Première conf sur le superorganisme

C’était à Genève le 18 juin dernier. J’ai esquissé le sujet de mon prochain livre. De son côté, Quitterie Delmas a parlé de son parcours et de ce qui l’occupait aujourd’hui, Les Grappes que nous tentons d’organiser, espèce de cellules du superorganisme qui vise à mettre en place des méthodes de gouvernance par la base.

Découvrez toutes les vidéo de la journée. Je vous conseille notamment Xavier Comptesse et Elmar Mok, l’inventeur de la Swatch.

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40 comments

  1. Lambda says:

    A propos du tableau du chancelier Rolin, Van Eyck était le peintre favori de Hegel, dont les livres sont déjà une tentative de concevoir la société comme un superorganisme logique et complexe, hyper-connecté.

    Mais on est là dans un monde d’hyper-spécialistes, qui justement arrivent à cette excellence par l’hyper-spécialisation et le travail.

    On est là dans une sorte d’élitisme organiciste.

    Tout le drame d’Internet, c’est quand, par démagogie anti-élites, on pratique le culte de l’amateur et le mépris de la hiérarchie des valeurs, du travail et des talents.

    La magie de Van Eyck, c’est qu’il est tout sauf un amateur. C’est le monde des maîtres, avec le culte du travail et de la perfection.

  2. Tu crois que je bosse pas !

  3. Henri A says:

    Ça me rappelle des choses tout ça…

  4. Lambda says:

    Ta volonté de changer le monde te conduit à des approximations qui frisent le charlatanisme plus que le culte de l’excellence et de la minutie à la Van Eyck.

    Parce que tu es pressé.

    Au fond, peut-être que l’excellence est liée à une vision du monde où l’on n’est pas pressé, où l’on ne veut pas changer le monde autrement que par l’art; où l’on vit dans une sorte d’éternité structurelle:

    – le monde religieux, les systèmes monarchiques (l’art religieux, l’art de Cour, Racine, Van Eyck, Bresson…)

    – les anarchistes qui ne croient à aucune révolution, qui ne sont pas militants, pour qui le monde est éternellement foutu (Céline, Léo Ferré, Flaubert…)

    – ceux pour qui l’avenir est derrière eux (Proust, Visconti…)

    Les artistes qui ont voulu changer le monde étaient trop pressés, et ont laissé peu d’oeuvres excellentes.

    Pour être vrai, il ne faut pas attendre un changement rapide du monde. Quand on attend un changement rapide, on devient propagandiste/publicitaire, on n’est plus artiste,

    on ne fait plus du Van Eyck, on n’a plus le temps du détail minutieux et de la profondeur.

  5. Comme d’habitude tu renvoies en touche. Je t’ai demandé si je travaillais ou pas ? Si tous les gens qui font le web travaillent ou pas ? Tu donnes l’impression que tu es le seul à bosser. Que tous les autres sont des feignants par rapport aux artistes. J’en connais qui bossent, d’autres non… Internet ne change rien à ça. Dans l’art et ailleurs.

    Quant à la minutie… elle n’est qu’une forme possible de pratique. J’aime Van Eyck comme j’aime Picasso.

  6. Excellent je fais suivre dans la foulée 🙂

    Bises 😉

  7. Lambda says:

    “Je t’ai demandé si je travaillais ou pas ?”

    Au départ je ne parlais pas de toi. Je notais juste le perfectionnisme de Van Eyck.

    Et à mon sens le vrai débat ce n’est pas “pyramides” ou “réseaux”, mais “sens du travail bien fait” ou “arnaque”.

    Van Eyck c’est du travail bien fait.

    Sur le Net on trouve aussi du travail bien fait dans certains domaines. (Wikipedia reste pas si mal que ça).

    Mais aussi toutes sortes d’arnaques opportunistes, qu’il faut dénoncer même quand elles sont “du camp des réseaux” contre “le camp des pyramides”.

    Historiquement je me suis séparé de votre groupe, le jour où il n’a plus été possible de critiquer un travail mal fait, sous prétexte qu’une amie et membre du réseau en était l’auteur.

    Je ne me suis plus reconnu dans “le camp des réseaux”.

    Je suis du camp des perfectionnistes, et de plus en plus j’ai trouvé que le Web s’éloignait du perfectionnisme, pour diverses raisons (opportunisme, refus de l’élitisme, manque de modèle économique permettant un travail bien fait, conséquence de la “culture de la gratuité”, etc.)

    Pour moi le bon slogan ce n’est pas “Vive les réseaux !” ou “A bas les pyramides !”, mais : “Vive le travail bien fait !” et “A bas les arnaques marketing !”

    “TF1” ou le “Six35” c’est pour moi la même merde reposant sur du marketing outrancier.
    Quand on critique l’un en absolvant l’autre je me pose des questions sur “où mène le nouveau chemin”…

    Idem pour la communicante sans culture du Modem, qu’on transforme en Speakerine du nouveau monde, comme TF1 nous collait des blondes pour présenter le programme.

    Je veux entendre des auteurs et pas des speakerines.

    Mon ennemi c’est le marketing à contenu vide, et il y a tellement de gens du marketing sur le Net qu’on est mal barré.

    Van Eyck c’est l’anti-marketing. On lui commande la peinture d’un chancelier, et il passe un temps fou à des détails qui ne sont pas nécessaires à la commande, mais parce qu’il a la passion de la perfection et de la complexité.

    Réseaux ou pyramides, on doit louer le travail bien fait, et condamner les arnaques.

  8. Tu crois que je ne loue pas le travail bien fait? J’ai passé 9 ans sur Ératosthène et ce livre n’existe toujours pas. J’écris toujours beaucoup plus que je ne publie dans mes livres. Et je ne suis pas le seul à faire ça aujourd’hui. Van Eyxk passe une éternité à peindre les détails parce que c’est ça qui était sans doute le plus important pour lui, au-delà de la commande. C’est mon interprétation. Je fais pareil avec Ératosthène et bien d’autres choses.

    La culture des masses est une grosse connerie. Mais non le fait qu’il y a du génie un peu partout. C’est pour ça que des cocréations comme Wikipedia peuvent émerger.

    Pourquoi tu crois que je lis peu les blogs ou la presse d’ailleurs? Parce que le temps réel, le vite lâché, sans approfondir m’intéresse peu. C’est pourquoi je crois encore aux textes longs.

    N’empêche certains chefs-d’œuvre ont été produits très vite… mais en général après beaucoup d’entraînement. Dans Outliers, Gladwell explique qu’il faut au moins 10 000 heures d’entraînement avant de maîtriser un domaine. Flaubert disait pas autre chose. J’ai fais mes 10 000 heures et je continue. Ceux qui ne les feront pas resteront des amateurs. Mais des amateurs peuvent se rejoindre de temps en temps et nourrir ceux qui ont fait les 10 000 heures. Rien n’est inutile. Chacun sa vie. Ensemble on peut construire des trucs que seuls on ne pouvait pas construire. Les amateurs peuvent nous apporter beaucoup et c’est pour eux que nous travaillons.

    Dans Eratosthène:
    “Ératosthène n’avait aucune envie de cautionner cette superficialité. Bérénice en faisait une arme de pouvoir. Selon elle, les riches marchands qui peuplaient Alexandrie n’avaient pas de culture. Il fallait les épater par des manifestations grossières. Plus ils avaient du succès dans leurs affaires, plus leurs goûts étaient médiocres. Pendant qu’ils avaient amassé leur fortune, ils n’avaient pas cultivé leur esprit. Ce champ laissé en friche n’était pas à même d’apprécier les subtilités.”

  9. Iza says:

    Tiens, pour une fois, et bien qu’excedée par le démarrage “couplet anti-élites ….”, je trouve ton recadrage pas mal du tout.

    sauf que tu dis “Et à mon sens le vrai débat ce n’est pas “pyramides” ou “réseaux”, mais “sens du travail bien fait” ou “arnaque”.”

    Il n’y a pas à mon avis un “vrai” et un “faux”, mais il est parfait de préciser de quoi tu parles. Ce sont deux angles.

    Inutile de préciser que je ne me sens absolument pas dans “l’autre camp”, et je persiste à préciser qu’il me semble que ce n’est le cas de personne ici…. mais nous en avons parlé cent fois.

  10. Lambda says:

    “Tu crois que je ne loue pas le travail bien fait?”

    Si je suis ici, c’est parce que je suis d’accord avec une partie de ta démarche / pensée, etc.

    Je ne commente pas chez versac, ni chez embruns qui a du style mais dont la pensée ne m’intéresse pas. (La pensée d’embruns se résume – dans ce qu’il en montre – à une ironie noire et goguenarde appliquée à tout, ce qui en fait un parfait styliste mais limité. Sans la force imaginative d’un Céline, dans un registre proche.)

    Disons que tu es parfois contaminé par un milieu marketing qui te pousse à la simplification pour “avancer”, et c’est en général cela que je critique ici.

    Ce qui m’emmerde le plus c’est ton idée : “je vais avoir le Nobel avec la théorie des réseaux”, car ça te pousse à être démonstratif et à chercher à avoir raison avec une théorie nouvelle. A ne pas être patient quand on y oppose un grain de sable.

    Par moment tu es plus à la recherche d’une théorie nouvelle que tu pourrais signer de ton nom, que simplement d’un travail bien fait qui serait moins remarqué.

    Comme il n’est pas si simple de créer une nouvelle théorie, ça passe souvent par un brin de poudre de perlimpinpin ou de méthode Coué 🙂

    Personnellement je préférerais que tu restes sur le registre du conteur d’histoires, plutôt que de vouloir tout unifier dans une théorie des réseaux ou du superorganisme etc.

    Car tu es un bon conteur d’histoires : curieux, observateur, à l’écoute;
    mais tu n’es pas un bon théoricien, car trop radical et trop pressé de sortir des sentiers communs, la théorie devient bancale et promet plus qu’elle ne tient.

  11. phyrezo says:

    Sympa d’avoir laissé Quitterie aussi.

    C’est vrai qu’Internet c’est aussi la tribune laissée aux amateurs, et souvant les amateurs soignent beaucoup moins leur travail.

    Risque ou oportunité ?

  12. Henri A says:

    A Lambda calcul ( que je te conseille vivement d’étudier ) :
    “J’ai esquissé le sujet de mon prochain livre”
    Esquisser ( définition ) -> Sujet ( définition ) -> Livre ( définition ).

    La conférence :
    On y parle à l’aide de métaphores, analogies et de vulgarisations.
    Ou est la théorie ?? Théorie de quelle discipline ?

    “Personnellement je préférerais que tu restes sur le registre du conteur d’histoires”
    Ben c’est ce qu’il fait à mon grand désespoir.

    “mais tu n’es pas un bon théoricien, car trop radical et trop pressé de sortir des sentiers communs, la théorie devient bancale et promet plus qu’elle ne tient.”
    Tu maitrises quel genre de théories ? Sais-tu exactement ce qu’est une théorie ?

    Bizarre, en général dans des milieux de mathématiciens, de physiciens on ne m”a jamais emmerdé avec mon amateurisme, chez les informaticiens non plus d’ailleurs, alors que dans des milieux de sciences molles, voire liquide, voire gazeux on me demande mon CV.

  13. J’arrivais à parler du superorganisme sans prendre beaucoup de distance… ça devient un compte philosophique à la Rabelais.

    Je n’ai jamais un théoricien mais un connecteur de théories à la Van Vogt.

  14. Lambda says:

    Henri, tu fais chier avec tes fausses oppositions qui ne portent que sur des mots que tu fais exprès d’entendre de travers pour trouver à y redire.

    Thierry construit une théorie, en ramenant tout à une opposition pyramides / réseaux.

    ça ne veut pas dire que ça se présente comme une théorie scientifique.

    ça veut simplement dire qu’il y a une thèse, et que tous les exemples qu’il choisit s’organisent autour d’une thèse.

    “Une théorie désigne couramment une idée ou une connaissance spéculative, souvent basée sur l’observation ou l’expérience, donnant une représentation idéale.”

    En se fondant sur quelques exemples de fonctionnement des réseaux et des pyramides, Thierry développe une idée spéculative selon laquelle les réseaux seront de nature à mieux résoudre les problèmes complexes.

    Cela reste une spéculation, puisque ces réseaux n’ont pour le moment pas beaucoup avancé sur cette voie.

    On peut estimer au contraire que les réseaux se paralysent réciproquement, en partant chacun dans tous les sens.

    Chacun croit avancer avec l’outil “réseaux”, mais l’adversaire avance aussi vite, avec les mêmes outils.
    L’Etat pyramidal a souvent permis de débloquer des situations.

    Thierry ne se contente pas de raconter des histoires isolées, mais il tente de les regrouper en un système logique: l’organisation en réseaux.

    Et c’est ce regroupement logique que j’estime faible, faillible, trop systématique, et trop sourd aux grains de sable qui dérangent.

    Thierry voit des oiseaux dans le ciel –> hop la théorie des réseaux auto-organisés.
    Thierry voit un carrefour à Hanoï –> hop la théorie des réseaux auto-organisés.
    Thierry voit des crapauds fous –> hop la théorie des réseaux auto-organisés.

    Cette volonté de trouver des exemples illustrant une théorie est si forte, qu’il balaie rapidement la différence qu’il peut y avoir entre des groupes d’animaux, et des groupes humains.

    Ce qu’il voit du monde, il le ramène de plus en plus à cela.

    Ce que j’appelle “raconter des histoires”, ce serait, à l’inverse, raconter ce qu’il voit sans tout ramener à une thématique unique, sans en faire les exemples d’une théorie unifiée.

  15. Tu es vraiment rayé et tu nous forces à nous mêmes nous répéter sans cesse. Je n’ai jamais opposé réseau et pyramidal mais j’ai cherché les zones où ces structures conviennent.

    Que je prenne des exemples pour illustrer les phénomènes que les gens ne comprennent pas, c’est normal. L’auto-organisation est une découverte assez ressente, de même comme les organisations en réseau (ce qui veut dire la même chose – encore un super article dans NS cette semaine pour expliquer cette liaison). Il faut illustrer pour montrer que c’est possible. Que le reste soit possible aussi, on le sait tous. On va pas joué au disque rayé.

  16. Lambda says:

    Tu illustres exactement ce que je disais.

    Tu es tellement pressé d’arriver à ton but que tu ne supportes plus les grains de sables: “disque rayé”.

    Quand un problème n’est pas résolu, l’objection ne peut pas disparaître par magie, donc on répète l’opposition.

    Pas mal de gens pensent ça à ton sujet: au départ intéressés par quelques idées, ils trouvent maintenant que tu es dans la monomanie.

    Quand tu es dans la monomanie, l’opposition devient monomaniaque. Elle te répond.

    J’ai bien aimé les propos de Scheiro à ton sujet sur Twitter:

    “@crouzet Es-tu conscient de répéter sans cesse des conneries plus grosses que toi, Crouzet?
    10:43 AM Jul 3rd from web in reply to crouzet”

    “Bon, je vire @Crouzet Il me faisait hurler de rire avec son charlatanisme à deux cents + ses utopies à la con. Mais à la longue, ça fatigue
    10:46 AM Jul 3rd from web ”

    “Je n’ai jamais opposé réseau et pyramidal mais j’ai cherché les zones où ces structures conviennent.”

    Tu joues sur les mots, cela revient au même et je n’ai pas parlé d’autre chose.
    Tu es dans la monomanie de la “solution réseaux”, et au lieu de simplement parler du monde, tu ne parles plus que de ce qui illustre ta thèse.

    Et autour de moi pratiquement tout le monde pense comme Scheiro.

  17. Iza says:

    c’est parce que tu fréquentes mal 😉

  18. Ax, tu représentes un comité invisible maintenant?

    Et j’attends toujours tes objections qui sont toujours des objections de principes. Chaque fois que je t’oppose des arguments, tu bottes en touche en déformant ce que j’ai pu dire. Jamais tu ne prends on compte l’ensemble de ce que j’ai écrit que pourtant tu lis avec assiduiété. Tu as fais encore une fois la même chose dans le message précédent ma précédente réponse 🙂

    Tu coupes des bouts, te gardant toujours de mettre à côté ceux qui contredisent tes attaques.

    Tu uses une rhétorique de bas étage, ton argument favoris étant de faire croire que je suis seul à parler des réseaux comme je le fais, à vouloir me faire l’auteur de ces idées qui n’ont jamais été uniquement les miennes.

    Comme je suis seul, je deviens le fou de service. Malheureusement, comme je je l’ai déjà aussi dit, nous sommes trop nombreux pour que tout cela me donne le titre de Pape.

  19. Lambda says:

    Quand on répond à tes arguments détaillés tu refuses les objections.

    Quand tu sors des exemples d’animaux auto-organisés, et qu’on te dit que les hommes ne sont pas des animaux, tu réponds que pour toi on n’est pas fondamentalement différents.

    Toute l’histoire humaine s’est jouée sur cette petite différence que nous avons avec les animaux, qui nous empêche de nous auto-organiser par l’instinct, car l’esprit humain déborde l’instinct, alors à quoi riment tes exemples d’oiseaux, de crapauds, d’abeilles… ?

    A partir de là il n’y a plus grand chose à dire dans le détail, sinon regretter le principe de ta dérive vers la démonstration d’une thèse unique.

    Les réseaux sont vieux comme le monde, César organisait ses réseaux, le principe du réseau ne résoud pas les problèmes que tu veux résoudre.

    C’est là, la faille de ta théorie. Non pas que tu parles des réseaux, mais quand tu assignes aux réseaux une capacité à résoudre des tas de problèmes, qu’ils ne résolvent en rien.

    Parce qu’en fait derrière ton idée de réseaux, il y a l’idée cachée que tout d’un coup les hommes auraient un instinct de la collectivité, comme ont les animaux.
    Mais en fait ils n’utilisent les réseaux que pour leurs avantages personnels.

    C’est là où tu entres dans une utopie qui fait pouffer de rire tout le monde.

    Ta spécificité ce n’est pas de parler des réseaux, mais de présenter ces réseaux comme une magie qui va tout changer, alors que les réseaux changent peu les problèmes invariants de l’histoire humaine.

    “espèce de cellules du superorganisme qui vise à mettre en place des méthodes de gouvernance par la base”

    dis-tu.

    So what ?

    Le gouvernement par la base est une vieille lune qui ne résoud rien.

    Avec sa zapette, la base s’exprime déjà et choisit majoritairement TF1 le soir.

    Cette base qui choisit TF1 (ou ses équivalents sur le Net), la faire gouverner directement ne change rien au monde.

    Le monde n’est pas en difficulté à cause d’un gouvernement par le haut. Il est en difficulté parce que les désirs de la base ne sont pas tous compatibles, ni entre eux ni avec un développement durable.

    La base n’est pas meilleure que le haut. Le haut n’est qu’un résultat de la base, et tes grappes de cellules seront elles aussi un résultat de la base.

    A partir de là, comme tu refuses les objections de détail, et que tu peux toujours jouer de l’impossibilité de prédire l’avenir, il n’y a plus qu’à regretter de ne te voir parler que de ce sujet unique, objection de principe.

  20. Je suis pas idéaliste, donc pas de structure supérieure, donc l’homme n’est pas supérieur aux autres espèces…il n’y a pas de rupture entre les hommes et les animaux… nous participons à la même histoire, donc forcément des phénomènes animaux se retrouvent chez nous… même si nous nous détachons de certains mais pas de tous (cas d’évolution saltationniste). Lis des textes scientifiques et tu verras que les hommes ne sont souvent pas aussi hommes que nous aimerions le croire. Si j’apprécie le transhumanisme, c’est justement c’est que nous même nous faisions plus homme… mais même ainsi nous ne couperons jamais nos racines. Même nos programmes resteront les enfants de l’évolution.

    J’ai parlé des oiseaux et les insectes pour expliquer l’auto-organisation dans le vivant. Non pour généraliser aux hommes. On peut parler d’auto-organisation humaine parce que nous l’observons chez nous. Tout simplement. Preuve par les power low et l’observation des structures sociales en réseau (les pyramides n’existent guère dans la pratique). Si tu veux démonter, c’est là qu’il faut attaquer, à la base de l’édifice et pas ailleurs. Lit The social atome pour des tonnes d’exemples. Ubiquity. Sherky. Chaque mois sort un livre pour multiplier les exemples. J’ai même cessé de suivre et d’en parler car ça m’intéresse moins. Je suis pas un collectionneur de preuves.

    Je n’ai jamais dit qu’il fallait nous organiser en réseau mais que nous étions organisés en réseau et que ceux qui en prenaient conscience changeaient leur vie. C’est la thèse du peuple des connecteurs. J’ai mis ici cent fois les points sur les i, souvent à ta demande. C’était le sujet de ma conf de l’année dernière en Suisse. La prise de conscience de notre véritable structure.

    Donc je ne milite pas pour changer la structure de la société mais pour que les gens prennent conscience de sa structure et l’exploitent. Et qu’ils en profitent pour changer le monde par en bas aussi. Sans cette prise de conscience jamais les hommes d’en bas ne changeront le monde. Voilà pourquoi ça ne s’est jamais fait comme ça. Je comprends que cette possibilité par la prise de conscience t’emmerde car il remet en question ton propre modèle de vie.

    Sous prétexte de frugalité, de mec qui a renoncé au luxe, tu es un esclavagiste qui ne cesse de répéter que l’abolition de l’esclavage est impossible.

  21. L says:

    Pour le dire autrement:

    – quand tu parles politique, tu me fais le même effet que Besancenot ou Coupat : du délire.

    Besancenot ou Coupat, je ne les ai jamais entendus parler d’autre chose, donc je ne perds pas de temps à attendre d’eux autre chose.

    Toi, je sais que tu es capable de parler d’autre chose que de politique et d’organisation sociale.

    Donc je regrette que depuis un certain temps tu aies restreint ta parole à des sujets politiques et sociaux.

    Je l’ai déjà dit, mais comme tu continues aussi à faire du Besancenot, je le redis aussi. A disque rayé réponse rayée.

    Même Van Eyck, qui pourrait être la base d’une discussion intéressante, ne te sert plus qu’à faire de la politique.

    Même ton “roman”, ne te sert qu’à régler tes comptes avec les “Croisés”.

    Le disque rayé il me semble qu’il est surtout chez toi. Moi je parle d’autre chose quand je suis ailleurs. Toi tu passes désormais tout ton temps à parler de nouvelle organisation sociale.

  22. J’ai écrit mon premier roman en 1987.
    J’ai écrit le peuple des connecteurs en 2005.

    Entre ces deux dates, je n’ai fait pratiquement que m’intéresser à l’esthétique et à la philosophie. Je vais publier sur lulu/amazon un roman de 1993 dans l’été où il n’est question que d’esthétique. Surtout pour tester la passerelle vers Amazon.

    2005-2009 ça fait pas beaucoup de temps passé à me préoccuper de social au regard de tout ce que j’ai fait même si ça fait beaucoup par rapport à ce que j’ai publié. Nous vivons une situation historique qui à mon sens exige cette préoccupation.

    Je parle d’organisation sociale parce que les gens ne sont pas conscients de l’organisation dans laquelle nous vivons. J’ai eu la chance de découvrir qu’on pouvait vivre autrement que comme des esclaves. Je suis aussi sûr que s’ils prenaient conscience ils seraient plus heureux et moi aussi je serais plus heureux car nos interactions seraient plus riches. En plus le monde se porterait sans doute mieux. Voilà pourquoi je fais ce que je fais et ne me complet pas dans l’art pour l’art ce que j’ai beaucoup fait, ce que je ne renie pas mais ce qui n’est pas incompatible avec ce que je fais aujourd’hui.

    J’espère dans mon Starglider trouver une position plus distante, à la Montesquieu. On verra bien. Je ne cesse pas de bosser, c’est ça qui compte.

  23. Chant de l'Internet Social says:

    Chant de L’Internet social :

    Debout ! les damnés de la terre
    Debout ! les forçats de la faim
    La raison tonne en son cratère :
    C’est l’éruption de la fin
    Du passé faisons table rase
    Foule esclave, debout ! debout !
    Le monde va changer de base :
    Nous ne sommes rien, soyons tout !

    C’est la lutte finale
    Groupons nous et demain

    L’Internet social
    Sera le genre humain.

    Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
    Ni Dieu, ni césar, ni tribun,
    Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
    Décrétons le salut commun !
    Pour que le voleur rende gorge,
    Pour tirer l’esprit du cachot
    Soufflons nous-mêmes notre forge,
    Battons le fer tant qu’il est chaud !

    C’est la lutte finale
    Groupons nous et demain
    L’Internet social
    Sera le genre humain.

    L’Etat opprime et la loi triche ;
    L’Impôt saigne le malheureux ;
    Nul devoir ne s’impose au riche ;
    Le droit du pauvre est un mot creux.
    C’est assez languir en tutelle,
    L’égalité veut d’autres lois ;
    « Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
    Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

    C’est la lutte finale
    Groupons nous et demain
    L’Internet social
    Sera le genre humain.

    Hideux dans leur apothéose,
    Les rois de la mine et du rail
    Ont-ils jamais fait autre chose
    Que dévaliser le travail ?
    Dans les coffres-forts de la bande
    Ce qu’il a créé s’est fondu.
    En décrétant qu’on le lui rende
    Le peuple ne veut que son dû.

    C’est la lutte finale
    Groupons nous et demain
    L’Internet social
    Sera le genre humain.

    Les Rois nous saoulaient de fumées.
    Paix entre nous, guerre aux tyrans !
    Appliquons la grève aux armées,
    Crosse en l’air et rompons les rangs !
    S’ils s’obstinent, ces cannibales,
    A faire de nous des héros,
    Ils sauront bientôt que nos balles
    Sont pour nos propres généraux.

    C’est la lutte finale
    Groupons nous et demain
    L’Internet social
    Sera le genre humain.

    Ouvriers, Paysans, nous sommes
    Le grand parti des travailleurs ;
    La terre n’appartient qu’aux hommes,
    L’oisif ira loger ailleurs.
    Combien de nos chairs se repaissent !
    Mais si les corbeaux, les vautours,
    Un de ces matins disparaissent,
    Le soleil brillera toujours !

  24. Ax imite Vinvin maintenant.

    Cette idée d’un internet social est une vaste connerie.

  25. Iza says:

    “C’est là où tu entres dans une utopie qui fait pouffer de rire tout le monde”

    ah non. Pas tout le monde. Moi je ne pouffe pas, tu le sais bien. Alors tu crées des catégories de “gens comme moi”, que tu voudrais bien voir comme naïfs, niais, alliant étroitesse de vue et rigidité etc …. tu vas le faire, tu l’as fait 100 fois donc j’anticipe.

    ah non plus. je ne suis pas comme ça (et je ne suis pas la seule). Les “gens comme toi” ( je ne généralise pas, c’est toi qui les cite comme se gaussant avec toi de Thierry) aimeraient bien nous réduire à des caricatures bien pratiques, “ceux qui votent besancenot”, “ceux qui veulent retourner au moyen age sous pretexte d’écologie”, “ceux qui n’aiment pas les élites” ….

    ah ben non. Tout comme tu es capable d’écrire des horreurs et des trucs bien, nous sommes aussi complexes et riches. et irréductibles.

    Tant que tu penseras que ceux qui ne pensent pas comme toi sont des idiots, tu seras méprisant. et j’exècre le mépris, alors que l’utopie est un travers qui m’est plus que sympatique : nécessaire.

    Si nous continuons à converser depuis tant de temps, c’est bien que nous sommes les uns et les autres persuadés qu’il y a de l’intérêt à nous lire mutuellement. Mais que c’est pénible (lassant intellectuellement je veux dire)!

  26. Henri A says:

    Cela me parait plus simple et humain, trop humain.
    Une envie irrépressible de concours de celui qui pisse le plus loin.
    Ou alors un fantasme amoureux contrarié.
    A ce niveau, être intelligent ou pas et avoir de la culture ou pas ne change rien, on devient con comme une bite provisoirement.

  27. Lambda says:

    “Une envie irrépressible de concours de celui qui pisse le plus loin.”

    ça c’est ce que tu fais constamment, Henri, au besoin en allant chercher le premier résultat Google venu pour “enfoncer ton adversaire” (je te cite).

    Si c’est à cela que tu résumes ma fatigue d’entendre Thierry parler sans arrêt politique, alors qu’il est capable de parler de bien d’autres sujets, c’est assez inquiétant pour ta compréhension des choses.

    On parle de fond là.

    Thierry a une culture littéraire, historique, informatique, esthétique, artistique…

    Il est capable de bien mieux que de nous sortir des théories à 3 sous sur un “superorganisme” menant au “gouvernement par la base”.

    Ce que j’attends justement, c’est que Thierry revienne à ce qu’il fait le mieux, dans ses domaines de compétence.

    Quand il veut sauver le monde il n’est pas loin de jouer les candidates à Miss France. C’est pas sa meilleure partie.

  28. Tu es en train de me dire que ce que je fais te fatigue… que veux-tu que j’y fasse. J’ai jamais cherché à plaire sinon je me serais allié à un politique par exemple. Je vais où la vie m’amène. Peut-être que je rejoindrai la pure littérature à un moment donné, que tout cela me fatiguera un jour… mais il n’existe pas de fond sans forme… l’un et l’autre se lient et se nourrissent.

    C’est pour beaucoup des préoccupations formelles, donc esthétiques, qui mon fait écarter de nombreux textes que j’ai écrit ces derniers temps et que je diffuse sur le blog. On peut parler de politique sans pour autant négliger la dimension esthétique. J’essaie de ne pas le faire. En plus en parlant de superorganisme, je m’éloigne totalement de la politique politicienne. C’est de la métaphysique.

  29. Henri A says:

    « ça c’est ce que tu fais constamment, Henri, au besoin en allant chercher le premier résultat Google venu pour “enfoncer ton adversaire” (je te cite). »
    Ou lala ! Une fois.

    Oui c’est plus simple et l’étalage d’une certaine culture est un prétexte. Tu m’a l’air assez obsédé sur une certaine idée de l’honnêteté, d’exactitude, de l’amitié ou de partage d’une même longueur d’onde. Il existe dans tes commentaires une obsession sur une certaine idée de « trahison » ( pas la peine de citer les trois ou quatre personnes dont il s’agit ).
    Dans un costume mal coupé fait de ; « arguments », « logique », « bon sens » et « connaissances », tu caches une grosse émotivité et du sentimentalisme que l’on peut résumer dans une colossale manie d’essentialisme.
    Essentialisme qui va mal avec la logique, le bon sens, les arguments et surtout les connaissances qui sont obligatoirement interprétés.
    On peut jouer les pygmalion avec des pseudo musiciennes ou avec des vagues comédiennes, j’ose imaginer qu’un Crouzet c’est autre chose.

    « Thierry a une culture littéraire, historique, informatique, esthétique, artistique… »
    Ce n’est pas le seul, mais il propose quelque chose. Son intérêt pour l’état extravagant du monde actuel, je la partage et pourtant j’ai toujours détesté l’économie, la géo politique, la politique et la politique politicienne.

  30. Lambda says:

    @ Henri a

    “Tu m’a l’air assez obsédé sur une certaine idée de l’honnêteté”

    Je ne suis pas un puritain mais ce que je n’accepte pas ce sont ceux qui passent leur temps à dénoncer les vices du système, et qui ne se comportent pas mieux que lui.

    Pour moi, le problème du monde n’est pas politique mais moral: il tient à la conduite des hommes, à leur besoin frénétique d’obtenir plus que le voisin.

    Problème métaphysique bien décrit par Pascal, René Girard, etc. On en a parlé.

    Je pense que ça n’est pas prêt de changer. Et sûrement pas avec un superorganisme imaginaire impossible à mettre en place.

    Tout au plus, on peut substituer des désirs moins coûteux pour la société et la nature: au lieu de pousser à avoir des voitures qui roulent à 300, on peut pousser à écouter des musiques ou voir des films. On garde la frénésie de consommation, mais on la déplace dans l’immatériel.

    A problème moral, solution culturelle plus que politique.

    Quant aux “pseudo musiciennes”, ferme ta g… Là je suis grossier parce que ce n’est pas moi que tu attaques, mais des gens qui sont plus actifs que toi dans la création et la réjouissance des hommes.

    Il y a suffisamment de gens qui font des métiers nuisibles, je n’accepte pas ton mépris pour des jeunes artistes, sous prétexte que tu écoutes autre chose, ou que tu crois composer mieux.

    Une “pseudo musicienne” comme tu dis, c’est toujours mieux qu’une vendeuse de chaussures qui pousse à acheter des objets polluants qu’on entasse dans les placards.

    On ne trouve pas des Bach à tous les coins de rue, je préfère encourager la création musicale que des métiers à la con, et je fais avec ce que je trouve.

    Ce que tu m’as fait entendre de ta création musicale m’a beaucoup moins réjoui que ce dont je fais la promotion. De gustibus…

  31. Encore fois Ax il ne s’agit pas de créer un superorganisme mais de voir en quoi la structure de l’humanité s’apparente à un superorganisme et quelles conséquences ça a. Si tel est le cas, qu’est-ce que ça implique ? C’est cette question qui m’intéresse. Et justement ça implique un développement culturel et non matériel. ça pose des problèmes moraux, éthiques…

  32. Lambda says:

    “il ne s’agit pas de créer un superorganisme mais de voir en quoi la structure de l’humanité s’apparente à”

    Vu comme cela, c’est déjà plus intéressant.

    Mais c’est contradictoire avec :

    “Les Grappes que nous tentons d’organiser, espèce de cellules du superorganisme”

    Dans cette phrase il y a bien là un constructivisme structurel.
    (Qui est moins intéressant parce que complètement vain).

    La vidéo de Quitterie se résume à :

    “si tous les gars du monde voulaient se donner la main. Nous sommes tous des alcooliques anonymes et nous allons nous écouter les uns les autres”.

    C’est du Jésus sans les miracles.

    Montherlant disait que s’il ne trouvait plus aucun sujet pour écrire, il pourrait toujours devenir saint, et s’acquérir une gloire facile en ne créant rien, juste par la pose, la posture.

    Il faut laisser l’organisation des grappes d’alcooliques anonymes à ceux qui n’ont rien à dire, les bonnes femmes qui tricotent, etc. 🙂

    Sur le fond politique, tu as tout dit dans Le Peuple des Connecteurs, et il n’y a pas grand chose à ajouter sur le sujet, tu as fait le tour. C’est maintenant un travail de propagandiste qui tourne en rond de portes en portes répétant la même chose comme les témoins de Jéhovah.

    Avoir écrit le Peuple ça suffit, maintenant tu peux laisser les gens qui ne savent pas écrire répéter le message, sans te faire ton propre disciple évangéliste.

    Tu me parles de disque rayé, mais tu n’as pas fini de constater qu’en politique on passe son temps à tourner en rond, répéter et entendre 100 fois la même chose. “La politique est un art simple et tout d’exécution”.

  33. Justement je pense pas avoir tout dit dans le peuple parce que j’explore pas toutes les formes… le projet artistique, implique de reformuler, de chercher des approches nouvelles de dire. C’est ce que je fais avec Starglider, de façon beaucoup moins théorique. Partir du superorganisme permet de voir de beaucoup plus loin et de jouer de façon nouvelle avec les idées qui elles sont en partie les mêmes.

  34. L says:

    “Tu m’a l’air assez obsédé sur une certaine idée de l’honnêteté”

    Tiens Henri, une bonne illustration de ce qui me débecte:

    http://www.nuesblog.com/2009/07/06/datacratie-combien-les-partis-francais-investissent-sur-internet

    Les mecs qui jouent les rebelles, mais dont la seule ambition était en fait d’être PDG et de gagner du fric…

    L’obsession de Nicolas Voisin: qu’on lui donne plus de fric.

    Son article a une seule ambition: obtenir plus d’argent pour son agence de communication Web.

    Et tout cela est déguisé sous le masque de la défense de la démocratie, du pluralisme, etc.

    Ce mec est un escroc, et ceux qui le laissent agir n’ont aucune leçon à donner à l’ancien système.

    Qu’on ne nous vante pas comme un nouveau monde ce vieux jeu d’utiliser la politique à seule fin commerciale pour se remplir les poches.

    Cet article c’est la vérité du 5e pouvoir: une bande de marketeux qui veulent gagner du fric sur le dos de la révolution populaire.

    “Suite de ce travail dans les jours et semaines à venir.”

    annonce-t-il !

    Il n’a rien de mieux à faire que de passer des semaines à contempler cet argent, en rêvant qu’on lui confie à l’avenir d’autres campagnes.

    L’argent. Pas la peine de pester contre le système pour en arriver là: l’argent et toujours l’argent, comme obsession de vie.

  35. Argent, Internet, et succès électoraux says:

    Sur le fond de l’article financier de Nicolas Voisin

    (Quand on répond chez lui il censure):

    on ne peut rien conclure en comparant les budgets Internet des différents candidats.

    Ce qui fait un score, c’est l’efficacité du message.

    – Internet n’est pas le seul mode de diffusion de ce message.
    – Le budget ne détermine pas la qualité et l’efficacité d’une idée.

    Comment comparer l’efficacité des messages très différents de Villiers, Bové, Sarkozy, Royal…

    … simplement en prenant la ligne budgétaire de leurs dépenses Internet ?

    C’est idiot, ou malhonnête.

    On ne peut comparer que des campagnes diverses pour un même produit.

    Le même produit Coca-Cola peut être vendu plus ou moins bien par diverses agences et divers budgets de diffusion, et alors on compare l’efficacité marketing.

    Mais des produits complètement différents percent selon d’autres critères que le seul budget publicitaire.


    Le concept d’ouverture réunissant Cohn-Bendit et José Bové, par exemple, a été un facteur fort du succès de cette liste, et c’est un concept qui ne se ramène à aucune ligne budgétaire, c’est une idée.

    Mettre 10000 euro ou 1 million d’euro dans Internet, ne changeait rien à la qualité de cette idée: “on réunit Bové et Dany, on parle du fond, on ne fait pas d’anti-sarkozysme primaire”.

    Prétendre que c’est le budget Internet qui explique la victoire d’Europe Ecologie, c’est n’importe quoi.

    La même agence Web avait fait perdre Ségolène Royal.

    Les agences Web et leurs budgets ne sont pas le critère décisif des victoires politiques.

    Le même budget avec un autre parti et une autre idée, n’aurait pas eu la même efficacité.

    Le budget de Philippe de Villiers ne lui a pas donné la victoire, malgré un buzz important de plusieurs de ses opérations Web.

    Ramener la force des idées à une ligne budgétaire et au buzz, quelle escroquerie !

    Comment être crédible en dénonçant les escroqueries du système, quand en même temps on laisse pulluler ces nouvelles escroqueries “2.0”, où l’argent est à nouveau la valeur fondamentale, et où l’on fait croire qu’il faut donner de l’argent aux agences Web pour gagner ?

    Ces agences Web qui se font juges et parties. Bonjour les collusions d’intérêts…

    Argent prélevé sur le dos des contribuables…

  36. L says:

    (Personnellement j’ai voté Europe Ecologie sans jamais mettre les pieds sur leur site Internet…

    Uniquement pour la réunion novatrice de José et Dany, qui permettait enfin de sortir des sectarismes français.

    Comment ramener mon vote à la ligne budgétaire de leur agence Web ?)

  37. A. L. says:

    Bonjour,

    Puisque l’on parle de conscience ici, et pour apporter de l’eau au(x) moulin(s), je vous invite à regarder sur youtube les conférences que donnait Ian Lungold sur l’évolution de la conscience humaine.

    En 2 mots pour ceux qui ne connaissent pas cet homme très attachant et au parcours très particulier, il a consacré les dernières années de sa vie à l’étude du calendrier Maya. Or ce fameux calendrier, bien loin de prédire l’apocalypse, propose une vision de l’évolution de la conscience de l’homme. Assez fabuleux.

    Mots clés youtube : “Ian Lungold The Evolution”

    Je n’en dis pas plus!

    un connecteur

  38. Henri A says:

    A L :
    Tu oublies Joly qui a donné un peu de crédibilité à ce parti composé du moustachu et de l’autre pingouin.

  39. L says:

    Joly, et bien d’autres.

    C’est la force politique qui a rassemblé le plus grand nombre de fortes têtes, en parfaite harmonie.

    Celui que tu nommes le pingouin, Cohn-Bendit je suppose, a réussi un exploit:

    les Verts étaient sans cesse divisés, Cohn-Bendit a réuni tout le monde, et a ajouté le moustachu en cerise sur le gâteau aux herbes.

    On a l’exemple ici d’une philosophie ouverte, libertaire et non sectaire, qui rassemble.

    Bref, ça vaut des millions de budget Internet. La victoire est dans l’esprit, pas dans le portefeuille.

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