L’édition pour sauver la presse

Faire payer des articles partout disponibles sur le Web est aujourd’hui utopique. Faut être désespéré pour imaginer un tel retour en arrière. Il faudrait garantir l’originalité des textes. Et comment empêcher d’autres journalistes de les lire et puis de les réécrire ? Impossible. La presse ne fait que se recopier elle-même. Pour une information neuve, nous en avons mille dupliquées. Et je suis sans doute loin du compte.

L’idée d’information neuve n’a d’ailleurs guère de sens puisque ce n’est pas le journaliste qui fabrique cette information mais un informateur. La source est généralement gratuite. Pourquoi après faire payer ce qu’elle a dit en déformant plus ou moins et en mettant soit disant dans le contexte. C’est un travail trop facile, d’autant plus facile à l’heure du Net, un travail que trop de monde sait faire relativement bien (et je ne parle pas des chroniques et des éditos dont le Web regorge). Au temps des propulseurs, vu l’abondance des plumes, nous aurons toujours à lire des articles gratuits.

Le business de la presse est mort. Ce n’est pas un scoop. Mais s’il devient impossible de faire payer des articles courts, il reste encore possible de faire payer des textes longs. Des documents. Des essais. Des romans. L’économie de l’édition tient debout tant que les readers ne sont pas omniprésents, et c’est une économie avec un ticket d’entrée bien moins élevé que celui de la presse. Nous sommes dans une période de transition, sans doute courte, mais qui laisse des opportunités de business.

Il faut que les journalistes cessent de se satisfaire de pondre deux ou trois feuillets de temps en temps pour nous proposer des choses qui tiennent debout, des choses qui demandent un peu plus d’approfondissement, un peu plus d’attention, un travail d’écriture.

J’ai évoqué cette piste avec Jacques Rosselin sur Twitter :

@rosselin Si l’économie de la presse est malade, celle du papier tient encore… c’est peut-être un business pour toi 😉

Jacques, fondateur de Courrier International, a lancé l’année dernière Vendredi. Il a suspendu la publication depuis l’été. Pas simple de propulser un nouveau canard quand même les titres installés font grise mine. Et ça va pas s’arranger.

Pourquoi ne pas reprendre cette idée sous une autre forme. Pourquoi publier des textes courts comme tout le monde et se planter comme tout le monde. Ne faut-il pas voir les blogueurs comme des auteurs potentiels ?

Avec Le syndrome du poisson rouge, Agnès Maillard a cherché à se propulser toute seule. Je ne crois pas que ce soit la bonne solution. Comme le remarque souvent François Bon, il faut faire communauté. Il faut que les auteurs se propulsent les uns les autres. Il faut qu’ils se relisent les uns les autres. Qu’ils rehaussent la qualité de leur travail respectif. Un éditeur peut servir de liant à une nouvelle force littéraire qui prendrait source sur le Web.

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85 comments

  1. RT @crouzet: L’édition pour sauver la presse http://bit.ly/8Frb5F

  2. C’est un texte très intéressant. Je suis un petit éditeur très spécialisé, mais le concept défendu par ce texte me semble vraiment fécond, si je peux apporter ma pierre…

  3. rosselin says:

    C’est une piste intéressante, très “narvicienne”. Reste que le marketing et la distribution sont toujours la clé du problème. Mais à en juger par le succès de XXI, on peut se poser la question. le réseau des libraires mérite d’être développé. Books est également un produit intéressant.

    La vente en ligne aussi, mais là, je ne connais pas du tout.

    Faut gamberger.

    JR

  4. C’est justement parce que il faut faire la promo qu’il faut un éditeur et une communauté.

  5. 000 says:

    En passant, “Spidart” est mis en redressement judiciaire.

    Spidart proposait aux citoyens de co-produire des artistes.

    Apparemment les citoyens-producteurs vont perdre tout leur investissement.

    La production à l’ère de l’abondance n’est pas simple.

    Il y a loin entre rassembler une petite communauté de fans, et trouver un vrai public fournissant un modèle économique.

    On aura de plus en plus de micro-communautés incapables de dégager des modèles économiques.

    Chacune ayant l’illusion de pouvoir se développer grâce aux réseaux sociaux.

    Oubliant que ces réseaux multiplient autant les prétendants à l’édition que le public.

  6. Tu veux les faire fermer les réseaux ? Sinon, faut trouver un moyen de faire avec.

  7. Bien d’accord et d’ailleurs, c’est en gros ce que je pensais dès le lancement de Vendredi :
    http://www.ouinon.net/index.php?2008/10/17/371-le-nouveau-journal-vendredi-pourquoi-parler-d-actu

  8. 000 says:

    L’essentiel est de ne pas trop attendre du réseau, en se souvenant qu’il fragmente autant qu’il multiplie.

    On est un peu soulé des offensives marketing à outrance prenant les membres des réseaux pour des vaches à lait rendant tout possible.

    Je crois que je voterai pour le parti politique qui nous aura le moins spammé sur Twitter.

    Et je crois que le grand auteur à venir surgira du néant de son travail solitaire, de son dialogue intérieur avec les maîtres, et pas d’un horrible buzz marketo-twitté.

  9. Toub says:

    Pourquoi ne pas revoir le modèle de financement des journalistes, comme il faut revoir celui des auteurs/compositeurs/interprètes?

    On finance la recherche/rédaction et on ne fait payer que la distribution (voir on la finance aussi).

    Qui va financer? Le problème qui se pose est l’indépendance vis à vis de la rédaction, mais de même qu’un journal est engagé (politiquement par exemple), un fond de financement externe serait aussi engagé.

    Une revue écolo pourrait être financée par l’état, les partis engagés, et pourquoi pas des associations, entreprises ou particuliers.

    La version Internet serait alors diffusées à tous, et il serait possible de mettre les articles sous licence Art libre ou CC, et les inclure ainsi à Wikipédia ou à un nouvel outil dédié à la presse.

    Mais alors, cela ne sera plus un moyen de gagner de l’argent, mais un moyen d’accéder à l’information et de la diffuser au plus grand nombre.

  10. @000

    Bien sûr, Thierry a tout bon !

    Et il saura bien t’expliquer, mais tu le sais déjà, que ton discours est encore 1.0.

    C’est la vieille économie avec des repères éculés : la notion de marketing, celle de
    dont tu te sers comme argument, mais c’est fini ! n-i ni

    On passe à autre chose : le temps des propulseurs. Je crois aux communautés de lecteurs, aux auteurs qui progressent ensemble.

    Le presse est morte, elle s’est auto pipolisée en servant une soupe insipide, tous les plus ‘grands” se sont fourvoyés dans le sarkozyme pour mieux vendre : l’été de Sarko sur Le Monde en calcif de bain. Mais tout ça est mort.

    Plus personne ne souscrira à l”idée de payer ne serait-ce que 10 centimes pour avoir une news répercutée à l’infini, à la virgule près, sortie, tiède des claviers de l’AFP ou de Reuters.

    Consultes Google News, c’est édifiant : 173 fois le même titre, tous les mots sont identiques, placés dans un ordre différent. Pour être certain d’être happé par le moteur de Google, pour être certain d’avoir une chance d’une audience improbable. Qu’est-ce qui différtencie un support d’un autre ? RIEN — LME NEANT —

    Et deux-là même qui conspue Google, Ruppert qui tente une opération seppuku en live en bravant Mountain View… Hilarant.

    Ah bon parce que Bing c’est mieux ??? Faudra le prouver. Microsoft n’a jamais rien inventé, Microsoft a toujours copié en améliorant parfois, mais RIEN inventé.

    Et de ce RIEN, tu voudrais,qu’il en fasse quelque chose !!!

    Absurde.

    Faut pas se tromper, l’économie du don et du partage a un sens, le business modèle issue de décennies de marketing, c’est foutu.

    Impossible, Thierry a raison, de revenir en arrière.

    Fais comprendre à un ado qu’il faut payer pour écouter les premières mesures d’un groupe, qu’il faut payer pour avoir le premier chapitre de “Trois femmes puissantes”.
    Une demi-heure après le verdict, j’avais lu et imprimé, relié le pdf mis en ligne. J’ai pu acheter 3 jours plus tard, en connaissance de cause.

    Je ne suis pas journaliste, je ne suis pas auteur, encore moins écrivain, juste un lambda qui observe…

    Jamais je n’ai acheté autant de livres que depuis 2 ans où j’ai cessé définitivement de regarder la lucarne noire sinistre qui trône encore quelque part chez moi.

    Deux ans que je parcours le monde chaque nuit à la recherche de l’info, mon info, en consultant les news, les humeurs, les billets, les éditons, les dossiers de tout ce qui est free : NY Times, Wall Street Journal (ce qui est accessible), le Christian Science Monitor, The New Yorker, Sans Francisco Chronicle, Les Echos, la Tribune, le Nouvel Economiste, Le Télégramme, Wired, MAc Generation, MacPlus, LaFeuille, Aldus2006, Transnets, GigaOm, ReadWriteWeb (en .com comme en .fr) ans son many others.

    Backshich papier ne finira pas le printemps…

    Deux ans que je lis en ligne, que j’interviens sur les blogs,
    6 mois que je tiens un blog, que je tweete,
    2 mois que je Facebooke et ça n’en finit pas, je lis, j’écris, j’observe.

    Je me suis catapulté hors du 1.0, hors de cette économie sordide qui n’a de nom que finance, de tripatouillages, d’inconstance (elle a la peau dure, ça fait des siècles que l’inconsistance nous nargue).

    Seuls les auteurs m’intéressent, seules les communautés ont un sens.

    Quoi, seul, commettre une oeuvre ?

    Rarissime, pour le reste, que vivent les groupes, et, qu’enfin, comme le rappelle Thierry, que la période de transition risque d’être courte. Allez, 5 ans ! Au-delà tout aura basculé.

    La charnière est 2010 avec l’ultra explosion des dispositifs de lecture, l’arrivée des supports de lectures tous azimuts, tout ce qui se netbooke, se tablette, se laptope, se smartphone, s’iPhone.

    Avec tout ça, innover, trouver un modèle économique juste, en phase avec les attentes des consom’acteurs. Le freemium est une piste qui permettra à cette nouvelle approche économique d’émerger ; on la trouvera.

    Tous y contribueront et dans un magnifique panache, enfin libérés, les hommes se mettront à lire, à penser, à émettre… renaissance !!!

    Le flux, disait Thierry… mais c’est une évidence !!!

    N.B: j’ai saisis ton second degré, cher 000

  11. steph says:

    Je réfléchissais à ce qui disait Thierry et j’ajouterais qu’une telle communauté existe déjà.
    Un communauté d’auteurs (et de lecteurs) qui lisent, travaillent, produisent, bêta-lisent, corrigent et améliorent leurs textes longs (des romans). Avec des règles : d’abord publications d’extraits qui sont bêta lus et analysés, puis ouverture d’un cycle de soumission d’un texte, puis alpha lecteur, corrections, bêta-lecture, correction, re-lecture finale d’un texte “soummetable” à une maison d’édition.

    Ensuite ?
    Thierry a raison, pour la question de la distribution, l’éditeur reste incontournable. Question : est-ce que les éditeurs sont prêts pour cette évolution qui s’annonce ?

  12. Bien sûr l’éditeur est incontournable !

    Bien sûr la solution de TC est la seule viable.

    Non, les éditeurs ne sont pas prêts, ils ne le seront jamais.
    Enfin les 1.0, voir par exemple ce qu’ils deviennent peu à peu et le naufrage de Editor & Publisher est révélateur d’une agonie qui se prolonge :
    http://www.editorandpublisher.com/eandp/index.jsp

    Les 2.0 sont en émergence ; ça prendra u peu de temps, mais pas tant qu’il y paraît. Restons en embuscade, guettons les signes d’une explosion du marché qui se prépare.

    Déjà
    1 – Abode adopte une attitude plus “conciliante” sur ses DRM en permettant un accès quasi illimité pour peu que l’on soit détenteur d’un log in et password Adobe.
    http://www.actualitte.com/actualite/15610-drm-retard-marche-livre-numerique.htm
    Les DRM sont un facteur d’encouragement au piratage ; aucune mesure cohercitive n’est de nature à calmer le jeu (naturellement on est dirigé vers l’interdit, c’est dans nos gènes), tout réside dans la capacité des éditeurs à accorder confiance aux consommateur, pas encore gagné… mais c’est une piste.

    2 – le matos évolue à pas de géant : Asus, déjà participe à une avancée intéressante
    avec un écran surprenant :http://www.actualitte.com/actualite/15619-asus-eee-pad-reader-2010.htm – Apple a sans doute besoin d’un aiguillon pour lancer sobn prochain device… A trop attendre, je m’interroge : Steve Jobs ne risque-t-il pas d’arriver un poil trop tard : la concurrence s’organsiet innove, elle aussi… Dans moins d’un mois, si nous n’avons aucune nouvelle, ça deviendra limite pour Apple.

    c’est pour la coquille. Pour la moelle, La Croix fait un rappel sur les sites pionniers et c’est plutôt encourageant (non ce n’est pas hors sujet, on parle là d’un état d’esprit et ça, ça me plaît. Suppression de la hiérarchie est enfin au menu, plutôt bien, non ?)

    Un pas vers ce que dit Thierry.

    Enfin et c’est là que le frein s’actionne, les éditeurs ne savent plus que faire, désemparés, ils tentent tout et… rien. Aucune stratégie, une initiative contrée le lendemain par son contraire.

    On l’a bien vu à l’occasion des assises du numérique du SNE le mois dernier : “il est urgent de prendre le dossier à bras le corps” ou, mieux :”le gouvernement doit s’emparer du dossier”.

    Non, pitié, il en fait déjà trop, d’une

    Et de deux, on convie Google Edition pour lui envoyer une avoinnée maison… Sans doute une stratégie ? Ailleurs, ça progresse et nous on ne sait toujours pas si on va ou pas, si le président est Ok pour que le ministre se pose la question de savoir s’il faut y aller (ou pas)…
    Un peu lourd le process.

    Oui il faut un éditeur. Manque juste de l’inventer. Heureusement quelques pionniers s’y mettent, on citera notamment la librairie Dialogues de Brest : http://www.actualitte.com/actualite/15605-librairie-dialogues-ebooks-eden-livres.htm
    ou encore, déjà cité dans le lien de La Croix ci-dessus, François Bon.

    2010 sera passionnante !

  13. 1.0 000 says:

    “Consultes Google News, c’est édifiant : 173 fois le même titre”

    Twitter n’est pas mieux.

    Le petit monde des blogueurs politiques colle à l’actu et répète les mêmes trucs sans intérêt.

    L’erreur de Rosselin avec Vendredi c’est d’avoir cru à la valeur ajoutée des blogueurs.

    La plupart des blogueurs n’apportent pas de valeur ajoutée, et sont d’ailleurs très peu lus.

    Un versac n’a jamais intéressé plus de quelques centaines de lecteurs, et là-dedans bcp suivaient par effet grégaire du fait de son exposition médiatique.

    La blogosphère n’a pas vraiment fait naître de grand auteur alternatif.

    Toutes les idées de Thierry, les idées essentielles, sont dans le Peuple des Connecteurs, livre publié avant l’ouverture de son blog, livre qui est le fruit d’un travail solitaire et d’un dialogue intérieur sur le modèle 1.0

    L’interactivité du blog conduit plutôt à des bêtises : billets d’actualité, emballement pour Bayrou lors de la présidentielle, désenchantement…

    Cette forme d’interactivité sur le blog n’a pas fait naître de nouvelles intuitions fondamentales.

    Un commentateur réagit en surface sur des détails, il n’est pas plongé dans le trip propre à l’auteur.

    Je ne vois pas ce qu’une communauté de commentateurs aurait apporté à la rédaction de la Recherche du temps perdu ou de Voyage au bout de la nuit.

    L’interactivité sur Internet est une drogue : on devient dépendant de cette excitation (je fais partie des drogués à ce niveau), plus qu’on ne s’en nourrit en profondeur.

    Le dialogue intérieur avec les grands maîtres du passé est plus enrichissant que le dialogue avec les lecteurs sur Internet.

    Simple question de statistique : on a peu de chances de croiser sur Internet, et de trouver comme commentateurs, des esprits aussi profonds que les grands maîtres du passé.

    Alors on se laisse égarer par les commentaires d’esprits inférieurs, et on tire sa création vers le bas.

    Les lecteurs interactifs auraient conseillé à Proust de couper largement dans la Recherche, et auraient détruit sa création.

    La vraie interactivité, Proust la trouvait dans son dialogue intérieur avec Balzac, avec Saint-Simon, avec les Mille et une nuits…

    Ce 2.0 c’est vraiment une large connerie marketing qui tire beaucoup de choses vers le bas.

    On gausse le 1.0, mais le 1.0 c’était la création pure.
    Le 2.0 c’est l’excitation superficielle et le grégarisme.

    Je crois que le 1.0 était supérieur. On continue de se nourrir de tout ce que le 1.0 a créé.

  14. 1.0 et 2.0 says:

    Pour moi, le 2.0 est de l’ordre du sport, plus que de l’ordre créatif.

    Le 2.0, c’est se faire plaisir avec une partie de ping-pong.

    On s’excite, on s’amuse, on s’engueule, on se réconcilie. Mais on apprend peu.
    Du sport.

    Le 1.0, à l’inverse, c’est la plongée créatrice dans le dialogue intérieur avec les grands maîtres, plongée qui accouchera d’une nouvelle création.

    On se coupe du public immédiat et de ses réactions superficielles.
    On dialogue avec le meilleur du passé pour accoucher du futur, en survolant le quotidien grégaire du présent.

    Le 2.0 est englué dans le présent et le superficiel. Du sport, plus que de la création.

  15. @000 Tu as parfaitement raison pour le 1.0 (c’est pour ça que j’écris peu en ce moment ici et que je parle peu des idées que je mets dans mon livre). Mais les gens capables du 1.0 sont rares, ont toujours été peu nombreux… Si tu veux que l’humanité s’arrache du consumérisme, il faut que plus de gens entrent dans la danse sinon nous resterons comme avant coincés dans le consumérisme matériel. Le 1.0 reste opérant pour ceux qui en ont la force. Mais c’est un champs spirituel trop étroit pour transformer la société, pour que ce produise la révolution culturelle et psychologique que tu appelles.

  16. @000

    Beaucoup de vrai dans ton comment mais faut-il alors, pour autant, persister à rester accroché au 1.0 ? Bien que nous sommes loin d’avoir épuisé les pépites de ce même 1.0. ? Quelques points sur lesquels je ne suis pas d’accord, mais qu’importe.

    Car, première chose, faire évoluer notre logiciel, rester sur 1.0 n’apporte rien de plus, même si c’est tellement lus confortable. Ah ben oui, pour l’upgrade, ça demande un effort de réflexion : inventer tout simplement aujourd’hui pour passer à demain.

    Deux : 1.0 est sursaturé de people, c’est abêtissant au possible, non-producteur de valeurajoutée.

    Trois, comment déjà tirer un bilan du 2.0 ; c’est pas un peu tôt ?

    Quatre, ça me fait penser à l’école : “qu’est-ce Machin a voulu dire en dans le phrase : ‘….” pures supputations, on n’en sait rien…

    Cinq, le 2.0 est générateur de rencontres, d’instantanéité (je sais c’est éculé, arguments largement utilisés) mais ça fait du bien de le redire – et c’est VRAI.

    La différence fondamentale (pour moi) est le passage à l’ACTION.

    Le passage de l’Histoire au flux, ça c’est pas du 1.0 …

    Enfin, ne serait-ce que par souci de l’autre (notion ô combien égoïste, je concède), le 2.0 doit aller de l’avant. Proust n’était pas conscient des GES et tout ça constitue les fragments d’une mutation en devenir dont la naissance s’opère là sous nos yeux.

    Je refuse de rester dans l’immobilisme et béatement ouvrir Le Monde pour avoir 3 news en une sur le coma artificiel d’un artiste ; au jour le jour je me fais ma revue de presse en piochant sur le net des brides qui nourisssent mon upgrade…

    Mais c’est toujours pareil : on est Mac ou Windows (i.e. : on innove ou on copie, on évolue ou on stagne).

    Cela dit, respect total pur les 1.0, on n’est pas obligé de réfléchir en encore moins d’agir, la TV, la presse sont là pour ça ; mais alors, pourquoi donc sont-ils en train de crever ???

    Bayrou tente de son côté d’apporter autre chose, un autre concept (je sais pour beaucoup c’est un non-concept). Et c’est celui qui est le plus en phase avec mes valeurs (oui, je prétends défendre quelques valeurs). Par défaut pour certains, par conviction pour moi ; peut-être avec des ambitions personnelles. Le 2.0 est loin d’être dans la tête des politiques mais les citoyens ont plus envie de sortir de la finance ou alors on considère que tout va bien, ça ronronne à fond et pas question de quitter son petit confort bien à soi…

    Ah bon, se faire seppuku est à la mode? Zut alors, j’ai rien compris.

  17. Merci, Thierry, de parler de ma modeste tentative dans ton papier. J’en profite pour faire un petit retour sur cette expérimentation. La création de ce bouquin a reçu un très bon accueil dans la communauté des blogueurs, comme dans celle (assez fournie) de mes lecteurs habituels. Donc oui, le papier a encore beaucoup d’avenir dans la diffusion d’informations de fond, d’analyses, de ce type de textes qui a une temporalité longue, que ce soit pour les lire ou se les approprier.
    L’écueil reste le mode de diffusion. J’ai testé (comme toi, je l’ai vu) l’édition à la demande pour plusieurs raisons et je vais abandonner pour une seule raison.

    Il y a une vraie difficulté à vendre l’adaptation papier d’un blog à un éditeur traditionnel, il y a aussi le problème du réseau dans cette profession, de ne pas appartenir au sérail, de ne pas connaître les subtilités du milieu et de n’être pas soi-même quelqu’un de connu et bankable.
    Ensuite, beaucoup d’éditeurs proposent des contrats peu intéressants avec des clauses léonines : tu abandonnes tes droits pour un plat de lentilles et perds le contrôle de ton propre travail.
    Enfin, certains ne font plus vraiment leur boulot : peu ou pas de conseils éditoriaux (ce qu’il faut couper, choisir, réécrire), PAO par dessus la jambe, corrections limitées. Franchement, laisser le gros du bénef à quelqu’un tout en faisant soi-même le gros du boulot, ça gêne aux entournures.

    Maintenant, le problème de l’édition à la demande, ce sont, là aussi, des marges délirantes. Ce qui fait qu’on a le choix entre abandonner toute idée de rémunération de l’auteur ou la mise en vente d’un livre trop cher. Le prix du service n’est pas économiquement justifiable, sachant que la conception, la PAO, les corrections et la distribution sont de mon fait, l’éditeur en ligne n’a que le soucis de l’impression et de l’expédition!

    Donc oui, le bouquin reçoit un très bon accueil de tous ceux qui l’ont en main, mais son prix actuel est un obstacle majeur à sa diffusion.
    Donc, oui, un éditeur “traditionnel” serait le bienvenu pour une seconde édition économiquement viable du Syndrome du poisson rouge!

  18. À Agnès :

    « le problème de l’édition à la demande, ce sont, là aussi, des marges délirantes. »

    La fabrication à la demande, c’est à dire par impression numérique et façonnage rudimentaire (difficile de parler « d’édition à la demande » — ne pas confondre édition et fabrication), est de toute façon plus chère à produire et à expédier que l’impression en gros (pour une qualité d’objet généralement moindre) mais il s’agit d’avantage d’une question de process technique gourmand en coûts et en temps passé pour chaque exemplaire que de marge délirante. La fabrication à la demande est moins chère (ou disons financièrement moins risquée) pour l’auteur-éditeur (vous) mais elle ne fera jamais faire d’économie à l’acheteur.
    Si vous souhaitez faire baisser le prix de votre livre, vous devez financer une impression offset à plus de 1000 exemplaires (une impression offset sera difficilement rentable sous les 1000) et ensuite tenter des les vendre ou de les distribuer vous même. Ce serait plus risqué et compliqué pour vous mais ça peut aider à comprendre la frilosité des éditeurs professionnels.

  19. pendant que je fais le touriste, belle discute chez @crouzet http://tinyurl.com/yc5tytl marre du web comme "sauver ci, sauver ça…"

  20. 000 says:

    “rester accroché au 1.0 ?”

    Non, je pratique le 2.0 aussi, mais le 2.0 n’est pas la solution à tout.

    Le 2.0 est un complément du 1.0, plus qu’un remplaçant du 1.0

    Le 1.0 c’est le focus sur la création originale, sur l’auteur.

    Le 2.0 c’est le focus sur la réaction et le dialogue en temps réel avec le récepteur. Le récepteur devient auteur à son tour par son commentaire, mais il n’est pas auteur au même niveau, il est moins impliqué et il commente à la surface, souvent en fonction de l’actualité.

    On a beaucoup parlé de tout ce qu’apportait le monde réactif du 2.0, il faut aussi parler de tout ce qu’il n’apporte pas.

    On peut passer sa vie à sur-réagir dans l’immédiateté, et s’apercevoir qu’il n’en reste pas grand chose.

    Il faut pouvoir prendre de la distance avec l’immédiateté réactive, avec le commentaire perpétuel et la réaction au commentaire.

    A force de dire que tout le monde est auteur, on oublie que l’auteur ce n’est pas seulement quelqu’un qui écrit.

    Un auteur digne de ce nom porte un projet créatif, il ne suffit pas de commenter l’actualité sur Agoravox pour être auteur.

    Le 2.0 tend à faire croire qu’il n’y a plus de différence entre l’auteur et le commentateur, entre la réaction et la création.

    Il y a une différence. Une différence d’implication intellectuelle et novatrice dans un sujet, sur une longue période.

    La facilité de publication tend à détruire le travail de maturation intérieure. Tout devient commentaire. Les auteurs descendent au niveau de commentateurs.

  21. steph says:

    Je pose peut-être une question idiote là tout de suite :
    mais pourquoi diable se focaliser sur la fabrication d’un ouvrage papier qu’il faut ensuite distribuer et livrer en librairie, fnac, virgin megastore et compagnie ?

    Puisque c’est à ce niveau que se situe le point de blocage. On l’a tous identifier : écrire est un process de création certes (collectif ou individuel), mais ce qui bloque, ce qui pèche c’est l’ascenseur.
    Actuellement, celui qui appuie sur le bouton de l’ascenseur pour faire grimper un auteur c’est l’éditeur.
    L’ennui c’est que la capacité de l’ascenseur est limité à tant de personnes (auteurs) par an, donc l’éditeur se concentre sur les auteurs susceptibles de rentabiliser son trajet vers les étages supérieurs.

    Comment contourner le problème ?

    1. Augmenter la capacité d’accueil de l’ascenseur ?
    Concrètement ça implique de baisser le coût du ticket d’entrée pour accueillir, propulser (selon le vocable cher à Thierry) plus d’auteurs.
    Soit l’éditeur baisse ses marges, soit il arrive à fabriquer moins cher (effet de série, fabrication moins cher, des économies sur la qualité du papier ou que sais-je…)

    2. Modifier l’ascenseur.
    Pour qu’il grimpe moins haut. Fabrication en petite série et distribution concentrée sur quelques points (hyper marché et les quelques grandes librairie où tout le monde va)
    Les gains espérés sont assez faible. Un système qui fait le jeu des grands réseaux (fnac, virgin, amazon, grande distribution) qui, finiront par faire la loi : imposer leurs conditions et prix, l’éditeur se retrouve le bec dans la farine. L’auteur devra accepter aussi sa condition de “auteur mis en libraire de super marché”.

    3. Supprimer l’ascenseur.
    Que devient le rôle de l’éditeur s’il n’appuie plus sur le bouton qui fait grimper les auteurs ?
    En fait, la fabrication et la distribution (papier s’entend) ne devrait représenter dans cette optique qu’une activité marginale.
    Un éditeur, c’est d’abord un lecteur, il lit, puis sélectionne ce qu’il a aimé et comme il a aimé, il en fait la promo. Le rôle de l’éditeur finalement, c’est d’apporter une caution, un label, une garantie (pour le lecteur qui si c’est sponsorisé, cautionné par un éditeur, il sait qu’il n’achète pas de la merde).
    De fait, c’est le rôle fondamentale de l’éditeur (on parle par exemple de la relation entre l’éditeur et l’auteur).

    Quelles possibilités pour la fabrication, le sacro-saint livre, celui qu’on tient entre les mains ?
    – une fabrication en flux tendu, en fonction de la demande ?
    – une édition électronique ?
    – les deux ? => Les lecteurs téléchargent la version électronique et ceux qui ont aimé vont commander la version papier (pour l’offir ? pour l’avoir dans sa bibliothèque ?)

    4. Changer celui qui appuie sur le bouton ?
    On change le portier. L’éditeur ne s’occupe plus de faire grimper tout le monde. Qui alors ?
    Les lecteurs.
    Ils ont la version électronique promue par l’éditeur qui apporte la caution. Les lecteurs commandent eux même une version papier et se la fabrique eux-même (costumisation : ils choisissent la couv qu’ils veulent entre deux, trois ou quatre illustrations, ou sans couverture, ils peuvent avoir un mot personnalisé de l’auteur, un autographe (c’est bien quand c’est pour offrir), un mot de l’éditeur : pourquoi il a choisit cet auteur, etc… on peut ajouter différentes possibilités de personnalisation pour que le lecteur ait le sentiment, finalement, de se fabriquer lui même son propre livre…)
    Bien sur, c’est pas l’éditeur qui va pouvoir créer une telle plate-forme, mais un site genre lulu, qui va pouvoir fabriquer en série l’ouvrage personnalisé et l’expédier (techniquement, c’est pas plus compliqué que les calendrier personnalisé sur mypix et consorts).
    L’éditeur ne se charge plus de la production, fabrication et distribution. Il ne se charge plus que de l’auteur, lui apporte conseil, le guide, le promeut (salons, signatures, rencontres avec les lecteurs…). Il ne se charge plsu que de l’histoire.
    La propulsion est assurée par les lecteurs eux-même qui passe commande de l’ouvrage en fonction de leurs intérêts et de la façon dont l’éditeur en parle. En fait, quand j’y réfléchis là tout de suite, l’éditeur peut squatter le terrain des critiques littéraires…

    Dans tout ça, quand même, il reste à solutionner le problème des interfaces / support de lecture pour textes longs…

    Bon, peut-être que je délire, mais j’aime bien réfléchir à voix haute, ça fait sortir des trucs.

  22. F Bon says:

    oui, débat de fond, puisque les producteurs d'”information”, en matière culturelle, sont aussi les “producteurs” de contenu eux-mêmes – y compris dans leurs lectures ou leurs “prescription”

    et, pour nous, ce n’est pas cette médiation qui devient le processus éventuellement payant, c’est l’accès et le service, le temps et les outils qu’on met de notre côté pour l’ergonomie de la lecture et son partage

    mais il n’y a pas plus d’ “édition” au singulier que de “presse” au singulier – on est dans une logique de gaz, ça vibre dans tous les sens, avec des tourbillons, compressions, scintillements etc

    et si on se posait la question de “qu’est-ce qui nous est nécessaire” avant de se poser la question “qu’est-ce qu’on a à vendre” – j’en ai de + en + marre de ces prédicats tjs basés sur le fric et le fric

    pour ma part, c’est la chance du blogueur – oui, travailler sur ces modèles neufs, si une expérience comme publie.net, parce que collective, permet la validation symbolique des textes édités, comme le faisait l’édition tradi – mais pour l’instant je préfère le plaisir du web, et je gagne ma vie comme je peux, mais sans demander à mes expériences Net de prendre ça en charge comme détermination de mes contenus et de mes explorations

  23. ap says:

    Et si au lieu de “contenu” on discutait de concept ou d’idée, en tenant compte de leur(s) réalisation(s) dans des “documents” ? sans oublier que leurs porteurs ont besoin de vivre, avec un horizon d’enjeux très réel.

  24. @ Christophe D. : Il y a coût et coût. Pour un bouquin de 440 pages prêt à imprimer, Lulu prend dans les 20 €. Je décide de prendre 5€ et là-dessus, Lulu reprend 1,70€. Bon, d’accord, me dis-je, l’impression à la demande coûte cher.
    Sur ces entrefaits, j’obtiens un ISBN qui me permet la diffusion en librairie et, au hasard, sur amazon. Et là, qu’est-ce que je découvre? Qu’Amazon se prend 13€ par volume, me rogne 1€ de droits et que, soudain, le même bouquin ne coûte plus que 9€ à produire par Lulu. Autrement dit, Lulu facture 9€ à Amazon ce qu’il me facture 20. J’en déduis que quand je passe par Lulu, il se fait 11€ de marge pure et dure sur mon dos.

    Maintenant, je suis bien d’accord, en offset, je devrais facilement diviser le prix du livre par 2. Le soucis, c’est que je n’ai pas le premier fifrelin pour financer l’opération. Donc il ne me reste plus que la solution de l’éditeur.

  25. @fbon Tu gagnes ta vie comme tu peux parce que ton passé traditionnel te le permet. Je suis dans ce cas. Nous sommes presque tous dans ce cas. Nous inventons un nouveau modèle qui vampirise l’ancien. ça va pas le faire longtemps. Plus je passe de temps à jouer sur le Web moins je vois de cacahouètes entrer dans la caisse. J’ai la chance de ne pas être à la rue, j’imagine que pour d’autres c’est plus critique.

    Rien n’a changé en fait. Se vouloir créateur, c’est prendre des risques. Et ça ne changera pas avec le Web. Ce qu’on peut imaginer en revanche c’est que vivre dignement nous demandera moins d’effort et nous libèrera toujours plus de temps pour la création.

    Conséquences immédiates : il y a de plus en plus de créateurs. On peut pas maintenant s’en plaindre, pleurer devant la longue traîne, c’est la vie. Si des œuvres nouvelles viennent nous nourrir, nous y gagnons tous, c’est ça le plus important.

    De tout ça je tire juste une conclusion : on peut se passer d’un éditeur pour un texte court, moins évident pour un texte long. Plus ces longs plus il faut être nombreux à propulser. Je n’ai pas parlé d’argent.

    C’est le problème de ceux qui veulent faire du business comme Jacques… pas le mien. Je finirai comme Jorions par dire que j’ai besoin de 2000 euros par mois et de faire appel aux dons si je m’en sorts pas. 😉

  26. 2.0 money says:

    2000 euro par mois c’est à peine de quoi remplir le réservoir du Hümmer…

    Reste plus qu’à faire un casse au siège de la fondation Agoravox, piquer les fonds secrets de Carlyle-Cybion

  27. L’édition pour sauver la presse ? Quand le txt court fédère et le txt long se vend… http://bit.ly/7OSzQa [from Owni.fr]

  28. Nous sommes donc irrémédiablement ancrés, voire encrés dans le 1.0

    Désespérant :
    – 1 l’écriture est réservée aux AUTEURS, aux ECRIVAINS ;
    – 2 donc pas touche à l’écriture, c’est réservé. Si t’as pas le diplôme, tu ne peux pas prétendre à écrire ;
    – 3 protégeons-nous, les 2.0 arrivent.
    – 4 morale : nous sommes une caste qui détenons la vérité et tout comme les politiques, auto-protégeons-nous.

    Dingue. C’est vachement dur de s’extraire du 1.0.

    T’as raison, restons au chaud, c’est tellement mieux. Qu’est- e qu’y nous cassent les noix les 2.0. Circulez y a rien à voir.

    Expérience ? Laboratoire ? On a su que Bernard Palissy était un génie quand il a fini de brûler sa maison. C’était un génie, remarque…

    Aussi nul comme argument que :
    “oui mais le toucher du papier, l’odeur de l’encre”

    Y a du boulot à faire… Bon ben j’retourne m’achever sur Twitter (ou Facebook selon mon humeur de zonard 2.0…)

  29. Tiens au passage en me dirigeantsur £Twitter, petite halte sur Lemonde.fr, article en une :

    30.000 à 100.000 manifestants à Copenhague.

    L’article se termine ainsi :
    “Retrouvez des commentaires, photos et vidéos du défilé sur Twitter, avec l’envoyée spéciale du Monde.fr Raphaëlle Besse Desmoulières et une sélection des meilleurs microbloggueurs.”

    TWITTER ??? `Twitter au secours de la presse ???
    MICROBLOGUEUR ??? depuis quand cette race est fréquentable ? Le Monde a donc besoin d’un coup de main pour asseoir sa notoriété ???

    vous pouvez vérifier, c’est sur :
    http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/12/plus-de-30-000-manifestants-a-copenhague-premiers-incidents_1279961_1270066.html#ens_id=1275475

    Oui, j’arrête de vous agresser avec le 2.0 !

  30. à noter cependant :

    http://www.lefigaro.fr/medias/2009/12/11/04002-20091211ARTFIG00517-on-n-atteint-plus-le-consommateur-sans-creation-.php

    oui, vraiment, même les gens de la com sont accrochés comme un bigorneau à son rocher dans le 1.0…

  31. ou encore :

    (mon dernier tweet)

    jeanloub – 87% Don’t Want to Pay Online – http://bit.ly/4F70Hv – Bien le bonsoir monsieur Murdoch..

    no more coment

  32. 000 .0 says:

    “Si t’as pas le diplôme”

    Qui a parlé de diplôme ?

    Proust n’avait aucun diplôme supérieur.

    Il y a juste une différence entre le niveau du commentateur, et celui de l’auteur.

    Le 2.0 c’est l’idéologie du commentaire perpétuel.
    Une hypertrophie de la réaction.

    Le 1.0 c’est une certaine distance avec la réactionnite aigue.

    Un auteur livre le résultat d’un travail, un travail mature, qui n’est pas un simple commentaire à la va-vite du dernier tweet qui a buzzé sur la toile.

  33. 2.0 et 1.0 says:

    @ jeanlou bourgeon

    Vous opposez trop la presse tradi au web 2.0

    Tout ça c’est la même chose : le vautrage dans l’actualité immédiate pour seul horizon.

    Du jetable.

    En 48 heures, une archive presse ou une archive Tweeter n’a plus aucun intérêt.

    Par 1.0 je ne désigne pas la presse tradi mais les auteurs.

    Ceux qui prennent le temps de construire une création. Ceux dont les oeuvres durent parce qu’elles ne collent pas à un buzz du jour.

  34. @ 000

    mauvais décodage (désolé d’avoir omis de fournir le décodeur) :
    diplôme = être du sérail – et non pas paplars avec un cachet dessus 🙂
    c’est une métaphore.

    Ensuite, non, je n’oppose pas presse à 2.0, je pense (à tort sans doute ?) que la presse qu’elle soit 1.0 ou 2.0, c’est la même chose (voire pire en 2.0) et que que les les préoccupations mercantiles animent les journaux- – la polisation est un élément “détestable” (j’évite d’être grossier).

    Dans ce contexte, la réflexion (on peut réfléchir et s’exprimer ?) des “blogueurs (qu’il soient pros ou simples citoyens (c’est mon cas), si elle s’inscrit dans l’immédiateté n’est pas synonyme systématique de contre-sens. Faut-il pour avoir sens qu’une idée soit obligatoirement la conséquence d’une longue réflexion ?

    Les forums/blogs sont pour moi proches d’un échange verbal, je les utilise ainsi. Est)ce une tare en soi ou un outils réservé à une élite, celle qui sait bien parler, bien réfléchir ??? Collaboration, participation (pas au sens politique) nous seraient donc proscrits au simple motif de ne pas être habilité par une caste ???

    Les auteurs créent une oeuvre. Les blogueurs apportent leur avis ? Vous nous l’accordez ???

    Les journaux écrivent tant d’inepties que souvent il n’est pas nécessaire (pour les blogeurs, twitterers) de se donner le temps de la réflexion tant l’avis est évident… Ce n’est que mon avis d’amateur (passionné, certes) et défenseur virulents des valeurs qui sont miennes.

    A chacun d’avoir ses valeurs (ou pas) et d’en parler, d’échanger avec une communauté ???

  35. Cher Jeanlou Bougeon,

    Tu utilises ton blog et les réseaux sociaux comme tu l’entends, mais tu ne peux tirer de généralités de tes propres pratiques.
    Oui, les blogs ont tendance à n’être que des caisses de résonance de l’actu sans consistance qui remplit les cerveaux de vide. Mais tout le monde ne choisit pas cette posture et même dans les blogs les plus réactifs, il y a parfois des billets de fond.
    Perso, j’écris peu et je peux mûrir un papier plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et cela fait maintenant pas mal de temps que je m’interdis de foncer sur les “muletas” informationnelles que l’on nous présente avec une telle constance et une telle fréquence dans les médias tradi. Je me méfie plus que tout des petites saillies qui font mouche des politiques en mal de diversion, afin de détourner les regards des faits qui gênent.
    C’est justement parce que j’écris des papiers assez longs et distanciés quant à l’info permanente que j’en suis arrivée à la nécessité de passer par le papier.

    Bon, après, tu peux ne pas être d’accord avec tout ou partie de ce que j’écris ici et ailleurs!

  36. J says:

    j’aurai plutôt donné comme titre à ce billet ”l’édition pour donner un bref sursis à une presse condamnée?”

    et c’est très bien comme ça, le nouvel écosystème de l’information ET du traitement de l’information en cours de développement ne peut qu’être meilleur que celui actuel, au sens de plus diversifié, plus indépendant d’intérêts qui n’ont rien à voir avec le rôle de la presse.

    autre chose, la notion d’échelle de temps.
    l’impression de textes longs ne peut pas être à terme une solution, dans la mesure où c’est je crois l’impression papier qui est condamnée (je ne vois aucun argument pour penser que dans 20 ans l’impression papier ne sera pas quelque chose de marginal pour ceux qui ont grandi dans la culture papier et n’ont pu passer pleinement le cap du numérique, ou pour quelques cas très particuliers du genre objet de luxe).
    pour les 5 ans qui viennent, je parie sur une crise qui va abattre bien des grands titres de presse venus du 20e siècle, et que l’impression papier de textes longs si elle est tentée n’y changera rien : le marché sera insuffisant pour entretenir l’infrastructure de cette presse là.

    là où ça devient sexy, c’est de considérer comment les modèles organisationnels hérités en grande partie du 20e même si en ligne et même si un peu plus ouverts aux journalistes ‘extérieurs (genre rue 89, ou asi, ou mediapart, ou slate ici) vont s’organiser vis à vis de modèles organisationnels totalement novateurs comme la blogosphère, twittosphère, àvenirsphère.
    carrément sexy, car en termes de traitement de l’information, je ne vois aucun avantage qualitafif objectif aux premiers par rapport aux seconds, car il y a dans la blogosphère par exemple nombre d’analyses de l’information passionnantes et très pointues ; par contre, leur atout aux premiers est qu’ils ont une frontière bien délimitée, une ”adresse”, et que ceci semble nécessaire à ceux qui ont grandi dans le monde que nous avons connu jusqu’alors ; mais ceci restera t’il un atout dans le cadre de quelque chose qui aurait rapport aux flux? 🙂 (idée copyrightée 1.0, 2 euros pour usage)

  37. @Agnès

    Non, les blogs ne sont pas que la résonance, c’est aussi parfois la “raisonnance”.

    Tantôt l’une, plus souvent l’autre, pour ma part j’expérimente aussi comme vous auteurs, différentes options. Et pourquoi pas.

    A ton image, je tente d’être tolérant et accepter des points du vue diffétents voire opposés aux miens ne me déplaît pas.

    A quoi bon vouloir la pensée unique ? C’est justement le sel et le sens de nos vies (à mon avis). Je n’affirme rien, j’étudie, je cherche.

    Je n’ai rien à vendre et tout à découvrir, lancer des pistes, mais surtout agir ; c’est mon obsession. J’y parviens.

    Les compte-rendus des rencontres auxquelles je participe ne nécessitent pas l’usage du papier et sont malgré tout fort utile (dans le contexte où un provincial ne peut avoir la mobiquité requise pour être tout à la fois ici et là.

    Idem pour les dossiers de fonds, ça se consulte et archive fort bien dans le 2.0. Jusqu’au articles de presse que je scanne et évite d’empiler sur des rayonnages.

    C’est ma façon de voir, à chacun ses manies !… et que l’on procède différemment ne me pose aucune interrogation.

    Et je suis plutôt globalement en accord avec toi !

  38. J says:

    thierry, je le poste là, bien que tu le connaisses toi probablement :

    Olivier Ertzscheid
    http://www.affordance.info/mon_weblog/2009/11/typologie-des-superflux.html

  39. @J le web sans site web c’est bien la disparition des URL… au profit d’une information liquide et non localisée (le passage des URL aux URI… et peu de gens comprenne que c’est capital). C’est pour moi une des trois caractéristiques essentielle du Flux. J’avais expliqué ça en long en large dans le livre avant de réduire au plus simple.

    Je passe peu de temps à parler du Flux, à tenter de le définir… ce qui m’intéresse c’est ce qu’il change pour nous. Alors tous ces gens qui classifient, expliquent en tous sens le Flux… c’est bien, mais pas ce que je veux faire.

    Je vois le Flux comme une opportunité initiatique de dépasser le consumérisme. C’est le sujet de mon livre, bien au-delà de la technique.

  40. D.B says:

    Faut avoir tout simplement le courage d’écrire 1 page par jour, et proposer à la communauté un sujet, un thème, en effet, on peut alors créer un label common créative si ce n’est que comment l’éditeur se rénumère dessus ?

    Bon nombre d’entre nous peut écrire sur son blog ? une page par jour ? revu et corrigé ou un livre collaboratif ou chacun avance ? mais que de la cohérence et du style ? un livre c’est aussi un auteur avec des aides des bibliothécaires, des chercheurs ? En tout cas un livre n’est ni un texte de loi (proposition et système de vote) c’est aussi très individuel,

    Pour SAUVER LA PRESSE ÉCRITE OU DIGITALE, C’est tout simplement utiliser les ressources disponibles des Internautes dans le monde d’entier afin d’écrire un bon article de fond. C’est peut être la voie des succès. (en anglais : Crowdsourcing Journalism)

    Expert de SEM (search Engine Marketing)
    D.B

  41. J says:

    @tc
    en fait quand je parlais d’adresse je pensais non pas à url et bien entendu site web (tout en a sur le net en quelque sorte), mais d’espace avec frontière bien délimitée ; si tu veux, que ce soit papier ou en ligne, le Monde c’est ça, Rue89 aussi ; ça donne des repères, de la stabilité, une espèce de solidité sur laquelle par exemple fixer des attributs tels que fiabilité, légitimité, professionnalisme, qualité, etc…
    c’est cette notion que je mettais en questionnement vis à vis de la capacité de gens à s’en affranchir ; pour l’heure, comme ”les gens” ils viennent d’un monde organisé comme ça, c’est le cas il me semble.
    je questionnais le fait que ce soit durable, ou pas.

    pour le ce que tu appelles le flux et qui serait un opportunité de dépasser le consumérisme, je sais pas trop, je suis pas certain.
    car on ne consomme pas que des objets, mais aussi des symboles.

  42. C’est bien sûr du consumérisme matériel que je parle en priorité… mais aussi du consumérisme symbolique. L’un épuise la planète, l’autre conduit au fanatisme.

    L’idée du web sans site web… c’est bien l’idée d’un monde sans frontière, sans marque, sans centre… c’est l’idée même du web (et les URL ne sont pas indispensables… cf P2P par exemple et RSS-P2P). L’URL est un des points faibles de notre monde numérique.

  43. MacDo 2.0 says:

    Il y a aussi un consumérisme du flux.

    Et une absence de consumérisme dans l’approfondissement de quelques solides bien choisis.

    La nature a inventé plusieurs états : solide, liquide, gazeux.

    Tous les états sont nécessaires, un monde du flux pur n’est pas meilleur qu’un monde du solide pur.

    On constate que le flux 2.0 génère un consumérisme (de flux) car il ne comble pas : on passe d’un buzz grégaire et débile à l’autre.

    L’industrie alimentaire sait qu’en fournissant une alimentation molle, on pousse à la consommation, car cela comble moins la faim qu’une alimentation solide qu’on mâche lentement :

    hamburgers mous, frites, coca…

    Plus c’est mou et liquide, plus on consomme.

    (Le complément étant l’ajout de sel et de sucre pour donner goût à la matière molle.

    Matière molle, sel, sucre : les maladies de la société de consommation et du Web 2.0

    Le sel et le sucre étant les buzz perpétuels dont les flux se nourrissent.

    On a besoin d’un retour à du solide qui comble.

  44. J says:

    url —> urlocator —> ex P2P avec trackers torrent —> même dans ce que tu appeles le flux il est impossible d’échapper à un pointage vers l’information, ce qu’on peut appeler une adresse, un adressage.
    mais cela n’a pas grand chose à voir avec mon propos, qui concernait la dimension psychologique de l’adressage, dans le cas de l’adresse pour la presse ou de manière plus générale pour les lieux de triatement de l’information.

    pour le consumérisme, je vois…
    mais je ne suis aps certain que le dépassement du consumérisme (dixit) puisse trouver sa source dans ce que tu appeles le flux, qui me semble porter tout autant des possibilités de consumérismes (même si non matériels).

  45. C’est bien que ce soit pas évident… sinon je vois pas pourquoi j’écrirais un livre 😉

  46. J says:

    comme je le dis parfois, ”sacré thierry crouzet”
    🙂

  47. Mafia 1 poing à zéro says:

    Encore la faute d’Internet, l’agression de Berlusconi.

    Si Lefebvre était président de l’Europe, il ferait fusiller dix Internautes au hasard, pour l’exemple.

  48. J says:

    charlie, c’est toi la baffe un peu appuyée à berlusconi? mawashi?

    proprio, vederlo cosi è stato il regalo di questa domenica ; mi ha fatto pensare a suo nono benito sulla piazza duomo, un po…
    chi troppo fa lo stronzo ogni tanto finisce col prendersene una.
    🙂

  49. On en connait pas 50 internautes qui parlent italien et qui aiment Agoravox et qui utilisent un proxy 😉

  50. J says:

    ti sbagli amore mio 😉

  51. J says:

    thierry, tu avais parlé de ton envie de donner une baffe à NS ; c’est pour quand? 🙂 🙂

  52. NS c’est qui ? Sarko? Si c’est lui, j’ai pas besoin de me fatiguer d’autres s’en chargent… pas de temps à perdre.

  53. J says:

    🙂
    efface mon post, c’était une vilaine taquinerie…

    tu le mets quand en ligne ton bouquin?

  54. DCRI 22 00 says:

    C’était donc bien CR, le Jean-Marc Jésus.

    Comme quoi, les RG n’étaient pas si mauvais, malgré les démentis de TC 🙂

    La police ne craint pas la crise climatique, elle survivra à tout.

    Elle et les putes, increvables sous toutes les civilisations

    :-))

  55. On parlait pas de presse, là ?

    Scusez-moi de vous déranger…

    C’est vrai, en même temps, le 1.0 vs le 2.0 mais déjà je m’égare, car si on causait 1.0 + 2.0 ???

    Si ça passionne quelqu’un…

  56. combat des anciens et des modernes chez @tcrouzet ?http://tinyurl.com/yc5tytl

  57. Tous les manifestants sont en état d'arrestation says:

    Charlie était là :

    http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/visuel/2009/12/13/on-ne-rigole-pas-avec-la-police-danoise_1280102_1270066.html#ens_id=1275475

    “Tous les manifestants sont en état d’arrestation”, crie dans un mégaphone un policier.

    Impensable en France, on crierait au fascisme.

    La police danoise, c’est ce qu’il faut à Lefebvre pour Twitter et Agor’Intox.

  58. Merci 000,

    exemple parfait du 1.0….

    c’est exactement ce que je disais, le vide absolu : l’info majeure du jour 8

    A part ça ? Ah oui le pain que c’est pris Silvio… et le clip foireux de l’ump (tooujour pas vu…)

    Qui parlait de la presse people ???

    Je reste confiné dans le 2.0 à ce compte là…

  59. Les ultra-libéraux du web 2.0 says:

    “combat des anciens et des modernes”

    En passant, c’est amusant que ce soit souvent les mêmes qui défendent le bio, luttent contre les OGM etc,

    et dans le même temps traitent de ringards et d’arriérés tous ceux qui n’approuvent pas en bloc toutes les évolutions du Web 2.0

    Défendre les conditions économiques et le cadre culturel de la création, c’est du même ordre que la défense de l’environnement contre les saccages de l’ultra-libéralisme à courte vue.

    Tout n’est pas bon dans l’innovation. Il y a un tri à faire et des nouveautés à rejeter.

    On ne peut pas dénoncer les ravages de l’ultra-libéralisme économique, et s’extasier devant l’ultra-libéralisme sur Internet.

    La dérégulation totale ne fonctionne pas : les hommes ne sont pas capables de limiter leurs appétits, c’est pour cela qu’il y a des lois, une police, une justice.

    La liberté a une limite, à partir de laquelle commence la civilisation.

    Pourquoi la liberté totale fonctionnerait sur Internet, alors qu’on voit bien qu’une société ultra-libérale mène à n’importe quoi, la destruction de toute l’écosphère commune.

  60. Opinions / L'édition pour sauver la presse ? C'est ce que pense Thierry Crouzet….>> http://ow.ly/LOUR

  61. Si la presse n'est pas encore morte, elle n'a pas bonne mine ! http://bit.ly/5RPKDY

  62. RT @pierreyvesrevaz: Si la presse n'est pas encore morte, elle n'a pas bonne mine ! http://bit.ly/5RPKDY

  63. Jésus de Nagorazeth says:

    “On en connait pas 50 internautes qui parlent italien et qui aiment Agoravox et qui utilisent un proxy”

    Cela dit, c’était pas étonnant que CR revienne sous le masque de Jésus.

    Comme Jésus il peut dire au Père:

    lama sabachthani?

  64. @000

    C’est quoi cette manie des amalgames : quel est le lien entre le 2.0 et les OGM. Rien compris… Pourquoi additionner carottes et pommes de terre ? Ça n’a rien à voir.

    Qui demande à qui que ce soit d’avaliser le 2.0 ? Nous sommes à une conjonction de deux mondes, strates qui dans le moment se superposent et qui bien sûr vont cohabiter encore quelques bonnes décennies. C’est ce que j’appelle combat des anciens et des modernes. Ce combat m’appele pas de facto une victoire, c’est sans doute l’une des vertus de la démarche : et si on pouvait accepter enfin la différence !

    Le 2.0 en émergence est un grand laboratoire où chacun (ceux qui se sentent concernés) a la possibilité d’expérimenter, de tester. Certains s’y essaient, d’autres observent, d’autres, sceptiques, s’interrogent. C’est une situation de rêve ou chacun corrige l’autre. Chacun peut s’exprimer sur l’expérience, rien n’est abouti, tout est faire.

    Et sans doute cela conduira à nulle part. Nous ne le saurons probablement jamais, les strates perdureront bien au-delà de nos existences.

    Ceux qui s’y essaient sont des pionniers, il n’y a pas de tentative d’enfermement dans un système. Bien que l’on puissent considérer que certains groupes poussent un peut plus fort leurs pions, mais c’est aussi de bonne guerre.

    A nous tous d’être vigilants. Internet n’a pas vocation à être le symbole de la liberté ; il peut probablement y contribuer. Cohabiter m’apparaît dès lors comme un premier axiome pour progresser ensemble.

    On peut être sceptique, ce n’est pas interdit et c’est sans doute nécessaire pour corriger la trajectoire,. Nous n’en savons rien, pas déjà.

    Pourles OGM, je ne sais pas, aucune connaissance en dehors de ce que nous disent les médias 1.0 ou les ayatollahs du cru.

  65. J says:

    mon pauvre jeanlou, vous comprendrez bien vite les vertigineux amalgames et approximations logiques de ce 000 ; doublées d’une très haute estime de soi, pour faire bonne mesure.
    ce qui rend tout échange comment dire… épineux 🙂

  66. Pionnier 0 says:

    “Ceux qui s’y essaient sont des pionniers”

    Les partisans des OGM disent la même chose.

    Cet argument de l’esprit pionnier ne fait que camoufler des intérêts catégoriels.

    Dans d’autres cas, vous serez contre l’esprit pîonnier, s’il menace vos intérêts.

    Idem pour la liberté.

    La liberté du mec qui achète un terrain en Amazonie, de détruire cet écosystème, ne sera pas défendue par certains qui défendent la liberté du piratage, aux dépens de l’écosystème culturel.

    Arrêtons avec les grands mots de modernité, d’esprit pionnier, de liberté …

    Il y a des intérêts catégoriels.

    Le consommateur face au créateur notamment.

    Les grands mots ont bon dos pour camoufler des appétits, et des questions d’argent.

    Chacun est tour à tour ringard ou moderne selon qu’il y trouve son intérêt.

    Quand Agoravox – Cybion développe un site People pour Clarins, ça n’a rien d’un esprit pionnier intéressant. Tout n’est qu’intérêts mercantiles.

    Voilà le fabuleux site du pionnier Cybion, enjoy :

    http://www.orserie.fr/style-attitude/article/miss-france-2010-des-photos-nues-6292

    Heureusement que Carlo Revelli est là pour produire ce genre de merdes qui élève grandement le citoyen !

  67. En vérité, cher J, j’observe, attentif, le blog de Thierry depuis de nombreux mois!!!

    J’y glisse timidement parfois quelques commentaires et j’ai très vite compris qui étaient les acteurs qui fréquentent régulièrement le peuple des propulseurs…

    Mais je n’en dirai pas plus et ceux qui me connaissent ici, autrement que par mes réactions ici déposées doivent se fendre la pipe, et ce ne sont pas des moindres…

    Enfin, tout ceci n’est pour moi que passion, j’observe, je jubile, je suis en harmonie et, là ou ailleurs, je prends ma part, je me sers, toujours animé du désir d’agir. C’est le luxe que je m’autorise, n’ayant à mon âge plus la nécessité de convaincre, de faire un plan de carrière, je suis avant tout un homme libre et j’aime ce magma en ébullition dont Thierry entre-autres est un acteur essentiel…

    Si le 1.0 était une réussite, ça se saurait et y aurait pas besoin d’un Thierry Crouzet…

    Oui, prendre du plaisir à échanger avec des bons potes est un luxe que je m’autorise tant le bonheur tient parfois à quelques bonnes rencontres tellement riches…

    Pour rien au monde je ne voudrais m’en priver – Merci de la mise en garde, mais j’avoue savourer ces échanges : je ne cherche à convaincre personne ni ne prétends détenir quelconque vérité ; j’ai juste une idée des vertus de ce qu’accepter de l’autre vous grandit !

    Merci de m’avoir aidé à me révéler !!!

  68. Si ça continue, on va tailler des croupières à “la plus grosse quéquette”

    Pétard, ça swingue chez 000, il est accro, c’est clair, n’en démord pas, le bougre. Bigre.

    Quant à considérer “pionnier” comme étant un gros mot, faut quand même pas pousser.

    Désolé, je ne donne pas dans la sémantique ; tous les mots sont empreints de symboles, de truc muche, c’est de la daube, on utilise tel mot sans chercher dans les tréfonds des dicos tous les sens cachés, les valeurs gna gna, on s’en tape, Minter 000.

    Pourquoi opposer ?

    Construire (merde, j’ai utilisé un mot savant) est tout aussi passionnant qu’abattre systématiquement.

    N’y a-t-il pas des points de convergences ou résolument opposition entre “deux mondes”. Je choisis mon camp; fédérer aussi est un gros mot.

    A trop réfléchir, on perdrait notre spontanéité ???

  69. L'approche qualitative says:

    Il faut avoir une approche qualitative des problèmes,

    et non pas une approche en terme de nouveauté / pas nouveauté

    ni une approche marxiste en terme de : “qui détient les outils de production ?”

    Peu importe qu’une merde soit nouvelle ou ancienne, pionnière ou pas, qu’elle soit produite par un citoyen ou une grosse boite.

    L’approche qualitative pulvérise le combat “Internet contre le vieux monde”, “anciens contre modernes”, “citoyens contre classe dirigeante”, etc.

    Internet n’est pas meilleur que les médias traditionnels.

    Il y a dans chaque sphère des gens qui travaillent bien, qui ont un projet éditorial qualitatif,

    et d’autres qui veulent se faire du beurre en trompant le consommateur.

    Quand on dénonce les arnaques d’Internet, ça n’a rien à voir avec les Anciens contre les Modernes.

  70. “…vous serez contre l’esprit pîonnier, s’il menace vos intérêts;”

    Faux, je suis suffisamment égoïste pour considérer que mes intérêts passent après ceux d’autrui et je répète, non pas par altruisme mais bien par égoïsme.

    Va comprendre quelque chose à ça, Charles …

    Comme quoi, même quand on est 000, on ne doit pas se sentir investit de la mission de répandre des fausses assertions.

    000 peut parler pour lui, pas pour moi. Nom d’une pipe en bois (expression 1.0, je vous l’accorde, comme quoi je ne suis pas contre) 🙂

    Avoir des a priori, c’est pas bien, ça. Respect de l’ennemi ???

    Et des perles comme celle-ci, je suis cap d’en pondre un paquet : 000 met tellement la patate pour faire dire aux gens tout ce qu’ils ne pensent pas (ou alors, penser est un privilège réservé à 000 ???).

  71. Ponce Pilate says:

    “Si le 1.0 était une réussite, ça se saurait”

    Il est vrai que toutes les bibliothèques du monde, qui sont du 1.0, et tous les films du monde, qui sont du 1.0,

    ne valent pas un article d’Agoravox sur Miss France nue, ou le concours de vidéos de chats mignons sur LePost.fr. 🙂

    “épineux”

    Sacré Jésus, il se voit déjà avec sa couronne d’épines.

  72. J says:

    OOO est malade 🙂
    c’est comme une boursouflure au niveau de l’hypothalamus, qui déforme le cortex associatif, et trouble sa vision des choses 🙂

    de plus, il possède un handicap de taille : il est incapable de considérer la dimension Temps.
    pour lui, tout a valeur d’absolu, rien ne doit être jugé dans le cadre d’un contexte historique, d’une époque.

    que le Net puisse à présent contribuer à rebattre les cartes dans un contexte où les cartes doivent être rebattues, cela lui échappe.
    car à l’arrivée, il n’y a pas le paradis, son paradis, où tout le monde s’extasie devant Proust et Girard, alignés, en rangs de gens de goûts à l’esprit sublimissime.
    alors pensez donc, comme tout n’est pas parfait à l’arrivée, comme à l’arrivée tout n’est pas parfait, pourquoi inventer quelque chose, pourquoi prôner l’innovation et le changement, l’imagination sociale, l’expérience, l’aventure humaine, je vous le demande.

    sans compter qu’on sait ce qu’on perd, mais on sait pas ce qu’on gagne, surtout en ces temps de mutation anthropologique disent certains, n’est ce pas mon bon monsieur.

    il n’a pas 40 ans, et déjà vieux, raidi dans une posture recroquevillée.

  73. Ben tu vois, on est en phase, sauf que…

    Alexandrie, out, Bibliothèque du Congrès, out, les autodafés, … i tutti quanti…

    peut-être (j’ai dit peut-être) Google en sauveur ! (pas dit Sauveur, y en a eu qu’un tu sais, Celui qui portait une couronne d’épines)

    Décidément c’est un grand soir (mais je me réjouis un peu vite,tant il est vrai, tu vas nous sortir un salve digne de 000) 🙂

  74. J says:

    la salve!
    la salve improbable!
    🙂
    kesk’on s’amuse sur le web 2.0 des prolos quand même.

  75. J’imagine, quelque bonne vérité au travers de @J

    Quant on a comme référence le post (et pourquoi pas Slate ou Le Monde pendant qu’on y est…), c’est clair que effectivement, c’est tout de même un peu short…

    J’ai quand même lu des choses plus enrichissantes… ailleurs sur le net.

    Parce qu’en France, à part la baffe de Silvio, la sortie de coma de JH et le rejet du Sénat qui se prend une tôle tellement tôle que NS y va carrément de son pêché mignon : faut revoter ; c’est une sacrée maladie et un drôle de tripatouillage de la démocratie…

    Bref on a du mal à sortir des attrape-gogos avec le sexe facile de Slate ou encore le président en bikini sur Le Monde…

    Bref connais pas beaucoup de titres qui enrichissent (l’esprit) y a beaucoup mieux sur de nombreux blogs avec l’interaction sans la question récurrente : comment je vais acheter mes poireaux pour la soupe de ce soir !

  76. As de pique says:

    “dans un contexte où les cartes doivent être rebattues”

    ça c’est ta propre maladie.

    La maladie de tous les gens qui ont besoin d’associer leur vie personnelle à un grand changement du monde.

    Personnellement je cherche juste ce qu’on peut améliorer, je n’ai pas besoin d’un grand feu d’artifices de têtes dirigeantes qu’on porte en haut d’une pique, tout ça pour nous amener un Napoléon quelques années plus tard pour calmer l’excès de la révolte…

    Ton excitation mentale, ta manie au sens clinique, c’est bien cela. Rebattre des cartes. Pour aller où, pour faire quoi ? Tu ne sais pas trop.

    Il s’agit juste pour toi de t’amuser de la déconfiture de tous les Finkielkraut, peu importe que le nouveau monde soit encore plus bête.

    Tu jubiles face à un article idiot d’Agoravox, du moment qu’il aide à la déconfiture du Monde.

    Je te laisse ce trip.

    Le drame du Monde aujourd’hui, c’est de suivre le modèle du 2.0

    Il était bien meilleur quand il était davantage 1.0

    Avec le 2.0, la Nouvelle Star prend la place de l’opéra. Je retourne écouter un Wagner, bonne nuit.

  77. J says:

    sombre abruti 🙂

    mais qui a parlé de têtes sur des piques, à part toi???
    l’innovation sociale peut se faire sans ça, depuis l’aube des temps.

    tu ne sais que projeter tes pauvres deux cases blanc/noir sur tout ce qui est dit, ou existe…

    tu es foncièrement binaire, et je le répète, intellectuellement limité malgrè tes citations ;), ce que je me permets avec régal de te dire car tu es suffisant, et rhétoriquement tordu.

    a+, boursouflure 🙂

  78. Le sauveur du Monde existe : 000

    Oui, pourquoi Le Monde est allé se faire seppuku dans le 2.0 ?
    A la tête du Monde, 000 aurait mis son veto au 2.0… c’est dire.

    Je sens la fatigue le gagner ;
    “Il y a dans chaque sphère des gens qui travaillent bien, qui ont un projet éditorial qualitatif”

    Oh mais c’est grand moment, ça : enfin un point de fusion entre les mondes ?

    Non, c’était fugace, juste une erreur d’écriture, sans doute…

    Wagner 1.0 vaut-il mieux que Saint-Saëns 2.0 ???

    Erreur de casting : la nouvelle star c’est du 1.0, faut pas tout mélanger, quand même !!!

    L’est toujours tendu comme ça 000 ???

  79. Transmission 2.0 Berlusconix says:

    On trouve des trucs marrants sur le 2.0 :

    Sur le Facebook de AGT :

    “Alexandre-Guillaume Tollinchi a transmis, comme il s’y était engagé, au cabinet du Président Berlusconi certains sites internet français dits journalistiques et sur lesquels sont publiés de graves propos à l’encontre de Silvio Berlusconi, des propos tombant sous le coup de la loi française. Pour toute poursuite engagée, je confirme ici avoir accepté de témoigner en faveur du Président du Conseil italien.”

    (C’est AGT 2.0 qui parle de lui à la 3e personne, notez.
    Car il y a Lui et le 2.0 en plus, ça fait 3).

    Non franchement c’est cool le monde du 2.0, j’avoue.

    La Pax Humana univers’agorasterix.

  80. Concierge 2.0 says:

    La suite :

    “Michel Allal-Voltera :
    je pense qu’ils les ont déjà ehehe

    Alexandre-Guillaume Tollinchi :
    C’est certain, mais sans doute pas tous bien qu’il y aura des recoupements. En tout état de cause, quand le cabinet du Président du Conseil italien me demande quelque chose, surtout de si simple, je ne réfléchis pas aux doublons, je m’exécute. :)”

    On a ici une belle illustration de la puissance du 2.0 pour ficher les contestataires et les livrer au pouvoir.

    Plus besoin de s’emmerder à payer des concierges et faire des écoutes, on a des agents volontaires 2.0 qui s’exécutent et transmettent leurs fiches 2.0 en temps réel et par-delà les distances.

    Classe.

  81. J’aime Je n’aime plus · Afficher le feedback says:

    Un dernier statut d’AGT pour la route. Qu’est-ce qu’on se marre sur le 2.0 :

    “Alexandre-Guillaume Tollinchi a demandé au Procureur de la République de Paris d’engager des poursuites pénales contre tous ceux qui se réjouiraient, sur le réseau internet français, de l’attentat commis contre Berlusconi voire qui appelleraient à une deuxième agression.”
    Il y a 9 heures · Commenter · J’aime Je n’aime plus · Afficher le feedback (7)

  82. miss digit says:

    "Le business de la presse est mort". http://bit.ly/aFJcWu
    La presse s'empêtre, fait couler beaucoup d'encre et règne l'ère de l'incertitude.

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