Piratons pour lutter contre le piratage

Tout le monde connait les conséquences de la prohibition, elle favorise la violence et ne diminue pas l’usage des biens prohibés.

Dans la plupart des pays occidentaux, les cocaïnomanes recensés par les services de santé depuis cinquante ans sont de plus en plus nombreux. Au États-Unis, un des pays où la répression est la plus forte, la consommation est aussi la plus forte. En revanche, dans les rares pays qui, comme le Portugal, ne pénalisent pas l’usage des drogues, le nombre de toxicomanes reste stable et la mortalité associée diminue.

Se fiant à leur bon sens, à la logique première qui nous dit que la terre est plate, nos gouvernants prennent des mesures qui leur semblent bonnes mais qui ont des effets dévastateurs. Ils n’ont aucune culture scientifique, aucune pratique des expérimentations en double-aveugle qui souvent donnent des résultats opposés à ceux attendus. Sous prétexte de l’urgence qu’ils entretiennent (par réaction à la brièveté de leurs mandats sans doute), nos petits chefs agissent comme des chercheurs qui découvriraient un nouveau traitement et l’administreraient immédiatement à des millions de gens. Insensé ! Quoique à l’époque de H1N1 plus rien ne soit très sensé.

Bon ok, souvent nos amis du pouvoir sont sous influences nocives et pas aussi naïfs qu’on le pense. La prohibition des drogues, mais pas celles qui tuent le plus comme le tabac et alcool, booste le marché noir et la délinquance. Le sentiment d’insécurité s’accroît (tout comme les revenus mafieux qui peuvent financer la politique). Les administrés demandent alors plus de sécurité, ce qui implique plus de police, donc plus de pouvoir entre les mains des gouvernants. C’est un phénomène de feedback positif implacable. Au non de la peur entretenue, nous renonçons peu à peu à nos libertés.

La destruction violente des vies et des biens que cause la guerre et l’inquiétude permanente qu’entraîne un état de danger permanent obligeront les nations les plus attachées à la liberté à chercher le calme et la sécurité auprès d’institutions qui tendent à détruire leurs droits civils et politiques. Pour être plus protégés, elles finissent par accepter le risque d’être moins libres. John Jay et James Madison cités par Zygmunt Bauman dans Le présent liquide.

On entretient la peur à tout prix, toutes les peurs, celles de la grippe, des terroristes, du réchauffement climatique, du piratage… Tous les moyens sont bons pour policer la société et pour réduire les libertés. Car c’est l’objectif, non pas celui de régler les problèmes sous-tendant la peur.

Pourquoi aujourd’hui ce combat prend des proportions extrêmes ? Parce que nous étions en passe de gagner une liberté immense, jamais connue dans notre histoire, une liberté si extraordinaire qu’elle aurait fait perdre aux hommes de pouvoir encore un peu plus de leur pouvoir, un peu trop vraisemblablement. Réaction peu surprenante : ils luttent bec et ongle pour défendre leur caste. Ce sera un combat sans merci dont Hadopi n’est qu’une des escarmouches. Nous devons nous élever contre les prohibitions qui n’ont d’autre but que d’entretenir la peur.

  1. Banalisons ce qui est prohibé (dans le cas Hadopi, l’acte de copier et de partager).
  2. Opposons-nous à la répression qui engendre la violence.
  3. Devenons pirates tout en montrant que nous sommes des citoyens responsables.
  4. Exerçons notre liberté de partager ce qui est abondant.
  5. Allons devant les assises s’il le faut pour défendre nos droits.

PS. Doit-on faire encore confiance à des politiciens qui nous ont fabriqué un monde absurde ? Mon fils ainé a une angine depuis quelques jours. Ce matin on appelle le centre aéré pour dire qu’il n’ira pas. On nous demande un certificat médical sinon on devra tout de même payer le centre aéré (8 euros). Ok. Si je fais venir le docteur chez moi pour le certificat, c’est 30 euros… et déplacement en voiture, pollution… et nos politiciens se permettent de légiférer sur internet ! Billet dédié au 285 connards qui ont voté hier la loi Hadopi.

81
Ne manquez aucun article
Soutenez mon travail en achetant mes livres.

81 comments

  1. Piratons pour lutter contre le piratage http://is.gd/3kxTR (via @Vendredi_info @marcvasseur & @crouzet)

  2. Romain M-P says:

    "Piratons pour lutter contre le piratage" http://bit.ly/OWaZP

  3. RT de plusieurs personnes ->Piratons pour lutter contre le piratage http://ow.ly/pAMp

  4. A lire RT @darialalala: RT de plusieurs personnes : Piratons pour lutter contre le piratage http://tinyurl.com/msfaaq

  5. RT: @crouzet: Piratons pour lutter contre le piratage http://is.gd/3kxTR Billet dédié au 285 connards qui ont voté hier la loi Hadopi.

  6. RT @crouzet Piratons pour lutter contre le piratage http://is.gd/3kxTR Billet dédié au 285 connards qui ont voté hier la loi #Hadopi

  7. @Thierry,

    “Bon ok, souvent nos amis du pouvoir…”

    NON NON, mes amis ne sont pas au pouvoir, parle pour toi !

    Mais la

  8. Jérôme says:

    Un papier débutant par un postulat assez contestable, le reste n’est que justification simplounette. Croire que la légalisation des drogues serait une bonne chose en terme de santé publique est assez idyllique d’autant plus en terme de drogue dure.
    Concernant Hadopi et plus précisément le téléchargement illégal c’est vrai que l’absence d’intervention coercitive dans ce domaine est bénéfique laissant ainsi à tous les internautes la possibilité de faire son marché gratuitement ce qui a été trop longtemps le cas…

  9. @Thierry,

    “Bon ok, souvent nos amis du pouvoir…”

    NON NON, mes amis ne sont pas au pouvoir, parle pour toi ! mais on le droit d’avoir mazuvais goût… c’est le moment où jamais de sortit sa science : ” gardez moi de mes amis…”

    Mais la métaphore est belle, pertinence, loquace, du Crouzet de la bonne année, of course.

    Pour le point5, c’est pas un peu compliqué (les assises) ???

    “et nos politiciens se permettent de légiférer”.

    Ben oui, y s’prenenet des… libertés, eux, dans leur totale incompétence notoire et nauséabonde.

    Le pouvoir aux citoyens et, bien sûr, responsables, (point 4).

    Nous devons éliminer tout ce qui fait obstacle à l’Homme et devons, c’est un devoir, bouter hors de notre univers tous ceux qui entravent la liberté et notre culture ; il y va de notre survie.

    J’ai aussi poussé une gueulante, un peu moins tonitruante que la tienne, mais, quand même :
    http://entrenoussoidit.blogspot.com/2009/09/285-deputes-fossoyeurs-des-droits.html

  10. @Jérome Je cite mes sources, va contester l’article ne NewScientist et revient nous donner des éléments contradictoires.

  11. Bravo, EXCELLENT 😆

  12. charlie says:

    @ Jérôme : croire que le “problème des drogues” est un problème de santé publique est aussi assez idyllique… C’est avant tout une question économique : les drogues (substances inscrites au tableau des stupéfiants) ne sont pas illégales. C’est leur usage qui fait l’objet d’autorisations ou d’interdictions. En gros d’un côté médicaments-industries pharma, de l’autre trafic et dealers. En chiffre d’affaire, la seconde catégorie n’est qu’un dommage collatéral. D’ailleurs, les conventions qui régule le marché des drogues au niveau international se foutent de l’illégal, ou presque.

    @ Thierry : tu viens de découvrir que pour beaucoup de gens, on est “malade” quand on a un mot du médecin et qu’on prend des médicaments… J’ai un souvenir de crèche du même ordre, c’était au choix : éviction de ma fille pour cause de conjonctivite ou ordonnance d’antibiotiques… Les antibiotiques n’empêchant pas la contagion et ne soignant pas plus rapidement que les bains d’yeux que je lui faisais, j’ai compris “en actes” que la logique ne présidait pas toujours (et même que rarement) à la rédaction des circulaires administratives !
    La grippe et la super communication du gouvernement est l’occasion d’une charge sur la médecine comme contrôle social, non ? (en plus, tu fermes la boucle avec les drogues non-prohibées: somnifères, antidépresseurs, etc.)

  13. Billet dédié au 285 c***ds qui ont voté hier la loi Hadopi. http://icio.us/wjjaam

  14. Henri A says:

    A Charlie, l’invisible du net :
    “j’ai compris “en actes” que la logique ne présidait pas toujours (et même que rarement) à la rédaction des circulaires administratives !”

    Parce que la logique présiderait et a déjà présidé quelque part ?

  15. Bonjour Thierry,

    je suis pas sûr de comprendre… cela voudrait dire que les mp3 et les films qu’on télécharge sont des drogues dures ou de l’alcool fort et qu’il faut les légaliser pour éviter la prohibition ? 😉

    Je suis très friand de vos analyses en général, mais là, je ne suis pas du tout d’accord ni sur le parallèle avec la prohibition, ni sur le fond même de cet article.

    Les mp3 et les films qu’on télécharge sont des oeuvres complexes qui sont la propriété privée (et parfois collective) d’artistes, de comédiens, de musiciens, de techniciens, d’éditeurs, de réalisateurs, etc. Ces ayants-droits ont un droit de propriété absolu sur leurs oeuvres, et eux-seuls peuvent décider de l’utilisation qui en sera faite.

    Souvent, cette utilisation prend la forme d’une exploitation commerciale. Mais pour dire à quel point le droit de propriété est fort, c’est que même en exploitant leurs oeuvres, les auteurs conservent un droit moral sur elles, qui leur permet de garder un certain contrôle sur leur propriété lorsque celle-ci est mise à mal!

    Comme le Conseil Constitutionnel l’a déclaré dans sa décision relative à Hadopi 1, le droit de propriété est un droit fondamental de notre Société, un droit qui fait partie des Droits de l’Homme, au même titre et au même niveau que le droit d’expression et de communication.

    Ces deux droits fondamentaux (propriété d’une part, et expression/communication d’autre part) peuvent, et doivent coexister ensemble dans le meilleur équilibre possible.

    C’est ce que permet Hadopi (1 et 2). Suis-je un connard comme les 285 autres ? 😉

    On peut essayer de faire la révolution pour changer tout ça, mais là, on parle quand même, j’insiste, de Droits de l’Homme. Ca va être très très compliqué 😉

    A propos de vos recommandations:

    – Banalisons ce qui est prohibé: entretemps, celui qui violera la prohibition n’en sera pas moins puni.

    – Opposons-nous à la répression qui engendre la violence: au contraire, c’est le manque de répression qui engendre la violence (le piratage est une violence à l’égard des ayants-droits, et il s’est développé à cause du manque de répression) ; il faut trouver un juste équilibre dans la répression pour qu’elle soit efficace au regard de nos obligations sans empiéter sur nos libertés et droits fondamentaux.

    – Devenons pirates tout en montrant que nous sommes des citoyens responsables: un citoyen responsable ne peut pas, par définition, pirater ; le piratage est une infraction pénale qui porte atteinte au droit de propriété et qui doit donc être sanctionnée. Un bon père de famille (autre dénomination d’un citoyen responsable) s’interdit donc de pirater.

    – Exerçons notre liberté de partager ce qui est abondant: oui, tant que ce qui est partagé est libre de droits. Ainsi, un artiste pourra librement décider de partager ses propres oeuvres (par exemple Radiohead). Mais un internaute qui partage sa librairie musicale sur le p2p est un pirate et il n’en a pas le droit.

    – Allons devant les assises s’il le faut pour défendre nos droits: oui, c’est notre droit d’aller devant les assises 🙂 mais si on y va avec des preuves de piratage contre soi, on risque de se rétamer 🙂

  16. Henri A says:

    « la propriété privée (et parfois collective) d’artistes, de comédiens, de musiciens, de techniciens, d’éditeurs, de réalisateurs, etc. »
    « un droit de propriété absolu sur leurs œuvres »
    Souvent, cette utilisation prend la forme d’une exploitation commerciale.
    « le droit de propriété est un droit fondamental de notre Société » 
    « un droit qui fait partie des Droits de l’Homme »
    C’est ce que permet Hadopi (1 et 2). Suis-je un connard comme les 285 autres ?
    « on parle quand même, j’insiste, de Droits de l’Homme »
    « au contraire, c’est le manque de répression qui engendre la violence »
    « Un bon père de famille (autre dénomination d’un citoyen responsable) »
    « C’est ce que permet Hadopi (1 et 2). Suis-je un connard comme les 285 autres ? »
    Oui certainement.

  17. @Aymeric Marlange C’est pas les informations qui sont prohibées, surtout pas parce des gens veulent gagner de l’argent avec, mais le partage et la copie. C’est la prohibition d’un acte à la base même de la culture humaine (partage d’une terre, d’un air, de mers… tout ce qui est abondant a toujours été partagé par les hommes).

    Hadopi prétend changer cette règle. C’est une mesure d’une gravité historique. Elle fera jurisprudence pour interdire de partager l’air un jour peut-être.

    Les nouvelles technologie ont rendu quelque chose qui était rare abondant. Il faut en tirer les conséquences et inventer une nouvelle économie. Pas refuser de reconnaître la nouvelle réalité.

  18. 000 says:

    “je ne suis pas du tout d’accord ni sur le parallèle”

    Les métaphores sont le grand talon d’Achille conceptuel de Thierry. 🙂

    Ne manque que le maçon cocaïnomane, qui ne fait un don au dealer qu’après avoir terminé sa cocaïne, si elle est bonne, et s’il veut 🙂

    Inutile de demander qu’on nous explique en quoi, si je travaille dix ans à l’écriture d’un roman, ça en fait d’office un bien public comme l’eau, l’air, la mer…

    Les femmes sont des biens publics aussi, qu’on peut se partager comme on veut dans la rue, elles ne doivent pas s’opposer à leur libre distribution. Elles sont comme l’eau, l’air, la mer…

    Après tout, quand on baise une femme, on ne la prive de rien, elle peut encore servir à l’infini.

    Demandons la légalisation des tournantes !

    On tuera moins les femmes si elles ne protestent plus quand on les viole.

    “Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances”… comme l’écrivait Paris Hilton à Bossuet le jour où elle le surpris en plein téléchargement de sa sex tape.

  19. pagetronic says:

    pour la musique je m’en fout, Hadopi ou pas je trouverai toujours un moyens de pas payer mon Bob, mon ACDC ou autres vieilleries qui ont largement gagnés leur vie depuis.. Mozart ne réclame pas de droit d’auteur je vois pas pourquoi eux le ferait.

    Pour les drogues je trouve l’amalgame bien monté, c’est clair que c’est la raison.

    Hadopi c’est une énième connerie qui mènera à rien, ça ne vaut pas le coup de s’inquiéter ou de se réjouir 🙂

  20. Les femmes sont pas en quantité illimité. Pas plus que la cocaïne d’ailleurs. La version numérique d’une information oui. Pour cette raison, il faut inventer une autre économie, une économie qui ne prive pas certains humains des informations qui pourraient leur arriver pour un coût nul. Sinon on est dans la discrimination.

    @pagetronic Croire que Hadopi est anecdotique est dangereux. Ces gens ont les moyens de se défendre, la preuve.

  21. “Hadopi prétend changer cette règle”.

    Hadopi ne prétend rien du tout, et surtout ne change pas cette règle d’abondance/gratuité qui se situe hors de son champ d’application.

    Cette règle ne concerne en effet que les choses naturelles, comme vous l’avez d’ailleurs spontanément écrit (la terre, l’air, la mer, etc.). L’Etat garantit cette règle pour qu’elle soit respectée et pour lutter contre les multitudes de tentatives d’appropriation frauduleuse.

    Les choses humaines, qui sont créées par un ou plusieurs êtres humains, c’est différent.

    Si un créateur humain souhaite partager librement à titre grâcieux, c’est son choix, il en a le droit, et personne ne l’empêchera. De ce fait, par la volonté même du créateur, chacun pourra librement jouir de cette oeuvre et à son tour la partager.

    Mais si un créateur souhaite exploiter son oeuvre à titre commercial, il en a aussi le droit, que son oeuvre soit abondante du fait de sa numérisation, ou pas! Et une personne qui s’empare de cette oeuvre sans autorisation, pour en jouir et/ou la partager avec autrui, viole le droit de propriété de son créateur: c’est une appropriation frauduleuse que l’Etat est là pour sanctionner légitimement.

    Et ce n’est pas Hadopi qui vient changer ou bouleverser ces notions-là, qui préexistent finalement depuis la naissance du droit de propriété (probablement depuis l’aube de l’humanité, en tout cas très très longtemps avant la formalisation de ces notions dans des lois écrites).

    La numérisation est récente, mais je ne vois pas de raison objective ni pragmatique pour que cela change la donne: des créations, qu’elles soient numériques ou non, abondantes ou non, sont et seront toujours le fruit de l’oeuvre créatrice d’un ou de plusieurs êtres humains qui, eux-seuls, peuvent décider de leur sort, de leur vie, de leur mort.

    Le monde que vous appelez à réinventer ne verra pas le jour de si tôt: cela suppose de bouleverser les fondements multi-millénaires de notre société, et ce n’est pas demain la veille… 😉

  22. Henri A says:

    “Et ce n’est pas Hadopi qui vient changer ou bouleverser ces notions-là, qui préexistent finalement depuis la naissance du droit de propriété (probablement depuis l’aube de l’humanité, en tout cas très très longtemps avant la formalisation de ces notions dans des lois écrites).”
    Faux, petit occidental judéo-chrétien blanc !
    Je prédis un avenir très sombre pour pas mal de gens mais surmutiplié pour les gens de votre espèce.

  23. 000 says:

    Thierry, sérieusement, la possibilité technique ne peut jamais induire un droit.

    Jamais.

    La technique permettra de plus en plus de choses, et on ne pourra jamais tout autoriser.

    Quant à parler de discrimination, parce que je ne peux pas écouter gratuitement une oeuvre privée, on est vraiment dans la bouillie conceptuelle.

    Si je peux techniquement pirater ton PC, je peux aussi aller lire tout ton courrier privé, tout est permis, plus rien n’est privé ?

    Tu ne peux pas me priver de tes informations sans me discriminer ?

    Tu ne peux plus choisir à qui tu confies une information ?

    Plus de jardin secret, plus rien qu’on ne soit forcé de partager ?

    Tous pirates ! On peut accéder à tout ce qui est numérique, plus de frein !

    Franchement ce monde du n’importe quoi, “la technique permet”, je n’en veux pas.

    Tu refuses de voir que l’idéal de liberté, poussé trop loin, est une regression.

    Entre la liberté de nature et la dictature, on a construit la civilisation, avec des droits juridiques et moraux.

    Tu ne parles plus que de liberté, et tu oublies que la liberté absolue est la renonciation à la civilisation.

    La liberté est une valeur, mais érigée en absolu sans aucune autre limite que la possibilité technique, elle n’en est plus une.



    En plus, tu as une tendance curieuse, alors que tu parles de diversité, à ne vouloir qu’un seul modèle : “tout gratuit”.

    “Tout ce qui n’est pas gratuit ne peut plus marcher”.

    Tu ne vois pas que le monde peut très bien avoir des niches d’échanges gratuits, et des niches d’échanges payants, et qu’il n’y a pas un modèle qui est vieux, et un modèle qui est nouveau, mais plein de modèles complémentaires possibles.

    Le “tout gratuit” comme modèle universel est aussi mauvais que tous les modèles universels que tu combats.

    Liberation vient de lancer une formule Internet payante, visant 20000 abonnés, et je suis persuadé qu’on aura de plus en plus de niches payantes. Le “tout gratuit” n’est pas viable.

    Aucun modèle unique est viable. Il y a d’ailleurs plein de modèles payants différents.

    Techniquement, Google peut lire mon courrier, et même il le scanne automatiquement avec un robot.

    Mais si j’apprends que Google lit personnellement, humainement, mon courrier, et diffuse des courriers privés qui sont sur ma boite, je fais un procès à Google.

    Ce n’est pas parce que Google peut TECHNIQUEMENT que Google peut JURIDIQUEMENT.
    J’ai encore le droit de ne pas diffuser toutes mes informations à n’importe qui. Sans qu’on m’accuse de discrimination.

  24. Oaz says:

    @Aymeric Marlange

    Le droit dont bénéficie la propriété “intellectuelle” n’est pas le même droit que ceux qui régissent la propriété de biens physiques (je dis ceux car, même là, il y en a plusieurs qui dépendent du type de bien.
    Une preuve parmi d’autres : que l’on soit pro ou anti hadopi, personne ne conteste, que je sache, le droit de représentation “gratuite et privée dans le cercle de famille” comme le dit la loi actuelle.
    La propriété intellectuelle est définie par un équilibre entre les droits du créateur (ou de celui à qui il a cédé les droits patrimoniaux sur l’oeuvre) et les droits de la collectivité.
    La question qui est soulevée, c’est : du fait de l’évolution de la société (notamment par les avancées technologiques) est-ce que l’équilibre actuel n’est pas obsolète ?

    Hadopi et les créations “artistiques” ne sont qu’une question parmi d’autres. Une question de “riches” d’ailleurs.
    Quid de la protection des brevets pharmaceutiques quand la fabrication de médicaments à moindre cout profiterait à une grande partie de la planète ?
    Idem pour les semences agricoles désormais elles aussi brevetées.

    Tomber dans l’excès inverse qui consisterait à dire “tout gratuit pour tout le monde” n’est pas forcément la meilleure solution si cela se termine par l’absence de création.
    Ce que montrent les débats initiés via Hadopi, c’est que l’équilibre défini actuellement par la loi est *intenable*. Il changera. L’inconnue c’est de savoir si ce sera par l’épreuve de force ou en modifiant raisonnablement la loi pour le bien de tous.

    Tu parles sans arrêt des “droits du créateur” mais les droits du créateur, on s’en fout ! Le bien de la société est au dessus de tout ou, plus formellement “la loi est l’expression de la volonté générale”.
    Si la volonté générale veut changer l’équilibre, il changera…

  25. @000 Et respirer c’est pas une possibilité technique? Arrête de séparer la technique du reste comme si elle avait un statut ontologique particulier.

    Copier et diffuser est devenu part de l’homme comme respirer, écrire, compter… autant de techniques… et d’autres possibilité de ce type ne vont pas cesser de nous arriver.

    Mais mails sont privés, mes livres ou mes posts ici sont publics. Oaz vient de rappeler la nuance. Quand tu as décidé de rendre public quelque chose tu dois accepter les règles que ce public impose.

    Je ne parle pas de tout gratuit. ça c’est les gens de l’économie de la rareté qui le disent. Je parle d’une autre économie, celle de l’abondance. Et je te signale que j’ai fait un billet pour en évoquer quelques principes.

    Et les deux économies vont vivre en parallèle, j’en ai aucun doute.

  26. Henri A says:

    “Thierry, sérieusement, la possibilité technique ne peut jamais induire un droit.

    Jamais.”

    Un autre !
    Depuis quand existe la technologie ? Depuis quand existe “une” possibilité technique ?
    Enfin, depuis quand existe une possibilité technique pour un très grand nombre ?
    Les pseudo historiens, réfléchissez une seconde !

  27. pagetronic says:

    La licence global aurait mis tout le monde d’accord, c’est dommage que les socialiste ait tout fait pour l’enterrer.

    Bon allez faut pas s’inquiéter, internet est un spot plein de ressource et Sarko n’est pas éternel.

  28. 000 says:

    @ Henri A

    Possibilité technique :

    Depuis que les grands escaliers existent, on peut techniquement, par un petit mouvement de jambe ou du bras, faire tomber quelqu’un du haut, jusqu’à ce qu’il se fracasse le crâne en bas.

    Je n’ai jamais utilisé cette possibilité technique pour me débarrasser de ceux qui m’emmerdent.

    J’en ai marre de l’argument : “on peut le faire alors la loi ne peut plus l’interdire”. C’est vraiment un argument de primate. On passe notre temps à combattre des trucs plus durs dans la police.

  29. Pour l’escalier, normal, on avait longtemps avant trouver des méthodes plus radicales pour tuer.

    Tu inverses tout comme d’hab… c’est que cette possibilité de partager et de copier est une chance extraordinaire pour l’humanité, au delà des intérêts particuliers des artistes… et même pour eux c’est une chance.

    être contre hadopi c’est être pour le partage, pour un nouveau champ de possible. Le problème c’est que hadopi pénalise au lieu d’être constructive… cf drogue, même chose, y’a d’autres méthodes.

  30. 000 says:

    “Tu inverses tout comme d’hab…”

    Parce que tu mélanges tout, pour trouver trop d’arguments dans ton sens.

    Tiens toi à cet argument :

    “une chance extraordinaire pour l’humanité”

    qui peut se défendre,

    sans ajouter d’autres arguments qui sont des sophismes ou des métaphores fausses.

    Que ce soit possible techniquement, on s’en fout. Je peux tuer techniquement, ça ne me donne aucun droit social de tuer.

  31. Oaz says:

    @000,

    l’analogie avec les grands escaliers est ridicule car celui que tu pousses perd sa vie dans l’opération.
    Avec Hadopi il n’est question que de cas où personne ne perd rien : il y a seulement quelques copies en plus qui n’enlèvent rine à personne.

    Mais puisque tu aimes les analogies, prends plutôt celle-là :

    La personne que tu aimes le plus au monde a une maladie mortelle.
    Il existe un médicament mais celui-ci est protégé par un brevet.
    Pour utiliser le médicament, le détenteur du brevet demande une somme que tu n’es pas en mesure de payer.
    Le système de santé de ton pays n’est pas en mesure de payer lui non plus car il lui serait impossible de financer le traitement de tous les malades dont il a la charge.
    Hors, il existe une avancée technologique qui permet de copier le médicament en question pour un coût quasiment nul rapporté à ton échelle de revenus.
    Que fais-tu ?

  32. 000 says:

    “perd sa vie”

    Mais ce qui est ridicule, c’est bien de dire :

    “c’est possible techniquement, c’est facile, la police ne peut rien faire contre, donc adieu la loi et vive la liberté”.

    Les pirates avancent sans cesse cet argument, qui ne tient pas.

    La police lutte contre des trucs beaucoup plus compliqués.

    Par exemple, pour le trafic de drogues, elle s’emmerde à descendre les filières, à aller chercher des petits dealers dans des trous perdus de banlieue.

    La police pourrait très bien faire le plus facile : arrêter les dealers en haut, ceux dont on a les noms : les copains des ministres, ya plein de noms dans le repertoire de Sarko. 🙂

    Mais non, elle ne choisit pas la facilité, elle laisse les copains dealers des ministres, trop faciles à identifier,

    et elle mène un remarquable travail d’investigation pour arrêter Momo qui vend du shit à Sartrouville, après une longue planque, des écoutes, des interrogatoires musclés, etc.
    C’est pas fort, la police ?
    Et encore, on n’a pas encore la fille de Charlie dans les effectifs, ça viendra !!

    🙂

    Bref, laissez tomber l’argument de la facilité technique qui rendrait le piratage au-dessus de toute loi.

    ça a le don d’énerver. Du style : “tu ne peux pas m’arrêter”.
    ça provoque la surenchère.

    Développez l’argument du bien pour l’humanité, et des autres modes de ressources pour les artistes.

  33. Le gars à Tamanraset, à Colombo, à QuelpartenAmériqueduSud (celui des pays du sud) prend part à la vie, lui aussi.

    Il a envie, lui aussi de profiter des flux d’abondance/abondants, alors, oui, ceci concerne l’humanité.

    Et, oui, l’artiste aussi y retrouve son compte.

    Humanisme, j’vous dis.

    Le reste n’est qu’une question d’intérêt et de notre capacité à indiquer à notre cerveau de passer en mode 2.0. Passer de la finance à l’Homme.

    Et non à la Sarko qui bloque Free pour officiellement éviter les licenciements à FT qui provoquent des sucicides. Méga-top nuage d’enfumage, au quotidien… avec la grippA, ça va donner dans les médias, complice de la sarkozie.

  34. J says:

    Ben dis donc, il est colère le Crouzet 🙂
    Faut dire que depuis quelques temps le prometteur Internet est la cible de toutes les attaques dans notre beau pays fossilisé centralisateur. Poubelle de l’information, ramassis de pédophiles et de pirates, énorme problème pour la démocratie, et je t’en passe.

    Remarque, dans la mesure où Internet c’est fondamentalement et avant tout des individus interconnectés, qui font des tas de choses, qui parlent, qui réfléchissent, on sait au moins ce que pensent les connards dont tu parles du peuple français…

  35. Oaz says:

    @000,
    Tu ne veux pas répondre à ma question sur le brevet du médicament ?

    Pour ma part je le copie sans hésitation. Mieux vaut être un pirate plutôt qu’un salaud – pour ne pas dire un connard.

  36. Iza says:

    c’est vrai que chaque fois qu’on retouche à ce sujet on mélange tout.

    Les auteurs/artistes/producteurs de contenus en tous genres qui suent du vrai sang et de vraies larmes …. veulent de la thune.

    Je ne dis pas que c’est mal, au contraire, c’est légitime compte tenu de l’effort réalisé … tout ça. Il y a donc, dans la situation actuelle, un vrai problème de modèle economique, et des solutions plus ou moins valables. Hadopi n’en est pas une à mes yeux, prenant le problème à l’envers.

    Si on écarte le problème économique, la question de la copie et de la diffusion “illégale” des oeuvres n’est déjà plus du tout la même. En effet, l’auteur a plutôt intérêt, et bonheur, à ce que ses oeuvres soient diffusées au plus grand nombre.

    Reste la question de la protection de la propriété intellectuelle, du point de vue du plagiat et du “contrôle” de la vie des oeuvres. Combat d’arrière garde à mon avis, dans notre époque de sampling en tous genres?

    Alors quoi ?

    Moi, la question de la Loi continue de me poser un problème éducatif avec les plus jeunes. J’adore que le “moyen de tourner la loi” (thank you satan !) existe en tant qu’adulte (ado et jeune adulte, c’était même très central pour moi ;-)) … mais je trouve ça délicat à manoeuvrer pour le développement et la construction de mes petits. Bref, ça, ça me fait vraiment réfléchir. Concrêtement, je ne pirate pas ou presque, pour cette raison.

  37. 000 says:

    “Tu ne veux pas répondre à ma question sur le brevet du médicament ?”

    C’est un peu comme si tu me dis :

    “Et si Henri A te marche sur le pied, là, quand même, tu le tues ?”

    Bien sûr qu’à ce moment je le tue, et légitimement, et au besoin je construis l’escalier 🙂

    Mais en dehors de ces justifications exceptionnelles, généralement je passe mes journées sans tuer personne, ou presque.

    Les circonstances exceptionnelles peuvent tout justifier, comme la résistance en France.

    Personnellement j’ai déjà piraté des films dont il n’existait aucune version dans le commerce, des films qui étaient des trésors, je n’admettais pas de ne pas pouvoir les voir.

    Je serais pour l’ouverture d’un site :

    “trésors du patrimoine mondial interdits au public”.

    On y verrait les films dont la diffusion est bloquée par les héritiers.

    On peut justifier des exceptions, comme pour ton médicament.

    Mais invoquer cela pour justifier le piratage de Lorie…

    On l’a déjà dit ici plusieurs fois:

    au lieu de réclamer le piratage des merdes des majors, faites la promo des nouvelles créations sous licence libre.

    Personnellement, je suis contre le piratage,
    mais en même temps depuis des années je fais, gratuitement, la promo de nouveaux artistes qui donnent leur musique gratuitement sur myspace.
    On peut avoir l’un et l’autre : une culture du libre, et à côté une culture sous copyright. Chacun sa place, comme pour les logiciels.

  38. Henri A says:

    A triple zéro :
    “Bien sûr qu’à ce moment je le tue, et légitimement, et au besoin je construis l’escalier”
    Impossible, quand je marche sur le pied de quelqu’un, il meurt instantanément.

    Mes questions sur “la possibilité technique” ciblait les technologies qui ont permis internet ( électricité, électronique, téléphonie, etc…).
    Bizarrement Thierry dit plus ou moins la même chose en une seule ligne :
    “Arrête de séparer la technique du reste comme si elle avait un statut ontologique particulier.”
    “Le statut ontologique” résume mes questions ( 3 lignes ).
    Nous sommes allé dans le corps de l’autre pendant quelques secondes.

    Petite anecdote : Comme tu le sais je suis un vaste fan des Beatles. J’ai acheté plusieurs exemplaires de tout leurs disques vinyle ( usure ), plusieurs exemplaires de tout leurs CDs ( usure ). Les CDs ressortent dans une nouvelle version remastérisée et cette fois-ci je n’achèterais pas.
    ( Si j’avais un blog, je ferais bien un papier sur cette colossale escroquerie qu’est le CD et le lecteur de CD salon ).

  39. charlie says:

    C’est vrai que, comme le rappelle Iza, on mélange tout assez rapidement : l’histoire et la morale, le droit d’auteur et les bénéfices de la distribution, la métaphore et la preuve, l’exemple et le fait, etc.

    – le seul intérêt de la comparaison avec les brevets des médicaments, c’est de poser le problème du patrimoine commun. Qu’est-ce qui appartient à tous, à quelques uns, à personne. Là, ce sont forcément des positions politiques qui s’expriment, il faut donc expliquer pourquoi la culture est – ou pas – un bien commun. Après, on peut dérouler, sur les modèles économiques, qui ne sont pas les mêmes non plus dans les deux cas.
    (pour l’industrie pharmaceutique, par exemple, je ne trouve pas normal du tout que le virus H1N1 soit isolé grâce à des recherches financées par des fonds public, transmis gratuitement aux labos privés et que ces derniers ne communiquent ensuite plus aucunes info, ne fassent pas d’investissements en recherche fondamentale sur la culture vaccinale, sûrs qu’ils vendront leur tambouille… aux Etats)

    – pour Hadopi etc. une fois de plus, il me semble indispensable de distinguer le droit d’auteur prescriptible (les sous) et le droit moral qui l’est moins, d’ailleurs, du circuit de distribution des oeuvres. Je l’ai déjà écrit ici, pour l’édition, la répartition est grosso modo la suivant : 10 % pour l’auteur (minimum légal à 5, moyenne de 8, quelques exceptions) pris sur les 40% de l’éditeur (travail d’édition, de composition, coûts d’impression, etc.) ; 25 % au diffuseur/distributeur ; 35 % aux libraires.
    Total : 40% du prix public pour la fabrication de l’objet…
    Pour les autres “produits culturels”, je ne connaît pas les chiffres, mais je parie que la distrib se tape une bonne partie du camembert quand même.
    Internet réduit les coûts de distribution et de fabrication, les premiers étant bien supérieurs. Je crois même qu’on peut négliger la fab, parce que le numérique ne permet d’économiser que la production d’un “objet matériel”, dont les coûts ne sont pas si importants.
    Peut-être que vouloir penser en une seule fois un système (LE système, quoiqu’on s’en défende) qui règle les deux problèmes en même temps est un peu ambitieux…

    – S’il était si évident que la possibilité technique se transforme automatiquement en possibilité morale ou réalisation légale, on serait quand même bien dans la merde… En chaussant les gros sabots, il faut faire un tour vers la bioéthique, l’eugénisme, etc. et l’exemple du déficit de naissance de filles dans les Etats de l’Inde où le diagnostic prénatal permet les avortements sélectif suffit à m’effrayer. (certes, on économise ainsi sur les infanticides, mais si la différence morale est énorme, il n’y a pas de différence démographique).
    La réponse à la tournante légale finit par être la légalisation de l’escalier, à défaut de l’esprit 🙂

  40. zoupic says:

    Il y a plusieurs aspects importants qui se mélangent.

    – presque tout travail mérite salaire
    – une oeuvre est faite pour être partagée avec un public
    – les oeuvres numérisables sont techniquement abondantes
    – un business model abondant est né

    Les premiers qui jouent à ce jeu là s’en sortent très bien, et jouant de la diffusion virale du free, trouvent facilement un 5% d’utilisateurs qui acceptera de payer et leur permettront de rentrer dans leurs frais.

    Bloquer un accès à quelque chose alors que ça ne coûte pas plus cher de permettre l’accès est une frustration, une perte d’audience, d’attention et de sympatie d’un artiste envers le public avec lequel il veut partager son oeuvre. Cela provoque l’envie, la jalousie, le désir et pousse même souvent jusqu’au vol.

    C’est le grand jeu du capitalisme : territoires de marque, barrières à l’entrée et rareté.

    Permettre l’accès, la copie et la rediffusion est non pas une perte d’argent, mais une augmentation de la possibilité de partage, donc du public touché.
    Il y a tout une partie du public qui, limitée par le prix d’entrée ne pouvait se le payer dans un paradigme de rareté, ce public jouit maintenant de l’abondance et pourra communiquer, relayer, transmettre et diffuser à leur tour le produit.

    Voilà les règles du nouveau jeu:
    Les artistes crééent des oeuvres qui visent à être partagées et diffusées. Les publics remercient les artistes comme ils le souhaitent.
    Reste pour trouver des business models plus stables à jouer ala Chris Anderson sur la qualité, l’accès, le service, l’exceptionnel et la rareté matérielle pour compléter les revenus.

    Ca se joue comme ça parce que le bras de fer entre l’argent à avoir pour se permettre d’acheter le produit et le temps à passer pour contourner les barrières est en faveur du partage, surtout si on compte les millions d’utilisateurs qui n’ont pas l’argent pour ces oeuvres.

    Quand on sort un windows à 150€, comptez le nombre de personnes dans le monde qui n’ont pas 150€ qui sont prêtes à passer du temps pour trouver les solutions pour contourner les verrous.

    Rareté de l’argent et rareté des oeuvres ou logiciels font que nous n’avons plus que le temps et la motivation pour faire sauter ces barrières gratuitement.

    C’est un barrage hydraulique, seulement ce n’est pas une rivière qu’il essaye de contenir, mais la mer de consommateurs frustrés (non pas qu’ils veulent tout gratuitement, mais qu’ils veulent avoir accès par rapport à leur moyen).

    Quel est le juste prix pour un produit que l’on désire énormément quand on a pas d’argent?

  41. OOO says:

    Comme d’hab rien à corriger de ce que dit Charlie.

    J’avais pensé parler aussi des clones et autres possibilités bio-techniques,

    OGM etc.

    Je me suis dit que c’était too much de faire l’amalgame, mais Charlie a osé 🙂

    Les pirates mélangent l’idée d’un droit par simple possibilité technique, avec l’idée d’un droit au nom d’une prétendue absence de préjudice réel : ce sont deux choses complètement différentes.

    Le droit ne peut pas venir de la possibilité technique.
    Sinon c’est la fin de l’idée même de droit.

    Quant au préjudice, l’artiste qui voit fondre ses droits d’auteur, il le sent bien, le préjudice.
    Il faut cesser de dire qu’on ne sent rien quand on est piraté, que c’est immatériel donc neutre.

    A l’inverse, une fille violée à l’insu de son plein gré, avec la drogue du violeur ou soulée, si le violeur ne lui transmet pas de maladie et ne la blesse pas :

    – n’a subi aucun préjudice réel
    – a pu y trouver son plaisir sur le moment

    Alors où réside ici le caractère odieux du viol ?

    Dans le simple fait qu’elle n’a pas pu donner son consentement en conscience.

    On considère que, sans préjudice réel, un viol est un crime, parce qu’il s’opère sans le consentement moral de la victime en pleine possession de ses moyens intellectuels.

    Il y avait cette histoire, vraie, d’une fille, très belle, qu’on avait forcée de s’exposer à tous dans un village.

    On disait que sa beauté était un don de Dieu pour le bonheur des hommes, c’était un bien public : elle devait offrir cette beauté à tous, elle n’avait pas le droit de garder cette beauté pour elle, de la cacher ou de faire de la discrimination.

    C’est un peu facile de décreter qu’une chose dont on a envie est un bien public.

    D’ailleurs je réclame la réouverture du blog de Charlie, bien public dont elle n’a plus le droit de priver l’humanité.

  42. charlie says:

    @ 000
    J’ai aussi trouvé ça too much. Mais ça ne m’arrête pas. Il suffit pourtant de lire la suite de ton commentaire pour constater que toi non plus, d’ailleurs. La différence résiderait-elle (au hasard) dans le choix systématique du politiquement incorrect provocant destiné à choquer le/la petit/e bourgeois/e sommeillant dans l’internaute ?

  43. zoupic says:

    Je tente le coup, pour le meilleur et pour le pire.
    En admettant qu’on compare les belles filles aux oeuvres que tout le monde veut gratuitement.

    La différence est la fille, l’utilisation de son corps et son conscentement.

    Alors que violer est clairement utiliser le corps de quelqu’un sans son accord, le partage d’oeuvre est différent en cela qu’il n’utilise pas le corps original.
    La barrière à l’entrée est différente : la séduction vs le prix d’achat.

    Le but ultime est le même dans les deux cas : jouir de sa beauté, avec son consentement.

    Dans le partage, je n’utilise pas le corps de l’artiste, j’utilise une partie de lui qu’il met en accès, dans le but de le partager. Il ne le réduit pas au partage privé, il cherche à mettre une barrière à l’entrée. Si je n’ai pas d’argument de séduction, (d’argent pour les oeuvres), je chercherai un moyen d’obtenir victoire.

    Le partage permet de créer une copie identique. Ce n’est pas l’originale, je ne la vole pas au propriétaire, ni sa virginité, ni son unicité, je la dédouble, je la multiplie et m’en créée une copie personnelle, ce serait comme ma poupée gonflable si on veut aller dans la métaphore gore.

    En partageant, ce n’est pas cette fille que l’on viole, mais par manque d’alternative, et en attendant son consentement, la poupée gonflable.

    La différence fondamentale qui biaise toute la comparaison est que la barrière à l’entrée de la sexualité et de l’amour n’est pas vraiment la même que la copie d’oeuvres.
    Le but d’une oeuvre, est selon moi d’être diffusée et partagée.
    Le but du corps d’une jeune fille est différent, elles apprécieront elles-mêmes ce qu’elles veulent en faire.

    Tu peux embrayer sur “quand on aura la possibilité de clôner ces belles filles..”

    La rareté vise à contenir des forces grâce à une barrière. Dans notre cas, la technique rend la barrière obsolète. Il est temps de repenser au sens premier et à l’utilité de cette barrière, mais également sa hauteur.

    Si c’est pour faire du profit et se mettre à dos le public, ne pas profiter de l’évolution technologique : oui, vive hadopi
    Si c’est pour réduire un peu son profit et augmenter le partage de culture: oui vive l’économie de l’abondance.

    Si on cherche à abaisser la barrière pour faciliter le prix d’acquisition par rapport au temps passé à contourner la barrière, ce sera toujours plus cher que la gratuité.

    Le tour de passe passe consiste maintenant à prouver que l’abondance est réalisable en augmentant ses profits, sa diffusion, l’awareness et la satisfaction client : Paul Jorion, Radiohead et N1N devraient nous donner des idées..
    Il reste à voir si c’est généralisable.

  44. Henri A says:

    A Charlie qui me déçois pour une fois :
    “S’il était si évident que la possibilité technique se transforme automatiquement en possibilité morale ou réalisation légale, on serait quand même bien dans la merde…”
    Qu’est-ce que ce “automatiquement” vient faire ici ? Peut-être à cause du “Thierry, sérieusement, la possibilité technique ne peut jamais induire un droit. Jamais.” de l’autre banane qui répond à un argument hypothétique qu’il transforme en généralité ( pour ne pas changer, je parle de la banane ).

  45. 000 says:

    “Le but d’une oeuvre, est selon moi d’être diffusée et partagée.”

    Je lisais ces jours-ci des échanges entre Bernanos et son éditeur :

    le but de Bernanos était, souvent, de gagner sa vie, en commençant un livre.

    De même, Balzac écrivait tant, parce qu’il était payé à la ligne.

    Qu’on enlève ce modèle financier, et on fait disparaître une bonne part de l’oeuvre de Balzac, de Bernanos, etc.

    Et ce ne sont pas des petits auteurs !

    Ils aimaient la littérature, mais ils se mettaient au travail pour gagner leur vie, pas simplement pour l’humanité.

  46. charlie says:

    @ Henri : je cours me rouler dans les orties…

  47. 000 says:

    “un argument hypothétique qu’il transforme en généralité”

    hypothétique ta mère.

    Depuis le début du débat sur le piratage, l’argument de la possibilité technique qui conduirait à un droit de fait, est avancé par un certain nombre de pirates.

    L’argument de Thierry sur la prohibition, que dit-il ?

    1 – des substances circulent et s’échangent : possibilité technique.

    2 – vouloir les interdire conduit à des violences, et n’empêche pas la circulation

    3 – il faut légaliser.

    On est bien ici face à une dialectique qui conduit d’une possibilité technique à sa légalisation de droit, la loi serait incapable de bloquer l’usage d’une technique.

    En plus c’est complètement approximatif comme métaphore.

    La prohibition du tabac dans les lieux publics est très efficace, et a changé la vie de serveurs qui auparavant vivaient dans le tabagisme passif permanent.

    Comme d’hab, les métaphores de Thierry ne tiennent pas la route.

    “La prohibition” ça ne veut rien dire : il y a plein d’exemples différents de prohibition, et parfois c’est très efficace.

    La prohibition du port d’armes en France est efficace, en comparaison des Etats-Unis où les armes sont en vente libre.

    Es-tu pour la fin de la prohibition des ventes d’armes en France ?

  48. Henri A says:

    Tu parles de ma méééére ??!!

    Bon, je vais aplatir des orties, en effet “hypothétique” sonne bien mais n’a pas le sens que je voulais donner.
    “un argument par l’exemple qu’il transforme en généralité”
    C’est mieux, là ?
    Internet et donc le web est une avancée technologique extravagante ! Je ne vois pas à quoi on pourrait la comparer. Si on y ajoute la numérisation d’images, de sons, et de plein d’autres choses, c’est une avancée unique en impact, en rapidité ( quelques années, bonjour le recul ) et en démocratisation ( dans les pays dits riches )! Et que l’on ne me parle pas de la télé, du téléphone, de la roue ou du feu, c’est autre chose ! Je le prends comme ça, une exception en tant que avancée technologique.

  49. 000 says:

    A propos d’Internet, tu pourrais au moins me soutenir :

    “D’ailleurs je réclame la réouverture du blog de Charlie, bien public dont elle n’a plus le droit de priver l’humanité.”

  50. J says:

    mais qui est donc charlie pour susciter autant de passion chez nos 2 cérébraux??? ( au passage, OOO tu racontes une fois de plus n’importe quoi en mélangeant tout et en oubliant les fondamentaux dans cette histoire ; à la va vite : 1.il ne s’agit pas de techniques mais d’usages au centre du problème 2.cette putain de loi ne respecte pas nombre de basics républicains, point final il n’y a rien à rajouter, et entre de mauvaises mains elle est même extrêmement dangereuse )

  51. 000 says:

    Charlie c’est Quitterie avec un cerveau en plus. Ou en tout cas une culture et une honnêteté intellectuelle en plus. (Q n’est pas conne, mais trop inculte, bonimenteuse et vendeuse d’aspirateurs).

    Le jour où elle deviendra une star il faudra lui taper un peu dessus, au nom de la lutte contre les idoles,

    mais pas trop parce que les stars intelligentes et honnêtes intellectuellement sont les seules qu’on ne peut jamais cesser de respecter.

    “cette putain de loi ne respecte pas nombre de basics républicains”

    Je n’ai jamais discuté d’Hadopi mais du piratage et du droit d’auteur.

    Hadopi c’est nul comme toutes les lois que pondent les couillons qui n’ont rien eu à faire de mieux que d’entrer en politique.

  52. J says:

    Ah d’accord, ben dis donc… 🙂 Bonsoir madaaaaaaaaaaame alors.

    Oui tu as raison 000, tu ne parlais pas de la loi ni de ces pathétiques et irresponsables parlementaires, thierry oui.

    Sinon, je crois que tu sous estimes la profondeur des changements à mener concernant les notions d’auteur et de propriété (entre autre mais pas seulement loin de là) suite à l’émergence en cours des usages via le Net.
    Le Net, c’est vraiment quelquechose qui génère des ruptures philosophiques et sociologiques ; il va falloir inventer, certainement pas transposer. Beaumarchais is outdated.

  53. 000 says:

    (“il faudra lui taper un peu dessus”

    C’est en tapant sur les gens qu’on révèle leur qualité : créer de la crise créatrice.

    Principe d’éducation jésuite. Sint ut sunt, aut non sint

    (Un peu perdu hélas de nos jours à Saint-Louis de Gonzague. Tout s’amollit.)

  54. Desirade says:

    Défendre la liberté d’accès au web ou la liberté d’accès à la mer libre c’est le même combat.

    Ce n’est pas la mer libre, ce qu’il est convenu d’appeler eaux internationales, qui est contrôlée. Ce sont les ports d’accès, les côtes, là commencent les contrôles, les douanes, les passeports et les taxes.

    Les pays éclairés ouvrent leurs ports en grand au commerce et garantissent la liberté d’accès et la sécurité des négociants. Ils favorisent les échanges.
    Dans ces pays là les taxes sont légères et la réglementation ne cherche en rien à limiter les contacts mais bien plutôt à les favoriser. Et ces pays sont prospères.

    Regardez ce que deviennent les pays qui se ferment comme le fait le notre aujourd’hui avec Hadopi. Ils s’appauvrissent.

    Notre industrie du disque ou nos médias n’ont que notre petit marché hexagonal pour s’engraisser. De notre côté, il y a longtemps que nous faisons l’école buissonnière et allons chercher ailleurs des produits qu’ils n’ont pas su nous offrir. Internet et les ordinateurs entre autres. Excusez du peu. Ils ne nous les ont pas donné à l’école. Ce sont des copains ou des négociants qui nous les ont rapportés “d’ailleurs”. Pas les politiques.

    Je ris quand je vois la panique de cette bande de trouillards. Quel Hadopi vont-ils inventer lorsqu’ils s’apercevront que les Pirates aujourd’hui bricolent déjà du côté de la génétique. Combien de temps avant qu’un gosse s’emmerdant à l’école ne s’y mette ?

    Je pense que ceci pourrait t’intéresser: Mare Liberum. Je vois une analogie certaine entre la pensée de Tim Berner-Lee et celle d’Hugo Grotius. http://en.wikipedia.org/wiki/Mare_Liberum

  55. 000 says:

    “Ils favorisent les échanges.”

    Mais la marchandise des bateaux n’est pas gratuite.

    Tout le dynamisme des ports repose sur l’énorme business associé.

  56. 000 says:

    @ Henri A

    Je ne te suivais pas quand tu nous faisais la promo de Sarkozy, mais là j’avoue qu’il s’améliore, tu lui as donné de bons conseils de lecture :

    “Nicolas Sarkozy poursuit sa lecture des grands classiques de la littérature française. Il lit actuellement À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust”

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/09/19/01011-20090919FILWWW00514–confidentiel-sarkozy-lit-proust.php

  57. Henri A says:

    A Triple zéros :
    Journalisme :
    Post et commentaires.
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=4895#comments

  58. 000 says:

    @ Monsieur Henri

    Tu perds ton temps à vouloir démontrer les manips des journalistes, on les connait.

    Mais le même genre de manips se fait sans journalistes.

    Avec les blogueurs par exemple, les rois de la manip et de la désinformation.

    A part ça, je reconnais que tu as écrit au moins une bonne chanson :

  59. Piratons pour lutter contre le piratage – http://bit.ly/P1GYX

  60. Mike says:

    Franchement, croire que la liberté c’est faire n’importe quoi et tenter de le démontrer… c’est tellement idiot qu’il faut essayer de comprendre l’auteur de ce billet et ses supporters… ça peut uniquement s’expliquer par :
    – une mauvaise éducation ?
    – un autisme sévère ?
    – une inconscience due à un excès de tapotis sur le clavier ?
    – un égoïsme forcené ?
    – un orgueil démesuré ?
    – une incompréhension totale des mécanismes économiques ?

    A mon humble avis, c’est un mélange de tout ça.
    Vous êtes incapables de comprendre que le gratuit IMPOSE DE FORCE par des pirates tue forcément la création : pourquoi je m’embêterais à créér si je ne peux pas même en tirer un quelconque bénéfice ?? Vous avez envie de bosser gratuitement, vous ??

    Alors que le gratuit CHOISI par des auteurs peut encourager la création : je donne pour me faire connaître ET gagner plus tard de l’argent, OU BIEN je fais ça comme un hobby, car j’ai la chance d’avoir un job qui me ramène des sous…

    Bref, tout votre blabla n’est que pure perte d’énergie pour défendre votre vice… 🙂

  61. Franchement tu crois que je perds du temps à pirater? Et tu crois que j’écris des livres pour ne pas aussi en tirer des bénéfices?

  62. Mike says:

    Pourquoi on n’a pas le droit de pirater tes livres alors ?

  63. J’ai dit ça moi? Qui veut pirate mes livres. J’ai d’ailleurs annoncé que le prochain serait aussi lisible en ligne gratuitement.

  64. Jef says:

    Bonjour,

    je me permets de signaler un oubli.
    Dans l’article 1
    1.Banalisons ce qui est prohibé (dans le cas Hadopi, l’acte de copier et de partager).
    Il faudrait plutôt dire : VOLER, copier, partager, RECELLER

    Ca me parait plus cohérent. Sinon, pas grand chose à dire sur cet article hormis qu’il est plein d’incohérences (comparaison avec les guerres… planqué derrière son PC ;-), de fautes d’ortaugraf (pas mal pour un soi-disant auteur).

    Mon avis quand même, les biens culturels sont trop chers. Mais est-ce une raison pour appeler au vol. La vraie question, c’est combien êtes vous prêts à dépenser pour un CD ou un DVD.

  65. @Jef Tu es le symbole même du mec qui a rien compris à ce qui se passe dans le monde. LE PARTAGE. Tu vois une faute, tu la signales. C’est pas compliqué.

  66. TOPY 65 says:

    je crois qu’on s’eloigne beaucoup du sujet
    moi ce que je vois c’est qu’il y a 20,30, ou 40 ans tous le monde copier et nos chers ministres,chanteurs,acteurs dans leurs jeunesses quand il n’avaient pas trop d’argent ou sinon qu’il me jette la premiere pierre nos bon vieux vinyls sur des cassettes audio d’ailleurs toute bonne chaine hifi etaient pourvu d’un systeme qui synchroniser l’enregistrement avec le vinyls???
    et personne n’a jamais rien trouver à redire
    mais maintenant que nos chers artistes se sont habitué a gagné des sommes astronomique ne gagne plus que 1 ou 2 millions d’euros au lieu de 3??? ça dérange d’ailleurs tous ce qui ont signer sont ceux qui vendent le plus et meme RENAUD (snif) comme quoi tout marche à l’envers

  67. chamois says:

    autrement dit: ” vive le VOL “….
    je ne sais pas ce que vous faites comme métier…

    au nom de la diffusion de la culture pour tous,
    vous voudriez légaliser le vol…

    alors demain sera la culture du VOL !

  68. Avant de commenter, on lit ou on est un imbécile. Je suis écrivain et je vis du droit d’auteur. Le VOL c’est qu’en on prive l’humanité de culture au nom du bénéfice de quelques uns. On VOLE les gens de leur vie.

  69. TOPY 65 says:

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit
    je suis commerçant je gagne 25000 euros par an et je vis tres bien
    Donc si j’ai bien compris c’est vous le seul en france qui n’est jamais copier un disque sur une cassette
    moi maintenant que j’ai les moyens j’achete mes disques et j’ai toujours acheter les disques ou les livres des artistes que j’aime bien et je pense que tout les gens dans mon cas font de meme
    je vais au concerts au cinema mais on vie dans une societé ou on nous pousse a un consommation trop chère téléphone,jeux vidéo,télé par cable etc….tous ce qu’on avait pas il y a des années et tout
    ça il faut le partager entre tout ses grand groupes qui ne font qu’engranger leur profit
    par contre ça les dérange pas de nous vendre toutes ses technologies qui servent a copier?

  70. GiViT says:

    Il existe…

    *une taxe pour financer la SASEM et donc les droits d’auteurs sur les supports numérique (cd, dvd, disque dure, etc.)
    *une TVA sur l’abonnement internet
    *une, non deux TVA sur l’electricité
    *une TVA pour votre matériel informatique

    Un artiste qui publie un texte, voit son oeuvre protégé toute sa vie et ses descendants bénéficiront après sa mort et durant 75 ans des droits d’auteurs.

    Or, un artisant qui inventant une machine qui sauvera des vies, verra la protection de son invention disparaitre au bout de 25 ans.

    Est-ce qu’un texte est plus compliqué et plus utile à son inventeur et à la société en général qu’une machine sauvant des vies ?

    Ne devrait-on pas plus encourager ceux qui se casse la tête à améliorer notre vie, plutôt que ceux qui se contante d’écrire deux maleureuses phrases qui ne veulent rien dire…

    Nos sociétés sont faites pour escroquer les petites gens… Et engraisser et protéger celles et ceux qui sont le plus improductif (Chanteurs, footballeurs, traideurs, PDG, politiques et GENS passe…)

    Ce sont les maisons de disques qui manipulent nos élus pour protéger leurs énormes profits.

    Pourquoi ne font-ils pas de lois contre les chaines télé qui nous permette d’enregistrer des films avec nos magnétoscopes ? Pourquoi ne font-ils pas de lois contre les radios qui nous permettent d’enregistrer les musiques des artistes ?

    Si vous voulez agir contre ce système :

    http://www.ac2n.net

  71. DANIEL says:

    Tous les moyens sont bons pour policer la société et pour réduire les libertés. Car c’est l’objectif, non pas celui de régler les problèmes sous-tendant la peur.

    Une petite remarque sur le sens “policer” extrait du Petit Robert “Civiliser, adoucir les moeurs par des institution, par la culture” Il aurait fallu écrire par exemple : Tous les moyens sont bons pour avoir de plus en plus de policiers dans la société et pour…”

    Sinon j’adhère au principe de cet article.

  72. Piratons pour lutter contre le piratage – http://bit.ly/P1GYX

  73. Le Joker says:

    Et ou avez vous vu qu’elle était respectable la loi ?

    Le respect ca se mérite.

  74. le piratage des oeuvres n’est qu’une autre forme de pseudo justice populaire dont le fond n’est que la réminiscence d’une frustration ancrée depuis la nuit des temps: la jalousie d’une masse ignarde et avide de la “richesse” des autres. En leur temps, Marx, Lénine, Trotsky, Staline et d’autres avaient trouvé leur bouc émissaire.
    Aujourd’hui, ce sont pêle mêle, les artistes, qui en font les frais et sous couvert d’une pseudo justice sociale, on veut s’approprier les biens et le travail d’autrui.
    Il est bien beau de vouloir dire qu’on veuille partager la culture pour le bien de l’humanité cependant chaque être humain a une sensibilité différente aux arts: ce n’est pas en découpant un Magritte en mille morceaux que vous allez apprendre à 1000 personnes à apprécier le suréalisme.
    Ceux qui défendent le piratage en ce sens ont soit une trop grande estime de l’être humain, ou alors ils sont bien naïfs…
    à force de pianoter devant son écran, forcément, le sens des réalités finit par vous échapper.

  75. David L. says:

    Piratons pour lutter contre le piratage – http://bit.ly/P1GYX

Comments are closed.