Ma critique de l’université d’été du Modem a suscité beaucoup de commentaires tant ici sur mon blog que sur Agoravox. Comme j’en ai l’habitude, je vais essayer de répondre à tous en même temps.

Pacco
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  1. La diversité des réactions, allant des encouragements aux insultes les plus directes, me prouve au moins que les militants du Modem ne forment pas une masse homogène. C’est positif pour un mouvement qui se cherche. J’ai poussé une gueulante notamment pour célébrer la différence et faire tout pour qu’elle continue de s’exprimer.
  2. Il est vrai que nombre de mes critiques valent pour les autres partis. Mais j’ai critiqué le Modem parce qu’il est en devenir et que nous pouvons influer ce devenir. Je rappelle pour l’anecdote que j’ai suggéré à François Bayrou de dissoudre l’UDF dès le 2 janvier 2007. Je reste persuadé que, s’il l’avait fait alors, il serait Président aujourd’hui.
  3. Le Modem est unique dans le paysage français parce qu’il est justement encore ouvert et influençable. Les autres partis sont soit tenus de main de maître et fermés, soit accrochés à des idéologies désuètes. Je m’intéresse au Modem parce que je crois qu’il peut être novateur et j’aimerais qu’il le soit. S’il se contente de s’occuper de réformes techniques comme le non-cumul des mandats, il n’ira pas loin.
  4. Nous avons besoin de changer de méthode politique. Ce n’est pas une lubie de ma part, un dada marketing. Le monde d’aujourd’hui ne peut plus se gouverner par une approche top-down. Il ne s’agit pas de changer de méthode pour le plaisir mais parce qu’il en va de l’avenir du monde. Quand j’entends dire que la nature humaine ne changera pas et que les hommes ont besoin de chefs. Je réponds « Très bien : attendons-nous à des guerres terribles qui ramèneront la population mondiale et la complexité à un stade où ces chefs pourront s’exprimer à nouveau. » Mais comme je ne veux pas de cette régression, je milite pour une politique moderne, où les préoccupations électorales ne sont pas la seule priorité.
  5. À quoi bon être élu pour appliquer peu ou prou les mêmes méthodes que les autres. Nous avons besoin d’un changement radical, pas de petits ajustements. Voilà pourquoi je pense qu’il faut créer un mouvement d’idées en priorité puis, en second temps, se préoccuper des postes électifs. Ce n’est qu’une fois que le mouvement d’idées aura pris une ampleur sans précédent qu’il faudra se préoccuper de changer les choses sur le terrain. Si l’on va sur le terrain avant d’avoir des idées neuves, on fera sur le terrain comme les autres. Pour l’instant, les idées de Bayrou ne sont pas originales, juste sur la bonne voie, il faut aller beaucoup plus loin.
  6. Je n’ai pas fait de nuances en parlant de médiocrité mais je n’ai pas l’habitude de mâcher mes mots. Je me moque qu’on me traite de médiocre à mon tour. Nous sommes si habitués au politiquement correct, à l’enrobage marketing, que, dès que quelqu’un dit ce qu’il pense, on lui suggère de se taire. Je ne suis pas encore découragé. En tant qu’antiessentialiste, je ne peux pas penser une seconde qu’un ensemble de gens soit médiocre. Chacun de nous, un à un, peut être médiocre ponctuellement, moi, par exemple, quand il s’agit de communiquer. Je rappelle que ma sortie ne visait pas les militants mais le militantisme qui peut facilement conduire à la médiocrité (panurgisme, fusion, idolâtrie…).
  7. Je persiste et je signe. Vouloir atteindre le pouvoir pour imiter les autres, c’est médiocre. Je pense même que si le Modem faisait sienne cette médiocrité il n’atteindrait pas le pouvoir.
  8. Certains ont cru sentir que j’étais blessé, que je réagissais comme un amoureux déçu. Je voudrais les rassurer. Je n’ai jamais été amoureux de François Bayrou. J’ai apprécié ses idées durant la campagne présidentielle, je leur ai donné forme à ma façon, mais je n’ai pas oublié de critiquer. Je crois d’ailleurs que Bayrou accepte les critiques les plus vives, en tout cas il n’a pas le choix s’il veut inventer la politique de demain.
  9. D’autres ont pensé que j’étais jaloux de ne pas être un cadre du Modem et de ne pas être sur la scène. Il est vrai que j’aime la scène et que j’aime discuter des idées qui me paraissent importantes. En fait, je suis terriblement frustré de voir qu’un immense potentiel de changement git inexploité. Sinon oui je suis ambitieux, orgueilleux, prétentieux… dans le cas contraire, je ne serais sans doute pas écrivain, je n’accepterais pas de parler en public, je n’ouvrirais pas ma gueule pour un oui et pour un non. Est-ce mal d’être ambitieux ? Mais jaloux du Modem actuel non… Je serais juste jaloux si je voyais un Modem novateur duquel je serais tenu étranger.
  10. Aujourd’hui aucun parti en France ne m’attire. Christophe Grébert a fait le bon choix en se présentant à la mairie de Puteaux en candidat citoyen. Le Modem devrait le soutenir.
  11. Une politique collaborative ne peut être déployée qu’au niveau local. À l’échelle globale, les élus n’ont aucune latitude et aucun impact. Voilà pourquoi j’ai parlé de l’inutilité du vote pour nommer les grands manitous. À l’échelle locale, le vote continue d’avoir du sens, même s’il n’est pas le seul moyen de s’engager.
  12. Si vous avez un problème d’urbanisme dans votre commune, que votre maire ne le règle pas, c’est votre devoir d’agir. Si toutes les communes règlent leur problème, le problème est par là-même réglé à l’échelle globale. Grébert nous montre une des façons de mettre les mains dans le cambouis.
  13. D’autres lecteurs ont dit qu’ils ne voyaient pas comment une organisation horizontale pouvait fonctionner en politique. S’il faut attendre que quelqu’un adopte ce modèle pour y croire, il ne sera jamais adopté. Dans mes livres, j’ai donné de nombreux exemples de telles organisations : internet, Visa, Wikipedia… La politique n’est pas un monde à part. Juste en retard, elle doit apprendre à son tour à gérer la complexité. Je n’ai jamais dit que ce serait facile, que nous connaissions la recette, mais si nous n’essayons pas autant aller s’inscrire à l’UMP ou au PS et laisser le monde se consumer dans la crise de la complexité. J’ai encore l’espoir qu’un parti comme le Modem tente l’aventure et qu’il ait une véritable ambition. Bayrou lui-même n’a-t-il pas souhaité un changement de paradigme ? Il ne s’agit pas pour moi de se limiter aux mesures techniques. Par exemple, l’ouverture ne doit pas se limiter aux autres partis mais avant tout aux autres hommes. L’ouverture politique doit prendre modèle sur l’open source en informatique.
  14. Faire de la politique ne se résume pas à militer dans un parti, c’est essayer de changer le monde. On peut le faire en étant élu, en faisant du lobbying, en propageant de nouvelles idées, en boycottant des produits… Nous ne changerons le monde qu’en cumulant un ensemble de méthodes (être élu n’est pas un passage obligé, juste un passage possible dans la configuration actuelle de la société). Cette façon de voir la politique explique pourquoi j’ai un peu tiré sur les colleurs d’affiches… car ils placardent la figure des candidats sur les murs alors que les candidats sont moins importants que les idées qu’ils représentent. Mais je conviens qu’on ne peut pas coller des idées… quoi que, sur internet, c’est un peu ce que nous faisons.
  15. Un parti politique n’a pas besoin de managers mais de leaders. J’ai longuement discuté de ce point dans Le cinquième pouvoir. Un leader donne le cap, il n’a pas besoin d’être en plus celui qui se présente aux élections, les compétences requises ne sont pas identiques. Je crois même que les fonctions de leader et de manager devraient être séparées.
  16. Je serais médiocre parce que je n’ai pas critiqué le modem sur le fond… sur, par exemple, sa vision de l’international. Je pense que le fond n’est pas là, que le fond est d’abord philosophique. Une fois la philosophie en place, il devient possible d’avoir un discours sur le reste. Sinon la politique se résume en une succession de réactions qui, prises dans leur ensemble, sont incohérentes. Nous assistons à ce spectacle depuis trop longtemps. Nous ne devons pas écrire une idéologie inaltérable mais, à chaque problème, réagir en fonction de l’idéologie provisoirement établie.
  17. Certains m’ont même demandé de tenir bon et de garder un pied à l’intérieur du Modem. Je vais vous faire une confidence. En janvier dernier, François Bayrou m’a téléphoné un jour en me disant qu’il avait besoin de toutes les énergies pour l’aider. Je lui ai dit que je ne pouvais pas me rallier comme l’avait fait Loïc Le Meur avec Sarkozy mais que je publierais sur mon blog mes idées. C’est ce que je fais depuis.
  18. Un autre aveu. Quelques jours plus tard, je me suis dit que je pouvais en faire plus. J’ai envoyé un mail à Bayrou pour lui offrir les services de quelques francs-tireurs du web, volontaires pour l’aider à mener une campagne disruptive. Je n’ai pas eu de réponse. Est-ce pour cela que je suis aussi raide aujourd’hui ? Peut-être, je ne le nie pas, je suis faillible comme tout le monde. Mais j’espère que je défends ma position pour des raisons plus nobles.

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44 comments

  1. CedricA says:

    Merci Thierry pour ces critiques que personnellement je trouve très constructives.

    (5)(14) Un parti politique n’a pas les moyens d’exister sans élus (c’est sa raison d’être d’ailleurs). Si je veux préparer demain, il faut dès aujourd’hui toucher des réalités du rôle d’élus, pour en connaitre l’étendu des possibles. Ne jamais oublier que les électeurs ne sont absolument pas sensibles aux révolutionnaires. Il y a donc des passages obligés “actuellement” pour pouvoir demain agir en politique.

    (11) Si tant est que l’on puisse accéder aux leviers du pouvoir en étant élu, reste à voir quel est l’ampleur de notre liberté d’action au sein d’un conseil municipal, d’une collectivité territoriale, d’une équipe de fonctionnaires coincés par des règles extrêmement contraignantes, de la force de l’habitude, des intérêts des plus puissants.

    (13) Je cherche un juste milieu entre une manière de faire de la politique autrement, en réseau et non plus en pyramide, et la réalité qui ramène bien vite à des contraintes très terre à terre. Je n’ai pas encore trouvé et votre réponse à Seignosse m’a laissée sur ma faim. Mais promis, je continue à chercher.

  2. GuillaumeD says:

    Merci beaucoup, monsieur Thierry Crouzet.
    Votre réponse consolide ma confiance dans votre positionnement et votre travail .
    (il y aurait peut-être quelques détails où je ne serais pas d’accord avec vous, mais c’est superficiel)
    Je me répète donc: Tenez bon. Nous avons besoin de votre voix, aujourd’hui discordante, mais demain fédératrice, en tout cas je l’espère profondément.

  3. MIP says:

    Merci encore pour ces explications. Nous avons besoin d’esprit critique constructive comme le vôtre !

  4. Thierry,

    Tu as parfaitement eu raison de parler de “médiocrité” si c’est ton jugement. A noter que ceux qui t’ont insulté parce qu’ils se sont sentis insultés n’ont fait que reproduire ce qu’ils te reprochaient (à tort) d’avoir fait. Or, il n’est pas possible de faire des reproches à quelqu’un si c’est pour faire à son tour la même chose. Cela montre l’hypocrisie, la malhonnêteté de ces personnes.

    D’ailleurs, nous vivons dans une société d’hypocrites : surtout en politique actuellement. Dans son débat contre Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy n’avait pas l’intention de démontrer qu’il avait raison avec son programme, mais qu’il était le plus “poli”. On a eu droit à un coucours de “pseudo-politesse”. Et c’est comme ça qu’il a gagné l’élection. Au MoDem, on peut s’apercevoir qu’ils ne font pas mieux.

    Deuxièmement : si j’ai bien compris ton idée à travers tes différents billets, tu penses qu’aujourd’hui avec Internet, les Partis ne seront plus nécessaires en politique. Etre un politicien “au-dessus du jeu des Partis”, c’est déjà ce que voulait le Général de Gaulle. Mais il a dû créer son Parti pour exister. Il n’avait pas Internet. Toi qui a Internet, ne reproduis pas la même erreur que lui et continue à réfléchir, à philosopher sur ton blog plutôt que de t’enfermer dans le MoDem.

    Le MoDem ne peut pas être un espoir alors que c’est Bayrou qui le tient. Bayrou a peut-être certaines convictions et comme ce ne sont pas exactement les mêmes que Sarkozy et Royal, il a créé le MoDem pour se construire une véritable machine de guerre. Bayrou n’a qu’une ambition : devenir Président.

    Pour Christophe Grébert, ce serait une erreur qu’il accepte d’être soutenu par le MoDem parce qu’alors, il ne serait plus citoyen, mais représentant du MoDem. De plus, ce serait bien si le MoDem lâchait un peu le journalisme citoyen. Parce que dire des bonnes choses sur le cinquième pouvoir, c’est bien. Essayer de se l’accaparer pour devenir Président, c’est dégueulasse.

    Le MoDem, c’est du militantisme, un Parti avec une ligne; le journalisme citoyen, c’est la diversité, la réflexion : ce qui permet de juger. Mais juger seul, pas en imposant aux autres d’avoir le même avis. C’est laisser à l’autre sa liberté de juger. C’est là où on a tout juste!

  5. Merci une nouvelle fois. Tant d’autres font le même constat que j’ose croire qu’une machine est désormais en marche. J’ose croire à l’effet de masse !

  6. KaG says:

    [/mode leche-bottes : on]
    Bon…
    Merci.
    (je l’avais peut être déjà dit sur le billet initial)
    Ton billet aura au moins le mérite de me faire reflechir sur le sujet.
    [/mode leche-bottes : off]

    Imaginons, pour reprendre une de tes images, un parti d’apaches, constitué d’une multitude de petits groupes composantes d’une même tribu de pensée (grosso modo, on est jamais d’accord 100% sur tout).
    On peut raisonner ces groupes répartis géographiquement et/ou par compétences et/ou par centre d’intérêts, etc. (avec des ensembles qui s’interpénètrent)
    Imaginons une de ces entités d’un point de vue géographique sur une commune (je pense aux municipales, mais c’est juste pour l’exemple) qui devient un bouillon de culture d’idées : ça phosphore à tout va pour améliorer le quotidien de nos semblables.
    Soit ce groupe met ses idées au service d’une équipe au pouvoir, soit tente de se retrouver à ce poste de pouvoir.
    Est-ce que, dans ce dernier cas, la population va admettre le flou, car pour l’individu lambda tout ceci reste flou et manque de ces repères dont la plupart des gens ont besoin ?
    J’irai même plus loin :
    On sait, aujourd’hui, et ça ne va pas s’arranger, que la population est vieillissante et que c’est, de plus en plus souvent les anciens (les vieux quoi… 😉 ) qui font pencher la balance.
    Les anciens d’aujourd’hui sont ils capables de remettre totalement en question le mode de fonctionnement qui existe depuis si longtemps ou serons nous obligés d’attendre 1, 2 voire 3 générations pour que cela puisse devenir admissible ?

  7. lény says:

    Bon ben là Thierry je suis comme regonflé. J’ai déjà fait part de mes chiffonades que certains post de cet été ont produit sur moi (mais ton blog/toi a la particulité de m’agacer ou alors inversement de me dire que quelque chose est possible et mazo je reviens tous les jours). Là c’est clair, en dehors du Modem et autres considérations du même acabit, nous voulons quelque chose qui se ressemble.
    Ps: Comme certain on mis entre [/mode leche-bottes : on] certains de leurs propos, je signal juste qu’ici ça n’a rien à voir c’est juste que bon sang y a bien une solution qui nous mener ailleur.

  8. Fix Penicaud says:

    encore un billet intéressant Thierry. Je viens de poster d’ailleurs, sur un forum “interne” du MoDem, un certain nombre de critiques sur ce qui s’est passé à Seignosse, en faisant un lien vers ici. Je ne suis certes pas d’accord avec tout ce que tu dis, parce qu’à mon sens un peu caricaturale. Mais la caricature est souvent nécessaire à rendre les défauts plus palpables.

    Tu parle de “changer de méthode politique”. As-tu reçu mon mail à ce sujet? Qu’en penses-tu?

  9. @Fix Penicaud J’ai bien eu le mail, pas eu le temps de même survoler le doc encore.

    Sinon je n’ai pas l’intention de prendre la carte d’un quelconque parti. J’ai juste envie d’insuffler des idées partout où c’est possible. Si un maire UMP me demande mon avis, je la lui donnerai de la même façon.

    Pour Christophe, en effet le Modem ne doit pas le soutenir mais il peut très bien ne pas se présenter pour ne pas le gêner car Christophe défend de bonnes méthodes.

  10. En effet, si le MoDem ne se présente pas, il ne le gênera pas. Mais si le MoDem fait ça, alors il laissera passer comme message qu’il vaut mieux être un citoyen indépendant qu’un Parti. Ne serait-ce pas contradictoire pour un Parti en construction? En effet, pourquoi créer un Parti si c’est pour se retirer à chaque fois qu’il y a des citoyens indépendants qui se présentent?

  11. Parce que le modem est pour l’ouverture et que c’est ça l’ouverture. Si les idées de Christophe sont proches de celles du Modem, le Modem doit lui laisser la place. Si le Modem veut occuper à tout prix le terrain, il restera un parti anecdotique (ouf j’allais écrire médiocre).

  12. virginie says:

    Thierry, excellente analyse, merci d’être là avec ton oeil exterieu..tu es notre garde fou! et notre ami!
    Ben, moi aussi, j’ose croire à l’effet de masse!

  13. @ Thierry. C’est un bon argument en effet. Pas médiocre! (j’ai envie de dire)

    Mais quand même, si le MoDem donne raison à des gens qui ne sont pas du MoDem, cela veut dire qu’il ne sert à rien d’adhérer à lui, ni à un Parti. Donc nous revenons à ce que nous disons toujours Carlo, toi et moi : faire de la politique, ce n’est pas que faire du militantisme partisan.

  14. KaG says:

    Thierry ?
    Je viens de lire ceci : http://nouvellesvagues.hautetfort.com/archive/2007/07/03/le-modem-parti-decentralise.html#comments
    Est ce que cela rejoint une partie de ton raisonnement dont la phrase finale résume le propos : “Alors démultiplions nos forces : divisons-nous !” ?

  15. Oui exactement. Nous avons vu que cette division en accord avec quelques grands principes commun avait une puissance redoutable (cf développement d’internet comme de Visa international).

  16. “Je n’ai pas fait de nuances en parlant de médiocrité mais je n’ai pas l’habitude de mâcher mes mots. Je me moque qu’on me traite de médiocre à mon tour. Nous sommes si habitués au politiquement correct, à l’enrobage marketing, que, dès que quelqu’un dit ce qu’il pense, on lui suggère de se taire. Je ne suis pas encore découragé”

    Eh, fais gaffe quand même Thierry…

    Pour preuve : http://leweb2zero.tv/video/kapsul_6346f14d94900b0

    Amitiés 😉

  17. Jack13 says:

    Rien à dire sauf sur le point (14) dont je trouve la définition du militant très réductrice…
    Militer ne se réduit pas à coller des affiches, enfin peut-être pour certains… mais bon j’ose espérer que les militants contemporains attendent et cherche autre chose dans leur engagement dans une structure ‘classique’ : inciter/encourager les débats d’idées, discuter/échanger en tout lieu (y compris Internet), se former et s’informer d’avantage sur la vie politique, organiser une forme de lobbying, et surtout faire pression sur ses cadres !!

    Définitions de ‘militer’ (http://atilf.atilf.fr)
    – Militer pour, contre, en faveur de qqn/de qqc. Constituer un argument favorable ou défavorable; agir pour ou contre quelqu’un, quelque chose.
    – Combattre, lutter (sans employer de moyens violents) pour faire prévaloir une idée, une thèse, une doctrine.
    – Effectuer les tâches (tant matérielles qu’intellectuelles) indispensables à l’approfondissement et à la diffusion des idées qu’un militant veut voir triompher. Militer dans un parti, un syndicat.

    Jacques
    (promis j’arrête… :o)

  18. swimmer21 says:

    Ben merci Thierry pour ce post for intéressant.
    Pour reprendre une analogie avec une approche 2.0, je pense qu’un parti politique 2.0 (c’est déjà un oxymore) devrait annoncer tout de go les choses suivantes : le parti n’a pas vocation à prendre le pouvoir sur rien ni personne, le parti n’a pas de programme, peut être ce parti peut il réaliser quelque chose pour le “faire ensemble”, gouverner. Un sorte de “non-parti” comme on dit une “unconference” ou barcamp. (NB : il y a une légère nuance entre une unconference et sa traduction en non-conférence en français).
    Ne pas prendre le pouvoir, n’empêche pas tout un chacun de se présenter à des élections, sur leur nom propre pas au titre du parti 2.0. Pas de lutte de pouvoir, tous égaux. Symboliquement, cela repositionne la politique comme étant au service de et non contre. De mon expérience, un parti se positionne en contrôlant les gens qui ont des idées ou “trop” d’idées, les adversaires politiques (tout est dit dans l’expression), les “gens” (la masse quoi, un boulet pour les politiques?) qui ne comprennent rien…
    Pas de programme, on évite ainsi le débat collectif à partir d’un cadre de référence tout fait, donné à l’avance, même s’il est implicite. Ce sont bien des personnes qui sont accueillies dans ce parti 2.0 et pas seulement des bouts ou des suiveurs volontaires comme le stigmatise justement Thierry. Plus de religion, plus de chef. Eventuellement un leader peut émerger du groupe. Pas obligé.
    Faire ensemble, gouverner, peut être. Eh bien oui, personne n’est obligé de faire avec les autres. Mais peut être y a-t-il aussi avantage à faire des choses à plusieurs. A voir selon ce que chacun est prêt à amener. Rien est autorisé. Gouverner, c’est pour moi, orienter un véhicule vers une direction. Je ne sais pas ce que c’est pour les autres et je suis prêt à écouter très attentivement ce qu’ils acceptent de me dire sur le sujet. Peut être un rêve commun émergera du groupe. Encore une fois, rien n’est obligatoire et tout est bienvenu. Y compris de ne pas donner naissance à un parti politique 2.0.
    En tout cas, je suis partant pour vous écouter.

  19. Bravo Swimmer!!! Tu résumes tous et tu éclaires même. Faut que j’essaie de t’imiter au remettre toutes ces idées en forme.

  20. citizenet says:

    Votre mini-interview à Seignosse est une bonne synthèse de ce que vous pensez vraiment, et d’autres de vos circonvolutions me paraissent totalement inutiles.
    En résumé, vous avez bien dit que vous étiez entouré de pleins de gens médiocres, que le MoDem n’existait pas, notamment parce qu’il n’a pas d’argent, et que des personnages bons et brillants n’ont rien à faire dans aucun parti.
    Dont acte : il est certain que même si le Modem existe, ce dont je suis convaincu, il ne pourra pas vous permettre de faire autant de fric qu’un BonWeb ou votre prochain bouquin de propagande.
    Et comme vous persistez à vous croire bon et brillant, vous n’avez effectivement rien à faire dans notre Mouvement.

  21. Paul.de.Montreal says:

    15.
    >Un leader donne le cap, il n’a pas besoin d’être en plus celui qui se présente aux élections, les compétences requises ne sont pas identiques. Je crois même que les fonctions de leader et de manager devraient être séparées.

    Oui et en France, le président a plutôt je trouve ce rôle de leader qui donne le cap et le 1er ministre davantage un rôle de manager. Dans d’autres pays ce n’est pas le cas (.US .UK .CA)

    Sinon ton leader me fait penser à un gourou dans le domaine politique.

    Quand plusieurs parlent d’idées nouvelles et de méthode je remarque souvent qu’on oublie de parler d’un autre parametre important qui rentre dans l’équation : la compétence de celui qui doit les appliquer. On peut pas les dissocier même quand on reste dans la “théorie”. Il faut prendre en compte les médiocrités éventuelles dans un nouveau système.
    Reste dans la pratique, à promouvoir et démocratiser ces idées (qui induisent aussi une autre mentalité) et les méthodes dans le grand public. Afin qu’une majorité d’électeurs y découvrent un gain suffisant pour choisir parmi ces politiciens là. Car changer de système favorise une partie et retire certains privilèges à d’autres.

  22. Henri A says:

    Ben c’est un peu l’anarchisme ce que décrit Swimmer21. Il était temps depuis un siècle.

  23. KaG says:

    @Swimmer & Thierry :

    OK, toutefois on se heurte à certaines limites liées à un cadre légal (ou législatif ?) qui existe aujourd’hui.
    Se réunir, communiquer, les activités de groupe représentent un coût.
    Ce coût est financé, entre autres, par les sommes allouées par l’Etat aux formations politiques.
    Ainsi, un candidat aux législatives doit indiquer précisement le nom de sa formation.
    Comment faire, donc ?

    Autre remarque : au final, le modèle décrit n’est il pas un “simple” modèle d’anarchie ?

  24. Henri A says:

    Maintenant que j’y pense, il me semble que Thierry a mis en ligne un truc qui s’appelle lesréseauxlibres. Michel, Axel et d’autres s’en sont occupé sérieusement. La moitié du Modem 1.0, 2.0, 3.0 et 4.0 y sont inscrit, non ? Et alors ? Il faut le peindre en orange pour que ces personnes daignent l’utiliser ?

  25. KaG says:

    erf, post croisé avec Henri A 🙂

  26. swimmer21 says:

    @ Thierry, merci, je prends.
    @KaG et Henri, ben, peut être, je ne sais pas. J’ai du mal avec la catégorisation en général. En tous cas, je n’en fais pas une doctrine. L’idée est plus de créer du disponible pour accueillir du plein, un peu comme un vase, dont vide permet d’accueillir le bouquet. Il semble que d’expérience que ce type d’approche favorise l’innovation. Au delà de mon point de vue, je ne sais pas.
    Simplement, je propose ce qui me semble le mieux répondre aux éléments que propose Thierry.
    Je ne connais pas bien le cadre législatif de la création des partis politiques. Je pense qu’il est possible de le vider de sa substance pour jouer un autre jeu. Les failles du système pour reprendre un métaphore informatique sont généralement inscrites dans son code. Reste à imaginer le moyen pour le contourner, et si j’en crois le nombre de virus et autres spam, la créativité ne fait pas défaut.

  27. warlorz says:

    En attendant qu’émerge cette fameuse politique horizontale collaborative pérenne qui révolutionnera l’exercice de la démocratie – ceux qui ont le pouvoir passent traités, directives et projets de lois contraires à l’interêt général, en abrutissant la masse par grand media interposés.

    Ainsi, sous les critiques, parfois pertinentes, d’une poignée, en général bien aisée, les dominants sans scrupules démontent les acquis sociaux que nos ancêtres avaient conquis l’arme à la main, privatisent les biens communs, et accroissent sans cesse leur capacité de répression, en s’appuyant sur les NTIC, le tout enrobé de la légitimité du scrutin universel, qui, il me semble, est complètement incontournable pour un certain temps, quoiqu’en disent les cassandres de la démocratie représentative.

    Et je ne doute pas que les dominants préfèrent les discussions sur la démocratie numérique et la différence entre chef et leader à celles sur comment construire une bonne machine de guerre pour leur faire la peau en 2012 lors d’élections nationales.

    Ben oui : la politique, dans le monde réel, celui des gens qui font la loi, c’est la guerre, c’est douloureux, ça pue, c’est la merde, y’a des arrivistes et des corrompus à tous les coins de rue, des infiltrations, des putschs, des coups tordus comme si il en pleuvait. Des sacrifiés aussi alors qu’ils avaient tout bien fait (salut quitterie 😉

    Mais tout comme on ne fait pas la guerre sans sang, on ne fait pas de politique efficace dans le système actuel sans mettre les mains dedans. Et d’ici à ce que ce système change, il en sera passé des billets sur ton blog…

    J’espère que la majorité des militants du MODEM l’ont compris sinon ce parti, il va finir comme les Verts ou de la taille d’une secte (de quoi c’est pareil ? 😉

  28. Il y a un truc que certains ne semblent pas comprendre ou n’ont pas conscience : prendre le pouvoir en usant des armes de l’adversaire, c’est-à-dire ses méthodes, engendrera a posteriori les mêmes problèmes… ceci sera un peu mieux, cela un peu moins bien… mais la complexité restera là… ingérable. Je me fiche de chasser Sarkozy si c’est pour y mettre un Bayrou qui lui ressemble. Je n’ai rien contre Sarkozy, j’en ai juste contre ses méthodes qui ne peuvent plus marcher aujourd’hui… méthodes que défendent tous les partis et presque tous leurs sympathisants.

  29. GuillaumeD says:

    je suis d’accord avec ce denier post, Thierry, mais par contre, qu’un parti se proclame comme pas intéressé par le pouvoir, je trouve cela excessif. Bien sûr, l’idée est séduisante. Mais de même que vous, je vous fais confiance parce que vous l’ouvrez toute grande (oui, oui, votre gueule), on fait confiance à un parti parce qu’il fonce , qu’il a de l’ambition. Je préfèrerais dire : “ne pas prendre le pouvoir à tout prix”, que “ne pas prendre le pouvoir” . Dans le débat politique, il faut s’imposer. Avec clarté, moralité, cohérence entre ses idées et ses actions, mais si’mposer. Il ya d’autres moments de la vie sociale où il faut a

  30. GuillaumeD says:

    où il faut attendre qu’on vienne nous chercher .

    (pardon pour la fausse manip’ et le texte tronqué)

  31. Avec la couche de vaseline que Sarkozy est en train de nous mettre, et vue l’intelligence de cet homme, à mon humble avis, Bayrou n’a aucune chance pour 2012, même pas en rêve et pour preuve; écoutez c’est stupéfiant !
    http://www.dailymotion.com/Hugues2/video/x30wtt_nicolas-sarkozy-entretien1_events

    Amitiés à toutes et à tous 😉

  32. Mince, je suis allé encore trop vite…

    Le véritable début, c’est par ici, quoique le premier, il nous met bien en condition…

    http://www.dailymotion.com/Hugues2/video/x30xf9_nicolas-sarkozy-entretien2_events

    Amitiés 😉

  33. lény says:

    Guillaume D >> c’est d’un autre angle qu’il faut appéhender “pouvoir” en tant que verbe. Vous êtes encore dans un rapport verticale pas horizontal. Ce que dit Thierry -tel que j’ai bien envie de le comprendre- se place plus au niveau d’un champ de conscience à l’échelle de Nous comme ensemble d’entité. C’est pour cela qu’à plusieur reprise il parle de philosophie et/ou d’idée. Parce que c’est à la fois à notre niveau propre et à l’échelle de tous que le rapport au pouvoir doit changer. Il sagit d’agir à plat les uns avec les autres. Le monde a à y gagner de se raisonner comme de multiples couches qui s’interpénètrent les unes les autres sans haut, sans bas.
    Tant que vous n’aurez pas intégrer intrinsèquement ça vous ne pourrez pas choisir.

  34. warlorz says:

    @thierry : Déjà, un résistant qui égorge un nazi et un nazi qui égorge un résistant. Même méthode, même combat, même valeurs ? Pas vraiment.

    D’autre part, Bayrou, pour avoir vu comment il est resté debout, je lui fais confiance. Beaucoup plus qu’à vous. Sans doute car il a fait ses preuves, dans le merdier justement. Dans la réalité. Et sans se perdre. C’est cela qui est remarquable.

    Enfin, l’UDF était le seul parti de France où la liberté de vote des élus était totale. Et vous osez associer Sarkozy et Bayrou dans la même phrase ? Je crois que vous n’avez pas idée de comment fonctionne l’UMP.

    Vraiment, étudiez les Verts…

  35. Je fais suivre studieusement l’info au cas où…

    Quelle aide pour la reconversion des agriculteurs antillais ?

    Source : Cap 21 Antilles

    Aux Antilles, l’utilisation massive d’une centaine de pesticides de toutes sortes a conduit à une contamination des sols, et de la population avec, selon les études en cours, la possibilité d’augmentation des cancers, une baisse de la natalité…

    L’alerte a été donnée sur la Chlordécone, un pesticide organo-chloré persistant. A côté des problèmes sanitaires et environnementaux, il existe un grand nombre d’agriculteurs qui possèdent des terres contaminées, et qui ne peuvent les exploiter. Pour effectuer une reconversion vers la banane, les agrumes ou les quelques cultures maraîchères exploitables, et attendre les premières productions, il est besoin de formation et surtout d’argent. Malheureusement, pendant les efforts de reconversion, les prêts courent. C’est ainsi que Monsieur Léon Rella verra ses 14ha de terres vendues aux enchères le 2 octobre par le Crédit Agricole à qui il n’a pu rembourser son prêt.

    Lettre ouverte à Monsieur Barnier :

    M. Barnier, vous avez fait preuve d’une attitude encourageante suite à la parution du rapport du Pr Belpomme. Je vous invite désormais à aider le cas particulier de M.Rella, le plus urgent de tous, et à créer un fonds de soutien aux agriculteurs victimes de la pollution au chlordécone. Ce fonds ne serait pas un dédommagement pour la contamination, comme les 3000 euros par exploitation proposés en 2006 par M.Bussereau. Ce serait un outil au service des agriculteurs, qui se porterait caution auprès des banques et financerait des crédits à taux zéro et remboursement différé des échéances le temps que les bénéficiaires perçoivent les premiers subsides de leur reconversion.

    Contact: Benoit Chauvin – Tél / fax : 05.90.27.17.60. – Mobile : 06.90.67.89.44.

    Voir aussi l’article du Monde

  36. Un peu d’humour pour cet après midi :

    RENCONTRES
    – Astronaute recherche femme lunatique.
    – Artificier cherche femme canon.
    – Sourd rencontrerait sourd pour trouver terrain d’entente.
    – Jeune homme désintéressé épouserait jeune fille laide même fortunée.
    – Abeille épouserait frelon. Lune de miel assurée.

    EMPLOI
    – Metteur en scène cherche nain pour rôle dans court métrage.
    – On recherche deux hommes de paille (1 grand, 1 petit) pour tirage au sort.
    – Cannibale mélomane cherche travail dans opéra-bouffe.
    – Offre bonne place de gardien de vaches. Paiement par traites.
    – Inventeur produit amaigrissant cherche grossiste.

    ACHAT – VENTE
    – Cause fausse alerte, vend cercueil en ébène, jamais servi.
    – Chien à vendre : mange n’importe quoi. Adore les enfants.
    – A vendre robe de mariée portée une seule fois par erreur.

    SERVICES
    – Analphabète ? Ecrivez-nous dès aujourd’hui pour obtenir une brochure gratuite sur nos formations accélérées.

    DIVERS
    – Homme sans histoires recherche éditeur pour devenir écrivain.
    – Souffrant d’insomnies, échangerais matelas de plumes contre sommeil de plomb
    – Échangerais voiture de sport endommagée contre chaise roulante en bon état.
    – Perdu partie haute d’un dentier. Merfi de le reftituer à fon propriétaire auffitôt que poffible.

    Amitiés 😉

  37. tartelette says:

    pour l’inventeur de produits amaigrissants, il a raison de chercher un grossiste parce que vendre des produits cosmétiques, surtout amincissants, si ça ne fait pas maigrir sa femme, ça engraisse son homme ! les prix de revient des produits sont multipliés par 20 en arrivant chez le conso !
    Merfi, l’espacearcenciel… fé fympa fétte histoires de dentiers ! fa relafse les rateliers ! aque les dentiers va falloir travailler + pour s’en payer + !

  38. tartelette says:

    modem et autres… politiques politiciens… tiens bel exemple de république prise en otage par un maire du grenelle… pc, ps, lcr et vert aux dernières législatives, demain modem ??? ils louvoient tous au grè du vent !

    http://www.dailymotion.com/cincinatti/video/x31u7v_macabrus-2_politics
    la vie au-dessus des partis… le monde est en train de crever la gueule ouverte et nous sommes tous là à palabrer… si le 5ème pouvoir ne passe pas dans le vécu, à quoi sert-il ?
    http://www.observatoiremouansois.com/petition.htm
    si ce même 5ème pouvoir commence à composer avec les spécialistes de la voile à vue, où va-t-il aller ?

  39. FrédéricLN says:

    eh bien … pour revenir au sujet … d’abord Thierry, bravo et merci d’avoir mis les pieds dans le plat. L’unanimisme et l’angélisme ne font avancer personne. Ensuite d’accord sur la grande majorité de ton billet. Enfin, pas d’accord, tout de même, sur la conséquence concrète “idées oui, élections non”.

    Il faut une administration municipale pour faire entretenir le goudron des rues et changer le mobilier des écoles.

    Il faut des élus municipaux pour que cette administration ne soit pas seulement une bureaucratie ou une technocratie.

    Ce n’est pas une question de Sarkozy ou de Bayrou. C’est une question de démo-cratie qui est à la fois celle des gens, horizontale, et une question de pouvoir. Moi non plus je n’aime pas le pouvoir. Moins il y en a, mieux je me porte. Mais je suis certain qu’il en faut, et que faire de l’exercice du pouvoir une affaire purement individuelle est dangereux.

    Je crois sain que les partis participent à ce jeu de la détention / contestation du pouvoir, qu’ils rassemblent, forment, sélectionnent, promeuvent, critiquent, surveillent collectivement les gens qui ont et peuvent avoir du pouvoir.

    Là où je suis entièrement d’accord avec toi Thierry, c’est que cette définition des partis comme outil de la démocratie, est parfaitement contradictoire avec un fonctionnement “de haut en bas” où le militant serait l’exécutant de consignes répercutées par une pyramide kafkaïenne. Cauchemar pourtant bien présent dans les partis existants.

  40. Je ne dis pas qu’il ne faut pas se présenter, au contraire, j’ai même encouragé Grébert à le faire et tous ceux qui veulent rénover la démocratie doivent le faire… mais il ne suffit pas de vouloir être élu… il faut avoir quelques idées sur les actions à mener une fois élu.

  41. KPM says:

    Ah ben ça, c’est quand même le rôle des électeurs que de choisir les gens qui ont justement des idées sur les actions à mener. Si les électeurs sont cons, alors le principe de la démocratie est biaisé dès le départ.

    Et c’est justement pour ça que le Mouvement démocrate met la priorité sur l’éducation.

  42. FrédéricLN says:

    Thierry : ah oui, bien entendu.

    Cela dit, dans l’approche MoDem, les projets municipaux sont surtout à faire “de bas en haut”, commune par commune, de façon ouverte et pas entre modémistes seuls. Je serais très étonné qu’on se mette à construire au sein du MoDem au niveau national un méga-projet municipal !

  43. FVZ says:

    @FLN Chiche…

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