Aujourd’hui encore, la machine seule n’est pas plus intelligente que l’homme. L’homme n’est pas plus intelligent que la machine, il perd souvent contre elle aux échecs et dans de nombreuses situations. En revanche, l’homme aidé par la machine est imbattable. L’humanité l’a compris depuis longtemps en se lançant dans la course à la technologie.

Dans le domaine artistique, les plasticiens adoptent cette voie. Utilisation de pigments de plus en plus perfectionnés. Photographie. Cinéma. Photoshop. Les musiciens n’ont cessé d’inventer de nouveaux instruments. Violon. Guitare électrique. Synthétiseur. Sampleur.

Qu’ont fait les écrivains ? Ils ont changé de plume mais pour quels changements visibles dans leurs œuvres ? Entre un texte écrit au stylo ou au clavier, il existe sans doute des différences, qu’il sera intéressant d’étudier, mais à mon sens rien d’aussi flagrant qu’entre la peinture sur toile et la photographie ou entre la musique classique et la pop ! L’évolution des outils d’écriture ne se révèle pas au grand jour dans l’écriture elle-même (qui semble avant tout soumise à la mode sans que les techniques ne produisent de brusques ruptures).

Je suis sévère. Je pourrais trouver quelques expérimentations intéressantes, remonter à Mallarmé et ses jeux typographiques dans la page, évoquer l’écriture dynamique de Daniel Bourrion, la liste pourrait s’allonger, vous conviendrez que ces expérimentations restent marginales.

Alors l’écrivain doit-il considérer la technologie comme accessoire, tout comme est accessoire le siège sur lequel il s’assoit quand il écrit ? Ce siège d’ailleurs n’est pas si anodin qu’il y paraît. Je connais la différence entre écrire chez moi, assis dans un parc, perché au sommet d’une montagne ou tout simplement rêvant en terrasse de café.

Rien n’est anodin. Mais le texte est peut-être une trop vieille invention pour que la technologie l’affecte en profondeur. C’est alors dans le travail même de l’écrivain que la technologie peut renouveler, et, au-delà du travail de l’écrivain, le travail tous les créateurs, même les journalistes, les scientifiques ou les philosophes. La révolution cyborg peut affecter tous les hommes.

Il ne s’agit plus de travailler seul mais de travailler avec les autres. Je ne parle pas du chimérique travail collaboratif, sorte de fusion surperorganismique, mais d’un travail où un créateur se dope à travers le réseau. Il étend son cortex cérébral aux réseaux neuronaux temporairement mis à sa disposition par des stimulateurs.

Le blog est un fantastique instrument pour nous transformer en cyborg. Je l’ai expérimenté au moins à deux reprises, en écrivant Le cinquième pouvoir puis La quatrième théorie. Les billets publiés sur le blog n’ont pas pour vocation de faire date, de faire œuvre, mais de démultiplier l’activité intellectuelle capable d’engendrer une œuvre qui, éventuellement, ultérieurement, pourra elle-même être publiée sur le blog ou sur tout autre support.

Le blog conçu de cette façon ne vise pas l’audience, mais la constitution d’une TAZ créative. Et ce n’est que suivant cette perspective que le blog se différencie des vieux journaux et magazines ou feuilles de choux ronéotypées.

On peut même imaginer que tout créateur dispose de deux espaces. 1/ Son extension mentale de cyborg, d’une confidentialité étendue. 2/ Un espace de diffusion des œuvres, un espace où il publie beaucoup plus rarement, dans l’espoir de livrer l’aboutissement d’un travail plutôt qu’un work in progress perpétuel.

Vous comprendrez peut-être mieux pourquoi j’attache de l’importance au format epub ou à l’impression à la demande ou même à l’édition traditionnelle, trois méthodes pour moi de séparer l’atelier du cyborg, ce qu’est mon blog, des productions de cet atelier. D’autres praticiens pourraient invoquer d’autres méthodes où délivrer leurs travaux de cyborg : presse, TV, cinéma, galerie, théâtre… et pourquoi pas un blog, un autre blog, ou un autre espace de son blog.

Nous sommes entrés dans l’âge des cyborgs. Le travail solitaire devient anachronique. Pour autant, l’auteur ne disparaît pas. Au contraire, il allonge ses synapses de plus qu’humain à travers le réseau.

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68 comments

  1. dbourrion says:

    Petite précision : Etherpad ayant été racheté par google, l’accès aux “enregistrements” d’écriture que je proposais ne fonctionne plus. Par ailleurs, je n’ai pas eu le temps de récupérer ces enregistrements qui sont donc à présent dans les limbres 🙂 🙁

  2. http://openetherpad.org/ On peut faire la même chose avec non ?

  3. J says:

    Concernant l’écriture, je trouve génial et exxxxtrêmement contemporain le cut-up des dada puis des gens comme Burroughs, et chez nous les gens d’Oulipo.

    D’ailleurs, “entre nous”, Proust me fait bailler, c’est beau comme une dentelle sous verre dans un musée. Hein triple? 🙂

  4. RT @betapolitique: Le manifeste cyborg: Aujourd'hui encore, la machine seule n'est pas plus intelligente que l'hom … http://bit.ly/9z3XRx

  5. dbourrion says:

    @Thierry : oui, même outil – suis en réflexion autour de ça – espère bientôt passer à l’action…

  6. Triple says:

    ““entre nous”, Proust me fait bailler”

    @ J

    On a bien compris que pour toi la grande musique c’est James Brown, le grand cinéma “La grande vadrouille”, et la grande littérature un édito d’Agoravox.

    A partir de là, la discussion sur la culture ne mène pas plus loin avec toi que de vouloir parler d’humanité avec le docteur Joseph Goebbels.

    La plupart des gens sont insensibles à ce qui est fin, c’est bien pourquoi on ne peut pas laisser le sort de la culture au choix spontané du peuple.

    Le peuple choisit TF1.

    Il faut les princes de la Renaissance pour financer Monteverdi,
    le roi de France pour Racine,
    un système de rentes pour Proust,
    le CNC pour le cinéma d’auteur.

    Rien de tout cela émerge grâce au peuple.

    Avec le peuple on a le foot, Marc Levy, et Star Academy.

  7. 000 says:

    “Qu’ont fait les écrivains ?”

    Si l’on prend les “raconteurs d’histoires”, leur évolution avec l’outil moderne, c’est le scénario.

    Un Claude Sautet, un Chabrol, remplacent un Balzac.

  8. Arnaud says:

    Il est vrai que la musique classique et la pop, c’est le grand écart. Tout comme l’est en littérature le romantisme et le nouveau roman, un Bukowski et un Zola ou encore un Proust et un Burroughs.
    La littérature c’est faite influencée par son temps comme toute les créations culturelles. Et l’outil fait partie d’un contexte plus global et, heureusement il n’est pas le seul déterminant de notre culture.

  9. J says:

    Je tiens à te faire remarquer, cher TripleZéro, que contrairement à ce que tu dis, parler d’humanité avec Goebbels serait très enrichissant pour mieux comprendre ce qu’est l’Humanité.
    Médite ça, l’ampoulé 😉

    Add on : il n’y pas de Grande musique ou de Grande littérature dugland.
    Il y a des grands musiciens et des grands écrivains.
    A toutes les époques.
    Si tu franchissais le cap de la moitié du 20e, intellectuellement…, hein? Même ma grand mère est plus en phase avec notre époque et ses créations.

  10. Henri A says:

    Pour une fois, je suis d’accord mot pour mot ( à part Proust )avec J.
    James Brown était un génie comme Bach.
    Ce qui commence à me gêner sérieusement, triple œil, c’est de prendre Proust comme référence à chaque fois et Thierry embraye dessus souvent.

    Lui comme toi n’auront jamais le niveau d’un Proust, comme moi je n’aurais jamais le niveau des Beatles. On peut être consommateur d’œuvres de ce niveau, mais on aura jamais ne serait-ce que la petite idée de comment ces gens ont fait, même si on est du métier.
    ( Et ne me parle pas de ces minables analyseurs d’œuvres ! )

  11. 000 says:

    “il n’y a pas de Grande musique”

    il y a une différence entre la musique savante et la musique populaire.

    La musique savante se nourrit de matériaux issus de la musique populaire, mais construit une oeuvre qui la dépasse, beaucoup plus riche, propre à être approfondie.

    Génie du musicien à part, le genre qu’il emploie est déterminant pour l’oeuvre.

    Musique savante :

    “La musique savante est un terme général utilisé pour désigner un type de musique relatif aux traditions musicales impliquant des considérations structurelles et théoriques avancées. Il est tout particulièrement utilisé par opposition aux musiques populaires et traditionnelles.”

    “Le terme se réfère principalement aux musiques qui mettent un accent particulier sur les questions formelles de style et qui invitent à la déconstruction technique et détaillée et exigent une attention plus pointue de l’auditeur.”

    “Dans la musique savante l’identité d’une œuvre se définit par rapport à sa version notée plutôt qu’à une performance particulière.”

  12. J says:

    L’emploi de guillemets dans tes extraits ne m’impressionne pas.

    Je te laisse à tes médiocres considérations sur l’art et la culture…

  13. Bach / Brown says:

    “James Brown était un génie comme Bach”

    James Brown, c’est Bach réduit à son génie rythmique.

    Le génie de Bach dépasse de loin le travail du rythme, celui de Brown s’y arrête.

    Bach crée des mondes d’une richesse humaine incroyable, James Brown fait de la musique à danser.

    On voit là toute l’importance d’un génie qui s’inscrit dans un genre riche, à plusieurs dimensions,

    par opposition à un génie qui s’inscrit dans un genre pauvre et très limité, la dance music.

    Bach a créé dans pratiquement tous les genres et pour tous les instruments, Brown n’a quasiment pas fait autre chose que de la dance music.

    Pratiquement toutes les émotions et toutes les pensées humaines sont contenues dans la musique de Bach,
    l’horizon mental de Brown est incroyablement plus limité.

  14. #Lepeupledesconnecteurs Le manifeste cyborg http://is.gd/cwIAv

  15. RT @crouzet Le manifeste cyborg http://bit.ly/dCToNT

  16. RT @crouzet: Le manifeste cyborg http://bit.ly/dCToNT

  17. rosselin says:

    RT @crouzet Le manifeste cyborg http://bit.ly/dCToNT via @EricMainville

  18. at.ome says:

    RT @rosselin: RT @crouzet Le manifeste cyborg http://bit.ly/dCToNT via @EricMainville

  19. papin says:

    RT @ome_sas: RT @rosselin: RT @crouzet Le manifeste cyborg http://bit.ly/dCToNT via @EricMainville

  20. RT @crouzet: Le manifeste cyborg http://bit.ly/dCToNT

  21. PhilCyLaw says:

    RT @crouzet: Le manifeste cyborg http://bit.ly/dCToNT

  22. C’est un peu la même idée… dépassement. Mais j’ai pas lu le manifeste. Je vais le faire.

  23. Henri A says:

    Non triple croches, décidément tu ne devrais pas trop t’aventurer dans la théorisation musicale universelle !
    Tu essentialises à fond !
    Sans rien enlever à la complexité et à la profondeur de certaines œuvres de la musique classique, il y a pas mal de mythes dans ce monde.
    Je te signale que parmi une multitude de paramètres, le rythme est pratiquement le principal y compris dans la musique classique.
    Il ne faut pas confondre encore une fois ce qui est une question de gout avec une technique et l’histoire et son contexte.
    Une chose est de voir tout simplement une biographie de Brown ou de Bach, une autre chose est de comprendre un minimum ce qu’ils ont fabriqués.
    Par dessus le marché, tu fais de l’anachronisme : peut-on comparer et faire un classement entre Einstein et De Vinci ? Absurde. Ce sont deux génies, point.

  24. J says:

    Sans compter que cet imbécile ne semble pas pouvoir envisager qu’il y ait des gens qui apprécient Bach et Brown, comme on peut apprécier le bleu et le jaune pour des raisons différentes, ou sans raison d’ailleurs.

    Mais bon, tout est lubie et simplisme chez ce mec, enrobé de références pompeuses et de postures ampoulées.
    Pas un hasard si il fait dans sa culotte face à un Fink, c’est le même genre de coincés hermétiques et limités dans leur approche des choses par je le répète lubies et simplismes.

    Je crois que rien ne m’énerve tant que les simplismes enrubannés de sophistications ampoulées. 🙂

  25. 000 says:

    “parmi une multitude de paramètres, le rythme est pratiquement le principal y compris dans la musique classique”

    Pour toi la musique c’est seulement la musique !

    J’aime la musique en tant qu’art total.

    Le rythme n’est qu’un élément.

    Par exemple, quand Wagner écrit et met en musique la Tétralogie, l’Anneau du Nibelungen,

    c’est à la fois une musique,

    et c’est une histoire mythique du niveau d’un Tolkien, très proche de ce que sera plus tard le Seigneur des Anneaux.

    Dans une seule oeuvre, tu as à la fois la musique et la littérature.

    Idem pour la passion de Bach : tu as à la fois toute la puissance du texte et celle de la musique.

    Et Bach ne fait pas que jouer avec les rythmes : il traduit des pensées :

    sa musique pense et n’est pas qu’un jeu gratuit. C’est une expérience humaine totale.

    ça va plus loin que “Sex Machine”, ça.

    Je ne m’intéresse pas aux oeuvres qui ne sont que du génie technique sur le plan du rythme.

    Je ne m’intéresse qu’aux oeuvres totales, qui s’adressent à l’esprit total.

    La grande musique, c’est beaucoup plus que la musique ;

    comme la grande littérature, c’est beaucoup plus qu’un jeu avec la grammaire.

  26. L'art total says:

    (Au fond je ne m’intéresse pas aux musiciens qui ne sont que musiciens, je m’intéresse aux créateurs de mondes.

    Qu’ils utilisent la musique comme instrument, ou la littérature, ou l’image…

    Bach, Wagner, Proust, Bresson … ils se ressemblent entre eux, beaucoup plus que Bach ne ressemble à James Brown.

    Ils ont cherché l’oeuvre totale, qui réunit la pensée et les sens,

    et pas simplement l’oeuvre qui divertit le samedi soir pour se bouger le cul.

    James Brown est peut-être un génie du rythme, mais il n’y a chez lui aucune aspiration à l’oeuvre totale, et aucune création humaine d’envergure qui dépasse le divertissement de 3 minutes.)

  27. J says:

    Elle est facile, mais vraiment ce mec permet d’approcher l’essence de la Connerie et de l’Ignorance Totales.

    Dans le fond, si on y réfléchit un peu, c’est ce genre de mecs à la Fink qui sont les vrais ennemis de la Culture, pas le peuple non éduqué et qu’ils décrient se croyant eux si précieux et subtils.

    Je les conchie, aux côtés des maitres Mozart et Bacon, par amour de la Culture et de l’Art.

    Sur ce, à plus… 🙂

  28. Génie vs Ingéniosité says:

    @ henri CC-

    Tu ne pourrais pas donner l’intégrale James Brown à un jeune homme, en lui disant :

    “pendant cinq ans, tu n’auras que ça pour te former et comprendre le monde”.

    Alors que tu peux lui donner l’intégrale Bach, ou la Recherche de Proust, ou l’intégrale Wagner,

    et il trouvera dans ces oeuvres totales une somme capable de former un esprit presque complet, ayant des notions des grands problèmes humains, historiques, métaphysiques, politiques, artistiques…

    en plus de contenir une infinité de plaisirs émotionnels.

    Ces oeuvres totales sont traversées par tous les grands thèmes humains.

    Voilà ce que j’appelle le génie, la grande oeuvre.

    C’est très différent de l’ingéniosité dans une seule technique, comme la technique rythmique pour Brown.

    Tu confonds génie (esprit total et complet) et ingéniosité.

    C’est ce que je reproche à ta musique, d’ailleurs : c’est seulement de la musique : tu joues avec les sons, mais tu ne crées pas un monde, il n’y a pas d’histoires.

    Parce que tu es trop sceptique, blasé, ou par paresse, ou manque de volonté de le faire.

    C’est ta liberté de ne pas chercher l’oeuvre totale, mais comprends qu’il y a une différence entre ces grands créateurs totaux, et les simples artisans ingénieux dans une technique précise.

  29. Proust à propos de Balzac says:

    (Pour Proust, Balzac est devenu un génie le jour où, à partir d’histoires isolées et éparses, il a compris qu’il pouvait faire “La Comédie Humaine”, somme entremêlant tous les fils des destinées humaines, Bible des Temps Modernes englobant toute la société de son époque avec des personnages revenant comme des leitmotives.

    C’est cela qui donne une place exceptionnelle à Balzac, alors que dans le détail il n’est pas toujours génial, moins styliste que Flaubert.

    Idem pour Wagner découvrant en cours de chemin qu’il pouvait faire la Tétralogie.)

  30. J says:

    henri, j’ai noté que tu aimais les beatles.
    j’aime beacoup.

    tes albums ou morceaux préférés?

    j’ai un gros faible pour revolver et rubber soul notamment, avec pêtre Tomorrow never knows en premier ; ce morceau me fascine par son aspect envoutant dans le développement du rythme (itou 2000lights from home des stones) et la richesse des sons annexes.

    chez bach, moi c’est les claviers tempérés.
    je suis sûr que bach aurait aimé bosser avec lennon, et vice versa.

    quel âne ce triple0, il n’a rien compris ; et même pas noté que le 20eme a tout bouleversé dans la nature de l’art, via duchamps, warhol, et tant d’autres.
    pas dépassé les années 20, rien compris à ce qu’il s’est passé…

  31. Henri A says:

    “Tu ne pourrais pas donner l’intégrale James Brown à un jeune homme, en lui disant :

    “pendant cinq ans, tu n’auras que ça pour te former et comprendre le monde”.

    Alors que tu peux lui donner l’intégrale Bach, ou la Recherche de Proust, ou l’intégrale Wagner,

    et il trouvera dans ces oeuvres totales une somme capable de former un esprit presque complet, ayant des notions des grands problèmes humains, historiques, métaphysiques, politiques, artistiques…

    en plus de contenir une infinité de plaisirs émotionnels.”

    Ceci est complètement stupide et faux en plus !
    Il faudrait à postériori avoir des notions de beaucoup de choses pour se farcir l’intégrale d’un de ces mecs.
    C’est juste un problème d’ignorance de ta part.
    Résumer, Brown -> dance music -> rythmes
    C’est à peu près la même chose que :
    Bach -> beaucoup de notes -> musique froide
    Ou
    Wagner -> triple orchestre jouant à l’unisson -> musique bruyante et naïve.
    Proust -> meilleur écrivain que tout le monde a lu -> c’est bon, mais c’est une torture.

    C’est simple la vie. On est toujours le bof de quelqu’un d’autre.

  32. J says:

    🙂
    Je sais maintenant
    🙂

  33. Beatles et bois tendre says:

    “Il faudrait avoir des notions de beaucoup de choses pour se farcir l’intégrale d’un de ces mecs.”

    Tu recommences avec ta logique stupide de première année.

    Bien sûr qu’il faut un bagage pour comprendre ces oeuvres.

    C’est bien en quoi ces oeuvres sont des aboutissements, des oeuvres matures,

    tandis que les Beatles on comprend à 10 ans et les écouter encore plus tard n’a de sens que par nostalgie de l’enfance, ça ne nourrit plus au-delà de l’adolescence (comme U2), ce n’est pas assez dense.

    Les Beatles sont inférieurs à Bach : on en fait le tour beaucoup plus vite et beaucoup plus jeune, ensuite ça ne nourrit plus.

    Leur créativité n’est pas doublée d’une forte densité culturelle.

    C’est comme un bois tendre qui brûle vite, par rapport à un bois noble et dense qui donne de l’énergie longtemps.

  34. pythagor says:

    J’ai vu Joanna Newsom, la géniale harpiste chanteuse américaine, hier, à la Halle de La Villette, salle Charlie Parker. Roy Harper, auteur du légendaire manifeste folk “Stormcock” de 1971, faisait la premiére partie. M’étant trompé de salle, j’ai d’abord échoué à un concert de Steve Reich (Six Marimbas)interpété par des éléves du conservatoire. Plus tard seulement, un peu avant la fin de la troisiéme partie de l’oeuvre, j’ai réalisé mon erreur de parcours et trouvé le bon endroit. De ce tour et détour musical, je n’ai retenu que la fragilité des lignes dérriére lesquelles écritures savantes ou populaires sont arrétées.

  35. J says:

    Bien entendu! 🙂

    Ces lignes artificielles ne servent qu’à asseoir la suffisance des esprits médiocres.

  36. Culture Haribo says:

    “la fragilité des lignes dérriére lesquelles écritures savantes ou populaires sont arrétées.”

    La belle découverte !

    Toute classification a des frontières floues.

    Il n’en reste pas moins que la différence est énorme entre “Imagine” des Beatles et une symphonie de Mahler.

    Dire que “Imagine” est du même niveau que la symphonie de Mahler, c’est de la connerie populo.

    Avec ce raisonnement on arrive à TF1, et on explique qu’il n’y a pas besoin de soutenir la culture, puisque la culture n’existe pas, tout est culture.

    Comme de dire qu’un bonbon Haribo est aussi nutritif que la gelée d’Aloe Vera.

    D’un côté on a une sucrerie niaise et vide, de l’autre un concentré des éléments les plus nutritifs que la terre porte.

    On peut aimer les bonbons Haribo, mais reconnaître que c’est extrêmement pauvre et qu’il faut autre chose pour se développer.

  37. pythagor says:

    Etrange ce mot artificiel pour décrire non une pensée, mais un corps se deplaçant d’une idée à recevoir à une autre. Mais j’oubliais … Bach ne transpirait que le génie, n’est-ce pas ?

  38. J et les éjaculateurs précoces says:

    “J” ressemble à une femme qui n’a connu que des éjaculateurs précoces, et qui ne sait pas ce que c’est qu’un bon coup.

    Elle présente à ses copines ses amants éjaculateurs précoces, et ne comprend pas leur ennui.

    Quand on a connu les grandes voluptés artistiques, un truc comme les Beatles c’est vraiment de la piquette insipide. La volupté d’un opéra de Wagner est incomparable.

    Bien sûr on ne peut pas toujours vivre à un niveau maximal d’émotion, alors on prend du plaisir de temps en temps à des trucs plus légers. Mais on reconnaît que ce n’est pas du même niveau.

    Comme le plaisir qu’on prend à une petite promenade dans un parc, mais qui n’a rien à voir avec l’émotion de l’ascension de l’Everest.

  39. J says:

    Oui, j’ai bien employé le mot “artificiel”, par rapport à ce que vous avez écris : ”De ce tour et détour musical, je n’ai retenu que la fragilité des lignes dérriére lesquelles écritures savantes ou populaires sont arrétées”.
    Il pourrait faire débat ce mot cela dit, il devrait même, mais certainement pas de la manière dont certains médiocres pseudosapiens le font ici.
    Avec peut être pour alimenter tout ça les idées et oeuvres de Duchamps et Warhol que j’évoquai récemment, je trouve qu’il s’est passé quelquechose de fondateur pour la culture là…

    Vous aimez Reich, j’ai découvert cette courte interview de De Roubaix qui parle de la musique contemporaine. J’ai trouvé cela très juste, cette distinction faite entre musique contemporaine et musique de recherche.
    http://www.dailymotion.com/video/x3r7tv_francois-de-roubaix-les-musiciens-d_music

    rajout pour le fat triple0 qui vient de s’adresser à moi, et qui représente je crois bien la quintessence de l’ignorance et de la suffisance : mais pourquoi donc n’as tu pas la capacité intellectuelle de simplement constater que dans les faits bien des gens de grande intelligence et culture sont capables d’aimer autant les beatles que bach, ou brown que malher?
    ce simple fait devrait te pousser à être moins con et pauvrement précieux, non? 🙂

  40. pythagor says:

    En fait je n’aime pas trop Reich. Par contre De Roubaix m’emballe. Comme quoi …

    PS : Au fait, ceci est première conversation sur le net. Hé oui, tellement de retard ! Je regrette et ne regrette pas. Je vais y penser en écoutant je ne sais pas trop quoi.

  41. J says:

    Bienvenu en ligne alors 🙂

    De Roubaix…
    Emballant, pour sûr!

    Un des pères spirituels ici peut être bien, l’attachant Scott Raymond :
    http://www.youtube.com/watch?v=p2aG9POEPEU

  42. J est une midinette says:

    “Duchamps et Warhol”

    De la sous-culture sans aucun intérêt.

    C’est la culture coca-cola.

    Warhol et les Beatles : on croirait entendre les références culturelles d’une gamine de 17 ans.

  43. J says:

    🙂 quel âne…

  44. Beati pauperes spiritu says:

    “quel âne…”

    Tu as enfin un éclair de lucidité sur toi-même. Ab imo pectore.

  45. 111...mise à jour says:

    Vouloir imposer à quelqu’un de n’écouter qu’une seule musique ne montre pas que cette musique est supérieure. Cela montre seulement que celui qui veut imposer cela à quelqu’un d’autre est un être suffisant, ou bien écoute la musique de manière suffisante.

    Qu’un être suffisant comme Wagner veuille nous imposer toute sa chasse à cour du ring en reprenant simplement les Edas, ne signifie pas qu’un Sibélius, qui, lui, a fait un vrai travail sur les mythes de son pays au niveau musical doive faire de même.

    Bach non plus n’avait pas pour ambition d’imposer sa musique aux quatres coins de la Terre. Si, comme certains le pensent ici, sa musique se suffit à elle-même, point n’est besoin de l’imposer de façon aussi péremptoire, même ses interprêtes le jouent au lieu de l’imposer.

    Apporter son oeuvre à l’édifice musical signifie bien autre chose que de supporter un compositeur comme on le ferait d’une équipe de foot.
    A bon entendeur…

  46. Politique culturelle says:

    “Vouloir imposer à quelqu’un de n’écouter qu’une seule musique”

    Il n’a jamais été question de cela. J’écoute aussi la musique populaire, la pop, etc.

    Il s’agit simplement de reconnaître la différence entre les Beatles et Bach ou Wagner.

    Tout n’est pas égal.

    Une musique de divertissement comme les Beatles n’a pas la densité culturelle de la Tétralogie de Wagner.

    Et l’enjeu c’est notamment la politique culturelle :

    certaines oeuvres ont besoin d’être soutenues, au nom d’une certaine idée de la civilisation.

    Les grandes oeuvres culturelles n’émergent pas avec le simple soutien du public, d’où la nécessité des subventions d’Etat (autrefois les subventions par les Princes).

    Parce qu’un monde qui ne produirait que les Beatles et James Brown, et ne produirait plus Wagner et Bach, ce serait problématique.

    Wagner et Bach n’ont jamais été financés par le seul public : ils dépendent d’un système où, au nom de la culture, on finance des oeuvres exigeantes et non rentables.

    Pour financer un créateur qui n’est pas rentable, il faut commencer par reconnaître qu’il a une importance culturelle supérieure aux Beatles qui émergent spontanément sans aide.

  47. Le cas Wagner says:

    “toute sa chasse à cour du ring”

    L’importance de Wagner dépasse de beaucoup sa lecture au premier degré.

    Wagner, c’est aussi le contre-Wagner de Nietzsche.

    Une somme qu’on ne finit pas d’interroger.

    Nietzsche n’aurait pas écrit un “Contre James Brown”, car James Brown est trop creux pour être une question de civilisation.

    On ne peut pas prendre James Brown au sérieux : c’est du divertissement et rien d’autre.

    Nietzsche a pris Wagner au sérieux, parce qu’il avait une telle dimension, parce que Wagner est un “cas” qui se pense quand on s’interroge sur l’humanité, sur ce qu’est l’homme, sur les mythes fondateurs, sur la société moderne, sur le but.

  48. Nietzsche sur Wagner : On a beau faire, il faut commencer par être wagnérien says:

    Nietzsche :

    “où trouverait-il [le philosophe], pour le labyrinthe de l’âme moderne, un guide mieux initié que Wagner, un plus éloquent connaisseur d’âmes ?

    Par Wagner la modernité parle son langage le plus intime : elle ne dissimule ni son bien ni son mal, elle a désappris toute pudeur devant elle-même.”

    « Wagner résume la modernité. On a beau faire, il faut commencer par être wagnérien… »

    Le Cas Wagner
    Un problème musical
    Friedrich Nietzsche
    traduit par Henri Albert (sans i)



    Que le philosophe le plus moderne et le plus important du XIXe siècle se soit intéressé à Wagner, cela montre son importance.

    Le plus grand philosophe du siècle suivant ne se sera pas intéressé à James Brown.

    James Brown est un non-événement culturel.

  49. Henri A says:

    Triple phases :
    Tu es un passéiste ( ce n’est pas péjoratif ), c’est une question de gout.
    Pour fabriquer des Wagner, Bach, etc…Il fallait un certain contexte qui n’existe plus aujourd’hui, on peut le déplorer mais les choses bougent ( dans un sens ou dans un autre ).
    Les périodes sont relativement courtes et les progrès techniques sont rapides.
    L’émergence d’ humains doués a existé, existe et existera quelque soit l’époque. Fabriquer une époque pour assister à un genre d’humain doué est une chimère. Il n’y a plus de Bach contemporain ? Il n’y a encore moins de Nietzsche. Qui va décider d’aider tel ou tel artiste par rapport à une “certaine” qualité ?

    Ps : Un bon musicien entend plus de choses, de façon plus profonde qu’un non musicien éclairé.
    Nietzsche jouait du piano et a composé des trucs.

  50. Football Time says:

    “Il fallait un certain contexte qui n’existe plus aujourd’hui”

    Absolument.

    Mais on a le droit de lutter contre cela, non ?

    Au cours de l’histoire, certaines périodes avaient un tel contexte, suivies d’autres sans contexte.

    Ce n’est pas une évolution définitive, c’est cyclique.

    Il y a des périodes de Renaissance, où la culture est au centre de tout, où la vie créative est forte.

    Et des périodes où c’est le foot, les jeux du cirque populaire, qui occupent ce terrain.

    Il n’y a pas de fatalité, il y a aussi une forme de lobbying.

    Aujourd’hui le lobbying du foot et de TF1 l’emporte, mais demain on peut avoir une nouvelle Contre-Réforme qui amène autre chose.

    Truqueur pour truqueur, je préfère Wagner à Zidane, comme expression de la modernité manipulatrice d’un temps.

    Qu’est-ce qu’il restera de Zidane dans 100 ans ? On écoute toujours Wagner.

    Le foot engloutit un argent qui ne crée rien, qui ne laisse pas de trace.

    Sans les obligations d’Etat, Canal + ne financerait plus le cinéma, et donnerait tout au foot.

    Financement stérile. Un match de foot ne se revoit plus, il est englouti dans l’immédiateté, comme un cornet de glace.

  51. J says:

    @111…mise à jour

    Toutes mes félicitations pour cela.
    En effet, cette suffisance doublée d’une étroitesse des sens et de l’intelligence, qui débouche sur une espèce d’intégrisme borgne est pathétique.

    Si TripleNul ne faisait que décliner cette état d’esprit médiocre aux arts, on pourrait effectivement parler de passéisme comme le fait Henri, voire de mentalité de vieux con.

    Le problème, c’est que cette suffisance et cette étroitesse d’esprit sont le lot commun de tous ses propos, qu’il parle de politique, d’organisation sociale, d’internet, ou de tout.

    C’est donc non seulement la marque d’un esprit suffisant et étroit, mais celui d’un esprit médiocre dont les connaissances étalées pompeusement à donner la nausée ne suffisent pas à masquer la véritable nature, celle des mi-savants.

  52. Baillements 2.0 says:

    @ J

    La sorte d’esprit qui te fait considérer comme indifférent qu’une époque produise Wagner ou James Brown,

    sans voir la différence,

    montre assez que ce que tu dis m’importe guère.

    Tu ne fais qu’exprimer l’absence de sensibilité qui caractérise la masse, rien que de très banal.

    Tu bailles en lisant Proust, comme la majorité des beaufs, la belle affaire !

    C’est pas une découverte, que Proust fasse bailler les beaufs !

    Ta suffisance à considérer que ton goût spontané ne justifie pas une politique culturelle différente, montre qu’une politique culturelle ne peut pas reposer sur le goût spontané de la masse et ses baillements.

    Tout ce que l’histoire retient comme grands noms artistiques a été financé par des princes ou des institutions, contre le peuple qui baillait.

    Quand la création ne nécessitait pas de financement (écrivains, peintres), ce sont encore les princes et les institutions qui, les premiers, ont reconnu la valeur de ces créations, quand le peuple majoritaire continuait de bailler.

    Tes baillements spontanés justifient à eux-seuls la nécessité d’une politique culturelle inverse.

    Ce n’est jamais la majorité qui soutient la grande création. Elle n’existe que par un système de rentes ou de subventions élitistes.

  53. 111 says:

    @J :
    Un peu comme la famille Wagner à Bayreuth.
    On a pu voir la petite dictature au niveau production que ça a donné là-bas. Le summum de l’immobilisme… Auquel Boulez s’est très bien acclimaté d’ailleurs.
    Encore heureux que cela ne se soit pas étendu à tout le monde de la musique.

  54. J says:

    Confondent Culture et Mémoire, Richesse et Sophistication, Intelligence et Citation : sont nuisibles à la création culturelle.

    LA culture et les artistes crèvent un peu dans ce pays depuis quelques temps, étouffés par ces pompiers du goût…

    Une des domaines dans lequel c’est criant, c’est le cinéma qui sort de la Femis. Bonjour effectivement la dictature de l’immobilisme et de la culture ciné considérée comme un exercice précieux récitatif et… de facto stérile et chiant comme la mort.

  55. 111 says:

    …Parlent de ce que l’histoire retient avant qu’elle n’ai terminé son travail…

  56. J says:

    J’en suis un jour arrivé à la conclusion que comme le peuple le plus simple qui semble avoir comme besoin qu’on lui montre un peu quoi aimer, chez eux ils ont besoin pour aimer que la chose aimée ait été validée par le corps social.

    Forcément, ils ne sont pas à l’aise avec tout ce qui n’a pas minimum un demi siècle et n’a pas été adoubé par les poussiéreux de la Comédie Française ou autre.

    Bref, d’excellents gardiens de musée… incapables de saisir la qualité des oeuvres pour ce qu’elles sont en tant qu’oeuvres, simplement, par goût et qualité du jugement artisitique.

    Ces gens là ont depuis toujours été des boulets pour les créateurs.

  57. 111 says:

    “semble” est le mot juste :
    Il s’agit de ne pas confondre entre “le peuple” et les spectateurs…

  58. J says:

    Hum. Oui.
    Mais je crois aussi qu’il y a quelquechose comme ça quand même chez le peuple, mot peuple compris comme la majorité des gens, la masse, ni plus ni moins : un besoin de guides, de grilles de lectures proposées par d’autres.

    Et si j’ai utilisé cet exemple de peuple le plus simple c’était par rapp à l’autre ampoulé suffisant, qui sans arrêt stigmatise le peuple pour sa connerie et son manque de goût, en se mettant en avant comme le parangon de la subtilité et de la richesse intérieure.
    Or comme je l’ai écris, dans le fond, ce besoin de cadre se retrouve chez ces précieux ou suffisants dans le genre de 000, incapables de partir à l’aventure des arts non encore validés par l’histoire et les institutions.

    Bon, ceci dit, ce personnage qui m’indispose intellectuellement et moralement a déja assez suscité de posts, non?

    Au plaisir 111…

  59. 000 says:

    “incapables de partir à l’aventure des arts non encore validés”

    C’est sûr que tes goûts sont drôlement aventureux :

    James Brown, les Beatles, Warhol, le cinéma américain…

    Ce n’est rien d’autre que le politiquement correct et le pré-maché actuel,

    qui passe en boucle sur toutes les chaînes TV et radio du monde.

    Comme aventure de l’art et force de caractère, on fait mieux.

  60. J says:

    Incommensurable abruti, j’ai évoqué aussi mon gout pour Bach, par exemple.

    Tu représentes la lie des culturés avec un baton dans le cul et fiers d’eux mêmes…

    Ferme la tu veux… Je ne tiens pas à échanger avec des ignares prétentieux tels que toi.

    Stop.

  61. pythagor says:

    Richard Wagner, c’était pas ce type qui jouait dans le feuilleton “l’amour du risque” avec stéfanie Powers ? Je savais pas, moi, qu’il avait aussi fait de l’opéra ! Je l’ai jamais entendu chanter, mais je suis sûr que ça doit être bien. J’aimais beaucoup le générique du feuilleton. Je crois que ça faisait : “L’amour du risque, la la la la la la, l’amour du risque, la la la la la la …”

  62. Stop says:

    “j’ai évoqué aussi mon gout pour Bach”

    Oui, encore un nom aventureux !

    Avec James Brown et Bach,

    tu as un flair tout particulier pour dénicher des artistes d’avant-garde que les conservateurs ignorent…

    Heureusement qu’il y a des mecs comme toi pour mettre en avant les ignorés du médiatiquement correct !

  63. J says:

    Le sujet n’était pas les con servateurs mais les cons doublés de suffisance…

  64. Vive la FEMIS says:

    “les cons doublés de suffisance”

    Chacun est obsédé par lui-même.

    Tu es obsédé par la suffisance, parce que tu es le mec le plus suffisant qui se soit exprimé sur ce blog.

  65. J says:

    J’ai dis ce que je voulais dire.

    Ceux qui lisent les propos de ce fat auront noté la médiocrité intellectuelle, la puanteur idéologique sous jacente, et je le répète la suffisance de l’ensemble.

    On ne va pas y passer l’année, comme on dit.

    Ciao.

  66. 000 says:

    “J’ai dis ce que je voulais dire.”

    Amen.

    Ainsi parlait Jagoravoxa.

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