La recette fonctionne à merveille. Je vais battre aujourd’hui mon record de trafic grâce à mes deux notes Cécilia nue et Cécilia à poil. Tout cela juste en piégeant les moteurs de recherche et les internautes. C’est du propre. Comme le dit Axel Karakartal, peut-être devrions-nous jouer avec ce phénomène pour créer des médias à forte audience ?

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38 comments

  1. Ax says:

    Le point le plus important, si l’objectif n’est pas simplement d’avoir un gros chiffre d’audience mais d’utiliser cette audience pour un objectif éditorial, c’est d’orienter le lecteur venu par Google.

    Si tu ne l’orientes pas, ton audience est perdue.

    Tu le sais bien car tu as une audience incroyable avec BonWeb, mais elle ne te sert pas pour ton blog car tu n’orientes pas le lecteur de Bonweb vers lui. (Ton lien en bas de page est minuscule et pas incitatif).

    Et là c’est le rôle de tes colonnes. Lorsque le lecteur débarque par hasard après avoir tapé “Cécilia nue”, un élément dans la colonne de droite doit attirer son attention vers le sujet que tu souhaites qu’il lise.

    Et cet élément doit être en adéquation avec la recherche de ce lecteur.

    Tes couvertures de livres à droite sont trop austères pour capter l’attention d’un lecteur venu en tapant “Cécilia nue”.

    Si en revanche tu mets en colonne de droite une photo de jolie fille avec en titre : “en finir avec la méthode pyramidale”, tu as des chances qu’un lecteur sur deux venu en tapant “Cécilia nue” clique à cet endroit, croyant à un secret du Kamasutra.
    Tu peux alors lui présenter un texte sur le 5e pouvoir qu’il n’aurait jamais lu autrement.

  2. Ax says:

    “Tout cela juste en piégeant les moteurs de recherche et les internautes. C’est du propre”

    Cela dit en ce qui me concerne je parle toujours du sujet sur lequel je fais un titre. Sinon c’est une tromperie de moteur, qui d’ailleurs, répétée, peut te conduire à être blacklisté de Google.

    Si tu fais un article titré “Cécilia divorce”, dans lequel il n’est pas question de Cécilia, c’est une tromperie de moteur.

    Si en revanche tu fais un article avec ce titre, et portant sur ce sujet, mais que l’objectif de ton article est d’amener du monde pour l’orienter vers d’autres sujets ensuite via ta colonne de droite, alors ce n’est pas une tromperie de moteur. C’est juste un produit d’appel, avec une marchandise réelle et non trompeuse, mais qui ne constitue pas ton objectif ultime de vente.

    A mon sens c’est le minimum à respecter pour que le Web reste viable : le titre doit correspondre à un contenu portant sur le sujet.

  3. Le problème c’est que ces sujets dont tout le monde parle ne m’intéressent pas. Je ne les connais pas en général. Et si je devais perdre du temps à suivre cette actualité people ce serait du temps perdu pour autre chose. Chacun son travail.

    Sinon bonWeb n’est pas fait pour promouvoir mon blog mais pour me permettre de gagner ma vie ce qui me permet d’écrire et donc d’avoir un blog.

    Capter de l’audience je connais… et c’est parce que je connais que ne suis pas obsédé par ça sur ce blog… je n’ai même effectué aucun effort pour le référencer… même sa structure HTML est inadéquate.

    En ce moment je concentre mes efforts sur un site beaucoup plus ambitieux pour faire la promotion des contenus… 😉

  4. Iza says:

    “Si en revanche tu mets en colonne de droite une photo de jolie fille avec en titre : “en finir avec la méthode pyramidale”, ”

    je connais bien ta méthode Axel, et on en a déjà parlé. Mais tu ne m’oteras pas de la tête que c’est limite limite. Moi, une fille, ça me gène que tu utilises ce procédé. Tu instrumentalises une jolie fille. tu utilises la même recette que tous les publicitaires qui nous vendent des yaourts ou du PQ en utilisant des jolies filles.

    Quand je les vois faire, je trouve ça assez dégueu. Je trouve qu’ils nous prennent pour des cons et qu’en plus cette instrumentalisation du corps de la femme (ou de l’homme d’ailleurs …) est pénible (je choisis à dessein un mot un peu faible… je ne fais pas ma chienne de garde là..je ne dis pas “c’est intolérable”… mais pénible, oui).

    Que ton objectif final soit bien plus louable n’y change rien. Comment te dire … il me semble que proposer au gens de réfléchir, de s’élever, de se cultiver… c’est pour commencer respecter leur intelligence, et non flatter leurs bas instincts.

    Parce qu’au final, l’exemple que tu donnais sur cécilia à poil (les gens qui ont visionné la vidéo de Scarlette) est mauvais. Ils l’ont sans doute fait en espérant voir du poil justement. je ne suis pas certaine que ça fasse beaucoup avancer le schmilblick de la jeune fille (question de cible tu vois.)

  5. swimmer21 says:

    La question est donc de savoir si le poil est ras ou laineux.
    Je trouve que le référencement et tout ces trucs permet des choses et d’autres mais toujours dans le même sens, celui de guider la personne vers le consommateur.
    Je trouve pénible que les autres me considèrent trop souvent comme un consommateur (y compris de sexe). Pour l’instant je n’en suis encore qu’au pénible. Cela changera peut être à l’avenir. J’utilise ad-block+ mais pour les moteurs de recherche, il n’y a pas de technologie qui permette de gérer son processus de recherche.
    La machine G reste absolument opaque dans la manière dont sont effectuées les recherches et donc les biais qu’elles peuvent engendrer. J’enfonce un porte ouverte ou bleue. Ca fait du bien des fois.

  6. swimmer21 says:

    Il peut être intéressant de regarder aussi le divorce de C et N (sans autre haine) comme le divorce d’une femme d’avec le pouvoir. Des femmes avec le pouvoir des hommes ? Ce que semble aussi dire les données de trafic c’est que ce sujet du divorce des femmes d’avec le pouvoir des hommes intéresse un grand nombre de personnes.
    A méditer en termes de démocratie participative.

  7. Gaston L. says:

    Mademoiselle Jeanne ? Voudriez-vous être la figure de proue de mon blog s’il vous plait ? je ne pourrait pas concevoir mon instrument de promotion sans que vous n’y apparaissiez…telle l’égérie de toutes les femmes du bureau… La lumière de l’avenir flamboyant qui illumine la vie de tous les stagiaires… La déesse de notre département communication….

  8. Jeanne T. says:

    Ooooh! Monsieur Gaston. Quel poête vous faites. Mais bien sur ! Avec joie! Et nous aurons des tas de petits sites ensemble….

  9. Gaston L. says:

    RrrrrZZzzz …(hein, des tas de petits sites ensemble…M’enfin…Mademoiselle Jeanne…)ZZZZzzzzzz

  10. Fantasio says:

    Gaston ! Si je vous ai confié la veille électronique, ce n’est pas pour que vous vous retrouviez avec l’empreinte du clavier sur le front ! Réveil !!!

  11. Ax says:

    Iza, si tu enlèves Naomi Watts de Mulholland Drive, il reste combien de spectateurs ?

    Si tu enlèves Grace Kelly, Eva Marie Saint, et autres blondes fatales, de bon nombre de films de Hitchcock ?

    Si tu enlèves tous les beaux gosses des grandes comédies américaines ?

    Si tu enlèves Albertine et les jeunes filles de la Recherche du Temps Perdu ?

    La séduction physique a toujours été un élément de l’art, et un moteur de son appréciation par le public.

    L’art grec a célébré la perfection des formes avec Praxitèle. Il a aussi célébré des satyres, mais l’art de la laideur n’est qu’une autre facette de l’art de la beauté, c’est un art qui tourne autour de l’apparence et du rapport de fascination que nous entretenons avec les apparences.

    Même l’art des choses moyennes repose sur ce principe :

    C’est parce que nous sommes habitués à ce que des objets d’exception soient le sujet de l’art, que nous nous étonnons, et apprécions, de voir, chez Chardin, de simples objets de la vie quotidienne, ordinaires, soudain célébrés. (Et Chardin les transfigure, les rend plus beaux qu’ils ne sont, non pas en changeant leurs traits mais avec le jeu des couleurs, des ombres et des lumières : il en fait des objets séduisants. On en reste toujours au niveau de la séduction. L’art qui traverse le temps tourne toujours autour de la séduction et de la forme parfaite.)

    Si tu considères qu’une jolie fille est instrumentalisée pour sa beauté, alors il en va de même pour une belle mélodie en musique, une tournure de phrase chez Flaubert.

    Tu peux alors te lancer dans un art expérimental qui ne présente que des choses brutes, sans aucune transformation visant à séduire… Tu auras peu de chance de rencontrer le public, à moins de jouer avec la mode et le snobisme, les ficelles qui amènent le public à s’intéresser à une chose pour laquelle il n’aurait pas, a priori, de goût.

    La séduction est au coeur de l’art. Elle n’est pas exclusive de l’âme.

    Sur Page2007 je ne présente pas de playmates sans âme comme fait le Sun en 3e page. Je ne colle pas une belle inconnue sortie d’un magazine, comme fait José Ferré avec sa série “belles et beaux”.
    Je présente des êtres identifiés, avec un nom, une histoire, des rêves, un lien vers leur profil MySpace ; la séduction physique est un élément de leur charisme mais jamais le seul. Ce sont rarement des canons de beauté, au sens des critères des mannequins. Ce sont souvent des êtres fragiles, en recherche. Pas des cadors.

    Si l’objectif était d’instrumentaliser des jolies filles pour faire de l’audience, au lieu de choisir, pendant des heures, des êtres réels, qui poursuivent des objectifs intéressants et ont une âme, je piocherais simplement dans un catalogue de mannequins et l’audience serait la même, voire supérieure.

    Pour moi, l’audience est un élément, mais jamais le but. Si le but était l’audience, chaque billet littéraire, qui coûte du temps de lecture et de choix pour une audience faible, serait remplacé par un sujet people. Chaque inconnue serait remplacée par une célébrité. Parce qu’on ne recherche pas l’inconnue dans Google mais Clara Morgane.

    Plus encore, si l’audience était le but, je ferais un système automatisé, aspirant des mots clés, comme Wikio. C’est beaucoup plus rentable que de faire un blog en choisissant des sujets et des êtres.

    J’ai toujours refusé d’entrer dans la logique du “user generated content” automatisé, qui représente un jackpot en terme d’audience mais ne correspond plus à aucun objectif éditorial personnel.

  12. fred says:

    excusez moi je suis nouveau ici .. je suis arrivé par hasard sur votre page car je fais une thèse sur la sexualité des first ladies et la sexualité et le pouvoir en general

    votre article parle de, je cite : “cecilia a poil”, “cecilia nue” et de “divorce” et ce sont des informations en relation direct avec ma thèse mais je ne vois aucune photo ? y a t -il un règlages a faire sur mon ordinateur pour voir ces photos ?

    je suis novice en informatique

    merci de votre aide par avance

  13. Ax says:

    “l’exemple que tu donnais sur cécilia à poil (les gens qui ont visionné la vidéo de Scarlette) est mauvais.”

    petite nuance : dans mon exemple c’était “Sarkozy divorce”, qui a amené cette audience, et les visionnages de Scarlette.
    Pas “Cécilia à poil”.

    Cela change la nature de la cible. Ceux qui s’intéressent à l’actualité sont aussi ceux qui vont au cinéma, ce ne sont pas juste des obsédés qui cherchent une fille à poil.

    Il y a par ailleurs un cercle vertueux : quand l’audience augmente (même si au départ ce sont pour des mauvaises raisons), tu gagnes en notoriété, et cette notoriété te permet de gagner en audience qualitative, ciblée par rapport à ton projet éditorial.
    Simplement parce que ces gens sont maintenant au courant de ce projet.
    J’ai chaque jour davantage de visiteurs ciblés, passionnés de cinéma, qui viennent pour voir des démos d’actrices. J’ai aussi davantage d’actrices qui m’envoient leurs bandes démos.

    Ce cercle vertueux est fondamental. L’audience amène la possibilité de la qualité (si la qualité reste l’objectif). Sans audience tu n’intéresses personne. Les artistes sont les premiers à vouloir être vus, ils t’accorderont un entretien si tu as des lecteurs, pas si ton blog reçoit 12 visites par jour comme la majorité des blogs freemen.

  14. @Fred Les images étaient trop hard. J’ai dû les supprimer. 😉

  15. Iza says:

    Oui, bon, Axel, peut être. J’allais te dire que dans Proust ou dans Mullholand drive, le but n’était pas de vendre des truc, et que tout dépend de l’intention, mais… euh. Bon, si tu le dis.

    Je ne mets pas en cause ton travail. je ne mets pas en cause ta sincérité quand tu cherches ces jeunes filles. Je réagissais précisément à ce que tu décrivais au dessus : j’attire avec des mots clés people, colonne de droite, une jolie fille, et hop je récupère le lecteur.

    Je vois effectivement bien la différence avec un truc automatisé et ton intention d’y mettre un autre sens, n’empèche que le procédé que tu décris repose sur “le gars clique parce qu’il croit à un truc du Kamasoutra”. c’est toi qui le dis. c’est ça qui me gène.

    Alors ensuite, en ce qui concerne la seduction en général… c’est à manipuler avec précaution. ça relève d’un truc délicat à expliquer.

    Un gars peut dire des choses extrèmement graveleuses et me faire rire. Un autre va dire la moitié du quart et je vais le trouver répugnant.

    Le rapport concupiscence/seduction/instrumentalisation n’est pas aussi simple (en tout cas de mon point de vue de fille) que tu veux bien le schématiser.

    Le procédé que tu as toi même décrit me gène. Pas le fait que tu te soit lançé dans la découverte de talents, fussent ils bien faits de leur personne. Imaginer le parcours du “cécilia à poil” à ta jeune fille en fleur me gène.

    Pour résumer un peu crument, quand je me fais jolie, bien entendu que j’entends plus ou moins consciemment “séduire” mes interlocuteurs (et interlocutrices), mais je n’ai pas envie forcément d’imaginer de faire bander le soir même tous les vieux barbons que j’aurais croisé, beurk. J’essaye donc de me composer un code vestimentaire qui corresponde à cette intention. ça c’est pour ma précaution. Mais quand bien même je mettrais un truc affriolant, disons, par excès d’enthousiasme, ça n’autorise personne à venir faire le concupiscent.

    Dans l’exemple ci-dessus, je décris un truc où je pilote cette délicate affaire là. Dans ton cas, c’est toi qui pilote en quelque sorte la tenue et l’intention de la jeune fille (en la choississant) et qui la met délibérément en présence du potentiellement concupiscent. C’est ce que je mets derrière instrumentalisation.

    Ceci juste pour t’expliquer ma position, maintenant, j’entends la tienne.

  16. Iza says:

    Axel : pardon, je citais le titre du post de Thierry et pas le tien.

  17. Iza says:

    et après j’ai oublié ton exemple, donc ça nuance, ok.

  18. Ax says:

    “@Fred Les images étaient trop hard. J’ai dû les supprimer.”

    Fred, les images hard sont dans le Peuple des Connecteurs. Commande le sur Amazon, et tu verras !

  19. Ax says:

    “dans Mullholand drive, le but n’était pas de vendre des truc”

    au cinéma tu peux difficilement monter un projet sans des acteurs qui accrochent le public. Même quand tu es Lynch. Le coût d’une production est tel, qu’il faut bien vendre…

    Même dans le Mépris de Godard, une référence du cinéma d’auteur, tu as Bardot, et Bardot est l’élément clef du film. La scène la plus citée du film c’est “et mes fesses, tu les trouves belles mes fesses ?”, on n’est pas loin de Cécilia nue !
    ça n’enlève rien aux profondeurs du film.

    “Le cinéma, disait André Bazin, substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs” : on est bien dans le jeu avec le désir et les instincts.

    Mulholland Drive est en partie une allégorie sur la jolie femme qui arrive à Hollywood, tente de percer comme actrice, échoue, tombe amoureuse d’une autre jolie femme, la tue par amour et jalousie, puis se suicide…
    Il y a aussi la présence de l’autre actrice blonde, Melissa George, qu’impose le producteur : “that’s the girl”.

    Tout le cinéma tourne autour des jolies filles. Lycnh à la fois démontre/dénonce le principe, et l’utilise pour faire son propre film : Naomi Watts est une autre Melissa George, toutes deux se fondent dans une même Camilla Rhodes, la blonde fatale, clef de tout le cinéma hollywoodien, même chez les plus grands comme Hitchcock.

    Même les films des frères Coen utilisent des “gueules” comme John Goodman. Le critère n’est pas ici la beauté académique, mais le charisme, qui est une forme de séduction physique. Le film ne peut pas reposer entièrement sur le scénario et l’appel à l’intelligence du spectateur. Il y a toujours des ficelles qui s’adressent aux instincts.

    Le principe même de la dramatisation, le fondement de toute histoire, c’est le “et après ?” de Shéhérazade. Or qu’est-ce que c’est que cette loi du suspens, sinon un jeu avec le cerveau reptilien de l’homme, ce qu’il y a de plus primaire en lui ? c’est l’instinct du chasseur qui cherche une proie qui lui échappe, qui est devant, qui court.
    Les pulsions primaires sont au coeur du principe dramatique.
    L’art est construit autour des instincts de l’homme, et s’adresse à eux.

  20. Ax says:

    “Imaginer le parcours du “cécilia à poil” à ta jeune fille en fleur me gène.”

    C’est le même parcours qu’il y a de Bardot nue parlant de ses fesses, mise en avant sur l’affiche et dans la bande annonce, à toutes les complexités et profondeurs du Mépris de Godard.

    Toujours la question de l’essentialisme : ce n’est pas parce qu’on s’intéresse à Bardot nue qu’on ne s’intéresse pas aussi à autre chose.
    Et ce n’est pas parce qu’on s’intéresse aussi à autre chose que l’étape “Bardot nue” est accessoire, futile et inutile.

    L’homme est un tout, cerveau reptilien et cortex supérieur. Chaque fois que l’art tente de court-circuiter les instincts pour ne s’adresser qu’à l’intellect il échoue et ne traverse pas le temps.

    Chez Platon il y a aussi les beaux garçons et les coucheries d’Alcibiade.

    Nietzsche a d’ailleurs expliqué la naissance de la philosophie grecque, sous la forme socialisée et bavarde qu’elle a prise après les présocratiques, par le désir d’un homme laid, Socrate, de plaire à de jolis garçons.
    Enlève cet instinct primaire lié à la beauté, tu n’as plus la philosophie.

  21. Fantasio says:

    Vous entendez Gaston ! Faites donc travailler le cerveau reptilien qui est en vous !
    Votre mission, Gaston Bond : Faire signer Demesmaeker aujourd’hui !
    Votre partenaire: mademoiselle Jeanne et ses atouts professionnels !
    Vous êtes un killer, Gaston ! Vous êtes tenace et impitoyable! Vous êtes la nouvelle évolution qui mange les tyrannosaures ! Foncez !

  22. Gaston L. says:

    Houlà ! J’y vais, j’y vais…Faut pas pousser…J’suis un mamifère moi… mon cerveau reptilien y’m dit plutôt de m’endormir bien au fond, sous terre…attendre que le bouleversement passe…RRRRrrrrZZZzzzzz….

  23. Iza says:

    ““et mes fesses, tu les trouves belles mes fesses ?”, on n’est pas loin de Cécilia nue !”

    mais non, on en est loin. Tu ne lis pas ce que j’écris. je te dis précisément que tout ça est histoire de nuances… j’en vois une de taille… et ce n’est pas parce que c’est Godard. C’est ça que je veux dire quand je te parle d’un mec qui peut dire une énormité et un autre dans la bouche duquel ça ne passe pas.

    Et bien, c’est pareil pour les artistes. Je ne mets pas tout sur le même plan. Et ce n’est ni une hierarchie, ni une catégorisation d’essentialiste, mais une histoire de nuances.

    Je t’ai précisé très exactement ce qui me gène. Après, que nous soyons tous fait du même bois, evidemment, mais disons qu’il y a des façons plus ou moins subtiles de traiter de cette réalité là.

    Le procédé éditorial que tu décrivais, et au sujet duquel j’ai réagi, est tout de même assez éloigné du processus de création d’une oeuvre.

  24. Ax says:

    “c’est toi qui pilote en quelque sorte la tenue et l’intention de la jeune fille (en la choississant) et qui la met délibérément en présence du potentiellement concupiscent. C’est ce que je mets derrière instrumentalisation.”

    Cet argument est intéressant.
    Il ne concerne pas page2007 en particulier, mais tout le principe de l’instrumentalisation de la beauté et de la célébrité dans l’art et le divertissement.

    En général je choisis des filles qui sont déjà entrées dans ce jeu avec le désir du public : des jeunes actrices ou modèles, qui ont déjà choisi le métier, et attendent la reconnaissance du public ou d’un agent pour obtenir des rôles.

    Quand je les “expose” sur Page2007, je les instrumentalise beaucoup moins que le photographe, l’agent ou le producteur qui “abusent” d’elles (le cas échéant, et ce n’est pas rare dans ce milieu), leur demandant des faveurs pour les mener vers la gloire.

    Je ne choisis pas les photos les plus impudiques, qui souvent sont présentes sur leurs books, étapes obligées dans le milieu.

    Ces jeunes filles ont choisi une voie qui est celle du jeu avec le désir, avec la concupiscence. Difficile de percer comme actrice en restant en dehors du champ de la séduction et de la concupiscence.
    Sharon Stone devait cacher son 140 de QI et mettre en avant sa seule plastique.

    Cela, c’est le jeu du cinéma, de la mode… Difficile de passer à côté.
    Si je passe à côté je ne leur rend pas service dans leur voie vers la rencontre du public.

    Sur YouTube, ce sont les filles les plus vulgaires qui sont les plus visionnées. Ce ne sont pas celles que je choisis. Mais je sais qu’il est beaucoup plus difficile de “buzzer” une fille dont le talent repose sur le fond du discours, que sur la vulgarité.
    Entre deux filles d’égale beauté, la plus vulgaire sera la plus visionnée.

    Une étude a montré que des filles perdaient complètement la tête en devenant exhibitionnistes sur MySpace, pour se faire remarquer, allant toujours plus loin dans le jeu avec le désir, et ne vivant plus que pour cela.

    On atteint clairement ici la pathologie, et la responsabilité de ceux qui célèbrent la beauté (aussi bien les producteurs, réalisateurs, photographes, distributeurs, que les spectateurs) existe.

    Mais doit-on renoncer à admirer Grace Kelly dans un film de Hitchcock, pour ne pas conduire des jeunes filles à tenter, par tous les moyens, d’atteindre elles aussi la gloire et la célébrité, en montrant leur beauté et en captant l’attention du public ou de l’agent/producteur/réalisateur ?
    (Hitchcock racontait d’ailleurs que Grace Kelly était une vraie salope et se jetait sur sa braguette dans les taxis)

    C’est la même question que celle du dopage dans le sport : parce qu’on célèbre la réussite des grands sportifs, on pousse ceux qui sont derrière à se surpasser, par tous les moyens, aux dépens de leur santé, pour atteindre à leur tour la reconnaissance, l’argent, la gloire…

    Tous les Français qui ont regardé la coupe du monde de rugby ont instrumentalisé le corps des sportifs, leur demandant toujours plus aux dépens de leur santé. Poussant derrière des jeunes à se défoncer pour atteindre la perfection.
    Mais ces sportifs y trouvent aussi leur compte…

  25. Henri A says:

    A Page2007 qui s’appellera bientôt Page 2008:
    “Nietzsche a d’ailleurs expliqué la naissance de la philosophie grecque, sous la forme socialisée et bavarde qu’elle a prise après les présocratiques, par le désir d’un homme laid, Socrate, de plaire à de jolis garçons.
    Enlève cet instinct primaire lié à la beauté, tu n’as plus la philosophie.”
    Ce n’est pas de l’essentialisme au cube ça ??
    Une vision anthropomorphique occidentale géante de ce que peut être la philosophie ?
    Ax, on pourrait discuter pendant 1 an sans discontinuer, à la fin tu me dirais que j’ai raison, je te dirais que tu as raison et à la première occasion on reprendraient notre forme originale du début et la discussion repartirait de plus belle !

  26. charlie says:

    Dans le mépris, ce sont les producteurs qui ont imposé à Godard une scène “osée” avec Bardot [parce que c’était bien la peine d’avoir Bardot sinon], il fallait que ça soit sensuel et puisse devenir un argu de vente. Godard, pas trop ok pour transformer son film en truc avec des meufs à poils, s’en est sorti comme on le sait.
    [pourquoi je vous raconte ça ?]
    Bref, on commence par faire des films et on finit par vendre des yahourts, ou l’inverse.

  27. Ax says:

    “mais non, on en est loin.”

    Iza, veux-tu aller voir cette affiche du Mépris de Godard :

    http://www.page2007.com/wp-content/uploads/2007/10/lemepris.jpg

    Et dis-moi en quoi c’est différent ?

    On présente en affiche Brigitte Bardot nue, pour conduire le spectateur à un film intello qui traite de l’art du cinéma ?

    90% du public va dans la salle de cinéma, après avoir vu l’affiche, pour voir Bardot nue, et s’endort le reste du temps, ne s’intéresse pas du tout à ce que raconte Fritz Lang et Piccoli…

    On n’est pas ici dans un débat sur le processus de création, mais sur le marketing artistique.
    Une jolie fille ne fait pas un grand film, mais il est difficile de vendre un film, donc de le produire, sans jolie fille qui attirera un spectateur en le trompant, en jouant avec son instinct, pour compenser le fait que le public intello ne suffit pas à financer un film.

  28. Ax says:

    Tu as raison Charlie mais en tant que blogueur on est à la fois auteur, producteur et distributeur. On est forcé d’intégrer les logiques marketing du producteur, si l’on souhaite dépasser les 200 lecteurs de niche.

    Après, on reste aussi un auteur, et toute la différence se situe là :

    – est-ce qu’on se contente de l’objectif du producteur : gagner de l’audience ?

    – ou est-ce que l’audience est un instrument d’un objectif éditorial ?

    Dans ce débat je choisis le 2. L’audience n’est pas l’objectif, sinon je ferais un site automatisé.

  29. Ax says:

    Henri, je parlais de “la naissance de la philosophie grecque, sous la forme socialisée et bavarde qu’elle a prise après les présocratiques”

    pas toute la philosophie mondiale.

    Puisque déjà je distingue la philosophie socratique de celle qui la précède.

    Le dernier terme “philosophie” est une ellipse pour “la philosophie grecque, sous la forme socialisée et bavarde qu’elle a prise après les présocratiques”

    Socrate / Platon c’est quand même un gros morceau dans l’histoire de la philo. Et ce n’est pas accessoire de considérer qu’au départ il y a un homme laid amoureux d’un beau garçon, qui cherche à le séduire en tenant de beaux discours (que Socrate ait ensuite repoussé l’offre d’Alcibiade de se donner sexuellement à lui ne change rien : la relation sublimée reste une relation dont la composante essentielle est la beauté physique d’Alcibiade).

    Ce qui montre que la frontière entre l’instinct, la beauté, l’apparence, et la réflexion intellectuelle, n’est pas hermétique.

    C’est cette relation de séduction physique qui explique la forme de la philosophie socratique : sociale, bavarde, expliquant tout à partir des erreurs du commun, parce qu’il s’adresse à de jeunes garçons.
    La différence est grande avec le philosophe solitaire qui parle de façon hermétique parce qu’il ne se soucie pas de plaire,(comme Héraclite, que Platon refusait de lire : “cet homme n’a pas cherché à se faire comprendre alors ne nous intéressons pas à lui”), et avec le philosophe scolastique qui ne s’adresse qu’à des philosophes confirmés et adultes, loin du commun et du grand public.
    Ici, la forme de la philosophie socratique, naît d’un besoin physique de plaire à un garçon, de lui parler à lui, en partant de ses connaissances et de ses intérêts.

  30. Je vais vous mettre tous d’accord.

    Ma nouvelle plateforme va faire la promo des auteurs mais pas chez eux. Chez eux, ils écrivent sans se préoccuper du marketing et du trafic, chez nous ils auront des visiteurs et gagnerons des tunes.

    Sur le web aussi on peut séparer les tâches… il le faut car seuls de rares auteurs ont les compétences marketing sans parler des compétences techniques pour monétiser un site.

    à suivre semaine prochaine je pense…

  31. Iza says:

    “On est forcé d’intégrer les logiques marketing du producteur”

    vaala, on se rapproche. En général, ce qui nous sépare, ça se situe aux alentours de ça. Tu te sens forcé de le faire, pour servir ton propos.

    Effectivement, tu n”es pas le seul, mais je n’ai pas l’occasion de dire aux autres ce que j’en pense, alors c’est pour toi 😉

    Charlie !!!! chouette de chouette de te voir par ici.

  32. Ax says:

    En tout cas avec tous ces bavardages on fournit plein de mots clés aux moteurs.

    bientôt dans les stats de Thierry, des visiteurs ayant tapé :

    “Socrate tout nu”

    “Fritz Lang à poil”

    “L’intellect de Charlie”

  33. Ax says:

    Le partage des tâches est une solution, c’est un peu un retour à l’ancienne méthode :

    l’auteur n’est pas l’éditeur, donc n’a pas à se préoccuper du marketing.

    Méthode que le blog avait changé, en concentrant les tâches, sans que ce changement soit forcément un succès, comme tu le dis Thierry, parce que la plupart des blogueurs se refusent à faire du marketing donc parlent dans le vide.

    Le seul inconvénient du partage des tâches, c’est qu’on se remet de nouveau entre les mains d’un éditeur. Il faudra voir dans quelle mesure ce système respectera notre indépendance à long terme.

  34. Ax says:

    (Le problème de ces grosses machines, c’est que ce sont des aspirateurs à audience et référencement. Voir Wikio, qu’on trouve en tête très souvent sur plein de mots clés, sans produire de contenu personnel, simplement en concentrant des flux RSS de milliers de blogs.

    Plus il y a de grosses machines automatisées de ce type, moins les blogueurs indépendants ont de chance d’être visibles dans les premières places des moteurs.

    Bien sûr, s’ils font partie de la machine (matrice ?), ils gagnent en visibilité ; mais si, pour une raison ou une autre, ils n’en font pas partie, ils sont perdants.)

  35. Il n’y a pas de solution miracle. Je cherche à faire un truc où l’auteur reste maître de son contenue, publie chez lui, fait ce qu’il veut chez lui… et je lui propose de lui donner plus de visibilité ailleurs et de le rémunérer. C’est l’idée. Wikio ne fait que détourner les mots clés… mon but c’est de donner à lire en intégralité ce que les auteurs publient. Perso je me fous d’être lu ici ou ailleurs. Ce qui compte c’est d’être lu et que ma signature suive mes textes.

  36. Ax says:

    Je pense que l’outil sera utile.

    Personnellement, je l’utiliserai comme j’utilise Facebook et Myspace : deux outils formidables, mais je sais que je ne suis pas chez moi, donc je ne perds pas de vue que je dois garder un chez-moi et ne pas négliger son référencement, pour le cas où ces outils disparaissent, ou pour le cas où ces outils détruisent mon compte.

    “Ce qui compte c’est d’être lu et que ma signature suive mes textes.”

    Est-ce que les liens seront en durs, ou cryptés comme sur MySpace et Wikio ?

  37. Ax says:

    (techniquement, je suis quand même curieux de savoir comment les milliers de blogueurs trouveront leur audience avec votre outil ;

    si je me réfère à Wikio, j’ai très peu de lecteurs sur Wikio, parce que mon flux est noyé entre des milliers de flux, et je n’ai pas la main sur son référencement interne ;

    si je devais compter sur Wikio pour avoir des lecteurs, ce serait ridicule, en comparaison des lecteurs que je touche directement avec page2007.
    J’ai en gros, chaque jour, 25 lecteurs Wikio pour 5000 à 10000 lecteurs directs sur page2007.

    donc je ne comprends pas encore très bien comment je pourrais avoir plus d’audience avec votre outil, qui entassera des milliers de sources, les mettant en concurrence avec un référencement interne égal.

    J’ai par exemple très peu de lecteurs via Bonvote, pas plus de 2 ou 3 par jour, parce qu’il y a trop de sources.)

  38. Les liens vers les sources seront en clair, donc ça servira déjà le référencement.

    Sinon il ne faut surtout pas que les auteurs cessent d’être chez eux. Je ne suis pas fan des plateformes centralisées où tu donnes les clés de ta vie.

    Notre service fera sa vie à côté des auteurs… exactement comme google. Ce sera un plus mais il ne remplacera jamais les sources.

    Le but n’est pas de faire exploser le trafic d’un blog en particulier mais trouver un moyen de faire émerger par bouche à oreille les articles marquants. Aujourd’hui si t’as pas de lien c’est mort ce qui est ridicule.

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