Il est tentant de voir l’homme comme un cancer qui se répand sur la terre. Le pessimisme ambiant en temps de crise peut nous y pousser plus qu’à d’autres époques. Mais quelle est la réalité chiffrée ? Un article publié dans NewScientist démonte les idées reçues. La guerre ne serait pas une fatalité.

  1. Il existe des cultures non belliqueuses (Aborigène, Inuit…). La guerre n’est donc pas codée génétiquement mais émerge dans certaines situations (la sédentarité par exemple).
  2. Le pourcentage de morts à la guerre tend à diminuer (3% pour le XXe siècle, ce qui est peu comparé aux siècles antérieurs – mais j’avoue que n’aime pas parler de progrès humain en pourcentage).
  3. Même la violence interpersonnelle à l’intérieur d’une culture diminuerait. Nous avons dix fois moins de chance de mourir d’un homicide qu’au moyen-âge.
  4. Plus l’interdépendance augmente, moins il y aurait de guerres (qui impliquent sans doute trop de conflits d’intérêt).

Ces observations me paraissent encourageantes, surtout dans la perspective du superorganisme. Les forces d’intégration seraient supérieures à celles de désintégration.

Les nomades semblent beaucoup moins belliqueux que les sédentaires. Mais ne sommes-nous justement pas en train de devenir des nomades culturels et économiques ? Nous sommes des nomades du cyberspace ? Nous nous mêlons les uns aux autres ? Et si nous voulons aboutir à un équilibre durable, il nous faudra aller plus loin. Nous détacher des possessions matérielles, de tous ce qui nous entrave, encore une caractéristique des nomades.

Bien sûr rien n’est acquis. Mais j’ai l’impression que chaque fois que nous réussirons à nous auto-organiser un peu plus, nous nous pacifierons un peu plus. Quand nous nous auto-organisons, personne ne décide, personne n’impose, il n’y a rien à combattre sinon des comportements. Mais fait-on la guerre pour changer les comportements ? La guerre contre qui d’ailleurs puisque personne ne dirige ? On peut tenter d’influencer les gens, c’est une autre forme de combat. Mais nous pouvons résister en disant ce que nous pensons. Nous avons une arme, Internet. C’est peut-être l’arme de dissuasion ultime !

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32 comments

  1. La guerre est-elle une fatalité? Non!!! http://bit.ly/2m6PS5

  2. La Ligne says:

    RT @crouzet: La guerre est-elle une fatalité? Non!!! http://bit.ly/2m6PS5

  3. RT @tweetmeme Plus jamais de guerres ! | Le peuple des connecteurs – le cinquième pouvoir http://bit.ly/MWVB5

  4. Marc Louboutin says:

    “Les nomades semblent beaucoup moins belliqueux que les sédentaires.”
    C’est sans doute occulter l’histoire…A moins de prendre la mesure en terme de nombre de victimes ( qui qui remet forcément le rapport en “faveur” des sociétés sédentaires donc développées, en terme de fréquence d’affrontement les sociétés nomades sont bien plus belliqueuses…querelles de territoires oblige (parfois d’ailleurs et de plus en plus souvent, avec les sociétés dites “sédentaires”…ou mieux : “sédentarisées”…)
    Sans vouloir offusquer personne, et même si je ne suis pas particulièrement violent ni belliciste, malheureusement la guerre, dès qu’une espèce est dominante sur un territoire donné (et donc ses ressources…) est une conséquence inévitable.
    La vraie question est : “Existe t’il des guerres justes…?”
    Débat bien plus épineux…

  5. . (ex J) says:

    “Les nomades semblent beaucoup moins belliqueux que les sédentaires.”
    —–> ????????????????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    cher thierry crouzet, que tu te penches sur un superorganisme, sur autoorganisation, sur édition, ou sur quoi que ce soit, tu commets immanquablement des modes de raisonnements et des conclusions vas y que j’te pousse qui te rapprochent plus des Eglises que de la Science.

    pas bon ça…

  6. “Les nomades semblent beaucoup moins belliqueux que les sédentaires.”

    On a liens sous-jacent entre propriété et guerre. Les territoires et leurs ressources furent principalement la causes des guerres, avec aussi le contrôle des routes commerciales.

    Les nomades n’ayant pas ce sentiment de propriété, s’installent sur un territoire et prennent ce qu’il y a sans autres formes de procès.

    Ils n’ont donc pas l’habitude de se battre pour un territoire.

    C’est ce qui explique probablement la grande différence dans l’acceuil pacifique des Anglais en Australie et l’acceuil plutot violent de ces mêmes anglais en NZ. Les Abo etaient nomades, les Maori sédentaires.

    Cependant, lorsque des sédentaires habitent à priori le territoire ou le nomade s’installe, cela ne se fait pas sans heurs. Voir les problèmes engendrés par les Tziganes en Europe.

    Enfin certains nomades peuvent aussi avoir une volonté de pillages sans prise de possession des territoires, comme Genghis Khan, qui a parcouru toute l’Asie mineure et l’Europe, sans jamais s’arrêter et prendre possession du territoire. On ne peut vraiment le considérer comme non belliqueux…

  7. Plus jamais de guerre, grâce à l’internet comme arme de dissuasion ultime (@crouzet) http://is.gd/1GF6E

  8. >> La vraie question est : “Existe t’il des guerres justes…?”
    A compléter par “si dans un camp la guerre est injuste, est-elle juste dans l’autre camp?” ce qui ne donne pas de réponse à “si un camp fait injustement la guerre, l’autre camp doit-il céder sans combattre?”
    Nos amis israéliens, tous comme nos amis palestiniens (si, si, nous en avons tous dans les deux camps) donnent hélas la même réponses à ces questions…
    Je pense qu’il faut un peu oublier la (in-)justice des guerres, et penser une peu plus en terme de familles atteintes par cette guerre, et de la haine qui en résultera, perpétuant l’injuste guerre.

  9. Crépidule says:

    “Nous avons dix fois moins de chance de mourir d’un homicide qu’au moyen-âge.”
    Et à partir de quelles statistiques de l’époque se calculent cette brillante affirmation ?

  10. Plus jamais de guerres ! (via blog @crouzet) http://u.nu/5ifm

  11. Lisez l’article de NS, remontez au source, lisez les papiers des scientifiques qui s’y expriment si vous êtes curieux. C’est eux qui ont fait l’étude, pas moi.

  12. tibere says:

    Bookmarked : Plus jamais de guerres ! | Le peuple des connecteurs – le cinquième pouvoir http://bit.ly/14MJH8

  13. ~laurent says:

    “Plus l’interdépendance augmente, moins il y aurait de guerres (qui impliquent sans doute trop de conflits d’intérêt).”

    Je partage cet avis. Je pense aussi que la transparence et les moyens pour les citoyens de s’organiser qui sont issus des outils internet permettent aux contre pouvoir de s’exprimer et de déjouer la propagande.

    Autres points importants pour réduire les risques de guerre : réduire la pauvreté et développer l’éducation.

    PS : toujours content de te lire, même si en effet parfois les raisonnement ne sont pas toujours parfait du 1er jet. C’est comme de l’open source, au départ ça bug et ensuite, par touche successive on améliore le code 😉

  14. J’ai jamais prétendu à autre chose sur le blog que livrer de la pensée brute alors que j’écris en parallèle quelque chose de plus abouti (j’espère) avec beaucoup plus d’étapes intermédiaires dans les démonstrations 😉 Ici c’est l’atelier.

  15. Chaque fois que nous réussirons à nous auto-organiser un peu plus, nous nous pacifierons un peu plus (@crouzet) http://u.nu/5ifm. Bonjour!

  16. Anonymous says:

    Les données générales de type “nomades / sédentaires” sont beaucoup trop vagues pour être valables.

    Au-delà des guerres artificielles (répondant à quelques intérêts instrumentalisant les foules), une raison “valable” de faire la guerre, c’est quand on se bat pour des ressources vitales limitées, en cas de surpopulation, etc.

    Et l’une des premières conséquences prévues de la crise climatique, c’est la guerre, suite à des millions d’exilés cherchant des ressources:

    http://paxhumana.info/article.php3?id_article=396

    Un rapport secret annonce des insurrections et la guerre nucléaire
    The Observer (l’Observer) :

    “Le document prédit qu’un brusque changement climatique pourrait mener la planète au bord de l’anarchie générale, dès le moment où des pays déploieront leurs arsenaux nucléaires pour défendre ou se procurer les ressources en nourriture, en eau et en énergie en voie de diminution. La mise en péril de la stabilité mondiale éclipsera largement la menace terroriste, disent les quelques experts dans le secret.

    « La vie se caractérisera par des conflits et des perturbations continuels, conclut l’analyse du Pentagone, encore une fois, la guerre dominera la vie des hommes. »”

  17. Tu nous as pas fait un jour une théorie pour nous dire que le système capitaliste avait du bon car il réduisait le nombre de guerres. Ce sur quoi Henri A t’avait listé les dernières guerres. Maintenant tu prends la position contraire, pour le principe de contredire ?

    L’article de NS ne parle pas de l’avenir mais se contente à regarder en arrière. Pour moi le plus intéressant, c’est le non déterminisme de la guerre.

    En plus l’article ne dit pas qu’il n’y aura plus de guerres. Leur nombre tends à diminuer (mais si nous régressons, leur nombre augmentera à nouveau).

  18. Anonymous says:

    La crise climatique c’est autre chose. Avec le risque de rareté des ressources.

    Il faut distinguer les tendances liées aux systèmes, et les circonstances particulières, les contextes.

    Aucun système politique n’est plus fort qu’un contexte particulier, avec ses millions de paramètres.

    Une donnée de type “nomades / sédentaires” n’est qu’une donnée.

    Une guerre dépend d’un contexte qui rassemble des centaines de données.

    Au-delà des systèmes, les points fondamentaux sont:

    – la surpopulation
    – la pyramide des âges
    – la rareté des ressources
    – la nature des dirigeants (un populiste fou peut arriver au pouvoir)
    – les crises économiques
    – le hasard des mauvaises manoeuvres diplomatiques, un incident mal géré qui dégénère
    etc.

  19. 000 says:

    “le système capitaliste avait du bon car il réduisait le nombre de guerres.”

    …Je pense surtout m’être appuyé sur la courbe de la démographie historique mondiale, pour dire:

    – que nous étions seulement 800 millions sur terre en 1800, à l’aube de l’ère capitaliste et industrielle

    – nous sommes passés à 7 milliards d’habitants après deux siècles de capitalisme industriel.

    Le bilan humain du capitalisme industriel est donc largement positif: les gains d’espérance de vie l’emportent même sur des conflits mondiaux très meurtriers.

    La nature est plus meurtrière que la société capitaliste moderne, en pourcentage.

    Par ailleurs, si l’on prend la définition de Clausewitz:

    “la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens”,

    selon les systèmes politiques et culturels le seuil autorisant le passage à ces autres moyens diffère.

    On peut penser qu’une évolution culturelle,

    – accordant plus de prix à la vie humaine,

    – et entretenant un meilleur dialogue entre les hommes du monde entier,

    fait reculer ce seuil autorisant l’emploi de “ces autres moyens”, fait reculer la guerre.

    Toutefois, on constate que des régressions culturelles très rapides peuvent survenir, en cas de crise économique.

    On voit aujourd’hui la violence des licenciés, sortant leurs bombonnes de gaz et menaçant de tout faire sauter parce qu’ils veulent quelques milliers d’euro…

    Le retour à l’état sauvage est possible par à coups, très brutalement, quand on en vient aux enjeux humains fondamentaux: les ressources, les blessures d’amour-propre…

    Un système culturel peut comporter une dimension de paix, qui sera annulée très rapidement suite à une crise vitale.

    Là encore, les systèmes sont un cadre, mais l’homme reste, avec tout son irrationnel.

    Il y a encore quelques années, 1 million de Rwandais s’entretuaient à la hache.

    ———–
    ———–

    La donnée fondamentale, c’est qu’on est maintenant tellement nombreux sur Terre, qu’en pourcentage un conflit même très meurtrier ne représente pas grand chose.

    C’est à dire que la population humaine s’est développée encore plus vite que l’usage des moyens de destruction.

    Même si un conflit tuait 85% des habitants de la terre, on serait encore plus nombreux qu’en 1800.

  20. Henri A says:

    “On voit aujourd’hui la violence des licenciés, sortant leurs bombonnes de gaz et menaçant de tout faire sauter parce qu’ils veulent quelques milliers d’euro…”

    Faire sauter leur usine, on est pas à l’ AFP, Figaro, Monde, Libération, etc..ici !

    Par contre la violence des “artistes” qui adoubent des lois à la big brother qui touchera tout le monde qui peut se connecter, pour protéger leur misérable boulot, cela ne te dérange pas.

  21. . ex J et parfois Pffffffffffft says:

    je suis tout à fait d’acc avec henri sur le sens de sa remarque aux propos de OOO.

    cet exemple des ouvriers, franchement…

    si ils sont furax les ouvriers futurs chomeurs, et ils ont raison, c’est entre autre qu’ils savent que simultanément à leur situation, des centaines voire milliers de milliards ont été dépensés sur fonds publics pour sauver un ensemble de sociétés truandes, dont aucun des responsables d’ailleurs n’a eu à et n’aura à rendre des comptes.

    quand l’injustice est aussi criante, quand l’insulte des installés est aussi profonde et permanente, je dis qu’ils ont raison de dire STOP.

    quant à hadopi, je n’ai pas suivi ici, mais il n’y a que deux catégories de gens qui peuvent être favorables à cette dangereuse aberration démocratique : les imbéciles, et les salopards.

  22. 000 says:

    Le problème n’était pas de savoir s’ils avaient raison ou tort, les ouvriers.

    Simplement, à l’époque d’Internet en France, il se trouve encore des gens qui, pour obtenir quelque chose, sortent leurs bonbonnes de gaz.

    La violence est là, toute proche, même avec tous les moyens de communication modernes.

    Légitime ou pas.

    Alors imaginons 200 millions d’exilés climatiques surgissant d’un coup et crevant de faim, comme le suggère le rapport Schwartz / Randall…

    Pas sûr que ça se règlera gentiment sur Twitter, n’en déplaise à Narvic.

  23. . ex etc says:

    oui, la violence est là.
    et c’est contre la violence permanente et diffuse, que des ouvriers exaspérés en arrivent à sortir des bonbonnes de gaz, violemment.

    je crois personnellement que nous n’échapperons pas à un embrasement social, car les relais qui auraient pu mener à une réforme systémique de l’intérieur et raisonnable ont tous été désactivés par les truands et leurs privilégiés.

    songez seulement à que cette soi disante crise a déjà révélé quant à la profondeur de la maladie, où ce sont les tumeurs et leurs metastases qui prétendent guerir le corps malade, entre eux…

    ce ne sera pas la première fois de l’histoire que d’avoir trop tiré sur la corde une caste sera évincée.
    et vu qui ils sont et comme ils se comportent, je ne les vois pas s’exquiver autrement que par la force.
    les irresponsables!

  24. Henri A says:

    “La donnée fondamentale, c’est qu’on est maintenant tellement nombreux sur Terre, qu’en pourcentage un conflit même très meurtrier ne représente pas grand chose.
    C’est à dire que la population humaine s’est développée encore plus vite que l’usage des moyens de destruction.
    Même si un conflit tuait 85% des habitants de la terre, on serait encore plus nombreux qu’en 1800.”

    Tiens ? On s’approche dangereusement du super organisme, en prenant compte principalement du concept d’humanité comme un tout, non ?
    La destruction de 10 % de la populace mondiale en 1850 correspondrait plus ou moins à la destruction de 10 % de la populace mondiale actuelle ?
    Donc 10 individus de 1850 succombant de mort violente correspondrait plus ou moins à 70 individus de maintenant succombant de mort violente.
    Si on va au bout de cette logique, je ne te dis pas la ré écriture méga colossale
    de l’histoire ( telle que la doxa l’enseigne ) que l’on peut faire.

  25. 000 says:

    “concept d’humanité comme un tout”

    Un tout ne fait pas un organisme.

    Un tout peut être une collection d’individus, c’est-à-dire une abstraction en tant que tout, et non un organisme.

    (La différence joue au niveau de la solidarité entre les parties et le tout)

    “Si on va au bout de cette logique”

    Il y a deux façons de considérer la mortalité:
    – en absolu
    – en relativité

    Les deux ont leur domaine d’application.

    Moralement, la moindre mort violente est un scandale.

    Pour la survie de l’espèce c’est le pourcentage qui est décisif.

    (PS: ça ne fait pas de l’espèce un organisme)

    60 millions de morts sur 2 milliards (2e guerre mondiale), ça n’a pas la même conséquence que 60 millions de morts à l’époque de Ramsès II (= la totalité de la population mondiale alors).

  26. 000 says:

    Pour rappel:

    La population mondiale:

    est multipliée par 10 en 100 000 ans

    puis

    est multipliée par 10 en 5000 ans

    puis

    est multipliée par 10 en 2000 ans

    puis

    est multipliée par 4 en 100 ans

    —————-
    —————-

    Année Population mondiale
    -100 000 0,5 million
    -10 000 1 à 10 millions
    -6 500 5 à 10 millions
    -5 000 5 à 20 millions
    -200 150 à 231 millions
    1 170 à 400 millions
    200 190 à 256 millions
    400 190 à 206 millions
    500 190 à 206 millions
    600 200 à 206 millions
    700 207 à 210 millions
    800 220 à 224 millions
    900 226 à 240 millions
    1000 254 à 345 millions
    1100 301 à 320 millions
    1200 360 à 450 millions
    1250 400 à 416 millions
    1300 360 à 432 millions
    1400 350 à 374 millions
    1500 425 à 540 millions
    1600 545 à 579 millions
    1650 470 à 545 millions
    1700 600 à 679 millions
    1750 629 à 691 millions
    1800 0,813 à 1,125 milliard
    1850 1,128 à 1,402 milliard
    1900 1,550 à 1,762 milliard
    1910 1,750 milliard
    1920 1,860 milliard
    1930 2,07 milliards
    1940 2,3 milliards
    1950 2,519 milliards
    1955 2,757 milliards
    1960 3,023 milliards
    1965 3,337 milliards
    1970 3,696 milliards
    1975 4,073 milliards
    1980 4,442 milliards
    1985 4,843 milliards
    1990 5,279 milliards
    1995 5,692 milliards
    2000 6,085 milliards
    2005 6,5 milliards
    2010 6,842 milliards
    2015 7,219 milliards
    2020 7,577 milliards
    2025 7,905 milliards
    2030 8,199 milliards
    2035 8,463 milliards
    2040 8,701 milliards
    2045 8,907 milliards
    2050 9,075 milliards

  27. Henri A says:

    Et alors, banane !
    Ça te dit quelque chose une fonction exponentielle ?

  28. 000 says:

    “une fonction exponentielle ?”

    Rien à voir.

    Les autres espèces animales n’ont pas évolué ainsi.

    C’est lié aux sauts politiques et techniques, pas à une fonction exponentielle naturelle.

    Quand les hommes s’auto-organisaient dans un coin de la forêt biologique, ils mourraient jeunes et peu d’enfants survivaient.

    Quand ils ont développé des systèmes politiques centralisés, ils ont abouti à un progrès technique favorisant la croissance globale.

  29. Une fonction exponentielle est une fonction exponentielle.

    Est-ce qu’elle signe une auto-organisation ou non est une autre question.

    Chez les hommes il y a toujours eu des mâles Alpha. L’auto-organisation à vingt ça n’a pas beaucoup de sens (c’est l’anomie, l’anarchie ou la dictature mais pas l’auto-organisation). Pour qu’il y ait émergence, il faut une multitude d’agents interconnectés (cas des fourmis ou des humains depuis qu’ils se sédentarisent et surtout depuis la mondialisation).

  30. Mâle Omega says:

    “ou non est une autre question”

    Sauf qu’ici on est dans une discussion sur les causes.

    L’intervention d’Henri A semblait ramener les causes à une fonction exponentielle, comme un développement uniforme de la population de cafards.

    Les sauts dans l’évolution de la population humaine correspondent à des événements politiques et techniques.

    Dans l’ensemble, on n’a même pas une vraie courbe exponentielle, on a des sauts: une évolution discontinue.
    L’âge industriel va par exemple créer un saut brutal, qui n’a rien à voir avec la régularité d’une courbe exponentielle.

  31. Dans la nature, il n’existe pas de véritables courbes exponentielles (toujours des approximations). La cause des guerres n’est pas un problème. Tout le monde est conscient que la raréfaction des ressources implique la guerre. La question intéressante est “comment éviter de se trouver dans cette situation pour l’éviter ?”.

  32. Mâle Omega says:

    “comment éviter de se trouver dans cette situation pour l’éviter ?”

    Je ne trouve pas d’autre réponse que la décroissance matérielle.

    L’évolution de la démographie mondiale bute maintenant sur les limites physiques de la terre.

    Jusqu’à présent, l’humanité trouvait sans cesse de nouvelles terres à peu près vides à peupler, avec leurs ressources, etc.

    La logique serait de poursuivre dans l’espace, mais au-delà de la difficulté technique à aller dans l’espace, on bute sur une grosse difficulté:
    l’espace est plein de radiations, qui ne sont pas adaptées à l’espèce humaine.

    Il est possible que l’homme change de nature (devienne un programme informatique) bien avant d’avoir les moyens de peupler l’espace.

    Avant cela, certains imaginent le peuplement des océans. Une vie sous la mer protégerait d’un certain nombre de désastres à la surface terrestre.

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