Manifeste pour un nouveau monde

Article écrit pour Le Temps qui reprend des idées souvent évoquées ici.

En 1968, un peu partout en Europe et aux États-Unis, les jeunes se révoltaient et croyaient changer le monde. Mais en profondeur rien n’a changé, les révolutions ne changent jamais rien, sinon quelques têtes. Et si la véritable révolution se produisait quand aucun évènement extraordinaire ne trouble la société ? Alors que notre époque est souvent qualifiée de désenchantée, parce qu’aucun rêve ne semble l’animer, ne serait-elle pas au contraire le siège d’un bouleversement historique ? Ne serions-nous pas en train de basculer de la société hiérarchique vers la civilisation en réseau ?

La société hiérarchique tout le monde connaît : nous avons presque tous un chef qui a lui-même un chef. C’est vrai dans la plupart des entreprises, des gouvernements et même des associations. Nous vivons dans une société pyramidale. Mais n’est-ce pas une illusion d’optique ?

Lorsque les érudits classaient les connaissances, ils les répartissaient dans un arbre. De la racine partaient quelques branches maîtresses : culture, science, éducation… Puis chacune se subdivisait jusqu’à ce que les feuilles représentent les connaissances individuelles. Cette carte structurée en couches hiérarchiques rappelait le projet platonicien de tout faire dériver de quelques idées supérieures.

À la fin des années 1990, des scientifiques cartographièrent le Web, chaque page pouvant être assimilée à une connaissance. Ils ne découvrirent pas un arbre mais un réseau distribué. Aucun point n’occupait le centre de ce faisceau de relations. Chacun se connectait à d’autres par un nombre plus ou moins grand de liaisons. Parfois des étoiles apparaissaient qui concentraient les liaisons mais aucune de ces étoiles ne pouvait prétendre s’arracher au maillage général. Ainsi, nous avions la preuve qu’il n’existe aucune connaissance supérieure mais un continuum dominé par l’interdépendance.

Nous avions vécu avec l’idée d’une pyramide de la connaissance alors qu’elle n’existe pas. En va-t-il de même avec la pyramide hiérarchique ?

De nombreux sociologues ont tracé les liens qui nous connectent les uns aux autres. Ils ont là encore découvert des réseaux distribués. C’était vrai pour les footballeurs, les acteurs, les amis, les collègues de travail… Les organigrammes existaient sur le papier mais pas dans les faits.

L’explication est apparue évidente. Dans les entreprises et les gouvernements, les collaborateurs se parlent. Le chef d’un service peut être ami avec l’employé d’un autre service. Des relations transversales se nouent. Si on connecte entre eux tous les organigrammes de toutes les structures sociales, ils disparaissent sous un foisonnement de liens. L’autorité conférée par la position hiérarchique doit être nuancée par le réseau des influences qui, lui, n’est pas hiérarchique. Les hommes les plus influents ne sont pas les plus haut-placés mais les plus connectés.

Longtemps les anciens vécurent avec l’idée que la terre était petite et plate mais elle était déjà ronde. Nous pouvons nous demander si nous ne vivons pas depuis quelque temps dans la civilisation en réseau alors que nous croyons encore nous trouver dans celle des pyramides.

Ne nous suffit-il pas de changer de point de vue pour nous transporter dans cet autre monde qui manifestement existe déjà ? Une fois que nous avons pris conscience des réseaux, plus rien ne peut plus être comme avant.

À l’image des colons qui quittaient l’Europe au seizième siècle, des aventuriers explorent la nouvelle civilisation en réseau. Plutôt que de confier leur argent à des banques qui entretiennent le système pyramidal, notamment l’industrie de l’armement, ils optent pour des solutions souvent coopératives qui proposent la transparence des transactions. Ils consomment de moins en moins en grandes surfaces mais se servent à travers un réseau de petits entrepreneurs souvent actifs sur le Web. Ils deviennent eux-mêmes des producteurs d’énergie, cassant les monopoles des multinationales. Grâce aux blogs, ils se transforment en source d’information, jouant sur un pied d’égalité avec les médias.

Dans tous les domaines, dopée par les nouvelles technologies, une force interindividuelle monte peu à peu en puissance.

Les colons de la civilisation en réseau ne sont pas des fous mais des hommes qui nouent entre eux des rapports d’égal-à-égal. En court-circuitant les nœuds hiérarchiques, ils apportent plus de fluidité aux échanges et aux relations. Ensemble, collectivement, ils forment un pouvoir capable de décider sans que ces décisions s’imposent par le haut. Dans la perspective des dérèglements écologiques, des crises financières et même spirituelles, ils inventent une société multimodale où être au-dessus des autres, plus gros que les autres, n’apporte plus de bénéfice. Ils deviennent les citoyens d’un nouveau pays, un pays qui germe au cœur de toutes les vieilles nations et qui rompt avec le modèle monarchiste que les démocraties n’ont jamais renié. Ils posent peut-être les bases d’un nouvel état du monde, un état où le respect des autres et de la nature deviendrait un maître mot.

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65 comments

  1. Jean-Marc says:

    Thierry, avec tout le respect que j’ai pour l’explorateur curieux et intellectuellement créatif des logiques organisationnelles de l’Internet que tu es, je n’arrive pas à me faire à cette idée d’opposition entre hiérarchie et réseau, telle que tu l’exprimes en tout cas (en tout cas telle que je l’ai comprise).

    J’y vois plusieurs limites :

    – la première est la qualité des noeuds individuels ; je ne crois pas que chaque noeud se vaut dans tous les champs de compétence ;
    – la seconde est la qualité des regroupements de noeuds, qu’on peut appeler communautés ; idem que ci-dessus.

    Mes remarques, toutefois, ne remettent pas en cause cette idée cntrale chez toi, qui est qu’un modèle d’organisation est en train de se superposer à un autre. Il me semble évidemment que le second, figé de stupeur devant le phénomène, ne pourra perdurer tel quel.

    Mais je vois l’évolution non pas dans un réseau totalement distribué et sans hiérarchie aucune.
    A mon avis, il y aura plutôt modification des rapports de hiérarchie, des processus d’élection des pôles super-ordonnés, des circuits de diffusion des “consignes”, et du niveau de rigidité/fixité de la structure hiérarchique du système dans son ensemble.

    Comme tu le soulignes, la quantité et la nature des liens seront un paramètre essentiel pour dégager les structures du réseau.
    Mais elles restent “hiérarchiques” au sens où des différences de poids dans les noeuds ou groupes de noeuds (plus ou moins temporaires et spécialisés) et des ordres de temporalité dans les processus existent.

    Enfin, je crois.

  2. Demy says:

    @Thierry,

    Y a un problème. Tu veux nous parler d’un nouveau monde et même par un manifeste, et tu nous causes de schémas, de structures, de hiérarchies, d’arbres des montages etc.

    Mais jamais de monde avec des vrais arbres et des gens qui bouffent des pommes et recrachent les pépins de la dame…hi hi hi !

    Tout ça est déconnecté des mondes et des royaumes innombrables.

    C’est pourquoi ça plaît à JeanMarcarlo qui cause que dans l’abstrait trash pour se faire de la tune qui t’éloigne du vrai monde.

  3. Demy says:

    J’aime beaucoup quand JeanMarcarlo parle en place des ouvriers quand il se fait 30000 € par mois, enfin sa boîte à ce qu’il dit tantôt. Y s’fiche d’la gueule de qui ? pas de moi…

  4. Demy says:

    L’homme crée un nouveau monde quand il est devenu maître de l’art de la drague.

    Il y a une vérité très secrète dans ce com’. Et pour les BigBrethren initiés du grand chlem des dentelles adamantines.

  5. Demy says:

    Tu me confies n’importe quel mec (ou fille) qui se vautre systématiquement dans sa cherche de sa bombe sexuelle et en 2 mois je le coache et il est maqué presque spousa avec la femme de ses rêves : en d’autres termes c’est une science et un art suprême postrême. Ca commence par les chaussures…hi hi hi !

  6. Jean-Marc says:

    Exercice de logique.

    proposition
    A OU B DONC non C.
    prémisse
    A.
    conclusion
    C.

    Quelquesoit le milieu, quelquesoient les avis sur la marche du monde, la conclusion apportée par qui que ce soit dans le cadre d’une argumentation rationnelle sera fausse, point final.
    Ou alors, on est dans une forme d’expression artistique, à la Demian, ou tout est possible, surtout l’absurde.

    Ax, tu commets ce genre d’erreur bien souvent, ceci dit sans t’agresser.

  7. swimmer21 says:

    Tu devrais lire François Jullien, Thierry. Il apporte des éclairages forts intéressants sur Platon et consors, à la lumière de biais des chinois.

  8. Paul .ca says:

    > Mais en profondeur rien n’a changé, les révolutions ne changent jamais rien sinon quelques têtes.

    Couper quelques têtes, peut amener des changements instantanés importants. si si 😀
    Reste à savoir si ça changera durablement le cours des choses et combien en bénéficieront véritablement.

    > Et si la véritable révolution se produisait quand aucun évènement extraordinaire ne trouble la société.

    Je préfère parler d’une évolution pacifique, profonde et longue qui peut être initié par une révolution politique/technologique/scientifique de courte durée. Reste pour le démocrate à souhaiter que cette évolution apportera une bonne qualité de vie à plus de gens possible.

    Comme disait justement Satured de la Politique, il faut prendre le temps de bien réfléchir, de bien argumenter et une bonne communication ne fait pas tout.
    Pour éditer un livre, ça prend une relecture, des corrections etc …
    Sur le net tout va souvent très vite comme dans une discussion. C’est un flot d’opinions ininterrompus qui donne le vertige comme la somme des articles de presse papier.
    Que restera t’il de tout ce bavardage ?

    A propos des colons et aventuriers en Amérique, qu’est devenu le “Nouveau Monde” de l’époque ? Est il meilleur que l’Ancien Monde (Europe) ?
    🙂

    Au Canada, la presse parle d’un projet du gouvernement fédéral C61 sur le droit d’auteur et la copie.
    http://techno.branchez-vous.com/actualite/2008/06/c61_le_verrou_fait_des_remous.html
    http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Docid=3570473&file=4
    En France il parlerait de lutter contre le piratage. Petit à petit sous la pression politique du grand voisin du sud (USA), les libertés individuelles semblent se réduire comme “peau de chagrin” sur l’Internet. Le précédent texte du gouvernement libéral était tombé aux oubliettes avec les élections fédérales.

  9. Henri A says:

    A Jean Marc :
    Ce n’est pas un exercice de logique ton machin avec des A, B, C.
    Utilisons des phrases ayant plus ou moins de sens, avec le moins de jargon ( quel qu’il soit ) possible. Et essayons de se concentrer sur les idées ou les conneries plutôt que sur les personnes.

  10. Jean-Marc says:

    … Henri.
    C’est vraiment de la logique ce ”truc”, de la pure logique, celle qui guide les argumentaires rationnels.
    Quand ce genre de chose n’est pas respecté pour telle ou telle raison plus ou moins douteuse, il n’y a plus d’échange argumentaire possible.
    Et cela m’énerve, surtout quand les idées sous-tendues sont le mépris de tout ce qui ne serait pas élitiste, concept à géométrie variable s’il en est d’ailleurs.

    Exemple récent, de mémoire.
    proposition jm : mentalité d’énarque du genre Albanel
    = enarque ET albanel (ET au sens de ”à la fois les deux = un sous-groupe particulier, distinct et des énarques et des albanel”, ambiguité levée par le ”du genre”)

    traduction ax : mentalité énarque
    = généralisation et simplification avec perte de sens de l’affirmation
    —> conclusion affirmée : jm crache sur les élites etc etc

    Dans ces conditions, va débattre toi, dans la mesure où il fonctionne quasi systématiquement comme celà. Bonne chance.

  11. A says:

    “à la fois les deux”

    à la fois les deux c’est bien une addition de deux “qualités”. Quand un des deux éléments est absent l’addition ne peut se faire. Tu peux toujours jouer les sophistes et te dérober après…

    Dans ces conditions, va débattre, toi, dans la mesure où tu fonctionnes toujours comme cela, en mélangeant des choses qui ne sont pas présentes, comme le fait d’ajouter arbitrairemment de l”eugénisme et du fascisme supposés à une simple position de mise en doute de la pertinence du vote populaire sur un traité complexe, que 80% des Irlandais reconnaissaient ne pas connaître.

  12. Paul .ca says:

    Jean-Marc,
    Avec ton formalisme, la conclusion C avec le prémisse A est effectivement fausse.

    Dans la vie, il n’y a pas beaucoup de prémisse (proposition exacte évidente) mais davantage des hypothèses plus ou moins susceptible d’être exacte. Dans ce contexte, ce qu’on peut affirmer c’est que le raisonnement qui aboutit à la conclusion C est faux mais qu’en est il si A est une proposition/hypothèse non validé. La proposition C peut devenir une conclusion exacte.

    Les gens peuvent aboutir à une proposition C exacte en faisant un raisonnement faux. Comme on peut aboutir à une proposition C fausse avec un raisonnement juste et cohérent mais qui s’appuierait sur des hypothèses fausses.

    A ceux qui ont la chance de bien maitriser la logique, de trouver le raisonnement juste qui validera définitivement la conclusion si les faits de bases sont réellement exacts.
    Dans cet optique nous pouvons devenir complémentaire et utile les uns aux autres.

  13. A says:

    Pour revenir au sujet de Thierry:

    “Et si la véritable révolution se produisait quand aucun évènement extraordinaire ne trouble la société ?”

    Absolument. Les grandes avancées de l’humanité sont silencieuses et non structurelles ou politiques: invention de la roue, invention des outils, de l’imprimerie, de l’électricité, du moteur…

    “Alors que notre époque est souvent qualifiée de désenchantée, parce qu’aucun rêve ne semble l’animer, ne serait-elle pas au contraire le siège d’un bouleversement historique ?”

    Il n’y a même pas besoin d’évoquer ce bouleversement des réseaux pour parler d’enchantement.

    Il faut arrêter de qualifier notre époque de désenchantée, au prétexte qu’elle n’aurait plus de grande fantasmagorie type “révolution marxiste”.

    Notre époque est enchantée quand on considère que toutes les connaissances doublent en quelques années, quand il fallait des siècles auparavant.

    On vit une époque extraordinaire. Tout n’est pas parfait, on doit affronter le problème même de notre progrès: le doublement de la population mondiale et ses conséquences.

    Tout n’est pas parfait, mais notre époque est enchantée. Il ne faut pas laisser le mot d’enchantement aux seuls politiques.
    La vie, c’est bien autre chose que l’organisation structurelle & politique de la société.

  14. Iza says:

    oups, tu as perdu ton x ???

    Super d’accord pour l’enchantement. Super d’accord, pour une fois 😉

  15. Bonjour,

    J’ai lu votre article dans Le Temps et ai retrouvé votre blog en vous “googlisant”, car j’apprécie votre tentative de lier les évolutions technologiques et sociales.

    Néanmoins, il me semble que l’argument du remplacement de la hiérarchie pyramidale par une organisation en réseau qui aplanirait les relations de pouvoir existe depuis au moins une décennie, si ce n’est plus. C’est même un leitmotiv de ceux qui, dans toutes sortes de mouvances dites “progressistes”, espèrent l’arrivée d’un monde où tout le monde serait égal et libre de prendre des initiatives en activant simplement des connections variables. Mais, de même que les technologies ne disparaissent pas du seul fait de la naissance d’inventions ou d’innovations plus “performantes”, de même, je doute que les relations de pouvoir, qui fondent les hiérarchies sociales, professionnelles et culturelles disparaîtront du seul fait de l’existence de mouvance et de technologies favorisant ces modes de socialisation et de travail. On le voit très bien aujourd’hui, notamment dans les grandes entreprises multinationales qui allient à la fois décentralisation, délégation locale, et arborescence globale à partir d’un tronc commun. En politique, même si certaines puissances, comme la Russie par exemple, cherchent à contourner le pouvoir des USA en en appelant à la formation d’un monde multipolaire, il n’en reste pas moins que celles-ci se conçoivent en position de domination hiérarchique rapport au reste du monde hors-G8 et hors-Conseil de Sécurité. Dans les mouvances civiques, notamment les “altermondialistes” que l’on a tendance à présenter comme les parangons du réseau horizontal, sur pied d’égalité, sans aucun centre de décisions, on s’aperçoit vite que ce sont toujours les mêmes qui donnent le ton et monopolisent le terrain. Et des organisations comme ATTAC ou Greenpeace sont assez fortement hiérarchisées, même si elles ont des branches dans le monde entier disposant d’une certaine liberté d’initiative.

    Les hiérarchies ne disparaîtront donc probablement jamais complètement, tout simplement parce qu’il est essentiel que les gens puissent se référer à un horizon commun pour développer un sentiment d’appartenance à une communauté. Sans cette référence, il ne peut y avoir entre les gens de relations de confiance et de loyauté, nécessaire à l’avancement d’un projet commun. C’est pourquoi, même les organismes fonctionnant en réseau disposent quand même d’une hiérarchie, même réduite au strict minimum, ne fût-ce que pour permettre aux membres de savoir dans quelle direction avance le tout. Dans une organisation totalement décentralisée ou chacun se connecte à qui il veut, quand il le veut et comme il le veut, on n’a pas de groupe cohérent, mais simplement des électrons libres qui nouent et dénouent des connections au petit bonheur la chance. Or, dans un tel environnement, je vois mal comment pourrait naître “[…]un nouvel état du monde, un état où le respect des autres et de la nature deviendrait un maître moi” comme vous le concluez.

    Je verrais plutôt naître une sorte de jungle moderne où les plus forts, c’est-à-dire ceux disposant du plus d’informations, boufferaient les plus faibles, c’est-à-dire ceux, qui pour des raisons diverses, n’auraient pas accès à ces informations.

    Dans cette optique, j’ai donc un peu du mal à partager votre optimisme, mais, je pense comme vous que des changements profonds sont en cours dans la manière dont les gens conçoivent leurs relations sociales et professionnelles et que les nouvelles technologies numériques en font effectivement partie. J’ai par ailleurs entendu récemment une émission très intéressante à ce sujet: http://g8.rsr.ch/?p=124.

    Je me réjouis donc de continuer à lire votre blog et de suivre votre réflexion.

  16. Jean-Marc says:

    Ok Paul, ok, soyez complémentaire, l’idée est belle.
    Mais surtout n’oubliez pas l’être, complémentaire, parce que bon, le positivisme béat façe aux pires déviances combiné avec le démontage en règle de ce qui apporte des solutions, ça sent bon l’entourloupe enrobée de papier doré… Cordialement : )

  17. Demy says:

    Le CyberSpacySpacy c’est un lieu de machines qui sont jonglettes par Demy de sa luxuriante censure. Et y a des victimes de l’indépendance. Des mastifs qui se croix-de-bois si libres qu’ils créent des journaux mais qu’ils ne disent rien. Il y a des mots mais des boucles ou kyklos de mots.

    La zone de non-droit c’est comme le petit bout de bois dans la glace, à la fin tu le suces et tu le jettes à la rue des poubelles alignées.

    Et au fond, le net c’est toujours les mêmes qui disent les mêmes conneries en cercles kyklos. Et il y a les forumeurs qui suivent le manège où on ne gagne rien que la répétition du lendemain. Ca fait des journées de fou et on y gâche la lumière, même qu’elle ne coûte rien puisque c’est le soleil qui brille dans la petite culotte.

    Et que le net est comme le tunnel des mandarins où tu ne vois rien. Sinon un dragon de temps à autre qui fait rien qu’à embêter des sondeurs et le facteurs.

    Je trouve l’idée très intelligente d’avoir prévu des cessions de passage du fleuve bacalauréat à tous les votants qui ont pensé voter Sarkozy et qu’ils ont élu la Brunette.

    Ecrit par : Demy | 18 juin 2008

    Agoravox vient de s’achever en assoc’ des rédacteurs planqués à Bruxelles comme les dadaïstes ont enterré le dadaïsme à la grille du cimetière Montparnasse.

    Les uns sont encore célèbres, et les autres se sont expatriés dans l’oubli soit la Belgique. Une action que Baudelaire ou Rimbaud n’auraient jamais osée, de peur de paraître de simples gens en périphérie du génie rédempteur.

    Revelli vient de commencer sa longue marche d’approche himalayenne et sans chaussures. C’est comme s’il avait décidé de séduire Claudia Schiffer mais en lui révélant tous les secrets de sa personne PDG de Cybion. Genre ma chance est définitivement en orbite et sans tube ni bouteille d’oxygène pour la grande soif.

    Ecrit par : Demy | 18 juin 2008

  18. Demy says:

    CONTRADICTION QUASIMENT IMPOSSIBLE À RÉSOUDRE
    par Méric de Saint-Cyr (IP:xxx.x09.91.252) le 18 juin 2008 à 22H33

    Grand paradoxe: la fondation veut garantir la liberté d’expression des rédacteurs, je cite “indépendamment de ses orientations politiques, économiques, religieuses, culturelles ou sociales.”
    Et à côté de ce noble objectif, Franco Revelli souhaite, je cite encore “une amélioration de la qualité des contenus des articles et des enquêtes.”

    Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis logique et je vois là une énorme contradiction.

    Si on accepte que la liberté d’expression de chacun soit respectée, cela sous-entend que tout le monde a le droit de s’exprimer non ? Dans ces conditions on devrait tout accepter et tout publier, sans filtrage ni censure.

    Filtrage et censure existent déjà puisque la majorité des articles proposés ne sont jamais publiés. Bon, il faut dire que ce sont souvent des conneries. Mais neporte-t-on pas atteinte à la liberté d’expression des cons ?

    Et vouloir améliorer la qualité des articles, cela ne peut se faire qui si l’on exerce une fois encore un tri entre les articles bâclés, les âneries et les rarissimes articles réellement sérieux.

    Donc la liberté d’expression elle a bon dos.

    Je profite aussi de cet article pour dénoncer le nivellement par le bas de cette stupidité inqualifiable que sont la possibilité de noter, de donner des plus un ou des moins un aux articles et aux commentaires. Chacun balance ainsi ses petites vengeances, ses mesquins je n’aime pas ou j’approuve. Tout le monde joue à juger tout le monde et le microcosme agoravoxien n’est finalement qu’un conglomérat de petits conflits qui se soldent par des votes pour et des votes contre, comme si nous étions à l’école maternelle et qu’on nous distribuait des bons points et des mauvais points.

    je trouve ça insultant d’abord par le mépris que cela dénote de la part des uns envers les autres ;

    Je trouve ça également insultant pour ceux qui prennent la peine et perde le temps à rédiger un commentaire ou un article.

    Tout cela est infantile. Et d’autant plus ridicule que le nombre de votes témoigne du nombre ridicule de lecteurs réels.

    Je veux bien croire qu’il y ait des lecteurs “silencieux” qui ne donnent jamais leur avis, mais même si mon expérience personnelle est limitée, je peux vous dire que dans mon entourage, le seul qui lit encore, quelques fois, AgoraVox, c’est moi. Je ne connais personne dans mon entourage qui s’intéresse à AgoraVox. Je dirais même que si je leur en parle, ça entre par une oreille ça sort par l’autre parce qu’ils n’en ont rien à cirer.

    Ce qui fait que l’annonce de la création de la fondation me fait bien rire. La qualité des articles en 1 an et demi n’a fait que dégringoler, plus personne ne lit AgoraVox, les commentaires sont systématiquement des foires d’empoigne et d’insultes, les anti-Lerma et les pro-Lerma, les rédacteurs bénévoles font de la merde au kilomètre. AgoraVox est mort. Ce qui est rigolo, c’est que l’agonie perdure.

    Des exemples: quinze articles pour parler de l’affaire du divorce à cause de la non virginité. Au bout d’un moment ça gave, on sature. Dix mille articles sur Sarkozy, une indigestion ! Et en ce moment les commentaire à la con sur l’euro dont tout le monde se branle. AgoraVox n’a plus qu’un petit effort à fournir pour nous proposer les mots croisés, le sudoku et l’horoscope !

    Et aujourd’hui, un article de plus sur le nucléaire (au moins le dixième en un mois, si compte ceux de NaturaVox). Ça ne se renouvelle plus, on répète les même poncifs, on parle et on reparle des mêmes choses dont on a déjà parlé. Ras la casquette !

    Réagir à l’article | Réagir au commentaire | SIGNALER UN ABUS | Lien permanent

    commentaire constructif ?

  19. @Jean-Marc Oui il y a des hiérarchies dans les réseaux (nombre de liens par exemple) mais ce n’est pas une hiérarchie au sens autoritaire (c’est dans ce dernier sens que j’entends hiérarchie en général). Il peut même y avoir des îles, des cœurs… et biens d’autres structures… n’empêche on se trouve dans une autre représentation des relations sociales… une structure qui favorise le bottom-up… et où nous pouvons désenclaver certains nœuds.

    @Ax Je n’ai jamais dit que notre monde était désenchanté mais c’est ce qui se dit souvent et c’est à ça que je faisais référence. Il est évident que pour moi le monde n’est pas désenchanté et qu’il ne l’a jamais été (réseau ou pas d’ailleurs).

    @Greypower Je n’ai jamais parlé de date. Je n’ai pas dit quand le réseau commence à apparaître. À mon sens dès les premières villes et les premières civilisations. Parler du moment exact de cette naissance n’a aucun sens. En revanche, je crois que les technos nous aident à tracer plus de liens et à densifier ce réseau. Plus le réseau est dense, plus il se distribue, plus les hiérarchies autoritaires perdent en puissance (mais pas celle d’influence).

    Les hiérarchies peuvent bien sûr cohabiter avec les réseaux. Je ne dis pas autre chose. C’est tout le sens de mon article puisque je dis que les deux se superposent aujourd’hui. J’ai développé cette idée pendant ma conf.

    L’idée qu’il faut des hiérarchies pour définir un sens commun me paraît sans fondement. On peut trouver du sens dans un réseau, par exemple dans une éthique que respecteraient les membres d’un réseau sans que nécessairement quelqu’un l’ait imposée.

    La jungle ça n’existe pas dans les pyramides ? Il ne faut pas accuser la société en réseau de souffrir des mêmes maux que la société pyramidale.

  20. A says:

    “Dix mille articles sur Sarkozy, une indigestion ! AgoraVox n’a plus qu’un petit effort à fournir pour nous proposer les mots croisés, le sudoku et l’horoscope !
    Ça ne se renouvelle plus, on répète les même poncifs, on parle et on reparle des mêmes choses dont on a déjà parlé. Ras la casquette !”

    Pas mal ce commentaire !

    Il faudrait s’interroger sur la nécessité même de sites de commentaires sur l’actualité, qui se sont multipliés par dizaines, centaines, milliers.

    Le commentaire de l’actualité, le nouvel opium du peuple ?

    Tout cela fait perdre un temps considérable aux gens pour des sujets qui sont démodés en quelques heures.

    Pas étonnant qu’ensuite les gens trouvent le monde désenchanté: l’actualité est constituée des mauvaises nouvelles: on ne parle que des trains qui déraillent, jamais de ceux qui arrivent à l’heure.

    L’actualité c’est le dépressif assuré.

    Le vrai mouvement de libération populaire, ce n’est pas de taper sur Sarkozy de minuit à 23h59.

    Ce serait plutôt de sortir le peuple de cette drogue sans fruit qui le déprime.

    Si vous consultez les archives de Cozop il y a 3 mois, par exemple, entre les positions périmées dans le Wikio d’il y a 3 mois, et les commentaires sur des nouvelles qui n’intéressent plus personne aujourd’hui, qu’est-ce qui reste ?

    A quoi bon archiver tant de merdes périmées ?

    Que les gens se remettent à lire des livres, écouter de la musique, voir des films, plutôt que de lire tous les jours comme des moutons et en 50 exemplaires les mêmes nouvelles à la con sur Sarkozy and co en poussant de grandes lamentations puériles.

    “Chantons sous la pluie” en ce moment sur France3. Voilà un exemple de monde enchanté.

  21. @Ax C’est pas moi qui vais te contredire… c’est toi qui prend trop de temps avec l’actualité pas moi qui ne la suit absolument jamais sauf par accident ce qui fait déjà beaucoup.

    coZop n’archive pas tout ce fatras parce qu’il est intéressant en soi mais juste pour établir l’histoire des lecteurs… et justement peut-être qu’un lecteur regardant cette histoire réalisera à quel point tout cela manque de sens et qu’il se mettra à lire autre chose et que les auteurs se mettront à écrire autre chose et coZop se mettrait à archiver des choses plus durables.

  22. Demy says:

    Il y a un peu plus d’un an, quand la messe agoravocienne était dite par le gourou Revelli, il y avait des 1500 commentaires à la suite de l’article de route.

    Aujourd’hui c’est-à-dire hier, l’article qui annonce la fondation et la nouvelle association des rédacteurs a fait à peine plus de 160 commentaires. Et postés par les piliers de bistrot qui sont la rédaction résiduelle.

    Ceci ne fera en aucun cas une rédaction de journal plutôt d’un fanzine de lycée et mauvais.

    Voilà les suites de la censure et comment une belle idée s’est déniée par les appétits de quelques individus sans dimension d’avenir. C’est une belle leçon pour tous les fondateurs de projets trop idéalistes et pas assez penchés sur les questions de moralité ou d’éthique citoyenne.

  23. Demy says:

    Pour entrer et être accepté dans l’association des rédacteurs agoravociens, il faut être inféodé en préalable. Mais, et c’est là la contrainte subtile, par des signes non-dits. Il faut manifester un comportement de soumission pour correspondre à une certaine autorisation de publier.

    D’autant que le PDG de Agoravox, car il s’agit bien de PDG, ne pratique jamais le dialogue mais la direction apodictique sans débat. Il s’adresse à des rédacteurs inféodés qui n’ont finalement qu’un rôle qui consite à entériner les décisions du PDG. C’est peut-être du journalisme mais pas nouveau.

    Ce dispositif mène naturellement à une paupérisation de l’étoffe rédactionnelle. Et le lectorat suit. La chute probable de l’audience et des vrais lecteurs doit être forcément en rapport de proportion avec la chute considérable des commentaires à la suite des articles fondateurs (mais aussi dé-fondateurs) de Revelli.

    Et pour ma part, je pense qu’on peut supposer que les affaires vont si mal, que le voyage en Belgique serait aussi une façon de gérer le manque à gagner de cette année qui a révélé que le Roi Agoravox était nu, c’est-à-dire non-vêtu de cette auréole de libre expression dont il s’était abusivement couronné lui-même. Et qu’il est plutôt vêtu des guenilles de la censure qui sont de vieux habits qu’on porte finalement dans l’ombre et dans la nuit qui viennent.

  24. Demy says:

    Excellente déclaration de John Perry Barlow, à laquelle je souscris tout à fait.

    Oui le web est un monde qui, tout en étant réel, se joue largement des frontières. il n’est pas au dessus ou en dessous, il est juste là, comme un rappel que ces traits sur les cartes du monde ne sont en définitive rien de plus que cela : un trait sur une carte.

    On pourrait même dire, pour faire un peu de géométrie spatiale que le web est à 90° par rapport à la géopolitique des gouvernements : il ne va pas dans la même direction, il ne va pas contre, il a sa propre voie.

    je suis aussi tout à fait d’accord sur le fait de dire que le web engendre ses propres règles, sa propre éthique. Que le web sécrètera sa propre manière de gérer les entorses à cette éthique. Que sa force réside sur la multitude et sur le poids identique des internautes. Sur le web, pas d’origine, pas de classe sociale, pas de richesse matérielle. Sans être un mouvement communiste (idéologie matérialiste s’il en est), le web est un monde ou les idées, le comportement respectueux, la contribution au collectif sont des valeurs majeures.

    J’aimerais pouvoir relayer cette déclaration d’indépendance. La faire traduire. La propager. En faire un texte fondateur, même si il est encore inabouti.

    Manuel Atréide

    Ecrit par : Manuel Atréide | 19 juin 2008

    Rappelons, à toutes fins utiles, que Manuel Atréide est un soutien ardent de la politique éditoriale de Agoravox et de sa police de censure qui interdit, et sans débat préalable, tout rédacteur ou auteur qui exprimerait quelque critique contre le Journal Agoravox.

    Ecrit par : Demy | 19 juin 2008

    Le précédent commentaire est diffusé sur le blog de Quitterie Delmas qui ne censure pas. En revanche, ce commentaire serait aussitôt effacé sur Agoravox dès sa publication sous un pseudo neutre.

    Agoravox censure et donc ses rédacteurs ne sont plus des maîtres de l’expression libre. Ils sont complices du silence comme politique sociale.

    Ecrit par : Demy | 19 juin 2008

  25. Jean-Marc says:

    Clair Thierry que le pur top-down sera largement métissé de bottom-up.
    Clair aussi des noeuds de blocage vont sauter.

    Pour le concept d’autorité, c’est plus ambigu je trouve.
    Je ne suis pas certain d’avoir tout compris des subtilités de ta position sur cette question.
    En ce qui me concerne, je vois les choses comme celà, au moins sur ces 3 points :
    – l’autorité est moins liée aux conditions initiales de départ (diplômes)
    – l’autorité est moins stable et doit être renforcée régulièrement par les faits (travaux)
    – l’autorité est moins magistrale, et doit accepter l’échange pour perdurer.

    Reste en fond de la question ”autorité?” cette chose qui me déplait mais qui semble incontestable, c’est que par nature (culture…?) semble t’il bon nombre de gens demandent a être placés sous une autorité, d’eux mêmes…
    Ca m’énerve, mais c’est comme ça… 🙂

  26. Je n’ai pas non plus parler de dates, mais vous faites quand même clairement références au Web qui n’existe que depuis le milieu des années 90 et aux études sociologiques sur les réseaux qui sont en grande partie liées à des constats récents, justifiés ou pas, sur les conséquences des NTICs sur la manière de travailler et de vivre des gens.

    Ensuite, mon argument sur la nécessité d’une hiérarchie est parfaitement fondé, dans la mesure où tout groupe cohérent durable se base sur une certaine hiérarchie. Il a toujours fallu des leaders pour servir de point de ralliement, sinon, ce ne sont que des alliances de circonstances qui se dénouent et se renouent au fur et à mesure de l’évolution d’intérêts propres et ponctuels. Seule de minuscules communautés peuvent vraiment se former de manière durable simplement autour d’un idéal, car, alors, tout le monde se connaît et peut donc développer des relations de confiance nécessaires à la survie d’un tel groupe. Mais, dans le cadre de rassemblement plus larges, de gens dispersés géographiquement et socialement, ne partageant que peu de choses et ne pouvant pas communiquer suffisamment pour vraiment se connaître, il faut forcément une ou des figures rassembleuses, garantes des relations au sein du groupe. Et dans ce cas, un idéal ne suffit pas. Or qui dit leader, dit hiérarchie, même si elle n’a que un ou deux niveaux.

    D’autre part, quelqu’un d’autre ici a souligné que les hiérarchie de pouvoir (et d’influence) existent aussi dans les réseaux, puisque ceux-ci se constituent à partir de nœud de connections. Celui qui est assis sur l’un de ces nœuds concentre beaucoup plus de pouvoir entre ses mains que ceux qui y sont simplement connectés. On le voit très bien dans le quotidien. Lorsqu’il s’agit de trouver du travail aujourd’hui, sur un marché de l’emploi extrêmement compétitif, ceux qui disposent d’un large réseau de réciprocités sont bien mieux armés que ceux dont les connaissances sont limitées socialement, géographiquement et professionnellement. Ou encore ces fameux carnets d’adresse bien fournis qui peuvent servir d’argument pour augmenter le salaire dans les professions (directeur de comm., organisateurs d’événements,…), en d’autre termes, se négocient cash! Et comme par hasard, le degré de connexion correspond très souvent au positionnement dans la hiérarchie sociale et professionnelle traditionnelle, car, en fait, on a toujours vécu dans un monde de réseautage. Simplement, autrefois, on utilisait un vocabulaire moins “hype” pour le désigner: fréquentations, relations, amitiés, camaraderie, connaissances bien placées, être en société… On ne parlait alors pas de “réseauter” mais de fréquenter, voir de courtiser, fraterniser, se marier,…Le réseautage a ainsi parfaitement accompagné l’instauration de pyramides hiérarchiques parfois très rigides, dans la mesure où celles-ci correspondaient aussi à une structure socio-culturelle.

    En fait, il me semble que le problème de votre argument se situe à ce niveau. Pour vous, aplanissement des relations et développement décentralisé de réseau semblent signifier que les relations de pouvoir s’en trouveront aussi désamorcées ou du moins fortement diminuées du fait de la distribution des connections et du savoir. Or, les relations de pouvoir ne disparaissent pas parce que la hiérarchie pyramidale s’estompe. Elles se transforment, tout comme la mise en œuvre de cette hiérarchie. Le fait que des décisions ne soient plus uniquement imposées “top-down”, ne veut pas dire que nous vivions dans un monde ou toute décision se prendrait par consensus horizontal ni même que nous en prenions le chemin. D’ailleurs, l’expression “bottom-up” sous-entend bien l’idée d’une hiérarchie qui serait alors renversée sur la tête, mais hiérarchie tout de même.

    Ensuite, je n’accuse aucune société de souffrir d’aucun maux. Je n’ai jamais dit que les hiérarchies pyramidales étaient parfaites, pas plus que je n’en fait l’apologie. Je n’ai fait qu’évoquer une hypothèse qui me paraît très probable si on devait effectivement s’acheminer vers un monde complètement plat et sans limites apparentes (et donc sans repères particuliers) où chacun vivrait en quelque-sorte suspendu à une toile faite de fils qui partent dans tous les sens et changent constamment de configuration au gré des intérêts individuels ou de groupes spécifiques. Bien sûr, j’aimerais beaucoup qu’un monde horizontal où chacun prendrait en compte les intérêts des autres advienne, mais ça me paraît tout simplement un vœu pieux qui fait un peu l’impasse sur certaines réalités sociales, culturelles, politiques et économiques.

  27. Jean-Marc says:

    Tiens Demian, je suis tombé là dessus, je n’ai pas exploré, mais je me suis dis que ça peut intéresser tes nombreuses admiratrices. rire 😉

    Douceurs Sensuelles: 1ère communauté Web 2.0 dédiée à la douceur au féminin

    http://www.categorynet.com/v2/index.php?option=com_content&task=view&id=70175&Itemid=752

  28. A says:

    “et justement peut-être qu’un lecteur regardant cette histoire réalisera à quel point tout cela manque de sens”

    Absolument.

    Reste qu’ensuite passer à autre chose, pour les blogueurs, est difficile.

    L’actualité est payante dans l’instant: audience, participation à une communauté active qui comme des moutons suit les mêmes sujets tous les jours.

    Le blogueur qui prend conscience de l’imbécillité d’enchaîner des billets sur l’actu ne pourra pas alimenter son blog au même rythme avec d’autres sujets, en retrouvant la même excitation sociale.

    C’est le problème d’une blogosphère qui s’est développée sans moyens de production, le plus souvent en pompant uniquement la presse, ou en la “commentant” plus ou moins superficiellement.

    Pour produire de la qualité, il n’y a pas de secret: du temps et de l’argent (ne serait-ce que l’argent que représente ce temps).

    Deux choses qui échappent à une blogosphère voulant produire très vite et à coût zéro.

  29. A says:

    Jean-Marc c’est Mandosio ?

  30. Demy says:

    @ JeanMarcarlo,

    Si tu penses chasser ma tête pour tenir un de tes blogjournaux et racoller les femmes dans un concept douceurs et tendresses, ne compte pas sur moi. Car dès qu’elles verront ta tête de feintise et fourberie en cherche de la tune, tout tombera à l’eau en dépit de mon aimantation et de mon savoir-faire.

    Tiens pour une fois je t’ai trouvé assez lucide comme si tu avais compris un peu de l’avenir des censeurs dont tu es :

    “De la Fondation AgoraVox à la Société des Rédacteurs d’AgoraVox
    par Mad Max (IP:xxx.x5.20.60) le 19 juin 2008 à 10H23

    Bonjour Carlo,

    je soutiens à 100% votre engagement pour la liberté d’expression,

    je suis même prêt à participer (très modestement )sur le plan financier

    (vous nous donnerez des détails certainement).

    Pour apporter ma pierre à l’édifice, ce jour, je tiens à vous faire savoir que votre montage comporte

    UNE ENORME FAILLE

    votre site est hébergé en France (chez ovh) et il peut être fermé quasi définitivement en quelques heures !

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    ——————————————————————————–

    Réponse de l’auteur de cet article
    ——————————————————————————–
    > De la Fondation AgoraVox à la Société des Rédacteurs d’AgoraVox
    par Carlo Revelli (IP:xxx.x25.24.123) le 19 juin 2008 à 10H29

    Et en quelques heures il pourra migrer tout aussi vite ailleurs en dehors de nos frontières…
    Mais on en est pas encore là… On a encore le droit de s’exprimer sur Internet en France…

    Merci pour votre soutien.

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    commentaire constructif ?

  31. Demy says:

    Ax a tout à fait raison, le journalisme citoyen pompe à 90 % les articles disponibles sur le net et sur Google News. C’est un exercice de reformulation.

    Et quand on tente de mettre du contenu, la paresse ambiante de la moitié mal levée du Peuple le vomit par nonchalance et mauvaise humeur d’être confiné au SMIC.

    Une bonne grosse moitié du Peuple ne veut pas s’instruire.

  32. Jean-Marc says:

    Demian, moi qui pensais te faire plaisir vaec mon lien pour filles. Je ressens pleinement cette douleur terrrrrrible, que tu évoquais récemment, à savoir ce sentiment d’ingratitude que l’on peut avoir quand on tend la main vers l’autre pour l’aider, par gentillesse, et que l’on est récompensé par un renvoie, un soufflet.
    C’est dur. Très dur Demianou. 🙂

    PS. Merci pour les mails, je te fais confiance quant à leur véracité, et c’est intéressant. Si tu en as d’autres…

  33. Paul .ca says:

    Désolé pour le retard de cette actualité de librairie française que j’ai découvert via un blogueur à Montréal.
    http://nova.polymtl.ca/~waffo/blog/stephanewaffo/2008/04/blogueur-critique-et-promotion/

    Fin avril, le journaliste Francis Pisani du Monde a proposé gratuitement son ouvrage :
    http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/04/25/exemplaires-pour-blogueurs/

    “Comment le web change le monde. L’alchimie des multitudes”

    Quelqu’un ici l’a lu ?

  34. Demy says:

    @ JeanMarcarlo,

    Quels mails ? et quelle véracité ?

    Tu crois pas en plus que je vais perdre mon temps ou mon énergie à t’écrire ?

  35. J says:

    Ah voui, c’étaient des posts, t’as raison, pas des mails. Oups.
    Dur, très dur Demianou : )

  36. Demy says:

    Faut être lucide ! Carlomarc fiche le camp en Belgique car il est censuré à sont tour par le théâtre politique français. Il l’a cherché en se mettant tous les polits à dos avec ses rumeurs balancées sur son journal. Il espère encore faire croire à deux désoeuvrés qu’il incarne la liberté d’expression quand il voudrait être un porte-avion armé par la censure jusqu’aux dents. Il a perdu et il doit partir. C’est mon analyse.

    Faut dire qu’il faut être gravement à côté de la plaque pour censurer Demy dès la première année d’Agoravox et avec l’audience que je lui faisais. La jalousie est une maladie qui brise celui qui l’alimente. Je suis triste de voir Revelli tomber dans cette fin de gourou qui traîne une dizaine de fanatiques dans une errance qui les mène depuis Paris, vers la Belgique et bientôt vers les zones complètement paumées du globe dans les antipodes où on ne censure pas, hormis quand c’est Carlo qui censure. C’est la quadrature du cercle des journalistes citoyens disparus.

  37. J says:

    Je dirais même plus…

    Il faut qu’on sache ici que chaque fois que la griffe de l’angoisse prend à la gorge le coeur de notre vieille cité, Demian lève un regard qui tombe à pieds joints sur Agoravox!

  38. J says:

    Car tout homme censé ne peut ignorer que c’est notre politique agricole toute entière qui sert de cible aux brebis galeuses qui rampent secrètement parmi nous brandissant l’étandard de l’anarchie sous le masque d’Agoravox. 😉

  39. J says:

    Ne l’oublions pas!

    Agoravox, ce retrécissement, véritable épine dans le pied de notre commerce, lui coupe les bras en étranglant la place du marché ! Repoussant d’une oreille sereine les objections de certains, Demian et d’autres ont hardiment tranché la question et décidé d’amputer !
    Ainsi, poursuivant leur droit chemin, ils tournent délibérement leurs pas vers l’ avenir car ils savent qu’agriculture, commerce et tourisme sont les deux mamelles qui sèment le pain dont ils abreuvent leurs enfants !

    Vouiiii

  40. J says:

    Hommage à Môssieur Franquin.

  41. Demy says:

    Bientôt on dira que je suis obsédé par une petite boutique que nul ne connait et qu’elle s’appelle Agoravox et on se rendra aussitôt compte que c’est une petite boutique que nul ne connait…puisque même ceux qui défendent cette petite boutique que nul ne connait la présentent comme une petite boutique que nul ne connait.

    Le monde est vraiment bien fait, surtout par ceux qui ne le contrôlent pas.

  42. J says:

    puisque ces mystères nous dépassent, faignons d’en être les organisateurs, disait je ne sais plus qui.

  43. Demy says:

    Cocteau ! qui n’avait pas le bac d’ailleurs. Mais il s’est vachement remonté dans les classements. Il est mort le même jour que Piaf et peut-être parce qu’il a appris la terrible nouvelle de la mort de la chanteuse.

  44. J says:

    C’est beau l’amour beau.

  45. Demy says:

    Il aurait probablement apprécié qu’on l’appelle “je ne sais plus qui” et pour des raisons qui nous échapperaient certainement.

  46. A says:

    On ne comprend plus rien !
    J c’est feu Jean-Marc ou Demy qui s’amuse ?

    Pas de réponse pour Mandosio ? Les RG font mal leur travail ?

  47. J says:

    Pas faux pas vrai. Enfin, je ne sais plus. Qui? J’essaie.

  48. J says:

    J cé J

  49. Demy says:

    90% des couples de beaufs qui se marient à Las Végas reviennent persuadés que Elvis n’est pas mort, et quand leur mariage ne se porte déjà plus très bien. C’est un effet des néons de la vie conjugale.

  50. J says:

    J c J

  51. J says:

    Mais Elvis n’est PAS mort.
    Et je me suis marrié à Trouville!

  52. Demy says:

    Trouville en Allemagne c’est Lochstatt et là on y dit que “Elvis ne mord pas le facteur qui sonne toujours deux fois.”

  53. J says:

    … avant de frapper la concierge

  54. J says:

    …sonnée par tant d’attention

  55. J says:

    …chien méchant

  56. Demy says:

    En tous les cas, il se dit dans l’escalier qu’aucun pharaon de notre époque n’a voulu être enpyramidé avec sa 2CV et c’est une grand injustice de la décadence.

  57. Demy says:

    “J moins 1” attention c’est une note et pas un compte à rebourré.

  58. J says:

    🙂

    Jean-Marc

  59. Demy says:

    Il y a même des types qui se contentent de l’argent. Tu te rends compte ?

  60. Demy says:

    Je suis tombé sur une photo de Revelli avec sa femme aux sports d’hiver avec Crouzet l’amant, mais on sait pas de qui.

    Elle est pas terrible canon sa femme mais elle doit avoir d’autres qualités, comme le journalisme probablement ou la pub genre machines à dessous.

  61. Demy says:

    Les goût et les couleurs sont enfermés dans les coffres à la banque de Genève sous la rue de la Monnaie. En plus c’est vrai que les coffres sont juste sous le bitume, les pavés et quelques mètres de bonne terre agricole et une tranche de béton. Il suffit de creuser avec ses ongles quoi !

  62. Demy says:

    J’ai vécu à Genève un certain temps, il y a même des statues qui ne portent pas mon nom.

  63. Demy says:

    En fait, JeanMarcarlo c’est Revelli qui n’aime pas Revelli. C’est un dispositif de schizo qui lui permet de sortir de ses propres conflits de personalité. Bon ! quand il se défend il se défend. Donc pas de pitié.

  64. J says:

    Vermont Passes Law Allowing for Virtual Corporations
    http://www.virtualworldsnews.com/2008/06/vermont-passes.html

    Wiiiiiz, on y va direct vers le nouveau monde.

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