Slow blogging métaphysique

J’en profite pour envoyer cette vidéo diffusée sur France24 le 21 novembre, juste parce que j’y apparais en bonbon.

Quelques nouvelles. Jeudi, j’ai envoyé mon manuscrit à mon éditeur. Les 150 premières pages qui tiennent en gros même s’il reste pas mal de travail. Les 80 pages suivantes flottent encore un peu. Je vous avoue que je m’attends à une réaction pas forcément positive tant j’ai écrit ce que j’avais envie d’écrire et pas ce que mon éditeur attend que j’écrive. Ce livre est une collection de billets qui se suivent.

Je me pose mille questions sur la forme que doivent prendre mes prochains textes. Je sais que l’idée de livre n’a plus guère de sens et, à la fois, je sais qu’en m’enfermant plusieurs mois sur un manuscrit j’avance dans une autre direction, et sur autre rythme, que sur le blog. J’ai besoin des deux formes. Mais je n’ai pas trouvé encore comment publier en ligne des textes longs qui autoriseraient en même temps l’interactivité.

J’ai bricolé ces derniers jours avec CommentPress, un template WordPress qui permet de commenter chacun des paragraphes d’un texte. Quand mon manuscrit tiendra, je le publierai sur cette forme dans une section privée pour aficionados. Ce sera l’occasion d’expérimenté. Il est parfois difficile de vivre une époque de transition !

Sinon je tiens le rythme sur Croisade et c’est peut-être le plus important.

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8 comments

  1. Comment 0 says:

    “comment publier en ligne des textes longs qui autoriseraient en même temps l’interactivité”

    Quelle que soit la forme de publication en ligne, on ne peut pas réagir à 200 pages qui sont balancées d’un coup.

    “Eratosthène” j’ai décroché tout de suite: tu envoyais trop de texte trop rapidement. Du coup je n’ai même pas suivi si tu avais fini ou pas.

    On a nos vies, nos lectures, on peut réagir au mieux à une page par jour.

    Ou alors il faut que Charlie nous fasse la lecture, n’est-ce pas J ?

  2. ownicrew says:

    #OwniCrew Slow blogging métaphysique http://bit.ly/68Od7Y

  3. breizh2008 says:

    RT @jmgall: Slow blogging métaphysique http://bit.ly/5FD8X9

  4. narvic says:

    Nos réflexions blogo-métaphysiques se croisent. 😉

    Je me pose beaucoup, en ce moment, la question de la “réflexion déconnectée”. Tu n’y es pas pour rien d’ailleurs…

    J’ai bloqué depuis quelques temps, par exemple, sur les réactions sur le web après les propos de plateau radio-télévisés anti-internet de Finkielkraut. On était vraiment dans le flux, dans le réactif instantané, entre “petites phrases” médiatiques et commentaires/billets/tweets réactifs “à chaud” sur le net. Et à part ta propre tentative (“Si Finkielkraut avait raison ?), qui n’a pas vraiment pris, on est resté au degré zéro de la réflexion…

    Pourtant, en faisant un effort (c’est à dire avec du travail !), en se plongeant dans les écrits livresques de Finkielkraut (en se déconnectant du bruit médiatique – et des polémiques – qu’il entretient volontairement autour de sa personne, comme tous les autres !, pour assurer sa promotion), on peut déjà constater que Finkielkraut poursuit sa réflexion sur internet depuis longtemps déjà (il a produit un texte long et structuré, non polémique, sur le sujet dès 2001).

    En continuant à creuser, on voit que cette réflexion déjà ancienne ressurgit ces derniers temps, notamment aux USA où elle suscite un réel débat (cf. notamment Andrew Keen, “Le culte de l’amateur” : je ne sais pas si Keen à lu Finkielkraut, ou s’il “réinvente” ses idées de son côté, mais il s’agit bien de la même thématique).

    Face à Finkelkraut comme Keen, les réactions épidermiques du “petit monde du web” sont plutôt décevantes. L’intérêt même de leurs objections est nié, et la seule réponse qui est renvoyées est très pauvre: ils n’y connaissent rien à internet, ce ne sont que des réactionnaires qui disent n’importe quoi. Bref, c’est assez court. Interactif, certes, mais totalement superficiel… 🙁

    Pour trouver une réponse construite et argumentée à ces objections au net (le net recèle une menace fatale pour la Culture), ce n’est là-encore pas sur le web que j’ai dû aller chercher, mais dans les livres, et singulièrement dans un livre que tu connais un peu, et que j’ai relu en entier pour l’occasion ;-): “Le peuple des connecteurs”… (sur le net, c’est une nouvelle forme de culture qui émerge)

    Je veux juste en venir à quelque chose de bien prosaïque finalement, presque un lieu commun : le recul, la déconnexion, sont parfois utiles voire nécessaires à la réflexion. De plus, sur certaines questions, tout n’est pas sur le web. Il faut même effectuer un travail d’aller-retour entre web et hors-web, et aussi entre flux et fond, entre chaud et froid, etc.

    Slow blogging métaphysique… ou l’art de la déconnexion… 😉

  5. Je me rends compte que je n’utilise plus twitter en ce moment d’ailleurs. 🙂 J’avance pourtant. Sur la question Finki, j’ai beaucoup avancé d’ailleurs, j’en parle dans le livre… et aussi de la connexion/déconnexion… c’est la même opposition que nomade/sédentaire…

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