Si je n’ai jamais croisé des promoteurs de l’auto-organisation panégyristes du modèle pyramidal, il m’arrive de croiser des gens qui voudraient rejeter les pyramides qui nous écrasent mais qui ne croient pas à l’auto-organisation.

Quand je leur demande comment fonctionnerait leur société sans pyramide, je n’obtiens pas de réponse. Pourquoi ? Il me semble que si on enlève les pyramides, c’est-à-dire toute autorité supérieure, il ne reste qu’une forme ou une autre d’auto-organisation.

Imaginons qu’au-dessus de nous, il n’y a plus d’élus, de chefs, de dictateurs… comment faisons-nous pour prendre des décisions ? Si personne ne décide par le haut, que se passet-il ? Pour que nous vivions ensemble, il faudra bien qu’une forme d’organisation se maintienne. Elle ne pourra le faire que d’elle-même puisque ses membres ne peuvent invoquer une autorité supérieure. Nous avons le début d’une auto-organisation sociale.

Quel sera son avenir ? Nous n’en savons rien. Un dictateur pourra émerger et ramener tout le monde au pyramidal. Mais pourquoi serait-ce une nécessité ? Personne n’a démontré que nous penchions inévitablement vers le pyramidal.

À situations nouvelles, dans un monde nouveau, avec des outils nouveaux, correspondent de nouvelles possibilités esthétiques, spirituelles, sociales… Nous ne pouvons pas nous appuyer sur l’histoire pour dire que ça ne marche pas. Jamais la situation présente ne s’est présentée.

Que le système redevienne pyramidal au cours de son évolution, ne change d’ailleurs rien au fait que quand il est dans son état non pyramidal, il soit auto-organisé.

Quand on se dit contre le pyramidal, quand on veut que le monde s’aplatissent, tendent vers une structure en réseau, on ne peut pas en même temps rejeter l’auto-organisation car alors on n’a plus de mécanisme social… sinon l’anarchie ou le retour immédiat au despotisme.

Je me plante peut-être totalement mais je ne vois pas un autre mécanisme que l’auto-organisation pour animer une société non pyramidale, d’autant plus qu’à ce stade auto-organisation est un concept un peu fourre-tout.

Un monde plus plat

Pour montrer que non pyramidal rime avec auto-organisation, j’ai supposé un non pyramidal extrémiste. On peut aussi se demander s’il est possible simplement d’aplatir les pyramides et de réduire ainsi leur pesanteur.

S’il subsiste un tant soit peu d’autorité supérieure, nous n’avons pas pour obligation de basculer dans un modèle auto-organisé. Puisque les élites décident encore, le groupe peut encore s’organiser en respectant les consignes.

Mais moins il y a de managers, moins il y a de consignes, plus les membres du groupe doivent décider pour eux-mêmes… Ils commencent à s’auto-organiser pour palier à la légèreté de la hiérarchie.

L’auto-organisation n’est pas incompatible avec des formes de hiérarchie. Pour preuve, nous nous auto-organisons déjà dans bien des domaines. Il n’y a pas un policier derrière chacun de nous. Nous acceptons les règles sociales et construisons la société à partir de là. Elle est déjà une vaste structure auto-organisée.

Sans être contre le pyramidal, si on veut en réduire le poids, il faut donc aussi croire aux vertus de l’auto-organisation.

Reste à savoir si les pyramides aplaties peuvent subsister. Les pyramides se justifient pour résoudre de vastes problèmes par la méthode industrielle. Réduire les pyramides revient à réduire leur portée. Je me demande si une structure pyramidale n’est pas condamnée à croître sans fin…

La long tail crée des écosystèmes pour de petites structures sans les obliger à croître. Quel est l’écosystème pour les pyramides aplaties ? Je n’ai pas l’impression qu’il existe ou qu’il soit en train d’apparaître.

Dans les entreprises, souvent les réorganisations réduisent les pyramides et elles réapparaissent aussitôt. La pyramide appelle d’autres pyramides. La pyramide aplatie est sans doute une utopie.

Notes

  1. Je parle à dessein de pyramide et non de hiérarchie. Il peut exister des hiérarchies non pyramidales. Dans un réseau le nombre de connexions permet, par exemple, de créer une hiérarchie entre les nœuds. Mais cette hiérarchie n’est pas autoritaire, elle ne légitime aucune capacité à décider pour les autres. Elle indique tout au plus une aptitude à les influencer, ce qui me paraît différent. Par pyramide, j’entends autorité hiérarchique à multiple couches.
  2. J’utilise plus haut auto-organisé dans un sens très lâche d’organisé de l’intérieur, de point à point, sans commandement … avec uniquement des décisions locales et aucune forme de système nerveux central.
  3. Les simulations avec des agents aident à comprendre ce que peut-être un système auto-organisé. Mais il ne faut pas confondre la description qu’on peut faire des systèmes auto-organisés des systèmes eux-mêmes (déjà parce que les simulations ne peuvent intégrer tous les paramètres). Un même mot désigne tantôt la chose, tantôt le mécanisme que nous croyons à l’œuvre, tantôt le formalisme que nous employons.
  4. Entre un groupe social auto-organisé, les piétons sur un trottoir par exemple, et la simulation d’agents qui se déplacent sur un trottoir, nous voyons les mêmes effets de foule, les mêmes bouchons, les mêmes séquences… Nous observons les mêmes phénomènes mais personne ne prétend que la simulation est la réalité. Elle aide à comprendre le processus d’auto-organisation, c’est tout.
  5. Nous pouvons deviner qu’un groupe social est auto-organisé (il est décentralisé, il maintient sa cohérence, il manifeste des comportements d’ensemble de type émergeant…) sans pour autant être capables de trouver les règles génératives pour simuler ces comportements. L’auto-organisation existe avant la simulation sinon nous ne serions pas là.
  6. Que les simulations d’auto-organisation soient parfois simplistes ne rend pas l’auto-organisation elle-même simpliste. Je crois d’ailleurs au fond de moi que tout est simpliste, immensément simpliste, mais c’est une autre question.
  7. Une simulation peut mettre en évidence un ensemble de règles génératives mais elle est incapable de simuler tous les traits sociaux de tous les individus. Quand on explique la création de ghetto à l’aide de quelques règles, on met le doigt sur des mécanismes que les gens sur le terrain doivent évaluer.
  8. Nous ne pouvons sans cesse nous contenter de dire que le magma social est compliqué… et renoncer à toute forme de discours sous prétexte qu’il est simplificateur. L’idée que tout est plus compliqué qu’il n’y paraît n’est peut-être qu’une idée reçue.
  9. Compliquer les règles d’interactions entre les agents comme les agents eux-mêmes ne change souvent pas les résultats des simulations. Un peu comme si certains mécanismes, une fois en route, maintenaient leur propre autonomie. On pourrait envisager des formes de vie sociale. Comme les cellules organiques, elles garderaient une identité dans l’organe social complet. Pourquoi les règles maintenant leur cohésion ne seraient-elles pas simples ? Elles ressembleraient aux règles chimiques qui maintiennent les membranes des cellules.

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8 comments

  1. swimmer21 says:

    Thierry, tu ne parles pas des contrats à la fois processus et contenu pour fonctionner à plusieurs, éventuellement à un très grand nombre. Ainsi du contrat Pisani entre l’agriculture et la France. A dessein ?

  2. phyrezo says:

    A mon avis, parler directement de société auto-organisée sans autorité supérieure et sans aucune hiérarchie est un peu utopiste et trop rapide en besogne.

    L’évolution de la société que nous anticipons aujourd’hui et viverons demain, se structure effectivement en réseaux, s’applatit progressivement de part les décentralisations de ce qui donnait du pouvoir au pouvoir central : flux d’information, flux d’energie, l’autorité morale (religieuse ou legislative), flux d’argent.

    Le coût des transactions sur le marchés se réduisent et deviennent quasi-inexistantes dans un réseau, la loi de Coase, veut donc que l’on observe une nucléarisation progressive des organisations. Celles-ci vont développer eux-même leur règles d’organisation.

    Il apparaît donc effectivement de l’auto-organisation entre les agents en même temps qui s’applatissent. Mais ceux-ci ont besoin d’un ordre social, substrat à leur développement. Les structures d’autorité, continueront à exister, à prendre de l’altitude (Europe plutot que Nation,…, voire organisation internationale) mais se mettront de plus en plus au service des agents. Ne suis-je pas le client de l’Etat en payant mes impots ?

    De plus pour favoriser une auto-organisation, il faut diminuer et simplifier les règles dont l’Etat ou autre organe de pouvoir seront garant. Progressivement les organes de pouvoir vont devenir un élément du réseaux comme les autres.

    Enfin ceci, comme le dit Thierry, responsabilise chacun des agents. Auto-organisation rime avec responsabilisation.

  3. @Swimmer21 Je ne sais pas de quoi tu parles… 🙂 Un contrat pour moi c’est un accord entre des gens… comment on vérifie que ces gens le respectent sans autorité supérieure ? Comment on l’établit sans autorité supérieure ? Puisque des millions de gens ne peuvent participer à sa rédaction, il faut pas des représentants ?

    @Phyrezo Je n’ai jamais parlé d’un passage direct à une société auto-organisée. Dans ce billet, je fais juste remarquer que réduire les hiérarchies passe par plus d’auto-organisation… et qu’on ne peut pas réduire les hiérarchies et rejeter l’auto-organisation. Mon propos s’arrête là.

    Ordre social existe… c’est sur lui que nous construisons en ce moment. D’où ma métaphore de la fusée à plusieurs étages. Je n’ai jamais prétendu qu’on construirait un nouveau monde après avoir détruit l’ancien. Cette position est clairement définie dans le peuple des connecteurs. Je pense toujours évolution et transformation.

  4. phyrezo says:

    @swimmer :
    tu parles de ça : “Pour mettre fin à la faim” par Edgar Pisani ?

    @Thierry : ben on est bien d’accord je pense. Je n’ai pas encore lu le Peuple des connecteurs (je viens de découvrir ce blog et l’ai commandé), mais je pense que je vais y retrouver bcp d’idées qui me tiennent à coeur et conception proche de la mienne.

    En fait je voulais montrer que cela se faisait spontanément et parallèlement avec peut etre une étape intermédiaire de la responsabilisation individuelle et éventuellement une augmentation du degré de conscience (aujourd’hui on a une conscience individuelle, la motivation principale étant la réussite individuelle, Orange dans la spirale dynamique, il faut éventuellement passé à Vert ou jaune pour l’auto-organisation).

    Masi, on est d’accord, il faut bien remplacer l’organisation constituée par la pyramide par une autre forme d’organisation, et c’est l’auto-organisation.

  5. George Tenet says:

    “Quand on se dit contre le pyramidal, quand on veut que le monde s’aplatissent, tendent vers une structure en réseau, on ne peut pas en même temps rejeter l’auto-organisation”

    Mais pas du tout ! Mais non, c’est là que se fait le glissement entre une bonne idée, et une idée qui devient totalitaire.

    “Tendre vers…” ce n’est pas ETRE, ce n’est pas un absolu, c’est une pente.

    Etre contre le modèle pyramidal, ce n’est pas vouloir ABOLIR les hiérarchies et SUPPRIMER les chefs.

    C’est vouloir compenser et équilibrer leur pouvoir par des logiques de réseau, c’est vouloir faire autre chose à côté, en parallèle.

    (Deux choses donc : une partie de contre-pouvoir et une partie de pouvoir parallèle pour certaines choses, notamment ce qui se construit en dehors du cadre politique et législatif)

    Et c’est typiquement ce que nous vivons aujourd’hui: des réseaux se développent, ils permettent de faire beaucoup, mais pour autant on ne coupe pas la tête des chefs, on ne supprime pas la police, etc.

    De fait, les chefs ont moins de pouvoir qu’avant, car quand ils font un abus de pouvoir, les réseaux réagissent. Et beaucoup de choses se font sans intervention des politiques : créations et recherches de toutes sortes.

    C’est toute la différence entre l’équilibre des pouvoirs et l’utopie anarcho-libertaire.

    L’auto-organisation est une utopie, irréalisable dans une société complexe. Car contrairement à ce que vous dites, la complexité engendre un besoin de chefs: il faut une autorité pour trancher sur certaines questions. Même sur Internet il y a des autorités, des grosses sociétés, des chefs de projet dans les fondations et associations, etc etc. Il y a des pyramides, et il y a une pyramide centrale, avec la structure régissant les noms de domaine.

    Le monde en réseaux ne peut pas ABOLIR le monde pyramidal, il se construit EN PARALLELE, il récupère des marges de manoeuvre, de décisions et d’expérimentations, mais à aucun moment on ne va supprimer les agents de police et le pouvoir politique représentatif.

    C’est quand vous dites : “supprimons la police” que vous passez d’une logique tendant vers le réseau à une logique absolutiste d’anarcho-libertaire vivant dans son rêve.

    Dans le monde moderne, on a à la fois un développement des super-structures pyramidales, et un développement des logiques de réseaux: ces deux mondes se contruisent ensemble, du point de vue de l’évolution. Aucun n’est viable sans l’autre.

    Nous aurons à la fois des méga-structures type Europe, OTAN, ONU, G13 etc, et des structures informelles en réseaux, avec les contacts noués par les outils Facebook etc.

    Vouloir supprimer l’OTAN c’est aussi fou que de vouloir supprimer les réseaux. Les deux doivent exister, sinon c’est ou la dictature fasciste, ou la folie de l’anarchie (= loi de la jungle).

  6. Paul .ca says:

    > De fait, les chefs ont moins de pouvoir qu’avant, car quand ils font un abus de pouvoir, les réseaux réagissent.

    Je veux pas être trop pessimiste mais il faut attendre de voir comment ça évolue dans le temps.
    Car Bush Junior a été réélu, vous êtes bien placé pour le savoir M.Tenet. 😉
    Bush & Cheney c’est l’apothéose de la corruption et magouille du complexe militaro-industriel. Le “patriot Act” a réduit les libertés individuelles comme jamais avant. Ah oui leurs réseaux réagissent très bien.

    Méta-commentaire.

    “Chi va piano, va sano”
    Qui va doucement, avance solidement.

    Toutes ces critiques plus ou moins fondés démontrent aussi l’intérêt d’un parti politique avec sa diversité de styles d’expression, de vocabulaire et de courants de pensée. Chaque membre peut choisir son représentant suivant son courant de pensée et style préféré. Reste à garder le cap.

    La difficulté aussi c’est la transition d’un modèle dominant vers le nouveau même si on est d’accord qu’ils sont inter-pénétrés. Quand on raisonne dans un nouveau schéma, il faut laisser de côté les habitudes liés à l’ancien schéma. il y a une remise en cause des critères d’autorité (expert) que Thierry a bien compris me semble t’il. Comprendre et l’intégrer dans son discours de tous les instants n’est pas chose facile. La transition est incommode car instable comme la première fois qu’on se lance en vélo.

    Je pense que tout les sociétés ne sont pas au même point de départ. Certaines sociétés sont plus pyramidales que d’autres. Dans le monde de l’entreprise de ce que j’ai constaté, la France est souvent plus pyramidale que par exemple au Canada. On peut souvent diviser par 2 les niveaux mais l’autorité (chef) demeure. Une pyramide plus aplatit n’arrange pas automatiquement les rapports humains. Au contraire parfois. il y a d’autres paramètres qui rentre en jeu comme la communication, l’éthique de l’entreprise, le contexte local etc …

    Bon je pense que j’ai assez appuyé mon message là.

  7. Vidocq says:

    La plupart des mutations nécessaires peuvent se faire sans contrer le pouvoir politique: en parallèle.

    Exemple : l’environnement.
    Quand des consommateurs se fédèrent en réseau et décident de changer leurs habitudes de consommation, ils changent le monde sans avoir besoin d’abolir le monde pyramidal.

    On a toujours des députés, mais on n’attend pas qu’ils votent une loi, on décide de promouvoir en réseau l’énergie propre, par exemple. Et chaque consommateur agit librement. Des influences sont créées, pas des contraintes.

    Cette structure en parallèle a l’immense avantage d’éviter la colossale déperdition d’énergie que représenterait le fait de devoir reconstruire une structure sociale en l’absence d’éléments séculaires comme la police, l’Etat, la justice…

    Prôner l’auto-organisation pour des trucs comme la police, c’est perdre de l’énergie sur des trucs secondaires.

    La structure sociale pyramidale reste en place et maintient la société sur ses bases fondamentales, tout en permettant des mutations essentielles engendrées par la structure en réseau.

    L’évolution biologique ne se produit pas en contrant toutes les bases.

    La police c’est un fondamental d’une société humaine civilisée.

  8. phyrezo says:

    @George Tenet

    J’ai l’impression que tu a eu la même réaction que moi au début, une sensation que Thierry se proposait d’un coup d’un seul de passer à l’auto organisation: plus de police, plus de chef, plus d’Etat, plus rien que des agents indépendant auto organisés par on ne sait quelles règles d’ailleurs.

    Il a réagit un peu violemment que moi, mais le message de Thierry (plus directement exprimé dans le réponse à mon com) : « réduire les hiérarchies passe par plus d’auto organisation », ça ne veut pas dire exclusivement de l’auto organisation.

    « Nous aurons à la fois des mégastructures type Europe, OTAN, ONU, G13 etc., et des structures informelles en réseaux, avec les contacts noués par les outils Facebook etc. », cela rejoint mon commentaire. L’idée ici c’est de dire, les structures informelle dont tu parles (et qui peuvent être formelles), elles ont tendance à être auto organisé.

    Si (et c’est le cas), je pense fonder une structure (par exemple une société) qui s’appuie sur la puissance d’un réseau pour affronter la complexité, il faut que j’imagine des règles simples d’auto organisation des différent agents et non pas que je définisse une organisation rigide que je ne pourrais appliqué que par une pyramide.

    Il y a des structures, comme Google, qui sont à cheval, avec un minimum d’organisation et donc de pyramide, et un maximum de réseaux et donc d’auto organisation.

    Et qui dit institution officielle, ne dit pas forcement pyramide : cf. VISA, l’attribution des noms de domaines est organisée en réseau, avec un nœuds central, l’ONU tends à s’organiser en réseau et non en pyramide.

    Quand aujourd’hui un militaire rapporte à son commandant, qui rapporte au colonel etc. jusqu’au président, c’est une structure pyramidale basée sur des liens forts. Quid des mercenaires embauchés par les USA en Irak ? Le lien entre le président des US et les différents commandants sont déjà des liens faibles (commerciaux) pas d’allégeance, juste un objectif, un prix. De plus en ayant plusieurs sociétés de mercenaires, ceux-ci travaillent éventuellement entre eux, sans en référer au commandement central, et commencent donc à écrouler la pyramide et à s’auto organiser.

    Le message de Thierry, et qui peut être mal perçu, ne me semble pas être, il faut arrêter toute forme d’organisation ; mais l’aplatissement progressif des pyramides et l’émergence d’auto organisation se font simultanément.

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