Voir à l’œuvre notre imagination me fait toujours du bien (via la_ligne).

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2 comments

  1. Rodolphe says:

    RT @tweetmeme Quelle imagination ! | Le peuple des connecteurs – le cinquième pouvoir http://cli.gs/evgdr

  2. Histoire de Bana~Bana says:

    Pour jeter un éclairage sur cette vidéo et pour ceux qui ne connaissaient pas le phénomène mis en lumière ici, voici un bout d’histoire traditionnelle :

    Dans certaines zones d’afriques, à l’époque où les compagnies de chemin de fer n’avaient pas la possibilité de renouveler le matériel de transport, étaient mis en circulation des trains qui avançaient assez lentement, en fonction du terrain.

    A ces époques, la règle n’était pas de s’arrêter uniquement aux stations, mais là où les points d’accès au rail, pour les différentes régions traversées, étaient les plus proches des lieux de production.

    Ainsi s’organisait tout un commerce d’échanges de produits entre les régions, tout au long du parcours du train. Echange qui ne dérangeait aucun voyageur, et qui apportait à certaines régions autrement isolées, l’un des moyens les plus efficaces pour s’approvisionner en variété.

    Certains des gouvernements locaux qui avaient financé et mis en place la voie de chemin de fer dans une optique qu’ils voulaient plus ressemblante à celle des pays industrialisés, mirent le hola bien plus tard. (les fréquents ralentissements liés aux anciennes motrices ne leurs semblaient pas vraiment rentables pour l’économie touristique)

    Tellement tard, que, comme dans la vidéo, les marchés s’étaient déjà organisés aux proximités, voire, à l’intérieur même des stations. Tant et si bien, que toute l’économie qui était en majeure partie agricole, finissait par prospérer grâce à ce que les autorités considéraient comme un détournement du service ferroviaire.
    Tout fut fait pour chasser et déplacer ailleurs (sans aucun discernement, ni aucune réflexion concertée avec la population) les marchés traditionnels qui s’étaient formés.

    Ceux qui allaient de gare en gare pour proposer leurs bras et services contre des produits pour leur familles et leurs villages et qui dormaient quasiment sur place pour être sûrs d’obtenir, dés la reprise horaire du marché, un boulot, furent bien souvent assimilés à des vagabons ou des voleurs, afin que les autorités obtiennent des moyens légaux d’influencer l’éducation de la population, de défaire le tissu traditionnel qui s’était formé autour de la diffusion des produits agricoles sur la voie de chemin de fer.

    La modernisation ultérieure, mal pensée, du train, qui devait pourtant améliorer l’économie locale, a fini par isoler, à nouveau, les régions qui en bénéficiaient. Tout ce qui était bénéficitaire sans que cela fut attribué à l’intelligence d’une décision politique, fut systématiquement effacé.

    Mais la rigueur des répressions augmenta jusqu’à compter le nombre de mètres qui séparait tout marché des stations de chemin de fer. Et ce, dans certaines régions, même pour les marchés dont l’emplacement s’était formé, bien avant la voie de chemin de fer.

    En fait deux concepts économiques liés au chemin de fer s’étaient affrontés. L’une née de l’auto organisation locale, et l’autre, calquée et recopiée sur la politique de transport de nos pays industrialisés.

    Tout parisien vous dira que les bana bana sont les vendeurs de gadgets qu’on trouve éparpillés aux pieds des monuments touristiques, comme la tour Eiffel. En fait, les bana bana étaient des passagers, chargés de victuailles, qui assuraient les échanges entre les villages de différentes régions traversées par la voie de chemin de fer à une époque où les politiques cherchaient une fonction au train.

    Il est intéressant d’observer qu’une partie d’internet fait l’objet du même affrontement de concepts, mais de manière inverse.

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