Faut-il un statut pour les commentateurs ?

Notre activité en ligne est un puissant facteur de décentralisation. Quand nous écrivons un peu partout, nous multiplions les sources de textes et nous noyons les sources jadis considérées officielles (journaux, livres, revues scientifiques…).

Cette décentralisation, ce passage d’un monde discontinu, un monde avec quelques centres, à un monde totalement décentré, nous amène vers une société de flux, une société beaucoup plus continue que par le passé.

Tous les statuts anciens volent alors en éclat à cause de l’absence de frontière. Pourquoi questionnons-nous souvent le statut des journalistes ? Tout simplement parce que le monde des médias est le premier à subir l’émergence du Flux. Il n’a pas essuyé un tsunami mais reçoit un déluge permanent. Le même phénomène frappera tous les autres domaines, ce n’est qu’une question de temps.

Les statuts explosent non pas en attendant que nous en créions d’autres mais parce que la notion de statut n’a plus aucun sens dans le Flux, un monde où nous sommes de plus en plus divers, de plus en plus uns et irréductibles. À quoi bon un statut qui ne vaut que pour une personne ?

Dans notre monde décentralisé, chercher à statufier, les blogueurs par exemple, serait vouloir ramener ce monde à un état centralisé, un monde que nous connaissons bien car c’est le monde moderne que nous avons hérité de la révolution industrielle.

Nous devons au contraire apprendre à vivre la décentralisation extrême, apprendre à considérer les personnes avec qui nous interagissons pour ce quelles sont et non plus ce qu’elles représentent. Nous devons nous intéresser aux contenus propulsés et non pas à leur système de propulsion.

Je propulse avec WordPress. D’autres propulsent dans les pages du Monde. Ça ne fait aucune différence. Ce qui m’intéresse c’est le propulseur. Vous avouerez qu’on l’oublie souvent quand il utilise Le Monde. On suppose trop hâtivement que sa fusée est plus importante que lui. Que son entreprise le dépasse. Cela je n’en veux plus, cela c’est le monde industriel qui nie l’individu, qui l’assimile à un statut.

Quand je rencontre quelqu’un, je déteste qu’il me demande ce que je fais dans la vie. J’entends : « Dans quelle case tu te ranges ? » Je réponds souvent un truc du genre : « Je profite. » ou « Je vis. »

Pour moi, le propulseur est autant l’auteur d’un contenu que celui qui en parle, avec retweet par exemple, qu’un commentateur. C’est un concept suffisamment large pour qu’il englobe tous ceux qui poussent des bits dans le Flux, pour que ce concept de propulseur échappe à toute tentative de saucissonnage.

Par exemple, je ne crois qu’il ne faut différencier les producteurs d’information des propulseurs. On ne produit qu’en réaction à des évènements survenus dans notre vie. J’écris ce billet en réaction à vos commentaires, aux commentaires de Narvic et d’autres un peu partout. Je ne suis pas un producteur, je suis comme vous un propulseur, j’insuffle la vie dans le Flux.

Titre du prochain billet : Faut-il un statut pour pouvoir discuter dans les cafés ? Notez que ce billet n’est qu’un commentaire du précédent, lui même du précédent. Créer des statuts peut entraîner une mise en abyme vertigineuse.

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46 comments

  1. Faut-il un statut pour les commentateurs ? http://bit.ly/8ete5F

  2. RT @crouzet: Faut-il un statut pour les commentateurs ? http://bit.ly/8ete5F

  3. RT @crouzet Faut-il un statut pour les commentateurs ? http://bit.ly/8ete5F (il remet le couvert après les blogueurs,…)

  4. ownicrew says:

    #OwniCrew Faut-il un statut pour les commentateurs ? http://bit.ly/4HDLhf

  5. jeanloub says:

    “les sources jadis considérées officielles”

    Ça y est donc, nous avons franchi le Rubicon, le jadis est révélateur de ce qui n’est déjà plus, dans nos esprits, le monde qui pourtant nous entoure encore… pour combien de temps ? (question que je me pose mais dont la réponse m’importe peu… tant je suis, moi aussi, pris dans cette nasse).

    Plutôt positif et rassurant.

    Il est temps de passer de l’autre côté… nous avons déjà un bon pied dedans…

  6. J says:

    “la notion de statut n’a plus aucun sens dans le Flux”

    ceci me gêne énormément (bien entendu, comprendre par statut autre chose que CSP)
    j’aurai presque envie de te renvoyer vers la remarque de fink-le-fat au sujet des flux et des leurs terrrrrribles dangers ; mais non, vraiment trop problématique de faire réf à ce dangereux gogo estampillé philosophe de la responsabilité et de la morale (putaing cong c’et gros comme une morue qui bloquerait la canebière, comme tu dirais thierry, enfin, en gros 🙂 )

    t’as lu le débat badiou/fink sur le thème de l’identité nationale?
    badiou bien que vieux coco un peu sclérosé a bien dévoilé les vices de fond et de forme de fink, irresponsable parmi les irresponsables.

  7. Denis says:

    Propulseur, buzzeur ou machine à faire du bruit et du vent ?

    Pour ma part, je persiste dans la vision de la segmentation de la production (plus proche de la source) et des “diffuseurs” (qui reprennent la source) ? Votre billet sur le financement d’Etat de la presse en ligne en est une vulgaire illustration : vous avez repris un billet produit par un journaliste “professionnel”. Et à chacun ses contradictions !

  8. J says:

    @denis
    puisque vous êtes plutôt du côté des professionnels, vous savez sans doute faire la distinction entre le fait et l’analyse du fait.

    Le fait est : subvention accordée à presse en ligne x y et z par l’Etat, avec quelques noms, quelques détails.
    Les circuits d’info hérités du 20e sont tels que prototypiquement ça passe par cellule comm’ de l’initiateur du fait, puis par Afp ou en direct vers la presse qui en fait un article, avec une analyse, une mise en perspective, ou une propagande, c’est selon.

    Ce circuit stabilisé au fil du temps n’est pas forcément immortel, notez le…

    Mais surtout, et c’est là que ça devient intéressant, l’analyse du fait, elle, est autonome vis à vis de celle faite par les professionnels de la presse.
    Vous tancez crouzet car il a repris une info d’un professionnel. C’est déplacé en l’occurrence.
    Car nuance!
    Il a simplement traité un Fait indépendamment de tout appel au travail des professionnels de la presse.

    Vous saisissez la nuance, de taille?

    Et l’impact sur la CSP ”journaliste” et l’industrie ”presse”?

    Ou en quoi et c’est là le plus important, l’Information (dont le Fait n’est que le préalable) échappe aux circuits économiques (industrie) et politiques (démocratie…) hérités?

    Et en quoi ce genre de subventions essaie de conserver à tout prix ces circuits malmenés (en vain probablement, sauf à faire taire les blogs et les réseaux sociaux, ce qui dans l’éventail des régimes politiques possibles a un nom)?

  9. RT @crouzet: Faut-il un statut pour les commentateurs ? http://bit.ly/8ete5F

  10. @J J’ai pas lu Fink… faut pas exagérer tout de même… un débat sur l’identité nationale ? On parle pas de ça dans mon monde. J’ai rien entendu à ce sujet.

  11. Denis says:

    De mon point de vue, les blogs et les réseaux sociaux sont une couche de plus qui correspond à l’exponentiation du Web. Hasard, non ! Nécessité, oui ! Je n’ai pas d’avis particulier sur son utilité. Je crois qu’il s’agit d’un fait objectif.

    Cette nécessité s’insère dans une logique purement adaptative qui ne semble pas remettre le schéma initial que vous décrivez très bien. La présence des médias traditionnels sur Internet nous montre simplement qu’ils veulent prendre leur part dans la diffusion des informations qu’ils produisent. La question est effectivement de savoir si Twitter et la majorité des blogs, en faisant caisse de résonance aux sources institutionnelles, aux médias en ligne, ne sont pas en train de se faire un énorme hara-kiri en augmentant la visibilité et la notoriété de ces médias en ligne que l’Etat institutionnalise. Je vous rejoins sur la volonté de contrôle qui s’exprime au travers de ce mécanisme. Mais, pour autant, cette volonté ne veut pas dire réalité.

    Cette année, plus que les autres, nous aura montré une grande perte d’autonomie de la blogosphère qui, plus que jamais, s’inscrit dans une logique de l’entre-soi et nous fait exprimer nos sentiments et autres “banalités petites-bourgeoises”. Nos textes ne sont pas lus, les lecteurs privilégiant le commentaire. Le temps de passage sur les blogs est majoritairement de moins de 30 secondes. Qui lit nos blogs ? Qui lit nos tweets ? D’abord nous-mêmes ! Nous phosphorons… à vide. Nous créons une bulle totalement virtuelle. Sachons au moins rester humbles vis à vis des organes de presse dont l’influence me semble d’une toute autre envergure.

  12. RT @crouzet: Faut-il un statut pour les commentateurs ? http://bit.ly/8ete5F

  13. @Denis Le problème n’est pas d’être lu en masse. C’est sûr que 2000 lecteurs pour un billet populiste ça pèse pas lourd. Mais c’est ensemble penser en avant. Moi c’est ça qui m’intéresse. Construire un monde imaginaire à côté d’autres mondes imaginaires.

    Notre influence à chacun est infime mais cumulée elle suffit à déstabiliser le monde médiatique. Et n’oublions pas l’affaire Jean Sarkozy… une mobilisation pour pas grand chose mais on peut imaginer un temps où cette force que j’ai un jour appelée le 5eme pouvoir se mobilisera pour changer le monde.

    La presse est une force stabilisatrice… nous représentons la force de changement, en tout cas certains d’entre nous 😉

    Et oui… arrêtons de regarder le nombril de la presse… essayons de penser notre monde.

    @Henri je n’ai fait que réécrire ce que tu as dit jadis en plaçant ça dans le flux. ce qui compte c’est ce qui sort du fourneau pas le statut de celui qui enfourne.

  14. Jy suis Jy reste says:

    hola

    @denis
    je suppose que votre post est une réponse au mien.
    ah? envergure dites vous? pourquoi ”ont” ils une peur panique du Net alors, ceux qui pensent et vivent avec

    des schémas hérités venant du 20e, et pas que la presse bien entendu?
    ils n’ont pas compris, bien peu le peuvent à mon avis, mais ils ont depuis 2 ans commencé à flairer un vent nouveau, et pas du genre brise légère
    🙂

    @ thierry
    intéressant le papier de zoupic hein.

    sinon, mmmmh.
    on a déjà parlé de ”ton” monde.
    et tu sais que ça me rends nerveux 🙂

    parce que le sujet, c’est ”le” monde.

    et que cet échange traite de choses qui ont directement à voir avec la société, la culture, le territoire, bref

    ces trucs qui sont quand même légèrement en rapport avec le net voire le flux si tu veux aller jusque là.
    sans parler du fait que tu connais tout le respect que j’ai pour Finkielkraut et ce qu’il véhicule

    idéologiquement et intellectuellement, et que c’est un régal d’associer son nom en ligne à autre chose que des

    louanges serviles comme c’est le cas dans les media de masse : ceci ad rete eternam si possible.
    de toute façon, tu fais dans ta culotte vis à vis de ce bonhomme 🙂 sans compter que vu que ”ton” monde est

    souvent coupé ”du” monde concernant ce genre de choses, je me demande ce que tu connais de certaines de ses

    prises de position, de ses lynchages mediatiques réguliers, ou de certains de ses soutiens sans faille -:)
    bref…

    au cas où, pour tes diners en ville : finkielkraut-badiou-le-face-a-face sur biblio nouvel obs

  15. @J Tu comprends que je me fiche de ces gens… s’intéresser à eux c’est perdre trop de temps… J’ai dit ce que je pensais du bonhomme… on lui a proposé de débattre, il n’a pas donné suite… je vais pas dédier ce blog à Finki. Dans quelques années, nous l’aurons oublié lui et ses sbires qui ont peur de la machine à vapeur.

    Si j’avais passé mon temps le nez dans les médias j’aurais pas écrit mon livre sur le Flux. je vais pas faire ce que tout le monde fait. Chacun son chemin.

  16. 000 says:

    “je me fiche de ces gens… on lui a proposé de débattre, il n’a pas donné suite”

    Thierry, tu dois admettre qu’on ne dit pas oui à un débat dans ces conditions 🙂

    Il était très clair que vous vous fichiez de lui et que ce débat ressemblait à un gros piège pour, soit le discréditer, soit lui faire adopter de force vos vues, soit profiter de son aura médiatique pour un coup de pub.

    Inviter quelqu’un à débattre suppose qu’on ne se fiche pas de lui, qu’on attende de lui de l’intelligence.

    Si le petit flic J m’invitait à débattre, je n’irais pas. Pas de temps à perdre dans des conditions comme ça.

  17. J says:

    000, sois compréhensif pour une fois.
    cesse de m’en vouloir pour cette petite heure de surf dont je n’ai rien dit tu l’auras noté ; flicage et curiosité ce n’est pas la même chose tout de même!

    et promis, pour fink qui de temps à autre est comme un serious game pour moi, j’arrête, je ne voudrais pas qu’il renonce définitivement à venir échanger avec le peuple des connecteurs à cause de moi. c’est que c’est un bonhomme qui habituellement aime ce genre d’échanges très verticaux, il est connu pour ça, aussi 🙂

    t’as lu le truc sur l’identité avec badiou? couillu le vieux badiou…

  18. Cosa 000 says:

    “cesse de m’en vouloir”

    Trop tard le contrat est parti. Fais gaffe aux Italiens que tu croises maintenant.

    Cosa nostra for ever, le côté serviable de l’Italie 🙂

  19. J says:

    🙂 mamma mia, mi vengano i brividi.

  20. J says:

    000, c’est toi qui a parlé à tes amis mafieux ritals et qui aurait fait faire un truc rapport à ma connexion?
    je suis une fois encore obligé de passer par cet anonymiser pour poster, sinon impossible.
    avoue.

  21. J says:

    à propos thierry, j’ai une réponse à la question de ton billet.
    oui. le statut de citoyen de la République française (celle dont parle Badiou en positif, pas l’autre, celle qui s’égare de temps à autre).

    pour le statut des bloggeurs, c’est plus compliqué a priori.
    mais à la réflexion, pareil 🙂

  22. Commentateur statut 0 says:

    Enfin cela dit pour les contrats, rien de mieux que les Albanais.

    5000 euro et un problème est réglé, sans traces. Il y a plein d’immeubles en construction dans les pays de l’est, ça en fait des fondations.

  23. K says:

    moi pour ce genre de boulot, j’ai un faible pour le rwandais.
    le rwandais, c’est agile et solide.
    et la machette, c’est authentique, salissant mais authentique.
    de plus la nuit, le rwandais est discret.
    enfin, c’est une manière d’aider l’Afrique, continent maltraité.
    autant d’arguments pour le rwandais.
    d’ailleurs, il manque de rwandais sur le Net.

  24. jeanloub says:

    @K

    Oh s’est bon, J, on t’a reconnu sous ton costard de K.
    Mais bon on n’en fait pas cas !

    Coucou !

  25. K says:

    mince, moi qui avait passé une bonne heure à me maquiller -:)

  26. 666 says:

    “la machette, c’est authentique”

    Beaucoup trop rapide comme mort.

    Tu ne connais pas encore le raffinement de l’Albanais.

    Bien sûr, rien n’est parfait : à force, il fait tant souffrir que la mort termine en cadeau.

    ce cadeau final gâche un peu l’impression d’ensemble, même s’il vient tard.

    L’absence d’enfer éternel gâche les beaux châtiments.

  27. K says:

    pfff, l’albanais est une tapette comparé au rwandais.
    ouaih! (burp – pardon, c’est la finesse du “L’absence d’enfer éternel gâche les beaux châtiments” qui n’est pas passée 😉 )

    *666#2

  28. jeanloub says:

    @ K – alias 666#2

    t’as qu’a prendre des cours avec 666*, y t’refilera les bons tuyaux pour un camouflage aux p’tits zoignons, rien de tel pour bien infiltrer le rwandais, voire même l’albanais, j’te l’dit !

    *alias 000

  29. K says:

    hé jeanlou, si tu arrêtais de mettre à jour toutes mes couvertures, hein, hein?

    tu serais pas de gauche toi? genre communiste, ou front de gauche?
    je sens le gauche en toi 😉 lol

  30. jeanloub says:

    @ K ou J or who U are :

    pas mal vu, juste gauche…r

    autrement, non t’as tout faux… cher

    non mais tu rigoles, moi, de gauche, fais gaffe à ma droite…

    c’est la 3e voie

    pas encore le 5e pouvoir, quoique…

  31. K says:

    un rebelle quoi jeanlou, déçu de la gauche peut être aussi -:)

    à vrai dire je ne crois pas que le 5ème pouvoir soit quelque chose de nouveau ; il aurait toujours existé.
    on lui donnerait simplement des noms différents selon les époques.
    je ne crois pas que la substance sociale ainsi nommée soit structurable en pouvoir qui en ferait un 5ème.
    je crois par contre que cette substance a la propriété de métamorphoser les pouvoirs exécutif, législatif, juridique, et informationnels.
    je crois enfin que cette substance pèsera comme toujours de tout son poids grâce à seulement quelques milliers de personnes “éclairées” et des conditions sociales appropriées.

    et je crois que j’ai assez bloggé pour aujourd’hui.
    ‘nuit

  32. jeanloub says:

    Ah ben non, j’peux te laisser dire ça
    (enfin tu peux le dire, mais je rectifie)

    non, jamais été de gauche, donc peut pas être déçu.

    Merde, tu piges rien, j’te donne plein d’indices et t’es pas foutu capab de trouver

    T’as raison J, va t’pieuter, t’es naze ce soir…
    Pas grave, ça ira mieux demain !

  33. K says:

    oui, je suis fatigué, j’ai plus les yeux en face des oreilles.

    well, orange bien possiblement.
    violet je crois pas.
    vert pas trop.
    marron je sais plus.
    et noir c’est noir.

    là fatigué je suis.

    ‘nuit cette fois

  34. jeanloub says:

    @ K

    Bingo – Dors en paix – tout va bien !

  35. steph says:

    Une réflexion qui me vient comme ça (entre deux tranches de foie gras) :
    Tu parles du flux, en insistant (consciemment ou pas) sur le singulier. Je dirais plutôt des flux, une infinité de flux, comme il existe une infinité de points sur une droite.

    Dès lors, tu n’échapperas pas à une “statutification” des flux.
    Il y aura des flux meilleurs que les autres.

  36. @steph de parle de Flux parce que le Flux est un écosystème continu… sans frontière claire… il y a des flux qui se bouillent pour créer le Flux.

  37. Henri A says:

    “Tu parles du flux, en insistant (consciemment ou pas) sur le singulier. Je dirais plutôt des flux, une infinité de flux, comme il existe une infinité de points sur une droite.”
    Heu…pour cette fois, je ne ferais pas chier.

  38. @Henri Comme les flux se rebouclent… ont peut peut-être dire qu’ils sont infinis. Mais je l’ai pas dit. 😉

  39. K says:

    @steph
    attends mec, je t’explique le truc.
    ici, tu es au pays des fluxinets.
    si tu vois un caillou, c’est un flux cristallisé.
    si tu regardes une droite, c’est un flux à deux dimensions.
    su tu mattes henri, c’est un flux à 5 lettres.
    thierry, un flux à 7 lettres.
    000, un flux à 3 couilles (pardon charlie)
    moi, un flux pénible.
    toi, un flux de passage.
    et tout ça tourne en boucle dans un emboitements d’infinis qui se font des bisous dans le cou.
    bref steph, faut t’y faire : c’est omniflux, t’y peux rien 😉

    ps: désolé, pas pu m’empêcher

  40. steph says:

    Ok, je vois (enfin, je dis que je vois, mais je ne visualise pas l’ensemble) plus je lis les posts et articles de thierry (que je trouve riches) plus je me dis que le flux ressemble au “big dumb thing” comme ils disent de l’autre côté de l’océan.

    Une espèce de mimac indéfinissable, qui est la somme de plein d’autres petits micmac, mélangés dans une soupe (une mélasse ?) prébiotique farcie de bits dont on ne sait pas ce qu’il va en émerger.

    Bref, autant je trouve le principe fondamentalement correct, autant je le trouve tellement indistinct que j’imagine pas très bien comment on va manipuler cette purée.

    (Bon ok, je réfléchis de mon côté sur cette question et là j’ai les neurones qui sont encore en train de faire le nouvel an)

  41. K says:

    steph, je viens d’entendre ton 2375856ème neurone qui a fait schklong ; à mon avis, tu touches au but 🙂

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