Richard Stallman, 1985, Le manifeste GNU. Hakim Bey, 1991, TAZ. John Perry Barlow, 1996, Déclaration d’indépendance du cyberspace. McKenzie Wark, 2006, A Hacker Manifesto.

Nous sommes entrées dans le monde numérique avec l’idéal de défendre l’indépendance dans l’interdépendance, l’autonomie avec la responsabilité. Que se passe-t-il aujourd’hui ? Des entrepreneurs nous vendent l’interdépendance sans l’indépendance et atomisent en même temps autonomie et responsabilité.

Un peu partout, des enthousiastes convertis à des slogans marketing affirment que le blog est mort et qu’est venu le temps des lifestreams. Plutôt que produire des contenus originaux, nous serions des machines à créer des liens entre les contenus de qualité proposés par une élite intellectuelle. Si ce projet n’est pas un retour dans le vieux monde, c’est quoi ?

« Vous autres du bas peuple discutez nos idées, faites-en la promo, liez-nous pour que les moteurs de recherche nous amènent au premier-plan. Diggez, linkez, partagez… ne soyez plus que les neurones du réseau là où jadis vous en étiez la substance même. » Durant la révolution industrielle, on est passé de l’esclavage au salariat, maigre progrès. On passe maintenant du salariat au bénévolat. Assez logique après s’être fait bercer de l’illusion de liberté pendant deux siècles.

Quand nous avons créé des blogs, les plus vigilants d’entre-nous, ont évité les plateformes propriétaires. Nous avons utilisé tous les services disponibles pour diffuser nos idées sans nous lier à aucune armada. Sur le blog, nous recollions les morceaux. Nous utilisions des services externes, nous en parlions parfois, mais nous ne construisions rien de spécifique sur ces services.

Quand je publie une vidéo sur Youtube, une photo sur Flickr, un livre sur Scridb, je reste le possesseur de ces informations. Je ne fais que les diffuser le plus largement possible. Maintenant, on nous demande tout autre chose. Sous prétexte que le temps du contenu produit par tous est mort, on nous propose d’animer notre communauté, c’est-à-dire de faire le serveur dans un bar dont nous ne verrons jamais le patron pour qu’il nous remette notre chèque à la fin du mois.

Nous courrons entre les tables, nous rangeons les chaises, faisons la plonge pour la seule gloire du service que nous croyons exploiter mais qui nous asservit en retour. Versatiles, à la première nouveauté, nous changeons de quartier, de terrasse, nous imitons les saisonniers. Parmi-nous, certains cherchent à être les premiers pour attirer l’œil des journalistes définitivement aveugles. À l’exemple de notre pape Robert Scoble, nous y gagnons quelques étoiles sans mesurer à quel point nous bafouons les idées que nous défendons par ailleurs.

À quoi bon lutter contre Hadopi et pour les libertés numériques, pour la circulation sans entrave des informations et la réinvention du droit d’auteur, si nous tombons dans l’escarcelle de ceux que nous combattons ? Les majors du disque ou du cinéma sont les mêmes que les majors d’internet. Si tu leur donnes une main, ils te prennent le bras. Si tu travailles gratis pour eux, demain ils te ramèneront à ton vieux status de larbin.

Utilisons tous les services, branchons-les les uns sur les autres, tirons-en la substance mais ne passons pas notre temps chez eux à accueillir les nouveaux clients et faire les prosélytes. Défendons notre indépendance et notre autonomie. Créons des zones d’autonomie temporaire mais pas chez eux. Vous avez vu les pirates aller voir le roi et lui demander de leur ouvrir Versailles ? Les TAZ seront chez nous et non là où ils nous diront de les construire. Elles se parleront, se féconderont, se désintègreront et se reconstruiront. Mais selon notre vouloir non pas, comme jadis, selon le vouloir des puissants qui nous enverront leurs armées pour nous faire taire.

Après l’esclavage, après le salariat, j’appelle le temps de l’indépendance dans l’interdépendance, le temps de l’autonomie responsable. Ne tombons pas une nouvelle fois dans le piège centralisateur dans le seul monde où, un temps, nous l’avions à peu près évité. Distinguons-nous de ceux qui veulent nous avaler. Individualisons-nous. Parlons-nous mais sur nos terrasses, dans nos appartements, au sommet de nos montagnes. Ne faisons l’éloge que de nous-mêmes.

Notes concrètes

  1. J’utilise Twitter mais j’ai développé un plugin pour rapatrier mes tweets chez moi (et je vais presque jamais sur Twitter.com). J’ai développé un autre plugin pour rapatrier les commentaires de mes billets postés sur Friendfeed. Si je passe du temps sur Friendfeed, je créerai un plugin qui récupèrera mes interventions et je me débrouillerais pour ne jamais aller sur le site (incapable d’ailleurs de rendre la simultanéité des flux de conversation des approches desktop). Je veux avoir la possibilité de transférer ces données quand je veux où je veux, dans le sens que je le veux. Je veux qu’elles m’appartiennent. Non pas qu’elles soient importantes mais pour signifier qu’elles n’appartiennent pas à Friendfeed ou à quiconque.
  2. Chaque mot que nous écrivons sur un service comme Facebook et Friendfeed augmente la valeur de ces services plus que de nous-mêmes.
  3. Ces services peuvent fermer nos comptes et détruire nos données quand ils le veulent. Facebook l’a déjà fait. Ils peuvent détruire les communautés que nous construisons si nous les dérangeons. Le cinquième pouvoir serait soit disant plus fort, serait capable de ramener la lumière… oui, à condition qu’il reste hors prise du pouvoir qu’il entend contrecarrer.
  4. Ces services centralisés aspirent notre présence en ligne pour la détourner des TAZ miniatures qu’étaient nos blogs. Et je ne parle même pas du cloud !
  5. Entre 1995 et 2000, ce fut la vague des pages persos. En même temps que la bulle explosait, les gens en eurent assez de produire du contenu gratos. On inventa le blog, une nouvelle convivialité, apogée populaire selon moi en 2006-2007 avant une nouvelle désillusion. La presse respire… même pas : les amateurs se cassent, restent les pros. Alors on invente des trucs moins exigeants, moins élitiste, Facebook, Friendfeed… des TAZ qui n’ont plus rien d’autonome.
  6. Si tu passes ta vie sur un service, tu lui donnes ta vie et il la marchandera au plus offrant. Si tu es contre ce monde, tu retournes dans ta TAZ. Tu ne restes pas dans la pire des dictatures qui soit, une entreprise qui n’a d’autres soucis que maximiser ses revenus. Il faut être cohérent jusqu’au bout. Critiquer un gouvernement m’apparaît inacceptable si on collabore à pire que lui.
  7. Nous avons bâti notre monde, tout au moins en imaginaire, en nous inspirant d’écrivains, de philosophes ou d’aventuriers. Nous devons nous réveiller, revenir à nos fondamentaux. Là, maintenant, des hommes d’affaires de tous poil ont pour seul objectif de faire fortune en détournant nos rêves. N’oubliez pas qu’ils restent prisonniers de la vieille logique de la croissance ininterrompue. Utilisez leur service mais ne leur donnez pas votre âme en dépensant chez eux votre intelligence car ils gagnent toujours plus que vous.
  8. Je vous renvoie à mon texte sur Panikkar. La décentralisation est la seule solution possible face à l’essentialisme, donc à l’impérialisme. La décentralisation autorise chacun de nous à se reconnaître comme un centre. Il n’existe de décentralisation que face à une démultiplication quasi infinie des centres. Aujourd’hui, une tendance inverse se développe. On nous demande de nous décentraliser. De devenir des flux dans des tuyaux, donc des esclaves des maîtres des tuyaux. C’est ce que nous avons toujours été, de la matière biologique transportable. Nous avions rêvé de changer de statut et, au nom de ce même rêve, on nous ramène à ce que nous tentions de fuir.
  9. Annoncer la mort du blog n’est qu’une grosse connerie. Comme jadis annoncer la mort des pages persos. Tout ça c’est la même chose, ça s’appelle le contenu sur internet, peu importe la façon dont nous le structurons. Soit tu le crées et le maintiens libre, tu es ton propre éditeur et diffuseur, soit tu te lies à un diffuseur, certes plus puissant, mais tu retombes alors dans l’ancien monde des propriétaires de tuyaux. Facebook, Friendfeed… ne sont qu’une réinventions sexy de CompuServe et d’AOL.
  10. Je ne nie pas leur intérêt mais au service des TAZ, pour maximiser leur autonomie. FriendFeed ou un autre outil pourrait devenir le lieu de tous les commentaires, une sorte d’interface universelle pour commenter tout. Mais à condition que ces commentaires remontent à la source et ne restent pas prisonnier d’un monde ouvert juste en théorie.
  11. Bug actuel. Un service qui se ferait l’interface universelle à laquelle nous aspirons monétiserait avec difficulté les données créées chez lui s’il les laissait filer. Il pourrait gagner en monétisant l’interface mais c’est du gagne petit. Le véritable trésor c’est nous, nos comportements, nos créations. Je vois mal nos requins du business s’asseoir sur le gros du gâteau. L’interface universelle ne peut qu’être en open source.

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129 comments

  1. Benjamin F says:

    Ah les TAZ d’Hakim Bey, que de souvenirs 😉

    Comparaison très pertinente.

  2. vincent says:

    Excellent angle d’attaque, ce qui est amusant c’est qu’on pourrait se faire la même avec le 2.0 en entreprise, ce ne sont pas les salariés qui profitent des retours positifs et pécuniers de son utilisation mais les dirigeants.

    En effet un partage des bénéfices (sous toutes ses formes) selon notre implication est nécessaire pour que ce sytème est un sens autre que celui d’une prolongation d’un vieux système dont on connait toutes les dérives…

  3. 000 says:

    Bon tour de la question et de la courbe perverse du 2.0 :

    “Durant la révolution industrielle, on est passé de l’esclavage au salariat. On passe maintenant du salariat au bénévolat”

  4. Yann Leroux says:

    Slave 2.0 est une vieille idée, avant même la naissance du 2.0. il faut se souvenir que les premiers digiborigenes ne voulaient pas de la couleur dans le html. Il faut aussi se souvenir que l’Internet massif décolle lorsque pizza hut commence a vendre en ligne des pizzas…

    Il y a en ligne plusieurs communautés historiques : les universitaires, les hacktivistes, les commercants et le developpement du réseau procède de leurs rencontre. Les chocs idéologiques sont d’autant plus vifs que la rencontre de contenus opposes est facile.

    Le manifeste du cyberespace est un joli texte, mais c’est un texte idéologique base sur le rejet de l’autre. Que ce rejet soit donne comme réaction ne réduit en rien sa violence.

    Ce monde n’a pas été bâti sans les marchands. Des le départ ils étaient dans la cathédrale ! Par exemple usenet a été batir sur des fond universitaires et prives. Ce sont eux qui payaient les factures (exhorbitantes) de telehone. Même chose pour arpanet.

    Cela dit, je suis egalement D’avis que nous sommes la richesse de de ce reseau et que nous devons être conscient des effets collatéraux de l’investissement de tel ou tel service.

  5. Henri A says:

    Attention aux mots “esclavage” et “salariat” qui sont des mots du style “pointe d’un iceberg géant”.

  6. Très bon texte, mais qui donne à mon avis lui-même la réponse à la question qu’il pose : pour ne pas être prisonnier d’une plateforme, il suffit d’en rapatrier les données. Lorsqu’un utilisateur le fait, les plateformes sociales ne sont pas plus propriétaires des contenus qu’elle hébergent que La Poste ne l’est des lettres qu’elle transmet.

    Ceci étant dit, il faut aussi mesurer l’immense progrès que les médias sociaux constituent dans la voie même que tu appelles de tes veux. Permettant à chacun de devenir média, indépendamment de ses compétences techniques, du temps dont il dispose, de sa capacité à inventer les moindres détails de son activité de diffusion, ils provoquent une démocratisation profonde et véritable du Web.

  7. [Enikao] says:

    C’est en l’espèce la question du contenu plutôt que du contenant.
    On peut étendre cette réflexion à une réflexion connexe : newspaper / news magazine et news. Ce qui compte c’est l’information, pas le support qui lui est potentiellement mortel.
    Le fait est qu’il faut bien un moyen de véhiculer le savoir. Les précédents épisodes ont montré que les tenants du contenant ont rarement pu conserver leur monopole, des sages de tradition orale à l’écriture, des copistes à Gutemberg, des médias aux médias sociaux. Les usages et la technologies favorisent l’émergence de nouvelles formes véhiculaires voire de prise de parole, de prise du pouvoir de diffusion de l’information.

  8. 000 says:

    “pour ne pas être prisonnier d’une plateforme, il suffit d’en rapatrier les données”

    Attention à ne pas oublier l’autre gros problème:

    la façon dont ces plateformes collectent nos données et les analysent pour dresser notre portrait robot.
    Portrait robot revendu aux publicitaires, et qui pose un problème:

    qui peut y avoir accès ?

    On imagine bien l’importance que peut avoir la connaissance de tant de données confidentielles sur une personne.

    Les Internautes ne veulent pas d’un mouchard Loopsi, mais il acceptent un mouchard encore pire, collectant encore plus de données : celui de Facebook ou de Google ?

    Pourquoi est-ce que le mouchard révulse s’il se nomme Loopsi, et qu’on l’accepte s’il se nomme Facebook ou Google ?

  9. 00000 says:

    “La Poste ne l’est des lettres qu’elle transmet.”

    La Poste ne scanne pas et n’archive pas le contenu de nos lettres, contrairement à Facebook et Google.

    La Poste ne dresse pas notre portrait robot à partir de nos courriers, et ne revend pas ces données, ni ne les conserve les exposant à un vol ou une exploitation non souhaitée.

    Immense différence.

  10. narvic says:

    Thierry, ton approche dans ce billet est si complètement idéologique (un bien bel exemple d’essentialisme, comme tu dis 😉 ), qu’on ne peut plus en tirer aucune conséquence pratique, c’est à dire politique. Dans cette oscillation permanente “entre rébellion et retrait”, ce billet bascule du côté de retrait. Tiens, pour te faire les pieds, je mettrai la suite de mon commentaire… sur friendfeed. 🙂

  11. iza says:

    Que l’on capable de “bricoler” ou pas, ce qui est interessant c’est d’utiliser tous ces services comme des outils au service de nos idées. “prototyper” des trucs pour créer de nouvelles choses…

    Mais bon, pour cela il faut en avoir (des idées), avoir une idée du sens que l’on veut mettre dans ses projets etc ….une fois de plus, le service “clés en main” proposé est facile, ludique, consommateur de temps et de temps de cerveau … pour pas grand chose.

    Se poser la question du sens est plus compliqué, plus exigeant … mais possible encore.

    Hybridation, prototypage sans necessairement boycotter. Comment je peux “tordre” ce que me propose tel ou tel service à mon idée.

    Les voilà les TAZ. Et effectivement, elles se défont, se recomposent …

  12. 000 says:

    Ce billet est excellent pour départager les différentes visions du monde autour d’Internet.

    Dans les réactions des uns et des autres, on découvre où chacun place sa priorité, ce qu’il accepte ou refuse, selon quels objectifs et quelle vision de soi et du rapport aux autres.

    Que ce billet soit idéologique, oui, mais pour une fois au meilleur sens du terme:

    il pose l’idée même du monde que nous voulons sur Internet.

    Pour une fois, on quitte les petites questions pratiques sur les avantages et inconvénients respectifs de Twitter, Facebook, Friendfeed, etc.

    On pose la question essentielle du modèle de société en construction dans l’Internet 2.0

  13. J says:

    “Fais gaffe à pas te laisser aller à tes petits travers”, cf Théorie/Dogme-idéologie te disais je ce matin 🙂

    J’évoquais aussi ici il y a quelques jours la question politique.

    en bref thierry, quand il s’agit de jauger les services genre réseaux sociaux, ou de se pencher sur les nouvelles formes d’orga sociales possibles entre autre via le net, il me semble que tu pourrais prêter plus d’attention à la manière bien réelle dont fonctionnent bon nombre de personnes, et à la manière bien réelle dont agissent bon nombre de pouvoirs que tu appelles centralisateurs.

    pourquoi négliges tu ainsi la propension à vouloir (?) être “guidés/encadrés” des gens, et le grand intérêt qu’ont certains à le faire?
    il me semble que la façon dont tu négliges ces contraintes hypothèque le meilleur de tes intuitions quant à autoorga etc, car par idéologie tu oublies de prendre en compte les conséquences de ces deux trucs ”de base” et leurs nécessaires correctifs pour que décentralisation etc ne rime pas avec prime et carte blanche aux seuls grands pôles d’attraction – tu noteras la réf à un truc que tu apprécies… (que ces pôles soient google, friendfeed, facebook, twitter, wanadoo, mille autres, et tous leurs successeurs).

  14. boronali says:

    Pour la dimension économique, j’aurais rajouté en exergue le “Cluetrain Manifesto” …

    http://www.cluetrain.com/manifeste.html (version Fr)

  15. Stanislas J says:

    Je vais être bref puisque tout a déjà été dit ou presque. FriendFeed n’est qu’un outil. Si demain FF devient “diabolique”, y’a pas de soucis, on se casse ! Je vois pas le problème. Reste qu’en attendant c’est un super outil qui peut servir le meilleur.

    Le “cinquième pouvoir” n’en sera pas un sans ce type d’outils 😉

  16. FloH says:

    Brilliant article!!

  17. “Un peu partout, des enthousiastes convertis à des slogans marketing affirment que le blog est mort et qu’est venu le temps des lifestreams. Plutôt que produire des contenus originaux, nous serions des machines à créer des liens entre les contenus de qualité proposés par une élite intellectuelle. Si ce projet n’est pas un retour dans le vieux monde, c’est quoi ?” >>> mais je ne suis pas du tout d’accord avec ça ! regarde, tu publies bien sur ton blog ^^ et on discute là-bas (avec tes trolls 🙂 ou ici (dans une “blogosphère” qui est tout sauf morribonde 😉

  18. “ne soyez plus que les neurones du réseau là où jadis vous en étiez la substance même” > n’est on pas à l’ère des synapses, maitre ?

  19. “À quoi bon lutter contre Hadopi et pour les libertés numériques, pour la circulation sans entrave des informations et la réinvention du droit d’auteur, si nous tombons dans l’escarcelle de ceux que nous combattons ?” Thierry !!! en quoi opposes-tu l’un et l’autre ? (on croirait entendre Albanel opposant artistes et internautes !) tous les chemins de la libre expression et de la plus grande diffusion et discussion des idées sont à utiliser… Nop ?!

  20. Reste que nous sommes d’accord, sur le fond. Alors comment et pourquoi diverger autant sur l’usage de cette nouvelle table de mixage de nos flux ??? “Utilisons tous les services, branchons-les les uns sur les autres, tirons-en la substance mais ne passons pas notre temps chez eux à accueillir les nouveaux clients et faire les prosélytes. Défendons notre indépendance et notre autonomie. Créons des zones d’autonomie temporaire” // qui plus est, je plusssois sur tes trois premiers point de note de bas de page, et le point 9, évidemment “Annoncer la mort du blog n’est qu’une grosse connerie. Comme jadis annoncer la mort des pages persos”…. Quand au point 10 il est en développement (de façon décentralisée et indépendante 🙂

  21. La Ligne says:

    “Ces services peuvent fermer nos comptes et détruire nos données quand ils le veulent. Facebook l’a déjà fait. Ils peuvent détruire les communautés que nous construisons si nous les dérangeons.” > On en est là, il s’agit bien de prendre le maquis, de ne plus dépendre de monstres pas toujours bienveillants. On en est loin.

  22. Yann Leroux says:

    Il faut mettre tout cela en perspective :
    Slave 2.0 est une vieille idée, avant même la naissance du 2.0. il faut se souvenir que les premiers digiborigenes ne voulaient pas de la couleur dans le html. Il faut aussi se souvenir que l’Internet massif décolle lorsque pizza hut commence a vendre en ligne des pizzas…

    Il y a en ligne plusieurs communautés historiques : les universitaires, les hacktivistes, les commercants et le developpement du réseau procède de leurs rencontre. Les chocs idéologiques sont d’autant plus vifs que la rencontre de contenus opposes est facile.

    Le manifeste du cyberespace est un joli texte, mais c’est un texte idéologique base sur le rejet de l’autre. Que ce rejet soit donne comme réaction ne réduit en rien sa violence.

  23. Et les pornographes !

  24. hug_h says:

    Est’il logique de liker et de commenter sur FF un post dénonçant FF et FB ? : non

  25. @hugh2 oui, c’est logique car ce n’est pas l’outil, c’est son utilisation.

  26. nicolas770 says:

    de ce point de vue Twitter est préférable: plus de créativité ds les RT que ds les like, plus de facilité à sauvegarder un fil de tweets que des commentaires sur ff. Moi je reste sur twitter et FF.

  27. narvic says:

    Thierry, ce billet est excessif et, du coup, il rate sa cible. On peut partager l’objectif, mais préférer une approche pragmatique, plutôt que ce retrait sur une position morale (qui donne bonne conscience, mais n’est pas très efficace). Ta position est celle d’un blogueur qui organise sa vie sociale en ligne autour de son propre blog. Concrètement, elle n’a aucune espèce d’application pour les autres internautes (sauf à être entendue comme “vous n’avez qu’à faire comme moi). Le besoin d’intégration de service, de rassemblement des traces personnelles qu’on laisse sur le web, de fédération des conversations, est grandissant à mesure que l’offre de services se diversifie et que les présences en ligne se fragmentent. Tu ne ressens peut-être pas ce besoin, dans ton cas personnel, du coup tu n’en mesures pas la portée chez les autres. Si demain, une solution open source est décentralisée répond à ces problématiques, j’irai aussitôt. Pour le moment, je n’en ai pas trouvé. Alors ne reste que la solution pragmatique de jouer au…

  28. @narvic je vois que tu retrouves goût aux longs commentaires… Tu as envahi tout mon écran avec la notification de GoogleTalk (d’ailleurs, c’est génial gTalk pour suivre FF)

  29. ok – comme d’hab’ Narvic dit mieux que les autres ce qu’on a voulu dire. Je plussois donc des deux mains ce long et intelligent commentaire de novoGuyvision 😉

  30. Rubin Sfadj says:

    J’ai sincèrement du mal à comprendre le point de l’auteur.

  31. @rubin : tu as lu la TAZ ?

  32. Rubin Sfadj says:

    Je connais le concept. Mais je n’arrive pas à comprendre précisément contre quoi ou qui s’élève Thierry, ni surtout ce qu’il propose comme alternative.

  33. Je pense que ce qu’il veut dire c’est qu’en centralisant nos discussions ici, nous nous donnons intégralement au “grand capital” (les majors) et qu’ainsi on perd le sens d’Internet. La liberté que l’on croit avoir en allant sur Facebook et FriendFeed n’est que la liberté de l’esclave, soumis aux Conditions d’Utilisation de Facebook (et Friend Feed) alors soit on est l’esclave satisfait de sa situation en attendant mieux, soit on tente de s’en sortir.

  34. La grande différence, Alexandre, c’est qu’à ma connaissance, jamais Friendfeed n’a prétendu avoir de sur notre contenu.

  35. Rubin Sfadj says:

    Je vois… Pardonnez-moi d’être cru, mais c’est de la masturbation intellectuelle. Je ne suis pas plus libre ou plus esclave qu’un autre parce que je participe à cette conversation au lieu de publier un billet pontifiant sur je ne sais quelle plateforme open source.

  36. Mais si FriendFeed ferme, nos discussions ne sont plus là. Et penser que FriendFeed est l’avenir, c’est un peu comme la Caverne de Platon. On oublie ce qu’il y a l’extérieur…

  37. Rubin, t’intéresses-tu aux question de cloud-computing? C’est très important la question de la dépendance sur Internet, mais je pense que comme Google, Friendfeed donne assez de garantie pour lui faire confiance.

  38. Alexandre, tu peux exporter ton contenu, tu l’exporter avec l’API. Friendfeed est très souple sur ces questions. Mais si on veut pouvoir discutter chacun depuis sa boîte (et non pas chez les autres), il faut un système d’hébergement centralisateur.

  39. C’est davantage un rééquilibrage de pouvoir entre les auteurs et les lecteurs, qu’entre les auteurs et les réseaux-sociaux: Friendfeed donne aux lecteurs la possibilité de trouver en un endroit unique, toutes leurs contributions aux conversations lancées par pleins d’auteurs différents. Auparavant, c’était au lecteur d’aller d’un blog à l’autre pour suivre les conversations. Le problème de Thierry, c’est qu’il risque de déservir (et perdre) ses lecteurs s’il ne propose pas lui-même de solutions décentralisée qui apporte la même VA que Friendfeed.

  40. Rubin Sfadj says:

    Jérôme : oui, je m’intéresse d’assez près au cloud computing. Et j’irai jusqu’à dire qu’en sélectionnant soigneusement ses prestataires, le cloud computing est bien plus sûr pour les données que l’hébergement local. Je préfère que mes données soient stockées et répliquées x fois sur les serveurs de Google ou de Dropbox, quitte à passer pour un esclave 2.0, qu’enregistrées sur le disque dur de mon Mac. C’est plus sûr techniquement, et même juridiquement j’ai plus de recours en cas de pépin contre Google ou Dropbox, qui me proposent un service et doivent en assumer la responsabilité, que contre le fabriquant du disque dur ou de l’ordinateur.

  41. Je suis dans le même cas, Rubin. +700 docs sur Google Apps (exporter chaque mois avec script GM + add-on DownThemAll! et sync avec DropBox). Mais ça n’empêche qu’on fonce vers l’hébergement par défaut en cloud computing et qu’à terme, aucune solutions n’égalera celles qui sont hébergées. Même problème avec FF: les gens se plaignet que les appliations exigent d’héberger les données dans le nuage tout en réclamant les fonctionnalités proposée par le cloud computing. Pendant ce temps là, Google améliore tellement ses produits (et MS, Amazon, Adobe faisant de même) au point que leurs produits seront indispensables.

  42. Laurent says:

    Rubin, d’un point de vue technique tu as raison… (Encore que…) – D’un point de vue juridique, je suis plus circonspect. Qu’adviendra-t-il si un jour tu rédiges un billet qui, bien que parfaitement légal en droit français, contreviendrait de manière subtile aux CGU de FF et se verrait supprimé, ainsi que les 780 commentaires pertinents relatifs… Bonne chance à ce moment pour rétablir tes droits par la voie légale…

  43. Laurent, l’intérêt de FF est d’avoir des termes aussi permissifs que possible (idem pour Google, d’où la protection extrémement solide de leurs utilisateurs). Google promet de ne prendre d’action contre les utilisateurs que si un tribunal le leur exige (ce qui est vrai, sauf dans le cas de YT qui est très particulier). A supposer que FF applique les même règles (j’en suis convaincu), ton problème n’en serait un que si tu est dans l’illégalité.

  44. Rubin Sfadj says:

    Laurent : deux éléments de réponse. Premièrement, pour être très pragmatique, il y a plus de chances qu’un billet quelconque contrevienne au droit français qu’aux CGU de FF. Deuxièmement, ce que supprimerait FF, ce n’est pas le billet, mais la conversation, dans ton exemple. Il conviendrait alors, avant toute chose, de définir mes droits sur la conversation afférente au billet que je partage sur Friendfeed. Pas évident. Je pencherais plutôt pour l’idée selon laquelle chaque commentaire qui compose la conversation revient, in fine, à son auteur — au moins au titre de la propriété intellectuelle. Pour cette raison, je vois mal FF porter atteinte aux droits de 780 personnes pour une simple violation de ses CGU. Qu’en penses-tu ?

  45. Rubin, c’est la position actuelle de FF. Les contrevenants se voient retirer leur comptes et leurs entrées et commentaires sont supprimés. Mais que se passe-t-il si le compte de Thierry est supprimé? Toute cette discussion disparaît…

  46. Rubin Sfadj says:

    A-t-on un cas concret ?

  47. Oui, les comptes des spammeurs. Si tu commentes leurs entrées et les balances, tes commentaires disparaîtront avec leurs comptes. Idem pour le compte de TC (fermé par Mike lui-même). Toutes les conversations ont disparu. Mais je trouve ça évident.

  48. Pour revenir à la question de la dépendance croissante des internautes aux géants du Web (Google, FB, Twitter et mainenant FF), ce serait intéressant de développer des solutions du type Opera Unite plutôt que de refuser les formidables services de Google, FF & co.

  49. Mais on ne peut pas se satisfaire du fait qu’une entreprise nous déclare libres pour le penser. Et malgré le cloud Google, je pense qu’il est avisé d’avoir ses documents sur un disque dur.

  50. Le problème, c’est que Opéra n’est motivé que parce que leur core business est le browser et qu’il n’ont rien à perdre à redonner les données aux utilisateurs. Google & co. n’iront dans ce sens que sous la pression des compétiteurs comme Opéra. Problème: Opéra n’est pas open source et n’attirera jamais une communauté de développeurs assez solide pour égaler les services comme Google Apps (sans parler de limites techniques).

  51. les garçons (ouep, ça sent le musc ici 🙂 vous venez de démontrer l’un des intérets de FF : pas un message de troll dans cette discussion !

  52. Rubin Sfadj says:

    Personnellement, j’ai opté pour une stratégie de sauvegarde hybride : mes docs sont sur le disque dur de chacun de mes ordinateurs, via Dropbox, et sauvegardés en ligne, en temps réel, par Backblaze. Mais j’ai arrêté de faire des sauvegardes “hard”, avec un disque externe ou sur DVD. C’est une perte de temps.

  53. @nicolasvoisin et le troll pro friendfeed d’au-dessus ?

  54. Alexandre, je ne sais pas si tu suis ce qui se fait avec Google Apps et Office Web, mais si tu fouilles un peu, tu devrais prendre conscience que rien n’égalera le cloud computing. C’est bien de dire: “moi, mon eau je veux la puiser dans mon puit à moi”. Mais si les distributeurs collectifs peuvent te proposer une eau moins chère, plus propre et dispo même quand ton jardin est asseché, tu oublieras vite tes soucis d’indépendance. Regardes le potentiel du cloud computing et tu réaliseras que le risque dont tu parles en fera pas le poids par rapport aux opportunités du cloud.

  55. Mais si Google Apps dit “C’est fini, j’arrête” qui l’empêchera ?

  56. Rubin Sfadj says:

    Depuis que le service n’est plus en beta, je suis plus serein sur la question.

  57. Ils peuvent, mais ils promettent de t’exporter tes données. Tu pourras revenir sur OpenOffice & co. mais tu seras tellement dépendant des fonctionnalités du cloud, que tu courreras confier tes docs à Microsoft ou Adobe pour recommencer.

  58. Rubin, le beta est un argument psychologique pour les vieux IT managers du S&P500, pour leurs faire croire qu’ils sont protégés. Ca ne change strictement rien dans les faits (dixit Google).

  59. Rubin Sfadj says:

    En sortir offre tout de même un argument de moins à un prestataire peu scrupuleux. Et c’est une question d’échelle. Quand un service comme Gmail est en beta pendant des années, effectivement, ça ne veut plus rien dire juridiquement. Mais si une startup décide de tester un service sur 1 000 comptes et propose un accord de beta bien ficelé, ça a du sens.

  60. Rubin, je penses que ce n’est plus crédible que dans le cas des béta privées (ou bien caché). Si c’est lancé publiquement, les utilisateurs jugent le produit tel quel.

  61. Laurent says:

    A titre personnel, c’est vrai que je ne pense pas que j’aurais eu les mêmes arguments il y a 3 semaines, avant que les équipes de M. Bezos nous rappelle que nos données sont gravées dans _leur_ marbre… Cloud computing pourquoi pas, mais je préfère le décentralisé, avec si je veux une copie que je mets dans mon coffre en Suisse 😉 – L’avantage de FF, c’est qu’avec l’API on peut se débrouiller

  62. A propos de troll, Friendfeed n’est épargné que parce que c’est pas mainstream. Twitter s’est fait bouffé, Friendfeed le seras à son tour. C’est la communauté qui protègent pour le moment. Avant hier, un petit troll est arrivé sur FF (pas de nom, pas de lien, sinon il trollera cette conv) et fort heursement qu’il s’est senti un peu paumé. Autrement il se serait donné à coeur joie de hijacker bien des discussions et groupes. Et il n’y a aucune protection. Le trolling n’est pas une raison suffisante selon FF pour fermer les comptes. Ce sera à nous des les bloquer, un par un 🙁

  63. Laurent, comment peux-tu collaborer simultanément depuis des données hébergées chez toi? Et surtout, peux-tu me citer un acteur crédible qui travaille là-dessus? Suffit de voir l’enthousiasme qu’à susciter Opéra. C’est très limité, et ça ne pourra jamais faire d’ombre aux Google Apps & co.

  64. Laurent says:

    Je suis d’accord avec toi, mais avec l’API tu peux _au_moins_ sauvegarder ton contenu chez toi… Quant au réseau relationnel, il se déplacera ailleurs s’il le faut.

  65. C’est une protection mais certainement pas une alternatives. Que peux -tu faire des données exporter? Des archives? En revanche, je te rejoins sur le déplacement des réseaux: si Twitter fait la moindre erreur, la “migration” s’accélera. Et si ensuite, FF fait une connerie, on ira ailleurs.

  66. Rubin Sfadj says:

    Après, c’est une question de stratégie personnelle. Les contenus que j’estime importants (c-à-d que je veux conserver) sont sur Posterous, donc également sauvegardés dans mon mail (et donc sur mon disque dur, Dropbox, etc. via IMAP), ou carrément privés.

  67. Rubin Sfadj says:

    D’une certaine manière, la problématique existait déjà avant même l’avènement du Web 2.0 voire de l’informatique : on n’a pas attendu le numérique pour risquer de perdre ses données ; et ça n’a pas empêché, jusqu’à présent, la libre circulation des idées.

  68. Rubin, tu t’embêtes encore avec l’IMAP? Courageux!

  69. Rubin Sfadj says:

    Pour la réplication des données de mon mail, notamment professionnel.

  70. Rubin, je pense que le cloud pose un problème tout nouveau. Auparavant, je savais exactement où était mes données et je pouvais les protéger *physiquement*. Avec le cloud, ma propriété n’est plus que virtuelle. Le passage à l’informatique demandait de faire confiance dans la machine, le cloud demande maintenant de faire confiance dans une organisations dont je connais vaguement les intentions.

  71. Rubin Sfadj says:

    Jérôme : c’est pour ça qu’on a un droit des contrats 😉

  72. Laurent says:

    Les vieux geeks feront toujours un peu la grimace quand on leur parle de mettre des trucs dans le Cloud… C’est frais, c’est jeune, c’est moderne, c’est tout ce que vous voulez… Mais c’est pas chez vous ( autre illustration récente, twitter: qui avaient mis toutes leurs données stratégiques chez Google Docs avant d’aller discuter rachat et/ou partenariat stratégique avec… Google! Cette confiance dans la nature humaine est rafraîchissante 🙂

  73. géniale remarque de Laurent / d’ailleurs un YGeek (geek de la génération Y) est très rarement informaticien / +1 🙂

  74. Pour revenir au sujet principal (l’article de Thierry) : Je trouve sa vision tristement pessimiste pour celui qui a écrit “le cinquième pouvoir”. S’il veut construire du changement avec 4-5 blogueurs chacun dans son coin, je lui souhaite bien du courage. (j’éxagère, mais comme lui en fait)

  75. En fait le tueur de rêve, c’est plutot Thierry :s …

  76. Voilà c’est dit, pour le reste, narvic a parlé pour moi 😉

  77. Oh et puis allez, je détaille quand même : si demain FF fait de la merde, je vois pas ce qui nous empêchera de partir demain. Perdre les discussions ? Parce que dans la vie on enregistre tout ce qu’on raconte aussi ? Non (et heureusement) ! En attendant FF est un outil génial et peut servir les causes les plus nobles. Il faudra bien un peu de pragmatisme si on veut construire quelque chose de bien avec ce qu’internet nous offre. Les peureux n’ont jamais fait les grands batisseurs. Bien sur qu’il faudra veiller à ne pas tomber dans de nouveaux extrèmes et la domination de monopoles du net. Mais franchement la question est-elle d’actualité ? En est-on là ? Franchement ? N’y a-t-il pas tant de choses à construire avant de vouloir faire marche arrière?

  78. Quand à la soi-disant fin des blogs, c’est évidemment une grosse connerie : de quoi parlera-t-on si on a rien à lire de consistant (comme ce billet par exemple 🙂 ?

  79. j’imagine bien une machine tournant sur elle-même où on lie des messages friendfeed qui lient eux-même vers d’autres messages. Machine très fermée à l’exemple de la télévision actuelle, comme le dit très bien Thierry où les émissions qui marchent le plus sont celles où on parle de la télévision.

  80. Alexandre : malgré mon utilisation massive de FF, je continue de lire assidument près de 120 flux rss sur Google Reader. Les 2 se complètent. C’est comme twitter : personnne n’a jamais dit que FriendFeed allait tout tuer !

  81. @Stan mais je ne fais que commenter ce que j’ai compris du message de Thierry. Le fait qu’on soit nombreux à se battre pour un web neutre et libre et qu’on tombe aussi facilement dans les bras de ce qui reste une grosse entreprise

  82. Et pourquoi? Parce que personne n’a réussi à faire de meilleurs outils jusqu’à présent. Certains se sont pourtant fait chier pour : aaaliens, owni… mais au final, pourquoi s’évertuer alors que des trucs tout simples existent déjà ? (au passage, FriendFeed a 13 employés)

  83. Stan : sur le coup tu compares des chtrucs qui n’ont rien à voir : le coût d’aaaliens ou d’owni est nul et le but est clair : y compiler sur une base qualifiée de contributeurs le meilleur des contenus réalisés ou lus par cette “équipe”. FF est un service, c’est toi qui en fait ton média (moi aussi 🙂

  84. Oui mais l’utilité finale est en partie la même : faire de la veille collective.

  85. @stan Aaaliens, c’est surtout une expérimentation plus que de la veille collective, c’est “qu’est-ce qu’on peut faire d’un truc qui à l’air bien un peu partout mais qui serait mieux en un seul endroit”

  86. @stan et surtout ça a un aspect très prescripteur dans le sens où ce n’est pas toi qui choisis qui tu suis, mais on t’offre ce moment de recherche de gens bien (si tu leur fait confiance, et tu peux ;))

  87. Je suis assez d’accord avec Stan quand il dit : “Perdre les discussions ? Parce que dans la vie on enregistre tout ce qu’on raconte aussi ? Non (et heureusement) !”

  88. Je suis bien d’accord, d’ailleurs c’est grâce en partie à aaaliens que j’en suis là aujourd’hui :). Je crois en fait que j’attendais plus de aaaliens 😉 Bref mon point est de dire que nous avons besoin d’outils pour nous fédérer un minimum et construire quelque chose avec toutes nos qualités respectives, FF en est un (parmi d’autres).

  89. Ce que je vois sur FF c’est beaucoup de liens vers de très bons blogs, et des discussions qui s’engagent. Après si FF disparait demain qu’est-ce que ça peut bien me faire ? J’ai lu les articles, je suis capable de les retrouver sur les blogs (qui eux n’ont pas disparu). Quant aux discussions, pour moi c’est comme de l’oral : une fois que j’en ai pris connaissance ça peut partir à la poubelle, qu’importe… Si un commentaire a vraiment une valeur énorme, ça vaut le coup d’en faire un billet.

  90. @Thierry : en effet il marche même très bien puisque tu as même réussi à m’aspirer de nouveau vers ton blog !

  91. 000 says:

    “vous venez de démontrer l’un des intérets de FF : pas un message de troll dans cette discussion !”

    L’obsession de Nicolas Voisin: rester entre soi et fermer la porte à tout ce qui le dérange.

    Bonne illustration de l’enfermement des réseaux sociaux où l’on est entre soi à ronronner, entre amis qu’on a validés.

    La partie de cette discussion issue de Friendfeed: Une discussion de geeks, complètement vide sur le fond, qui ne comprennent rien, sans culture autre que la fascination pour l’outil…

    (et les affaires commerciales liées…)

  92. Henri A says:

    Exceptionnellement, extrêmement d’accord avec 000.

  93. On tappe sur le gouv puis ont fait la promo d’un service qui fera pire que le gouv. Et on site Google en exemple de probité! Au fond je trouve pas si mal FF mais c’est le discours geek qui m’énerve (et je suis pas le dernier des geeks).

  94. 000 says:

    “Exceptionnellement, extrêmement d’accord avec 000.”

    Un jour, tu verras que mes obsessions ne sont pas que des trucs issus d’une banane malade 😉
    Ou en tout cas qu’un crapaud fou n’a pas toujours tort 🙂

  95. 000 says:

    “je trouve pas si mal FF”

    Au départ tu trouvais Facebook formidable. Après quelques semaines tu as cessé d’y mettre les pieds.

    Le problème de ces outils sociaux c’est que très vite ça devient ingérable.

    Très vite ça devient des chambres d’échos à buzz où des millions d’insectes s’excitent sur la dernière nouveauté du jour, où l’on reçoit chaque jour 300 invitations de gens qui cherchent juste à augmenter le nombre de contacts, etc.

    On croit qu’on est lu mais la plupart s’en foutent et tout est noyé dans un flux d’actualités à renouveler chaque jour.

    Et tous les ans il faut migrer vers la dernière nouveauté sociale… Recommencer l’ajout de contacts…

    Ces outils sont utiles si vraiment on arrive avec un projet précis et qu’on se concentre dessus, sans se laisser étourdir par l’effet ruche et l’accumulation de contacts superficiels.

  96. Alexis Taugeron says:

    300 demandes par jour ? O_o

    C’est du vécu ? 😉

  97. Je suis assez d’accord avec Flipo, “C’est davantage un rééquilibrage de pouvoir entre les auteurs et les lecteurs, qu’entre les auteurs et les réseaux-sociaux”, à une nuance près, le rééquilibrage n’a pas lieu avec les lecteurs, mais les lecteurs-diffuseurs. http://fr.readwriteweb.com/2009/07/27/analyse/friendfeed-cest-mal/

  98. Un troll says:

    Un point important à préciser est que ce débat n’est pas toujours très objectif, puisque certains des participants gagnent leur vie en créant des comptes sur ces réseaux sociaux, et en les animant, pour le compte d’entreprises ou de partis politiques.

    Ils ont donc tout intérêt à ne pas comprendre où est le problème.

    Pour eux c’est le paradis:

    – ils gagnent de l’argent en créant un compte Facebook pour une entreprise

    – puis six mois plus tard ils gagnent de l’argent en créant un compte Twitter pour cette entreprise

    – puis six mois plus tard ils gagnent encore de l’argent en créant un compte Friendfeed…

    Cette course à l’infini d’un réseau à l’autre leur assure une rente à vie.
    Sans cesse un nouveau réseau à créer puis animer. Sans cesse un nouveau chèque à recevoir.

    Dans le même temps ils prônent la culture du gratuit pour les auteurs, mais ils se font rémunérer pour animer des communautés sociales en ligne…

    Ce genre de conflits d’intérêts rend pour eux difficile un examen objectif de la question.

    (Bien sûr ce n’est que l’avis d’un troll. Sur Friendfeed on ne soulève pas ces questions qui gênent.)

  99. archi_bald says:

    Bon faudrait savoir. On discute ici ou sur RWW ?

  100. narvic says:

    Bon, même réponse qu’à Fabrice Epelboin sur le même sujet, la déportation des commentaires à cause de friendfeed (http://friendfeed.com/fabrice/b9404a9a/friendfeed-cest-mal). Vous êtes en train de vous faire un film, toi et lui. :-)) En fait, la réponse est là, tout en bas, dans les commentaires, justement ! :-))) http://narvic.fr/2009/07/ma-nouvelle-vie-sur-le-web/

  101. RT @crouzet via @Monolecte Facebook et Friendfeed tueurs de rêves http://is.gd/1Q0Wf

  102. RT: @css4design: Facebook et Friendfeed tueurs de rêves http://bit.ly/yR9uC (via @Donjipez, @Eric_Ingargiola, @tweetmeme)

  103. vincent says:

    Moi j’ai adoré la réponse du troll, ce billet et cette interrogation me semble prolonger cette discussion : Le business condamne t-il la philosophie du 2.0 ?
    http://b-r-ent.com/news/le-business-condamne-t-il-la-philosophie-du-2-0

  104. Fwd: Facebook et Friendfeed tueurs de rêves http://is.gd/1OKtO (par http://ff.im/5M8AA) la fin est the good way:… http://ff.im/5PaOY

  105. narvic says:

    Donc, je vois Thierry que tu as résolu toi aussi cette douloureuse question de la déportation des commentaires des blogs vers friendfeed, puisque tout ce fil de discussion friendfeed vient de gentiment rapatrier ton blog d’un coup de code magique. 😉 Ce débat est donc clos, non ? 😉

  106. Cyrille says:

    à ne pas répéter

  107. Yann Leroux says:

    @narvic et quelle est la formule magique ? Je suis sur qu’il devrait pouvoir se partager. Ou les Hauts Sorciers nous ont abandonnés ?

  108. Je publierais un dernier truc… mon pb c’est vraiment pas FF 🙂 Du moment qu’il y a un API…

  109. @crouzet Facebook et Friendfeed tueurs de rêves. C’est bien écrit. Piqure de rappel pour néophytes et geeks. http://tinyurl.com/lo7r42

  110. Reading: "Facebook et Friendfeed tueurs de rêves | Le peuple des connecteurs" ( http://bit.ly/1ULrM )

  111. 000 says:

    Et voilà l’hyper hyper concentration :

    Facebook rachète FriendFeed

    Le groupe Facebook a annoncé le rachat du réseau social FriendFeed, lundi 10 août

  112. Renaud says:

    Et donc pour toi seul ont un avenir les personnes qui savent développer des plugins pour rapatrier leurs donnés.
    Tous ceux qui sont uniquement utilisateur ne sont bienvenus car par définition ils sont obligé d’utiliser les services proposés par d’autres.
    Ils en sont donc des esclaves et devraient préférer le silence que de s’asservir ainsi.

  113. Ce qui compte c’est de pouvoir installer les plugins écrit par les autres.

  114. Cyroul says:

    A ma grande honte, je ne connaissais pas ton site. Mais j’aime l’esprit des billets. Ca me replonge dans un passé utopique qui n’est, finalement, pas si mort que ça.
    Merci et bravo.

  115. Selim says:

    Facebook et Friendfeed tueurs de rêves – http://bit.ly/nWhPD

  116. Selim says:

    Très bon article. Il rejoint tout à fait ce à quoi je pense.
    Merci.

    @Renaud :
    Ce que tu dis est faux. Le partage est le fondement du Libre (logiciel libre), un peu contradictoire si ça mène à l’esclavage 😀
    De plus, l’humanité ne serait pas aussi avancée technologiquement, scientifiquement et philosophiquement s’il n’y avait pas eu partage.
    Et puis, après tout, libre à chacun d’apprendre à créer. Il y aurait esclavage s’il y avait cloisonnement des connaissances 🙂

  117. HaDeSss says:

    Pas mieux! RT @Harry_Tuttle: je plussoie : http://bit.ly/nWhPD

  118. spermito says:

    RT @Harry_Tuttle je plussoie : http://bit.ly/nWhPD

  119. POPTRONICS says:

    PopLien: excellent billet d’humeur anti-Facebook and co: http://bit.ly/nWhPD

  120. Maud Serpin says:

    via @RadicalChic RT @crouzet: Facebook et Friendfeed tueurs de rêves http://is.gd/1OKtO

  121. Neotrouve says:

    très bonne démonstration,

    dans un autre ordre d’idée, mon article devrait vous plaire

    l’emprise du virtuel
    http://www.neotrouve.com/?p=405
    @+
    NT

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