François Guillot vient d’attirer mon attention vers un papier publié dans Les Échos qui, encore une fois, fait l’amalgame entre les blogs et le cinquième pouvoir, oubliant qu’il est certes là mais surtout ailleurs, entre nous. Voici encore une preuve que mon livre n’a pas été lu et encore moins compris (d’ailleurs l’auteur ne le cite pas et annonce la naissance du cinquième pouvoir… mettez-vous à l’heure).

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6 comments

  1. Fred says:

    T le meilleur Thierry !

    nous on sait bien que c’est toi qui lancé le cinquième pouvoir (je cherche sans relâche quel sera la sixième pour être aussi le premier à en parler ..)

    sinon ignacio en parle déja aussi .. en 2003 http://www.monde-diplomatique.fr/2003/10/RAMONET/10395

    mais c’est plus flou c’est vrai ..(et je sais pas il a abordé la question avec son ami fidèle 🙂 )

  2. La chronologie du 5e pouvoir est là :
    http://blog.tcrouzet.com/2006/12/24/chronologie-du-cinquieme-pouvoir/

    Ce n’est pas moi qui l’ai inventé et ni même Ignacio…

  3. Fred says:

    je te taquinais ..

  4. Swimmer21 says:

    Je pense qu’à un moment il est bon de renoncer à être écouté et même entendu. Alors la parole est fondée et peut développer son effet.

  5. Ax says:

    En politique une réalité n’est pas contenue dans l’intention de l’auteur, ce qu’il a voulu dire, mais dans l’usage qu’en font la masse et les plus puissants acteurs et lobbies.
    Si le 5e pouvoir, dans le livre, ne se restreint pas à l’action politique via les nouveaux médias et blogs, c’est l’usage qui en a été fait en France dans la campagne présidentielle. Il n’est donc pas tout à fait faux d’user de ce terme en référence à cet usage, qui est devenu prédominant sur les subtilités du livre.

    La confusion entre 5e pouvoir et blogs a été d’autant plus grande que tu as toi-même, au moment du lancement du 5e pouvoir, eu une action politique sur ton blog, liée à la présidentielle et à un candidat.

    Le 5e pouvoir a alors été repris par tous les militants politiques sur Internet, et assimilé à l’action militante chaque fois qu’elle est menée par des particuliers, (fût-ce des entités partisanes), et non par un gouvernement.
    En gros il a été assimilé au classique militantisme politique, relooké 2.0 ou 4.0.

    Le 5e pouvoir s’est alors transformé en une lutte des “anti-systèmes” contre “le système”, (ce qui est une forme d’essentialisme naïf), voire en une lutte des partisans d’un 3e candidat contre un challenger (vulgaire marketing politique), sans parler de tous ceux qui ont voulu faire leur business de nouveaux médias en utilisant cette notion, poussant le 5e pouvoir dans l’usage d’un outil en particulier.

    Tout ce qui, dans le 5e pouvoir, ne relève pas de la recherche d’une alternance politique, mais de la continuation de la politique par d’autres moyens que le militantisme, la protestation contre le gouvernement, et la course électorale, a de ce fait été occulté.

    C’est ce qui explique que, dans leur impact sur la société, le 5e pouvoir et le peuple des connecteurs sont contradictoires, même s’ils ne le sont pas dans le livre.

    L’un, le 5e pouvoir, a boosté le militantisme politique et est intervenu dans la bataille électorale ;
    l’autre, le peuple des connecteurs, enseignait à ne pas voter, ne pas manifester, ne pas se soucier des nouvelles de l’actualité, se soucier davantage du progrès des outils que des batailles politiques… Même si tu as aussi mis tout cela dans le 5e pouvoir, ce n’est pas l’usage qui en a été fait.

  6. Ax says:

    (A mon sens, une notion clé émerge dans le 5e pouvoir, bcp moins présente dans le peuple des connecteurs : celle de citoyen.

    Le citoyen c’est l’homme réduit à son rôle politique et sociale, à son insertion dans un système politique particulier.

    Parler de “citoyen” conduit à booster le militantisme politique, à faire de l’homme un animal politique, obsédé par les nouvelles politiques et la transformation du pouvoir politique.
    D’une certaine façon cette notion de citoyen a obscurci ce qui, dans le 5e pouvoir, relevait encore du peuple des connecteurs, dépassant le militantisme politique.

    Dans le peuple des connecteurs tu ne parles pas des citoyens mais des hommes. Leur champ de vie est beaucoup plus large que ce qu’ils font dans la cité politique et sociale.

    Dès lors, quand on ne restreint pas l’homme au citoyen, tout ce qui relève de la culture, des techniques, de la science, de la littérature, de la musique, de la biologie, prend une plus grande importance que le militantisme politique.

    Je crois que c’est cette notion de citoyen, à l’impact démultiplié par les “médias citoyens”, qui a fait du 5e pouvoir un livre plus politique et militant que culturel.

    C’est aussi pourquoi, avec le recul, je préfère le peuple des connecteurs. Parce que l’homme est plus intéressant que le citoyen, le créateur plus intéressant que le militant politique, l’homme passionné par la science plus intéressant que le militant qui répète chaque matin qu’il faut changer de président pour que tout aille mieux.)

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