Ceux qui comme moi détestent le pouvoir et les pesanteurs hiérarchiques n’ont souvent d’autres possibilités que de remonter vers le sommet de la pyramide pour alléger leur peine. Mais, une fois vers le haut, ils se détestent eux-mêmes. Alors ils abandonnent ce jeu et s’inventent une vie indépendante. C’est ce que j’ai essayé de faire. Reste à savoir pourquoi je déteste le pouvoir. À cause d’un mauvais câblage cérébral ou parce que le modèle top-down ne peut plus fonctionner à grande échelle ? Sans doute pour les deux raisons… mais alors le défaut de câblage pourrait devenir un avantage dans un monde hypercomplexe. L’évolution a cette capacité à placer les inadaptés d’un jour en situation de force quand l’environnement change. Et il change à toute vitesse en ce moment même !

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8 comments

  1. Paul.de.Montreal says:

    La réponse se trouve dans la maniere d’exercer ce pouvoir. Il y a plusieurs styles et parmi ceux qui sont efficaces ceux qui correspondent mieux à notre philosophie de vie. L’avantage du leader c’est qu’il peut indiquer cette philosophie dans son organisation et s’entourer de collaborateurs qui sont en accord avec elle.
    Tout dépend du secteur d’activité mais là ou la créativité est importante, le management est souvent moins autoritaire, archaique et classique.
    Je pense que le livre sur Ernest Shackleton devrait t’apporter des pistes.

    Sinon une autre sorte de paradoxe (ou masochisme) auquel je pensais tantôt avec l’article sur le moDem: le blogeur qui laisse des interventions rudes sur son propre blog alors qu’il cherche à développer sa notorieté et credibilité entre choses.

  2. swimmer21 says:

    Bonne pioche que ce post qui n’a l’air de rien !
    Je me suis souvent posé les mêmes questions que toi. Je pense que le pouvoir tel qu’il est exercé aujourd’hui dans le système hiérarchique ne correspond pas au pouvoir que de modifier ce que j’appelle à la suite de F Jullien, le “réel avéré”. J’ai renonçé au mode héroïque du pouvoir pour induire le changement sans que rien ne soit visible tout d’abord.
    Car le monde complexe est déjà présent, simplement les lunettes pour le voir ne sont pas encore disponibles pour ceux qui détiennent le pouvoir au sein du système hiérarchique.
    On pourrait croire que le fait de le voir procure un “avantage compétitif” par rapport à ceux qui ne l’ont pas. Que nenni ! Car le processus de “passer de l’autre côté” va selon mon expérience plus loin. Et dépasse les uns comme les autres. Sans fin (sans limites temporelles et sans buts). Nous occidentaux avons d’un but. Peut être n’y en a-t-il pas. A chacun de se faire son opinion et de se positionner par rapport à cela. De là découle la manière dont on exerce sa vie et éventuellement son pouvoir, s’il y a un quelconque. Sans faim.

  3. Minipouce says:

    Ce post me fait penser au complexe du critique culturel, souvent réalisateur “non accompli” ou raté … mais si c’était si simple, vous n’auriez pas tant de succés. Je trouve d’ailleurs la plupart de vos (auto)critique plutôt stimulantes et productives. Aujourd’hui les pouvoirs sont multiples et disséminés. En vous placant en avant sur la toile, en ecrivant des tribunes tout à fait partiales, mais souvent bien senties, vous allez à la recherche d’une particule de ce pouvoir.
    Vous ne pouvez ainsi pas détester le pouvoir et vous placer dans une espèce d’anti conformisme un peu trop zélé! Quel usage faites vous de votre propre pouvoir? quelle est la prise de risque? Je viens à contre pied du post (en tout cas comme je l’ai compris) car il n’arrive pas au niveau de ce que vous publiez habituellement, un encouragement à tenir votre niveau peu etre !

  4. Je n’ai pas cherché à faire ma psychanalyse. 🙂 J’ai juste esquissé un point qu’il me faudrait développer et j’ai manqué de courage, pour l’instant en tout cas. Pour répondre en bref, si je cherche un pouvoir, c’est celui de sauver le monde…

  5. DIEU says:

    “””je cherche un pouvoir, c’est celui de sauver le monde…”””

    De la concurrence!!!…….. petit prétentieux, vous me paraissez affublé de multiples complexes……une psychanalyse peut être?

  6. Paul.de.Montreal says:

    Sacré DIEU ! 😀

    La psychanalyse est une technique mais elle n’est heureusement pas la seule. En lisant un peu de littérature récente en Psychologie vous allez découvrir l’effervescence de cette discipline avec les découvertes scientifiques sur le cerveau. L’utilisation systématique de la psychanalyse est pour moi un signe d’ignorance ou un intérêt financier pour ces praticiens. J’ai rencontré une psychologue qui d’ailleurs ne semblait pas connaître, entre autre, un ouvrage assez récent d’un auteur américain Daniel Goleman sur l’intelligence émotionnelle. C’est comme les médecins, certains se tiennent au courant de l’évolution de leur discipline et d’autre se reposent sur leurs lauriers. Ca va quand la discipline évolue lentement mais il y a parfois des accélérations. Imaginé un instant un ingénieur en télécommunication qui serait resté avec le minitel des années 80. Ayant un sens développé de l’analyse, la lecture de bons ouvrages m’a apporté bien plus d’information intéressante et pertinente que les propos d’une psychologue ou un psychanalyste que j’ai consulté dans ma vie 6 ou 7 fois et pour moins cher.

    @Thierry
    > si je cherche un pouvoir, c’est celui de sauver le monde…

    Quel monde ? Et sauver de quoi ? pourquoi ?

    En attendant de lire qq bons ouvrages de philosophie ou d’écouter qq conférences d’un Michel Onfray par ex. je te conseille de voir la comedie “Bruce tout-puissant” avec Jim Carrey. Ca peut donner un minuscule déclic.

  7. Henri A says:

    La psychanalyse a suffisamment fait de dégâts dans les sciences humaines ( des décennies de retard à rattraper en psychologie à cause de cette pseudo-science même pas molle ni liquide ) et les humains tout court ( autisme, homosexualité, ce stupide complexe d’oedipe, etc…) pour disparaître enfin avec le temps si la météo le permet.
    A Paul:
    Michel Onfray est respectable par rapport à d’autres “philosophes” médiatisés, mais cela reste de la philosophie de deuxième division ( pour faire une analogie aux sports d’équipes ). Dans son traité d’athéologie, la seule chose pertinente que j’y ai trouvée est la bibliographie et la plainte qu’il n’y ai pratiquement rien de sérieux sur le sujet. Son bouquin malheureusement ne changera pas la donne.
    Pour ce qui est du monde, si on pense au “vivant” on peut en discuter ( pas facile ).
    Si changer le monde correspond à ne plus reproduire ce genre de chose, je suis OK. ( attention aux “âmes” sensibles ):
    http://www.dailymotion.com/video/xspnt_histoires-secretes-du-biafra_events

  8. Paul.de.Montreal says:

    A Henri,
    Pour Michel Onfray, je préfère rester constructif et positif après tout ce qu’il m’a apporté comme éléments de réflexion. 🙂
    Ce qui est tres intéressant dans ses conférences c’est le tour d’horizon qu’il fait de tous ses philosophes anciens connu et méconnu. J’ai écouté 1.Génie De l’Hédonisme (2003), 2.Résistances Au Christianisme 3.Les Libertins Baroques et en 2006 4.Les Ultras des Lumières. Ca me semble une très bonne introduction. Reste que j’ai pu remarquer des faiblesses/incohérences de raisonnement quand il parle par exemple de politique ou de géopolitique actuelle dans ses billets d’humeur. Sa philosophie personnelle m’interesse moyennement mais ses connaissances “encyclopédiques” en philosophie impressionne l’amateur que je suis.

    Pour la psychanalyse, je n’ai pas voulu tomber dans le piège opposé même si ce n’est pas l’envie qui manque 😉 et je leur laisse volontier quelque cas. Et puis au final, c’est au client de choisir. Si certains “aiment” cela pourquoi leur refuser ce type de traitement. Il faudra juste faire la lumière pour le grand public afin que ca soit un choix éclairé.

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