Ma mise en question de l’art du blog ainsi que ma réponse aux critiques a suscité quelques doutes chez certains lecteurs et blogueurs notamment chez Michel Leblanc et Axel Karakartal. Je voudrais préciser ma position à l’aide d’une interview imaginaire comme en faisait André Gide.

— Pourquoi un blogueur qui continue à bloguer annonce-t-il que le blog est mort ?

— Je ne suis pas masochiste. Si je croyais que le blog était mort, j’aurais fermé le mien tout simplement. Je pense juste qu’une certaine forme de blog est morte, celle où tout le monde disait tout et n’importe quoi juste pour garder le contact avec ses amis. Il y a aujourd’hui des outils communautaires mieux adaptés, plus à la mode en prime.

Pour moi, bloguer est un art et non pas un business. Je pense d’ailleurs que le blog comme business est aussi mort, toujours parce qu’il y a des nouveaux outils de viral marketing comme de travail de groupe.

Pacco
Pacco

— N’allez-vous pas vous faire lyncher par les autres blogueurs ?

— Michel Leblanc dit que c’est ce qui arriverait à un danseur qui affirmerait la danse morte et tenterait de le prouver. Les impressionnistes ont proclamé l’art officiel mort et se sont fait lyncher. C’était un passage obligé pour inventer un art nouveau. Les romantiques avaient subit le même sort avant eux, les dadaïstes le subirent après. Au regard de la génération installée, la nouvelle génération apparaît souvent comme destructrice. Je veux bien détruire la forme 1.0 du blog pour participer à la construction de la 2.0… même si je ne la connais pas encore.

Une chose est sûre : si nous autres blogueurs ne questionnons pas notre pratique, nous ne la feront pas évoluer. Le retour réflexif peut être mauvais si nous nous y abandonnons à longueur de temps mais je crois que nous devons nous y exercer par intermittences. C’est juste ce que j’ai fait, à la suite d’autres blogueurs d’ailleurs.

— Vous continuez donc à bloquer ?

— Certains aimeraient peut-être que j’arrête et que je leur laisse dire que le blog est un must do pour toutes les entreprises et tous les individus. Je ne vais pas leur laisser le terrain libre.

Au début d’internet, des tonnes de web agencies se créèrent pour abuser les gogos. Aujourd’hui, il se produit la même chose avec les blogs agencies. Comme créer un blog ne demande pratiquement aucune compétence, beaucoup de gens y voient un business avantageux. Pour rien au monde, ils ne veulent entendre que le blog est mort comme outil marketing.

D’ailleurs, je ne le pense même pas. Un blog est maintenant un site comme un autre. S’il touche une cible identifiée, s’il a de l’audience, il peut avoir un impact marketing. TechCrunch est un excellent exemple. Mais le premier blogueur venu ne deviendra pas Michael Arrington. Il ne suffit pas d’ouvrir un blog pour faire la différence. C’était possible à l’époque où, dès qu’une entreprise ouvrait son blog, il y avait un journaliste pour le signaler. Pour l’impact, il vaut mieux sauter sur les nouvelles technologies. Le blog permet en revanche un travail de fond. Il exige beaucoup de patience ce qui est souvent contradictoire avec les impératifs mercantiles.

— Allez-vous donc devenir un blogueur intégriste ?

— Ça n’a pas de sens puisqu’un blog est un site comme un autre. Il n’y a pas de forme canonique du blog. Au mieux peut-on dire que sur un blog des billets sont publiés suivant une chronologie inversée et que les commentaires sont ouverts.

Je suis attaché à cette forme. Elle m’apporte beaucoup. D’une certaine façon, elle me procure de la joie. Je ne suis pas prêt à la lâcher.

— Pourquoi alors avez-vous généré une version PDF de votre blog 2006 ?

— La forme blog est pratique pour ceux qui lisent quotidiennement ou débarquent au hasard sur un billet via les moteurs de recherche. C’est un mode de lecture attaché à l’instantanéité de la publication, mode de lecture proche de celui que nous pratiquons avec la presse. Les nouveaux articles viennent en quelque sorte effacer les anciens dans une course à la nouveauté.

Je n’ai pas une démarche journalistique mais plutôt d’auteur. J’estime que mes billets racontent une histoire, construisent peu à peu une vision du monde (en tous cas la mienne). L’actualité s’y retrouve parfois, peu souvent d’ailleurs, mais pour servir d’exemple à l’exploration des idées. Je ne cherche pas à informer mais à réfléchir sur le monde.

C’est pour cette raison que j’ai effectué un « reverse bloging » en remettant, à l’aide d’un PDF, mon blog dans l’ordre d’écriture, virant au passage les billets trop attachés à la temporalité fugitive. En devenant un diary (pour ne pas dire journal et engendrer des confusions), mon blog sonne différemment je crois.

Nous avons deux possibilités de lecture : LIFO (last in, first out) et FIFO (first in, first out). Le blog est traditionnellement du LIFO (je lis le dernier article publié). Mais nous avons aussi le choix de générer une version FIFO (a posteriori, je lis dans l’ordre d’écriture et je vois si tout cela se tient et avance).

Nous pouvons imaginer d’autres modes, en essayant de multiplier l’hypertextualisation et en donnant à nos textes un caractère plus organique. J’essaie de lier mes papiers le plus possible mais l’exercice est laborieux. Il faudrait un système intelligent qui renvoie systématiquement vers les textes connexes que nous avons déjà écrit. Ce système devrait, par ailleurs, tenir compte de ce que le lecteur a déjà lu pour lui offrir toujours de nouveaux chemins de lecture. Je rêve de lire les auteurs classiques de cette façon (bientôt nous disposerons de tels outils et nous découvrirons la littérature mondiale sous un nouveau jour).

— Pourquoi avez-vous édité une version papier ?

— J’aurais pu me contenter de ma version FIFO en PDF mais je l’ai aussi publié sur lulu.com parce que l’encre électronique n’est pas encore là (le dernier lecteur Sony a fait un flop). Quand cette encre sera disponible, il ne servira plus à rien d’imprimer des livres. En attendant, il est difficile d’avoir un rapport fort avec des textes longs sur écran. C’est en tout cas mon expérience et je crois que beaucoup de gens la partagent. L’écran est parfait pour le LIFO propre au blog et à la presse mais il n’est pas adapté au FIFO.

L’encre électronique nous promet d’unir les deux mondes, et même le troisième que j’évoquais. Alors les livres papiers n’auront plus lieu d’être. C’est pour bientôt mais ce n’est pas encore là.

J’ai lancé une maison d’édition en ligne en 2000 en croyant que cette technologie serait courante l’année suivante. Nous attendons encore mais, quand cette technologie arrivera, le monde de l’édition sera aussi secoué que celui de la musique par le MP3.

— Vous avez affirmé qu’aucun blogueur n’avait jamais réussit ? Quel est votre étalon pour mesurer la réussite ?

— Dans mon article, je parlais de la réussite comme vedette : visible, connue, reconnue… Je parlais de cette réussite qui brille et qui peut donner envie à d’autres de connaître la même. Le Meur a gagné cette visibilité, Arrington aussi, Scoble… il y en a d’autres mais ils sont surtout visibles dans un microcosme 2.0.

Grâce à des gens comme eux, le phénomène blog s’est propagé. Grâce à des succès d’audience, parce qu’ils ont fait parlé d’eux dans les médias, des millions de gens ont eu envie de bloguer même si eux-mêmes avaient souvent des ambitions plus modestes. Nous avons besoin de succès pour maintenir l’intérêt. Je n’ai jamais dit que tout le monde devait avoir du succès.

Je suis sûr par exemple qu’il y aurait beaucoup moins de films si jamais aucun film n’emportait une audience d’une certaine ampleur. Il faut des locomotives dans tous les domaines. Je ne crois pas à un monde nivelé par le bas, où chacun bloguerait par pur plaisir. La concurrence comme la controverse sont positives et nécessaires.

— Mais un romancier qui vent 3 000 exemplaires par an, ce qui n’est déjà pas si mal, est moins visible que beaucoup de blogueurs !

— Croire ça est une illusion. Quand un romancier a 3 000 lecteurs, il a 3 000 lecteurs qui ont lu 200 ou 300 ou même 500 pages de lui. Un blogueur qui reçoit 3 000 visiteurs par mois donne à lire beaucoup moins à chacun de ses lecteurs. Pour comparer avec un auteur, il faudrait connaître le nombre de gens qui lisent disons 90 % des billets sur une année.

Je n’ai aucune idée de ce nombre pour mon blog. Sur 15 000 visiteurs différents par mois, combien reviennent tous les jours ? Moins de 1 000 à coup sûr. Donc, au mieux, j’ai trois fois moins de lecteurs qu’un romancier moyen. Par rapport à un auteur un peu visible, qui vend plus de 50 000 livres par an, je n’existe pas. En terme d’audience de masse, pris un à un, les blogueurs ne pèsent pas, sauf exception. Je voudrais que de telles exceptions se multiplient pour motiver les réussites moins quantitatives.

— Vous n’avez donc jamais parlé de la réussite en soi.

— Je combats sans cesse l’essentialisme, je serais bien embarrassé pour définir la réussite, elle est relative à chacun. Par exemple, j’estime réussir avec mon blog.

  1. Une communauté s’est créée et je crois que nous nous stimulons les uns les autres (même les nombreux lecteurs qui ne postent jamais de commentaires, les plus nombreux à vrai-dire). En tout cas, ça me fait beaucoup avancer. Je suis souvent pressé de revenir devant mon écran pour découvrir les critiques des uns et des autres.
  2. Je suis d’autant plus heureux quand je découvre des gens en désaccord avec moi. Je parais souvent énervé, excédé même, mais je suis obligé de m’expliquer et de prendre en compte des points de vue éloignés des miens. C’est un enrichissement énorme pour moi.
  3. J’ai rencontré de nouveaux amis, nous avons des projets de boîtes, de BD, de livres, de voyages, de révolutions…
  4. Nous créons peu à peu un réseau au travers duquel des idées circulent… pas toujours aussi vite que je le voudrais mais les choses avancent.
  5. J’ai l’impression de participer à une entreprise plus grande que moi. C’est un sentiment assez exaltant pour l’athée que je suis.
  6. Les hommes politiques comme les entrepreneurs s’intéressent à ce qui se dit ici. C’est important, ça signifie que nous sommes dans la réalité, que nous pouvons la transformer.
  7. J’ai des lecteurs. C’est très important pour quelqu’un qui, comme moi, a consacré sa vie à l’écriture.

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25 comments

  1. Ax says:

    Au sujet d’une évolution possible de la forme blog, pour moi ce qui reste indépassable c’est ce que dit Angelo Ingrid :

    “You are in total control. You are writer, editor, publisher, and marketing expert. You have the freedom and responsibility for the entire production and distribution of your material”

    Lorsque je vais sur MySpace, je trouve bcp d’agréments, plus de 1500 contacts en deux mois, plus d’échanges sociaux via les commentaires et mails privés que sur mon blog, mais à tout moment MySpace peut clôturer mon compte (ou faire faillite, remplacé par un autre réseau social). Je perds alors mon référencement, mes contacts (l’export est long et fastidieux, donc globalement on ne double pas le carnet d’adresses, sauf pour les contacts quotidiens), tous les outils de diffusion.

    Quelle que soit la façon dont le blog va évoluer, il me semble nécessaire de garder, pour ceux qui le souhaitent, la notion d’espace éditorial total, entre les mains d’un seul auteur (qui au besoin peut inviter ponctuellement des collaborateurs, mais sans perdre le contrôle éditorial du domaine).

    “Quand un romancier a 3 000 lecteurs, il a 3 000 lecteurs qui ont lu 200 ou 300 ou même 500 pages de lui.”

    A nuancer un peu.

    Avec les outils stats, on constate en effet que sur 5000 lecteurs d’un blog, seulement une poignée clique sur un lien ou une vidéo dans un article. ça en dit long sur les autres, qui survolent les articles et ne lisent pas tout d’un blog.

    Mais pour un roman, il n’existe pas de mouchard électronique nous renseignant sur le comportement de l’acheteur. Combien d’acheteurs lisent le livre ? Combien finissent le livre ? Ce n’est pas 100% c’est certain.

    Sans compter que bcp de livres sont offerts, et ces cadeaux non souhaités sont encore moins lus que les livres achetés pour soi.

    Il faut aussi prendre en compte ces gros vendeurs de livres que sont les groupes genre France Loisir etc. Combien de gens dans les campagnes sont abonnés au Grand Livre du Mois, et n’osent pas résilier l’abonnement alors qu’ils ne lisent jamais les livres ? Les maisons pleines de livres non lus c’est assez courant.

    Si je fais un petit exercice mental des maisons que je connais, dans ma famille ou chez mes amis, pas plus d’un livre sur 3 ou 4 présent dans une maison a été lu.

  2. Seb says:

    Ne serait-ce pas pluto LIFO et non LILO ? (last in first out, le premier lu est le dernier paru)

    A part ça, réflexion intéressante même pour un non-blogueur 😉

  3. Oui c’est LIFO je corrige 🙂

  4. @AX… c’est pour ça que j’ai parlé de lecteurs et pas d’acheteurs… je veux juste dire qu’on a du chemin à faire. Le jour où un blogueur français aura 50 000 lecteurs assidus ce sera super.

    Quant à la maîtrise de son espace, elle n’est pas liée à la forme blog mais à tous les sites web du moment qu’ils sont décentralisés. Reste maître chez soi est capital voilà pourquoi je trouve que Facebook, Twitter, MySpace… sont des régressions centralisatrices.

  5. Très intéressant encore le billet d’aujourd’hui. Effectivement il donne pas mal à méditer…
    Et en quelque part, je pense qu’il y a de fortes chances à ce que le blog évolue comme Thierry l’a écrit !
    Tenir un blog demande énormément de temps, de patience, de courtoisie, une forme de compassion aussi vis à vis des critiques ou des différences inhérentes propres à chaque lecteur.
    Je pense donc, que le blog est effectivement un outil extrêmement intéressant et qu’il va nécessairement évoluer avec le temps.
    Au début, comme tout, c’est toujours amusant d’avoir son blog et de le faire partager à son propre réseau, famille, amis, relation de travail etc.
    Mais bon, ça va un temps. Car justement ça demande beaucoup de temps. Au début, votre entourage trouve que c’est une bonne idée. Ils vous font plaisir en vous laissant quelques commentaires. Puis à la longue, ils finissent par en avoir marre !
    Par contre si notre objectif est de faire évoluer les choses, par l’intermédiaire justement du ou des réseaux, il y a comme le dit si bien Thierry :

    ” Une communauté s’est créée et je crois que nous nous stimulons les uns les autres (même les nombreux lecteurs qui ne postent jamais de commentaires, les plus nombreux à vrai-dire). En tout cas, ça me fait beaucoup avancer. Je suis souvent pressé de revenir devant mon écran pour découvrir les critiques des uns et des autres.
    Je suis d’autant plus heureux quand je découvre des gens en désaccord avec moi. Je parais souvent énervé, excédé même, mais je suis obligé de m’expliquer et de prendre en compte des points de vue éloignés des miens. C’est un enrichissement énorme pour moi.
    J’ai rencontré de nouveaux amis, nous avons des projets de boîtes, de BD, de livres, de voyages, de révolutions…
    Nous créons peu à peu un réseau au travers duquel des idées circulent… pas toujours aussi vite que je le voudrais mais les choses avancent.”

    Et ça franchement c’est formidable ! Je ne sais pas, moi non plus, combien il va falloir de temps pour faire en sorte que ces nouveaux “blogueurs Fous” arrivent à une certaine indépendance financière, véritable nerfs de la guerre, comme ailleurs dans la société… (A propos du peuple des connecteurs…)
    Mais, je crois dur comme fer, qu’internet, et le blog en particulier peut être l’arme idéale du guerrier de la paix, propre à notre XXIème siècle qui sera spirituel ou ne sera pas…” En ce sens certes, ce n’est ni Thierry ni même nous tous qui avons inventé le fil à couper le beurre… (Du moins qui avons inventé cette idée du blog…) Mais on est en train de sacrément bien s’en servir !!! A suivre…

    Amitiés 😉

  6. Garbun says:

    “Reste maître chez soi est capital voilà pourquoi je trouve que Facebook, Twitter, MySpace… sont des régressions centralisatrices.”

    Pourquoi ne fais-tu pas un myspace décentralisé ?

  7. @ Garbun, ce que tu proposes n’a aucun sens et pour cause, puisque le propre de cette idée c’est justement le ou les réseaux, tu comprends… ?

    Amitiés 😉

  8. Non, Garburn a raison… c’est possible !

    Mais c’est un travail de fou et sans revenu faut pas y penser… et comme si c’est décentralisé personne ne sait trop comment gagner de la tune… tu vois le problème.

  9. Garbun says:

    Si, ça a du sens, bittorrent par fonctionne grace au reseau et n’est pas centralisé (chacun a un soft), il n’y a pas de noeud central ou de point de controle, de même qu’Internet dans sa globalité.

    Un myspace décentralisé pourrait fonctionner exactement de la même manière.

  10. Garbun says:

    Merde, doublé… 😉

  11. Garbun says:

    En revanche je ne pense pas qu’il faille vraiment d’argent, si on se débrouille pour que ce soient les utilisateurs qui créent le contenu. Par contre en effet ce serait une gajeure de programmation.

  12. Vous avez pas marre du phénomène super marché ??? Il faut revenir aux petits commerces. Ca peut marcher et tout le monde peut y trouver son compte, sans devenir pour autant millionnaire, mais vivre correctement et sans souci pécuniaire ça serait cool… Non… ?

    Chacun, sa petite entreprise, comme dans le passé, mais avec les moyens d’aujourd’hui… Pourquoi pas ???

    Créer un phénomène de quartier par des blogs, ici Thierry, ici Hugues, Garbun, Isa… Chacun proposant ses services, sans que ni l’un ni l’autre vienne concurrencer la qualité ou le travail de son voisin. A condition, que nous convenions tous de la qualité de ces mêmes services… Ce qui demande un peu de compassion et d’ouverture, vis à vis de nos même différences, inaptitudes, faiblesses… Le réseau faisant la force, le plus faible aidant le plus et le plus fort aidant le plus faible à se construire réciproquement…Vous me suivez… ?(Non non, je ne me suis pas trompé ! Nous croyons que c’est toujours les plus grands qui aident les plus petits, ce n’est pas vrai. Mais pour le comprendre il faut un peut grandir, redevenir HUMAIN !) Il n’y a pas de plus fort ou de plus faible… Il n’y a qu’un manque de connaissance. C’est souvent ce qui fait toute la différence…

    Amitiés 😉

  13. Ax says:

    Garbun, qu’appelles-tu un myspace décentralisé ?

    du moment qu’on ne possède pas le nom de domaine c’est centralisé.

    Donc il faudrait un myspace où chacun aurait son nom de domaine, au lieu d’avoir myspace.com/xxx…

    Le principal atout de myspace sur les blogs, c’est de pouvoir ajouter un grand nombre de contacts.

    Et de rencontrer des gens qui ne pourraient investir du temps pour faire un blog. Ce que j’apprécie sur myspace, c’est qu’on n’y rencontre pas que des blogueurs.

    donc même en imaginant des outils améliorant les échanges sociaux entre blogs classiques, on n’aurait pas l’équivalent de Myspace, car on aurait seulement des contacts entre blogueurs, alors que myspace est un carnet d’adresses où tout le monde est présent, blogueur ou pas.

    Il faudrait donc:

    1 : un système où chacun pourrait enregistrer un profil mais avec son propre nom de domaine, gage de sa liberté “décentralisée”. ça a un coût: un nom de domaine n’est pas gratuit. Tu restreins donc le concept à ceux qui sont prêts à payer 7 euro par an le nom de domaine.

    2: un système accélérant la mise en relation de ces profils.

    Mais en fait quand tous ces éléments sont disjoints, la force d’attraction de l’outil est moindre.
    Par exemple, MyBlogLog est l’équivalent d’un myspace entre blogs décentralisés. Mais c’est bcp moins attractif que myspace, notamment pour naviguer entre profils.

  14. Ax says:

    “Quant à la maîtrise de son espace, elle n’est pas liée à la forme blog”

    j’appelle blog tout site personnel.

    la forme blog orthodoxe, avec un simple flux de billet, le plus récent en premier, sans architecture ni hiérarchisation éditoriale, est limitée et perfectible.

    WordPress est mal conçu, car à moins de bidouiller le code php tout billet écrit passe en colonne principale ; il faudrait pouvoir diriger tel ou tel billet uniquement vers une colonne latérale ou un bloc placé à tel endroit du site, comme on peut faire avec Mambo/Joomla.

    Ce que tu fais maintenant pour tes brèves mais ce n’est pas un système natif de wordpress.

    D’ailleurs si tu pouvais donner le code PHP pour écarter une catégorie de la colonne centrale ce serait bien 🙂

  15. @ Garbun pourquoi reproduire : “Pourquoi ne fais-tu pas un myspace décentralisé ?”

    Ce qu’il faut c’est :

    1 – Avoir son propre espace à soi. (Etre indépendant tout en étant reliés !)
    2 – Pouvoir en vivre. (En conscience !)
    3 – Agir localement grâce à tout cela pour le cinquième pouvoir (L’évolution de la société, sans passer par le côté obscur du système déjà existant !!!)
    4 – Le tout, de manière à garder sa liberté, pour ne plus reproduire la relation maitre esclave – Le peuple et l’état via les banques !

    Ceci est possible. Et ce n’est certainement pas l’open source (Le tout gratuit sur la toile qui nous permettra de nous affranchir du monde réel – Loyer exorbitant, manque de travail, obligation de payer nos factures etc.)
    Je ne pense pas que le tout gratuit puisse favoriser l’humain sur le long terme, à moins de mettre en place une pseudo économie en parallèle. Nous en revenons donc à la case départ “Pognon” comme énuméré en 2 !
    On a beau tourner virer dans tous les sens nous en revenons toujours au problème du fric !!! Donc… Nous sommes obligés de pactiser avec le Diable !!!
    Ce qui remet tout en cause vis à vis du cinquième pouvoir. Il y a donc bel et bien quelque chose qui ne tient pas.
    Et ce qui ne tient pas c’est UNIQUEMENT la relation que nous établissons entre nous mêmes et l’argent vis à vis du pouvoir via l’égo !

    Et voilà comment le pouvoir nous tient !!!!

    Excellente méditation…

    Amitiés 😉

  16. Donc, si je comprends bien, le fait d’avoir un superméga téléphone chez soi doit obligatoirement nous faire gagner du pognon ?! Une partie de l’information est monnayable ; quand je téléphone à ma mémé, je ne vois pas comment lui soutirer de l’argent et réciproquement.

  17. @ Henri,

    Mais qu’est-ce que tu as bu ce soir, doudou dis donc ? Certainement pas oasis, oasis, c’est bon c’est bon…
    Fumer les cheveux de la mémé, c’est pas bon tu sais… (Je plaisante 🙂 )

  18. @ Henri, non sérieusement, ne fait pas semblant de ne pas comprendre, tu sais très bien que mon analyse est possible, à moins que tu te caches la face, ou que tu sois idiot.
    Mais pour ma part j’en doute ! La langue de bois ne fait pas avancer le smilblic. Et moi personnellement, comme beaucoup de personnes, je n’ai plus de temps à perdre !

    Si j’ai tord, ok, prouve moi le, ou propose autre chose qui puisse à toutes et tous nous faire avancer… (Tu sais bien au fond de toi qu’il n’y a pas d’autre solution pour faire reculer la destruction de notre planète, les guerres, le pouvoir, la pollution etc. Tout est lié !)

    La politique est morte. Tous des vendus avec les banquiers ! Donc on fait comment ????

  19. Paul.de.Montreal says:

    > Pour moi, bloguer est un art et non pas un business.

    🙂
    Pour moi, lecteur lambda ca reste aussi un business quand je voit les couvertures de tes derniers livres (en librairie) en page principale de ton blog.

    > Je pense d’ailleurs que le blog comme business est aussi mort, toujours parce qu’il y a des nouveaux outils de viral marketing comme de travail de groupe.

    Tu vas te faire encore plein de nouveaux amis avec ca. lol

    Je “connais” un coach Alain Thériault qui a un site web et deux blogs sur des themes differents (le coaching et la start up). Je lui avais conseillé de rationaliser un peu tout cela pour des considération de temps (1 seule personne) mais à la limite pourquoi pas ? avoir un email, un site web, un blog, un Myspace et puis aussi un téléphone fixe, un céllulaire, une adresse postale et un visage pour les contacts en face à face.

  20. Paul.de.Montreal says:

    Le coupier-coller peut même être automatiser avec le Xml & co.

  21. @Paul Tu parles d’un business. C’est plus pour dire ce que je fais, pour donner au gens d’en savoir plus… pas pour gagner des tunes. Si c’est un business, ce le business de ma personne… alors tout ce que nous faisons dès que nous ouvrons la bouche est un business. Si tu veux. Quand je parle de business, c’est des boîtes qui cherchent à gagner beaucoup de tunes avec les blogs comme approche marketing.

  22. nougatine says:

    bon, alors, pas facile de naviguer dans vos idées… j’adhère d’emblée à la nécessité d’un nouveau pouvoir à diffuser sur le web porteur de nouvelles réalités… mais voilà je ne vois pas beaucoup de choses changer sur le web depuis quelques années à part quelques sites porteurs… j’y vois surtout invisibles aux non initiés d’énormes masses de fric louvoyer en surface ou en souterrain… quand à la technicité que vous évoquez, elle m’échappe totalement mais il faut bien s’appuyer sur la réalité intrinsèque d’un système pour tenter de le maîtriser… car après tout si je comprends bien il faut prendre le pouvoir… qu’il soit cinquième ou ènième…. il faut le dominer… je ne sais plus qui a dit : “je ne sais qu’une chose, c que je ne sais rien”… c sûr que pour bloguer il faut du temps et le pouvoir de la volonté, être mû par un but caché ou avoué, pas forcément avoué à soi-même, parfois caché aux autres sans avoir l’air d’y toucher… bref bloguer je m’y suis mise sur la conviction de mon ami Hugues André qui m’a initiée au 5ème Pouvoir de Thierry que je remercie ici puisqu’il est ravi de retourner à son ordi pour voir ce que les autres vont lui apporter… c’est vous deux qui avez ouvert mon esprit à cette illusion stationnaire que le monde peut changer… et qu’il ne tient qu’à nous de la faire bouger ! “change ta vue du Monde et le Monde changera”… autre expression de l’univers du blogger… mais peut-il y avoir 5ème, Enière ou nouveau pouvoir s’il n’y a pas compassion, ce mot qui revient souvent dans la bouche de Hugues André, essence du Vide éclairé de la pensée bouddhiste… Perso je dis NON… et peut-être les véritables solutions, qu’elles soient techniques, philosophiques, humanistes, viendront au Peuple des Collecteurs lorsqu’ils se situeront vraiment dans la compassion… Merci à Hugues André qui m’a fait connaître Thierry… j’ai mis ce 5ème fabuleux Pouvoir encore à naître au service des animaux qui sont dans une grande détresse partout dans le Monde. Le résultat de cette initiation est en train de naitre http://www.unanimus.fr/index.htm et j’ai fini par m’y mettre André, sans savoir si c centralisé ou pas http://www.unanimus.over-blog.com mais over-blog bonjour les crises… enfin c pour mes 4 pat protégés, tout est gratos, ya rien à payer et tant pis pour le temps passé… la technicité, centralisé, décentralisé, tout ça, on verra… mes pages blog je les enregistre toutes sur un .doc si mon boulanger overblog ferme j’ai toutes mes baguettes sur mon ordi j’irai ouvrir une boulangerie ! bonjour du petit “Peuple des Veilleurs” aux grands frères du Peuple des Connecteurs ! Hugues André, stp, joue nous la compassion c’est ta plus belle des chansons… continues à nous la jouer car le pouvoir c’est super mais remplacer un pouvoir par un autre sans compassion c pas la peine d’essayer… d’avance c rapé !

  23. A Hugues2 dans l’espace alias Hugues André si j’ai bien compris:
    « La politique est morte. Tous des vendus avec les banquiers ! Donc on fait comment ???? »
    Je n’ai pas la solution ni les solutions, et en admettant que je les ai il reste 99 % du chemin pour que les choses changent.
    Il me semble que Casabaldi a parlé d’une ou deux banques d’un nouveau genre qui travailleraient de façon complètement différentes des banques multinationales que nous connaissons. Il serait peut-être possible de lancer un boycott envers ces multinationales.
    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un client ( même modeste – surtout modeste ) perdu, correspond à un arrachage de poil pour eux. Si une banque perd relativement rapidement 10% de clients, elle ne se fera pas de mourrons, elle meure.
    C’est une piste.

  24. Iza says:

    “à moins de mettre en place une pseudo économie en parallèle”…

    il me semble qu’on fait un peu ça, non ? une économie du don, de la relation, du lien social… bon pardon, je rève un peu, je rentre d’un WE de rève (en voilà une idée qu’elle est bonne pour claquer les vilains sous durement gagnés 🙂 )

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