire de sa nation, n’a pas disparu.
    Les gens se gaussent lorsqu’on évoque la philosophie de Hegel (fin 18ème début 19ème, cette fois), disent même parfois que sa philosophie historiciste est dépassée depuis longtemps, qu’elle ne servait qu’à légitimer les décisions royales – aboutissement des fabuleuses visées de l’Histoire (avec un grand H) – .
    Il n’en est pas moins surprenant d’entendre ici et là des gens qui veulent tous le bien de notre prestigieuse nation dire que les (bien plus souvent les notres) entreprises rentables doivent dominer toutes les autres pour aider le pays à se redresser.
    Mais à se redresser de quoi ?
    D’une mésaventure qui aurait vu l’effondrement d’un pays dont le prestige était boosté autrefois par le nombre de ses colonies ?
    Quand un pays vote massivement pour reprendre à l’histoire ce que celle-ci lui a “volé”, on peut se demander si, effectivement, la philosophie précitée est vraiment dépassée et laissée loin derrière.
    Le débat est ouvert… sur le forum!

    Thomas Hobbes (fin 16ème, plus 17ème) vivait à une époque de transition qui, pour les gens libres, pourrait s’apparenter à passer de charibde en scilla. Ses thèses furent établies, avec celles comparables, de Jean Bodin, pour promouvoir un absolutisme en réaction à une féodalité dont le pouvoir devenait de plus en plus spirituel (touné vers le clergé scolastique) et capricieux (changeant selon que l’on passait d’un vassal à l’autre).
    Pour lui le Léviathan devait remettre de l’ordre dans toute cette basse cour où les richesses poussaient l’homme à devenir un loup pour l’homme et ce, quelque soit sa confession.
    Cet absolutisme qu’il appelait de ses voeux a eu un représentant. On a dit qu’il représentait Dieu sur terre. Ironie du sort, il a bien vécu.
    L’exemple pris par Thierry est particulièrement pertinent !
    Mais par les temps qui courent, j’ai du mal à m’étonner qu’il n’ai pas été compris.

    la suite sur le Forum (peut être)…

  45. Paul.de.Montreal says:

    > Je pense qu’on peut améliorer tout ça.

    Je vous le souhaite et j’ai voté Bayrou au 1er tour dans cet espoir.

    Merci pour le site que je ne connaissais pas.

    J’ai choisi de devenir canadien 😉

  46. Hugues2 says:

    Entièrement ok avec Isa plus haut !

    Le bouddha disait : “Le mental et la vie sont les deux effet corrélatifs du même phénomène, nous créons tous notre propre réalité !”

    Le souci, c’est que parfois… Le mental a ses limites ! Nous le voyons ici…

    Pour ceux qui refusent de mourir à eux mêmes, à leurs conceptions erronées, leur mental devient leur propre (Raison) prison les entrainant plus dans le chaos que dans la vie…

    Ils n’arrivent même plus a avoir le discernement nécessaire pour reconnaitre la vie ou une chance d’évolution (de vie) lorsqu’elle se présente à eux…

    A les écouter, leurs conceptions sont toutes plus meilleures que les autres… Et lorsqu’ils sont ensembles pour dialoguer au lieu de refléter l’harmonie… Désolé… Mais c’est le Chaos encore une fois… Vous me donnez mal à la tête, certains n’ont encore rien compris effectivement à ce que Thierry cherchait à nous dire…
    Et ça en devient encore prise de tête… Puta… Lachez là un peu votre tête… !!!

    Amitiés 😉

  47. Albert LI says:

    Oui bien sur.

    Tout est relatif et patati et patata.

    Une seule chose est sûre : Thierry ne peut pas avoir écrit une connerie sur le libéralisme.

    Donc ceux qui le critiquent sont dans l’erreur.

    Comme c’est simple.

  48. Hugues2 says:

    Au lieu de penser avec ta tête, pense un peu avec ton coeur !

    Pour TOUT sujet : Il y a la forme et il y a le fond.

    On peut très bien ne pas être d’accord sur la forme, c’est un fait plus qu’une évidence, je suis ok avec toi, par contre sur le fond… Là je suis désolé mais je décroche !

    Car c’est le fond soulevé par une question, une préoccupation ou un problème qui nous permet – et d’être Humain, et d’arriver à trouver des solutions !

    A force de chercher à tergiverser sur la forme on finit par oublier le fond. Pourtant c’est bel et bien ce fond qui nous rapproche les uns des autres…

    Excellente méditation,

    Amitiés 🙂

  49. A Albert Li:
    Le sumérisme on-t-a dit ! ((-:
    Ne nous moquons pas des vrais bouddhistes qui sont d’ excellents logiciens.
    Sérieusement, nous avons eu des quantité industrielles de discussions sur le sujet avec tes collègues, Albert ( si je puis me permettre ). Je ne sais pas pourquoi Thierry a pondu ce billet aujourd’hui, mais sur le forum du réseau libre une discussion interminable entre Garbun et moi traite plus ou moins le sujet. Si je prends comme analogie les échecs, je lui est fait échec et mat une dizaine de fois, mais pour une raison qui m’échappe et qui vous caractérise la partie continue, c’est pénible.

  50. Hugues2 says:

    Excellente méditation à toi aussi Henri… 😉

    Je te répète moi aussi pour la énième fois que je suis un très mauvais Bouddhiste, c’est tout dire !!! (rires 🙂 )

  51. @Paul Qui a parlé d’un système idéal ? Si vous avez lu mes livres, vous savez que je suis un adepte de l’essai et de l’erreur. Donc quand je vois des erreurs, je me dis qu’il faut essayer autre chose. Et puis quel serait mon système ?

    @Henri J’ai écrit ça suite à ma découverte de l’argument de Clippinger qui me paraît limpide. Mais pas pour tout le monde j’ai l’impression.

    @Albert Je parle du libéralisme économique mis en œuvre aujourd’hui et tu me parles d’un libéralisme idéal qui n’a jamais été mis en œuvre. Par ailleurs, si pour toi le command-and-control ne veut rien dire, relis ce blog, lis mes livres… Je peux passer mon temps à redéfinir. Au fait, j’attend toujours ta réponse…

  52. Albert LI says:

    @Thierry,

    Le titre de ton article est :

    Le libéralisme : une doctrine schizophrénique

    Si tu met un tel titre en disant ensuite dans le corps de l’article que les libéraux (tous les libéraux donc) sont en contradiction avec ce qu’ils prônent, il ne faut pas ensuite t’étonner d’avoir qq contradicteurs libéraux.

    Sinon, j’ai parfaitement répondu à ta question je crois.

    Mais ceux qui ne veulent jamais reconnaître qu’ils font des erreurs sont souvent de mauvaise foi.

    C’est pas schizophrène ça de dire que le monde doit être décentralisé, etc… et de ne pas admettre la possibilité qu’on ai pu faire une bourde ?

  53. Paul.de.Montreal says:

    @Thierry
    > Donc quand je vois des erreurs, je me dis qu’il faut essayer autre chose.

    C’est vite dit et c’est un point que je voudrai un peu détaillé si tu le permet. Avec les medias actuels qui se focalisent souvent sur ceux qui ne va pas (“les erreurs”) et le montent en épingle sans mettre tjs bien en perspective ca crée dans le public ce sentiment d’erreurs insupportables. A partir de combien d’erreurs, on doit essayer autre chose ? Cet autre chose a en soi d’autres inconvenients qui peuvent generer des inconvenients sans parler du parametre lié à la compétence des dirigeants qui les appliquent. Maintenant pour la France, je suis d’accord qu’il faut changer certaines choses certains archaismes mais c’est quand on généralise au reste du monde que je commence à coincer parfois. Essayer le localement et on verra bien ce qui marche ou pas avant de generaliser à toute la planete.

    > Et puis quel serait mon système ?

    Tu le définis petit à petit dans tes messages et ca me semble assez directif : Pas de hierachie, collaboration systematique, systeme politique non representatif (=democratie directe) etc …

  54. Paul.de.Montreal says:

    oups
    inconvenients qui peuvent generer des “erreurs”.

  55. @Paul Les erreurs que je vois sont mondiales, pas françaises, je me moque de la France. Les dérèglements climatiques sont-ils français ? L’appauvrissement des plus pauvres est-il français ? Le manque de rêve est-il français ? Mais c’est sûr que si de votre point de vu tout va pour le mieux… je me demande pourquoi vous me lisez.

    Tous les gens que je connais souffrent de la hiérarchie, presque tous en redemande, pour moi c’est un bug majeur, sans même évoqué tous les désavantages des hiérarchies dans un monde toujours plus complexe.

    Vous me faites tous en ce moment pensé à ces esclaves qui n’étaient même pas abolitionnistes. Il faut que d’autres se battent… ils le feront.

  56. Garbun says:

    “Si je prends comme analogie les échecs, je lui est fait échec et mat une dizaine de fois, mais pour une raison qui m’échappe et qui vous caractérise la partie continue, c’est pénible.”

    Ça c’est ton point de vue Henri, je me dis la même chose à l’inverse…

  57. Garbun says:

    Au fait tous, ça sert à rien de lever le ton. Comme on dit, moins on a d’arguments, plus on gueule…

    Nous voulons tous la même chose, un maximum de bonheur pour tous, et nous sommes tous plus ou moins actifs là dedans. Ailleurs il y en a qui s’en foutent royalement. Ça devrait nous rapprocher plutôt qu’autre chose non ?

  58. Swimmer21 says:

    Eh bien, je me suis bien amusé à lire vos commentaires !! Merci à tous. Je crois que le but de Thierry ici n’est pas d’avoir raison mais plus de lancer un pavé dans la mare. Les ondes générées sont jolies à regarder.
    A la lecture de vos commentaires, il m’est venu la chose suivante : parler du libéralisme ou le dénoncer est aussi paradoxal que le libéralisme lui même. Car c’est méconnaître le fait que l’on projette sur la réalité, ce que l’on veut bien (ce que l’on peut?) y projeter. Je crois que la liberté en l’occurrence est de ne rien dire du libéralisme (pour ou contre). Il m’apparaît plus intéressant de parler à propos du libéralisme. Je vois qu’il suscite passion (pour et contre). Ma question est de savoir comment utiliser cette énergie pour construire un système qui satisfasse des besoins (y compris des besoins d’assouvir une part de violence que je vois poindre, contenue certes, dans certains commentaires).
    Je ne vous referai pas mon laïus sur la communication paradoxale qui donne naissance à la schizophrénie. Il y a peut être à réfléchir de ce côté, voire même peut être à agir…

  59. Enfant Terrible says:

    “Eh bien, je me suis bien amusé à lire vos commentaires !!”
    Surement pas le mien apparemment.

  60. A Enfant Terrible:
    Rendez vous sur le forum.
    Ton sujet est tellement vaste, qu’il faut déjà commencer par définir ce que tu entends par “histoire”. D’habitude tu nous ponds des trucs de 200 lignes les doigts dans le nez, et pour lancer ton sujet tu nous sort un machin riquiqui hyper compacte.

  61. Enfant Terrible says:

    Henri, ben pourquoi ce n’est pas sur le forum que cette intervention figure?
    Les problématiques associées y sont pourtant un peu plus resserrées. pour le sujet, je tenais effectivement à ne pas le restreindre. si j’ai lancé le sujet c’est justement pour ne pas uniquement faire avec ce que j’en savais mais aussi peut être pour avoir des points de vues différents du mien.
    OK pour le rendez-vous.

  62. Hugues2 says:

    “Tous les gens que je connais souffrent de la hiérarchie, presque tous en redemande, pour moi c’est un bug majeur, sans même évoqué tous les désavantages des hiérarchies dans un monde toujours plus complexe.

    Vous me faites tous en ce moment pensé à ces esclaves qui n’étaient même pas abolitionnistes. Il faut que d’autres se battent… ils le feront.”

    Exact !!!

  63. Iza says:

    “Nous voulons tous la même chose, un maximum de bonheur pour tous”

    mais la question justement Garbun, c’est que nous nous soupçonnons mutuellement sans arrêt de ne pas vouloir, au fond, la même chose.

    au passage Albert Li, à part ironiser, tout ça, tu n’as pas répondu non plus à mon objection.

    Thierry ne s’étonne pas d’avoir des contradicteurs libéraux… vous n’êtes mêmes pas des contradicteurs.

    Dogme, aveuglement, et réponses toujours à côté de la plaque.

    Il m’arrive de ne pas être d’accord avec Thierry, je l’ai déjà dit. Mais je le respecte, précisément pour cette liberté qu’il a, qu’il se donne.

    Je n’en vois pas une once dans tes commentaires. Je ne vois que sarcasmes et aveux de faiblesse….

    c’est d’un ennui mortel.

  64. Paul.de.Montreal says:

    > Mais c’est sûr que si de votre point de vu tout va pour le mieux… je me demande pourquoi vous me lisez.

    Tout bien sûr ne va pour le mieux et je cherche aussi sinon effectivement je ne participerai pas. J’ai joué le rôle ingrat du “conservateur” mais je peux jouer le rôle contraire en fonction des intervenants pour établir une sorte d’équilibre, un contact avec la réalité terrestre ou bien le rêve dans les nuages.
    Thierry, le titre de ton ouvrage “le 5e pouvoir” m’avait tout de suite accroché et j’ai découvert ton blog. Au bout de 10 ans, a travailler et surfer sur l’internet, j’ai développé une vision sur son impact dans nos sociétés modernes. Ton travail correspond à ma démarche de reflexion même si parfois je te taquine/critique gentillement. 😉
    J’apprecie aussi que tu es vécu à Londres (et aux USA je crois) en dehors de la France. Genéralement ca ouvre l’esprit ce genre d’experience. En tous cas dans mon cas, j’ai pris du recul par ex. sur les choix de société en comparant ce qui se fait en France et au Canada, sur les mentalités. Il faut un certain temps pour le sentir et le touriste ne le percoit pas tjs bien.

    Pour la hierarchie, c’est vrai qu’en France ils aiment ça vu la hauteur de leur pyramide. Au Canada, c’est moins prononcé et ca marche plus au merite et connaissances (reseaux de contacts) qu’à l’ancienneté. Maintenant la hierarchie n’est pas la cause de tout. Si tu es un independant qui travaille à son compte tu ne subit pas de hierarchie mais tu as la pression du marché et de ta clientele. La hierachie c’est comme la clientele si elle penible, mieux vaut en changer si tu peux.

  65. A Paul de Toronto, Thierry de Paris, Iza d’Italie, Garbun de Washington et surtout ses copains de l’hopital Saint Anne:
    http://fr.sports.yahoo.com/29062007/70/gp-de-france-francais-et-anglais-l-amour-vache.html

  66. Hugues2 says:

    Je vais finir par croire qu’il existe sur internet des gens qui n’ont rien d’autres à faire que de venir casser le travail des autres pour empêcher ou tenter de ralentir une certaine avancée – Une évolution – qui de toute façon est déjà en marche.

    Inutile donc de se prendre la tête avec des individus de mauvaises volontés…

    Lorsque l’on veut avancer on fait des efforts dans ce sens… On se serre les coudes !

    Dans le cas contraire on fout le bordel ! C’est ce qui se passe présentement… Bon j’en ai marre, je sors…

    Amitiés à tous tout de même 🙂

  67. Vincent says:

    Je réponds au post de Thierry, en regrettant une fois de plus que dès que quelqu’un met un sujet un peu polémique sur la table, les commentaires se “barrent en couille”. (que les commentateurs m’excusent, mais j’ai zappé vers le n°10…)

    Hobbes parle effectivement d’un pouvoir souverain nécessaire pour protéger l’homme des penchants prédateurs des autres hommes. Mais sa définition n’implique pas que ce pouvor soit “central”: des pouvoirs locaux sont tout à fait envisageables. D’autre part, en définissant ainsi l’objectif de ce pouvoir – protéger les hommes qui mettent de côté leur nature prédatrice pour s’inscrire dans unsystème de production et d’échange de ceux qui prétendent vivre aux dépens des autres par la prédation – Hobbes n’est absolument pas en contradiction avec la doctrine du laissez faire.

    Cette doctrine stipule que l’état ne doit rien faire pour favoriser ou au contraire empêcher ces échanges, pourvu, et c’est là la distinction essentielle du libéralisme avec le “laxisme” avec lequel certains le confondent, qu’il n’attente pas aux droits naturels fondamentaux (vie, liberté, propriété) d’autrui. Dans la conception libérale classique, l’état, sous contrôle populaire, est chargé de faire respecter ces droits, et lorqu’il s’aventure au dela de ces limites claires, il tend à réduire sa capacité à faire respecter ces droits. Voila pourquoi il existe des règles qui “policent” les relations interindividuelles.

    Le libéralisme n”a donc rien de schizophrène.

    —–

    “Le libéralisme économique est un libéralisme de quelques uns qui impose le dogme de la rentabilité à tout prix : celui qui gagne le plus survit.” : cette affirmation est démentie par un minimum d’observation objective de la réalité présente: l’immense majorité de la population des pays qui ont su mettre en place les bases d’un droit libéral, fut-il complété (certains diront altéré, c’est un autre débat) par un pendant de lois dites “sociales”, vit de mieux en mieux, matériellement parlant (pour le spirituel, l’économie ne peut guère…). Même ceux qui n’accèdent pas à la “richesse des puissants” accèdent à des conditions de vie inimaginables deux générations auparavant. Les pauvretés qui subsistent dans ces pays sont un phénomène qui reste minoritaire (et le plus souvent entretenu par de mauvaises lois prises par la puissance publique, au nom des pauvres, de l’égalité, de l’environnement ou que sais-je encore, autre débat). Quant à la pauvreté dans les pays de tradition non libérale, c’est un autre problème, dont vous conviendrez qu’il est difficile de tenir le libéralisme pour responsable.

    —–

    “En vérité, le libéralisme n’a jamais été appliqué” : exact, mais pas pour les raisons évoquées: Une société libérale repose sur l’application stricte d’un droit du même nom, et naturellement, celui qui tend à violer ce droit (ne pas violer les droits naturels des tiers) tend à essayer d’infléchir le droit pour rendre légales ses propres violations. Et à ce jeu, les lobbies “riches” s’en tirent généralement mieux que les autres, mais les lobbies politiques tendent à rééquilibrer la donne en faveur de leurs propres clientèles. Voila pourquoi les codes de lois deviennent au fil des ans des sacs de noeuds qui nécessiteraient un bon nettoyage de printemps… Libéral.

    Aucune doctrine “pure” n’a jamais été appliquée nulle part (quoique Staline… bon, j’arrête). Les doctrines fournissent des “directions” dans lesquelles ceux qui les défendent croient qu’il est bon d’aller. Dans un système démocratique, des compromis sont inévitables. Les libéraux veulent que ce compromis soit le plus libéral possible, les étatistes veulent le contraire, a chacun d’être plus convaincant que l’autre, c’est le jeu.

    ——-

    “Le besoin d’être managé” n’est pas une composante de base de la doctine libérale mais une résultante de la nécessité de diviser intelligemment les tâches pour produire efficacement. Comme l’a expliqué un libéral plus contemporain, Ronald Coase, si chaque action humaine devait faire l’objet d’une négociation ou d’une transaction, le coût de ces transactions deviendrait tel que toute action deviendrait impossible. Voila pourquoi les individus se regroupent en “firmes”, qui, en mettant à disposition d’un groupe un capital commun, des règles communes, permettent de produire efficacement, la transaction ne reprenant ses droits que lorsque la production doit sortir de “la firme” et rencontrer les consommateurs.

    L’individu qui, par contrat, accepte de sacrifier quelques heures de liberté quotidiennes 5 jours par semaine (temps en constante régression depuis la nuit des temps) pour un salaire le fait parce que le salaire restant sera pour lui le moyen de mieux profiter de sa liberté, de l’exercer, pendant le temps éveillé qu’il lui reste à vivre. Cette acceptation du commandement d’autrui, dans une société de libertés, ne constitue en rien un renoncement à la liberté: le contrat peut être rompu.

    Dans une société libérale, le marché du travail est suffisamment dynamique pour que les employeurs fassent gaffe à ne pas transformer ce contrat en punition. Malheureusement, en France, la peur du chômage et la difficulté de licencier sereinement rendent à la fois certains employeurs particulièrement détestables et les salariés particulièrement dociles, d’où des ambiances de travail pourries dans de nombreuses sociétés. Mais c’est loin d’être le cas partout !

    ——–
    Vous parlez dans un autre post en lien de “la droite libérale” :
    “La droite libérale entend donner à tous une plus grande liberté d’entreprendre (ce que je souhaite) tout en cherchant à policer la société (ce que je déplore). Dun côté on dit plus de liberté, de l’autre moins de liberté. C’est un discours schizophrène.”

    Voilà le problème: cette droite là n’est pas libérale. Elle est interventionniste en économie (politique agricole, politique industrielle, protectionniste pan-européen), interventionniste socialement parlant (c’est lié), et dans un certain nombre de domaines fait peu de cas des libertés individuelles. La gauche a fait beaucoup de mal à l’idée libérale en l’assimilant -avec plus ou moins de succès- à cette droite là.

    Ceci dit, si une droite “véritable” venait à proner un désengagement dans l’économie et un recentrage sur la sanction des violations des droits individuels, ce qui est la base de la vie en société, ce ne serait pas schizophrène mais parfaitement logique, cf. supra.

  68. Archilibéral says:

    A l’auteur : je pense que vous faites erreur en parlant de schizophrénie à propos du libéralisme. Je le qualifie plutôt d’alchimie complexe. Pourquoi ? Parce que le libéral a le souci permanent que chacun puisse faire ses propres arbitrages entre 2 principes fondamentaux et inséparables : liberté et responsabilité individuelles, cette dernière découlant nécessairement de cette première (ce qui différencie le libéral du libertaire, je pense, pour qui la responsabilité de ses actes vis-à-vis d’autrui importe moins, voire peu, voire pas du tout, une partie peu reluisante de “l’héritage” contrasté de Mai68 ayant poussé à l’extrême le “tout pour ma gueule” que l’on vit aujourd’hui => il ne suffit pas d’être individualiste pour être libéral, l’égoïsme par l’écrasement de l’autre n’étant pas porté par les libéraux). Le libéralisme est une boîte à outils (dans laquelle il n’y a pas que la faucille et le marteau), pas un vademecum rigide qui prétendrait donner la recette d’un monde parfait à imposer à quiconque. Le libéralisme ne prétend pas sortir les hommes du fardeau de leur condition, il repose sur quelques principes clés (égalité en droits, liberté donc responsabilité, propriété privée, sûreté) sans lesquels la recherche du bonheur (propre à chacun et indéfinissable) est encore plus compromise. Le libéralisme n’est pas l’absence de règles, le libéralisme n’est pas l’anarchie (même s’il s’en rapproche un peu pour une mouvance libérale dite anarcho-capitaliste, au demeurant beaucoup plus intéressante que le mot peu engageant le laisse entendre). C’est souvent l’erreur grossière que font ses détracteurs en le qualifiant de “loi de la jungle”, de “renard libre dans le poulailler libre” et j’en passe et des plus ridicules. Le libéralisme est exigeant : c’est pour cela que dans notre pays où la “mendicité agressive” s’exerce par une floppée d’intérêts catégoriels auprès de l’Etat (redistribuons, mais surtout envers moi !), il y a très peu de “rigueur libérale” (paradoxale association de mots, mais je le répète, le libéralisme n’est pas un laxisme). Pour répondre à votre question sur le “command-and-control” (si je saisis bien cette notion), elle est parfaitement compatible avec les idéaux libéraux. Vous ne verrez pas de libéral rejeter l’organisation, la hiérarchie lorsqu’elles sont librement consenties et lorsque vous n’y êtes pas maintenu contre votre gré (portes de sortie existantes). La recherche de l’efficacité, chère aux libéraux car favorisant l’accès au bonheur individuel (qui n’est pas réductible à un confort matérialiste, loin s’en faut), passe, notamment dans les entreprises, par des organisations humaines. L’autorité en soi n’est pas un problème lorsque celles et ceux qui y sont soumis y souscrivent pleinement. La notion de libre consentement est au coeur de la pensée libérale. C’est pourquoi la démocratie (“dictature de la majorité” disait Tocqueville) a ses limites, car la minorité est souvent bafouée dans ses droits fondamentaux, fléau que combat la démocratie libérale en cherchant à agir par défaut (assurer à chacun strictement les droits fondamentaux cités plus haut) plutôt que par excès (où l’arbitraire légal et l’inflation législative font des ravages sur le respect de la différence individuelle).
    Espérant n’avoir pas été trop abscons et long sur ma conception du libéralisme, cordialement,

  69. Iza says:

    “La notion de libre consentement est au coeur de la pensée libérale”

    et c’est bien là qu’est l’os, à mon avis. car en effet, exercer son libre arbitre (à mon avis aussi la dignité et la liberté la plus complète et la plus désirable pour les humains) est extrèmement compliqué. Il faut, pour l’exercer pleinement, posséder certaines compétences, et une base minimale de connaissances. Le libéralisme que vous décrivez ne prend pas en compte cet aspect des choses. Cela nuance largement, à mon avis, le comparatif (un peu caricatural …non ? ) que vous faites …

    En effet, le libéralisme se donne pour objectif d'”assurer à chacun strictement les droits fondamentaux cités plus haut”, droits qu’une grande part ne peut pas exercer correctement … ça sent l’arnaque, non ????

  70. J says:

    Vive la France!
    Vive l’Univers!

    😉

  71. Henri A says:

    A Iza :
    Laisses tomber ( en ce qui concerne ce genre d’individus ) !
    Pour faire une analogie extrêmement précise, ils utilisent une logique qui date du début du XXe siècle. Des fondements hyper platoniciens en acier forgé qui repose évidement sur du vent et à chaque fois qu’ils se confrontent à une sorte de réalité ou d’application, ce sont les faits qui devraient plier face à ces fameux “fondements”.
    Mais il n’y a pas à proprement parlé de fondements en logique, c’est l’usage qui s’en occupe.
    Tu te rappelles de l’argumentation type : le fait A contredit la règle. C’est parce que A ne suit pas la règle. Croyance.

  72. Iza says:

    Henri, je sais je sais, mais je me suis laissée aller … une absence 😉

  73. J says:

    En ce qui me concerne, je vois deux tares essentielles à toute position qui prône la défense d’un système de pensée organisationnel, quel qu’il soit.

    La première est qu’afin de défendre le système de pensée on fait fie de la réalité constatée de ses effets quand ceux ci desservent le système, au lieu de l’aménager.
    Ce que HenriA résume très bien par “le fait A contredit la règle. C’est parce que A ne suit pas la règle. Croyance.” ; auquel je rjoute le mot Endoctrinement).

    La seconde est que les doctrinaires oublient par fanatisme ou bêtise ce “léger détail” : un système d’organisation peut fonctionner un temps et ensuite être totalement corrompu et dévoyé par certaines forces en son sein qui apprennent à en utiliser les faiblesses intrinsèques pour leur seuls intérêts.
    Le libéralisme qui fonctionna plutôt bien entre début 50s et fin 70s mena à cette abhération qu’est l’ultralibéralisme et la financiarisation de tous les rouages du système.
    Le communisme donna un haut de pyramide hypertrophié censé réguler et redistribuer mais qui de fait rigidifia, stérilisa et corrompu tout le système.
    Etc…

    Le temps des synthèses créatives est venu!

  74. gavroche says:

    En tout cas bravo pour ce blog qui laisse une grande place à la contradiction,ce n’est malheureusement pas le cas sur certains blogs dit libéraux,j’en cite un “Ne Cède Malis”les proprétaires de ce blog sont une intollérance inimaginable,ils n’auraient jamais permis de tels empoignades,encore une fois bravo Thierry.

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