L’art d’aujourd’hui me parle quand il est architectural. J’aime l’architecture parce qu’elle structure l’espace, j’aime la littérature quand elle structure mon imaginaire, j’aime la BD parce qu’elle structure la page, j’aime les photos montages pour la même raison. Les œuvres qui ne possèdent pas cette dimension architecturale, la plupart de celles exposées dans nos galeries, me paraissent datées.

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Pour moi, Ed Ruscha est l’un des initiateurs du mouvement architectural. En 1966, avec Every Building on the Sunset Strip, il fait un retour aux polyptiques classiques, je pense au Cycle de la Scuola de Sant’Orsola de Carpaccio, tout en saisissant ce que j’apprécie le plus dans notre époque. Ruscha me donne envie de marcher en ville, de regarder la ville, de partir à l’exploration du quotidien.

Le montage qui illustre cet article provoque chez moi les mêmes sensations. J’en vois déjà qui vont dire « bof, je ne vois pas l’intérêt, c’est du déjà vu ». Commencez plutôt par cliquer sur l’image et vous comprendrez ce que je veux dire. Ce montage n’existe tout simplement pas, c’est un assemblage de flux vidéo en perpétuelle actualisation.

J’ai eu la chance de rencontrer BlueScreen, le créateur de ce streamscape, à Marseille. Son œuvre, comme il le dit lui-même, n’est pas le montage mais le code informatique qui engendre le montage. BlueScreen signe le code. Ses œuvres visibles ne sont que des représentations du code.

Il travaille actuellement au projet jiaocha, un système de chat visuel. Tu envoies une image à un ami ou un inconnu, il te répond en ajoutant à ton image une autre image… BlueScreen m’a montré des échanges superbes. J’ai tout de suite pensé que des auteurs de BD pourraient ce saisir du système, reprenant et amplifiant la technique expérimentée par Jim et Fane.

En parcourant les travaux de BlueScreen, ceux du groupement scenocosme, j’espère que vous comprendrez mieux ce que j’entends par artiste hacker, par cette nécessité à mon sens de maîtriser le code pour être un artiste profondément contemporain.

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Pour tout vous avouer, ce qui explique sans doute ma position, j’ai moi-même fait une incursion dans ce domaine du code artistique. Cette expérience de 1996 vite abandonnée avait pour but de laisser l’utilisateur se créer une image en quelques clics. Elle m’a surtout donné la certitude que le code pouvait devenir générateur d’œuvres.

Dans le même esprit, j’ai écrit en 1991 et 1992 un roman appelé Équinoxe d’automne où chaque signe avait une valeur temporelle de 0,4 seconde. Pour décrire une action, je devais donc peser temporellement mes mots. Sans l’aide d’un code, ce travail aurait été impossible. Suivant ce principe, en hommage à Georges Pérec, j’ai fini par écrire 12 heures de la vie d’un Parisien.

Mes expériences personnelles expliquent ma pensée, elles expliquent aussi sans doute pourquoi je vois en BlueScreen un artiste important, pourquoi j’attache autant d’importance au code. Nous avons découvert un nouveau monde, il nous reste à l’explorer, il st du devoir de l’artistes de le faire et de ne pas se cantonner aux rivages familiers.

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15 comments

  1. @ Thierry,

    “Nous avons découvert un nouveau monde, il nous reste à l’explorer, il est du devoir de l’artiste de le faire et de ne pas se cantonner aux rivages familiers.”

    L’art est l’outil d’expression de nous même à travers la création, ou dit autrement le fait de créer, quelle que soit cette création. Il ne nous appartient pas de juger si c’est bien ou pas. C’est justement ce qui est formidable dans l’art – Ne pas pouvoir Juger ! Soit on aime soit on n’aime pas. Tout est question de réflexion à nos sens (L’ouïe, le Gout, l’odorat, la vue et le touchet) – L’art est le reflet de notre âme par projection sur nos sens, soit ça les titillent, soit ils grincent, soit ça ne les fait pas réagir du tout. Mais ça n’en reste pas moins de l’art !!! L’art est une étape sur le chemin spirituel, même si nous ne sommes pas spirituel du tout dans nos créations… Mais qu’est ce que l’art si ce n’est une recherche des origines, de nos origines à travers lui… Le but final entre “spiritualitéS et ArtS” reste le même : Evoluer ! et ça J’ADORE !!!

    ************

    C’est rigolo parce qu’encore une fois ce que tu viens d’écrire me fait penser en quelque part à ce que moi même vient d’écrire.
    En plus ce n’est pas la première fois que je me rend compte de tels synchronismes sur la toile… Ce qui conforte une nouvelle fois mes intuitions au sujet du fait que nous soyons tous liés… ! Et à travers Internet, de chez soi, comme il en est du Microcosme vis à vis du Macrocosme il en est aussi des pensées vis à vis de cette même évolution qui se prépare, tout doucement… Donc : Voici ce texte :

    Petit rappel : Il existerait 60 milliards de pages sur Internet, dont 20 Milliards seraient indexés par les moteurs de recherche. En France nous serions à peine 50% de la population en 2006 à utiliser Internet. L’outil Internet est comme tout outil créé par l’homme au service de celui-ci et de ce qu’il en fera… Aujourd’hui tout reste encore à faire. A ce propos je vous conseille vivement de lire, entre autre, les ouvrages de Thierry Crouzet.

    Internet représente une manne considérable, (Tout corps de métiers confondus) nous demandant juste qu’on l’exploite. Le seul souci aujourd’hui, c’est de faire comprendre aux gens, nos compatriotes l’importance d’un tel marché, d’une telle ouverture ! Tout reste à faire. Tout reste à découvrir ! Certains croient qu’Internet est déjà aux mains des plus gros (Google, Microsoft, Apple et les autres…), c’est une grossière erreur.

    Nous pouvons encore créer de nouvelles choses, remplacer l’ancien système que nous connaissons toutes et tous par quelque choses de meilleurs, de plus juste, d’équitable, au service de nos prochains et surtout de notre planète. (Travailler sur Internet – en partie ou en Totalité, de chez soi évite par exemple de prendre sa voiture, ce sont d’énormes économies d’énergies qui peuvent être réalisée au cours de l’année, sans parler bien entendu du gain en moins de pollution !) Ceci n’est qu’une brève idée, mais les exemples sont nombreux, ne serait-ce en ce qui concerne les transports.

    C’est aussi la possibilité de créer sa propre petite entreprise, toujours de chez soi. Et ce ne sont pas non plus les solutions qui manquent (Portage salarial, micro entreprise, SARL, maison des artistes etc.)
    La seule chose dont nous avons besoin pour y arriver ce sont les idées. Or chez nous en France, ce ne sont pas les idées qui nous manquent, que nous travaillons sur ou par Internet, comme dans le monde, entre guillemet “REEL”, ce qui fait la différence c’est surtout que nous puissions en vivre. Et c’est là effectivement où c’est le plus difficile !

    Nous sommes dans une société du TOUT, tout de suite. Si ça ne rapporte pas sur du court ou moyen terme, la société en général nous inculque que ce n’est pas bon et qu’il faut passer à autres choses. C’est encore une grossière erreur !

    Comme tout précurseur, je ne vais pas dire ici que c’est facile, que nous n’allons pas y arriver sans travail, ce n’est pas vrai.
    Question travail à ce propos, c’est idem du monde réel, pour y arriver il va falloir faire beaucoup d’efforts, les choses ne vont pas nous tomber sous la main… Par contre, à la différence du monde réel, si je puis encore employer cette expression; le monde d’Internet sera ce que nous en ferons ! Et là, je pèse mes mots. Il nous appartient d’en créer les bases, de tracer les lignes, de délimiter les frontières à la différence près qu’il n’existe aucune frontière ! Les frontières sont à la limite de notre propre mental actuel d’où l’importance de devoir nous projeter dans l’avenir pour sentir les nouveaux marchés, les nouvelles habitudes, les nouveaux comportements et pour finir, les nouvelles demandes…

    Nous en avons tous marre des politiques, ça fait des dizaines d’années qu’ils nous mentent en nous faisant des promesses qu’ils ne tiennent jamais. De toute façon, les politiques sont l’image réelle de nos projections, en bref de notre propre état d’esprit. Ils sont le reflet archaïque de nos peurs, de nos pulsions, de nos désirs… Ils sont TOUT sauf la vérité. Ils sont d’un autre monde. Ils appartiennent à un système que nous ne souhaitons plus, mais que nous continuons tout de même à entretenir. Une chance dés à présent nous est donnée, celle de reprendre conscience de notre souveraineté en devenant dès aujourd’hui les acteurs et fondateurs du monde à venir que nous pressentons tous.

    Un monde de partages, de solidarités, d’ouvertures… Chacun chez soi, mais tous chez les autres, c’est ce que nous propose Internet. C’est à dire une totale liberté d’action ou de non action, en conscience et au service de ce même monde à venir…
    Je ne le connais pas plus que vous. Je ne peux pas vous dire ce qu’il va être. Mais ce dont je suis sur c’est qu’il sera ce que nous en ferons tous. Aujourd’hui, vous le voyez, tout dépend de vous. Mais tout dépend aussi de moi, à la différence près, c’est que pour ma part aujourd’hui, j’en suis conscient – Changeons !

    Amitiés à toutes et à tous 😉

    Tiens, écoutez moi donc ceci :
    http://www.lespacearcenciel.com/?p=807

  2. Boréale says:

    Ca me fait penser à “l’hyperphoto” :
    http://www.hyper-photo.com/grandes/dernieresnouvelles.html
    … qui date de l’année dernière. A priori moins intéressant que Ruscha (pas de ressources de webcams, pas d’évolution) mais j’y vois le début de quelque chose, une adaptation de la photo à l’ère du net.

    A part ça, pour ce qui est de Ruscha, j’ai un magnifique écran noir depuis tout à l’heure… et ma souris ne m’est d’aucune utilité… ? Vu ce que tu en dis, ça me paraît en effet très intéressant, ne manque plus que l’image ! 🙂
    Mon ordinateur réagit certainement à mon épuisement. Mon corps communique, à mon insu, avec mon ordi (sont inséparables, ces deux-là), et l’ordi aide subrepticement son copain : l’écran noir est une douce mais ferme invitation à aller me coucher… ok, j’ai compris… ça ira mieux demain…
    😉

  3. utresmager says:

    le processus est sûrement génial – je laisse aux spécialistes de pouvoir en juger! Pour ce qui est de l’image proposé je vois un “montage” assez pompier, une symétrie et une forme cardioïde ou utérine (à chacun de voir). ça me fait penser à Escher, on peut être sur le cul quant à sa technique et puis par ailleurs trouvez le traitement même assez kitsch, très daté etc. Après, une oeuvre ne vit pas auprès du spectateur avec son discours, son code etc Elle touche ou non et c’est en cela qu’elle fait oeuvre. C’est l’oeil et toute la perception du spectateur qui lui donne sa dimension d’oeuvre, de faire mouche quand exégètes et profanes lui trouvent une émanation forte. La prouesse technique s’efface devant ça je crois.

  4. Henri A says:

    A Lény et éventuellement à Thierry:
    Faire l’analogie entre le machin-image que nous montre Thierry et le langage tag que j’avais esquissé, avec cet exemple de Claire:
    http://grandequestion.over-blog.com/
    Sauf que les mots en liens seraient des tags avec un algorithme du truc de Thierry.

  5. Iza says:

    tout ça me parle beaucoup. Je rêve beaucoup à ces trucs là, je connaissais scenocosme….

    j’aime bien ta création thierry, la sensation de l’avoir déjà rencontrée quelque part…

    Bises et à bientôt tous… je pars en goguette quelques jours.

  6. @utresmager Tu as compris que ça bouge ! C’est pas un montage mais un film. Le code permet à l’œuvre d’exister. C’est pas le code qui touche mais l’œuvre issue de ce code. Perso, il y avait longtemps que j’avais rien vu d’aussi fort. C’est hypnotisant. Ça me fait penser à Time coding de Figgis, un de mes derniers grands chocs esthétiques…

  7. utresmager says:

    Ben voilà mais quand je clique y a rien qu’un écran noir! alors bon je reste sur l’image fixe qui comme dit ne casse pas des briques. Désolé.

  8. utresmager says:

    Réessayé, ça ne bouge pas, j’essaie d’imaginer. Bon l’outil est vertigineux – le choix du collage fut-il mobile n’en demeure non moins déjà-vu voire pompier (couverture pour la collec SF de j’ai lu!). Je dois être blasé. Pour le processus c’est un peu une morbide fascination de soi (son monde qui évolue, bouge à la minute, type assemblage de vue webcam en prise direct où l’on devient plus fasciné par la retranscription à l’écran de la vue qu’on a de chez soi! Ca va un temps, le temps de l’accommodation à la chose, la technologie et puis Pfuit! Ah médium quand tu nous tiens! Chez Doc(k)s ils sont plein à être friand de ce genre de truc procuration du monde. Tapez Doc(k)s

  9. Boréale says:

    Il me semble à moi aussi qu’il y a déjà eu des initiatives de ce genre, avec utilisation de webcams de partout, et peu de temps, même, après l’apparition des webcams. Je me souviens plus ce que c’était.

  10. utresmager says:

    En effet boréale. Arrêtons de nous extasier par ignorance. Bluescreen est connu dans le milieu des webartistes comme un personnage dénué de scrupules vis à vis de la paternité de certains concepts. Gérard Giachi artiste marseillais a développé dès 1986 un projet qui a utilisé en 2000 plusieurs centaines de webcams (donnant en simultané en quelque sorte une vision du monde). J’ai un peu creusé la chose – je connais personnellement par ailleurs cet artiste si je le renvois sur votre site/discussion à propos de Ruscha etc il va bondir le pauvre.
    En tapant le code source et en creusant cette soit disante révolution on comprends qu’il y a simplement une quinzaine de webcams en collage, une opération institutionelle avec projection dans des lieux publics (sites au Canada, au Japon, aux Etats Unis et en FRance – ESBAM(Marseille) Château de Lauris (lieu artistique) etc
    Enfin pour en revenir à McKenzie Wark: livre bien écrit fondée sur un coup de rhétorique assez géniale certes mais qui demeure seulement de la rhétorique en effet Wark n’a fait que remplacer le mot Art par Hackage (sans y entendre un bidouillage nécessairement informatique (ce dernier entendu comme immixtion dans des réseaux protégés ou l’envoi de virus; les motivations sont souvent gratuites, ou de l’ordre du coup de pub pour se mettre sur le marché du Wizkid informatique ou encore par vengeance/mécontentement vis à vis d’un ancien employeur du type Microsoft! Rarement voire jamais pour des raisons artistiques!) comme on a pu le faire avant avec les termes transgressions, détournement etc.
    Rendons à César ce qui appartient à César: Wark super rhétoricien mais au bout du compte c’est un coup d’épée dans l’eau. Tout cela est bien creux. Enfin si la reconnaissance pour l’un ou l’autre c’est d’avoir fait accèder un public plus grand à ce type de vision artistique on peut leur créditer mais là s’arr^te leur inventivité, novation etc

  11. Ai-je dit que Bluescreen était le seul l’unique signeur de code ? Je suis heureux de découvrir Gérard Giachi. Mais je vois mal comment il a pu commencer en 1986 avec une techno qui n’existait pas à l’époque.

    Sinon as-tu lu Wark ? Si oui comment peut tu dire des conneries pareilles ? Lis, puis critique, mais ne dit pas n’importe quoi au sujet de quelqu’un dont tu ignores a priori tout. C’est l’impression que j’ai en tout cas.

  12. utresmager says:

    J’ai pas encore lu Wark mais j’ai suffisammment confiance en Philippe Castellin (qui va me prêter l’ouvrage) qui m’en a fait un récapitulatif édifiant. Philippe est acteur du milieu poétique et plus particulièrement de la poésie électronique dès la première heure (commissaire d’expo, ami de Char, associé à Julien Blaine, amis de Giachi, de la bande du Québec d’Inter, de Heidsieck (banquier/champagne et poète sonore, de feu Tarkos christophe, rédacteur de Doc(k)s depuis plus de 20 ans, invité régulièrement à Beaubourg, Pékin, New York et ailleurs pour se produire (Akénaton) où comme conférencier – je crois que ce bref cv est un appeal à compétence suffisant!). Si là je relayé sa lecture et m’y associe mais reste volontaire à me faire ma propre opinion à la lecture de Wark, le compte rendu de Castellin (en bref “génial mais pure rhétorique) me paraît déjà plié. On verra. Je ne connais pas ton expertise en matière d’art contemporain versant informatique mais là tu as affaire à des pointures en la matière maintenant tu peux si ça te chantes écarter ces opportuns qui contredisent l’extase que tu nourris pour Wark et consorts.
    C’est rigolo de prendre un mot décalé et fortement connoté rebelle, transgressif etc pour l’associer à toutes sortes d’actions – un mot en chasse un autre mais demeure l’action nue. J’hacke aussi et Giachi dino. IL a initié son travail en 86 sans webcams bien sûr (2000 les centaines de webcams!) mais comme je l’ai souligné il y a qq semaines il y a toujours eu des artistes pour pressentir les avancées technologiques et proposer des oeuvres avant l’heure en illustrant l’usage (ex. hypertexte, lettrisme, Escher, Vasarely pour le dessin etc etc; en 91 pour mon diplôme d’archi je proposais une mise en réseau à l’échelle planétaire rien de révolutionnaire, la belle affaire!) L’Ed est un illustrateur de la technologie sur une idée déjà largement développée depuis 20 ans, il apparaît au grand public comme un précurseur un peu comme Oliver Stone ou Tarantino au cinoche qui s’inspirent largement depuis des décennies des petites productions géniales du sud-est asiatique ou ailleurs qu’il faut connaître pour se rendre compte du déplacement des idées pour parler chastement.

  13. Je ne vénère pas Wark.

    Je déteste même sa façon de compliquer les choses simples (en imitant Deleuze et Cie que je déteste aussi).

    Pour le choix du mot hacker par lui, j’ai déjà expliqué. Ce mot n’est détourné que pour non anglophones. C’est un mot banal de leur langue.

    Moi je parle de connecteurs… 😉

    Mon expertise sur l’art comme sur internet on s’en fiche, on se fiche de toutes les expertises, il y a des gens qui ont des idées et qui les confrontent…

    Je suis prêts à discuter quand tu veux avec tous les gens que tu évoques… je ne suis pas loin 🙂 On prend une caméra, on improvise un débat, on publie ça sur le web…

  14. Sur le fait que les artistes anticipent parfois les révolutions technologiques, je suis 1000% d’accord… j’ai même écrit un essai non publié à ce sujet il y a plus de 10 ans.

  15. utresmager says:

    Pour le débat pourquoi pas. Pour l’essai, je t’invite à le publier, tu es en position de force désormais.

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