Le 21 janvier 2006, Evo Morales donna son premier discours de Président bolivien devant la commuté indienne.

Je veux dire aux frères d’Amérique et du monde entier : unis et organisés, nous changerons les politiques économiques qui ne contribuent pas à améliorer la situation des majorités nationales. À ce stade, nous sommes convaincus que concentrer le capital en un petit nombre de mains n’est en aucun cas une solution pour l’humanité ; concentrer le capital en un petit nombre de mains n’est pas la solution pour les pauvres du monde entier.

En lisant ce passage, j’ai perçu quelque chose d’évident mais qui ne m’avait pas frappé jusqu’à présent. Le capitalisme est un centralisme, la centralisation du capital entre quelques mains. C’est un mouvement en phase avec la concentration des pouvoirs au sommet de la pyramide.

Si la décentralisation, le bottom-up, le maillage en réseau conviennent mieux à un monde complexe, le capital lui aussi doit être décentralisé. Et on ne pourra plus appeler capitaliste un monde où le capital sera décentralisé.

Corollaire : on ne peut pas être anticapitaliste et centralisateur. Mais n’est-ce pas la position de la gauche de la gauche ? Comme nombre de mouvements réformateurs, elle est incapable de se placer dans le nouveau paradigme.

Pratiquement, pour décentraliser le capital, il faut développer la longue traîne. Nous devons nous installer à notre compte, devenir des artisans high-tech interconnectés. Plus la traîne s’allongera au détriment de la tête, plus le capital se redistribuera.

Pour décentraliser le capital, il faut créer une infrastructure économique massivement décentralisées.

Un militant anticapitaliste doit tout faire pour devenir un travailleur indépendant. Il doit cesser de collaborer à la concentration du capital. De militant (celui qui demande à une autorité d’agir pour lui), il doit devenir activiste (celui qui agit lui-même).

En tant qu’anticapitaliste, je ne suis pas de droite mais je ne suis pas non plus de gauche car je ne partage pas les solutions de gauche. Je suis un activiste du nouveau paradigme.

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59 comments

  1. Paul .ca says:

    Oui et décentralisons les réserves de pétrole, d’or, d’eau potable, de terre fertile, les ingénieurs, les médecins etc … en les répartissant harmonieusement géographiquement. Ensuite répartissons à chaque individu un morceau de terre, un ordinateur et on relance le capitalisme. Ça devrait être moins centraliser entre quelques mains. 😀

    Avec un baril de pétrole à 40$, Chavez va avoir des difficultés pour son budget vénézuelien.

    Sinon les BC vont bientôt baisser leur taux directeur à 0% comme naguère la BC du Japon dans les années 90.

    La crise bancaire et financière est une occasion rêvée pour comprendre comment fonctionne la création monétaire.

  2. Equilibrium says:

    “…améliorer la situation des MAJORITES nationales”
    “…améliorer la situation des majorités NATIONALES”
    …Un discours typiquement politique à souhait. On aura bien évidemment compris que ce Evo Morales va faire tout le contraire de ce qu’il promet aux minorités indiennes.

    Sinon, pour ce billet énigmatique, je serais tenté de demander plus d’explication sur ce que représente “le capital” pour vous (?), étant donné qu’on peut aussi décentraliser tout le cycle d’exploitation d’une production artisanale.
    En l’état actuel des choses, si toutes les entreprises redistribuaient leurs réserves statutaires et légales ainsi que leur fonds de roulement, il n’y aurait plus aucune liberté d’entreprise, puisque plus de statut d’entreprise.

    L’idée selon laquelle “le Capital” avec un grand C serait concentré entre quelques mains me semble être une mauvaise perception de la réalité.
    Ce type de représentation a participé de l’erreur de Marx.
    Cela a ouvert la voie à une ambiguïté dont ont profité les dictatures communistes. Car derrière cette illusion de redistribuer “le capital” les dirigeants ont masqué leur prise de pouvoir sur ce qui compte réellement en économie:
    Le contrôle des flux et des échanges.

    Mettre sous la tutelle des drapeaux les échanges économiques a consacré l’enclavement des richesses et donc le renforcement des pouvoirs. C’est ainsi que les anciens soviétiques se sont fait déposés par les dirigeants communistes.
    Ces derniers leur ont promis de redistribuer les richesses tout en conservant le contrôle sur les échanges.
    Dans l’économie contemporaine, c’est cette même représentation qui donne tout leur pouvoir aux banques.
    En bref, Thierry, ici nos visions diffèrent fondamentalement.
    C’est quelque chose de très intéressant à réfléchir.

  3. Hugues says:

    Nouvel essai avec nouveau mail…
    Excellente analyse…

    Amitiés A+ 😉

  4. Je n’ai jamais évoqué une quelconque redistribution du capital imposée par le haut. Rien ne me rapproche de près ou de loin avec le marxisme.

    Je cite Morales parce qu’il dit quelque chose qui éveille en moi une idée. Je suis contre toute forme de contrôle étatique.

    Le capital se décentralise naturellement si les entreprises perdent peu à peu leurs employés, qui deviennent des artisans organisés en réseau.

    Dans un monde dominé par les petits acteurs, un monde dominé par la longue traîne, il y a de moins en moins d’esclavagistes. Pour moi, un patron est un esclavagiste clean, rien de plus.

    Cette société en réseau me semble la plus apte à poursuivre la courbe exponentielle des innovations esquissée par Kurzweil.

    Une société non pyramidale sera non capitaliste.

  5. phyrezo says:

    En décentralisant le capital on éviterait probablement le sorte de crise que l’on a connu.

    ce capitalisme centralisé n’est-il pas un corrolaire de la monnaie centralisée ?

    D’autant que en l’affectant d’un intérêt, cette monnaie a une inexorable faculté de concentration, qui vient renforcer la centralisation du capital.

    J’invite Equilibrum (L’idée selon laquelle “le Capital” avec un grand C serait concentré entre quelques mains me semble être une mauvaise perception de la réalité.) à analyser la repartition du capital mondial.
    Plus de 60% du capital est detenu par moins de 1% de la population.

    Pëut-être que certaines premieres alternatives sont proposées par la micro-finance et les sites de prêts peer-to-peer. Il me semble que cependant la véritable décentralisation du capital ne viendras que par l’avènement d’une monnaie décentralisé de type OpenMoney.

  6. Equilibrium says:

    “J’invite Equilibrum (L’idée selon laquelle “le Capital” avec un grand C serait concentré entre quelques mains me semble être une mauvaise perception de la réalité.) à analyser la repartition du capital mondial.
    “Plus de 60% du capital est detenu par moins de 1% de la population.”

    Sur cette idée, j’aimerai être édifié. Quelles sont vos sources sur ce sujet précis ? Comment sont-elles actualisées ? Auprès de quelles banques ?
    Car si c’était vraiment le cas, la plupart des populations mondiales seraient déjà mortes.
    Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a encore des échanges.
    Sortez de la récitation aveugle des slogans politiques(“Plus de 60% du capital est detenu par moins de 1% de la population.”) , Phyrezo. Vous pensez vraiment que les bourses fonctionnent sur les 40 autres % ?

    A mon avis, celui qui a lancé ce slogan s’approcherait de vos 1% s’il réclamait des droits d’auteur, tellement il se trouve cité sans vérification des sources…

    Avec un tel manque de transparence vis à vis du secteur financier lors de troubles économiques, ces conclusions me semblent très généralistes et peu en rapport avec ce qui se passe dans le réel.

    En fait , j’attendais la promesse politique derrière cette phrase, comme à l’accoutumée…. ca n’a pas loupé. On ne peut pas mentionner dans la même phrase les mots “capital” (au singulier) et “monnaie” en pensant que les capitaux restent figés dans les mêmes mains.

    Sinon @ Thierry : Les outils de travail de vos artisans font partie de leurs capitaux. Quoique l’on puisse en dire. Sans impulsion de départ, qui va les améliorer ? qui va les entretenir ces outils ? Pourront-ils s’en procurer de nouveaux s’il leur vient une idée ? Et avec quoi ? Si personne ne fait appel à eux, comment s’en sortent-ils ? Doivent-ils attendre que le réseau leur passe commande ? Quelle liberté va-t-il leur rester? Qu’attendent-ils de ce qu’ils produisent, ci ce n’est un maintien, voire une rénovation de ce qu’il possèdent ?
    Point de capitaux = point de ressources = point d’emplois = point de fournisseurs = point de clients = plus jamais d’échanges = locaux insalubres, insécures car non entretenus = perte de qualité de la production = allongement du temps de production = Gros problèmes à l’utilisation des produits.
    Et je n’en viens pas encore aux connaissances que vos artisans doivent emmagasiner s’il veulent reconvertir leur production et ne pas se figer dans une corporation…. Et que dire des artisans médecins, des artisans pompiers, etc…?

  7. Paul .ca says:

    @Thierry
    > Le capital se décentralise naturellement si les entreprises perdent peu à peu leurs employés, qui deviennent des artisans organisés en réseau.

    il se concentre si l’entreprise sous traite et paye au total moins ces artisans que ses employés.
    De ce que j’ai lu, c’est plutôt dans les faits le bilan contraire qui se produit s’il y a concurrence entre ces ‘artisans’ indépendants. L’entreprise en sous traitant va gagner plus d’argent et cette multitude d’artisans moins à temps de travail égal et a eux de payer leurs charges (retraite, chômage). Ils compensent par une satisfaction de “liberté” et de choix de vie. C’est souvent différent pour les ‘artisans’ spécialisés sénior dont le marché a une pénurie. Leur rémunération va augmenter par rapport à ce qu’ils gagnaient comme salarié (salaire brut+charges patronales associées) à temps de travail équivalent. A eux d’investir dans leur prestations sociales que payaient avant l’entreprise.

    Je vous propose de réfléchir plutôt sur la ‘décentralisation’ du capital de l’occident vers l’Asie. Quelles conséquences lourdes pour l’état et citoyens de nos pays dit riches. organisation centralisé occidental vs organisation centralisé asiatique. Même décentralisé ça ne devrait pas changer beaucoup l’impact frontal de la crise économique. De ce que je lis en finance, je suis devenu assez pessimiste pour les prochaines années.

    @Equilibrium
    ressources matérielles -> valeur monnayable des matières premières = capital
    ressources humaines -> valeur monnayable des services = capital

  8. @Paul Essaie de penser dans le nouveau paradigme un peu. Qui dit longue traîne, dit de moins en moins de grosses entreprises. Les artisans travaillent les uns pour les autres et pour les clients finaux, pas pour des entreprises. Tu te figes dans ce que tu vois comme tous nos politiciens.

    @Phyrezo Les monnaies ne se diversifieront qu’avec le développement de la longue traîne. Ce n’est pas le contraire qui se produira. Au mieux les deux mouvements sont concomitants.

  9. Equilibrium says:

    @Paul : Ressources matérielles = stockage de ces ressources = dépenses lièes à l’immobilisation = besoin de rentrées de fonds qui seraient disséminés dans le réseau.
    C’est bien beau de ne pas sortir de sa bulle financière, mais il y a une économie réelle. Sur quelles connaissances et informations vont se baser vos financiers pour monnayer la valeur des ressources ? Quelles vont devenir leurs compétences en ce domaine ? Doivent-ils redevenir des experts après avoir compris que les possibilité de stabiliser leurs acquis de connaissances sont quasi nulles ?
    Dans le nouveau paradigme, ces questions là ne sont pas évacuées comme ça…

  10. J says:

    hé ho thierry, tu parles meilleur à mon ami Paul ok? 😉

    tu devais d’ailleurs mieux intégrer les réserves émises vis à vis de tes propres schémas, car si tu as la vision, tu n’as pas les risuqes et les limites des tes visions, c’est clair…

    bisous.

  11. Nuovo paradigmo says:

    “Essaie de penser dans le nouveau paradigme un peu.”

    Je promenais hier dans la ruelle de la Ville. J’aborde une bella que Carlo verra jamais en Italia. Je lui dis en go: “tu baises dans le nouveau paradigme ?” Elle me regarde et contemplant ma beauté me traîne dans sa casa avec toutes les positions du Kamasutra Nuovo Paradigmo.

  12. Equilibrium says:

    Les composants d’ordinateurs dorment-ils dans une cave humide en période d’hiver en attendant qu’un nombre inconnu de clients passent commande, ou que leurs successeurs en performance sortent de l’atelier d’un artisan concurrent ? ( dans l’hypothèse où tout problème d’assemblage serait par ailleurs résolu…)

  13. Paul .ca says:

    @Thierry
    L’idée de la longue traine est très intéressante. J’y vois d’abord une approche commerciale.
    Quand on regarde le graphe Marc Anderson dit en somme que la surface de la partie jaune peut être égale ou supérieur à la surface verte des “best seller”. Tout dépend ou se situe la séparation arbitraire entre le vert et le jaune et la forme de la courbe.

    En évacuant nos habitudes de consommation, avec ton approche il faut regarder aussi en nombre d’artisans. Voir dans quelle mesure cette multitude d’artisans peuvent vivre de la vente d’une multitude de produit. La multitude de produits et d’acheteurs n’est pas toujours possible. Un livre ok mais pas un avion long courrier. La multitude de produit pouvant trouver une multitude d’acheteurs n’est possible qu’avec des produits de faibles valeurs. Suivant le cout de la vie dans son pays, cet artisan pourra vivre ou pas de son artisanat.

    Dans nos dépenses de citoyens occidental, le principal c’est le logement, les impôts directs et indirects, les frais de transport et enfin l’alimentation. Donc ce sont ces secteurs qui génèrent le plus d’argent. Un artisan indépendant peut il construire un immeuble d’habitation, une voiture ou exploiter un puit de pétrole ? Oui probablement si les artisans se mettent à travailler ensemble et localement comme dans une entreprise.

    @J

    😀

    Merci mais je sais me défendre comme un grand si c’est nécessaire. 😉

  14. Equilibrium says:

    Et enfin, le client sait-il réellement ce qu’il veut commander ou va-t-il se baser sur ce qui est déjà produit pour se décider ?
    Quels organes vont le renseigner sur ce qui est possible et ce qui ne l’est pas ?
    Quelles évolutions dans la production peut-il attendre ?
    va-t-il acheter un produit qu’une tendance émergente aura rendu obsolète ?

  15. J says:

    lo so paulo, lo so. 🙂
    non era un aiuto per te da parte mia, non ne hai bisogno, solo una chiarificazionne.

    Penseria nuovo paradigmo, solo lui, soltanto lui, e lo penserai come l’ho detto, soltanto come l’ho detto.
    ma va!
    me sembra di sentire Rael ou Sarkozy…

  16. Equilibrium says:

    Les moyens de transports aériens intercontinentaux et transocéaniques vont sans doute être orientés par des artisans contrôleurs du ciel organisés en réseau 🙂
    Ou bien nous allons nous renfermer dans nos petits villages ou aucune mixité ne se produira et où de nouvelles idéologies rascistes vont se développer face à l’étranger.

  17. moliere says:

    CROUZET
    Ce sont tous des ignorants. C’est de l’ancien paradigme que vous êtes malade.

    LE PEUPLE
    De l’ancien paradigme?

    CROUZET
    Oui. Que sentez-vous?

    LE PEUPLE
    Je sens de temps en temps des douleurs de tête.

    CROUZET
    Justement, l’ancien paradigme.

    LE PEUPLE
    Il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux.

    CROUZET
    L’ancien paradigme.

    LE PEUPLE
    J’ai quelquefois des maux de coeur.

    CROUZET
    L’ancien paradigme.

    LE PEUPLE
    Je sens parfois des lassitudes par tous les membres.

    CROUZET
    L’ancien paradigme.

    LE PEUPLE
    Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, comme si c’étaient des coliques.

    CROUZET
    L’ancien paradigme. Vous avez appétit à ce que vous mangez?

    LE PEUPLE
    Oui, monsieur.

    CROUZET
    L’ancien paradigme. Vous aimez à boire un peu de vin.

    LE PEUPLE
    Oui, monsieur.

    CROUZET
    L’ancien paradigme. Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir?

    LE PEUPLE
    Oui, monsieur.

    CROUZET
    L’ancien paradigme, l’ancien paradigme, vous dis-je.

    Le nouveau paradigme vous guérira de tout cela.

  18. Paul .ca says:

    Oups, j’ai oublié le secteur de dépense en vêtements particulièrement important pour les femmes coquettes. 😀
    L’artisanat a donc un marché potentiel important avec l’alimentation et le vêtement mais la guerre des prix et les marges des commerçants réduit actuellement ce potentiel pour l’artisanat local.

    @Equilibrium
    Oui bien sur mais même en évacuant nos habitudes de consommation (qui pourrait changer), il y a un problème en amont sur la part que représente dans nos dépenses ces produits multiples comme un livre, un album musique ou un film.

    Bon mon discours trace les grandes lignes, il faut regarder mieux dans le détail.

    [via anonymyzer]
    😀
    Diversifions un peu nos références pour mieux favoriser la longue traine et parlons aussi de Jules Romain avec le Dr Knock.

  19. Anderson parle de la longue traîne observée. Moi je parle de la longue traîne comme un objectif militant. Je serais plus heureux dans un monde où la longue traîne se développe. J’ai toujours été clair sur ma position. J’oppose la longue traîne au capitalisme et au marxisme.

    Si les initiateurs d’internet avaient pensé comme vous, on n’aurait pas d’internet. C’était un truc si gros qu’il fallait une organisation mondiale pour le créer (c’est ce qui a été répondu après sa première étude). Je vous rappelle que personne ne l’a créé consciemment ce truc.

    Rien n’interdit que des avions ou même des vaisseaux spatiaux soient construits par des artisans (s’ils maîtrisent les nanotechnologies par exemple). De même le contrôle aérien pourraient être auto-organisé comme l’est le trafic internet (personne ne le contrôle… si un système de contrôle central avait été envisagé il n’aurait jamais fonctionné… et ne me sortez pas les serveurs de noms please).

    Aujourd’hui des artisans codeurs peuvent développer des systèmes d’exploitation ou d’autres applications en s’organisant en réseau. Demain la même approche s’étendra à d’autres domaines.

    Je suis persuadé que si nous ne basculons pas dans ce mode l’innovation s’interrompra parce que nous nous heurterons à une barrière de la complexité que nous ne pourrons pas franchir avec les systèmes pyramidaux.

    Quand à la logique financière, elle sera totalement différente dans un monde d’artisans. L’idée de crédit deviendra ridicule par exemple. Le jour où l’outil de production est entre les mains de tous (comme celui de production de l’information aujourd’hui), c’est l’imagination qui est au pouvoir et surtout l’envie.

  20. J says:

    Molière, c’est excellent 🙂

    Les tenants du nouveau paradigme, comme on dit, considèrent, par légèreté et insouciance, que ceux qui essaient de le “relativiser” (cad d’en refroidir la dimension absolutiste et délirante d’espérances) sont soit ceux qui essaient de conserver les anciens paradigmes, soit ceux qui n’ont pas eu le bonheur de comprendre le nouveau paradigme.

    Mais il en est autrement.

    Il y a “des gens” qui ont dépassé la simple croyance dans les vertus magiques de ce nouveau paradigme, pour intégrer la réalité de certaines choses, disons. Il en est de même d’ailleurs pour les vertus magiques de l’autoorganisation appliquée aux corps sociaux.

    Ces gens là, bien que travaillant à l’émergence DES nouveaux paradigmes, le font tout en prenant en compte les risques inhérents.

    Ceux là, je le crois, sont des responsables.

    Les autres, ceux qui ”croient”, sont des apprentis sorciers.

  21. Paul .ca says:

    @Thierry

    Si les initiateurs d’internet avaient pensé comme vous, on n’aurait pas d’internet.

    Je vous rappelle que personne ne l’a créé consciemment ce truc.

    Une contradiction dans le même paragraphe mais j’ai compris ce que tu veux dire. Avoir un certain état d’esprit ouvert pour ne pas éliminer une possibilité qui pourrait émerger collectivement et plus ou moins spontanément.

    il faut être prudent à prendre un exemple d’un secteur et l’étendre à tous les autres secteurs de l’économie.

    > L’idée de crédit deviendra ridicule

    Et comment finance t’on les retraites avec un système par répartition quand il y a un retraité pour un actif avec la pyramide des âges ? La retraite par capitalisation a besoin du crédit.

  22. J says:

    je conseille à thierry, spécialiste de l’histoire de l’informatique, de se pencher sur Licklider et sur ses motivations réelles quand il a conceptualisé internet.

  23. Henri A says:

    “Et comment finance t’on les retraites avec un système par répartition quand il y a un retraité pour un actif avec la pyramide des âges ? La retraite par capitalisation a besoin du crédit.”
    Quand même Paul ! Suivre la crise de près comme tu le fais et sortir ce genre de choses !
    L’important c’est la production d’une chose et que des gens aient besoin ou envie de cette chose. L’échange est le moyen le plus pacifique. La monnaie a rendu pas mal de services depuis quelques milliers d’années, mais cela fait un moment que la monnaie a changée de fonction. Les gros problèmes insurmontables de nos jours sont, il me semble, la création monétaire et les dettes artificielles des pays crées par les intérêts illégitimes des banques privées.
    Tout cela fonctionne avec la “confiance” et la “croyance” partagée par une méga-majorité de gens.

  24. phyrezo says:

    @ Equilibrum

    L’auteur, la source, de tous cette “propagande politique” c’est les Nations Unis (elles n’ont pas déposée de opyright)

    The richest 2 per cent of people in the world own more than half of all household wealth, while the poorer half of the global population control just 1 per cent, according to a study released today by the United Nations University (UNU).

    (j’avoue avoir été un peu marseillais)

    http://blog.phyrezo.org/2008/07/rpartition-de-la-richesse.html

    Il faudrait analyser les proportion de petits porteurs dans la bourse et l’influence de “concentrateur de capital” telle les banques d’affaires…

  25. Un passant says:

    “Si les initiateurs d’internet avaient pensé comme vous, on n’aurait pas d’internet.”

    J’ai plutôt l’impression de l’inverse.

    Internet a été créé par le Pentagon.

    Puis répandu dans le monde par les grands groupes de télécommunication, capables d’investir dans des cables sous-marins transatlantiques etc.

    S’il n’y avait pas eu d’immenses intérêts et de grands groupes, jamais il n’y aurait eu Internet.

    On a tendance à oublier qu’Internet, avant d’être quelques logiciels libres, c’est d’abord des cables sous-marins qui ne sont pas du petit artisanat.

    C’est simple: les pays qui ont vécu sur des modèles d’organisation locale, sans centralisme, ne se sont jamais développé techniquement:

    Voir les tribus d’Afrique ou d’Amazonie : artisanat très efficace, mais pas de développement global. Stagnation.

    Les peuples sans Etats ont stagné, et au final ont été mangés par les peuples avec Etats.

    Développer les réseaux c’est intéressant, mais ce n’est pas un modèle de société. Il y a des tas de domaines où l’artisanat local ne suffit pas.

    L’erreur c’est de poser un nouveau paradigme en opposition à un ancien: c’est le début de la pensée systématique, et toute pensée systématique est fausse.

    Les réseaux vont se développer, et parallèlement les méga-structures vont aussi se développer. Il n’y aura pas un nouveau paradigme s’opposant à l’ancien, mais une évolution globale complexe imbriquant différents modes de fonctionnement.

  26. Henri A says:

    Au Passant en passant :
    Ton commentaire a les défauts du journalisme, de la politique politicienne et des « décideurs » .
    Simplification, fausseté, arrogance et le cynisme de l’assassin.
    Aller, un nouveau jeu :
    Chaque phrase à partir de « Internet a été créé par le Pentagon. » peut être qualifiée de,
    a) fausse
    b) simplificatrice au point de devenir presque fausse
    c) Arrogante et ignare.
    d) Cynique, à la limite de la saloperie.

    Au fait, « toute pensée systématique est fausse. » est une proposition qui décrit une pensée systématique.

  27. Iza says:

    “Simplification, fausseté, arrogance et le cynisme de l’assassin.”

    Ahh, Henri, que j’aime ta façon d’écrire. Je suis en plein boulot et tu vois .. ce petit mot là me ravit et de me redonne du courage.

  28. J says:

    Henri, tu as tout à fait raison. Et ne vois pas dans ce que je dis une tentative de te racoler après notre petit accrochage que j’espère sans rancune, ou une tentative de cyber-séduire la zolie Iza.

    Internet a été créé par le croisement d’intérêts divers, et dans lesquels on trouve ceux de IPTO de Licklider, du Pentagone (Rand corp je suppose qu’il voulait dire Passant), British National Physical Laboratory, pôles universitaires, pour ne parler que de ceux là, et sans évoquer notamment le Cern pour le web, ou Bell, ou Xerox, ou l’IRIA, et surtout les centaines puis millions de personnes interagissant.

    Passant…!!!

  29. Un passant says:

    Désolé Henri mais les discours du genre:

    – on aurait très bien pu créer Internet sans le Pentagon

    – en refusant notre modèle de société sans méga-structures vous auriez empêché le développement d’Internet

    (alors que ce sont les méga-structures qui ont créé et répandu Internet)

    cela s’appelle tout simplement une inversion fantaisiste de l’histoire.

    de fait, le Pentagon est à l’origine d’Internet.

    De fait, on peut très bien imaginer Internet sans logiciels libres et sans wikipedia. Ce serait un Internet différent, mais ce serait Internet.

    En revanche, il est impossible d’imaginer Internet sans les grosses infrastructures, comme les cables sous marins qui relient les continents.

    La base d’Internet c’est ça: une infrastructure reliant le monde entier.
    D’énormes moyens financiers étaient nécessaires.

    Tout le reste d’Internet est accessoire. Internet ne peut pas exister sans infrastructures géantes. Les routes de l’information.

    Ensuite, les gens peuvent toujours y faire passer les Freemen en caravanes clandestines, mais ces Freemen ils empruntent les cables des grands groupes de Telecom.

    Tu serais incapable de déposer un message ici-même sans passer par ces grands groupes Telecom.
    Un peu facile de dire qu’on peut s’en passer, qu’ils n’ont été qu’un épiphénomène historique liés à un ancien paradigme.

  30. Paul .ca says:

    Henri,
    Les retraités ne produisent plus. En France, c’est un système de retraite par répartition qui prend l’eau si le ratio actif / retraité devient faible. En Amérique du Nord c’est un système basé surtout sur la capitalisation. Ces gens épargnent pour que l’état, les entreprises et d’autres empruntent en échange d’une rémunération. Bien sur les banques crée l’argent dette mais elle a besoin d’un dépôt de garantie plus les garanties de l’emprunteur.

    > les dettes artificielles des pays crées par les intérêts illégitimes des banques privées.

    Les dettes ne sont pas artificielles même si elles sont exprimés “virtuellement” ou numériquement. Les intérêts n’était pas suffisant pour couvrir les mauvaises créances et les banques privées sautent quand elles ne sont pas nationalisés.

    Une autre conférence Skype s’impose. 😉

  31. J says:

    C’est incroyable le nombre de branleurs qui depuis 4 ou 5 ans se sentent une quelconque légitimité à s’exprimer concernant Internet.

    Ca me fait penser à un énarque avec qui j’ai bossé quelques temps ; le mec, intelligent mais lobotomisé, me soutenait bec et ongle que l’Internet était une invention européenne.
    Tu parles Charles… 🙂

    Enfin, pour dépasser un peu ce discours stérile et biaisé par les approximations sur qui serait l’inventeur le créateur de l’internet, il pourrait être utile de poser LA question : qui devrait être PROPRIETAIRE de l’internet, infrastructures et gouvernance?!

  32. Equilibrium says:

    @ Phyrezo : “while the poorer half of the global population CONTROL just 1…”

    “CONTROL” not “concentrate in their hands”. Ce que j’affirmais plus haut.
    De plus c’est “according to a study released” not “it was written in this study” et voilà le téléphone plus ou moins arabe en action…
    en remontant vraiment au rapport dont il est fait référence, on s’apercevra encore une fois que la source citée l’est indûment…Parce que l’auteur de ce rapport n’avait pas vraiment les pièces qu’il faut pour supputer ce que les chercheurs de slogans affirment de façon à générer du spectaculaire.

  33. Un passant says:

    “Chaque phrase à partir de « Internet a été créé par le Pentagon. »”

    Continue de déformer l’histoire Henri, mais les faits sont les suivants:

    “En 1962 l’US Air Force demande à un petit groupe de chercheurs de créer un réseau de communication militaire capable de résister à une attaque nucléaire.

    Le concept de ce réseau reposait sur un système décentralisé, permettant au réseau de fonctionner malgré la destruction d’une une ou plusieurs machines. ”

    “Paul Baran, employé de l’US AIR FORCE, est considéré comme un des acteurs principaux de la création d’Internet. ”

    “Les recherches de la RAND sont à l’origine de nombreux principes utilisés pour la conception de l’Internet.”

    Par la suite, tous les autres acteurs majeurs d’Internet sont des grands groupes: universités d’Etat, CERN, réseaux Télecom, etc.

    On est très loin des petits artisans. Les petits artisans ont ensuite développé des millions de petits logiciels, mais toute la fondation a nécessité des moyens d’Etat.

  34. J says:

    mais c’est pas vrai…

    Déjà, cherche Licklider / MIT / IPTO / ARPA pour compléter tes approximations sur ”les faits”.
    Tu verras que c’est un peu plus “complexe” la génèse du net.

    Ensuite, oui il a fallu des sous, et des structures. Et alors rigolo? Il en fallu aussi pour construire les autoroutes en bitume, et les centres villes.
    A l’arrivée, ces autoroutes et ces centres villes NE SONT PAS ces structures.

    Oh et puis merde.

  35. Un passant says:

    “Licklider”

    Il a bossé à Harvard puis au MIT.

    Puis a bossé sur le SAGE financé par le Pentagon.

    A rejoint l’ARPA, structure du Pentagon.

    “Il en fallu aussi pour construire…”

    Absolument.

    Cf ce que je disais plus haut. Les sociétés qui n’étaient pas centralisées ne se sont jamais développé.

    Les grandes structures sont indispensables pour établir les fondations, sur lesquelles les petits génies indépendants feront éclore des fruits divers.

    Les réseaux vont se développer, mais jamais les petites tambouilles locales ne remplaceront tout ce qu’accomplissent les grosses sociétés et les Etats.

    La connerie c’est toujours de vouloir détruire une composante, c’est là qu’on vire au sectarisme. On a autant besoin des Etats que des Réseaux.

    On a autant besoin du Pentagon que des Freemen pour en dénoncer quelques excès.

    Tout cela a un nom: l’équilibre des pouvoirs.

    Les réseaux ne prendront pas la place des pyramides, ils se développeront en parallèle, en équilibre réciproque.

  36. Henri A says:

    Au Passant qui repasse :
    Ma critique était destiné au commentaire. Tu exagères et tu provoques. J’aurais pu dans le même style provocateur et de mauvaise foi te dire que « Internet a été créé par le Pentagon » est faux. Une demie douzaine de bases militaires sous terre reliées entre elles avec trois radars qui se battaient en duel, etc…n’est pas vraiment quelque chose de ressemblant avec internet. Le minitel est plus ressemblant, etc… et bla bla…
    Mais tout cela est un peu plus compliqué et un bon bouquin d’histoire du net règle le différent.
    Ce qui m’énerve, c’est cette façon de parler de l’ Afrique ou de l’ Amazonie.
    Tu t’exprime de temps en temps comme cet abruti de Guaino ou cette chose plus ou moins humaine – en tout cas un parasite – qu’est Quatremer.
    Une espèce de darwinisme social pour tous ce qui n’est pas occidental et d’un autre coté tu nous a gonflé jusqu’à l’éclatement pour « la » supposée paix sacré entre « les » pays “grâce” à la construction européenne.

    A Paul son :
    « Ces gens épargnent pour que l’état, les entreprises et d’autres empruntent en échange d’une rémunération. »
    Qu’est-ce que cela veut dire ? Tu mets dans le même sac les états, les entreprises et les particuliers ? Et les banques ?

    « Bien sur les banques crée l’argent dette mais elle a besoin d’un dépôt de garantie plus les garanties de l’emprunteur. »
    Il y a une vanne qui circule en ce moment :
    Le jour ou je ferais un dépôt dans une banque, je leur dirais que je viens non pas déposer de l’argent, mais je viens leur prêter de l’argent et qu’il faut discuter sérieusement des intérêts que je vais prendre ainsi que le partage des intérêts que mon prêt que je leur concède va leur permettre de multiplier dans le cercle fermé de toutes les banques.

  37. Un passant says:

    “Le minitel est plus ressemblant”

    Non. Le minitel ne repose pas sur un principe de décentralisation.

    Le noeud créatif d’Intenet, la décentralisation, est bien une création du Pentagon, répondant à des objectifs militaires: communiquer en cas de guerre nucléaire.

    En dehors d’un tel contexte, personne se serait embêté à concevoir un tel système décentralisé, tout en obtenant les moyens de la recherche pour aboutir.

    La complexité et le génie d’Internet sont la résultante directe d’un objectif militaire complexe.

    Désolé pour les pacifistes, mais il y a un nombre très important de domaines où la recherche militaire gouvernementale reste irremplaçable.

    Et ne fais pas de l’anti-racisme à 2 balles. L’Afrique ne s’est jamais développée technologiquement. Tu ne vas pas dire le contraire au nom de l’anti-racisme.

    C’est pas une question de couleur de peau. Cela tient plus probablement à la structure sociale tribale qui a empêché la concentration des capitaux et le développement de grosses structures. La concentration des capitaux et les grosses structures sont nécessaires au développement technologique. L’Afrique est un très bon exemple de ce que donne une société pensée localement : du petit artisanat, un immobilisme social, pas de développement.

    (En Afrique, ceux qui se sont développés ce sont … les Egyptiens …….. les inventeurs de la pyramide et du centralisme !)

  38. Henri A says:

    “Et ne fais pas de l’anti-racisme à 2 balles. L’Afrique ne s’est jamais développée technologiquement. Tu ne vas pas dire le contraire au nom de l’anti-racisme.”
    Je dis exactement le contraire.
    Ce n’est pas de l’anti racisme ( je déteste ça ), c’est l’histoire des vainqueurs qui nous font avaler des préjugés stupides.
    Lis-ça patate !
    http://www.unesco.org/culture/africa/

    Pour internet, ton insistance est ridicule, un coup de gougle et on a l’histoire.
    Pour ce qui est des technologies ( en dur ou pas ), ça s’apprend et ça se pratique, un coup de gougle ne suffit malheureusement pas.

  39. Un passant says:

    Ce qui est intéressant dans Internet, c’est que c’est une technologie décentralisée, développée par une société centralisée, sur ordre du sommet de la Pyramide militaire.

    Et c’est un excellent exemple de ce qu’il faut faire, de notre horizon:

    le développement de la décentralisation est parfaitement compatible avec une société globalement centralisée.

    C’est une question de sectorisation et de développement social parallèle:

    la structure décentralisée se superpose à la structure centralisée, comme on trouve plusieurs niveaux et plusieurs réseaux sous le parvis de la Défense.

    La grande erreur c’est de regarder uniquement les bienfaits de la structure décentralisée, et de vouloir supprimer la pyramide complètement, sans comprendre que les deux sont reliés et nécessaires.

    La plupart des idéologues n’arrivent pas à accepter la cohabitation entre deux idées d’apparence contraires: ils rêvent d’un monde épuré avec un seul paradigme.

    Le génie c’est d’accepter la contradiction, de comprendre que “les forces du mal” ne sont pas éradicables structurellement.

    J’ai l’impression que Thierry vire à un systémisme à la Parménide, avec un nouveau paradigme qui doit prendre la place de l’ancien à tous les niveaux, même les carrefours des grandes villes comme à Hanoï.

    Au vu de tous les enjeux qui nous attendent, la recherche spatiale etc, pour rien au monde je souhaite la disparition du Pentagon.

    Je donne ma main à couper que les plus grosses découvertes des 100 prochaines années viendront encore du Pentagon (ou de structures chinoises semblables).

    Notamment en biotechnologie. Ce qui changera la vie de tous.

    C’est pas Wikipedia qui va vaincre les défis de la biotechnologie.

    Il faut des labos complexes pour travailler dans l’infiniment petit.

    “Pour internet, ton insistance est ridicule”

    Hmm. Montre-moi donc la genèse d’Internet sans le Pentagon. Je suis curieux de voir cela.

  40. Paul .ca says:

    @Henri
    J’ai une autre blague
    «Après l’effet de levier, il faut s’attendre à l’effet de massue» 😀

    > Tu mets dans le même sac les états, les entreprises et les particuliers ? Et les banques ?

    Oui sauf que les banques dispose de la création monétaire qui leur permet de prêter à un taux plus avantageux que les taux usuriers du XIX siecle.

    8 oct 2008
    Les banques vont devoir remonter leurs ratios de fonds propres, et réduire leur “effet de levier”. Par conséquent, elles vont devoir réduire le volume de ce qui les fait vivre: le crédit. Moins d’offre de crédit pour payer les salariés et les charges, et un niveau de risque plus élevé du fait du contexte économique déprécié: les taux pratiqués par les banques aux entreprises comme aux particuliers vont augmenter.

    Généralement les banques qui rémunèrent les comptes font payer les services bancaires. Avec un petit montant, c’est souvent préférable d’avoir les services gratuits (chéquier, retrait) et aucun intérêt sur ses liquidités. Au delà, il faudrait négocier son taux de prêt avec son banquier.

    Une banque a intérêt que l’argent qui s’échange entre compte courant reste dans son réseau. Plus son réseau est grand plus cette probabilité est grande.

    Non seulement les gens devraient mieux négocier avec leur banquier le taux d’intérêt d’un crédit sur 15 ans quand ils ont de bonnes garanties mais acheter un bien immobilier quand les prix sont raisonnable et pas spéculatif.

  41. Un passant says:

    “Lis-ça patate !
    http://www.unesco.org/culture/africa/

    L’Histoire générale de l’Afrique, ouvrage de huit volumes

    8 volumes ! C’est plus long que la Recherche ton truc.

    Je connais bien l’Afrique: j’ai vu tous les Tarzan.

  42. Equilibrium says:

    A tous les chercheurs : n’allez plus jamais bosser au pentagone, car voilà comment on vous remercie de votre contribution, même si nous savons tous que les premiers à avoir formé un réseau de connaissances, c’est vous. Ou bien dites que le pentagone est votre bébé, étant donné le nombre de méthodes de recherche qu’il vous a “emprunté” pour devenir ce qu’il est…. avant d’échouer dans une poubelle de l’armée, ce ne sera que justice. D’ailleurs avec eux internet n’a pas vraiment été très loin (voire pas plus loin qu’un instrument pour contrer une paranoïa)…

    Au passant: contente toi déjà du premier tome, ca t’évitera déjà de poser des drapeaux là où une civilisation plus ancienne n’a fait que bifurquer pour devenir la tienne.

  43. Un passant says:

    “A tous les chercheurs : n’allez plus jamais bosser au pentagone”

    Chiche !
    C’est toi qui les finance ?
    Ce sont les dix freemen actifs ?

    Tu touches là au coeur du sujet: les citoyens sont incapables de financer spontanément la recherche autant qu’il faudrait.

    C’est précisément pour cela que la recherche a besoin des grandes structures.

    Une opération comme le Téléthon, c’est 100 millions d’euro une fois par an, donnés par les citoyens spontanément.

    Le budget du Pentagon c’est 700 milliards de dollars. 7000 fois le Téléthon.

    La recherche a besoin d’argent, et les citoyens ne le donnent pas spontanément sans une organisation étatique.

    Par ailleurs, une recherche performante a besoin d’outrepasser certaines prudences qui sont obligatoires dans les laboratoires civils.

    Le secret militaire permet de pousser la recherche beaucoup plus loin.

    ((le département Recherche du Pentagon, c’est 80 milliards de budget pour 2009.

    800 téléthons.))

  44. Equilibrium says:

    Tous ces milliards pour aussi peu de découvertes… Tu viens de dire qu’avec 100 millions on complète la carte du génome, alors qu’avec 700 milliards le pentagone avec toute sa paranoïa n’arrive même pas à protéger deux tours.

    C’est bien ce que je disais, quand on est borné à ce point, les milliards et les meilleures conditions de recherches ne servent à rien.

  45. Un passant says:

    “ne servent à rien”

    Cela a déjà servi à te permettre d’écrire le message que tu viens de poster.

    Personnellement j’ai de la gratitude pour ceux qui développent les outils performants dont je me sers.

    On ne peut pas à la fois se réjouir d’Internet, et cracher sur les structures qui l’ont rendu possible

    Un outil aussi complexe, réunissant le monde entier, n’aurait jamais pu se développer avec des petits artisans locaux, c’est complètement aberrant de l’imaginer.

    Le travail des artisans c’est par-dessus. ça ne pourra jamais être à la place des méga-structures, qu’il faut absolument conserver.

    Tu n’as pas idée de tout ce qui sort des labos de recherche du Pentagon.

    Et lorsque l’humanité devra quitter la terre, ce sera encore grâce à la recherche du Pentagon et de la Nasa, de l’ESA, de la CASC…

    Construisons les réseaux, faisons certaines choses en local, mais ne détruisons pas les méga-structures que rien ne peut remplacer. Il faut faire avec, il faut faire en complément, et pas contre.

    La concentration des capitaux a de nombreux effets bénéfiques dans certains domaines.

  46. Equilibrium says:

    ” Personnellement j’ai de la gratitude pour ceux qui développent les outils performants dont je me sers.”

    Personnellement j’aurais de la gratitude pour ceux qui me permettront de développer les miens et ceux d’autres chercheurs, sans pour autant systématiquement les effacer des mémoires.
    De plus, ma gratitude va à ceux qui les ont conçu et qui se sont fait voler les moyens de les développer tels qu’ils les pensaient à la base. Simple question de liberté et d’indépendance.

    Pourquoi détruire des méga structures alors qu’on pourrait les reconvertir de manière à ce que les choses, cette fois-ci, soient mieux faites…Pour aider les artisans et les médecins (au lieu des techno-soldats) par exemple. Il faut faire avec, il faut faire en complément, et pas contre.

    ” Cela a déjà servi à te permettre d’écrire le message que tu viens de poster.” ce n’est qu’un milliardième de la dette qu’ils ont contracté vis à vis de l’humanité.

    Va bosser pour le pentagone et laisse nous construire nos réseaux… Ah oui, j’oubliais… ils ne veulent pas que tu bosses pour eux.

  47. J’ai esquissé l’histoire d’internet dans le peuple des connecteurs… j’y reviendrai dans ma brève histoire de l’informatique… j’espère finir par faire sauter les lieux communs.

    Le meilleur livre que j’ai lu sur le sujet : Darwin among the machines.

  48. Phyrezo says:

    @Equilibrum :

    Alors la tu fais de la réel mauvaise foi ! d’une part, tu commences à me parler de ceux qui n’ont pas accès au capital, alors que nous parlions de ceux qui concentraient la capital. Et puis tu joue sur les mots.

    Sur le site des Nations Unis on lit :

    The richest 2 per cent of people in the world OWN more than half of all household wealth

    Le fait que, d’après toi, les 1% ne possèdent même pas, mais ne font que controler, va dans mon sens…

    Mais la ou ça devient génial, l’effet Pareto, c’est de considérer c’est 2% :

    – 37Mio de personnes possèdant chacun plus qu 0,5 Mio $ (on y est vite arrivé, en gros c’est la classe moyenne haute de nos pays).

    – il faudrait analyser la répartition de la richesse dans cette catégorie, et la tu te rendras compte que quelques % de ces 2% possède plus de la moitié des 50% de capital, etc…

    Quoi q’uil arrive, il ne s’agit pas d’une considération politique (comme tu semblais le prétendre), mais juste d’un constat systémique. Analyse le fonctionnement de la monnaie, intègre le dans un système d’échange random, et tu verra que mécaniquement tu assisteras à une concentrattion de la masse monétaire avec une telle repartition.

    Si tu laisse ton système tourner suffisament longtemp, à la fin l’ensemble des richesses est concentré dans une seule main, et la on ne peut plus jouer à faire des échanges. Comme au monopoly, à la fin on ne peut plus jouer, parce qu’un joueur possède à la fois toutes les rues et tous les billets.

    C’est pourquoi ma proposition n’est pas politique mais systèmique, modifier l’architecture du système, c.à.d. la monnaie (aucun parti ne prone ça…)

    A bon entendeur…

  49. De nombreuses simulations confirment les propos de Phyrezo (lire The social atom par exemple). J’en ai même pas besoin d’elles pour constater la concentration du capital. Il me suffit de regarder mes amis. 5 d’entre eux doivent posséder 10 fois plus de tunes que tous les autres réunis. Un d’entre eux doit en posséder 10 fois plus que tous les autres réunis.

  50. Equilibrium says:

    @ Phyrezo & Thierry:
    Ce n’est pas la concentration que je conteste. c’est l’objet de cette concentration. Et je réaffirme que ce n’est pas de la richesse qui se trouve concentrée… Mais plutôt de la pauvreté: à savoir des dettes au travers de la masse monétaire.
    (Tiens, d’ailleurs, le petit documentaire sur l’argent-dette a eu un buzz agréablement surprenant au delà d’internet)

    Phyrezo me trouve de mauvaise foi, que je joue sur les mots…Alors qu’au contraire, je tente (peut-être maladroitement) de savoir d’où vient l’erreur qui se dissimule dans la démarche, un peu trop facile, de réduire une masse de données statistiques en une seule phrase qui sonne comme un slogan trompeur sur le monde réel afin de faire acheter du pouvoir à des gens qui n’en n’ont pas besoin pour vivre.

    J’ai échappé à la vague Begbeider et à tous ses apôtres de la blogosphère politique. Ce n’est surement pas pour utiliser une technique publicitaire de pointe afin de convaincre.
    J’ai dans l’idée qu’on ne peut réellement s’affranchir d’une erreur qu’en prenant conscience de la manière dont les populations passées y ont été soumises à leur insu. c’est de là qu’est parti mon analyse en comment., d’un des facteurs de la concentration des pouvoirs dans le monde communiste.

    Si vous croyez que j’essaye de convaincre avec pour seule arme, une explication que je n’ai lu nul part, alors qu’elle crève les yeux à qui observe bien le jeu des échanges de monnaies dans le monde économique et financier, alors effectivement vous me trouverez de mauvaise foi.

    Si, par contre, vous prenez en considération qu’on ne peut créer aucune monnaie sans savoir au préalable ce que l’on cherche à échanger par le biais de cette monnaie, vous verrez que ma petite explication est très loin d’être de mauvaise foi et qu’elle peut être, à certains égards, légèrement éclairante sur un des exemples historique de marketisation politique de l’outil statistique.

    Si phyrezo veut faire des propositions systémiques, il aura beaucoup de mal à me les faire en passant par des raccourcis trop facilement empruntables et récupérables par les politiciens.
    Ceci dit, je ne chercherais pas à l’en dissuader, je continuerai à expliquer pourquoi je tique. Lorsque le passé fournit des modèles au sein de la réalité, sur les postulat qui soutendent certaines idées, les simulations sont inutiles. Des essais ont été tentés, des erreurs ont été commises, essayons tout bonnement de ne pas les répéter.

  51. Un passant says:

    “la concentration du capital”

    Sauf que cette concentration du capital ne signifie pas grand chose, car dès qu’on est riche, on cesse d’utiliser la plupart de son capital.

    On est donc riche virtuellement.

    C’est quand on est pauvre, qu’on dépense 100% de ses revenus, et même plus, par le crédit.

    Pour un milliardaire, l’essentiel de son argent est distribué dans l’économie, il ne dort pas sous son matelat.

    En fait de concentration de capital, son capital est distribué aux 4 coins de la terre. C’est une illusion de concentration, et une réelle distribution.

  52. Qu’on utilise le capital ou pas ça change pas grand chose à mon sens. L’avoir et pas l’utiliser, c’est avoir du pouvoir et de la sécurité.

    Plutôt que de parler de capital, on peut parler de différence de niveau de vie… et on a la même concentration. Quelques gens très loin des autres tout en haut de la pyramide, puis de plus en plus de gens jusqu’à l’immense base.

    Encore que les niveaux de vie, au delà d’un certain seuil, ne diffèrent guère. Bill Gates ne vit guère différemment de moi au final. Et je ne suis pas sûr qu’il ait un meilleur niveau de vie. Je suis même sûr que certaines personnes plutôt démunies ont un meilleur niveau de vie que nous.

    Je vais quelques petits dessins pour essayer de dire tout ça d’une autre façon… Pour moi c’est sujet son assez nouveau et je ne sais pas si je finirais par me passionner pour leur subtilité.

    C’est la situation alarmante de milliards d’hommes qui me préoccupe…

  53. Phyrezo says:

    “car dès qu’on est riche, on cesse d’utiliser la plupart de son capital.”

    je joue sur les mots, mais pour moi c’est exactemment le contraire.

    Quand l’ensemble de son revenu sert à la consommation, ce n’est pas du capital. Cela ne devient du capital qu’à partir du moment ou il est investit dans l’économie et qu’il “travaille” et “rapporte”.

    Il est évident que ce ne sont pas les morceaux de papiers qui travaillent, mais des gens qui se mettent à travailler pour vous.

    Le nombre de personne sur la planete qui ont ainsi des gens qui travaillent pour leur bout de papier est assez minime, cependant j’en fait parti et probablement la plupart d’entre nous.

    Apres il y a ceux pour qui les gens qui travaillent pour leur bout de papier, leur permets de subvenir entièrement à leur besoin (les rentiers), ceux la sont une partie minime parmi la partie minime.

    Il y a enfin ceux qui arrivent non seulement à vivre des gens qui travaillent pour leur bout de papier, mais en plus de constemment augmenter leur capital.

    Comme dirait mon grand père, qui n’avait pas un enorme capital, mais qui vivait très chichement, “il faut vivre de l’intérêt des intérêts”

  54. Paul .ca says:

    Le capital qui ne sert pas c’est une sécurité et un potentiel de pouvoir. Le capital ne devient pouvoir qu’utilisé d’une certaine manière, investit plutôt que dépensé.

    A propos de la différence de vie entre riche et pauvre, ça me rappelle un sketch de Patrick Timist – le spectacle de l’homme seul debout (2008) +1 😀

  55. On voit bien que tu n’as jamais eu de pouvoir 🙂

  56. Paul .ca says:

    On voit bien que tu es rancunier.

  57. Un passant says:

    “Encore que les niveaux de vie, au delà d’un certain seuil, ne diffèrent guère.”

    Voilà.

    Quand on regarde les niveaux de vie, il y a des différences, mais elles sont beaucoup moins grandes que lorsqu’on regarde le capital, et s’aplatissent à partir d’un certain seuil.

    Il y a une grande part de fantasmes concernant l’inégalité des capitaux.
    Tout cela est virtuel.

    Les niveaux de vie réels fondamentaux :

    1 – l’ultra pauvre qui n’arrive pas à manger à sa faim ou dont la santé vitale est menacée à court terme

    2 – le pauvre dont la nourriture n’est pas optimale pour sa santé à long terme, et qui ne peut pas payer ses soins médicaux, un logement décent…

    3 – le revenu modeste, qui a des difficultés pour vivre dignement, sans honte sociale, qui peut avoir difficulté à trouver une femme, car n’assurant pas un confort suffisant pour une famille, pas de grand logement bien situé, etc

    4 – le revenu moyen: pas de soucis essentiels même s’il a toujours des envies importantes qu’il ne peut réaliser

    5 – le revenu supérieur: assez d’argent pour une vie confortable avec une famille, bons soins médicaux, bonnes universités…

    6 – l’homme qui n’a plus besoin de travailler pour vivre confortablement
    (mais la plupart travaille quand même, par goût ou par atavisme social), a assez d’argent pour s’offrir une belle femme

    7 – l’ultra-riche, qui vit en dehors de tous les repères communs: avion privé, château/villa à Malibu, serviteurs, pouvoir de réalisation de tous les rêves matériels, harem…

    Le niveau 6 est finalement atteint assez vite (par exemple : Loic Le Meur dans ton entourage).

    Le niveau 7 ne satisfait pas de besoins essentiels supplémentaires, a une gamme étendue, et très rares sont ceux qui dépensent à plein leurs capacités. Une bonne part de leurs dépenses sont redistribuées dans l’économie, sous forme d’actions servant au développement des entreprises, de dépenses de luxe générant des emplois, d’argent versé à des filles, etc.
    Ces énormes sommes ne restent pas dans leurs mains sans utilité sociale.

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