Vous vous étonnez de perdre sans cesse plus de lecteurs. Vous êtes vraiment surpris ? Mais relisez-vos articles. Pour vous sauver de la banqueroute, vous êtes prêts à diffuser n’importe qu’elle idée qui vous conforte dans l’ancien monde. Plutôt que de vous adapter au nouveau paradigme, vous tentez d’en détourner vos lecteurs pris en otages. Est-ce la bonne stratégie ?

Honte à moi, j’ai lu un de vos articles en ligne : Comment Google contribue au rétrécissement du savoir. L’auteur, Thierry Klein, énonce une théorie surréaliste. Voulant nous persuader que peu de gens cherchent sur le net, il réussit juste à nous démontrer qu’il ne sait pas lui-même chercher (ou qu’il a peur de chercher ce qui le contredirait).

Le savoir disponible, c’est la quantité moyenne de savoir à laquelle un internaute accède réellement – et non pas potentiellement – au cours d’une session, d’une journée, d’une vie, multipliée par le nombre d’internautes. Or cette quantité de savoir réellement disponible, qui n’a d’ailleurs jamais été très élevée sur le Web, diminue structurellement de jour en jour, Google étant l’acteur majeur, bien que probablement involontaire, de ce rétrécissement.

Cette argumentation se base sur quels chiffres ? Vu que le nombre d’internautes ne cesse d’augmenter, que le trafic internet ne cesse de s’accroître, il est déjà facile de montrer que Klein se trompe même si éventuellement la quantité d’information remontée par tête est susceptible de baisser mais notre auteur est silencieux quant aux faits.

Il mélange tout, le programme AdWords de Google avec les résultats des requêtes. Google tente d’afficher les publicités la mieux adaptées aux requêtes tout comme les sites les mieux adaptés. À ma connaissance, personne n’a jamais montré que Google trichait, c’est-à-dire affichait des résultats sans intérêt pour pousser à cliquer sur les publicités intéressantes. Au contraire, dans de nombreux cas, il a puni ceux qui ont joué à fausser les résultats pour glisser leurs sites vers le haut (mea-culpa, j’ai jadis joué à ce petit jeu).

Si Google, faisait baisser la pertinence de son moteur pour augmenter la rentabilité des publicités, il se ferait tout de suite dénoncer par les spécialistes du référencement. D’autre part, les moteurs concurrents se frotteraient les mains et récupèreraient une bonne part de marché. Google n’a aucun intérêt à jouer au chat et à la souris. Il remonte la meilleure réponse possible, pas nécessairement commerciale.

Maintenant bien sûr les référenceurs tentent de placer en bonne position leurs clients mais le jeu devient de plus en plus difficile. Google est de plus en plus vigilent à ce sujet, justement (il y a longtemps que je ne connais plus la martingale miracle).

Si vous cherchez un hôtel, Google est encore un sacré capharnaüm. Mais dès que vous cherchez des informations non commerciales, les sites de contenus arrivent en tête, souvent Wikipedia d’ailleurs.

Google vous incite, en moyenne, à aller vers les pages les plus intéressantes pour les annonceurs, qui sont sa source de revenu.

Oui pour AdWord mais comment oser dire ça pour le reste ? Des tonnes de blogueurs jouent à ce petit jeu mesquin de lancer des accusations creuses. Mais Libération ne devrait-il pas nous offrir mieux ? Pourquoi laisser un auteur énoncer ses vérités sans qu’il fournisse la moindre preuve ?

Prenez un étudiant ou un chercheur. En théorie, il lui suffit d’avoir accès à Internet pour avoir accès à toute la bibliographie dans son domaine. En réalité, s’il va sur Internet, il rentre dans une entreprise de distraction, au sens premier du terme, qui est celui de détournement. Au bout de quelques minutes, il a toutes les chances de se retrouver à faire autre chose que de la recherche (lire la Bourse, les résultats sportifs, tchater sur MSN…). Cette distraction permanente est à comparer à son comportement en bibliothèque, isolé, sans rien pouvoir faire d’autre, dans une cellule avec ses quelques livres – l’avantage de la bibliothèque physique sur Google : l’absence de distraction. […] Même les plus optimistes sont conscients qu’Internet est avant tout une source de distraction et de temps perdu – et toutes les entreprises qui ont étudié le comportement sur Internet de leurs employés le savent.

Encore une fois sur quelles études se base l’auteur ? J’ai lu des dizaines d’études qui montraient justement le contraire, que l’attention se transformait, que les plus jeunes étaient capables de suivre plusieurs flux simultanément. J’ai même pas le courage d’aller les rechercher, ça en vaut pas la peine. C’est la méthode soutenue par Libération que je conteste.

Publions-nous moins de livres ? Non. Publions-nous moins de papiers scientifiques ? Non. Publions-nous moins de brevets ? Non. Nos technologies et nos connaissances se développent à un rythme exponentiel comme l’a montré Ray Kurzweil. Plutôt que freiner ce déploiement, Internet a plutôt tendance à l’accompagner (sans Internet pas de décodage du génome, pas de suivi des pandémies en temps réel…).

Une page qui contient de la publicité sur Internet est « probablement » peu intéressante – l’éditeur du site de ces pages n’a pas pour objectif d’augmenter votre connaissance, mais de vous faire cliquer sur un lien sponsorisé.

J’ai compris. Tout s’explique. C’est donc exactement ce que fait Libération, sur la page même où je lis cet article minable. Il y a partout des publicités et je comprends en fait que cet article n’avait d’autre but que de me faire cliquer. Tous les moyens sont bons. Même publier des insanités.

Mais cet article a-t-il été publié en 2009 ? Je me trompe non ? C’est pas 1999 ? J’ai l’impression que Libération nous a sorti un épouvantail du placard. Je crois qu’il n’a pas du souvent utiliser Google d’ailleurs. Il aurait remarqué que le moteur ne nous envoie pas souvent vers Facebook. Ces fameux gros sites 2.0 que l’auteur évoque ont pour vertu de générer eux-mêmes leur audience. Ils n’ont pas besoin de Google pour vivre contrairement à Libération.

Merci. Ne nous donnez plus jamais de leçon. Ne parlez plus jamais du web. Je vais pas dire que j’attendais mieux de vous mais tout de même. Tout le monde à le droit de penser ce qu’il veut… mais un minimum de rigueur s’impose non ? Aller, je gardais la meilleure pour la fin. Sans commentaire.

Né il y a cent ans, le cinéma qui promettait d’être le nouveau moyen d’expression culturel (sans même parler du cinéma en tant que nouvelle forme artistique) a aujourd’hui presque totalement disparu. Il est devenu un des principaux vecteurs de l’abêtissement général. Internet : le début d’une nouvelle illusion.

PS : J’ai bien sûr remarqué que l’auteur n’est pas journaliste. Mais quelle importance ? Libération l’a tout de même publié. Je me moque du statut de l’auteur. Nous sommes tous des hommes.

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34 comments

  1. annnieday says:

    J’ai arrêté d’acheter Libé il y a plus d’un an.
    Ils récolteront ce qu’ils ont semé.
    Le choix de mettre le barbichu à la tête a précipité la menace (comme cela avait déjà été le cas du temps où il était au nouvelobs

  2. Fabrice says:

    C’est étonnant ce retour des réactionnaires.
    La légéreté de l’analyse le dispute à l’incompétence. Internet le nouveau jeu pour divertir le peuple et l’abêtir au profit des marchands (Google) et du pouvoir.
    Piètre démonstration pour un bête propos.Le vrai danger immédiat et l’appropriation contractuelle (sisi) par Google des bouquins et qui visiblement ne fait broncher personne. Mais c’est un autre débat.

  3. Christophe says:

    Je n’ai pas eu le temps de tout lire, mais j’ai une seule chose à dire: Libération c’est une version de “Le Monde” façon Le Parisien. Ah-ah !

  4. l'Ours says:

    Que je comprends ta colère ! Mais tu sais comment réagissent les bêtes blessées, dure loi de la nature.

  5. Desirade says:

    Ben, aujourd’hui, j’ai eu besoin de retrouver un extrait de Voyages aux isles de l’Amérique (Antilles) 1693-1705? du Père Labat.

    Exactement 10 lignes, dans le Tome V, consacrées à une grotte qui se trouve à La Désirade.

    M’a pris 30 secondes pour le trouver avec Google Search et 1 seconde pour afficher l’ouvrage sur Google Livres.

    Mais j’avoue. Ti Klein est dans le vrai sur un point. Je me suis laissée distraire et j’en ai profité, suivant les suggestions de Wikipedia, pour découvrir et lire sur Google Livres, des extraits de The pirates’ priest: the life of Père Labat in the West Indies, 1693-1705?.

    Pas mal du tout. Je vais peut-être l’acheter. Avec History of Piracy de Philip Grosse. Si je le trouve. Il est de 1934 celui-là.

    (^(o)^)~

  6. lizuka says:

    RT @Dweez RT: @crouzet: Scoop : Libération en faillite http://bit.ly/8LrTD Le torchon brule ! complètement à côé de la plaque!

  7. See Mee says:

    RT @rpapin: Google contribue-il au rétrécissement du savoir ? [email protected]: "Scoop : Liberation en faillite" http://bit.ly/3wQq3

  8. Non seulement je suis d’accord sur le fond, mais je pense profondément que tu ne vas pas assez loin Thierry. On trouve dans toute la presse, en plus de quelques mauvais articles -il y en a aussi de bons et de très bons -, de ces tribunes mal informées et cramoisies. Le pire me semble-t-il est de leur donner de l’audience, de les relayer, d’en parler…

    En me l’indiquant sur son fil Twitter hier, @narvic m’a fait perdre mon temps. Ce texte ne sert à rien, n’apporte rien. Je comprends ton énervement – j’ai eu le même à le lire -, mais je suis persuadé qu’il ne sert à rien. Ni à faire réagir Libération (au contraire, vont être contents que cette tribune fassent de la polémique : ils regardent les chiffres d’audience, pas ce qui est marqué), ni à faire changer d’avis ce personnage (au contraire). J’aurais même tendance à penser le contraire. J’ai eu peu l’impression qu’il est de plus en plus à la mode d’accueillir des propos dits iconoclastes (même s’ils ne le sont pas) pour favoriser la polémique et la soit disant multiplicité des points de vue.

    Au final, nous perdons du temps à contrer des propos imbéciles. Il me semble que le mieux est de ne pas relier les imbécilités ou de les taguer avec une étiquette qui va bien #insanité. J’ai bien peur tout comme toi qu’on n’en ait pas fini !

  9. J says:

    un jour on analysera peut être cette affrontement amorcé il y a 2 ans environ entre les installés ignorants de l’internet (tel ce fat personnage qui devrait aller bosser chez Fox news!) et les créateurs de la nouvelle société comme une guerre de civilisation 🙂

    franchement, je ne sais pas quelle est la meilleure attitude ; ignorer? dénoncer? ignorer et continuer à construire ce qui emportera leur triste modèle? dénoncer et continuer à construire…?

  10. rthibert says:

    http://digg.com/u1DWVG Les journaux ont-ils peur d’internet ? Le connaissent-ils ? Article de #Libération

  11. RT @crouzet Libération en faillite http://bit.ly/8LrTD

  12. RT @crouzet Scoop : Libération en faillite http://bit.ly/8LrTD

  13. Thierry says:

    En essayant de sortir du côté polémique et personnel de votre billet:

    – Votre réaction est viscérale parce qu’il vous semble que j’attaque d’un coup Google, Internet, la modernité, etc… Ce n’est absolument pas le cas. Je ne suis pas un militant de cette cause là, je n’ai aucun grief particulier contre Google, plutôt une grande admiration. Google n’est au centre de l’article que parce qu’il est emblématique d’Internet par son impact sur le trafic et par la qualité de ses outils. (Si j’avais parlé de boissons, j’aurais pris Coca).

    – Sur beaucoup de vos affirmations, vous me faîtes un mauvais procès en contredisant des choses que je n’ai pas écrites. Quand j’écris “Google vous incite, en moyenne, à aller vers les pages les plus intéressantes pour les annonceurs, qui sont sa source de revenu.”, je n’écris évidemment pas que Google biaise les résultats de son moteur, je parle d’Adwords, point barre. Comme vous, je crois que Google ne biaise probablement pas les résultats de son moteur puisque ce n’est pas dans son intérêt économique de le faire.

    – Idem pour la partie sur l’intérêt des pages en fonction de la présence ou non de publicité. Il s’agit évidemment d’un instrument imparfait de mesure “en première approche”, je pense qu’il n’y a aucune ambigüité là dessus (vous me reprochez l’absence de rigueur, j’essaie quand même de proposer des instruments quantitatifs simples).

    – Mon article n’est pas une attaque, et certainement pas une attaque tous azimuts, contre Internet. J’ai moi-même écrit sur le suivi des pandémies. Ce n’est juste pas le sujet de ce billet ci.

    – La citation de la fin de l’article sur le cinéma provient du dernier livre de Kundera. Allez lire le chapitre correspondant, ça fait 2 ou 3 pages pour la replacer dans le contexte et je pense que votre opinion évoluera. Kundera parle d’un certain cinéma, sans grand intérêt intellectuel, mais avec un grand intérêt économique, qui est devenu LE cinéma majoritaire aujourd’hui – exactement ce qui risque de se passer avec Internet.

    – Je laisse ces commentaires parce qu’ayant parcouru votre site, je trouve qu’au final, vous n’avez pas perçu que mes problématiques rejoignent partiellement les vôtres. Je note d’abord qu’il n’y a pas de pub sur cette page, ce qui me permet de penser qu’elle est probablement intéressante, ou tout au moins sincère et désintéressée – cet argument est petit, je l’avoue, mais pas forcément faux !

    – votre “procès du capitalisme” montre que vous êtes conscient du risque qui naît d’un taux de croissance perpétuel. Le rôle de la publicité dans cette croissance, qui a sa source, de façon ultime, dans le consommateur, ne peut pas vous échapper. La corrélation entre la croissance des dépenses publicitaires des entreprises et la mondialisation (c’est à dire la part des échanges internationaux dans le PIB) ne vous a pas échappé non plus. Il n’est pas indifférent, dans ce contexte, de s’intéresser à l’augmentation de la performance de la publicité, de la transformation de la publicité passive, peu optimisée(la Presse) en publicité active (Adwords, optimisée en temps réel en fonction de votre comportement, pas seulement de votre requête – voir gmail). Tout ça est un facteur de croissance au sens que vous dénoncez, du moins en ai-je l’impression, dans votre livre.

    En termes économiques, toujours de façon ultime, le revenu de Google, c’est sa part prise de la surconsommation entraînée par son utilisation. Tout ça n’est pas le thème de mon billet, qui se limitait au savoir, mais est quand même lié, c’est pourquoi vos commentaires “à la hache” m’ont surpris car j’attendais plus de “sensibilité” à ce genre de problématiques venant de vous.

    Cordialement,

  14. Thierry says:

    Pour finir et sur Libé:

    1) je n’ai pas vocation à défendre Libé, je n’ai aucun lien avec eux. Je trouve plutôt intéressant qu’ils aient jugé bon de faire paraître ce point de vue et j’ignore s’ils sont en accord ou non avec son contenu.

    2) Vous semblez dire que Libé a besoin de Google pour vivre. Je pense pour ma part que la baisse des recettes publicitaires de la presse provient d’une captation par Google (en tant que société ayant réussi, grâce à une technologie supérieure, à développer une régie qui dispose presque d’un monopole sur Internet) des anciennes recettes de la presse. J’ai écrit ça il y a déjà 4 ou 5 ans et il me semble que la presse commence simplement à réagir. Ceci ne veut pas dire que Google soit “méchant”; simplement les intérêts des uns et des autres ne sont pas corrélés.

  15. Gaetanop says:

    RT @asselin: "Scoop : Liberation en faillite" http://bit.ly/3wQq3 (via @jfruiz)

  16. J says:

    mais oui mais oui thierry x, c’est ça, tous les internautes qui connaissent internet (eux) ont bien compris que votre article et sa succession d’approximations et de contre vérités simplistes, tout ça n’est qu’un malentendu, probablement désintéressé qui plus est…

  17. Henri A says:

    Ce Thierry K est l’exemple type du genre d’individu avec la pensée qui va avec, qu’il faut combattre en priorité en considérant que son article et ses commentaires sont assumés.
    Les journaux dont Libération sont des choses nuisibles, directement co-responsable de la crise financière, économique et sociale, mondiale.
    Les “dirigeants” de ce journal sont responsable, la cause est entendue.
    Les journalistes jusqu’à l’imprimeur aussi, responsables de façon décroissante.
    On arrive aux multiples intervenants du style Thierry K qui renforce ce pouvoir de nuisance.

    “Soi disant, Internet représenterait une chance pour le savoir humain. Google référence aujourd’hui plusieurs trillions de pages. Son objectif est de numériser tous les livres au prétexte pompeux que«le plan de numérisation permettra de rendre à nouveau accessibles des ouvrages épuisés et introuvables».”
    Cela suffit. Je trouve le billet de Thierry Crouzet plutôt gentil.

  18. 000 says:

    On s’y perd avec tous ces Thierry.

    Vous ne pouvez pas prendre un numéro ? C’est plus facile pour les rapports de police.

    Ce Henri A est l’exemple type du genre d’individu que le gouvernement devrait engager pour faire peur aux élèves qui sèchent les cours.

    Le subtil Hortefeux préviendrait les élèves :

    “si vous pas être sages, police envoyer vous chez Henri A, lire du Kraus en numérique.”

  19. J says:

    http://www.monde-diplomatique.fr/2009/10/HALIMI/18206

    Moins torchon que ce truc de libé que certains oseraint appeler ‘article’, plus intelligent et nuancé, plus informé et pertinent aussi, MAIS dans le fond le même flip et la même courte vue vis à vis de l’internet et ce qu’il représente.

    Hubert Guillaud a bien raison, on ait loin d’en avoir fini…

  20. RT @tcrouzet s’en prend vertement à un article de Libé consacré à Google http://is.gd/3V8Fu

  21. Réaction à Libé de Thierry Crouzet (Coup de gueule): L’auteur, Thierry Klein, énonce une théorie surréaliste. http://bit.ly/18Mhuw

  22. Google participe au rétrécissement du savoir ? http://tinyurl.com/yde8vdg
    Un article contestable et contesté http://tinyurl.com/ycgrvxp

  23. Thomas Adhumeau says:

    Clôture d’un incident.

    Il est évident que la réaction épidermique de M. Clouzet est pertinente. Elle l’est peut-être moins, lorsqu’elle est corroborée par des procès d’intention. Procès auquel se prête cependant l’auteur du produit fini, ce qui suffit à rendre le débat intéressant.

    Ainsi, j’émets une proposition :

    J’espère que la réponse de M. Klein, qui fait preuve là d’une attitude intelligente et clémente vis à vis de ses détracteurs (dont j’exclue M. Clouzet, qui a tous les droits), lesquels se singularisent par la faiblesse de leurs observations (réactionnaires partout, journalistes corrompus, le point Godwin n’est jamais loin…), aura droit à meilleur traitement que cette ventilation dans un flot vulgaire de commentaires.
    Profitez-en pour supprimer quelques-uns des posts de ces faux prêtres d’une littérature batarde.

    Veuillez me croire sincère, à plat ventre.

    T.A. (1986 – …).

  24. thierrynet says:

    L’avenir de la presse, un contre exemple : http://bit.ly/47GZAg

  25. numahel says:

    Je peux en rajouter une couche ? je sais, le dernier commentaire était là pour clôturer. L’internaute à mon avis n’est pas si bête, tout le monde n’a pas le clic impulsif.
    Lorsqu’internet est un de nos outils de travail, chacun est capable de se concentrer suffisamment sur ce qu’il fait pour ne pas se laisser distraire.
    Et si la distraction est là, elle n’est pas forcément consumériste. Entre deux ou trois articles à lire transmis sur twitter ou nos flux RSS, un extrait de livre conseillé par un blog, livre qu’on se procurerait bien à la biblio la plus proche (pas moi, je rends toujours mes livres en retard, du coup j’y vais plus), une ou deux musiques à découvrir sur des sites de musique en ligne … bref, quand on surfe pour le plaisir, c’est pas forcément par google, ni pour acheter en ligne. Le savoir est là, il faut juste savoir chercher, et surtout en avoir envie. Ce n’est pas internet qui rétrécit le savoir humain, c’est l’humain qui donne ses propres limites à son savoir. Et ça, ça n’a pas changé.

  26. robert francoise says:

    Je crois me souvenir que Libération s’est illustré (comme d’autres journaux français) par son soutien à Polanski, ce qui rappelle sa complicité il y a quelques dizaines d’années avec des pédophiles. Il récolte donc les fruits de sa duplicité, de son mépris pour les victimes de la pédophilie…

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