Cinquième pouvoir : recentrer le paradigme

Je crois qu’une grande confusion subsiste sur ce que pourrait être le cinquième pouvoir. On l’associe parfois à cette capacité que nous avons de nous informer les uns les autres, donc de palier les imperfections du quatrième pouvoir.

Je pense que telle n’est pas sa fonction, notamment parce que des informations supplémentaires, même de nature différente, surajoutées à immensément d’informations constitue plus un inconvénient qu’un avantage. En ce sens, j’ai tendance à ranger aujourd’hui les médias citoyens dans le quatrième pouvoir de même que tous les blogs qui commentent l’actualité et propagent des actualités parallèles.

Informer n’est un pouvoir que quand on est seul à informer. Quand tout le monde informe tout le monde, nous vivons dans un monde dominé par la désinformation car pour être entendu, il faut choquer, mentir, tricher…

Par opposition à la connaissance, l’information m’apparaît comme un opium du peuple. Plus nous sommes informés, moins nous sommes aptes à vivre dans un monde dominé par les improbables. Plus nous sommes informés, moins nous sommes connaissant, ne serait-ce que parce que nous consacrons trop de temps à l’information par rapport à celui consacré à la connaissance.

Le cinquième pouvoir ne doit pas participer à cette mascarade informationnelle. En le faisant, il favorise justement ceux qui bénéficient de la confusion informative, notamment les gouvernants qui, avec l’aide inconsciente des journalistes, nous bercent avec des fables inconsistantes. Plus nous sommes informés, moins nous jugeons avec justesse la réalité, explique Taleb, moins nous sommes capables d’agir en bonne intelligence.

Si le cinquième pouvoir veut exister, il doit se recentrer sur le terrain de l’action et non pas sur celui de l’information. En nous regroupant, nous pouvons faire changer pas à pas de petites choses, comme vient de le prouver récemment l’affaire HSBC sur facebook. C’est en informatique que le cinquième pouvoir est aujourd’hui le plus actif par l’intermédiaire de la classe des hackers. Cette classe se glisse peu à peu dans tous les rouages du capitalisme gagnant-perdant. Elle a des actions positives et non seulement contestataire.

En France, lors des municipales, le cinquième pouvoir pourrait jouer un rôle si quelques citoyens réussissaient à briser le dictat de l’information. Une liste citoyenne pourrait filmer chacun des citoyens afin de créer une télé locale. Cette télé ne diffuserait pas des informations mais des critiques, des rêves et des connaissances. Une politique de la ville pourrait se dessiner peu à peu. Elle s’opposerait à la politique pensée par un comité restreint qui tenterait de l’imposer à tous.

Nous ne devons pas perdre notre temps à propager des bruits. Nous devons diffuser des connaissances, des pensées, des idées… et contester celles acquises par le passé. Il faut sans cesse appliquer la méthode de l’essai et de l’erreur, exercice qu’un simple récepteur d’information oublie de pratiquer. Le cinquième pouvoir doit prendre exemple sur Wikipedia et se mettre au travail, discrètement, sans vague, accumuler peu à peu les connaissances et les actions concrètes.

Il ne doit surtout pas chercher à se confronter au pouvoir en place, notamment le pouvoir global qui n’a aucune influence notable sur la société. Le cinquième pouvoir n’a pas pour but d’être un contre pouvoir mais un a-pouvoir qui obéit à la la logique de l’auto-organisation. « J’ai un pouvoir quand je suis capable de mener à bien un projet. » Le cinquième pouvoir dominera la société le jour où la plupart des réalisations sociales seront issues de lui. Le cinquième pouvoir est une force auto-organisationnelle.

Notes

  1. Je sais qu’il n’est pas simple de séparer information et connaissance.
  2. Une information peut devenir une connaissance et réciproquement.
  3. Par information, j’entends le bruit de fond. Un tel a fait ça, un autre ça. Mais non, en fait il a fait ça. Lui a dit ça parce que… non parce que… non parce que… Ce bruit domine les médias qu’ils soient citoyens ou non.
  4. Lorsque Chouard a critiqué le projet de constitution européenne, il n’est pas tombé dans le piège de l’information. Il a construit une critique argumentée, c’est ainsi qu’il a participé à l’histoire du cinquième pouvoir.

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28 comments

  1. lény says:

    Putain là je suis totalement d’accord avec toi Thierry. En lisant certains commentaires ici, j’ai souvent l’impression que pas mal n’ont pas compris, qu’il voient dans ton blog le moyen de prendre un pouvoir que pour le moment ils n’ont pas. Et parfois iavec des idées louables. Pareil pour “le réseaulibre.com” qui a créé tout une série de sujet pour améliorer le référencement et pas pour dévelloper des réflexions. Autant dire que malgré les mises au point permanante, beaucoup n’on pas encore vraiment compris que c’est autre chose dont nous avons besoin, que notre axe de vue doit être différent ….

  2. swimmer21 says:

    Bravo Thierry pour ce post qui me semble fort à propos. Plus cela va, plus je me rends compte que les initiatives telles que tu les décris ressemblent fort à l’apprentissage stigmergique (ahhh, quels mots !!!) dont j’ai trouvé la mention de manière assez inattendue sur globalguerrillas, un blog qui parle par exemple de guerres open-source.
    L’apprentissage stigmergique a été décrit pas un français Pierre Paul Grassé en 1959. C’est le phénomène simple et complexe qui permet aux termites de construire leur nid. L’idée est de dire qu’à partir des éléments isolés mais reliés par un processus commun, une oeuvre commune émerge, un nid de termite en l’occurence.
    Transposons cela dans le changement à grande échelle, et nous avons peut être ce que décris TC sous le terme de 5 ème pouvoir. Faisons chacun ce qui nous plait, isolément et reliés par un processus commun qui permet “aux briques” de chacun de construire l’habitation dont nous rêvons ensemble.
    J’en profite pour souligner un autre phénomène peu abordé ici, à savoir l’absence de gouvernement en Belgique. Je trouve extraordinaire qu’un pays certes petit, rempli de Wallons et Flamands, avec un roi, des frites et des blagues, fonctionne depuis plus de 100 jours sans gouvernement. Belle leçon que donnent nos amis Belges, non ?

  3. La stigmergie oui, j’en parle dans Le peuple des connecteurs. C’est le principe de base de l’auto-organisation.

  4. Manuel Vila says:

    Merci Thierry pour ce nouveau billet qui me permet de rebondir avec mon obsession du moment : les réseaux sociaux ! Je crois que ces derniers peuvent jouer un rôle important dans la propagation des connaissances, des idées, des critiques tout en limitant le flux des informations dénuées de substance propre. En effet, les réseaux sociaux induisent un mécanisme fondamental permettant la “propagation” décentralisée de l’information, on aura qu’à cliquer sur le bouton “propager” pour redistribuer quelque chose aux gens qui suivent notre lifestream. Ce mécanisme simple et naturel devrait permettre de 1) réduire les doublons, 2) limiter les intermédiaires en nous rapprochant de la source des informations, 3) distinguer facilement ce qui est nouveau de ce qui n’est qu’un simple commentaire. Dans un futur proche, les réseaux sociaux nous permettront de “propager” une information tout en lui associant un commentaire. Cela peut aller d’un simple avis “génial” (ou “beurk”) jusqu’à une critique plus étoffée ou un complément d’information pertinent. Dans ce dernier cas, le commentaire pourra lui-même devenir une information à part entière susceptible d’être “propagée” à son tour si elle est digne d’intérêt. Bref, tous ceux qui utilisent les blogs (ou n’importe quel autre média) pour répéter des informations sans apporter une réelle plus value devront certainement se remettre en question.

  5. > Quand tout le monde informe tout le monde, nous vivons dans un monde dominé par la désinformation car pour être entendu, il faut choquer, mentir, tricher…

    Pour être entendu ou pour faire réagir ?

    N’oublions pas la partie immergée de l’iceberg, celle qu’on ne voit pas et qui s’exprime de manière très limité par le choix d’un bulletin de vote tout les 5 ans.

    > Plus nous sommes informés, moins nous jugeons avec justesse la réalité

    C’est vrai pour la majorité des gens qui se noient faute d’une méthode coherente de raisonnement. Il suffit d’écouter pour pecher toute sorte d’amalgames. Je dirais que cette faiblesse du raisonnement est plus visible dans un cas complexe mais il existe à la base qq soit leur niveau d’information.

  6. goudron kabyle says:

    Dans le premier paragraphe : ” donc de palier aux imperfections du quatrième pouvoir ” il faut écrire ” palier les imperfections… “. Sinon tout à fait d’accord, le web n’est qu’une couche du 4ème pouvoir. Pire, les sites souffrent des modèles qu’on leur impose. A force de commenter ” à chaud ” de zapper en ligne, on cherche à répondre à tout immédiatement. La démarche réelle, c’est que le web trouve un rythme propre à lui. Là aussi, la première étzpe consiste à accepter de prendre son temps. Pour réfléchir, il vaut mieux éteindre son ordinateur, lire, écouter les autres et mettre en ligne des réflexions plus consistantes.

  7. Jack13 says:

    Merci, un commence à mieux cerner “la chose” (désolé d’être un peu boulet…)
    Je soucris sans peine à ta note (1), l’information et la connaissance (et l’action parfois) utilisent les même supports ainsi la confusion est facilitée.

    Un bémol sur les exemple animaliers présentés (termites, fourmis, abeilles…), ces structures “sociales” sont basées sur un “esprit de groupe” très fort hors nos sociétés humaines favorisent aujourd’hui davantage l’individualisme que l’union. Peut-être qu’un sujet unanimement fédérateur pourrait servir de déclic, l’environnement de la planète semble le thême idéal pour s’affranchir des frontières, des cultures, etc.

    Je m’en vais lire ‘le peuple des connecteurs’ ;o)
    Jacques

    PS: pour ceux qui comme moi ne connaissaient pas le terme ‘stigmergie’
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmergie

  8. fred says:

    Tout a fait d’accord. L’information est l’opium du peuple .. elle a une fonction de divertissement (diversion) en faisant oublier aux gens leurs problèmes quotidiens (pourtant souvent amplifier dans ces mêmes informations)..

    l’information crée de l’angoisse qui crée un besoin de s’évader en regardant encore plus d’information .. le cercle est vicieux ..

    la question n’est dans le constat de ce cercle vicieux .. mais comment le casser .. justement en mettant les gens dans l’action et non dans le rôle de spectateurs .. leur proposer de mener à bien des (petits ou grands, micro ou macro) projets (internet en serait le support)

    Sinon a quand des campagnes calquées sur les campages anti-alcool ou anti-tabac ..

    “Attention ! (Trop) s’informer stress ..”

  9. A ce que je vois, le flop des présidentielles ne vous a pas suffit, faut-il pour autant poursuivre avec les législatives… Je ne crois pas, mais bon, ça ne tiens qu’à moi… Patience…

    http://leweb2zero.tv/video/abe_5947012a985a0c0

    “Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde
    On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
    De cette vérité deux fables feront foi,
    Tant la chose en preuves abonde.

    Entre les pattes d’un lion
    Un rat sortit de terre assez à l’étourdie.
    Le roi des animaux, en cette occasion,
    Montra ce qu’il était et lui donna la vie .
    Ce bienfait ne fut pas perdu.
    Quelqu’un aurait-il jamais cru
    Qu’un lion d’un rat eût affaire ?
    Cependant il avint qu’au sortir des forêts
    Ce lion fut pris dans des rets,
    Dont ses rugissements ne le purent défaire.
    Sire rat accourut, et fit tant par ses dents
    Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage.

    Patience et longueur de temps
    Font plus que force ni que rage.”

    Le Lion et le Rat Livre II – Fable 11 de Jean de la Fontaine
    Sources ici : http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=34#6

    Amitiés 🙂

  10. Gaston L. says:

    @Jack13:
    “nos sociétés humaines favorisent aujourd’hui davantage l’individualisme que l’union.”
    Cessons de confondre individualisme et égoïsme. ce sont deux choses totalement différentes. L’individualiste respecte l’individualité de chacun, l’égoïste ne respecte et ne recherche que l’union autour de sa petite personne.
    L’individualisme provient d’une théorie sociologique qui prend l’individu pour unité sociale d’étude au lieu de prendre, par exemple, la famille ou la politie comme unité. C’est une microsociologie.
    l’égoïsme n’est qu’un comportement issu d’une vision des autres opposée au principe de réalité. Et, en tant que conséquence de quelque chose(comme tout comportement), l’égoïsme n’explique rien (allez faire comprendre ça à vos enfants 🙂 ).
    Bon, je sais bien qu’il faut commencer par s’entendre sur un vocabulaire commun, mais depuis le temps, cette distinction aurait du être mise à jour.

  11. Gaston L. says:

    Du moins ceci ne devrait plus être actuellement “une information ajoutée à un océan d’informations” : -)

  12. Gaston L. says:

    M’enfin ?! 🙂 vaalaa

  13. Tes notes de fin de page, invalident la portée de ton article et lui enlèvent beaucoup de son sens. A partir du moment où tu es incapable de faire la différence entre connaissance et information, tes distinctions ne tiennent pas trop. Et de facto, il est très difficile de faire une distinction entre information, opinion et connaissance. D’autant plus que ces notions varient d’une personne sur l’autre en fonction de plein de paramètres.

    Tu aime pas t’informer et c’est ton choix. Mais faire croire que moins tu t’informes et plus tu es libre et “connaissant” me fait doucement sourire… Au contraire, le défi est de réussir à faire la part des choses en confrontant plusieurs sources d’informations pour se faire sa propre idée.

    Tu dis:

    “Informer n’est un pouvoir que quand on est seul à informer. Quand tout le monde informe tout le monde, nous vivons dans un monde dominé par la désinformation”

    Tu rigoles? La désinformation c’est justement quand il y a une seule source d’information. Tu semble regretter l’époque où il n’y avait qu’une seule source d’information. C’est sûr qu’au temps de la Pravda on ne se posait pas 36.000 questions…

    Je suis désolé avant d’agir il faut savoir. Et pour savoir il faut s’informer. Et pour s’informer il faut faire l’effort de comparer plusieurs sources d’informations entre elles et se forger ainsi son opinion. Mais c’est chiant, ça prend du temps mais cela reste
    indispensable à partir du moment où on veut réellement agir.

    Car l’action que tu prône est une action paresseuse et peut-être dangereuse car “ignorante”.

    D’ailleurs, l’exemple que tu cites a marché justement car il y a plusieurs sites, blogs, journaux et médias citoyens qui ont parlé du cas HSBC. Sans eux, il n’y aurait rien eu. C’est cette information qui a circulé un peu partout, parfois de manière chaotique ou cacophonique qui a permis le succès de cette opération.

    Donc désolé sans information, même surabondante, il n’y a pas d’action. A chacun de se créer ses filtres

  14. Iza says:

    “il faut faire l’effort de comparer plusieurs sources d’informations entre elles et se forger ainsi son opinion”
    “A chacun de se créer ses filtres”

    Excusez moi d’en remettre une couche, parce que j’ai déjà dis ça à propos du “mur entre deux mondes” mais … vous vous chicanez à propos des données. Infos ? connaissances ? ….
    Ce qui fait la différence, et vous le dites à votre façon tous les deux, ce sont les compétences du recepteur et/ou producteur d’infos…

    carlo tu dis : il faut faire un effort, se créer ses filtres… oui oui, mais ce n’est pas à la portée de tout le monde, et c’est le problème. Combien sont réellement “libres” de voir à travers ce fouillis, de se forger sa propre opinion ?? nous autres ? certainement… mais tous les autres ??
    qui leur apprend ? comment ??? pensez-vous que cela va se faire “naturellement”, par la nécessité et la force de l’histoire ??? Comment nous, pouvons nous accelerer ce processus ???

    Thierry, de la même façon, tu dis : « J’ai un pouvoir quand je suis capable de mener à bien un projet. ». Oui, mais bon nombre de gens n’ont pas cette compétence. Mêmes questions qu’au dessus.
    Généralement tu me dis, ‘bien entendu, l’éducation est primordiale”.

    Mais qui éduque ??? l’éducation nationale ? les pairs via le réseau ??? que pouvons nous créer ???

  15. @Carlo Je parle de l’information comme pouvoir… oui c’est un pouvoir quand tu es seul… la Pravda justement… maintenant informer confère de moins en moins de pouvoir… voilà pourquoi les journalistes ne sont plus un quatrième pouvoir. Ils se neutralisent les un les autres. Et nous avec.

    Savoir que Sarko s’est brossé les dents à 9h ce matin me fait perdre mon temps. Les médias diffusent 99% d’infos de ce type. Si tu cherches à connaître par ce biais, tu perds 99% de ton temps quel que soit tes filtres. Il y a longtemps que j’ai activé mon filtre 100%. Et j’ai pas l’impression d’être largué ou ignorant (si de quand Sarko se brosse les dents).

    @Iza Oui comme d’hab. Je cherche à expliquer les choses autour de moi. J’ai écrit des livres pour expliquer internet. Chacun sa méthode pour former. Et chacun peut former quelqu’un d’autre. Je forme mon menuisier à internet qui me forme à la menuiserie. Je crois avant tout à cette méthode qui part des hommes… ceux qui sont déjà libres doivent aider les autres à le devenir. S’ils ne le font pas, c’est qu’ils ne sont pas libres.

    Mais on peut aussi trouver des projets à lancer. Des trucs super concrets. Casabaldi voudrait booster la NEF pour faire plier les autres banques… C’est une idée qui plaira à Hugues2.

  16. Iza says:

    Thierry, je sais bien que c’est ce qui est implicite quand tu parles de ça. Mais je trouve que ça va mieux en le disant.

    SInon bien sûr, ne nous arrêtons jamai… formons nos pairs où qu’ils se trouvent, at aussi boostons la NEF, et inventons d’autres trucs, ça reste possible…

    Ce que tu fais ici, ça fait bien entendu partie de l’éducation, c’est concret (contrairement à ce que certains ont dit). Ce qui est concret, c’est qu’en reflechissant, en débattant, en se confrontant, on se change… on se fait évoluer mutuellement. c’est déjà de l’éduc pop pour moi.

  17. denis56 says:

    Je ne suis pas d’accord avec l’interprétation de Carlo, au contraire tes notes m’ont confirmé ma similitude de pensée avec ton article.
    Pour moi ce qu’on appelle info c’est éphémère, d’ailleurs c’est souvent un “flash infos” qu’auparavant on appelait les “actualités”.

    Par exemple concernant la Birmanie, il y a peu d’infos mais encore moins de connaissance; La démocratie n’y existe pas, une partie du peuple l’appelle, C’est la seule connaissance. Quelque soit le nombre de morts présents ou à venir, notre pouvoir est ridicule car notre seule “collaboration” durable de citoyen français avec un citoyen birman, c’est seulement une connexion par l’intermédiaire affligeant de Total qui finnance la junte avec les euros qui payent notre essence.

    Ton analyse exprime mon insatisfaction à lire tous ces blogs instructifs certes, Carlo, mais très peu actifs. La mouvance citoyenne est trop “intellectuelle” à l’image (que me donne) de la réponse de Carlo. Je ne nie pas la valeur du savoir bien au contraire, je l’ai presque vénérée. Mais aujourd’hui je la relativise…
    Est-ce que les blogueurs savaient bloguer avant de bloguer ? Quel homme connait la bio-mécanique de la marche avant de faire ses premiers pas ? Sarkozy connait-il la piètre valeur du sperme d’un français de souche pour décréter la valeur de l’ADN gaulois ? Je ne serais pas surpris de le voir se prendre un tel retour de baton car son test sera sans appel en sens inverse : si je donne (qui a dit “vends”?) mon sperme à 40 maliennes, qui m’empêchera de rapatrier MES enfants et eux à leur tour, leurs mères, frères, sœurs…Sarko père du melting-pot…
    Cet activisme (irréfléchi), c’est d’ailleurs ce qui différencie la “droite archaïque” de la “citoyenneté centro-gauchisante”.

    Un récent article sur l’échec de la social-démocratie en mai ( je cherche le lien), allait en ce sens disant que celle-ci avait su mobiliser ses troupes en campagne mais pas du tout convaincre la population car elle manquait d’ancrage dans la réalité, d’exemples concret. Exemples d’autogestion, d’éco-participation, d’auto-prise en charge…

    Je pense aussi que le changement de société ne viendra que par l’action, l’action réfléchie et informée Carlo, mais l’action qui ose l’erreur comme la réussite.

  18. > Mais qui éduque ?

    @Iza
    Il y a la formation initiale qui est une base très utile et ensuite c’est à chacun de compléter ses connaissances, son savoir.
    Souvent on dit en classes préparatoires, que la majorité des connaissances apprises ne servira pas plus tard mais qu’on apprend à apprendre.
    Au début, on ignore tout du domaine et ensuite par essai-erreur et du raisonnement on arrive à comprendre en profondeur. Le processus est toujours le même mais il prend du temps et un investissement de temps. Il faut être capable de faire ensuite une critique de l’enseignement initial que ce soit à l’école, à l’université ou dans sa vie professionnelle. On n’arrête pas d’apprendre et c’est d’ailleurs ce qui m’amuse quand j’entends un Michel Onfray cherchait une pensée originale et cohérente d’un philosophe tout au long de sa vie. Sans renier mon adolescence, je pense un peu différemment maintenant. 😀

    @Carlo
    J’ai la connaissance de l’italien.
    Cette phrase est une information mais ce savoir proprement dit est une connaissance. Il faut distinguer ensuite l’information qui diffuse un savoir d’une simple actualité, opinion, croyance etc…
    il y a pas l’info avant et l’action ensuite mais un entrelacage info->action->info->action
    Qui est le premier de la poule ou de l’oeuf ?
    Je dirais l’action quand tu né.

    @Thierry
    J’admire les français qui écoutent en entier les emissions politiques de TF1. Je n’ai pas la patience tel un enfant de 4 ans qui prefere jouer a la balle dehors. 😉
    Ceci dit Il ne faut pas réduire les médias à TF1 et consort comme on ne résume pas l’humour français à Collaro ou Jacques Martin. Heureusement qu’il existe des alternatives sinon le taux de suicide grimperait je crois. 😀

  19. Ax says:

    Même position que Thierry.

    J’ai passé une année à suivre au quotidien l’actualité politique. “Sarkozy a dit ceci, Bayrou a répondu cela, pendant que Royal a pensé que…”
    Qu’est-ce qu’il en reste ? rien. A quoi ça a servi ? A rien.

    J’ai décroché de cette actualité depuis juin. Maintenant au lieu de lire les dernières news politiques, j’ai le temps de lire ou relire Valéry, Balzac, de voir ou revoir de bons films, d’écouter de la musique, de découvrir des artistes, comédiens, auteurs… C’est incomparablement plus nourricier que “les news”.

    Les médias citoyens passent leurs journées à vouloir nous expliquer qu’on est désinformé, ce faisant ils nous font perdre notre temps avec des sujets sans intérêt.

    Et ils piègent ceux qu’ils prétendent libérer, car on ne se libère pas en étant “mieux informé” sur des sujets sans intérêt ; on se libère en cessant de perdre du temps avec des sujets sans intérêt.

    Qu’est-ce qu’on en a à faire des vacances de Sarkozy chez tel ou tel pote milliardaire?
    Les médias citoyens nous inventent des sujets d’indignation qui devraient mobiliser nos énergies alors qu’ils sont superficiels et vides.

    La politique du 5e pouvoir, ce ne doit pas être de dire : “Sarkozy a dit cela, alors qu’en fait il pensait ceci”.
    La politique du 5e pouvoir, c’est dire : “Sarkozy n’a de toute façon prise que sur des détails de notre vie, l’essentiel de la politique (la vie de la cité) se déroule ailleurs : l’invention des outils, la connaissance, la littérature, les arts, la création, la recherche, l’exploration, l’expérimentation, la technique…

    Par ailleurs je viens de visionner Bayrou sur la Télé Libre. Mais de quel droit nous interdit-il de travailler le dimanche ? est-ce qu’il ne travaille pas le dimanche quand il va sur les marchés serrer les mains pour être élu, donc pour gagner sa vie ?
    Bayrou est un réac liberticide, avec une vision de la France tournée vers le passé ; sans arrêt il parle du passé, et de valeurs essentialistes ; son idéal est derrière et non en avant. On n’est plus sous Henri IV !

    Que les médias citoyens se soient emballés pour Bayrou pendant 9 mois montrent qu’ils sont loin d’être aussi malins et vitaux pour la démocratie qu’ils le prétendent. Ils se sont fait avoir comme des benêts, et ils prétendent nous aider à lutter contre la désinformation ?

  20. Iza says:

    Mince, pour une fois qu’on amorce mon histoire d’éduc, on va tout de même pas reparler de Bayrou ??? si ??

    Paul, la formation initiale que tu décris, est étrangement idéale, et peu réaliste.

    C’est UN modèle pédagogique, qui prétend faire ce que tu décris, mais qui y arrive bien mal. car en réalité, n’arrive à faire ce que tu décris qu ceux qui, de toute façon, y seraient parvenu tous seuls devant la somme de connaissance qu’Internet propose, par exemple. (je caricature, bien entendu).

    La formation initiale, du moins en France, et pour tout un tas de raisons complexe, arrive très bien à “apprendre à apprendre” aux gens qui ne sont pas loin de savoir le faire. Elle (au mieux) perfectionne et développe des compétence qu’en fait les jeunes gens ont déjà, en bourgeons, en graines, par la chance de leur naissance, de leur environnement, de leurs activités…Je parle bien là des capacités cognitives, et non des connaissances.

    Elle est en revanche très impuissante à “apprendre à apprendre” aux autres. Tous ceux, qui, pour une raison ou pour une autre, ne rentrent pas dans la catégorie ci dessus. Passé un certain âge, ce sont ceux là les plus nombreux.

    Il faut sans doute réformer celle-ci, Sarko a fait une grande lettre d’intention … je n’en parlerais pas ici, ce serait tout à fait contraire à ce que nous venons d’évoquer, mais, bref, on n’est pas encore tout à fait rendus.

    Que reste-il ??? faire une critique de tout cela en entrant dans la vraie vie ??? bien entendu, si ces capacités cognitives là (celles qui servent à exercer son esprit critique, au minimum) ont été développées… sinon … ne reste que ce que nous propose TF1. Voyez ce que je veux dire ? c’est ce que les grands médias proposent qui se chargent de ce petit boulot là (critique de la formation initiale ….). Et les gens l’acceptent, parce qu’ils ne perçoivent pas suffisamment, les enjeux…

    Il manque donc bien des acteurs (ce rôle est en parti joué par le peri scolaire, les assos, les pairs …. mais ce n’est pas assez, pas assez bien fait… trop faible par rapport au matraquage des médias et de la pub).

    Il reste donc bien des choses à inventer et des espaces à occuper.

  21. Fred says:

    Axel, je suis allé voir votre site. Je ne sais pas ce que vous écriviez pendant la campagne présidentielle mais peut-être il faudrait songer à vous resaisir un peu…. Pourquoi être passé de la politique à un site quasiment d’adolescent avec des photos géantes de filles un peu partout? Vous voulez concurrencer Myspace?

  22. Ax says:

    “Vous voulez concurrencer Myspace?”

    Je pense que MySpace est davantage “5e pouvoir” qu’Agoravox.

    MySpace c’est le vrai pouvoir rendu au peuple. Un individu lambda, sans réseau, sans famille influente, sans copinage dans le milieu médiatique, sans attaches parisiennes, peut se faire connaître directement du public, se constituer gratuitement un réseau de plusieurs milliers de contacts, et à partir de là construire sa vie.

    La vraie révolution du 5e pouvoir est là.

    Elle n’est pas dans la critique permanente des moindres faits et gestes du gouvernement. Quand on sait que le gouvernement ne décide aujourd’hui que pour une part minime de la vie des gens (beaucoup de décisions se prenant au niveau européen, et beaucoup d’éléments d’une vie se construisant en dehors de la sphère politique et du cadre législatif)…

    Le 5e pouvoir, comme le dit Thierry, n’est pas un contre-pouvoir. Il ne consiste pas dans la critique de tout.
    Le 5e pouvoir commence quand les individus se prennent en main, se connectent, construisent ensemble, sans attendre que tout soit fait au niveau central à l’Elysée ou au Parlement.

    Agoravox est un contre-pouvoir, il se fait le relai de toutes les critiques des actions gouvernementales; mode critique qui a toujours existé. C’est le “J’accuse” de Zola comme principe éditorial permanent. C’est l’héritage des intellectuels engagés.
    Ce n’est pas quelque chose de nouveau, dès lors que ça reste davantage une force critique qu’une force constructive.

    Des outils comme MySpace ou Facebook vont plus loin que la critique de l’action gouvernementale, en donnant les éléments à chacun pour agir en réseau. On ne critique plus la politique, on fait.

    Je remarque que bcp d’intellectuels de gauche affichent souvent un profond mépris pour les productions artistiques ou personnelles populaires (MySpace justement, sans parler des skyblogs).
    Ce faisant ils perpétuent un élitisme social. Tout le monde n’a pas reçu la formation pour écrire du Proust ou du Bach, et pour ne mériter l’encouragement qu’à ce niveau de création.

    Sur Page2007 j’ai toujours eu pour principe d’encourager les initiatives, plutôt que de chercher à imposer une grille qualitative minimale avant de parler de quelqu’un.
    J’aime les gens qui se bougent, qui ne sont pas dans la critique systématique mais qui agissent.

    Quand je vois des jeunes qui se lancent sur MySpace, sur YouTube, pour s’en sortir par eux-mêmes sans tout demander à l’Etat ou au bon dieu, j’ai envie de les encourager, je leur donne de l’écho. Pour moi le 5e pouvoir c’est cela, et pas écrire un énième article citoyen sur les vacances coûteuses du chef de l’Etat.

  23. Ax says:

    “un site quasiment d’adolescent avec des photos géantes de filles un peu partout?”

    vous caricaturez un peu.

    On trouve aussi sur le site des lectures de Proust, Paul Valéry, Joyce, Balzac, Mishima, Yourcenar, René Girard, Salluste, Suétone, Thucydide, Flaubert, Matzneff, Ernst Mayr, Dostoïevski, Tolstoï, Stendhal, Heisenberg, Gracian, Héraclite, Hugo, La Rochefoucauld, Shakespeare, Mallarmé, Mitterrand, Montaigne, Wilde, Pétrone, Montherlant, Talleyrand, Taine, Sun Zi, Nietzsche, Heidegger, Kierkegaard, Schopenhauer, Duroselle, Chardonne, Bernanos, Charles Benoist, Chateaubriand, Bergson, Bismarck, Barthes, Racine, Castiglione, Audiard, Camus, Byron, Cioran, Lacouture, Lynch, Paul Kennedy, Syderberg…

    Voir les tags : http://www.page2007.com/tags

  24. Ax says:

    … et j’oubliais mon cher Saint-Simon ! (le duc et mémorialiste, je connais moins le comte, qui est pourtant à l’origine de la philosophie des réseaux, donc un précurseur du “peuple des connecteurs”).

  25. Iza says:

    tsss tsss… Axel, tu recommences…

    Dans un com, tu dis que tes photos de belles jeunes filles, c’est de l’encouragement de l’activité, sans mépris du personnel ou du populaire. Bon.

    Mais pour contrecarrer la (même) critique, tu t’empresses de citer une liste impressionnante de “vrais” artistes. pourquoi ? quel besoin de te justifier alors ?

    Comprends moi Axel, ce que tu annonces comme objectif me paraît plus que louable, il va même complêtement dans le sens de ce que je défend au quotidien.

    Mais.

    – La façon dont tu le défends me gènes toujours un peu car elle trahit (pour moi) un élitisme presque pire que celui que tu dénonces, car il est profondément inconscient.
    – Tu es obligé de fixer des critères… toutes les productions sans exceptions sont elles à encourager? Sans doute sont elles toutes à accompagner, mais tu n’en encourages que quelques unes. Quels sont donc tes critères ?
    Je n’ai aucun mépris pour le populaire (ce serait un comble !) et encore moins pour le personnel et l’amateur… mais je trouve qu’il est important de définir des critères de qualité (personnels certes, arbitraires certes…). pour moi, ne pas le faire, c’est mépriser en réalité ces productions (ne pas les considérer).

    Pour conclure, l’effet produit sur Page2007 (je ne dis pas que c’est ton intention, je parle de l’effet que ça me fait), c’est que ton unique critère est : jolie fille.

  26. Ax says:

    “Mais pour contrecarrer la (même) critique”

    Il y a une différence entre les mémoires d’Hadrien de Yourcenar, et la bande démo d’une jeune comédienne de 20 ans.

    J’aime les deux, je ne fais pas de hiérarchie de droit à l’existence entre les deux.

    Si l’on me dit que Page2007 ne contient que des brouillons d’ados, je dis, “non, il y a aussi Yourcenar”, car, évidemment, c’est un autre niveau.

    Reconnaître cette différence n’implique pas un mépris inconscient pour la bande démo de la comédienne.
    Les deux sont des moments de vie.

    Il y a un critère de choix oui, qui est une forme de beauté nécessaire, un charme. Qui peut prendre une forme intérieure ou extérieure, souvent un équilibre des deux.

    Une tournure de phrase dans le Rancé de Chateaubriand, un regard de femme sur une photographie, une intonation dans une bande démo de comédienne, un accord dans une musique, un rapprochement d’idées chez Paul Valéry…

    C’est toujours la même chose, Iza. Les gens sont essentialistes. Ils veulent identifier un être, une chose, ou une production par UN critère, une essence. “Ce blog c’est ceci ou cela.” Et ils n’aiment pas les mélanges de niveaux culturels.

    Je me bats depuis toujours contre cela.

    Toutes mes influences intellectuelles, ce sont des touche-à-tout. L’Hermes quadrifrons, à 4 visages. Des êtres qui aiment le chaos et ne cherchent pas sans arrêt à ramener le monde à un principe unique, ou à un objectif unique.
    “Des choses répandues au hasard, le plus bel ordre, l’ordre du monde” : Héraclite me parle davantage que Platon.

    Il y a deux jours encore Aurélien Véron me disait “ton objectif est flou”. Parce que je n’ai pas pour objectif : “être élu député”, ou être ceci ou cela.

    Pour moi il y a la vie, qui est une découverte de chaque instant, et il n’y a pas quelque chose de précis à obtenir.

    J’ai toujours aimé les écrivains qui écrivaient par fragments, des instantanés, mêlant un peu tous les sujets. Je préfère ces fragments aux oeuvres construites (à la seule exception de Proust dont j’aime la continuité).

    J’ai aimé les carnets de Montherlant, ceux de Matzneff, les citations permanentes de l’antiquité chez Montaigne, les Pensées de Pascal, les fragments de Nietzsche, ceux d’Héraclite.

    Chez Matzneff tu navigues entre une citation de Byron et un mot sur une jolie fille.

  27. Paul de Montreal says:

    @Iza
    > Paul, la formation initiale que tu décris, est étrangement idéale, et peu réaliste.

    Elle semble idéale peut être dans mes propos mais elle ne l’est pas dans mon esprit.
    Comment penser qu’une éducation est idéale quand elle enseigne des choses désuètes ou qui seront peu utile plus tard dans sa carrière professionnelle. Malgré tout je reste positif, sans doute trop pour peindre un portrait réel. Cette éducation nationale nous enseigne sans le dire (et le vouloir vraiment) une capacité à apprendre que nous développons nous-mêmes par notre effort d’apprentissage. Dans les choses à améliorer, je vois une méthodologie d’apprentissage, davantage de pédagogie des professeurs et des cours en communication plutôt que la morale ou la flute. Également des classes pas surchargées comme je me rappelle en travaux dirigés en licence de math ou il n’y avait pas toujours assez de siège pour tout les étudiants. J’ai gardé de l’amertume de cette époque avec cette sélection sévère et le bachotage mais je me rends compte aujourd’hui de certains avantages que j’ai conservé en particulier dans le raisonnement logique et l’analyse.
    Ce que j’aime dans les universités à Montréal de ce que j’ai entendu c’est que les élèves notent à la fin de la session le professeur avec des appréciations. C’est un service et l’université veut connaître la satisfaction de ses clients … de ses élèves. Voilà pour l’enseignement supérieur quand à l’école publique de ce que j’entend elle est assez médiocre au Québec.

  28. Iza says:

    “évidemment, c’est un autre niveau.
    Reconnaître cette différence n’implique pas un mépris inconscient pour la bande démo de la comédienne.”

    Nous sommes d’accord alors.

    Si tu reconnais la différence, ton com n’est plus si contradictoire. Je comprends ton point de vue tel que tu me l’expliques là. Je voulais juste te pointer que tu manipules souvent toi même des représentations très caricaturales (celle de l’intellectuel de gauche au hasard) alors même que tu reproches à certains de vouloir te rentrer à toute force dans une boite ou une catégorie.

    Moi ta façon d’apprécier ci ou ça de ci de là ne me gène pas, au contraire, c’est très proche de ma façon de faire. Mais on peut comprendre la critique et y répondre. C’est bien té réponse que je commentais et pas le site.

    Au fait, tu m’as donné envie de lire Proust (toi et une drôle d’éxpérience cet été) et donc j’ai attaqué “la recherche”. On en reparle … dans 6 mois 😉

    Paul : l’éduc nat, tu l’auras compris, ce n’est pas ma spécialité, je préfère parler du reste : avant pendant et après …

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