Quand l'humanité devient un superorganisme

Rien dans l’univers ne saurait résister à un nombre suffisamment grand d’intelligences groupées et organisées. Pierre Teilhard de Chardin

Guerres, pauvreté, inégalités, crises économiques, dérèglements climatiques, épuisement des matières premières… Nous semblons incapables de juguler les pires de nos maux, ceux qui touchent la globalité de l’humanité. Rien ne se passe. En 1981, 2,5 milliards de pauvres et 18 gigatonnes de CO2 dispersés dans l’atmosphère. Un quart de siècle plus tard, toujours 2,5 milliards de pauvres et 26 gigatonnes de CO2 dispersés ! Alors que la quantité de souffrante engendré par la pauvreté ne diminue pas, nous saccageons la planète. Nous avons des problèmes, de gros problèmes.

Allons-nous les régler en un temps raisonnable ? Que nous manque-t-il pour y parvenir ? La pauvreté par exemple. C’est une catastrophe, certains disent inévitable. Pourquoi le serait-elle ? Au nom de quels principes ? Ce n’est pas parce que la pauvreté existe depuis toujours qu’elle doit se perpétuer. Techniquement, nous pouvons nourrir tous les hommes, leur proposer un service de santé ou leur offrir un logement décent. Inutile donc d’attendre une technologie miracle pour nous acheter une bonne conduite. Nous disposons déjà de toutes les technologies nécessaires pour réduire la pauvreté. Et nous ne faisons rien.

Disons, pour être moins sévère, que nous ne faisons presque rien. Si, entre 1981 et 2005, le nombre de pauvres dans le monde n’a pas diminué, leur pourcentage est lui tombé de 55 % à 38 %. Est-ce satisfaisant ? La souffrance, elle, ne diminue pas. Les pauvres de 1981 et de 2005 vivent dans les mêmes conditions inacceptables. Pourquoi ? Qu’est-ce qui nous empêche de régler une fois pour toutes le problème de la pauvreté ? Les contraintes économiques. Les dissensions politiques. Des principes philosophiques. Autant résumer par l’égoïsme des uns, l’indifférence des autres. Le problème n’est donc pas tant la pauvreté que les raisons ancrées en nous qui la provoquent. Tant que nous n’aurons pas travaillé sur nous-mêmes, il subsistera des pauvres.

Qu’est-ce que signifie travailler sur soi-même ? N’est-ce pas grandir, progresser, gagner en maturité ? Nous devons évoluer individuellement et collectivement. Nous ne cessons d’ailleurs de le faire depuis la nuit des temps. On a l’impression que ce processus se déroule pas à pas, calmement, progressivement alors que, comme l’a expliqué Stephen Jay Gould, des mutations biologiques extraordinaires se produisent en l’espace de quelques générations.

— Mais la société humaine n’est pas un simple organisme !

Certes mais elle partage avec lui des propriétés communes, étant elles-mêmes un assemblage d’organismes. Des civilisations naissent, d’autres meurent, parfois s’effondrent en quelques années comme l’empire Aztèque. En toute probabilité, l’humanité traverse des phases de brusques transformations comparables à celles des organismes durant leur histoire. Les archéologues évoquent ainsi la révolution néolithique qui vit en plusieurs points du globe se développer l’élevage, l’agriculture, la confection de céramiques… et l’agrégation des premières communautés sédentaires.

Nous ne jugulerons la pauvreté, la crise climatique et d’autres crises tout aussi alarmantes que si nous réussissons une mutation du même ordre. Nous ne réussirons que si nous franchissons une nouvelle étape dans notre évolution. Si nous en restons au point où nous en sommes, il se produira ce que nous connaissons déjà. Guerres. Massacres. Génocides. Pogroms. Nous subirons, améliorant la situation à un endroit, la laissant se détériorer ailleurs. Ne rêvons pas d’un nouvel ordre politique si nous sommes incapables de penser en même temps un changement autrement plus profond.

— Les gens ont plus ou moins accepté que nos comportements provoquaient les changements climatiques, explique Elke Weber, une psychologue de l’université de Columbia . Cela ne signifie pas que les solutions technologiques ne sont pas importantes mais que, si la cause est comportementale, la solution passera par un changement de nos comportements.

Pourquoi devrions-nous transiter ?

Une espèce n’évolue brusquement qu’en réaction à des changements tout aussi brusques de son environnement. N’est-ce pas ce qui nous arrive ? Nous serons bientôt 9 milliards. Nous vivons de plus en plus près les uns des autres. Moins de 10 % de la surface terrestre se trouve à plus de 48 heures de voyages de nous ! L’interdépendance géographique ne fait qu’augmenter en même temps que les interdépendances économiques, énergétiques, politiques, culturelles et écologiques. Jamais nous ne nous sommes trouvés dans cette situation d’interdépendance généralisée. Nous n’y sommes pas préparés. Nous ne savons pas gérer.

Individuellement, nous avons appris à réagir en cas de difficultés. Quand nous ressentons une douleur, nous nous soignons. Quand un virus entre dans notre organisme, nous le combattons. Plus nous sommes conscients de ce qui nous arrive, mieux nous luttons car nous pouvons seconder notre système immunitaire, au moins avec des médicaments. La conscience nous aide à survivre, en même temps qu’à jouir du monde.

Quand nous voyons quelqu’un d’autre souffrir, nous n’éprouvons pas la même souffrance que lui mais nous l’imaginons en nous souvenant de nos propres maux. Cette empathie nous pousse souvent à la compassion. Parce que nous connaissons la souffrance, nous pouvons aider ceux qui souffrent.

Mais quand nous ignorons qu’une maladie nous ronge, nous la laissons se développer jusqu’au point de non retour. De même, quand un fumeur apprend qu’il a 50 % de chance de développer un jour un cancer, il ne prend pas en général la menace au sérieux. La maladie n’étant qu’une hypothèse, il n’arrive pas à l’intégrer.

— En Alaska, région déjà affectée par le réchauffement climatique, les citadins ne le considèrent pas plus comme une menace que les autres Américains, explique Anthony Leiserowitz chercheur à l’université de Yale . Même en Alaska, seuls les gens qui travaillent au contact de la nature ont prit conscience du dérèglement parce qu’ils le subissent.

Tant que nous ne ressentons pas la douleur, notre raison n’arrive pas à l’intégrer. L’absence de conscience nous prive de toute chance de réagir. L’humanité ne se trouve-t-elle pas dans cette situation ? La pauvreté ou les dérèglements climatiques ne sont-ils pas des espèces de cancer dont elle est incapable de prendre conscience en tant qu’entité globale ?

L’humanité ressemble à un super organisme privé de cerveau. Elle ne mesure pas ce qui lui arrive. Comme elle ne souffre pas, elle ne juge pas nécessaire de se soigner, elle attend de ressentir la douleur, c’est-à-dire que chacun des individus qui la composent commencent à souffrir eux-mêmes. Comme elle n’existe pas en tant que globalité, elle attend que les problèmes globaux se manifestent localement. Incapable de faire de la prévention, elle compte sur une réaction du système immunitaire. Ce système, c’est nous.

Depuis longtemps, quelques uns parmi nous ont retroussé leurs manches. Mais ils se trouvent dans la situation de celui qui veut soigner un malade qui ne s’admet pas malade. Individuellement, ils ont pris conscience des maux globaux, mais l’organisme global n’est pas allé aussi vite. Son système nerveux encore immature est incapable de stimuler son système immunitaire.

Vers une conscience globale

Un malade qui ne finit pas par prendre conscience de sa maladie a peu de chances de s’en sortir. La prise de conscience est un préliminaire nécessaire. Par analogie, l’humanité en tant que super organisme doit elle aussi prendre conscience de ses maux. Elle doit se doter d’une forme de conscience. Ce n’est qu’armée de cette nouvelle compétence qu’elle résoudra des maux millénaires comme la pauvreté ou des menaces nouvelles comme les dérèglements climatiques. En tant que cellules conscientes du super organisme qu’est l’humanité, c’est à nous de créer la conscience globale, c’est à nous de prendre en main notre propre évolution.

Nous avons pour la plupart déjà expérimenté des formes de conscience qui nous dépassent. Quand nous travaillons dans une entreprise ou jouons dans une équipe de foot, nous avons en même temps conscience de nous-mêmes et conscience de l’entité émergente qu’ensemble nous constituons, l’entreprise, l’équipe. Il s’agit d’étendre cette expérience de conscience à l’humanité, à l’aide notamment des nouvelles technologies de communication. À force de nous lier les uns aux autres, nous nous sentirons peut-être membre d’une globalité qui émergera exactement comme l’équipe de foot émerge lorsque les joueurs apprennent à coopérer.

Cette révolution ne peut qu’être spirituelle, c’est-à-dire propre à l’esprit, cet autre nom souvent donné à la conscience. Nous devons en quelque sorte inventer la force qu’invoquent les chevaliers Jedi dans la Guerre des étoiles. Une fois que nous ressentirons cette force, nous trouverons le courage individuellement et collectivement d’agir pour régler les problèmes globaux. Sans cette mutation, nous continuerons comme avant.

Il ne s’agit pas de procéder à la synthèse des anciennes religions ou de créer une nouvelle religion mais, dans une autre direction, a priori pas antinomique, de créer une force de cohésion sociale à l’échelle de l’humanité, de doter notre corps global d’une conscience globale, seule capable de prendre en compte les problèmes globaux. Il en découlera une morale appropriée aux situations globales, morale qui jusqu’à présent n’a jamais eu l’occasion d’émerger.

Durant les années 1970, avec la popularité grandissante de l’écologie politique, une minorité d’occidentaux prirent conscience des problèmes tels que les dérèglements climatiques. Si on représente l’humanité d’alors comme un disque, les hommes conscients apparaissent à sa surface comme des points isolés. Depuis, ces points ne cessent de se démultiplier jusqu’à couvrit la totalité du disque. Individuellement, nous avons pris conscience.

Mais, pour la plupart, nous ne ressentons pas les problèmes globaux comme une douleur intérieure. Nous n’avons pas fait nôtre le corps global de l’humanité, nous ne sommes pas assez liés à lui. En quelque sorte, son système sanguin et nerveux ne nous irrigue pas suffisamment pour que nous l’éprouvions en tant que part de nous même. Il nous reste à nous lier les uns aux autres comme les neurones dans nos cerveaux, à densifier notre réseau social planétaire, pour que la conscience globale se manifeste en chacun de nous. À ce moment, chaque fois qu’un maux frappera la société globale, nous le ressentirons intérieurement, dans nos tripes. Nous pourrons alors réagir, nous soigner et, en nous soignant, soigner l’ensemble de l’organisme.

Si ce processus fonctionne pour les souffrances, il fonctionnera aussi pour les joies. Nous serons alors immergés dans une nouvelle dimension existentielle, une dimension spirituelle sans référence a priori à aucune forme de divinité. Cette proposition peut paraître surréaliste, utopique, farfelue mais pourtant nous sommes en train de créer la conscience globale. Certains d’entre-nous commencent à en ressentir les premières vibrations. Maintenant que cette conscience se diffuse nous sommes prêts à reconquérir le monde en donnant un nouveau sens à nos vies.

Prendre conscience ne suffit pas

Mais ne nous enflammons pas. Au iiie siècle avant Jésus-Christ, le père de la géographie, Ératosthène, découvrit que la terre était non seulement sphérique mais que son diamètre avoisinait les 40 000 kilomètres. Grâce aux manuscrits de la bibliothèque d’Alexandrie dont Ératosthène était le directeur, il traça une carte des terres connues, représentant avec une bonne précision l’Europe, l’Asie et le nord de l’Afrique. Il prit alors conscience qu’à la surface du globe, qu’il aurait modelé avec une mappemonde, il restait de la place pour d’autres continents, d’autres civilisations. Partant de l’ouest de l’Europe, on pouvait naviguer jusqu’à l’est de l’Asie.

Que se passa-t-il ? Rien. Depuis Homère, les Grecs croyaient que le monde ressemblait au bouclier d’Achille. Il était petit et plat. Au ive siècle, Anaxagore avait même déduit que le soleil lui aussi était petit, une soixante de kilomètres de diamètres, et se trouvait près de nous. Plus tard, les philosophes remirent peu à peu en cause cette vision. Ils comprirent que la terre était sphérique, le soleil immense et immensément loin, jusqu’à ce qu’Ératosthène parachèvent leur œuvre.

Mais rien ne changea dans la conscience des Grecs. Le monde restait petit, tel qu’ils l’avaient toujours connu et imaginé. Il fallu attendre la fin du xve siècle et Christophe Colomb pour que les réelles proportions du monde s’ancrent dans tous les esprits. Presque deux mille ans séparent la première carte réaliste du monde du premier voyage sur cette carte !

Nous sommes aujourd’hui dans une situation comparable à celle d’Ératosthène. Nous comprenons qu’en nous interconnectant massivement, nous pouvons engendrer une conscience globale. Qu’allons-nous faire ? Attendre des siècles ? Risquer de plonger dans la barbarie faute de pouvoir régler les problèmes globaux ou nous lancer dans l’aventure extraordinaire qui s’offre à nous ? Il est trop tôt pour répondre. Nous pouvons juste essayer de saisir ce qui est en train de se jouer durant nos vies et tenter de toutes nos forces d’y participer, pour notre sauvegarde, aussi pour notre plus grande joie.

PS : Voici encore un texte écrit en préparation de mon prochain livre et que je n’utiliserai pas car j’ai adopté un style très différent.

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142 comments

  1. Quand l’humanité devient un superorganisme http://bit.ly/yPBPa

  2. Jeanne says:

    une idée par là >> RT @crouzet: Quand l’humanité devient un superorganisme http://bit.ly/yPBPa

  3. Quand l’humanité devient un superorganisme http://bit.ly/yPBPa (via @crouzet)

  4. RT @crouzet Quand l’humanité devient un superorganisme http://bit.ly/yPBPa

  5. Independance day says:

    ” Techniquement, nous pouvons nourrir tous les hommes, leur proposer un service de santé ou leur offrir un logement décent. ”

    Vu d’ici, le “ou ” ne semble pas inclusif pour tout le monde. Certains décideurs font des plans pour augmenter la rotation dans les HLM alors que les structures privées ne sont pas prêtes à adapter leur loyer au niveau où la crise économique conduit les salaires.

    Je rappelle ici qu’instaurer une rotation ( c.à.d un changement) de locataires dans les logements, c’est aussi se renseigner sur la part que prend le logement dans le budget d’un salarié en HLM. Cette part, malgré les surloyers, est très loin actuellement de contenter les propriétaires privés, vers lesquels ces décideurs tentent de la pousser.
    Pas d’évolution de carrière = pas de changement de logement.

    Que ceux qui veulent négocier, à la place des locataires HLM, leur reclassement d’habitation, viennent aussi négocier à leur place leur reclassement sur le marché du travail et celui de leur contrat au sein des entreprises qui cherchent à limiter leur responsabilités.

    Avant, il fallait être 2 salaires (ou plus) pour pouvoir s’endetter pendant au grand minimum 10 ans dans l’accession à la propriété. Maintenant il faudra aussi s’endetter pour pouvoir louer son logement malgré son honnête travail.

    Veut-on, par ce type de mesure, obtenir une crise de l’emprunt immobilier en France ?
    Veut-on, obtenir une baisse du célibat et un retour des mariages ou pacse forcés qui vont forcément finir par de nouveaux drames en justice, en prison, si ce n’est aggraver encore plus la situation de l’indépendance féminine ?

    Et je ne parle pas de la pénibilité qu’engendre un déménagement dans un lieu où l’on a pas choisi de loger, mis aux normes de manière douteuse, où il sera impossible de vivre, car tenu par des propriétaires qui sélectionnent leurs futurs locataires sur des critères “loftstoriesques” (parmi les critères les moins iniques).
    Qu’en sera-t’il de l’engorgement des tribunaux par des dossiers sur le droit opposable au logement ?

    Je rappelle à ceux qui se croient libre de ronger l’indépendance de vie de la population par tous les moyens possibles, qu’ils ne reviendront sur l’abolition de l’esclavage qu’au prix du sang des moins serviles de leurs compatriotes, et tôt ou tard…du leur !
    A bon entendeur…

    La guerre d’indépendance fait rage, et elle continuera jusqu’ au dernier souffle de ceux qui veulent la contraindre…. à suivre…

  6. Spartacus says:

    “ils ne reviendront sur l’abolition de l’esclavage qu’au prix du sang”

    L’esclavage a déjà été rétabli : cela s’appelle le Web 2.0

    On pousse des gogos à produire gratuitement du contenu, qui enrichit Agoravox, Le Post, Google, and co.

  7. Independance day says:

    …C’est pourquoi j’ai parlé des moins serviles de nos compatriotes.
    Il ne s’agit pas ici de jouer les gogos à côté d’un travail, il s’agit ici de perdre ou non un logement déjà assez durement acquis, face à des logements vides !

    Le jour où Google, Agoravox et Le post and co. seront propriétaires d’HLM, ta remarque deviendra pertinente…

  8. et voilà tout est interdépendant, tout est lié, tout est complexe …

  9. Spartacus says:

    N’empêche que l’illustration des abeilles fait peur à voir.

    Faudrait que Thierry arrête avec ses exemples d’animaux collectivistes.

    Toute l’histoire de l’homme c’est l’émancipation de la personne sur le groupe.

    Aucune envie d’une société à la façon de celle des abeilles, des fourmis, des oiseaux ou de je ne sais quelle espèce animale, où la vie intérieure de la personne est sacrifiée à une conscience collective.

    En politique les abeilles sont associées à Napoléon.

    Napoléon avait deux symboles : l’aigle et les abeilles.
    Lui était l’aigle, et tout le reste de la société devait être un superorganisme déshumanisé et productiviste comme la société des abeilles.

    Teilhard de Chardin, en bon catholique, n’aime pas l’homme, et il rêve d’élever l’homme vers un Christ cosmique fumeux.

  10. Independance day says:

    @Phyrezo : …Et voilà, l’être humain doit surtout disposer d’une marge de manoeuvre individuelle pour trouver son équilibre dans la complexité !

  11. Spartacus says:

    Thierry rêve à des évolutions structurelles dans les sociétés humaines, qui se situent entre le temps historique et le temps évolutionniste.

    On est très très loin d’un type d’évolution qui peut se produire en dix ans, donc de nature à être opérationnel pour résoudre le problème du changement climatique.

    Il est trop ingénieur.

    L’ingéniérie le conduit à concevoir les sociétés humaines comme un jeu de légo, qu’on peut modifier facilement.

    Il manque ici un sens de l’histoire, de la sociologie et de la psychologie, qui établit qu’une mutation d’une telle ampleur à l’échelle de la planète est totalement improbable dans les temps requis.

    Ce qui était intéressant dans le Peuple des connecteurs, c’est que c’était une sorte de livre intemporel, qui ne se fixait aucun objectif politique à court terme. Ils changent le monde, oui, mais comme a changé le monde celui qui a inventé l’imprimerie : c’est très long à produire des effets politiques.

    Donc le Peuple des connecteurs était parfaitement justifié, comme un livre intemporel à la façon d’un manuel de Marc-Aurèle.

    Mais depuis le Cinquième Pouvoir, Thierry est entré en politique: ses idées structurelles, il leur fixe des objectifs politiques à court terme : changement climatique, faim dans le monde, etc.

    Et c’est là qu’il y a un déraillement de la pensée. Car le Peuple des connecteurs s’adressait aux Happy Few et ne pouvait avoir aucun résultat politique à court terme. C’était juste un manuel de vie pour les Happy Few.

    Avec le 5e pouvoir, on pense qu’il peut y avoir une transformation politique et sociale à court terme, mais c’est insensé car le nombre d’acteurs ayant changé leur mentalité est trop petit pour avoir une incidence rapide sur la société politique.

    Le Manuel de Marc-Aurèle n’a pas changé le monde politique contemporain. Il a essaimé au fil des siècles, peu à peu.

    Thierry devrait en rester à ce niveau, sans vouloir transformer son manuel de Marc-Aurèle à échelle de temps longue, en Manifeste du Parti Communiste à échelle de temps courte, espérant une mutation rapide des sociétés politiques, de nature à résoudre la crise climatique en se répandant en dix ans sur toute la planète, etc.

  12. J’ai écarté ce texte parce que justement il ne me convenait pas. Je veux écrire quelque chose de moins théorique, de plus rigolo. J’ai envie de jouer avec des possibilité, pas de démontrer quoi que ce soit. D’où le choix de réécrire les lettres persanes.

  13. Independance day says:

    marge de manoeuvre individuelle = moyen de connaître et d’être mis en contact à un moment clef avec n’importe quel élément du monde dans lequel il vit.

    C’est pourquoi les fausses frontières DOIVENT tomber.

  14. Spartacus says:

    “D’où le choix de réécrire les lettres persanes.”

    L’important c’est que tu sois cohérent sur l’échelle de temps.

    Tes idées sont bonnes à deux conditions:

    – long terme
    – happy few (viralité lente)

    Tu dérailles quand tu changes l’échelle de temps et la taille des cibles.

    On aura sans doute une évolution allant dans le sens de ce que tu décris, mais en 100 ans.

    Quand tu fais croire que ça aura des effets en dix ans tu te transformes en démago illusionniste.

    Tu fais du Sarkozy : “ensemble tout devient possible”.

    Arrête de faire du Sarkozy. Ensemble tout ne sera pas possible.

    Détache ton approche, qui est celle de l’évolutionniste, des objectifs politiques court-termistes comme le climat.

    Les Lettres persanes c’est 1721.

    On peut penser que ça a aidé à produire la Révolution, mais la Révolution c’est 1789, 70 ans après.

    Et la Révolution, c’est un événement politique dans un seul pays, qui n’a pas changé le monde en dix minutes, qui a vite été suivi de contre-révolutions, etc.

    Si tu écris les Lettres persanes d’aujourd’hui, ne fais pas croire que ça aura un effet en dix ans, pour empêcher la crise climatique.

  15. Anti - duplicateur says:

    ” Tu fais du Sarkozy : “ensemble tout devient possible”. ” :
    Hier Coppé, aujourd’hui ça…
    Entre ceux qui copient sans comprendre, pour faire semblant, et les véritables émetteurs de ces phrases (qui étaient le résultat d’une réflexion sur l’action et non pas prononcées avant d’agir), il faudrait arrêter de confondre.

    Pfff…Enfin…J’en ai bien entendu certains dire, que Jacques Chirac avait inventé la formule :
    “il faut laisser du temps au temps”
    alors… à ce niveau là de duplicité… il ne faut pas s’attendre à quelque chose de bien extraordinaire.
    Je reste pourtant étonné que ceux qui font semblant d’être des forteresses vides, continuent de murmurer et de déformer le talent des autres, malgré le résultat engendré dans le monde.

  16. Spartacus says:

    “réflexion sur l’action et non pas prononcées avant d’agir”

    @ Anti -duplicateur

    Tu es toujours dans ta mythologie de l’action.
    Occupe-toi un peu moins de l’action et davantage des effets réels.

    Les agités de l’action, qui croient qu’ils font des choses parce qu’ils “agissent”…
    Conception du monde digne d’une fourmi.

    Les abeilles, les fourmis, les oiseaux, les crapauds… Vos métaphores pour illustrer l’avenir de l’homme tel que vous le rêvez laissent songeur…

    On a effectivement l’impression d’une réduction de tout à l’action sociale, et d’une disparition de la culture personnelle.

    A noter que les sujets culturels sont en permanence absents chez tous ces agités de la connexion politique 2.0, et que les références sont de plus en plus empruntées à un monde infra-culturel voire infra-humain tout court : les animaux.

    Une façon d’évacuer toute la complexité des transformations du monde:

    Dès qu’un obstacle réel se rencontre, on le nomme troll, et on lui oppose en référence la logique des conduites animales auto-gérées par des instincts collectifs sans individualités. Quel beau monde !

  17. S says:

    Le problème général est celui-ci:

    – vous partez de ce qui ne marche pas dans le monde
    (en écartant tout ce qui fonctionne bien – et beaucoup de choses fonctionnent bien)

    – vous prenez argument de ce qui ne marche pas, pour dire : il faut procéder autrement. Il faut changer le système.

    – problème : ce n’est pas si facile de trouver un système alternatif, plus performant.
    L’évolution a tendance à privilégier les systèmes les plus performants au regard des multiples contraintes.
    Notre système a été validé parce qu’il résoud grosso modo pas mal de problèmes, même s’il ne résoud pas tout et reste susceptibles d’évolutions.

    Comme l’oxygène résoud beaucoup de problèmes en apportant beaucoup d’énergie, tout en ayant des effets secondaires oxydatifs nuisibles.

    – vous n’êtes pas satisfaits par l’évolution lente. Il vous faut “changer le monde” : des révolutions rapides, de votre vivant.

    Vos alternatives rapides, sorties de votre chapeau, sont le plus souvent des “Deus ex machina” censés tout résoudre comme par magie:
    “un crapeau fou va sauver le monde”.
    Des crapauds fous connectés vont sauver le monde.

    – Je me contente de pointer le côté “Deus ex machina” de ces alternatives, qui les rend peu convaincantes.

    On n’invente pas comme ça un substitut à l’oxygène, qui en aurait tous les avantages sans les inconvénients.

    On n’invente pas comme ça un nouveau système de structuration sociale, qui serait d’emblée tellement meilleur que le nôtre.

    Votre précipitation à vouloir présenter une alternative au système actuel vous conduit à sortir des énormités démagos et illusoires.

    C’est pas loin du sarkozysme, dont les défauts principaux sont la précipitation, l’exaltation de l’action, l’oubli de la culture et du sens de l’Histoire avec son temps long.

    Et comme les sarkozystes, vous répondez : “nous au moins on agit !”

    Agir dans n’importe quel sens n’a aucun intérêt. Le monde est justement malade de tous ces gens qui veulent agir. Si les gens agissaient moins le problème du climat serait déjà résolu. Alors arrêtez d’exalter l’action, qui est la source de l’épuisement de la planète.

    Tu voulais que je publie un livre pour être au niveau de Thierry. Super ! On va tous publier des livres, imprimer des milliards de pages de papier en plus, ça va drôlement aider l’écologie…

    C’est quand chacun veut ajouter sa pierre narcissique dans l’action, que la planète s’épuise. Il faut ramener un peu de contemplatif et moins exalter l’action et le bougisme.

    Traverser la France et la Suisse tous les 15 jours ne va pas aider à réduire les dépenses de CO2.

  18. Tu crées une mythologie et tu t’amuses tout seul à la défoncer. C’est facile.

    J’ai toujours parlé de l’émergence de nouvelles structures dans l’ancien monde. Si cet ancien monde est efficace, il continuera. Si les nouvelles structures sont efficaces, elles se développeront. Je n’ai jamais mis d’échéance à quoi que ce soit, ni prôné la radicalisation. Je m’intéresse à ce qui est nouveau dans le monde, à mes yeux, parce que ce qui est ancien a déjà fait couler beaucoup d’encre.

    Quand au 2.0 acculturé… c’est toi qui fais des généralités alors que tu nous accuses d’en faire.

    Sinon tout le monde n’a pas la chance comme toi d’être né sur un tas d’or, il y a des gens qui ont besoin de travailler, de se déplacer… le train étant un des moyens plutôt clean, surtout en France où notre électricité ne produit guère de CO2.

    Et puis je ne suis pas un décroissant.

  19. Obstacle majeur à ta réflexion S. : elle ne vise rien de concret says:

    Sans mâcher tout le travail :
    1 – L’action n’est pas une mythologie, elle appartient au monde réel, celui de l’expression. C’est elle qui lie l’homme au monde, c’est elle qui surprend sa réflexion lorsqu’elle s’égare dans des divagations sur le réel (exemple. 2ème phrase de mon n°3)

    2 – Abeille, fourmi, oiseau et crapaud n’ont jamais été mes métaphores. Et j’ai toujours posé un préalable individuel à l’action sociale.

    3 – L’être humain est le seul animal qui se croit supérieur, alors qu’il ne peuple qu’une certaine échelle d’une certaine portion de planète solide. En l’occurrence, la réalité c’est que sa toute puissante réflexion n’est rien lorsque son corps, qui est animal, ne fonctionne plus. Ce n’est pas sur l’esprit que l’on teste les médicaments qui remplissent ton armoire à pharmacie. La réalité, c’est qu’il n’est qu’en de rares cas, maître de l’esprit dont il croit tirer sa supériorité.

    4 – En ce moment même, c’est toi qui oppose virtualité de la réflexion sur réalité de l’action alors que je les ai toujours liés dans le temps.

    5 – C’est avant même de se transformer que le monde est complexe, il l’est justement pour conserver la possibilité d’une transformation. Les transformations sont en réalité, elles-mêmes, fort simple.

    6 – Je ne me contente pas de recopier ce qui fonctionne bien, mais je garde à l’esprit que cela ne fonctionne que dans un périmètre restreint, et que lorsqu’on sort de ce périmètre, il faut trouver autre chose !

    7 – Je n’ai jamais dit que c’était un système ou un autre qu’il fallait changer, j’ai en revanche toujours dit que la systématique d’un système était dépassée par les frontières absurdes qu’elle générait elle-même, en divisant le monde réel. Dans cette optique, l’alternative que je propose est applicable, mais elle n’est pas un système. C’est toi, qui en fais un « système alternatif » pour avoir quelque chose à critiquer, comme tous les chefs d’état d’ailleurs, qui invoquent la crédibilité (le credo invoqué comme summum de la raison, mdr), pour faire croire qu’aucune proposition sérieuse ne leur a été faite.

    8 – “On n’invente pas comme ça…” Comme quoi ? Ca, quoi ? Ben tiens, une nouvelle qui va encore te défriser : L’explication donne parfois moins la mesure de l’idée que l’action. Mais en revanche, c’est surtout parce que TU demandes matière à réflexion qu’il faut te résumer 20 ans de maturation pour te donner une explication. Étonnes-toi ensuite que le résultat ne soit pas à la hauteur de tes espérances…

    9 – De quel narcissisme parles-tu ? De celui qui consiste à passer sous silence le véritable auteur d’une idée, pour ensuite s’en attribuer tous les mérites ?

    Parce que là, les gens que tu avais pris pour modèle jusqu’à maintenant (monde politique) sont les champions de ce genre de méthode narcissique.

    J’ai agi, cela a porté ses fruits, et je n’ai pas attendu tes critiques où que tu sois présent, à me regarder faire pour critiquer dans le but de contenter ton propre nombril. Je n’ai jamais dit à personne ce que j’avais fait, je ne l’étale pas dans tous les médias. Voilà la réelle mesure de mon narcissisme.

    En revanche, ce que j’ai fait m’a donné une base concrète de réflexion. Cela a nourri mes idées personnelles (pour celui qui fait semblant de s’intéresser à la disparition de la culture personnelle) sur ce qui est applicable et ce qui ne l’est pas.

    Chose importante dont tu ne sauras pas tirer profit : cela m’a appris, entre autres, que le résultat n’est pas lié à la crédibilité. Mais que, plus il y avait de gens faussement contemplatifs comme toi à critiquer, plus l’énergie à dépenser et à gâcher devait être grande !

  20. Spartacus says:

    “puis je ne suis pas un décroissant”

    C’est pour ça que tu cherches des solutions impossibles et tarabiscotées.

    Il n’y a pas d’alternative à la décroissance.

    On est allé beaucoup trop loin dans une consommation qui, à l’échelle de 7 milliards d’hommes, est impossible pour la planète, technos vertes ou pas.

    Toute solution qui veut faire l’économie de la décroissance est vouée à l’échec, n’est que de la poudre aux yeux démago.

    (A moins de peupler les autres planètes, mais on est encore loin techniquement).

  21. C’est toi qui t’es fait le chevalier du système actuel qui implique la croissance non ?

    Envisager la décroissance implique une révolution plus radicale que toutes celles que j’ai pu proposer, elle passe presque à coup sûr par une dictature car les hommes ne sont pas prêts à décroitre, c’est pas dans leur gêne, c’est même pas dans la logique du vivant.

    On peut décroître matériellement que si on compense par une croissance de l’immatériel. C’est l’avenir que je défends. Pour que la croissance de l’immatériel soit possible suffisamment vite, elle doit se déconnecter de la croissance matérielle. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

  22. Spartacus says:

    “On peut décroître matériellement que si on compense par une croissance de l’immatériel”

    C’est justement pour cette raison que je défends la culture.

    Je préfère de beaucoup la culture, comme alternative à la croissance matérielle,

    aux fumisteries néo-religieuses de la “conscience collective”, du “Christ cosmique” de Chardin, etc.

    Si les anti-système ne mettent pas en avant la culture, ils ne donnent aucun substitut aux hommes à la croissance matérielle, ils sont alors obligés de chercher une “croissance verte”, qui reste nuisible à l’échelle de 7 milliards.

  23. Je n’ai jamais défendu autre chose que la dématérialisation !
    Chardin l’appelle spiritualisation.
    Après le reste de ses idées m’intéresse peu comme tu t’en doutes.
    La spiritualisation implique plus de conscience individuelle, donc plus de conscience à l’échelle de l’humanité… moins tu es matérialiste, plus tu es conscient.

  24. S says:

    L’idée de croissance matérielle n’a rien à voir avec notre système politique.

    Elle est liée au mode de valorisation économique de tel ou tel type d’activité.

    Comme les gens sont davantage prêts à payer pour du matériel que de l’immatériel, cela encourage le développement du matériel.

    C’est justement pour cela qu’il faut apprendre aux gens à payer l’immatériel, pour qu’un créateur ne soit pas forcé de vendre des t-shirts.

    On doit faire basculer le pivot économique du côté de l’immatériel, moins polluant que le matériel.

    Les pirates veulent le contraire, en ne concevant l’immatériel que gratuit, et en disant que les artistes gagneront leur vie avec des concerts ou des produits dérivés, c’est à dire du matériel.

    Il est capital que l’immatériel devienne le pivot de la nouvelle économie. Et cela n’implique aucun changement politique structurel.

  25. C’est là que tu bugues. Le système pyramidal, engendre la croissance matérielle. Ils sont interdépendants et inséparables. J’ai déjà essayé de te le montrer. J’ai écrit un long texte là dessus que je publierai un de ces jours.

    La décroissance est inconcevable dans un système pyramidal, sinon via un massacre dictatorial.

  26. S says:

    Le réseau peut tout autant impliquer la croissance matérielle infinie.

    Quand tu vois Agoravox vendre des T-shirts tout en proposant du contenu intellectuel gratuit, on voit bien qu’il n’ont pas fait la mutation vers l’économie de l’immatériel. (Ils vivent aussi par la pub qui pousse à la consommation matérielle).

    Tant que les réseaux s’en tiennent à l’idée de contenu intellectuel gratuit, ils ne sortent pas de la croissance matérielle comme mode d’existence.

    La nouvelle économie, ce serait de payer pour lire le contenu intellectuel d’Agoravox, sans laisser le modèle économique reposer sur les t-shirts ou la pub de la société de consommation.

    Tous tes amis sont à l’opposé de la valorisation économique de l’immatériel, avec cette notion de “logiciels libres”, “free culture”, etc.

    (Et finalement la plupart vivent grâce à Microsoft… Qu’ils vomissent intellectuellement mais qui propose un modèle économique).

  27. Tu me réponds pas. Tu parles de mes amis qui n’ont rien à voir avec ce que je pense. Valoriser l’immatériel c’est faciliter sa production et les échanges. Si tu penses que nous devons aller vers une société dématérialisée, il faut couper le cordon avec le matériel, le rendre accessoire. Je suis pas sûr que les défenseurs d’Hadopi se soient placés dans cette perspective. Pour la plupart, ils cherchent eux mêmes à crouter dans le monde bien matériel.

  28. Henri A says:

    A Spartacul :
    Un disque vinyle rayé, ce qui veut dire dépassé et inutilisable.
    Quand ces “gens” seront “assurés” de pouvoir manger correctement, d’avoir un toit et de n’être pas obligés de vivre à 7 degré ou moins l’hiver, on pourra tenir ce genre de discours que tu tiens. Vas tenir ces propos au Zimbabwe ( le prédécesseur de notre futur proche ).

  29. S says:

    “Si tu penses que nous devons aller vers une société dématérialisée, il faut couper le cordon avec le matériel, le rendre accessoire”

    Absolument. Pour moi c’est le sujet principal, et c’est un sujet culturel, pas politique.

    Et je ne veux pas d’une réponse religieuse néo-mystique avec un “Christ cosmique” en substitut au veau d’or.

    Se battre contre le système pyramidal, sans aborder la question de l’économie de l’immatériel, c’est du Don Quichottisme qui ne mène à rien.

    Je n’ai jamais défendu les pro-Hadopi, j’ai juste combattu les pirates qui veulent vider la culture de tout modèle économique immatériel, avec l’idée de culture gratuite etc.

    (La licence globale n’étant qu’une blague, car ils ne sont pas prêts à payer le vrai prix: en vrai cela implique pour eux une baisse du budget culturel, alors qu’on doit au contraire augmenter le budget de l’immatériel).

    “manger correctement”

    Arrête ton délire, Henri.

    La plupart des ménages français crèvent parce qu’ils achètent des tonnes de produits inutiles : les chaussures Nike, les vêtements à ne plus savoir que choisir le matin, etc.

    La plupart des magasins de nos villes vendent des produits inutiles et polluants, notamment des fringues et des bibelots par millions. Voilà où passe l’argent et ce qui conduit à l’endettement et à la pauvreté, et à la pollution.

  30. Henri A says:

    A CD rayé ( progrès en son et inusable ce qui est évidement faux, pas plus inusable que le vinyle….décidé par l’industrie ):
    Il faudrait arrêter le figaro. Le mythe des banlieusards en nike.

  31. S says:

    A Paris il n’y a plus que des magasins de vêtements. C’est du délire total.

    La culture du coton est une des plus polluantes au monde. Les vêtements synthétiques c’est du pétrole, etc.

    Tout ça vient de Chine, transports polluants etc.

    Quelle absurdité que ces armoires pleines de 50000 vêtements… 40 paires de chaussures…

    On n’en est encore là ? A jouer les paons peinturlurés ?

    Il y a déjà là des énormes réserves de pouvoir d’achat, et de moindre pollution.

    “d’avoir un toit”

    La question du loyer passe par le repeuplement des campagnes. Et la meilleure voie c’est le développement de l’économie de l’immatériel, qui permet de travailler à distance, sans être en ville et sans faire 100 kilomètres chaque jour.

    L’économie de l’immatériel, s’il faut un Deus Ex Machina, c’est encore le plus efficace pour résoudre bien des problèmes.

    Et sans doute que l’économie de l’immatériel changera ensuite la société et amènera les réseaux. Ce n’est pas l’inverse.

  32. Ce n’est pas un puis l’autre mais tout ça en même temps. Personne n’a dit le contraire. C’est toi qui crée artificiellement des camps.

  33. S says:

    “Personne n’a dit le contraire”

    Ben si, désolé.

    Tous ceux qui mettent en avant l’immatériel gratuit, ne peuvent pas en même temps favoriser l’économie de l’immatériel.

    Ceux qui disent que la musique doit s’écouter en ligne gratuitement, et qu’ensuite on paie l’artiste en allant à son concert, favorisent les consommations matérielles polluantes (transports pour aller au concert, etc.)

    Ceux qui prônent la gratuité de Wikipedia, privent les créateurs de contenu de revenus.

    Alors on gagne sa vie comment ? Avec un travail à l’ancienne, en ville : transports, loyers chers, etc.

    Tu ne veux pas voir l’impasse économique de tout ce monde alternatif, qui met en avant la gratuité du Web.

    Cozop se présentait comme un modèle économique pour les créateurs de contenu. Cet aspect est passé à la trappe, impasse, toujours pas de modèle économique pour la création immatérielle.

  34. Y a surtout du pouvoir de vente en réserve, malgré les soldes says:

    Tiens, Henri arrive même à devancer les coms de S. 😉
    Hooo…Il est incroyable cet Henri. 😀

  35. S says:

    “Henri”

    Henri c’est le mec qui répète toujours la même chose, en disant aux autres qu’ils répètent toujours la même chose.

    Qu’il aille donc dans les banlieues interroger les mères de famille sur le gouffre économique réel que représentent encore les Nike et équivalents.

    Vouloir faire des mots d’esprits passe trop souvent chez Henri par une négation de toute réalité qui le dérange.

    Comme quand il avait raconté n’importe quoi sur les sacs en plastique, en se trompant, juste pour le plaisir “d’enfoncer” son interlocuteur.

    La rigueur chez Henri s’arrête à sa manie des mots d’esprit.

  36. Va plutôt voir en banlieue la tonne de prospectus dans les boites aux lettres says:

    C’est bien beau de dénoncer l’immatériel quand il ne sert pas ton propos.
    Encore heureux qu’Henri ne te fasse pas acheter ses “mots d’esprit”.

  37. Henri A says:

    « Henri c’est le mec qui répète toujours la même chose, »
    Tout à fait exact.

    « en disant aux autres qu’ils répètent toujours la même chose. »
    Non, pas aux autres, à S ( pseudos multiples ).

    « Qu’il aille donc dans les banlieues interroger les mères de famille sur le gouffre économique réel que représentent encore les Nike et équivalents. »
    Je n’ai pas besoin de quitter mon château pour faire une enquête pseudo sociologique, des mères de famille font parti de mon environnement direct.

    « Vouloir faire des mots d’esprits passe trop souvent chez Henri par une négation de toute réalité qui le dérange. »
    Ce que l’on pourrait appeler « réalité » ne me dérange pas, j’y vis dedans.

    « Comme quand il avait raconté n’importe quoi sur les sacs en plastique, en se trompant, juste pour le plaisir “d’enfoncer” son interlocuteur. »
    Une fois, par exaspération envers toujours la même personne : S ( pseudos multiples ).

    « La rigueur chez Henri s’arrête à sa manie des mots d’esprit. »
    N’exagérons rien. Tu utilises souvent cette locution débile « logique de première année » qui ne correspond à rien ou alors qui pourrait correspondre à ceux qui prennent la littérature pour la « réalité », ce qui n’est pas mon cas.
    La rigueur, c’est un peu d’honnêteté pour commencer, non ?

    Salut, photocopieur !

  38. S says:

    @ Va plutôt voir

    Prôner l’immatériel ce n’est pas vanter la fausseté intellectuelle.

    Pour vendre il faut un acheteur, et l’économie de l’immatériel ne signifie pas qu’on peut vendre n’importe quoi.

    Réseaux ou Pyramides, il n’y aura pas de solution à la crise climatique, autre que la décroissance matérielle.

    L’économie verte est déjà trop polluante, il faudra surtout de l’économie immatérielle.

    Il faut donc commencer par remettre en cause la culture du gratuit sur Internet, qui n’offre aucun horizon économique aux sociétés humaines.

    Wikipedia n’est pas un modèle d’avenir. C’est un modèle de crèvent-la-faim exploités.

  39. Mais si on est dans une culture de l’immatériel, on jouit de l’immatériel, on a juste besoin de quoi travailler… si on avait besoin de plus on serait dans la logique de croissance… le modèle de rémunération par don suffira puisque les gens ne seront plus avides de possessions matérielles.

    A quoi bon des anciennes rémunérations, concept du monde matériel, dans un monde immatériel ? Dans ce monde là, la rémunération ne sera même plus synonyme de notoriété.

  40. Home a tellement eu d'impact... qu'après on a eu les 24 heures du mans ! says:

    Commençons déjà par remettre en cause la culture de la distribution gratuite de prospectus qui nécessite pour l’employé de se déplacer en plus en automobile…avant de toujours culpabiliser le consommateur.

  41. S says:

    “A quoi bon des anciennes rémunérations”

    Oui je pensais justement à cette question à l’instant 🙂

    C’est intéressant. Cela pose la question de l’argent : à quoi sert l’argent.

    L’argent est une monnaie d’échange pratique, qui fixe la valeur d’un travail et son potentiel d’échange contre un autre travail.

    Les besoins fondamentaux :

    – nourriture
    – logement
    – sexe, amour
    – services (plombiers, santé, sécurité…)

    Si un mec passe 5 heures par jour à produire du contenu pour Wikipedia, comment valorise-t-il son travail, sans argent, et comment obtient-il en échange les services et besoins fondamentaux ?

    C’est vraiment compliqué de se passer d’argent.

    Le plombier va dire : “ok, j’ai été intéressé par ton article sur Wikipedia, donc en échange je te répare la plomberie gratuitement” ?

    Ce système de troc est complexe.

    C’est plus simple si le plombier paie un service qu’il consulte, et ensuite est payé pour un service qu’il rend.

    Il paie pour la musique qu’il écoute, et il est payé pour son travail de plomberie.

    L’argent n’implique pas la croissance matérielle.

    L’argent peut être lié aux dépenses immatérielles, au sexe, etc.

    Il y aura toujours un marché des services humains, même si tout ne repose pas sur la consommation matérielle.

  42. Vendons tout, bazardons même la vente. says:

    Certains disent que le capital financier est immatériel… 😀

  43. Henri A says:

    “Leçon d’économie…”

    Cela se passe dans un village qui vit principalement du tourisme, sauf qu’à l’heure de la crise il n’y a plus de touristes.

    Tout le monde emprunte à tout le monde pour survivre.

    Plusieurs mois passent, misérables.

    Arrive enfin un touriste qui prend une chambre. Il la paie avec un billet de 100 €.

    Le touriste n’est pas aussitôt monté dans sa chambre
    que l’hôtelier court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement cent euros.

    Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui
    l’approvisionne en viande.

    Le paysan, à son tour, se dépêche d’aller payer sa dette au médecin qui lui a fait crédit de quelques visites.

    Le médecin court alors chez la prostituée à laquelle il doit quelques passes.

    Celle-ci boucle la boucle en se rendant à l’hôtel pour rembourser l’hôtelier qu’elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l’heure.

    Comme elle dépose le billet de 100 € sur le comptoir, le
    touriste, qui venait dire à l’hôtelier qu’il n’aimait pas sa chambre et n’en voulait plus, ramasse son billet et disparaît.

    Rien n’a été dépensé, ni gagné, ni perdu.

    N’empêche que plus personne dans le village n’a de dettes!…

  44. S says:

    @ Vendons tout

    L’argent et le capitalisme c’est encore un autre sujet.

    Certaines sociétés acceptaient l’argent, mais interdisaient le prêt avec intérêt, base du capitalisme.

    L’argent me semble indépassable comme moyen simple d’échanger des services humains, en fixant une valeur à chaque travail.

    Le capitalisme c’est un sujet beaucoup plus complexe : beaucoup de maux, mais aussi un formidable moteur de l’innovation et du progrès technologique.

    La décroissance matérielle ne signifie pas qu’on va arrêter l’innovation et les besoins de financement de projets à long terme.

    Le capitalisme, à la base, ce sont des gens qui renoncent à des services immédiats qu’ils pourraient obtenir, en espérant obtenir plus de services plus tard : entre temps leurs capitaux sont gelés, ils servent à d’autres.

    En l’absence de capitalisme, chacun est tenté de dépenser tout son capital de services immédiatement, et il n’y a pas de recherches à long terme, pas d’investissements, pas d’innovations.

    Les sociétés non capitalistes ont moins innové que les sociétés capitalistes.
    D’une part l’innovation ce n’est pas que le matériel. D’autre part, on aura toujours besoin d’un minimum de matériel, et performant.

  45. Bonjour chez vous says:

    C’est en effet toute la partie “à l’intérieur du village” de l’historiette d’henri. Mais j’attends de voir si Henri tire les mêmes conclusions que moi de son histoire, avant de poursuivre…

  46. S says:

    “Rien n’a été dépensé, ni gagné, ni perdu.”

    A la base l’argent est juste un vecteur d’échange de services humains.

    Un billet de 100 euro pourrait donc théoriquement circuler en boucle dans un petit village et faire fonctionner toute l’économie locale.

    L’argent sert juste à dire : pour coucher avec cette pute, tu dois produire tant de kilos de viande.

    Après l’argent est devenu un vecteur d’investissement pour des services qui n’étaient pas fournis immédiatement : et c’est tout le développement technologique.

    Enfin l’argent a commencé à se déconnecter de tout échange de service et de toute création : c’est le financiarisme pur, qui n’est rien d’autre qu’un jeu de Monopoly sans plus de réalité.

  47. C'est la fête au village says:

    Biiiip ! Non, à la base l’argent est tout autre chose. Merci d’avoir participé.
    ” vecteur d’investissement pour des services qui n’étaient pas fournis immédiatement ” = chambre d’hôtel.
    Maintenant considérons que le touriste vienne d’un autre village et que l’hôtelier qui n’a pas apprécié ce que le touriste lui a fait, soit maire de ce village.
    Mettons qu’il déclare la guerre au village du touriste sur ce simple prétexte…
    Que se passe-t-il pour le billet de 100 € ?

  48. Henri A says:

    J’ai salué photocopieur alors que manifestement, ce n’est pas lui. Je reconnais mes erreurs MOI, contrairement à d’autres ( cela commence par S et ça ne fini pas ).
    Leçon d’économie est mit entre guillemets, contrairement à la version qui se promène sur le web. Évidement cette historiette a une faillasse.
    Mais cela aurait pu être un début de solution pour cette crise. Que tout le monde rembourse une dette en même temps à l’instant t, en étant pas trop regardant sur le bilan jusqu’à ce que l’opération se termine complètement.

  49. S says:

    “jusqu’à ce que l’opération se termine complètement.”

    Sauf que dans ton histoire la dette est équilibrée.

    Dans notre économie elle ne l’est pas.

    La terminaison complète serait donc la prise de conscience que chacun se retrouve tout nu:

    ceux qui pensaient avoir mis de côté pour leurs vieux jours, se retrouvent sans rien.

    Ceux qui se croyaient riches, doivent recommencer à travailler (comme en Islande).

    Avec pour conséquence un effondrement de la confiance dans le crédit:

    donc une chute des investissements, des millions de chômeurs le temps que la société se restructure sur des emplois fondés sur des échanges de services réels et équilibrés.

    Le problème que pose ton histoire, c’est que notre système d’emplois est beaucoup plus complexe qu’un médecin, un hôtelier, un paysan, une pute et un boucher.

    Nous vivons avec des millions d’emplois qui ne sont pas absolument nécessaires, et pas faciles à recaser si les entreprises ne trouvent plus de crédits.

  50. Henri A says:

    A S comme sourd :
    Si je ne l’ai pas répété 360 milliards de fois, comme Thierry, Iza et d’autres, je ne l’ai jamais répété.
    Mais tu t’adresses à qui S ?
    Tu réponds à des commentaires qui n’existent pas, à des interlocuteurs qui n’existent pas et à des idées qui n’ont jamais mit les pieds ici !
    Pour le coup, les discussions sont véritablement virtuelles avec toi.
    Il ne manque plus que agoravox, voisin et Quitterie dans ton commentaire pour qu’il soit complet.

  51. S says:

    “les hommes ne sont pas prêts à décroitre, c’est pas dans leur gêne, c’est même pas dans la logique du vivant”

    Cette logique du vivant se poursuivra avec la conquête de l’espace.
    Qui libèrera d’un coup toutes les impasses actuelles.

    @ Henri

    Tu fais semblant de croire que la politique ce sont des intentions et des paroles.

    Les idées que peuvent émettre “Thierry, Iza et d’autres” ne restent pas pures, dans la belle logique de leurs belles intentions.

    Jetées dans la société, elles sont transformées, greffées aux égoismes, aux opportunismes, bref à l’humain.

    Je parle des idées telles qu’elles vivent dans la société, et pas telles qu’elles sont dans l’idéal des belles paroles sur les blogs.

  52. @ Henri
    > N’empêche que plus personne dans le village n’a de dettes!…

    J’ai déja entendu cette histoire. AJH ? Le bilan est le même.
    Avoir $100 de dettes et $100 de créance ou 0 sur son compte revient pratiquement au même. Maintenant l’interet de ce jeu artificiel est de faire payer un tres petit interet (3%) à chaque transaction. Plus la boucle est longue plus le gain devient gros.

    Je vous signale que je participe a un forum privé En Famille d’un site politique canadien (PLC). C’est un nouveau projet internet (janvier 2009) et c’est assez enthousiasmant de participer ainsi. Il a des militants, des organisateurs de circonscription et certains députés. il y a des débats un peu de ce style sur l’organisation et des choses tres precises et concretes sur des textes a proposer pour un vote à la chambre des representants canadiens. J’ai pas encore lu tout ces textes .pdf mais c’est assez considérable : un travail a temps plein ! Je me contente pour l’instant d’apporter ma participation pour la communication et la stratégie politique et l’organisation.

    Je rédige un article sur mon blog pour faire un peu le bilan de ma participation depuis 2 ans sur ce blog Le 5e pouvoir.

  53. Power says:

    “je participe a un forum privé En Famille d’un site politique canadien”

    Pour encore 100 ans au moins le Canada continuera d’appartenir politiquement à Paul Desmarais et famille, donc continue de t’amuser à rêver d’autre chose, il est toujours permis de jouer 🙂

  54. J’aime faire les deux rêver et jouer alors je suis comblé. 🙂

    Paul Desmarais a investit même en France avec le Sarkozy.zy. Joli coup ! Qui aurait parié sur ce tocard au moment ou il l’a aidé mais parfois il se trompe. Ça fait partie du jeux de l’investissement politique.

    Si les partis étaient mieux financé par l’état ça diminuerait l’impact des lobbys.
    Pour l’instant chaque vote rapporte environ 1$ au parti, il faudrait au moins 10$ par vote.

  55. PC says:

    “Paul Desmarais a investit même en France”

    Paul préside la France pour les choses sérieuses : pétrole, gaz, banques.
    Nicolas préside la France pour Carla, les journalistes, et Agoravox.

  56. “L’argent n’implique pas la croissance matérielle.”

    Bien si… pas l’argent en tant que bien d’échange, mais l’argent en tant que l’unité de notre système monétaire basé sur la dette.

    L’histoire d’Henri est fictive. Dans la réalité, comme le dit Paul, l’hotelier n’emprunte pas au boucher mais à la banque, qui créer pour l’occasion un billet tout neuf, avec un tx de disons 10%.

    Avec ce billet il s’en va payer le boucher, qui paye ses fournisseurs etc.

    Le billet circule dans tout le village, jusqu’à ce que la fille de joie paye sa chambre à l’hotellier en lui rendant le billet.

    Cela cependant ne lui suffit pas à rembourser sa dette, il ne peut trouver l’argent pour rembourser sa dette dans son village, car seul un billet a été créé. Soit il faut attendre que le touriste vienne de l’exterieur du système et paye un acompte de 10 non remboursable, soit il faut réemprunter pour qu’il puisse éponger sa dette.

    L’ensemble de la masse monnetaire est crée par de la dette. A terme il faut rembourser l’ensemble de la masse monétaire + x%. Cette monnaie n’existe pas, il faut donc constament augmenter la masse monétaire par de la nouvelle dette, qui pour ne pas créer d’inflation doit s’appuyer sur la croissance de l’économie.

    Notre système monétaire et le taux d’intérêt implique ou conditionne une nécessaire croissance. C’est d’ailleur la seule raison pourquoi tout le monde cours aveuglement après la croissance du PIB.

    Parce quand j’entends S me dire que la croissance est “dans la logique du vivant”, je em dis qu’on ne dois pas vivre dans le meme vivant. Combien de centimètres t’as pris depuis l’année dernière ? ca fait quoi comme croissance 2%, 5% ? Je te souhaite de croitre de 5% tout les ans, tu devrais atteindre la lune avant ta mort …

    Non, non, S “Sky is the limit”, n’existe que dans la phantaisie des économistes, la logique du vivant, c’est plutot “les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel”. la croissance fait partie du vivant, pendant une courte phase, après le vivant se place dans une phase de stabilité, beaucoup plus longue que la phase de croissance. C’est la maturité, et peut-être, j’ose l’espérer notre société peut entrer en phase de maturité, mais pour cela il faut arrêter les hormones de croissance, il faut changer de système monétaire.

  57. S says:

    “quand j’entends S me dire que la croissance est “dans la logique du vivant”, je em dis qu’on ne dois pas vivre dans le meme vivant.”

    C’est Thierry Crouzet qui dit cela, refusant la décroissance.

    Merci de ne pas m’attribuer toutes ses conneries, même s’il est tentant pour vous d’attribuer tout ce qui ne vous plait pas à un adversaire identifié 🙂

    Thierry refuse la décroissance, et comme en même temps il est préoccuppé par la crise climatique, cela le conduit à chercher des solutions miracles et fantaisistes, pour éviter la case décroissance.

    Personnellement je ne vois pas d’alternative à la décroissance.

    Décroissance globale pour commencer, puis par la suite une part de transfert de la croissance matérielle vers la croissance immatérielle.

    “conditionne une nécessaire croissance”

    Croissance ne signifie pas croissance matérielle.

    Si le pivot de l’économie devient les services immatériels, la croissance n’implique pas une croissance matérielle.

    C’est justement pour cela qu’il faut monétiser la création sur Internet, au lieu de la démonétiser en prônant une culture en ligne gratuite.

    Si la culture en ligne est gratuite, l’économie continuera de développer une croissance financière ailleurs.

    Les principaux imbéciles aujourd’hui sont ceux qui mettent en avant la culture du libre et du gratuit en ligne. C’est une impasse pour le développement sain de l’humanité, pour la mutation nécessaire de l’économie vers la création immatérielle.

    Les hommes doivent pouvoir vivre de ce qu’ils créent en ligne, sur Wikipedia, sur YouTube, etc. Au lieu de vivre en vendant des voitures ou des vêtements.

  58. La monnaie n’a d’usage que matériel. Sans référent matériel, tu n’as plus besoin de monnaie. à quoi elle te servirait ?

  59. S says:

    on en a déjà parlé plus haut.

    Un service se paie. Un service intellectuel aussi bien.

    La monnaie sert à fixer la valeur des services, rien à voir avec les objets matériels.

    Au début de l’invention de la monnaie, il n’y avait pas encore la société de consommation: on avait peu d’objets, mais on avait besoin d’argent quand même.

    Il y aura toujours les dépenses de nourriture, de santé, le sexe… (un des principaux usages de la monnaie dans l’humanité est lié au sexe.)

    Tu confonds le fait d’arrêter la possession d’objets infinis, avec le fait de devenir un pur esprit dématérialisé.

    Je ne parle pas de transformer l’homme en cerveau sans corps, mais d’arrêter la course aux objets, phénomène assez récent lié à la société de consommation.

    Je vis à la campagne 5 mois par an, c’est assez grand, plusieurs hectares: impossible d’entretenir le jardin sans jardinier, il faut le payer.
    Avec l’argent il n’est pas forcé de s’acheter des objets, il peut s’acheter de la musique en ligne, du cinéma en ligne, des femmes, payer son plombier…

  60. S ou Alex,
    Au ping-pong, il faut faire rebondire la balle sur la table sinon tu perds le point. 😉

    Je connais un “écologiste” Oliver Daniello, prof au Mexique, qui est contre les décroissants verts français. Je ne partage pas toutes ces idées ni son raisonnement mais il s’interesse de pres aux nouvelles energies renouvelables et on y trouve une information interessante. Il est en contact avec Corinne Lepage comme Thierry. il cherche aussi une solution par la technologie. C’est un contrepoint au pessimisme ambiant.
    http://www.objectifterre.over-blog.org/

    @Henri
    il deteste Dieudonné et il est un peu névrosé avec ça. On s’est faché avec cela alors que je parlais juste de l’humoriste et pas du “politique”.

    @Phyrezo
    > L’ensemble de la masse monnetaire est crée par de la dette.

    Sauf la monnaie monnaie fiduciaire +/- stable émise par la banque centrale.

  61. S says:

    @ Paul

    Les mecs qui disent qu’on va s’en sortir avec 7, bientôt 9 milliards d’hommes, sans décroissance matérielle, sont des menteurs.

    Le business vert devient aussi mensonger que le business du pétrole.

    Il y a des milliards en jeu, alors il est beaucoup plus tentant de prôner le business vert que la décroissance, c’est sûr.

    L’économie verte ne suffit pas à dispenser d’une décroissance matérielle. La quantité d’objets produite est devenue aberrante.

    Et l’énergie verte est loin d’être neutre.

    Même le solaire n’est pas sans conséquence: les panneaux solaires sont composés de matières toxiques, il faut les fabriquer, les transporter…
    Multiplie par 9 milliards d’hommes…

  62. @Alex
    La quantité d’humain est un critère important mais pas le seul. On pourrait s’en sortir avec 10 milliards de chinois en vélo mais pas avec 2 milliard d’américains vu comme ils consomment. Ah au fait, je rassure les amoureux de la Hummer de GM (30L/100) 😆 elle sera a nouveau produite par le constructeur original pour l’usage militaire.

    La décroissance économique (PIB) a déjà commencé en Occident mais la croissance économique va continuer en Asie. il faut pas trop homogénéiser et généraliser/extrapoler notre situation nationale.

    Sinon il y a plusieurs business vert et un s’appuie sur la peur et la décroissance. il faut rester vigilant avec ceux qui utilisent les peurs que ce soit le RC, le terrorisme ou autre chose.

  63. @Alex, sorry, j’ai pas vu les guillement.
    Je savais Thierry réticent à l’idée de décroissance, je ne t’en savais pas adepte.

    En fait l’idée, et la je crois que Thierry me rejoins, c’est de sortir de la logique de PIB et de la poursuite acharnée de sa croissance à tout prix. Ca n’a pas de sens. Certaines activité doivent croître, d’autre décroître et globalement : on s’en moque. Sauf que cela n’est pas possible avec notre système monétaire.

    Evidemment déporter la croissance des échanges monétaires sur des échanges immateriel pourrait être une solution du moins provisoire. Ca peut se tenir. Mais il me semble que notre système monétaire n’est pas non plus adapté aux échanges immatériel – notre monnaie est rare, alors que les biens immateriel sont abondant. Il incohérant d’utiliser un étalon rare pour mesurer une ressource abondante.

    Laissons de côté les batailles de clocher pour ou contre Albanel, finalement si insignifiante par rapport à la transfomation mondiale des échanges grâce à internet. Quelle que soit la législation en france, rien n’arrêtera le partage “gratuit” d’information sur internet. Je dis gratuit, mais ce n’est pas le terme, la manière de les valoriser n’existe pas aujourd’hui, c’est pourquoi aucun système ni parvient, avec ou sans loi.

    Je ne pense pas qu’il y aura un systèmes miracle, mais une multitude de système, points, monnaies complémentaires, reconnaissance, … qui permettrons de valoriser ces échanges. Facebook veut lancer sa monnaie.

    @Paul –
    les trois billets et quatre piéces qui se battent en duel et quasiment relayées au musée, sont insignifiant. Si d’ailleurs le système était cohérant, un crédit serait ouvert à la banque centrale pour équilibrer M1.

  64. S says:

    “Sauf que cela n’est pas possible avec notre système monétaire. ”

    Pipeau.

    Argument de ceux qui reportent toujours les fautes sur le système.

    Quand j’avais 20 ans, j’étais dans la société de consommation:

    costumes Armani, des dizaines de cravates à 500 balles pièce, achat de tonnes d’objets inutiles etc.

    Peu à peu je me suis recentré sur l’essentiel, le système monétaire n’a pas changé, c’est juste une évolution culturelle.
    Maintenant je n’accorde plus d’importance à la marque ni à la mode, j’ai juste l’essentiel, et j’ai remplacé la jouissance de l’abondance par la jouissance de l’essentiel, d’un espace non encombré.

    C’est un sujet culturel et pas politique.

    On est dans le cadre d’une réflexion à la Montaigne sur ce qui compte dans la vie, et pas dans le cadre d’une réflexion à la Marx sur le système du monde.

    Ceux qui attendent l’effondrement du système peuvent attendre longtemps. Dans les années 20 on parlait déjà des “contradictions internes du capitalisme” qui allaient l’achever. Un siècle après le système est toujours là. Il faut faire avec ce système, qui sera toujours là à notre mort.

  65. Independance day says:

    @ S. : ” Si la culture en ligne est gratuite, l’économie continuera de développer une croissance financière ailleurs. ” :
    Où donc ? Ce n’est pas ce que disent ceux qui veulent récupérer notre propre culture pour nous la revendre.

    Comme en témoigne la 6ème journée de la télévision, les chaines présentes au RV indiquent plutôt leur volonté de mettre des aspirateus à fric partout sur internet, au lieu de se retourner vers leurs fournisseurs de contenu qui ne leur accordent même pas un partage de propriété illimité sur les oeuvres dont ils ne peuvent faire, pour l’instant, que l’acquisition temporaire.

    Ils s’en plaignent d’ailleurs, ce qui prouve bien que c’est leur propre achat de cette culture qui leur pose problème. Ils veulent investir internet sans avoir au préalable règlé leur propres problèmes liés à leur conception payante d’une culture… qu’ils ne peuvent déjà pas s’approprier par l’achat.

    Dans les faits, sur internet nous ne pronons pas une culture du “tout gratuit”. Il y a déjà concrêtement sur internet des plateformes commerciales et des services payants. Mais sous couvert de vouloir faire une “culture payante”, certains voudraient imposer un culture du “tout payant” ou, pire, du “tout payant unilatéral” : nous payons tout, ils engrangent tout . Je te soupconne S., de faire partie de cette dernière catégorie. car je n’ai lu nulle part que tu y voyais un inconvénient.

    C’est bien sur internet qu’ils veulent placer leur produits, et non pas, par exemple, dans les pièces de théatre, où l’on pourrait très bien voir un acteur vanter les mérites de telle ou telle marque sous les feux de la rampe. Une pièce de théatre peut devenir aussi interactive qu’internet.

    Beaucoup s’offusqueraient à cette dernière idée. Les acteurs en premier, qui ne veulent pas devenir des ingénieurs de placement de produits alimentaires. Suivis de près par les metteurs en scène qui s’opposeraient, par exemple, au décord d’un panneau publicitaire. Et parce que ce serait internet, tout d’un coup, il faudrait qu’on pense autrement ? Il faudrait que leurs magasins fassent la totalité d’internet ?
    Il y avait déjà de la Tivoisation dans l’air…mais là, ca dépasse tout.

    Tout ce qu’ils demandent, c’est qu’internet TOUT ENTIER devienne leur parkmètre, ni plus ni moins. D’ailleurs c’est ce que toi aussi tu demandes S.

    On a déjà assez à faire avec ceux qui rentabilisent illégalement des oeuvres par les plates formes publicitaires au clic ou au nombre de pages vues, pour avoir en plus à faire avec ceux qui demandent à être les seuls à pouvoir le faire, légalement parce qu’ils ont des contacts politiques en europe (n’est-ce pas monsieur Cavada).

    Tout ce que je vois, c’est qu’internet au départ était un moyen de s’exprimer lorsqu’on dispose d’un serveur et de cables. Mais que par la suite, d’autres voudraient en faire un village vacances où il faudrait payer les 15 minutes de levée de filet lors d’une partie de tennis en introduisant une pièce dans la fente. Et tout ça à l’intérieur de notre propre serveur.

    Parce que ça a toujours commencé par l’interdiction de lire un journal gratuit, pour finir par l’interdiction de faire soi-même son propre magazine, lorsque les journaux payants finissent par occuper la majorité du terrain.

    Ils ne s’arrêtent pas, comme toi S. , à la différence de qualité du dit journal. Habitués à la lutte concurrentielle, ils veulent éliminer tous ceux qui de près où de loin leur semble être pour eux une menace concurrentielle, même si ce n’en est pas une.

    Ca commence par le droit de faire revenir sur leur marché à eux, un tas de consommateurs potentiels qu’ils avaient perdu à cause même de leur conception d’une culture du tout payant. Ce que je ne leur dénie pas. Mais ca finit toujours par le droit d’interdire TOUTE publication gratuite en dehors de leur magasin une fois qu’ils se sentent en confiance, et majoritaires, à côté du terrain du voisin.
    Preuve en est, qu’après la forte intervention de monsieur CAVADA sur la volonté de mettre “bon ordre” sur internet, le représentant de la chaine TF1 qui était à cette 6ème journée de la télé commençait déjà à vouloir limiter le style de ce qui s’écrit sur internet.

    Quand on voit déjà la bataille qui se passe sur le contenu des articles Wikipédia, on se dit qu’on a quand même de bonnes raisons de ne pas leur accorder une totale confiance sur ce point précis. Du fait qu’ils confondent “culture payante” et “toute culture, même celle qu’on ne connait pas doit nous rapporter, c’est un ordre !”. Si, en plus, c’est pour distribuer des passes-droit par derrière, genre carte de presse etc… c’est une culture du “tout payant” inégalitaire. Perso, je ne suis pas le seul à ne pas vouloir voir ça débouler sur internet.
    Tout comme les acteurs et interprètes ne sont pas les seuls à ne pas vouloir voir débouler tout ça chez Molière ou Tchekhov, voire même Feydeau ou Giraudoux.

    @Phyrezo : “C’est d’ailleur la seule raison pourquoi tout le monde cours aveuglement après la croissance du PIB. ”
    Non, “tout le monde” ne cours pas après la croissance du PIB. Tout le monde cours après sa propre croissance personnelle, surtout.

  66. S says:

    @ Independance day

    Ce que tu dis n’est pas faux mais c’est un peu la pensée bisounours, que de rêver à une culture sans producteurs véreux et distributeurs abusifs.

    Et puis je vois le même type de comportement chez ceux qui s’opposent au système.

    Agoravox c’est rien d’autre qu’une société esclavagiste, Agoravox n’a strictement rien de plus honnête qu’une Major: on fait travailler les gens à l’oeil, et on engrange les recettes publicitaires sans reverser un sou aux créateurs de contenu.

    Que dirait-on si demain TF1 arrêtait de payer ses créateurs de contenu ?

    Un comédien sait que quand il fait un téléfilm pour TF1, c’est de la merde, mais au moins c’est bien payé (même si le producteur gagne davantage que lui).

    S’il crée du contenu pour Agoravox c’est zéro revenu. C’est pire que les stages mal payés: c’est pas payé du tout.

  67. Independance day says:

    ” Et puis je vois le même type de comportement chez ceux qui s’opposent au système. ” :
    On peut pas parler de ceux qui s’opposent au système, en prenant des exemples chez ceux qui en sont les meilleurs éclaireurs, ceux qui font des escarmouches avancées dans le but de miner le terrain au profit d’une “éducation” à la “j’ai payé, donc je ne me sens plus responsable de rien ” ou du “j’ai payé pour avoir le droit de vous faire payer la manière dont vous voulez voir apparaître sur internet ce que vous avez publié”, ceux dont les structures de plateforme sont là pour tester, en prototype, les versions mineures des futurs aspirateurs à flouze.
    Parce qu’il y a encore pire que pas payé du tout, il y a “payer pour lire ce qu’on a écrit soi-même, tel qu’on voulait le voir paginé, après avoir déjà acheté les moyens de le publier”

    Cette idée de vouloir prétexter ou d’organiser la concrêtisation du pire par des alias, dans le but d’imposer des restrictions à l’independance individuelle est une des limites qui détruisent ce monde à petit feux. Cela brise l’esprit d’initiative et l’esprit d’entreprise.

    On peut toujours régresser vers le pire à l’infini. Ce serait bien de ne pas le laisser s’imposer, pour une fois.

  68. S says:

    Je comprends ton esprit, mais les gens honnêtes ne sont pas doués pour lever des capitaux.

    On en a déjà parlé ici : l’industrie culturelle est complètement pourrie, gangrénée, corrompue, mais cet esprit lui permet d’attirer de nombreux capitaux dans la culture. Et l’artiste en récupère une partie.

    L’artiste seul, sans industrie pour générer des capitaux, c’est Van Gogh qui crève de faim.

    L’exemple du producteur Jean-Pierre Rassam : avec Jean Yanne, son objectif était de gagner un maximum d’argent.

    Et ensuite, avec cet argent facile, Rassam produisait Robert Bresson, pas vraiment du cinéma commercial.

    L’industrie culturelle fonctionne comme ça: les soupes commerciales financent le cinéma d’auteur.

    Un milieu d’artistes purs, qui serait déconnecté de la soupe commerciale, ne trouverait pas l’argent pour financer des films d’auteurs.

    C’est ce qui me rend indulgent pour ce milieu des producteurs.

    Un Robert Bresson ne trouve pas son financement directement grâce au public. Il est bien content de trouver Rassam et Jean Yanne.

    Godard n’aurait pas eu d’argent pour le Mépris, sans les producteurs américains dont le seul objectif était de voir Bardot nue.

  69. “L’industrie culturelle fonctionne comme ça”

    je dirais plutôt fonctionnait comme ça…

    elle a comme un soucis maintenant, le telechargement augmente exponentiellement, même ma femme s’y est mise… a quand ma mère ?

    les ventes de CD et DVD chutent tous les ans, faut commencer à se rendre à l’évidence : la machine à vapeur risque de ne pas passer le siècle.

    Les vieux reflexes restent, le manager de la VOD de neuf, expliquait à ses employés qu’ils allaient financer le cinema d’auteur avec le X (7min de visionnage en moyenne pour deux fois le prix d’un long metrage)

    “C’est un sujet culturel et pas politique”

    Alors la simplicité volontaire, c’est parfait. Très bien (meme les 7°C en hivers, je te soutient à bloc, c’est bon pour la circulation).

    D’abord comment en convaincre la majorité…

    Ensuite si elle s’y mettait vraiment, on entrerait en décroissance et, en conservant le système monétaire, on assisterai alors à un effondrement du système
    – politique, parce que l’Etat fonctionnant en avance de trésorerie (plus la dette accumulée), à la nécessité d’augmenter d’année en année ses recettes, donc d’augmenter le PIB. Si une ou deux années, le PIB recule, alors les intérêts se capitalisent et augmentent la dette.

    – économique : une diminution progressive des demandes de crédit, donc de la masse monétaire, donc faillites en séries, car la monnaie pour rembourser les crédit n’est plus disponible dans le système économique, donc moins de crédit, etc…

    La première choses est évidemment de se changer soi-même, culturellement, mais il faudra bien que le système monétaire suive, voire précède.

  70. S says:

    “en conservant le système monétaire, on assisterai alors à un effondrement du système”

    Sauf justement si l’on oriente la masse monétaire vers l’immatériel.

    Encore une fois, le fondement de l’argent, c’est de financer du temps humain.

    Que ce temps soit passé à fabriquer une voiture ou un disque numérique, ça revient au même au niveau monétaire.

  71. Henri es tu là ou à la plage ?

    Tiens un film d’auteur de 1972 qui nous parle de ceux qui s’opposent au système :
    http://comedieitalienne.com/2009/06/25/laventure-cest-laventure/
    “Le capital c’est foutu”
    “les voitures c’est foutu”
    “la 5e (république) c’est foutu”

    > Godard n’aurait pas eu d’argent pour le Mépris, sans les producteurs américains dont le seul objectif était de voir Bardot nue.

    C’est anti-américanisme primaire est vraiment odieux !
    😆
    Hein, je le fais bien.
    C’est pas les canadiens qui le financerait aujourd’hui ce projet comme elle leur casse les c…s avec la chasse aux phoques.

  72. S says:

    “Henri es tu là ou à la plage ?”

    Henri est en garde à vue.

    J’ai signalé l’existence de sa musique ici:

    https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Accueil!input.action

    Il est depuis interrogé pour mise en circulation de substances dangereuses. Mais s’il accepte de collaborer avec la police il sera bientôt relâché.

  73. “Sauf justement si l’on oriente la masse monétaire vers l’immatériel.”

    Ca j’entends bien, et c’est une idée intéressante: l’immateriel comme relais de croissance.

    Mais je me demande juste si notre système monétaire victorien conçu pour accompagner et stimuler la révolution industrielle bien materielle et la croissance de la production est encore adapté à ce nouvel usage immatériel:

    – on est dans système de monnaie rare, alors que les biens immatériels sont abondant
    – la monnaie, à sa création, est affectée d’un taux d’intérêt; ceci à un sens immédiat dans le financement d’un outil de production, perd peut-être sa pertinence pour les biens de consommations – si ce n’est de favoriser une constante croissance de la consommation – mais semble devenir completement absurde dans le cas de biens immateriel.

    Si je suis certainement pour la valorisation des échanges sur internet et une certaine rémunération de la production, la monnaie telle que la définie notre système me semble juste pas du tout adaptée :

    comme elle est rare, les hommes sont en concurrence pour obtenir la monnaie, cela veut donc dire qu’ils sont en concurrence pour avoir le droit de visionner un film ou d’écouter une musique. Quand bien même l’intérêt général, serait qu’un maximum de personnes ai accès à un maximum de bien culturel.

    D’autre part la culture prends comme l’argent, une valeur temp – avec le même effort (coût à crédit) de production, une oeuvre a intérêt à être diffuser (vendue) au plus vite, s’il y un délais de 15 ans avant qu’une oeuvre avant-gardiste trouve un public, c’est le double du coût de production de l’oeuvre qu’il faudra rembourser avant que l’artiste puisse se rémunérer.

  74. Henri A says:

    Comme d’habitude je vais être légèrement cassant.
    S, tu commences à nous pomper avec tes conneries.
    En gros le marché du cinoche dans le monde était de 26,7 milliards de dollars en 2008.
    Le marché de la musique numérique était estimé à 2,9 milliard dollars en 2007.
    Pour donner une idée de la minusculerie économique de ces marchés voir ceci :

    http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/2007/08/les-100-plus-gr.html

  75. et puis relais de croissance pourquoi pas, avec notre croissance morose. Mais compenser la nécessaire décroissance de toute le société materiellle, ca me semble utopique. Imagine la croissance requise…

  76. S says:

    “la minusculerie économique de ces marchés”

    Le secteur du divertissement audiovisuel est le premier poste d’exportation US.

    Si pour toi le premier poste d’exportation de la première puissance du monde c’est quelque chose de minuscule…

    Si maintenant tu rémunères à sa juste valeur un secteur du divertissement et de la culture qui occupe de plus en plus la vie des gens (plusieurs heures par jour !), tu augmentes encore ces chiffres.

    Il n’y a pas beaucoup de secteurs professionnels qui occupent en moyenne par ses créations plusieurs heures de la vie des hommes, chaque jour.

    C’est même le seul et unique secteur.

    On porte des chaussures tous les jours, mais on n’a pas besoin de chaussures nouvelles tous les jours.

    En revanche l’homme consomme en moyenne, tous les jours, plusieurs heures de programmes culturels et de divertissement, et il réclame du neuf chaque jour, il ne revoit pas ce qu’il a vu la veille.

  77. Henri A says:

    A S:
    Je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre que “des mots d’esprit”. Il est impossible d’échanger quoi que ce soit avec quelqu’un avec une telle obsession de l’ irrationnel.
    Je donne un chiffre sur les recettes mondiale du cinoche, un autre chiffre mondiale sur la vente de CD, que l’on peut comparer par exemple avec le chiffre d’affaire d’une seule boite américaine ; General motors ( 207 milliards de dollars, presque du 1 pour 10 pour le cinéma, 1 pour 100 pour la musique ), tu ignores les faits et tu passes à “Le secteur du divertissement audiovisuel est le premier poste d’exportation US”.
    Qu’est-ce que l’on peut bien faire de toi ?

  78. S says:

    General Motors a fait faillite.

    A l’inverse, “les films de grands studios hollywoodiens ont rapporté des recettes record à l’exportation en 2008”.

    Tu n’as aucun sens de l’histoire.

    Tu n’as aucun sens de rien d’ailleurs, tu pioches des chiffres dans Google.

    L’homme aura toujours besoin de divertissement, et il passera de plus en plus de temps chaque jour avec le divertissement.

    Alors si tu ne vois pas la dynamique de croissance que peut représenter le secteur du divertissement et de la création immatérielle, qui comble chaque jour chaque homme pendant plusieurs heures, je ne peux rien faire pour toi.

    L’homme peut très bien se passer de voitures, il s’en est passé pendant des millénaires.

    Il ne s’est jamais passé de divertissements, et il n’est pas prêt de se passer de divertissements.

    Ce que tu appelles “faits” ce sont des modes passagers de distribution des budgets.
    General Motors a sombré.

    Le secteur du divertissement est le premier poste professionnel en temps d’occupation quotidien des hommes, il ne demande qu’à être monétisé à hauteur du temps qu’il occupe dans la vie des hommes.

  79. Henri A says:

    Tu ne réponds pas, ou à coté. Il n’y a rie à faire.

    “L’homme aura toujours besoin de divertissement, et il passera de plus en plus de temps chaque jour avec le divertissement.”
    Spéculation, opinion. Il n’y a rien d’historique là dedans !

    “Alors si tu ne vois pas la dynamique de croissance que peut représenter le secteur du divertissement et de la création immatérielle, qui comble chaque jour chaque homme pendant plusieurs heures, je ne peux rien faire pour toi.”
    Encore de la spéculation ( avec laquelle je suis d’accord d’ailleurs, mais cela n’a rien à voir ).

    “L’homme peut très bien se passer de voitures, il s’en est passé pendant des millénaires.”
    Et de cinéma, de musique enregistrée, etc…

    “Il ne s’est jamais passé de divertissements, et il n’est pas prêt de se passer de divertissements.”
    Mot valise qui englobe tout. La chasse est un divertissement pour certains.

    “Ce que tu appelles “faits” ce sont des modes passagers de distribution des budgets.”
    Ce que j’appelle “fait” est un “fait” pour quelqu’un de rationnel, logicien de première année ! Un truc qui se passe à un moment donné.

    “Le secteur du divertissement est le premier poste professionnel en temps d’occupation quotidien des hommes, il ne demande qu’à être monétisé à hauteur du temps qu’il occupe dans la vie des hommes.”
    Cela dépend ou. Mais imaginons que oui, quel est le rapport avec les données citées plus haut ?

    “General motors a sombré”
    Ben oui, justement ! Et que de calamités vont en découler de ce “fait” dans les mois, années à venir !
    C’est facile aujourd’hui de dire nonchalamment avec un peigne dans le slip que GM a sombré. D’ailleurs, beaucoup d’évidences et de “faits” sont dites actuellement. C’est très facile à posteriori !
    Faillite d’un état dit “riche”, c’est moins évident pour le moment. Faillite de la monnaie de référence, c’est plus dure à dire. Faillite d’un système de vie, c’est encore impossible.

  80. S says:

    “quel est le rapport avec les données citées plus haut ?”

    1 : On parle de perspectives de croissance “propre”, immatérielle, à trouver en alternative à la croissance matérielle polluante.

    2 : Quel type de consommation peut-on monétiser, en remplacement de la consommation matérielle ?

    3 : Un type de consommation est très recherché des hommes: le divertissement : chaque jour, plusieurs heures : tv, cinéma, livres, blogs, jeux vidéos, musique…
    (Tout cela dont le support sera de plus en plus immatériel).

    Ce secteur est très recherché, mais sous-monétisé.

    On dépense en moyenne plus de 5000 euro par an pour la voiture, beaucoup moins pour le divertissement, alors qu’il nous occupe davantage de temps.

    Il y a moyen de réduire le budget voiture:
    – se déplacer moins : travailler plus près de chez soi avec l’informatique
    – co-voiturage
    – voitures de location, auto-libs, taxis, transports en commun
    – petites voitures électriques

    Tout cela qui s’accorde avec les objectifs écologiques, et avec la fin du pétrole.

    Si l’on réduit le budget pour les objets matériels, on gagne du budget pour les activités immatérielles, et ce type d’activité est spontanément recherché des hommes, donc perspective réaliste de croissance économique dans ce secteur.

    La seule donnée fondamentale qui vaille est celle-ci:

    chaque jour, les hommes réclament plusieurs heures de divertissement immatériel.

    A partir de là, le budget de ce secteur est uniquement une question de choix de répartition des budgets.

    Une économie pourrait très bien valoriser économiquement ce secteur comme le premier secteur financier, puisqu’il nous occupe le plus de temps chaque jour:

    on accepte de consacrer le plus d’argent à ce qui nous occupe le plus.

    Tes faits sont à côté de la plaque puisqu’on parle ici d’un changement de modèle de croissance vers l’immatériel: tu ne peux donc pas en rester aux chiffres actuels, puisqu’on parle de créer une nouvelle dynamique.

    (Tout cela qui reste 1 million de fois plus réaliste que la fin du modèle pyramidal rêvée par Thierry
    Tu opposes beaucoup moins de faits quand il tire des plans sur la comète en imaginant un nouveau monde.
    Tu as une façon très particulière de sortir, quand ça t’arrange, l’argument des faits actuels, pour moquer toute perspective de mutation.)

    NB : ce modèle de croissance repose sur un divertissement payant, et non sur l’utopie de la culture gratuite, qui laisse dans l’impasse en n’étant justement pas un moteur de croissance et d’activité économique.

  81. Sacré Axel !
    Je partage son gout du cinema, de la gente féminine et j’ai de la sympathie mais je peux pas souscrire à plusieurs de ses argumentations.
    Maintenant l’emotionnel et l’irrationnel a aussi sa part Henri. Regardes avec le déces de Michael Jackson, l’ampleur de la couverture médiatique dans les journaux. Ils en ont fait des scoups avec ses frasques et maintenant avec son décés. La starmania est un sacré jackpot. Les médias, les entreprises et les publicitaires l’ont bien compris pour vendre leurs produits.

    il fut un temps ou je regardais 1 ou 2 films cinema par jour sur mon cinema maison plus le temps pour trouver, archiver et lire les synopsis. Ca fait des années que je dépense plus un penny pour voir un film à part l’achat d’un nouveau projecteur DLP, un écran motorisé, des dvd vierges, plusieurs disque dur, un PC puissant pour lire le HD et sans oublier les cremes glacés à déguster devant. Tres tres important le choix de la crème glacé ! Si je representais le consommateur moyen, le revenu cinema et musique serait nul ou presque. 😆

    Non même pas via la pub, puisque j’ai plus de télévision depuis 7 ans, désolé Axel.

  82. S says:

    Deuil planétaire pour Jackson.

    On ne parlera pas 2 minutes de la mort du PDG de General Motors.

    L’industrie du divertissement gouverne le monde, n’en déplaise au minuscule Henri.

    Et c’est seulement Jackson. Pour la mort de Bono les étoiles de la Voie Lactée s’éteindront.

    “Si je representais le consommateur moyen, le revenu cinema et musique serait nul ou presque”

    C’est justement pour ça qu’on fait Hadopi.
    On n’est pas dupe du danger de mort que représente le piratage.
    Quand tu seras suspendu d’Internet pendant 1 an, tu cesseras de pirater, et tu achèteras des DVD pour meubler tes soirées d’hiver.

  83. @Axel
    Hadopi c’est pour la France. :p

    Les media canadiens n’appellent pas cela du “piratage”.
    Voilà dans quelle activité on l’utilise ici :
    http://espritlogique.wordpress.com/2009/04/17/les-vrais-pirates/

    J’acheterai pas de DVD vu que je trouve excessif le salaire actuel des acteurs célebres. J’ai un stock qui me permettrait de tenir des siecles de visionnement. Pas besoin de nouvelles conneries.

  84. S says:

    Les USA ont suivi Hadopi avec intérêt, et ne t’inquiète pas, quand le piratage menacera complètement l’industrie du divertissement, de nouvelles lois très dures arriveront, y compris au Canada.

    Pour le moment les gens comme toi restent minoritaires. Quand le piratage aura pris toute la place et qu’il n’y aura plus d’achats, la guerre totale sera déclarée.

    En plus de représenter des milliards, la production culturelle est vitale pour l’humanité:

    panem et circem.

    Ton stock piraté pourra être saisi par la justice, comme on fait avec la contrefaçon de grandes marques.

    Tu paieras des milliers de dollars d’amende, ton stock sera vide, tu feras moins le malin.

  85. là tu deviens moins sympathique Axel avec ton côté répressif.
    Tu veux me mettre en prison aussi ? Vas y ne te gènes pas.

    Effectivement, les USA poussent fort et pressent le gouvernement Canadien de durcir sa législature mais les mentalités sont différentes de la France.

    > la production culturelle est vitale pour l’humanité:

    😆
    Ce qui est vital c’est l’air, l’eau et la nouriture que tu manges avec un peu d’amour. Le reste c’est du lavage de cerveau.

  86. S says:

    “avec ton côté répressif”

    Ne renverse pas l’agression.

    Crois-tu que sont sympathiques ceux qui, avec le sourire, pillent le travail des autres, et détruisent les conditions d’existence de la création audiovisuelle ?

    Si tu es producteur de vin, et que je viens piller le vin dans tes caves, tu seras content ?

    Ceux qui téléchargent sans payer rendent impossible le financement de nouvelles créations.
    Ce sont des destructeurs.

  87. Axel,
    Quand tu écoutes un rossignol dans la nature, lui payes tu ses droits d’auteurs ?

    Voleur, destructeur, pirate ! 😆

    Oublie la musique et le cinema et va te promener dans la nature te relaxer un peu.

  88. S says:

    “Quand tu écoutes un rossignol dans la nature, lui payes tu ses droits d’auteurs ?”

    Quelle mauvaise foi Paul !

    Cette mauvaise foi des pirates les rend encore moins sympathiques.

    Le rossignol est un animal. C’est marrant cette manie que vous avez de sortir des exemples animaliers pour détruire toutes les avancées de la civilisation humaine.

    Le rossignol n’a pas de droits. L’homme a des droits.

    Tu sais ce truc qu’on a inventé : les droits de l’homme.

    Le droit d’auteur fait partie des droits de l’homme.

    Tu sais qu’il y a aussi un droit du travail ? Si un patron exploite un ouvrier sans respecter le droit du travail, il va dire comme toi que les animaux ne connaissent pas le droit du travail ?

    Au nom des animaux, on peut abolir toutes les avancées sociales, toutes les protections juridiques ?

    Je peux te flinguer dans la rue aussi, parce qu’un lion peut en tuer un autre sans aller en prison ?

    Je peux te flinguer sans aller en prison donc ? Plus de droits, plus de police, plus de repression, plus de juridisme ?

    Il est beau ton modèle social inspiré des animaux. On va loin avec çà.

    Un artiste n’est pas un rossignol. C’est un homme, et il a des droits.

  89. Axel,
    Cette discussion n’est pas ininterressante. Ca me montre jusqu’ou il faut être explicite pour bien se faire comprendre. C’est du travail et qui va me payer ? 😉
    J’ai fait une analogie pour t’indiquer que sans participer à l’alimentation d’un oiseau, je ne le détruit pas pour autant. il y a pas juste pour ou contre, il y a aussi une position neutre. Celui qui observe et écoute sans payer ne détruit rien ni n’aide rien.

    L’homme fait aussi partie du monde animal. La distinction est arbitraire.

    Les avancées sociales pour qui ? Les droits d’auteurs actuels vont beacoup trop loin. Je suis pas d’accord pour que Mozart crève de faim mais quand je vois les droits et revenus de certains “artistes” actuels avec la diffusion numérique (DVD,TV,… ) il y a de l’abus.

  90. Henri A says:

    S :
    Je viens de remarquer que tu utilises la technique oratoire de Sarko ou autres politiques.

  91. @Henri
    Oui, une sorte de sophisme volontaire ou involontaire.

    Au fait qui est ce S ?
    Me suis je trompé en l’appelant Axel ?

  92. S says:

    Il est inadmissible que la profession artistique soit la seule profession dont on bafoue tous les droits juridiques au nom du “nouveau monde”.

    L’exemple du rossignol est très révélateur: pour vous l’artiste est un larbin sans droits dont on peut jouir sans payer.

    Vous dites que c’est trop cher ? Vous rigolez ? Comparez au prix d’un plombier !

    Un plombier vous prend facilement 100 euro pour quelques minutes de travail, et vous trouvez que c’est trop cher de payer dix euro un album ?

    Comparez au prix d’un avocat. Un avocat bas de gamme vous prend 150 euro pour une heure.

    Une femme de ménage c’est dix euro de l’heure.

    Deux paquets de cigarettes, 10 euro, pour vous donner le cancer.

    Et un album d’une heure de musique ne vaut pas dix euro ?

    Franchement vous rendez sympathique Pascal Nègre. Même le pire producteur a plus de respect pour le travail de l’artiste que vous n’avez.

    Ne présentez pas comme un progrès le monde d’esclavagistes que vous défendez, où le droit disparait sous la loi de la foule à tout piller.

    Votre monde, c’est le monde des sauvages, vous êtes minables.

  93. Henri A says:

    “Au fait qui est ce S ?
    Me suis je trompé en l’appelant Axel ?”

    On ne sait plus. Hier je me suis surpris à appeler ma boulangère, Ax, et de la traitée de banane quand elle m’a refilé une baguette trop cuite.

  94. S says:

    Je voudrais bien vous voir appliquer vos théories contre le juridisme et la répression, pour défendre un patron qui fait travailler gratuitement dix immigrés dans sa cave, en s’en foutant du droit.

  95. @S
    Surveilles un peu mieux ton langage ou retournes à ton bac à sable.

    Ton discours est tellement biaisé qu’il en devient ridicule de lui-même. Si c’est involontaire (niveau collegial) je veux bien expliquer.

    Combien d’heure un chanteur passe pour creer son album ?
    Combien d’exemplaire en vends t’il ?
    Ensuite avec son revenu total tu obtiendra son salaire horaire.
    Idem pour un acteur de cinéma.

  96. S says:

    Paul, je n’accepte pas trop les leçons d’un pilleur.

    Occupe-toi de ta propre morale vis à vis des oeuvres que tu pilles sans état d’âme.

    Comme tu l’as reconnu, si tout le monde agit comme toi, plus un sou de recettes, et plus aucune oeuvre créée.

    Je ne crois pas que tu prennes plaisir aux oeuvres des amateurs sur YouTube, et autres rossignols.

    Tu regardes des films professionnels, résultats de milliers d’heures de travail par des équipes nombreuses.

    Dans ces films, les comédiens sont payés, les techniciens sont payés.

    Il y a des minima syndicaux pour payer même les intermittents.

    Il y a des charges sociales qui sont payées par la production.

    Tout cela, tu en profites sans même payer la redevance ni la pub.

    Tu es au même niveau qu’un escroc.

    Si la police ne réprimait pas le vol de pains au chocolat dans les boulangeries, les boulangers seraient volés.

    Votre comportement irresponsable appelle l’entrée dans la police et de la répression sur Internet.

    Internet sera régulé et réprimé, puisque vous n’êtes pas capables de vous auto-organiser en respectant le travail d’autrui.

    Il vous faut le gendarme au cul comme un petit enfant dans une boulangerie. Vous aurez le gendarme au cul !

  97. S says:

    “son salaire horaire”

    Le salaire horaire d’un artiste est en moyenne inférieur à celui d’un avocat.

    Pour quelques artistes stars, la plupart vivent très modestement.

    Rien qui te donne le droit de ne pas les payer.

    Quand tu seras poursuivi pour tes contrefaçons de DVD, essaie de ne pas payer ton avocat, pour voir ! On te collera un avocat d’office qui baclera son travail, et tu prendras le maximum, car le travail sérieux a un coût.

  98. @S
    Je remarque que votre morale vous permez de calomnier les gens sous le couvert de l’anonymat. C’est pratique en effet.

    Quitte à choisr, je prefère encore le cul de Bardot.

  99. S says:

    “sous le couvert de l’anonymat”

    Parce que “de Montreal” c’est ton nom de famille ?
    Tu n’es pas anonyme ?

    Enfin, vous ne viendrez pas vous plaindre quand Internet sera filtré et réprimé.

    Il le sera parce que l’auto-organisation ne fonctionne pas: elle conduit au vol et au manque de responsabilité.

    Quand Internet sera contrôlé, on pourra enfin y développer une économie de la création ne reposant pas sur l’esclavagisme et le vol.

  100. Pfffff ….

    Etant anonyme, je suis plus respecteux et j’insulte tres rarement les gens.
    Viens me repeter tes propos en face et tu verra ton cul dans quel etat il sera.

    J’arrête la discussion, c’est clairement de la mauvaise foi. Mes propos sont stigmatisés, déformés. Je perds mon temps.

    Va au diable !

  101. Henri A says:

    A S:
    « Le salaire horaire d’un artiste est en moyenne inférieur à celui d’un avocat. »

    Niveau 0 de l’argumentation. On peut définir exactement la fonction ou le métier d’avocat. Comment définir « artiste » ?

    Prenons le cas des stylistes ( design ) de bagnoles externes comme Pininfarina, Bertone et internes chez Renault, Peugeot, etc…C’est un métier dit « artistique » et technique. Ils ne perçoivent pas de royalties ou des droits d’auteur à chaque bagnole construite. Ils perçoivent un salaire fixe ou une somme dans le cadre de contrats d’un projet. Ces gens là ne peuvent pas faire autrement à moins de faire du design d’objets divers en freelance, pourquoi ? ( comme dirait Nicolas ). Parce que le marché de bagnoles appartient à une espèce de monopole, les constructeurs de bagnoles.

    Pour la musique et le cinoche, c’est la même logique, malgré les droits d’auteurs.
    Il y a ( de moins en moins ) une espèce de monopole des producteurs ( constructeurs ) de films et de disques.
    Un styliste de voiture a besoin de constructeurs de voitures pas pour pouvoir exprimer son art, mais pour qu’il soit diffusé ( la forme de la bagnole ), et pour gagner sa vie.
    La copie de cet « art » ( formes ) est monnaie courante dans ce marché.
    Un musicien peut s’exprimer chez lui ou dans la rue. Par analogie il avait besoin d’une boite de disque pour la diffusion et pour gagner sa vie.
    Si ces artistes sont floués c’est par cette espèce de monopole de ces industries qui jouent le rôle de contenant. D’une façon ou d’une autre c’est à eux de négocier leur rapport avec ces industries.
    Mais il est évident que les stylistes de voitures n’ont pas trop le choix, contrairement aux musiciens, par exemple, ou la fabrication de contenant est devenu moins importante.
    Je caricature évidement, donc si tu sors une phrase de son contexte je t’en mets une.

  102. S says:

    “Comment définir « artiste » ?”

    Tu prends le DVD d’une comédie italienne piratée par Paul.

    Tu prends la liste de tous les postes qui ont été payés pour réaliser l’oeuvre: voilà les artistes : les co-créateurs de cette oeuvre artistique, que Paul prend plaisir à voir mais qu’il refuse de payer.

    Ils ont tous fait l’objet d’un contrat de travail: ce ne sont pas des rossignols.

    J’imagine la tête des artistes, si le producteur leur dit : “vous êtes des rossignols, on ne paie pas un rossignol, travaillez gratuitement”.

    Le système de Paul conduit au cannibalisme des oeuvres déjà produites, et à l’impossibilité d’en créer de nouvelles.

    On peut discuter à l’infini du mode de rémunération: droits d’auteur ou forfait unique à la création.

    La règle c’est le respect de la loi: si le financement d’une oeuvre est lié au droit d’auteur, on respecte le droit d’auteur.

    On ne redéfinit pas la loi tout seul dans son coin, en estimant que le droit d’auteur est injuste.

    Paul peut partir en croisade juridique, pour proposer un autre système de financement que le droit d’auteur.

    Chaque citoyen peut entrer en politique pour proposer de nouvelles lois.

    Mais tant qu’une nouvelle loi n’existe pas, il doit respecter la loi actuelle: c’est la base de la société de droit et de justice.

  103. @Henri
    Comme je regrette d’être rester anonyme, S m’aurait fait une publicité d’enfer. Je serai devenu l’emblème du “piratage” à la française. J’imagine les gros titres dans la presse française. Partout ma photo, dans les magaziines, les JT. La gloire en somme mais je ne mérite pas autant d’attention. Je suis géné si si mais je vous garantie que j’aurai essayé d’être à la hauteur de ce rôle avec ce triomphe médiatique. 😆

    Je limiterai le droit d’auteur dans le temps mais c’est vrai que les écarts de rémunérations sont TRES importants. Comment diminuer ceux des stars sans toucher au modeste salaire de l’équipe technique ? Je n’ai pas de réponse. Et puis effectivement le prelevement des majors.

    Comme S, l’a dit je represente qu’une minorité sinon le système actuel devrait se réformer.

  104. S says:

    “Et puis effectivement le prelevement des majors.”

    Avec ce raisonnement on cesse de payer ses impôts aussi.

    Quand tu paies tes impôts, une part est prélevée par des tas de gens qui s’en mettent plein les poches, marchands d’armes, etc.

    Ce raisonnement est tout simplement de la mauvaise foi.

    Tu paies tes impôts, parce que sinon l’amende est trop dissuasive, donc tu ne fais pas de pseudo philosophie.

    Tu acceptes de financer les marchands d’armes en payant tes impôts.

    Si tu refuses de payer les films, c’est simplement parce que la loi n’est pas assez repressive, la philosophie anti-majors a bon dos.

    Conclusion: il faut plus de flics sur Internet, et des amendes dissuasives.

    Quand il n’y a pas de flics et pas de contraintes, chacun se met à discuter de la loi et à ne pas l’appliquer, la société s’écroûle.

    La police est le fondement de la société, avec la justice et sa rigueur au bout. Dura lex sed lex.

    Les Internautes ne sont pas assez responsables pour se passer de police et de justice repressive.

  105. Chronique du jour says:

    (Je ne voudrais pas vexer Henri, mais personne ne parle de sa mort. On ne parle que de Jackson !)

    (Avec son habituelle mauvaise foi, Henri dira que lui n’est pas encore mort. Piètre excuse.)

  106. @S
    Et dire que je t’ai pris un instant au sérieux avec tes attaques. Tiens si un scenariste copie ta prose pour un film comique demande lui des droits d’auteurs. Les humoristes n’ont souvent besoin que d’observer, nul besoin d’inventer. Le plus drôle c’est souvent la réalité. Ma conjointe me demande parfois pourquoi je rigole autant devant mon écran. Je dois avoir un peu l’air d’un fou. 😆

    Désolé mais quand ca devient si erroné je perds mon sérieux et je rigole.
    Côté raisonnement, trouve toi un adversaire plus à ta taille. Ma morale de chevalier m’empeche de livrer bataille. 😆

    Figure toi que justement j’ai jamais payé mes impots personnels en France. 😆 Juste ceux de mon entreprise. Non je sais c’est pas bien j’ai honte si si je t’assure.

    Au Canada, c’est prelevé à la base alors j’avais pas le choix.
    Et puis les dépenses militaires sont tres modestes sous le gouvernement libéral canadien. Les conservateurs semblent avoir un peu augmenté la facture.

    Mais oui beaucoup “Plus de flics sur internet” ca fera baisser le chômage en France. Et puis le salaire de base est tres raisonnable par rapport au salaire que touche un policier canadien. Policier ou Medecin, c’est bien mieux payé au Canada.

  107. S says:

    “Au Canada, c’est prelevé à la base alors j’avais pas le choix.”

    Bravo.

    Tu es typiquement un irresponsable, qui conduit la société à développer des automatismes qui ne laissent pas le choix aux gens.

    Avec des gens comme toi, la liberté est une erreur, il faut la contrainte.

    Toutes les idées de Thierry sur l’auto-organisation échouent devant la réalité des gens comme toi: il vous faut la contrainte à la source.

  108. @S
    Ah bon maintenant les français ont le choix avec les impots, je savais pas.
    Je vais revenir dans ses conditions là. 😆

    > la liberté est une erreur, il faut la contrainte.

    Voilà tu as tout compris. Vive le repressif et plein de flics partout. Mais si l’état a les moyens, il suffit juste d’augmenter encore les impots. Un peu de solidarité que diable pour nos amis policiers !
    Quoi, comment ils sont improductifs ?
    Je vous trouve bien désobligeant de parler ainsi des forces de l’ordre qui font tout les jours un travail remarquable pour la sécurtité de nos concitoyens.

  109. Henri A says:

    Thierry, dis à Sax qu’il n’a toujours pas compris ce que l’on entend habituellement par auto organisation.
    Contrainte à la source, c’est comme qui dirait les quelques règles de départ ?
    Contrainte à la source, comme l’espace par exemple ?

  110. S says:

    “Vive le repressif et plein de flics partout.”

    Tu rigoles, mais l’explication de l’existence de notre système pyramidal et repressif, c’est justement l’existence de blagueurs je-m’en-foutistes comme toi.

    L’alternative au repressif n’est pas pour demain. Tu donnes envie de voter Sarkozy.

  111. @S
    > L’alternative au repressif n’est pas pour demain.

    Oh quel dommage !
    C’est pas sympa. Tu nous donne de faux espoirs et puis pouff plus rien.

    Dis moi tu serais pas l’Observateur des fois ?
    S c’est l’initial de quoi ?

  112. S says:

    “S c’est l’initial de quoi ?”

    ???????

    ?????

  113. @S
    Ça te va assez bien Satan comme pseudo.
    Eh fais attention, tu t’assoies sur ta pique là. 😀

    @Henri
    Malgré qu’il a parlé cinéma, S n’est pas Axel.
    Je lui ai demandé par MP sur Facebook.

  114. Henri A says:

    Mais si c’est lui. Le skizofrene ; Satanas et Diabolo.
    Pour un demi peau rouge, tu n’as pas de pif !

  115. S says:

    Henri A, tellement à bout d’arguments de fond, qui ne peut plus discuter d’un sujet mais cherche uniquement le ridicule de l’émetteur.

  116. Piratage, Paul et Hadopi says:

    Le témoignage de Paul aura été très instructif. Vraiment.

    Au moment des débats Hadopi, les pirates nous ont sorti la grosse blague, selon laquelle les pirates étaient aussi les plus gros acheteurs de disques, tout allait bien, no souci.

    La réalité de la logique du piratage, c’est le cas de Paul.

    C’est à cela qu’on aboutit, si rien n’est fait:

    le pirate n’achète plus rien, ne paie plus de redevance, ne regarde pas non plus la pub, il consulte uniquement des oeuvres piratées, sans qu’il n’y ait plus la moindre participation économique à la création.

    Le modèle économique de la création est asphyxié et meurt.

    C’est précisément face à cette logique aboutie du piratage, incarnée ici par Paul, qui est une réalité et n’a rien d’un fantasme, que les créateurs réagissent, pour dire : STOP.

    Ce pirate, incarné ici par Paul, ne réagit à aucun argumentaire, il n’a pas mauvaise conscience, il prend prétexte des gains des Majors pour ne rien payer.

    Quand il en a la possibilité, il ne paie pas ses impôts non plus.

    La seule chose qui marche avec lui, c’est la contrainte de la loi: quand il n’a pas le choix.

    Face aux tartuferies des pirates, on voit que la repression est le seul horizon pour défendre le modèle économique de la création culturelle.

    La liberté du renard dans le poulailler n’est pas un modèle de civilisation.

    La liberté suppose la responsabilité, la loi en arrière-plan, et son application.

  117. @Satan & co
    “Tres instrustif”
    J’aimerai bien pouvoir en dire autant de ta prose. Je suis representatif que de moi-même. Concernant la musique, j’en écoute plus que ce ce soit les CD du commerce ou les fichiers mp3.

    Je dois encors prendre des cours de sabre et j’ai un peu le mal de mer mais je suis pret à relerver le défi. Un clown blanc qui s’ignore je vous dis. 😆

    Tu oublies que ce “pirate” parle surtout sur son blog de films qui sont asphyxiés par les blockbusters US. Ces produits sont qualibrés comme des produits de divertissement et véhicule toujours la même culture mais traduite dans différents langues. Tu tombes mal avec moi.

    Je contribue assez de mon temps pour parler de ces films là. A ma connaissance je suis pour l’instant l’unique francophone a parler autant de comédie italienne ancienne et actuelle. Indique moi un autre site. Beaucoup de ses films sont en VO et jamais distribué a l’étranger. J’ai commencé au départ avec ces films introuvables autrement et puis j’ai prolongé aux films plus récents.

  118. S says:

    Tu devrais savoir que la belle comédie italienne est morte, parce que les pouvoirs publics italiens n’ont pas su protéger les conditions de sa création, justement face à l’instinct de facilité du public qui le menait aux films US.

    Ils ont laissé faire sa mise à mort.

    Aujourd’hui, le monde culturel ne veut pas subir le sort de la comédie italienne. Il tient à la protection de ses conditions de création. D’où la lutte contre le piratage, prolongement de la politique culturelle à la française, qui a sauvé le cinéma français, en allant contre le goût du public pour la facilité.

    “Je suis representatif que de moi-même”

    Pas du tout, je connais des tas d’exemples comme toi.
    Il y aura du monde au poteau d’exécution 🙂

    C’est la logique aboutie du piratage toléré, il n’y en a pas d’autre.

    Pourquoi payer quand c’est gratuit et impuni ?

    Les pirates nous ont sorti un baratin, consistant à dire qu’ils continuaient à payer ce qu’ils aimaient, que le piratage était simplement en plus, sans conséquence économique pour la création.

    En réalité, de plus en plus, on aboutit à ta situation : plus un sou ne finance la création.

    L’économie culturelle survit aujourd’hui, parce que tout le monde ne fait pas encore comme toi, mais on y vient, à grande vitesse, si les créateurs ne réagissent pas contre ce pillage organisé.

    Si tu fais connaître des films, mais que le public les vole comme toi, on n’a toujours pas de financement.

    La promotion doit mener à un acte marchand quelque part, sinon c’est juste une incitation au vol.

  119. L'observateur says:

    Rappelons que Paul de montréal et S. ont, à la base, les mêmes idées politiques en commun (une réduction de l’état au rôle de gendarme). Qu’ils se sont entendus “tacitement”, l’un, d’un côté de la frontière pour jouer le prétexte à la concrêtisation de l’état gendarme, et l’autre, de l’autre côté de cette frontière pour le prendre, ce prétexte.

    Si l’on proposait à l’un de devenir flic international pour arrêter l’autre, nous aurions très longtemps à attendre avant qu’un quelconque résultat soit obtenu dans ce sens. Car tous deux ne souhaitent que devenir propriétaires d’une ressource, défendue par d’autres qu’eux, qui leur assure une fortune conséquente. Ce qui cadre très mal avec la fonction de policier dont ils se fichent éperdument tant que cette derniere protège leur capital.

    Tout ce qui est à retenir, c’est que les deux n’ont absolument pas intérêt à voir les frontières tomber. Car cela les mettrait face à leur responsabilité individuelle respective, qui est de ne pas envoyer ou employer d’autres personnes qu’elles-mêmes dans les faux conflits qu’ils veulent créer pour toujours attirer l’attention ailleurs. Car l’un (S. sous un autre pseudo) a admis que rien d’important ne se disait en commentaire, et l’autre (Paul de montréal) qu’une frontière permettant l’annexion des ressources par la guerre, était préférable à une meilleure gestion planétaire de ces dernières.

    Comme d’habitude, l’affaire est entendue en toute conscience…Il ne faudra prendre parti ni pour l’un, ni pour l’autre puisque cela revient au même. L’annexion de la liberté individuelle de choisir ses distributeurs, pour l’un (S.), et pour l’autre, l’annexion de la liberté individuelle de choisir ses consommateurs (Paul). Soit une répression individuelle sur l’acte de créer ET sur celui de consommer.

    Le piège est vieux comme le monde, celui d’une spécialisation des êtres humains à outrance derrière des frontières pour uniquement en profiter par un quelconque passe droit. L’un pour récupérer son cheptel de consommateurs, et l’autre pour récupérer son cheptel de créateurs. La seule chose qui les motive c’est qu’il n’y ait aucune entente entre consommateurs et créateurs, car ce serait la perte de leurs ressources respectives: notre travail à tous, à leur place.

  120. S says:

    @ L’observateur

    L’analyse n’est pas sans intérêt, mais comme d’habitude elle ne débouche sur aucune alternative.

    “entente entre consommateurs et créateurs”

    revient à la pensée Bisounours: “si tous les gens de bonne volonté se donnaient la main”,

    ou, version Thierry-Chardin : “Rien dans l’univers ne saurait résister à un nombre suffisamment grand d’intelligences groupées et organisées”

    Quand on sort ce type de phrases on n’avance pas d’un pas, puisque toute l’histoire de l’humanité est justement celle de la résistance psychologique et sociale à ce type d’union utopique.

    L’univers est un affrontement d’intelligence groupées et organisées, qui prennent la forme de clans, de lobbys, etc.

    Chardin avait l’excuse de croire en Dieu, ce qui lui permettait de rêver à un miracle unifiant les hommes par-delà les divisions.

    Thierry n’a aucune excuse en rêvant à un monde fraternel et responsable. A force de ne plus écouter l’actualité, on se déconnecte complètement de la réalité de l’homme. Le monde sans policiers ça ne marche pas. Ou du moins ça ne profite qu’aux oppresseurs, sans garantir la liberté de tous. “C’est la loi qui libère…”

  121. L'Observateur says:

    Oui, ben vu d’ici, l’alternative est au contraire très claire. D’un côté on a Snowtiger, qui, on l’a dernièrement appris, avec 18 serveurs (!) n’a jamais eu l’intention d’une quelconque mise en place de la libération des ondes pour permettre à chacun, artistes comme consommateurs, d’accéder à une diffusion totale de l’expression individuelle.
    Et de l’autre des gens, qui avec une centaine de blogs politiques, et la maîtrise de plateformes propriétaires n’ont jamais cherché à faire connaître, ni à libérer les connaissances des internautes en ce sens.

    ” L’univers est un affrontement d’intelligence groupées et organisées, ” :
    En réalité, tous ces gens semblent avoir une idée bien précise de qu’ils veulent faire de l’univers. Sans avoir la moindre idée de ce que celui-ci peut offrir à tous, sans réellement chercher à donner la moindre once d’expression libre à quelque parcelle de celui-ci.

    Qu’on commence déjà à règler ce type de problème avant de s’installer sur la Lune, sur Mars, ou….Sur internet !

    Si la loi n’a aucune ambition, ni aucune audace de cette nature, elle sera toujours condamnée à être réfutée. Car chacun des deux camps a encore moins d’excuse que Thierry.
    Selon toi, il faudrait s’excuser de rêver. Et bien je ne parle même pas de ce qu’il faudrait faire pour s’exprimer, dans le monde qui te satisfait tant.

  122. Ayez les chiffres en tête (Lénine) says:

    “Selon toi, il faudrait s’excuser de rêver.”

    Ce n’est pas cela la question.

    Il ne faut simplement pas se moquer des gens, en confondant rêves et solutions.

    Les artistes qui sont à la recherche de modèles économiques pour construire des oeuvres, veulent construire des oeuvres. Ils ne veulent pas remettre à la Saint GlinGlin la construction de ces oeuvres, le temps que le Web ouvre la voie à d’hypothétiques nouveaux modèles économiques.

    “permettre à chacun, artistes comme consommateurs, d’accéder à une diffusion totale de l’expression individuelle”

    Cela existe déjà: MYSPACE

    MySpace permet la diffusion libre et la rencontre directe entre les artistes et le public.

    Ce système d’échanges libres ne débouche sur aucun modèle économique, et ne permet pas de construire des oeuvres à budget important.

    On cite un cas de financement réussi par an, alors que notre “vieux” système avec sociétés de productions classiques et copyright permet chaque semaine de financer 10 à 15 films de plusieurs millions d’euro.

    Vous n’avez toujours pas compris que l’échange libre ne donne aucune clef pour financer un film.

    Vous restez sur votre idéal de liberté, et vous négligez que pour créer un film même à petit budget il faut un modèle économique.
    Vos alternatives économiques ne marchent pas.

    Ce qu’on vous demande, c’est un modèle économique, et pas le seul échange qui ne permet pas la création.

    COZOP a échoué lamentablement à fournir un revenu économique aux créateurs de contenu, alors que c’était sa promesse justifiant sa création.
    Ce modèle de gratuité ne marche pas.

  123. I says:

    Imaginons une bande de pirates dévalisant les boulangeries, et disant aux boulangers:

    “à vous d’inventer un autre modèle économique, nous maintenant on se sert gratuitement, on ne paye plus, mais continuez à faire des pains au chocolat gratuitement, on adore ça et on veut tous les matins”.

    Si vous n’avez pas de modèle économique viable à leur proposer, laissez les créateurs défendre leur modèle économique actuel, qui fonctionne, en combattant le piratage.

    Si le combat contre le piratage doit passer par une filtration du Net, il passera par une filtration du Net. La défense s’adapte aux armes des combattants.

    Quand on a un système fondé sur le droit d’auteur, qui marche, qui est efficace pour financer la création, on ne l’abandonne pas, juste pour le plaisir de pirates qui ont décidé que c’était avantageux pour eux de ne plus payer, en toute impunité.

  124. L’obsvervateur,
    Son côté accusateur et ses conclusions hatives m’ont fait pensé un instant à toi. Je conçois que tu prennes cela pour une calomnie comme me comparer à ce genre de personnage.

    J’ai pas répondu au dernier message de S pour éviter ce spam continue qui dure … mais c’est pas l’envie qui me manquait de lui mettre profond son poteau dans le cul et lui faire ressortir tout ses organes par la bouche. 😀
    Est ce assez clair ?

    J’ai juste ironiser mais c’est même pas nécessaire c’est déjà une caricature.

    Parlez donc en votre nom et arretez d’interpreter de travers les propos des autres.

    @S atan
    > l’instinct de facilité du public qui le menait aux films US.
    > en allant contre le goût du public pour la facilité.

    😆
    La contrainte même au cinéma.
    Qu’est ce qu’ils nous emmerdent tous ces intello cul sérrés et peine à jouir.

    Va au diable maintenent, on a assez rigolé comme cela avec tes sophismes et autres bétises de singe savant. J’ai pas le temps ni le gout de tout mettre à terre.

  125. L'observateur says:

    C’est pas à moi qu’il faut dire tout ça, va plutôt le dire à ceux de Snowtiger qui ont essayé en amateurs ton modèle “économique” sur internet, en demandant à leur cercle privé de payer leurs serveurs pour un accès à des oeuvres dont ils n’étaient même pas les auteurs. Car apparemmment c’est nettement plus proche de ton “modèle” d’économie que l’expérience que j’essaye de mettre au point avec mes propres créations.

    Imaginons une bande de “protecteurs” qui imposent leur racket en disant aux habitants:
    ” à vous de nous inventer un nouveau débouché et de payer notre protection, nous maintenant on vous force à considérer vos voisins comme des ennemis et on va vous verrouiller chez vous le temps qu’on fasse notre petite guerre dans vos rues et vos jardins personnels, on n’a plus de place pour le faire chez nous alors on va le faire chez vous…on va faire pousser nos ronces dans vos jardins pour vous empêcher d’avoir des fleurs par vos propres moyens”

    Si tu n’as pas de modèle de liberté viable à proposer aux internautes, appliques ton modèle “économique” là où il fonctionnait pour le mieux selon toi, c-à-d en dehors d’internet, où en reprenant les structures de Snowtiger qui sont proches de ce qui se fait dans l’industrie, à une échelle différente.

    Perso je ne tiens pas à aider celui qui va m’envahir et rendre payant l’accès à mon jardin parce que selon lui TOUS les habitants sont coupables de fuir un manque d’économie ou plutôt une déséconomie qui les ruine pour quasiment du délayage qui laisse les gens dans l’ignorance de ce qui existe de bien depuis une bonne dizaine d’années déjà (le temps passe vite).
    Essayes de voir dans le jardin des autres, eux ils vont peut être accepter ça.
    Va savoir. Mais tu touches pas au mien. Point barre.

  126. S says:

    “J’ai pas le temps ni le gout de tout mettre à terre.”

    Arrête avec tes leçons.

    T’es qu’un petit merdeux qui vole le travail d’autrui alors que tu aurais les moyens de le payer.

    Tu mériterais qu’on débarque chez toi et qu’on saccage ta propriété en te laissant tout nu.

  127. L'Observateur says:

    Heu… mon com précédent répondait à S.

  128. S says:

    “appliques ton modèle “économique” là où il fonctionnait pour le mieux selon toi, c-à-d en dehors d’internet”

    Dis à tes amis d’Internet de ne pas voler ce qui n’a pas été produit par Internet, dans ce cas.

    On ne demande rien d’autre.

    Personne vous empêche de créer et de distribuer gratuitement vos créations.

    On vous demande juste de ne pas distribuer gratuitement ce qui n’a pas été produit par votre économie.

    En le diffusant sur Internet sans payer de droits, vous détruisez le secteur économique de production de ces créations.

    C’est du vampirisme.

    Tu m’appelles à ne pas empiéter le territoire d’Internet avec mes concepts de la vieille économie, mais ce n’est valable que si Internet ne vampirise pas ce qu’il n’a pas créé.

  129. Cohérence says:

    Soyez cohérents, et prenez gratuitement ce que crée votre économie gratuite.

    Point barre.

    Ne prenez pas gratuitement ce que crée cette industrie culturelle que vous détestez tant.

  130. L'observateur says:

    “Dis à tes amis d’Internet de ne pas voler…” : Je n’ai pas besoin de le faire, car mes amis ont comme moi, marre de toutes vos pubs.
    Par contre, tu diras aux tiens de ne pas employer l’arme nucléaire sur l’ensemble d’internet s’ils veulent y poursuivre ceux qui les imitent.

  131. S says:

    “ne pas employer l’arme nucléaire sur l’ensemble d’internet”

    On y va, malheureusement.

    Vous devez comprendre que la sauvegarde de votre modèle libre repose sur la condamnation du piratage.

    Ta position est parfaitement respectable, quand tu dis :

    “les produits de l’industrie culturelle ne m’intéressent pas, je ne les recherche pas, et je cherche sur Internet ce que ce nouveau monde produit”.

    Si tout le monde raisonne ainsi, il n’y a plus de problème de piratage.

    On vous demande juste de ne pas parler de “droit au partage gratuit”, avec un contenu qui n’est pas libre de droits.

    Il y a suffisamment de contenu libre de droits: le patrimoine mondial, les nouvelles créations sous licence libre: échangez ce contenu, et condamnez ceux qui échangent un contenu qui n’est pas libre de droits.

    Le “réseau des pirates” de Voisin and Co était une déclaration de guerre.

    L’arme nucléaire ne sera pas nécessaire si le nombre de pirates se réduit.

  132. L'observateur says:

    ” Ta position est parfaitement respectable” : Ben faudrait effectivement commencer à la respecter, en évitant de faire des comparaisons avec les “pirates” qui font exactement comme tous ceux de l’industrie qui se sont gavés sur Jackson pour laisser sa dépouille dans la paille. Ou en balançant les chiffres d’une vieille industrie de quelques siècles déjà, qui a pris, mais alors là, tout son temps pour créer quelque chose, pour encore la comparer avec des expériences nettement plus récentes qui commencent à peine à naître.

    Alors, peut-être y aura-t-il plus de gens qui raisonneront ainsi.

  133. S says:

    “en évitant de faire des comparaisons avec les “pirates” qui font exactement comme tous ceux de l’industrie qui se sont gavés sur Jackson pour laisser sa dépouille dans la paille”

    Je suis d’accord.

    Ce qui engendre l’amalgame, c’est que vous ne condamnez pas assez souvent ces pirates, justement.

    Quand on parle du piratage, vous partez bille en tête contre l’industrie, les majors, les artistes radins, etc.

    Vous condamnez toute forme de répression.

    Ce qui vous place de fait dans une sorte de solidarité avec les pirates, qui restent impunis et prospèrent.

    Et les artistes se sentent humiliés de devoir défendre leur simple droit à exister économiquement.

    __

    Il est important de rappeler que le monde du libre est très attaché au respect des licences: une licence libre, ce n’est pas l’autorisation de faire n’importe quoi, il y a des règles, et le monde du libre demande le respect très ferme de ces règles, même quand l’enjeu n’est pas financier, mais se rapproche du droit moral.

    Il est impératif que les grands acteurs d’Internet, dans le même sens, appellent au respect des licences non libres.

    On peut encourager le modèle des licences libres, mais on doit respecter les licences non libres.

    Au lieu d’avoir un seul modèle de gratuité sur Internet, on pourra alors avoir plusieurs secteurs: un secteur sous copyright pour l’industrie, un secteur sous licence libre pour la création expérimentale et l’échange gratuit, etc.

    Il y aura toujours des pirates, mais s’ils sont minoritaires ils ne menacent pas l’économie de l’industrie.
    On cherche juste à éviter que le piratage devienne banal et toléré, moralement et légalement.
    Le comportement de Paul ne doit pas se généraliser.

    Reste à trouver les outils permettant le respect des règles. Il est rare qu’une société respecte des règles, uniquement par la force morale, sans aucun outil répressif.

  134. L'observateur says:

    ” Ce qui engendre l’amalgame, c’est que vous ne condamnez pas assez souvent ces pirates, justement. ” :
    Je ne suis déjà pas d’accord avec les gens de votre industrie qui prennent les idées des autres sans jamais parler de qui ça vient, c’est pas en plus pour nettoyer après votre passage une fois que vous avez fait miroiter les gains mirobolants.
    C’est pas moi qui met des logiciels libres de droit dans les appareils électroniques sans permettre aux gens de faire fonctionner les modifications que la licence leur permettait d’apporter au code.

    C’est pas moi qui appâte les gens avec une fausse gratuité pour ensuite les forcer à faire héberger leur contenu, sur des serveurs distants qui peuvent être vandalisés, par des logiciels propriétaires qui ne sont pas compatibles avec leurs sites ou qui n’acceptent pas tel ou tel format.

    C’est pas moi qui dit aux gens, à grand renfort de pub, qu’avec mes produits ils auront une vie extraodinaire.

    C’est pas moi qui fait de la Tivoisation et qui tente de substituer une culture payante à leur communication pour forcer les gens à ne plus avoir d’autres relations que des relations bancaires.

    Si tu me dis que vous faites quelque chose pour que ça aussi ça change, je serai d’accord avec toi, parce que là ça vaut la peine qu’on se bouge.
    Mais d’un autre côté tu me dis avoir déjà accepté la gangraine impunie de l’industrie. Tu me demande de faire un effort que toi même tu n’es pas prêt de fournir en équivalence. Avoue qu’il y a tout de même de quoi se poser des questions…

  135. S says:

    La lutte contre l’industrie dans ce qu’elle a de pire, a lieu constamment au sein du monde artistique.

    Les artistes font pression pour maintenir les quotas de création artistique, contre la tentation des chaînes de ne produire que le plus rentable.

    Canal+, dont le modèle économique reposait sur le porno et le foot avec péage payant, était forcé par l’Etat de financer aussi des films d’auteurs.

    Il y a en permanence des contraintes imposées aux productions.

    Les films à succès financent les petits films.

    Le prix unique du livre a été imposé contre l’intérêt des grands distributeurs.

    La résistance à la marchandisation de la culture est constante.

    Après, le détail des opérations marketing échappe au domaine de compétence de la plupart des artistes.

    Mais ne crois pas que l’industrie ne soit jamais prise à partie par les artistes.

  136. 22 says:

    @ Paul de Montréal St Urbain 3475

    Mettez des sous de côté, vous serez bientôt condamné à 30 000 euro d’amende.

    “Un retraité a été condamné jeudi à deux mois de prison avec sursis et 33 000 euros d’amende pour téléchargement illégal d’oeuvres soumises au droit d’auteur”.

    La police va bientôt boucler St Urbain 3475 pour passer les menottes à Paul.

  137. S says:

    Milos Forman soutient Hadopi:

    « les pirates se voient comme des Robins des bois modernes, volant aux riches pour donner aux pauvres. En réalité ils volent à des milliers et milliers de gens lambda, souvent pauvres, tout autour du monde »

    Milos Forman

  138. Merci, Monsieur Crouzet, pour cet article intéressant et motivant. Si vous permettez, j’aimerais y apporter 2 contributions:

    – un lien sur un texte de 2 pages qui illustre de manière particulièrement efficace l’importance du travail sur soi pour qui espère/souhaite changer le monde: http://zone-7.net/vouloir_refaire_le_monde/index.html. Ce texte m’a enrichi et inspiré !
    – un lien sur une courte interview de Bertrand Méheust dans laquelle il explique pourquoi, selon lui, notre système néo-libéral n’est pas capable de prendre les décisions qui nous permettraient d’éviter l’effondrement. Plutôt que de catastrophisme, je parlerais de lucidité: http://plusconscient.net/fin-de-la-civilisation/58-francais/134-bertrand-meheust-trop-tard-pour-sauver-la-planete-

    Amitié,
    Jean-Pierre

  139. J says:

    Je suis tombé là dessus ce matin dans mes rss, et j’ai pensé à toi thierry, pour qui même si je te “maltraite” et bouscule un peu, j’ai une réelle sympathie.

    “A key idea in collective robotics is that the individual robots can be relatively simple and unsophisticated, but you can still get a complex, intelligent result out of the whole group. The ability to function without complex central control is really desirable in an artificial system and the idea that limitations at the individual level can actually help at the group level is potentially very useful.”
    Stephen Pratt – Arizona State University

    J’ai pensé à toi notamment car “the idea that limitations at the individual level can actually help at the group level” est …

  140. 😉 J’en suis exactement là dans mon livre.

  141. J says:

    Fais gaffe à pas te laisser aller à tes petits travers 🙂
    Théorie -> Dogme par sous estimation de certaines contraintes bien réelles (humaines & sociales) et de leurs effets pervers

  142. PowerCorp says:

    “Paul Desmarais a investit même en France”

    Paul Desmarais plus rentable que Warren Buffett.

    ‘Paul Desmarais et Power Corporation (POW) ont battu Warren Buffett, selon les données compilées par Bloomberg.

    Les investisseurs qui ont préféré miser sur Power Corporation de 1993 à 2008 ont gagné un peu plus que ceux qui ont choisi Berkshire Hathaway (BRK.A), l’empire du financier Warren Buffett.

    Le rendement annuel moyen de Power, incluant les bénéfices réinvestis, a atteint 14,5% pour cette période. Berkshire, qui ne paie aucun dividende, a obtenu un rendement moyen de 14,1%.

    Dans son article, Bloomberg brosse le portrait du milliardaire canadien, décrivant son domaine de Sagard, de la taille de l’île de Manhattan.

    Paul Desmarais, y a accueilli le président français Nicolas Sarkozy. George H.W. Bush et Bill Clinton y ont joué au golf.

    Des visiteurs y arrivent en hélicoptère. Le roi d’Espagne, King Juan Carlos, et des vedettes de la LNH y ont mis les pieds. Le Cirque du Soleil a aussi offert des prestations sur cette propriété privée de 15 000 acres (6070 hectares).

    En 2008, Paul Desmarais était le 8e plus riche Canadien, avec une fortune estimée à 4,1 G$, selon le magazine Canadian Business. En 2007, il occupait le 4e rang.

    Ce recul s’explique en partie par la baisse de valeur des actions de Power Corporation qui ont chuté de 44%. Les profits de la société ont reculé de 41% en 2008 pour s’établir à 868 M$. Le bénéfice de Power n’avait pas été aussi bas depuis 2002.

    L’article relate les points saillants de la vie de l’homme aujourd’hui âgé de 82 ans. Ses débuts, sa famille, la relève et l’influence qu’il a eu sur certains des plus grands décideurs de la planète.’

    http://argent.canoe.ca/lca/affaires/canada/archives/2009/07/20090730-105950.html

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