Social reading by a social company

Voici quel pourrait être le slogan de coZop. Nous pourrions devenir une des premières entreprises web 2.0 elle-même 2.0.

L’idée : coZop se propose de publier ou republier les contenus des auteurs du web, puis d’offrir un service de social reading aux lecteurs. coZop s’inscrit donc dans la logique 2.0 mais en cherchant à la sortir de son ornière initiale : à savoir que les auteurs bossent pour les beaux yeux des entrepreneurs. Je pense que nous devons abandonner cette logique et penser partage.

coZop redistribuera donc 50 % de ses recettes aux auteurs. Nous avions imaginé deux possibilités pour eux : encaisser directement les revenus ou les distribuer à des associations. En discutant avec José Ferré, une troisième possibilité est apparue : les auteurs peuvent réinvestir dans coZop.

Comment ? Je ne sais pas trop encore. Il va falloir imaginer un montage mais l’idée est de distribuer des actions aux auteurs. Si coZop prend de la valeur, les premiers actionnaires verront leurs parts initiales valorisées. D’une certaine manière, coZop deviendra l’entreprise des auteurs.

Nous pourrions, nous fondateurs, conserver 50 % des parts et redistribuer les 50 % restant aux auteurs. Sur le principe des stocks options, il doit être possible de toujours proposer de nouvelles actions en procédant à des augmentations de capital régulière.

J’avoue que je ne connais rien en finance mais j’ai l’intuition que le montage est possible. Nous allons y travailler.

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16 comments

  1. Henri A says:

    Je ne vois pas trop le rapport entre “réinvestir dans coZop” et “de distribuer des actions aux auteurs”. Il me semble que si on veut faire quelque chose d’original et de différent par rapport à une économie “standard” qui fonctionne de travers, l’idée serait de rémunérer les auteurs en “espèces”, en monnaie soutirée des banques. L’auteur qui veut réinvestir dans coZop, re donne ces “espèces” à coZop. Pas de comptes, pas de chèques, pas d’actions.

  2. Je vois le système ainsi : on ne paie pas les auteurs qui veulent investir et on leur donne des actions coZop à la place. Ainsi coZop devient peu à peu leur boîte.

  3. don' says:

    Site clair, plutôt joli et le principe de “journaux” est très sympa ! Je suis déjà inscrit…
    Le fait de pouvoir devenir actionnaire est une idée … une bonne même ! Celle de Henri A aussi ( mais ça c’est parce que je hais les banque )

  4. Ax says:

    “donne ces “espèces” à coZop. Pas de comptes, pas de chèques”

    @ Henri

    et qui porte les valises de billets entre les cozopiens du sud et les cozopiens du nord ?

    Ce système des espèces n’est pas nouveau, il est très utilisé dans le BTP, la politique, les ventes d’armes et de stupéfiants, l’espionnage, tous ces système freemaniens à la pointe du dépassement du capitalisme, où, par éthique révolutionnaire, on proclame haut et fort son refus des chèques de banque…

    “des augmentations de capital régulière”

    Faut juste éviter de construire un tunnel entre chez versac et chez loic.

    Vu ce qu’a coûté en bourse le tunnel sous la manche, le tunnel sous l’atlantique blogosphérique serait une ruine. 🙂

  5. Ax says:

    A propos, comment est faite la page d’accueil de cozop ? C’est une sélection aléatoire ou humaine ?

  6. Elle ne sera jamais humaine… sauf dans les journaux où les rédacteurs en chef pourront faire leur tambouille.

    Pour le moment, vu qu’on travaille sur les fonctions de récupération de billets, de gestions des revenus et autres, on affiche sur la une les billets simplement dans l’ordre chronologique. Mais ça ne va pas rester comme ça.

  7. Henri A says:

    A Ax:
    Pour parler de valises, on doit parler de kilo euros, voir de millions, qui doivent passer obligatoirement à un moment donné par une banque, le blanchiment cela te dit quelque chose ?
    Ce que je voulais dire en fait, c’est que la création d’un site journal indépendant c’est une chose et son fonctionnement économique, une autre. Si la création et le fonctionnement du site passe par la création d’une start up, vous subiriez des avantages au début pour retomber dans les défauts de ce système. Pourquoi ne pas faire le pas de ne pas engraisser ces choses nuisibles que sont les banques ? Pourquoi ne pas régler en services par exemple ?
    T’es au courant du dernier “cadeau” fait aux banques, le livret A ?
    Pour ce qui est de l’énergie on suggère d’être autonome, et pour le pognon, huilons le système en place…?

  8. Ax says:

    “Pourquoi ne pas faire le pas de ne pas engraisser ces choses nuisibles que sont les banques ? Pourquoi ne pas régler en services par exemple “?

    @ Henri

    je n’ai pas l’impression que Cozop soit un projet 100% freemen, philosophiquement. S’il l’était d’ailleurs, ça ne marcherait pas : un projet purement révolutionnaire ne toucherait qu’une petite niche de gens : regarde l’audience microscopique des freemen, le score de Bové, etc.

    En+ je ne crois pas que Carlo Revelli, un des 3 fondateurs, soit freemen, anti-capitaliste, alter-mondialiste, anti-banques etc.

    Cozop ne peut pas partir sur une base politiquement très orientée dans le sens de l’anti-capitalisme sans restreindre de beaucoup, à la fois l’audience, et le nombre de blogs connectés.

    Ce que tu proposes ressemble aux expériences politiques puristes proposées dans les échanges des freemen, alors que le projet Internet de Thierry est, certes novateur, mais s’inscrit dans une démarche pragmatique où l’on ne fait pas table rase d’un coup de tout le système économique actuel. On l’utilise et on l’oriente sans le rejeter.

    Cozop attend des contrats publicitaires, qui viendront d’agences travaillant avec les banques, etc.
    Sans pubs, sans le capitalisme derrière, Cozop ne gagnera rien et ne pourra rien distribuer.

  9. Lorsque mon blog sera un peu plus étoffé, si personne n’y voit d’inconvénient, je l’inscrirait à coZop.
    Ouf, mon premier post est stabilisé…
    Je ne sais pas où va me mener cette drôle d’aventure, mais c’est ça qui me plait .
    Au fait, Thierry, j’ai inscrit ton blog dans ma liste: Tu es d’accord j’espère ?

  10. @Henri Si nous donnons des parts aux auteurs, nous ne passons pas par les banques. Sinon coZop comme le dit Ax, c’est aussi pour gagner de l’argent. Et si on peut en faire gagner aux auteurs, ce sera parfait.

    J’espère qu’on va réussir à créer un journal auto-organiser sans aucun système de régulation sinon quelques règle qui s’appliqueront systématiquement.

    @Enfant Je voulais être le premier à te laisser un commentaire mais quelle idée d’utiliser cette plateforme… Change vite. Achète-toi un nom de domaine chez OVH avec un petit espace de stockage et installe-y un WordPress.

  11. Henri A says:

    A Thierry:
    J’ai compris, je n’ai rien contre l’argent en tant que tel, c’est à dire la monnaie sonnante et trébuchante.
    A Ax:
    Je ne comprends pas cette obsession freemennienne, alterienne.
    T’es tu posé cette question :
    Il n’est pas nécessaire d’avoir une identité administrative complète pour ouvrir un compte en banque.
    Par contre, il faut obligatoirement un compte en banque pour avoir une identité administrative complète.
    Exemple: Sais tu que depuis deux ou trois ans, tu ne peux te faire remboursée la sécu que sur ton compte personnel et exclusivement, aucune autre façon n’est possible ?
    A Enfant terrible:
    En effet, une plate-forme microsoft, ça craint.

  12. Ax says:

    “c’est à dire la monnaie sonnante et trébuchante”

    la monnaie virtuelle est un progrès écologique : moins de matière première.
    Les billets doivent être souvent changés : papier, encres polluantes…

    C’est plus écolo d’avoir l’argent sous forme d’une ligne de code informatique en banque, et de se servir au maximum des paiements virtuels par numéro de CB.

    C’est aussi un progrès contre la dégradation des biens publics et privés. Les cabines téléphoniques fonctionnant à pièces étaient souvent cassées pour récupérer les pièces.

  13. jylem says:

    thierry
    je ne comprends pas bien comment marche cozop
    avez un moteur qui indexe sémantiquement et automatiquement les articles?
    avez vous un moteur de recherche sémantique qui permet une navigation sémantique et contextuelle dans les articles?

    ce me semble être important sinon primordial pour offrir un outil connecteur
    (comme on aurait dit rock’n roll, il y a qq années)
    amicalement

  14. @Jylem À ma connaissance, les moteurs sémantiques ne fonctionnent pas sinon Google serait sémantique depuis longtemps. Ce genre d’outil n’existera sur un site en prod que le jour où l’IA aura fait de gros progrès, j’espère prochain, mais pas encore advenu. Voilà pourquoi nous comptons nous appuyer sur l’expérience utilisateurs et les liens entre les utilisateurs pour faire ressortir des articles qui auront du sens pour chacun des lecteurs.

  15. BlogOPhil says:

    Une strcuture juridique type coopérative ne correspondrait-elle pas à ce principe de redistribution et d’autogestion. Dans CoZop, je vois co, pourquoi pas une coopérative d’auteurs mettant à disposition du contenu ? avec un compte à la Nef bien sur ;=)

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