J’ai besoin de vos conseils

On parle souvent dans les fils de commentaire de sectarisme et je suis victime d’une forme de sectarisme, très gentille je l’avoue.

Juste pour être compréhensible. Dans une maison d’édition, il y deux personnes qu’on appelle chacune éditeur. Le patron de la maison et les éditeurs, ou copy editors comme disent les anglo-saxons.

Depuis longtemps, je travaille L’homme qui inventa la Terre avec mon copy editor (titre qui n’est pas de moi et réducteur par rapport à mon sujet). Et voilà que mon éditeur vient de finir par lire le livre et de décider qu’il ne publierai pas.

Ce livre est un ovni. Ni roman, ni essai, ni biographie, ni récit, ni document… je n’en vendrai pas dix exemplaires.

Voici où frappe le sectarisme. Vous devez en tant qu’écrivain vous ranger dans une case. Mon éditeur voyait ce livre comme un roman, ce qu’il n’est pas. Du coup, il dit que je ne suis pas un romancier. J’ai compris cela depuis pas mal de temps et j’écris ce que j’ai envie d’écrire sans me préoccuper de la case où on rangera ce que j’écris. En prime, ce livre a pour sujet en partie la transgression des barrières.

Je suis simplement un écrivain et j’ai pas besoin qu’on m’affuble d’un qualificatif supplémentaire. Mon livre a pour sujet les transitions historiques et je vais chercher dans la vie d’Ératosthène des clés pour nous aujourd’hui.

Ératosthène n’est pas pour moi un personnage romanesque. Je me sers juste de situations romanesques pour essayer de retracer le parcours de sa vie et comprendre son évolution intellectuelle. Je me moque de le rendre vivant aux yeux du lecteur.

J’ai essayé d’écrire un livre simple mais il n’est simple que si on ne commence pas à le lire avec l’a priori que c’est un roman. Si on part avec l’idée que c’est un roman, rien ne marche. Rien ne tourne sur des bases romanesques classiques. Donc, il faut lire ce livre presque comme on lit ce blog.

C’est maintenant que j’ai besoin de vos conseils. Je vois quatre possibilités.

  1. Je m’assoie sur mon texte, je le garde au chaud pour y revenir… Mais ça fait neuf ans que cette histoire a commencé et cette option ne me plait guère. Franchement, j’ai envie d’abandonner dans la nature cet enfant, même si aux yeux de mon éditeur il est débile.
  2. Je le propose à d’autres éditeurs. Mais je sais par avance qu’ils auront la même attitude que le mien. Ce livre n’entre pas dans leurs cases. Comme ils lisent avec l’idée d’une catégorie, ils ne seront jamais satisfaits car ce livre traverse les catégories.
  3. J’auto-publie sur lulu ou en livre électronique, gratuitement, mais je ne vois pas l’intérêt. C’est mimer l’édition traditionnelle sans ses avantages, le travail sur la copie par exemple et le marketing.
  4. Je diffuse le livre chapitre par chapitre sur ce blog ou un blog dédié, un peu comme pour le twiller. Je recueille vos réactions, j’ajuste et au moins j’ai un véritable comité de lecture.

Je ne vous cacherai pas que cette dernière forme me plait, qu’elle est gratifiante et qu’elle est sans doute la forme la plus adaptée au sujet même qui est le mien.

Si les éditeurs veulent rester enfermés dans les catégories du passé, c’est bien ici que nous pouvons tenter de les faire sauter.

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38 comments

  1. Un ancien says:

    Un texte sur un blog:

    “L’édition n’est pas une science exacte – Les grands textes refusés par les éditeurs”

    http://www.page2007.com/news/ledition-nest-pas-une-science-exacte-les-grands-textes-refuses-par-les-editeurs

    “L’édition n’est pas une science exacte. Les histoires de manuscrits d’inconnus arrivés par la poste et devenus comme par magie des succès de librairie côtoient des exemples d’inconnus maintes fois refusés, devenus pour certains de grands classiques de la littérature.

    On raconte que Jonathan Livingston le Goéland, de Richard Bach fut refusé 140 fois, Les gens de Dublin de James Joyce 22 fois. Plus proches de nous, les aventures de Harry Potter connurent 14 refus ;

    (…)

    En 1912, Marcel Proust eut toutes les peines du monde à faire publier Du côté de chez Swann

    (…)

    Le Mercure de France ne donne pas suite ; la NRF non plus : Gaston Gallimard est séduit par le texte, mais il se range à l’avis d’André Gide : « C’est plein de duchesses, ce n’est pas pour nous. »

    (…)

    En décembre 1916, Henry de Montherlant envoie du front le manuscrit de son premier roman à Calmann-Lévy, qui le refuse, de même que dix autres éditeurs. La Relève du matin ne sera publié qu’en 1920 à compte d’auteur chez Grasset. On connaît la suite.

    (…)

    Céline, déjà refusé deux fois pour son Voyage au bout de la nuit…

    A lire sur Bibliobs: Par Joseph Vebret (Écrivain) :

    Jean d’Aillon, de l’autoédition à l’édition – Joseph Vebret

  2. Paul .ca says:

    Salut Thierry,
    Je suis désolé d’apprendre cette nouvelle.

    2 et 3. Si l’objectif est d’être publié, avec le nombre d’éditeur et de publication qui paraissent chaque année, il faut juste insister avec d’autres éditeurs qui percevront différemment ton œuvre. Proposer aussi une version eBook me parait pertinent. Je viens de m’acheter le dernier Sony reader eBook 505.

    Même si je ne suis pas toujours d’accord, il y a une réflexion intéressante qui mérite d’être diffusée et d’être rémunérée même si ce n’est pas nécessairement l’objectif premier. Tout travail mérite un salaire.

    Bonne chance !

  3. Un ancien says:

    “Je diffuse le livre chapitre par chapitre sur ce blog ou un blog dédié, un peu comme pour le twiller.”

    Le problème c’est d’arriver à un format digérable sur écran.

    Dur de lire plus d’une page à chaque fois sur écran, et il faut une bonne aération du texte.

    Lulu, tu risques de n’avoir que 100 personnes, au mieux, qui commandent. A moins d’obtenir des passages médias, c’est plus difficile quand le livre est auto-édité, mais tu as encore des contacts.

    Essaie peut-être une publication en partenariat avec plusieurs sites médias sur Internet, qui donneront plus d’écho.

  4. Henri A says:

    2 et 4, sachant que pour 4 tu sais déjà d’avance sur qui tu peux compter.

  5. J says:

    Bonjour Thierry. Je suis sincèrement peiné car il me semble que tu as investi beaucoup de toi dans ce livre, tu en parles depuis longtemps.
    Pas simple de donner un avis, ou un conseil, sans connaitre un peu le livre et les raisons qui le placent en dehors des catégories, sans pouvoir se faire une idée de ce qui peut en être fait donc, et sans savoir ce que tu en attends “dans l’idéal”.
    J’ai signé ce post avec un mailOk, si ça te tente d’en parler un peu, comme ça, ”amicalement”.

  6. Equilibrium says:

    Personnellement, je trouve que l’excuse de l’ovni est un peu facile. Des ovnis sortent de plus en plus souvent en films, musique, littérature…et ils se vendent plutôt bien.
    Créer une case ovni serait d’ailleurs assez dans l’idée de la longue traine.
    Ceci dit, il peut aussi s’agir d’un problème de format :
    La quatrième solution m’a rappelé que bien des écrivains qui avaient buté sur le même problème avaient réussi à le contourner en faisant de la pièce maîtresse une collection, en ouvrant leur texte pour en enrichir les chapitres.
    Par exemple, on se demande ce que serait devenu LA METHODE d’edgar Morin s’il était resté sur le concept d’un seul et unique livre…
    Tu devrais voir ça avec cet éditeur, ce qui peut permettre de ne pas abandonner l’idée 4 qui donnera même un peu plus de cachet à cette collection venue tout droit d’internet…
    Réfléchis-y, souvent les ovnis sont des ovnis parce qu’ils réunissent plusieurs domaines auquels il manque juste ce qu’il faut d’exploitation supplémentaire pour en faire une collection intéressante sans être inabordable.

  7. phyrezo says:

    Désolé aussi Thierry.

    Ca me fais pensé à Taleb qui décrit son écrivain maintes fois refusée parce qu’elle ne rentre pas dans la case.

    Au final elle est publié et établi un nouveau style literaire.

    Je te souhaite autant de succès que cette écrivain fictive… et que ‘l’Homme qui inventa la Terre’ fasse école.

  8. J says:

    excellent post-conseil d’equilibrium, comme d’hab…, si je peux me permettre.

    néammoins, difficile de conseiller sans connaitre un peu le livre, et donc en quoi et comment il serait ”sécable”.
    Tes proches devraient te conseiller dans le sens de ce que dit equi, à mon avis thierry.

  9. Jérôme (de Montpellier) says:

    http://www.editionsdupanama.com/

    Juste une piste, je ne les connais pas, mais c’est l’éditeur du dernier roman de Raphaël Meltz (du Tigre), ça me fait dire qu’ils ne tiennent pas forcément à mettre les gens dans des cases 😉 A voir. Je peux aussi me tromper.

    Autre piste, Amazon. Pour tester la fameuse longue traîne, les suggestions de livres (ceux qui ont aimé… etc). Assez parlé, il faut mettre ça à l’épreuve.

    Tu sors le livre directement en format poche, (les livres grand format, reliés, c’est pour offrir, pas pour lire), disponible uniquement en ligne (en attendant qu’un éditeur t’appelle). Tu vois ce que ça donne.

    Je suis pas chaud sur la lecture en ligne, en morceaux. J’avale des milliers d’articles à l’écran, mais je ne sais pas suivre une pensée de cette façon plus de quelques pages d’affilée.

    Il faut passer à autre chose, marre des trucs qui traînent dans les cartons.

    Non?

  10. Mon problème aujourd’hui est que le texte actuel n’est plus le mien et la dernière version du mien ne l’est plus non plus car j’ai continuer à travailler.

    Je sais bien sûr prendre la version actuelle et le ramener à ce que je veux faire, cet ovni… et pour le faire, franchement, j’ai trop pris l’habitude d’écrire en interaction avec vous ça fait maintenant trois ans… et écrire sans feedback me paraît presque un anachronisme. C’est comme si je me privais d’un morceau de mon cerveau.

    Après tout, je peux commencer à balancer quelques chapitres sur le blog, on voit vos réactions et j’avise. Le livre est construit en 90 courts chapitres, jamais plus longs que mes posts habituels. Je peux très bien à côté mettre un PDF de la version intégrale en cours et ça offre tout le confort possible de lecture.

  11. J says:

    à mon point de vue (et c’est lié à ma manière de fonctionner), pour se faire une idée, et avoir un avis, il faut juste :
    – le sens du livre (message d’ensemble à communiquer)
    – la structure du livre (c’est fait, cf 90 courts chapitres – leurs intitulés pourrait aider)
    – quelques extraits pour sentir le style, et cerner un peu les types de constructions argumentaires de l’auteur
    + éventuellt que veut et ne veut pas Tc (veut interactivité, ne veut pas parler à pivot, etc 🙂 ) .

  12. Henri A says:

    Tout dépend de la motivation de départ. Qu’est-ce que tu veux au juste ?
    Quand on écrit, j’imagine que l’on a quelque chose à dire et d’une certaine façon, mais à qui ? A sois-même, à quelqu’un en particulier, à 3 pelés un tondu et un ancien de l’ump ou à un plus large public ?
    Tu veux faire un minimum de pognon avec ou pas ?
    Ou c’est le fait de faire qui t’intéresses ?

  13. La motivation de départ est toujours la même… c’est réussir à pêcher quelque chose que je sens plus ou moins distinctement puis d’arriver à le communiquer. Au final, ce qui est intéressant c’est le chemin et de réussir à traduire ce chemin pour qu’il serve à d’autres. La raison initiale n’a plus aucune importance.

    Quand tu écris, c’est pour toucher les lecteurs. Ça n’existe pas l’écrivain qui écrit pour lui ou juste ses amis. Le mec qui dit ça, il passe pas dix ans sur un livre et sa vie à écrire. Quand comme moi tu ne fais que ça, tu veux toucher un maximum de gens… et tu ne cherches pas à savoir qui ils sont… à un moment donné, il doit y avoir des rencontres et des rencontres en entraînent d’autres.

    Moi je ne fais pas de marketing quand j’écris. Je me dis que si j’écris un truc qui me paraît important, ça doit paraître important à d’autres.

    Le pognon c’est très secondaire. Ce qui compte c’est avoir des lecteurs.

    Sinon pour se faire l’idée d’un livre, il faut commencer à le lire, tout le reste c’est du bidon car la façon de dire les choses compte autant, sinon plus, que ce que tu as à dire. Ce qui veut dire que soit je commence à publier le livre ici et ça entraîne une discussion, soit je reste dans le circuit traditionnel de l’édition où personne ou presque ne lit le livre avant sa sortie.

  14. Paul .ca says:

    J’allais répondra à Henri sur l’animal politique 😀 mais Thierry m’a devancé.

    Il y a plusieurs profils et motivations dans l’écriture mais l’auteur qui cherche à être publier est comme le dit Thierry motiver à toucher le maximum de lecteurs sinon ca reste dans un tiroir.

    Quand le sujet est politico-philosophique, il espere influencer la société dans un sens particulier. Ici c’est privilégier plutôt nos libertés individuelles, les échanges et notre emancipation grâce aux nouvelles technologies liés aux réseaux informatiques comme l’internet.

    3. Pour le eBook, je pensais a l’ebook payant que vend Amazon avec son Kindle.

    > écrire sans feedback me paraît presque un anachronisme.

    D’un autre côté, c’est bien aussi une oeuvre plus originale et personnelle, sans les avis et contraintes extérieures. Reste que le feedback est plus important sur les sujets politiques et choix de société.

  15. Henri A says:

    Bon ben c’est plus clair pour les avis potentiels qui vont s’exprimer.
    Pour moi :
    2 et/ou 4.
    2 ou 4 ou le truc de anciennerie. ( les ou sont exclusifs ).

  16. Bien sûr, si je met le livre ici, je le proposerai en format ebook… c’est une évidence. J’ai d’ailleurs commencé à faire le plug-in pour le twiller.

    La vente, c’est vraiment un détail. Donner, n’empêche pas de vendre. Les tubes de l’année dernière le prouvent. Si les gens aiment un truc que tu leur donnes, ils viennent payer après. Ce modèle me paraît bien plus intéressant que l’ancien où on t’incite à acheter une merde.

    Avantage de diffuser sur le blog, je reconstruits le livre comme je l’entends au fil des posts. J’ai franchement pas le courage de faire ce travail dans mon coin et de repartir à la charge des éditeurs. Je préfère vendre mes nouveaux projets.

  17. Garbun says:

    Tu as la chance de pouvoir le proposer sans te préoccuper de l’argent, donc à ta place, je choisirais 4 sans hésiter.

    Si tu veux casser des barrières, fais-le franchement.

  18. Mais qu’est-ce que tu te prends la tête Thierry à vouloir passer forcément par un éditeur. Mais-le en format pdf sous forme d’e-book et met le en vente ici (Bouton paypal) à 5 € pour commencer. Puis vois ce que ça donne… Avec le nombre de connaissances que tu as, le web faisant ta pub, sincèrement tu peux très bien te passer d’un éditeur. Tu risques quoi, non sérieusement… ???
    Parfois j’ai vraiment beauoup de mal à te suivre… (Rires…)

    Amitiés 😉

  19. Un ancien says:

    “le web faisant ta pub”

    Oui, enfin faut pas exagérer l’impact du Web à ce niveau.

    Vu la structuration en niches de la blogosphère,
    vu l’habitude de la gratuité,
    vu le manque de temps ou de curiosité de tel ou tel

    faire acheter un livre reste très dur, sans médias de masse.

    La viralité sur le Web ça marche davantage pour propager une connerie, que pour faire acheter un livre exigeant.

    Le revers de la longue traîne, c’est que l’offre est tellement abondante, qu’il reste très dur de faire acheter une oeuvre en particulier, même en jouant des réseaux.

    Le 5eme pouvoir n’a pas très bien marché, malgré tous les articles sur le Web.
    (Et ça joue sûrement dans la décision de l’éditeur…)

  20. Casabaldi says:

    Mmmh… Pas simple.
    La solution “tout en ligne” n’est pas si bien que ça. J’ai beau être un fervent adepte du Net, ton OVNI a été écrit POUR devenir un bouquin.
    Personnellement, je me vois mal donner un avis “chapitre par chapitre”. Je sais pas, un bouquin, c’est un bloc, un ensemble.
    Ce serait un peu comme donner son avis sur le coin en haut à gauche d’un tableau, tu vois ?
    Mais bon, à te lire, il semble que tu aies déjà fait ton choix 🙂

    Contacte quand même Quitterie, je crois qu’elle a croisé récemment qqun (un éditeur) qui avait des projets pas déconnant sur le Net. Si ton bouquin est un OVNI, il te faut un éditeur extraterrestre.
    Une bonne articulation entre les solutions 4 ET 2 me semble être le plus judicieux.
    Autre possibilité : est-ce que ça peut “s’auto-éditer” un bouquin ?
    Je veux dire, si tu arrives à recueillir un certain nombre de précommandes, qui couvrent les frais de l’éditeur… dans ce cas tu en trouves un fastoche, non ?
    ça ferait ds les combien de préco à ton avis ?

    ça ferait un genre de “co-édition” avec les internautes. tu peux même aller jusqu’à un éventuel partage de revenu. Un peu ds l’idée de ces groupes on line qui achètent des équipes de foot ou produisent des artistes.
    ouala.

  21. C’est sûr que si je vendais des dizaines de milliers de copies de mes essais comme je le faisais de mes bouquins de vulgarisation, mon éditeur se serait posé moins de questions.

    D’un autre côté, si je lui fais pas gagner de l’argent, je lui en fais pas perdre comme presque tous les auteurs qu’il édite.

    Mon éditeur a d’ailleurs toujours planifié La brève histoire de l’informatique pour septembre. C’est pas un problème de confiance, mais son jugement sur ce livre là, qu’il n’aime pas… parce qu’encore une fois il veut le voir comme roman et que ce n’est pas un roman.

    Mon problème est qu’aujourd’hui mon livre a été détruit par mon éditeur… à force de l’écouter, j’ai dénaturé ce que j’ai vraiment envie de donner à lire… donc il me faut le reconstruire… et l’expérience du twiller me donne envie de le faire collaborativement.

    Au stade où j’en suis, j’ai besoin d’un atelier. Il peut-être semi-privé, sur invitation, où quelques lecteurs lisent mes chapitres au fur et à mesure que je les mets en ligne. Une fois que la totalité est dispo, j’avise. Je donne le texte global, je le propose à un autre éditeur, on invente la distribution de demain.

    À ce moment, on pourra envisager une coédition ou quelque chose comme ça.

  22. Jérôme says:

    Un livre de poche de 300 pages, tiré à 200 exemplaires “pour voir”, ça coûte moins de 10€ pièce. Pour ce prix il a un vrai ISBN, et il est sur Amazon… (je dis pas que tu vas gagner de l’argent)
    Tu pourrais aussi le vendre en 6 volumes de 50 pages (à peine plus cher), ce qui te permet d’avoir des retours des lecteurs avant de publier la suite. Chaque volume coûterait moins de 2 euros, ça peut rendre curieux…
    (Je sais, j’insiste sur le format poche, mais c’est quand même la façon la plus économique et pratique de lire ailleurs que dans son lit… )
    Et si ça marche, tu trouveras peut-être un éditeur?
    Pour ce qui est de la rédaction, je pense que tu risques de glisser vers la rédaction participative, alors qu’au fond tu as ta petite idée derrière la tête, voire que tu sais être une tête de mule à l’occasion. Là, chacun pourrait lire le bouquin “en vrai”, en version papier bêta (toute insatisfaisante que tu la trouves, c’est celle que tu t’apprêtais à voir partir à l’impression, après tout!), et te faire part de ses commentaires avant la publication de la version définitive. Ce serait déjà une belle innovation…

  23. pvincent says:

    et pourquoi pas aux Éditions de l’éclat ?

    http://www.lyber-eclat.net/lyber/lybertxt.html

  24. Paul .ca says:

    Je prolonge l’idée de Hugues (lespacearcenciel) et je propose eBay avec achat immédiat à 3€ et livraison gratuite. – option +2€ pour une dédicace personnalisée certifié authentique TC.
    😀

    Qui se propose pour les traductions en anglais, chinois et espagnol ?

    Je suis étonné par la réponse de Henri.
    2 et 4 sont plutôt antagoniste. Quel éditeur va investir dans l’édition et la promotion alors qu’il n’a pas l’exclusivité des ventes dans son secteur ? Ça peut se négocier dans le contrat initial.

  25. Henri A says:

    A Paul l’évolué par hasard :
    Pas toi !? Je ne vais pas t’offrir à toi aussi une loupe géante ?
    et/ou puis ou exclusif.

  26. Un ancien says:

    “Quel éditeur va investir dans l’édition et la promotion alors qu’il n’a pas l’exclusivité des ventes dans son secteur ?”

    Joel de Rosnay propose son livre à la fois en version papier commerciale (Fayard), et en version gratuite sur Internet:

    http://www.pronetariat.com/livre/

    On y apprend même que Revelli est un collabo, ça fera plaisir à Demian West !

    “Avec la collaboration de Carlo Revelli”

  27. Paul .ca says:

    @Henri

    Bon, je precise pour les éliminer les ambiguités.
    On peut parler de plusieurs solutions possibles en écrivant “2 et 4”

    > 2 et 4, sachant que pour 4 tu sais déjà d’avance sur qui tu peux compter.

    mais plus vraiment 2 et 4 simultanément pour les raisons que je viens d’indiquer. On peut imaginer par contre un éditeur qui sortirait aussi une version ebook payante d’ou mon 2 et 3 simultané.

    > puis ou exclusif.

    là on est d’accord. 🙂

    @Ancien

    Merci.
    En plus du pdf il propose aussi la version audio, par synthèse vocale. Sur un article, ca va mais écouter tout un livre comme ça ??

    Ca serait interessant de connaitre les modalités du contrat négocié entre Fayard et cet auteur.

  28. Je vote pour la 4, on pourra mettre une des couvertures que j’ai réalisé ? 🙂

  29. J’ai pris aucune décision pour le moment mais justement j’envisage 2 et 4 simultanément.

    Un 4 intimiste, entrée libre mais après création d’un compte user, de telle façon que le texte reste confiné tant qu’il n’est pas définitif.

    Après tout reste possible, la 2 traditionnelles ou des 2 plus exotiques. Perso je lis de plus en plus sur ebook et je pense que le papier n’en a plus pour longtemps.

  30. Paul .ca says:

    Dans l’exemple donné par ancien, la version ebook gratuite est sortie 6 mois apres la publication.

    “Six mois environ après sa publication, le livre « la révolte du pronétariat, des mass media aux media des masses » vient d’être mis en ligne sous licence « Creative Commons » avec l’autorisation de l’éditeur Fayard, constituant ainsi une première dans l’édition française, voire internationale, car le livre est en 4 versions html, pdf, audio.”

    Depuis juin 2006, y a t’il eu d’autres exemples et avec une sortie simultanée ?

  31. Y’a des exemples dans la musique… et ça marche. Pas de raison que ça marche pas dans d’autres domaines. Donner un livre, un film, de la musique… et le faire payer après ça pose pas de problème (mais c’est pas mon problème). Le côté financier de l’histoire n’a vraiment aucune espèce d’importance.

  32. Oui mais si tu ne demandes pas une petite compensation vis à vis de ton tarvail. Par expériences, encore aujourd’hui je peux te dire que ce n’est pas bon pour toi. Ne donnons pas de perles aux pourceaux…
    Le truc n’est pas que tu le fasses payer cher, même si tu n’as pas besoin d’argent. Mais ça pas besoin de nous le dire… En fait on s’en fou, ça ne nous regarde pas… Tu as fait un bouquin, il vaut ce qu’il vaut, ce n’est pas à moi à en juger. Tu y crois, tu as travaillé dur dans ce but afin d’apporter quelque chose de nouveau… On ne juge pas une oeuvre d’art, un Roman… L’oeuvre est toujours le refflet de notre inconscient en vue d’arriver à une forme de prise de CONSCIENCE. C’est donc une bonne chose… Après il y a l’argent… Et ce qu’il véhicule dans ce cas. Ne serait-ce pas un frein justement pour t’empêcher d’aller au-delà de quelque chose… Une forme de reconnaissance… Le besoin d’être reconnu… ??? En fait vis à vis de cet ouvrage, vu le domaine et ce que j’ai pu en comprendre ; là n’est pas l’objectif. Tout va bien donc :-)))

    Amitiés 😉

    Oups… J’ai oublié… Et un petit clin d’oeil à Paul plus haut 😉

  33. Paul .ca says:

    Thierry,
    Si le côté financier est secondaire, alors j’écrirai ce que j’ai envie de dire et peu importe si la forme ne plait pas à l’éditeur X Y Z. Bien sur, il faut que le texte soit lisible et compréhensible mais pas au point de le changer autant dans ton idée de départ.

    Maintenant je comprend que le ‘feedback’ soit important dans certains sujets mais comme “artiste” il faut être capable de dire Non au marchand que c’est ça ou rien d’autre. S’il aime pas, tu trouves un autre marchand. Chacun son métier et pas d’invasion abusive.

    Salut Hugues 😉

  34. jean-yves le moine says:

    cory doctorow fait les deux en même temps gratuit sur le net en pdf et vendu en librairie et sur amazon
    il ne s’en plaint pas!

  35. Bibale says:

    Je vois deux possibilités à utiliser conjointement

    Lulu et Google Book Search

    l’important étant que le livre soit consultable quitte à ce que soit partiellement et que les gens puissent s’ils le désirent acquérir une copie Papier.

    L’exemple de Cory Doctorow est à suivre effectivement.

  36. Didier says:

    [email protected],

    Désolé de lire (sans en être vraiment surpris) que tous corps de métier confondus on joue encore à “caser” les gens.
    Pour ma part je serais plutôt sur les choix 3 et 4, en s’appuyant sur le modèle de publication de la “Révolte du Pronétariat” déjà citée et sur des éditeurs alternatifs tels que Veni Vidi Libri (http://www.venividilibri.org).

    Ré@gissons, [email protected]….

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