Je ne me suis jamais trop intéressé à la politique politicienne, moins aujourd’hui que jamais, mais comme l’université d’été du Modem se déroulait près de chez moi, j’y suis passé faire un tour. Je voulais y retrouver des amis. Quand j’arrive samedi en fin d’après-midi, l’un d’eux m’envoie un SMS : « C’est un parti mort qui réunit ses vieux. Un vrai piège… Je me suis barré. »

En attendant Virginie Votier et sa troupe de « jeunes engagés », j’observe les allers-venues, de loin, je picore des conversations moroses où il est question d’alliance ou non avec le PS, d’élections, encore d’élections, jamais d’idées, juste de tactique. Les plus jeunes ont d’ailleurs trouvé une meilleure occupation, ils jouent au poker. Le Modem ressemble à une grande famille, un Club Med où on s’emmerde, avec une animatrice qui organise des trivial pursuit pitoyables. Ambiance troisième âge. Une jeune journaliste ne cessait de bailler.

Mais les militants ne devraient-ils pas être en train de refaire le monde ? Une université d’été n’est-elle pas l’occasion de débats passionnés ? Je n’ai vu aucun cercle sauf ceux d’alcooliques anonymes.

Que faisaient tous ces gens dans ce VVF de la Grande Motte ? Ils étaient mieux que seuls chez eux devant leur TV. Ils préfèrent encore le Modem, question de partager un peu de chaleur humaine. Pas question de quitter le navire, on coulera avec lui.

Le plus terrible, c’était le clientélisme évident. Les militants débraillés, essoufflés, qui avaient payé leur entrée et leurs déplacements. Et les VIP, impeccables, rasés de près, tout frais payés et qui dormaient à l’hôtel. Comment peut-on supporter ça ? Cette inégalité première, affirmée, clamée. Cette injustice, ce manque d’équité. Comment penser construire un édifice solide sur des bases aussi douteuses. Il n’est pas question encore de démocratie, même pas de ses prémices dans le ghetto de la noblesse de robe.

Le mal est là.

On est loin de Gandhi qui cherche à se réformer lui-même avant de réformer le monde.

Je voyais des gens qui voulaient être élu, rien que ça, bénéficier d’un petit pouvoir, et d’autres gens, admiratifs, qui voulaient profiter par ricochets de ce pouvoir pour eux inaccessible. Le pouvoir et rien que le pouvoir. Sans savoir qu’en faire une fois au pouvoir. Mais que ferait Bayrou au pouvoir ? Il n’y a guère goûté, n’ayant aucune idée de ce que signifie manager, à commencer par s’entourer de gens plus intelligent que soi.

Rencontre avec un transfuge de l’Est

Yann Wehrling

Virginie finit par me rejoindre, on boit un coup, puis elle me présente Yann Wehrling. Je connaissais son nom parce que Quitterie Delmas m’avait parlé de lui quand elle m’avait raconté son histoire. En préambule, je dis à Wherling. « C’est donc toi qui a choisi le mauvais cheval. » Référence à son départ des Verts avant les européennes pour rejoindre le Modem. « Mauvaise pioche. »

Je le sens se crisper, c’est pas pour me déplaire. Il bafouille une justification pas convaincante. Je lui balance qu’il a rejoint le parti qui n’avait pas d’idée. Il s’énerve, il me dit que tout le monde dit ça et que c’est faux. « C’est quoi vos idées ? » Il se sent agressé parce que je lui pose une question avec insistance, ce que ne font jamais les journalistes, remarquez (et c’est pour ça que la presse agonise).

Il me demande si je suis pas un partisan d’Europe écologie (parce que je ne peux pas être journaliste, vu mon ton). Je renouvelle ma question. Il esquive par une contre attaque : « Tu as lu notre programme pour les européennes dans l’Est ? On a fait 150 propositions avec Jean-François Kahn. Je peux pas te dire qu’elles sont mes idées (sous entendu j’en ai trop). » Du petit lait pour moi qui dénonce depuis longtemps le melting-pot politique.

Avoir une vraie idée dans une vie, c’est beau. Être capable d’en sortir 150, c’est absurde. « Une collection de mesures sans queue ni tête ne fait pas une idée, je réponds en substance. Donne-moi tes mesures et voyons si elles sont cohérentes entre elles ? Je suis sûr que non. » Sur ce Wehrling me plante, me disant qu’il refuse de discuter avec les gens qui l’agressent. Moi qui croyais qu’on aimait la politique pour les débats enfiévrés.

Je me retrouve entre les mains d’un autre militant qui avait assisté à la conversation. Il me dit que sur le fond j’ai raison. « Au Modem, on est incapable de dire ce qu’on est. » Pendant ce temps, j’entends Wehrling qui demande à Virginie. « C’est qui ce mec ? » Elle répond « Un blogueur. » Je l’aurais tuée.

Une fois le militant parti, je rattrape Wehrling et je lui dis qu’il faut arrêter de cracher sur les idéologies, il faut une idéologie pour faire de la politique. Il me répond qu’il est contre les grands systèmes universaux. « Et ça, c’est pas une idéologie ? Tu peux dire que tu es anti-idéaliste, pas de problème. Je le suis aussi. » Commence une conversation un peu plus calme mais je suis en train de l’entraîner sur une pente où il n’a jamais skié.

Je lui parle de la méthode scientifique. Aussi une idéologie. Où es le problème du moment que l’idéologie est féconde. « Qu’elle est-donc l’idéologie du Modem ? Selon quelles approches défendez-vous vos mesures. Comment réagissez-vous à une mesure nouvelle proposées par quelqu’un d’autre ? Qu’elle est votre grille de lecture ? »

Je tente vainement, je le voyais bien, d’expliquer qu’on commence par dégager une grande ligne avant de s’occuper de pondre 150 mesures. Sinon, il est fort à parier que ces 150 mesures sont incohérentes même si toutes inspirées par le bon sens. Il me dit « Je suis un pragmatique. Je suis pour les petites mesures concrètes. » « C’est donc ça la nouvelle idéologie du Modem ? » Grand blanc. On en restera là. Les modémistes ont oublié d’apprendre à réfléchir. C’est un monde de moutons aveugles.

Les Verts peuvent dire « Nous sommes pour la décroissance. » Les gauchistes : « Nous sommes pour donner aux pauvres l’argent des riches. » Sarkozy : « Je veux devenir le président de l’Europe, puis du monde. » Le programme est chaque fois clair. Au Modem, les militants renvoient toujours au Bayrou de 2007, on va prendre les meilleures idées à droite et à gauche, on va travailler avec tout le monde. Réveillez-vous. Sarkozy vous a piqué l’idée pour son projet messianique.

Pas de place pour trois

Cette idée qu’un parti peut exister entre tous les autres, dans le but totalitaire de pratiquement tous les absorber, est absurde, bien digne d’une machine à perdre.

Dans les démocraties, en période stable, il existe presque systématiquement deux partis dominants. La raison en est mécanique. S’il existait dix partis récoltant chacun 10 % des voix, 90 % des électeurs se retrouveraient dans le camp des perdants. Pas bon pour le moral social. Pour minimiser le nombre de perdants, il faut tendre vers 51/49, c’est-à-dire deux forces plutôt homogènes, droite-gauche, conservateur-démocrate. Ce glissement n’est pas réfléchi, décidé par quiconque, il se produit naturellement, par frottements et ajustements adaptatifs.

Soit le Modem s’allie avec une des deux formations dominantes, soit il prend la place de l’une d’elle. Il n’existe pas d’alternative, sauf à espérer un état de désordre. Le Modem verse donc à gauche, mais en versant à gauche, il a tout faux.

En 2006, inconsciemment, Bayrou a lancé sa ligne dans le pool, parfois appelé des créatifs-culturels, en gros entre 25 et 35 % de la population des pays occidentaux. Ces gens ne se sentent ni de droite, ni de gauche, ils aspirent à une autre chose, cette autre chose un temps agitée par Bayrou. Une alliance avec la gauche, équivaut à perdre ce potentiel, potentiel déjà d’ailleurs récupéré par Cohn-Bendit et sa bande d’écologistes à tendance alter.

Si ces derniers ne commettent pas d’erreur, pas d’alliance à droite ou à gauche, ils monteront à 25 %, c’est eux qui iront au second tour en 2012, car ils auront réussi à renvoyer gauche et droite dans le même camp.

Pendant ce temps, au Modem, on rêve encore de changer la politique. Imaginez une entreprise qui aurait décidé de changer le business. Les fondateurs se demandent de quelle couleur ils peindront les bureaux, où ils placeront les chiottes, ils discutent pendant des heures du type adéquat de papier toilette mais jamais ils ne parlent du produit qu’ils proposeront. Le produit, c’est l’équivalent de l’idéologie. Le Modem n’en a pas. Il n’a rien à vendre sinon son VRP défraîchi mais il veut des clients, il veut leurs voix, il veut être élu, il veut sa place en tête de gondole dans les supermarchés.

C’est pas un bug ça ?

Le Modem vend du vent, une promesse mystique d’un autre politique possible, une politique du vide… le vide autour de soi comme réussit à le faire François Bayrou. Peut-être qu’une fois totalement seul, débarrassé même de son inséparable Marielle de Sarnez, il pourrait commencer à se reconstruire et à penser au produit.

Premier conseil : perdre du poids et aller faire des randonnées dans les Pyrénées dans les environ de Pau.

Deuxième conseil : pas d’alliance à gauche mais avec les écologistes.

Troisième conseil : ne pas se brûler les ailes lors des régionales, se concentrer sur 2012, construire une idéologie novatrice, prendre de la distance avec justement la politique traditionnelle.

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50 comments

  1. Et bien bravo, je suis maso et j’aime çà.
    Tout d’abord, je suis complétement d’accord avec vous sur le deuxième conseil et sur le troisième en partie de votre conclusion, renvoyer François Bayrou dans les pyrénées, pourquoi pas, si c’est pour y réfléchir et écrire enfin ses idées “novatrices”. Je suis MODEM par obligation et oui je suis maso, mais je suis avant tout un écologiste humaniste, un fidèle de Corinne Lepage. CAP 21 a toujours proposé et présenté des idées novatrices en matières d’écologie, d’économie et sociale, des mesures pragmatiques chères à Yann. Nous avons rejoins le MODEM parce que François nous à écouté, pas toujours entendu ( nuance forte ). La main tendu ne vaut pas bras coupé. L’écologie est un vrai idéal humaniste, une véritable alternative au droite-gauche, un véritable courant transversal prêt à être majoritaire en France. Et je le pense sincérement et sérieusement, sans avoir besoin d’aller s’allier à gauche et/ou à droite. Il suffit de peu de chose. Que tous les écologistes, environnementalistes, humanistes de France se tendent la main. La voilà certainement votre utopie !!!

    Cordialement.

    Christian Beaudin

  2. imath says:

    Bonjour Thierry,

    On sent un peu de déception dans ton article.. “prendre de la distance avec justement la politique traditionnelle.” Mon attitude vis à vis de la politique “traditionnelle” illustre peut-être la pertinence de ton conseil (Ou alors, si je suis le seul à me comporter de la sorte, je risque de me sentir très seul, lol)

    Je constate :
    1/ que l’intérêt général est considéré comme la dernière roue du carosse
    2/ que les politiques ne font que s’envoyer le passé au visage
    3/ qu’ils se positionnent par différence par rapport aux autres
    4/ que “l’animal politique” est plus valorisé (dans ces milieux) que celui qui fait preuve d’éthique et de sincérité.

    En réaction, je ne souhaite pas participer à ce jeu à somme nulle. Du coup, je n’ai même pas de carte d’électeur (shame on me !!).. Alors qu’est-ce qui pourrait me faire bouger ??

    1/ une vision de l’avenir, un projet : dans mon précédent métier, on m’a toujours appris de ne pas dénigrer la concurrence mais plutôt de mettre en avant mon entreprise.. “voilà comment votre situation sera en choisissant mon projet”
    2/ une éthique reconnue du leader (labellisée iso 9001 lol)
    3/ une écoute de tous les citoyens, même ceux du Web 😉
    4/ faire passer les intérêts supérieurs avant ses propres intérêts..
    5/ pratiquer la remise en question des décisions par la consultation du peuple et non du people..
    6/ être prêt à renoncer à son mandat pour ses idées..

    etc..

    Dans ces conditions, je doute que François Bayrou ou tout autre d’ailleurs ne me fasse agir dans la vie IRL 😉

  3. LCDM says:

    Bof comme billet, pourtant recommandé par Kag sur facebook.
    Tu n’as pas compris les UR. Il y a plusieurs militants :
    – les bosseurs qui adorent les ateliers
    – ceux qui viennent faire de la politique et qui se montrent
    – les bringueurs-piscines comme moi qui sont là pour rencontrer des alter-égos politiques

  4. Avis aux militants du MoDem. Répondez à la question à laquelle Yann Wehrling n’a pas su répondre. http://bit.ly/oSico

  5. La Ligne says:

    "C’est qui ce mec ?" Elle répond "Un blogueur." Je l’aurais tuée. http://bit.ly/Tqi1g

  6. Nathalie says:

    a lu => de @crouzet Avis aux militants du MoDem. Répondez à la question à laquelle Yann Wehrling n’a pas su répondre. http://bit.ly/oSico

  7. Andersen says:

    Nous n avons pas participe a la même manifestation! Ou alors tu es reste au bar, a boire du mauvais vin!
    Jean

  8. tibere says:

    RT @crouzet: Avis aux militants du #MoDem. Répondez à la question à laquelle #YannWehrling n’a pas su répondre. http://bit.ly/oSico

  9. J says:

    Thierry, si tu ne le connais pas encore, je te conseille la lecture du très court petit ouvrage de la philosophe Simone Weil, ”note sur la suppression générale des partis”.
    Brillamment, de manière acérée, elle démontre en quoi les partis engendrent en quelque sorte la débilité chez les militants, pour parler trivialement.

    Ce système des partis fait que quelques dizaines de milliers de trépanés bouffis de slogans et d’idées simplistes décident de quels politiciens auront le droit de se présenter face aux millions de français.

    Je crois que la Démocratie aura fait un grand pas en avant quand ce système ci aura été dépassé, car nous constatons tous les jours à quel point il ne fonctionne plus pour générer des élites dignes de ce nom, et des idées dignes de ce nom.

    Donc je dirai plutôt que les militants ne sont pas des masochistes, mais des laquets, ignorants de leur condition pour certains, arrivistes pour d’autres, mais tous au service du vide dont souffre la Politique avec un grand P.

  10. Bonjour,

    Excellent!
    Je m’y retrouve. Enfin, je me retrouve… non à l’université du Modem; mais dans cette description du militant.
    Et ensuite, quand le militant.e se retrouve élu.e: à quoi ça sert?
    Une question à laquelle je cherche encore une réponse après un an et quelque au conseil municipal de ma ville.

  11. Je note le Weil. 😉

    @imath Y’a longtemps que je n’ai plus d’espoir de ce côté. C’est la connerie humaine qui me désespère? Quand tu la contemples en face, ça fait mal.

    Sinon Amusant un militant a posté un com qu’il a effacé tout de suite où il disait qu’on était pas allé au même endroit.

    Il aurait pas pu répondre à la question que je posais à Yann. C’est ça que j’attends des militants de passage qui veulent démontrer que j’ai tout faux. Toute autre réaction ne fera que confirmer mon propos (je sens qu’ils vont pas se presser au portillon).

  12. RT @crouzet interpelle les militants du MoDem : "Répondez à la question à laquelle Yann Wehrling n’a pas su répondre." http://bit.ly/oSico

  13. Desirade says:

    L’hémicycle me coupe d’une partie de moi-même. Celle qui milite justement. Pas besoin des partis.

  14. Maso les militants politiques ? Thierry Crouzet pense que oui : http://tinyurl.com/mc4rx6 Il aurait dû venir à Nîmes. 🙂

  15. Sous-marin jaune says:

    Le Modem est mort depuis mai 2007, c’est à dire avant même sa naissance.

    Bayrou, perdu par la récup sarkozyste de l’ouverture, s’est enfoncé dans l’anti-sarkozysme primaire pour tout programme.

    Quand on disait en mai 2007 que cette stratégie de Bayrou était une impasse, on nous traitait de sous-marin sarkozyste, de troll, etc.

    Les Nicolas Voisin and co pensaient qu’il suffisait de fédérer les anti-Sarko pour gagner.

    Ils ont raté le coche d’Europe Ecologie, qui, elle, a construit une force de proposition, positive et ouverte, ne se contentant pas de l’anti-sarkozysme.

    On note que Cécile Duflot des Verts accepte de rencontrer Sarkozy et de le soutenir quand il propose une bonne idée (la taxe carbone). C’est ça, la nouvelle façon de faire la politique : ne pas s’opposer systématiquement à l’adversaire, mais encourager ce qui va dans le bon sens.

    Exactement ce qu’on disait en mai 2007 : travailler ensemble ici et maintenant, et pas s’enfoncer dans l’opposition à tout jusqu’en 2012.

    Les anti-sarkozystes primaires du Modem sont à côté de la plaque. La politique ne peut pas se limiter à préparer l’élection de dans 5 ans.

  16. Adrien says:

    Il fallait venir à Nîmes, Europe Écologie n’a pas parlé que de tactique électorale. 😉

  17. Carlo Revelli says:

    Thierry est très cassant mais il faut savoir qu’il pourrait faire des billets bien pire pour tous les autres partis… Et puis je note que, je sais pas comment tu fais, mais tu te retrouves toujours aux universités d’été du Modem depuis que je te connais 🙂

    Je suis d’accord avec tes deux derniers conseils cela dit surtout le second qui me paraît plein de bon sens.

  18. Y’a que des militants du Modem qui m’invitent (vraiment maso). J’aurais fait quoi à Nîmes ? La prochaine fois invitez-moi, je viendrais.

  19. jugurta says:

    M. Crouzet, vous conseillez au Modem : “pas d’alliance à gauche mais avec les écologistes.’

    Vous pensez réellement que les écologistes ne sont pas à gauche? Qu’ils dépassent ces vieux clivages?

    Comme l’a dit un commentateur de ce billet, le Modem s’est fait piquer sa stratégie “fédérative” par l’ouverture sarkoziste. Le président qu’on l’encense ou le méprise est une véritable bête politique. Pour l’instant, mais rien n’est encore joué, il a un boulevard pour 2012.

    Comment le contrer? Démontrer que la politique est dépassée. Que le président brasse beaucoup d’air mais que concrètement il ne fait rien, car il ne peux rien faire, les leviers du pouvoir lui échappent. C’est la mondialisation qui veut ça.

    Comme vous le savez nous avons changé de paradigme. Et comme pour dans d’autres domaines, il faut inventer un nouveau modèle. Lequel? Là est la question? laissons les gens expérimenter…il en sortira bien quelque chose

  20. Je veux pas dire… mais j’ai démontrer l’impuissance des hommes politiques dans Le peuple des connecteurs, c’est tour l’objet du début du livre.

  21. Allo Tonton pourquoi tu tousses says:

    “Le président qu’on l’encense ou le méprise est une véritable bête politique.”

    Il a aussi le génie de savoir écouter les bons conseils et de savoir s’entourer.

    Autour de Nico il y a deux types de gens :

    – les nuls sur le devant qui amusent la galerie et la presse : les ministres, les députés

    – les bons dans l’ombre : Guéant, Desmarais etc

    A l’inverse Bayrou n’aime que les nuls.

  22. Le militant politique est masochiste – http://bit.ly/8Lmy1

  23. Lionel says:

    Le Modem n’a servi pour l’instant qu’à une chose, lors du premier tour des dernières présidentielles, donner une alternative / alibi à ceux qui ne voulaient pas voter pour bécassine sans pour autant aller s’écraser à fond à gauche, un instant j’y ai cru, un instant !

  24. Thierry,

    Humanisme, ça c’est la casquette.
    Ca te va ?

    Je préfère quand tu nous parles de propulseur, t’es meilleur sur ce coup-là parce ton analyse sur la politique : -1 (et encore, j’suis sympa…)

    Comme tout chose (et ça, t’es bien placé pour le savoir), c’est l’action…

    La politique est ainsi faite et il en faut, mais bon, pas envie de me prendre le chou avec toi, je suis dans l’action DROITS D’AUTEUR, cf mon blog (sans doute déjà fait).

    Donc reste 32 jours avant le Google Books Settlement sur New York. T’en penses quoi, toi de cette cagade sur les droits d’auteur ? C’est rapport au projet de ton épouse. Enfin, si ça t’intéresse plus que la politique ???

    Zut j’ai loupé NK_M sur Pop Com. Quelqu’un a vu ???

  25. Ut says:

    “Le Modem n’a servi pour l’instant qu’à une chose, lors du premier tour des dernières présidentielles, donner une alternative / alibi à ceux qui ne voulaient pas voter pour bécassine sans pour autant aller s’écraser à fond à gauche, un instant j’y ai cru, un instant !”

    Presque ça.

    Plus exactement :

    Bayrou a permis à Sarkozy d’arriver en tête du premier tour de la présidentielle.
    Affaiblissant la dynamique de rassemblement à gauche pour le second tour.
    Permettant ainsi la victoire de Nico.

    Un jour on écrira la vraie histoire de la “montée” de Bayrou en 2006-2007 🙂
    Avec les noms des idiots utiles qui ont “cru un instant” à Bayrou, pure création de la stratégie sarkozyste.

  26. @Jeanlou Le passage au flux est politique aussi, surtout, c’est là que ça risque de coincer… L’affaire Google est politique aussi. Des gens veulent libérer les flux, d’autres veulent les maintenir en prison.

  27. @ Thierry

    Voilà, c’est ça, OK, va pour le flux, je savais que tu serais excellent…

    Bien sûr l’affaire Google Books est éminemment politique, ô combien. Alors on se mobilise pour les auteurs ?

    Mais je confirme, AUCUN parti n’a pris une position tranchée sur le sujet, ça reste un problème “technique” vu de ces gens là. Il ne leur apparaît pas obvious que c’est un enjeu essentiel pour notre démocratie. Parler de la taxe carbone ou du regroupement des institutions, ça leur cause, le reste y zen ont rien à f….

    Donc, c’est à nous, citoyens, de monter au créneau et ça vaut un article de TC sur le peuple des connecteurs, isn’it ?

    Ya l’feu au bocal, tu le sais aussi bien que tout autre. Piqouze de rappel, c’est DEMAIN la deadline pour les auteurs rapport à Google, tu peux aussi le rappeler sur ce site, ya des lecteurs qui te suivent… mais je me garderai bien de te donner conseil…

  28. azterix says:

    Globalement vous avez des coup de gueule adaptés mais je crains que vous ne soyez pas non plus très cohérent avec vous même… (mais ne sommes nous pas tous parfois peu cohérents?).

    Je cite “S’il existait dix partis récoltant chacun 10 % des voix, 90 % des électeurs se retrouveraient dans le camp des perdants. Pas bon pour le moral social.”

    Est-ce que le simple calcul mathématique entre la population 60 millions d’habitants, de résidents en France, de votants, d’abstentionisme et de représentants des différents partis au parlement et pire au Sénat vous permettent de confirmer cette affirmation : car aujourd’hui 80% des électeurs sont “dans le camp des perdants”.

  29. A force de parler de logique et de cohérence, je sens comme une certaine responsabilité dans le changement d’argumentation de Thierry Crouzet. En attendant qu’il acquiert un esprit davantage logique et rigoureux que polémiste je lui indique deux video d’un comique trublion français (de Montpellier) bien sympathique.

    Tour de France
    http://www.dailymotion.com/video/xadgdp_le-tour-de-nimporte-qui-remi-gailla_fun

    Il faut sauver le soldat Crouzet !
    http://www.dailymotion.com/video/x9s43b_guerre-remi-gaillard_fun

    Bonne continuation !

  30. CREPIDULE says:

    @crouzet via @blogiboulga 0n danse à L’ump mais pendant ce temps là le modem se fige http://tr.im/y5uL

  31. papin says:

    RT @blogiboulga: Le militant politique est masochiste. http://tr.im/y5uL (Et le Modem est mort…)

  32. Bonjour M Crouzet,

    Un peu facile ce post. On prend un parti lessivé par les dernières élections, un cadre plutôt mauvais et on peut raconter ce qu’on veut sans risquer d’être contredit. Le MoDem n’est pas loin de l’agonie, c’est une certitude. Mais est-ce le manque d’idéologie qui le plombe comme vous l’avancez ? Ou bien est-ce avant tout parce que ce parti fait la part belle aux militants médiocres et opportunistes ou encore parce que son leader joue perso, pensant gagner l’élection présidentiel tout seul ? Les vraies raisons de l’échec du MoDem sont avant tout celles-là.

    Non, la force du MoDem, ce qui pouvait en faire le parti de ce siècle, c’était justement cette capacité à s’affranchir des idéologies. Pas de logiciel imaginé dans quelques salons parisiens mais du pragmatisme et de l’observation. Tout ce qui fait défaut aux gros partis comme le PS ou l’UMP dont les cadres n’ont pas vu un électeur depuis 1973 mais qui, calés confortablement dans leur petit nid idéologique douillet (un 130m² à Montparnasse ?), donnent des leçons de vie aux gens. C’est comme ça que nos parlementaires et le gouvernement accouchent de lois lamentables comme Hadopi, comme l’augmentation du forfait hospitalier, comme le paquet fiscal, comme les plans de défiscalisation et j’en passe et des meilleures.

    Je ne rejette pas qu’une idéologie peut être un support formidable pour guider une politique sur le long terme mais il y a deux raisons pour lesquelles ce n’est pas la solution du moment : d’une part, je n’a jamais entendu parler d’une idéologie qui émerge en quelques années. Le communisme, puis le socialisme qui en découle n’ont éclot qu’après plusieurs révolutions. Lorsque l’on parle de libéralisme, c’est certes Adam Smith qui en fut le précurseur mais il y eut quand même un certain nombre d’autres économistes qui durent ajouter leur pierre à l’édifice pour que la théorie devienne une idéologie économique à part entière. Et combien d’auteurs de plus pour aboutir à l’odieux courant néo-classique si encensé il y a encore 2 ans et aussi vivement renié aujourd’hui ? De quoi disposons-nous aujourd’hui pour prétendre à une idéologie novatrice ? Je ne suis pas un spécialiste et je ne lis pas énormément mais peut-être que je me trompe et que vous avez des auteurs à nous proposer M Crouzet ? Mais à mon sens, il n’y a aucun consensus sur une “idéologie nouvelle”.

    L’autre raison pour laquelle j’estime que l’adoption d’une idéologie n’est pas la solution du moment, c’est qu’une idéologie n’a pas pour vocation de sortir d’un état pour aller vers un autre mais constitue bien d’un idéal à atteindre, un cap à prendre et à tenir. Or la situation économique, sociale et internationale ne se prête pas du tout à ce genre d’exercice. Non, la situation invite plutôt à prendre une succession de choix décisifs pour sortir le pays de la crise. Des choix qui se doivent d’être dictés par la raison et l’observation de la situation immédiate et non répondre à une quelconque idéologie déconnectée de la réalité.

    Pour illustrer mes propos, permettez moi de faire le parallèle avec une mesure prise par Nicolas Sarkozy juste après son élection à la présidence de la République : le paquet fiscal. Je laisse de côté toute lecture selon laquelle M Sarkozy aurait fait ça essentiellement pour “remercier” ses soutiens financiers de la campagne pour m’atteler à la dimension économique. “Trop d’impôts tue l’impôt” donc M Sarkozy, fidèle à l’idéologie qu’il défend, “allège” les ménages les plus imposés en espérant que ceux-ci dépenseront massivement et boosteront l’économie. Si M Sarkozy n’avait pas été “prisonnier” de son idéologie néo-libérale, peut-être aurait-il entendu la presse et les français hurler au scandale et pu faire preuve de réalisme. Ce n’est peut-être pas le meilleurs des exemples mais c’est celui qui m’est venu à l’esprit. Des comme celui-là, il en existe cependant une pelleté (en fait, toute idée proposée aujourd’hui à droite comme à gauche est grevée par “l’idéologisation”) et je ne vas pas m’étendre mais on pourrait même citer l’écologie dont certaines propositions frisent le ridicule tant elles ne reviennent qu’à déplacer les externalités négatives tout ça pour faire du vert à tout prix.

    Le problème du MoDem, ce n’est donc, à mon sens, pas le manque d’idéologie, c’est le manque de tout le reste : manque d’observation, manque de débats, manque d’engagement, manque de pertinence, manque d’organisation, manque de leadership.

  33. CedricA says:

    Si tu m’avais posé la question Thierry, j’aurais répondu “les contres pouvoirs” et c’est pour ça que je milite derrière Bayrou.

    Il l’a défini lorsque j’ai adhéré en aout 2005, puis tout au long de la campagne présidentiel, et il continu, pour tous les pans de la société : média, économie, justice… débouchant sur l’équité.

    Il y a bien sûr d’autre éléments qui constituent le projet de Bayrou, mais c’est celui-ci que je défend comme fondamental, comme socle de tout le reste et qui trouve aisément sa déclinaison dans mes engagements locaux.

    Du coup, les accord avec les autres partis ne sont pas un problème pour moi, mais je ne suis pas grand chose. Mais je suis d’accord avec toi, le pressant besoin d’avoir des élus aux prochaines régionales risque de tuer le MoDem et les ambitions présidentielles de Bayrou.

  34. Oaz says:

    Argh…
    J’étais probablement à moins d’une centaine de mètres de l’action et j’ai loupé ça !

    Je suis globalement d’accord avec l’esprit de ce billet. Cette université de rentrée manquait d’aspérités dans les échanges.

    A part ça, les 2ème et 3ème conseils me paraissent censés. Pour le 1er, je n’ai pas vraiment d’avis.

  35. @ Christophe Avelange.

    Merci, brillantissime (si si) ; vous avez parfaitement reflété ce qu’est le MoDem aujourd’hui (avec un D, Thierry, ne fais pas la sourde oreille).

    Merci de cette analyse dont on pourrait synthétiser d’un mot : HUMANISME (déjà dit ici, désolé de me répéter).

    Merci de votre courage, de l’exprimer ainsi. Je ne suis pas encarté par clairement “orange” pour les valeurs. Oui, s’il est un “parti” qui en prône, le MoDem est sans équivoque le seul dans ce magma politique sans plus aucun repère, sans spiritualité, sans morale.

    Qu’a-t-on fait de l’Homme dans tout ça ?

    Merci de rappeler le paquet fiscal et les cadeaux aux copains. Nos bulletins de vote sont là pour défendre ces valeurs, ce sont les dernières cartouches que nous pouvons encore brûler.

    Merci enfin de votre courage parce que dans le neuf-trois, c’est pas la Cornouaille… j’imagine.

    @ Cedric A : oui, pour l’équité, il fallait le rappeler, nom d’une pipe. Comme vous, j’ai des engagements locaux et je peux vous garantir que nous sommes le seul groupe assidu aux conseils municipaux et communautaires : apprendre la démocratie, ça vaut bien 3 heures dans le mois (plus les réunions de préparation, évidemment).

    @ Christophe Avelange (bis) :
    Je viens de passer sur votre site et je découvre avec bonheur le joyau (graal???) : Humanisme…

    @ Thierry : non, le militant n’est pas masochiste, il croit en des VALEURS, Thierry, des VALEURS. (on a le droit d’en avoir ?) et, dans notre grande mansuétude :-)) nous t’accordons le droit de les combattre ; c’est notre façon à nous d’être en phase avec nos valeurs : accepter l’autre. Oui, les citoyens peuvent également s’impliquer (ou pas), mais si pas, alors quelle légitimité pour tacler (oui, je sais, l’anarchie… mais un peu court à mon sens – mais je respecte-).

    Hors sujet : splendide les déjà 45 chapitres de Twiller, continue, c’est beau, innovant, courageux, créatif, simple (comme tu le veux), merci de le faire, de tracer le sillon. Je suis fan !

    C’est tout (pour le moment).

  36. tibere says:

    ? Le militant politique est masochiste http://ow.ly/15O976

  37. Modem HS says:

    “paquet fiscal et les cadeaux aux copains. Nos bulletins de vote sont là pour défendre ces valeurs”

    Calmos.

    Et l’alliance de Bayrou avec Alternative Libérale, en 2007 ?

    Des ultra-libéraux qui sont pour le démantèlement du modèle social français.

    Dont le président Fillias se faisait une gloire de ne pas cotiser à la sécurité sociale, parce qu’il refuse les valeurs sociales françaises, et met en avant le modèle ultra-libéral anglo-saxon.
    (Il voulait prendre une assurance privée en Angleterre !)

    Sarnez s’était rendue, tout sourire, au congrès d’Alternative Libérale, puis avait invité Fillias au premier rang des meetings de Bayrou.
    Elle proposait des accords électoraux.

    Bayrou est un opportuniste qui est prêt à s’allier avec n’importe qui / n’importe quoi, du moment que ça sert sa stratégie personnelle vers la présidentielle.

    Les valeurs c’est une blague.

    Il n’y a même pas de cohérence humaniste ou sociale dans ses choix.

    Sonné par son échec aux européennes, il tend la main à gauche pour ne pas disparaître complètement, mais tout le monde sait à quel point c’est opportuniste :

    il avait toujours affirmé que sa 3e voie ne se ferait ni à droite ni à gauche.

    Il penche désormais à gauche par opportunisme électoral, et vient d’abandonner toute l’originalité de son positionnement indépendant.

    Le Modem n’est plus rien, il vient de perdre son âme, son principe d’indépendance ni droite ni gauche qui faisait sa seule spécificité politique.

    Le Modem est devenu l’équivalent du parti radical de gauche. Un truc dont tout le monde se fout sauf pour bien le baiser juste avant une élection.

  38. CedricA says:

    @Modem HS : voilà du sectarisme comme il faut. Dire que parce que des dirigeants d’un parti “discutent” avec un autre parti, ils en partagent les idées est une ânerie.

  39. Modem HS says:

    Quand on propose une alliance électorale, c’est un peu plus que “discuter”.

    Sarnez proposait à Alternative Libérale un accord pour les législatives, avec des candidats AL soutenus par le Modem.

    C’est à dire que le Modem était prêt à soutenir des candidats qui prônent la fin du modèle social français, et le passage au modèle anglo-saxon.

    Alors franchement, les valeurs du Modem, on les cherche, au-delà des calculs électoraux qui font 100% du corpus idéologique de Bayrou.

  40. G says:

    En 1997, juste avant l’arrivée de F. Bayrou à sa tête, l’UDF comptait 215 députés sur 577 à l’Assemblée Nationale.

    Maintenant ils sont 3.

    Le résultat de la méthode de management de Bayrou. Un désastre.

    Une chute de 98,5 % !!

    Au lieu de réussir à convertir les autres à ses idées, il perd tout, systématiquement.

    Bayrou est la pire calamité politique que l’humanité ait connue, en terme de management.

    Quelle rigolade quand on lit sur le site de ce parti de rien du tout :

    http://modem-colombes.over-blog.com/article-27222670.html

    “Les 3 députés MoDem votent la censure PS”

    Les 3 députés ! Il y en avait 215 avant Bayrou.

    Quelle alternative politique peuvent représenter 3 députés ?

    Bayrou devrait jouer Guignol au jardin des Champs-Elysées.

  41. Super les commentaires anonymes. Que de courage, pour achever l’ambulance. Pourquoi seulement 3 députés, par courage d’autonomie.
    Si autant de sortants sont partis au nouveau centre, dans un deuxième temps, et surtout à l’UMP au début, c’est que le parti du Président de la République, avait donner l’ordre de faire battre les UDF fidèles à Bayrou. Si les UDF étaient en place, c’étaient par adoubement du RPR, puis de l’UMP. Alors beaucoup d’ex UDF ont choisi le ralliement et l’allégence à la doitre Sarkosienne. Ils voulaient garder leur sièges et les rémunérations qui vont avec. Voilà tout. Cela s’apelle du chantage ” Tu viens avec nous sinon on t’envoie un UMP en face”. C’est cela la démocratie selon Monsieur le Président.
    Pour infos et sans être d’aucun parti pris, le PS fait pareil.
    Alors choisi ton camp, ” Camarade”.

    Moi je sui heureux de me regarder dans la glace en me rasant, mais voilà je ne suis pas élu !!!

    Quand on vous dit que militant politique = masochistes

    Cordialement.
    Christian Beaudin MODEM – CAP 21
    http://www.christianbeaudin.com

  42. Henri A says:

    Désespérant, affligeant. Je parle de la majorité des commentaires évidement.

  43. Et bien, pas de soucis, le MoDem est mort, dites-vous, alors inutile de vous acharner sur un cadavre, n’est-il pas ?

    Laissez-le mourir en paix, de grâce !

    @Modem HS : inutile de donner des ordres, pas calmos, le ton monte un peu trop. Restez courtois et évitez de donner des leçons, s’il vous plaît et notez bien que j’ai dit le mot magique :-)) tout va bien, la vie va.

    Je confirme militants pas maso, détracteurs pas sado, re SVP : on n’y retrouve pas nos valeurs.

    Merci, et gardez la monnaie.

  44. J says:

    je me demande ce que veut dire HenriA… 🙂
    Serait ce l’esprit militant qui s’exprime ici qui est affligeant?
    Par nature peut être? En tout cas de manière très générale, il me semble.

    “un homme qui adhère à un parti a vraisemblablement aperçu dans l’action et la propagande de ce parti des choses qui lui ont paru justes et bonnes. Mais il n’a jamais étudié la position du parti relativement à tous les problèmes de la vie publique. En entrant dans le parti, il accepte des positions qu’il ignore. Ainsi il soumet sa pensée à l’autorité du parti. Quand, peu à peu, il connaitra ces positions, il les admettra sans examen (…) Il n’y a rien de plus confortable que de ne pas penser.” S. Weil

  45. Où sont passées les sexy centristes ? says:

    “qui est affligeant?”

    Cela dit, ne disons pas de mal de tous les militants centristes.

    Il en est qui sont récupérables :

    celles-ci par exemple :

    http://www.suricat.net/galeries/20070321__Bayrou_au_Zenith/images/o_CFD2840.jpg

    Elles ne sont qu’à un t-shirt de trop de l’intelligence !
    Qu’on leur enlève ce vêtement oppressant, et leur cerveau respirera.

  46. @ Thierry,

    Affaire rondement menée. Sommes toutes mieux vaut faire des posts sur la politique, les flux, le twiller, ça n’intéresse pas grand monde au fond.

    Super, t’as choppé le jackpot. S’il te plaît, tu reviens pas en deuxième semaine, ya d’autres trucs importants.

    Tiens, au hasard, Google s’est pris un rateau (si on veut) avec les européens ; enfin, il plie un poil (c’est pas vraiement grâce à la prugnacité F (merci l’Allemagne et l’Itale…
    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/09/08/google-fait-des-concessions-aux-editeurs-de-livres-europeens_1237310_651865.html#ens_id=1229431

    Eh bien plutôt dans le bon sens tout ça (mieux que les oranges en tout cas, ça devient la foire d’empoigne… mais je sais que tu jubiles…)

  47. Henri A says:

    A Ou sont les femmes :
    En effet les commentaires de certains militants. Le militantisme est loin d’être une tare, mais le militantisme pour un parti politique ( tous, sans exceptions ), est une fabrique de parasites en forme de cube.
    Nous vivons une période particulière qui met en lumière cette clownerie que l’on appelle “l’échiquier politique”.
    Ces militants seront comme d’habitude des victimes agresseurs ou des coupables innocents.

  48. Dave96 says:

    @Thierry: je lis ton blog pour la première fois, et t’en félicite!

    Excellente analyse: si le Modem ne défend pas la mise en place d’une vision du monde cohérente, il n’est en effet qu’une écurie défendant des candidats à coup d’arguments placébo.

    Ce manque de cohérence entre les fameux principes de 2007, et leur mise en pratique en 2008 et 2009 aura bientôt raison de l’énergie des militants de 2007, qui se muent en effet peu à peu en dindons qui pour toujours se satisferont de mots, ou de médiocrité.

    Thierry, jusqu’à quand dispenseras-tu des conseils à un parti qui apparament n’en a que faire?

    Comme Wehrling l’a décelé, tu sembles t’être mué en militant d’Europe Ecologie, ou en blogger (selon VV) qui fait aujourd’hui un peu tache parmi les militants du Modem.

    Que dirais tu de franchir le pas et militer pour de bon dans un parti qui a plus de chances d’aller au bout, et surtout de réellement apporter qq chose à nos concitoyens?

    Je te pose cette question sans arrière pensée, car je crois me situer à la même croisée des chemins que toi, et me demande que faire: persévérer à maintenir à flot un parti que ses officiers ne savent pas manoeuvrer, ou chercher un nouvel équipage. Je pense que j’ai atteint ma limite de tolérence vis à vis du Modem, mais maintenant que je me sens libre à nouveau, me reste à me fixer un cap.

    Merci de nous confier les éléments de ta réflexion sur ce point.

  49. Je n’ai jamais été militant d’aucun parti. En 2006, Bayrou était contre la droite et la gauche comme je l’ai toujours été, c’était sans doute le seule point commun, mais assez pour que je m’intéresse à lui.

    Je ne deviendrai sans doute jamais militant ce qui ne m’empêchera pas de collaborer à ma façon avec les gens qui me sont proches. Au Modem ils ne le sont plus. Je crois que les partis sont des structures du passé dépassés.

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