Dans le but de réinventer une économie de la presse, tout le monde tente des expériences en tout sens. À vrai dire, tout le monde tente tout et n’importe quoi. Certains comprennent même tout de travers.

Être dans le flux semble une préoccupation importante : laisser l’information s’écouler par tous les pores. J’ai clamé que nous devions inventer un Web sans site Web. Quelques étudiants en journalisme ont sans doute sans m’avoir lu tenté l’expérience avec Berlin Kultur Lab. Comme beaucoup de gens en parlent, ils ont réussi leur coup, je veux dire marketing.

Regardons de près ce qu’ils ont fait. Ils ont commencé par éviter le plus gros piège : publier leur reportage sur un site d’actualité pure player. Ces espèces de trous noirs voudraient avaler tout le Web informatif (comme Facebook et Google dans d’autres domaines et à une autre échelle), devenir d’incontournables points centraux d’un univers censé être pour la première fois dans l’histoire humaine décentralisé. Les entrepreneurs derrière les pure players diront que telle n’est pas leur intention. Pourtant ils ne réussiront à devenir incontournables qu’aux dépens de la blogosphère décentralisée. Ils ne peuvent survivre à côté d’elle, avec sa concurrence, vu leur structure de coût, datant du capitalisme conquérant.

J’ai souvent attaqué ces formes de régression conceptuelle, comme j’attaque Apple qui nous ramène au Minitel. Quand le Web ne nous permet pas de faire ce que nous faisions avant le Web (monétiser l’information), beaucoup de gens tentent de revenir avant le Web plutôt que de passer au-delà (et d’inventer de nouvelles manières de vivre). Exemple : je ne vois pas de quoi s’enthousiasmer devant le succès de The Huffington Post, une entreprise capitalisée comme les autres (dans un monde capitaliste agonisant). Que nous soyons encore capables de faire des journaux à l’ancienne, avec quelques aménagements pourquoi pas, la véritable question c’est d’en faire à la mode d’aujourd’hui, c’est-à-dire avec une approche qui privilégie la décentralisation, et avec elle l’individuation (ce n’est pas le sujet aujourd’hui).

J’avoue que le passage de la limite n’est pas tous les jours simple à vivre, mais quel intérêt de singer ce qui ne peut plus marcher, sinon illusoirement dans les yeux de tous ceux qui ont peur aussi de franchir la limite.

Nos jeunes journalistes, faisant preuve de lucidité, ont donc décidé de publier autrement leur reportage. À leur place, tous ceux qui sont peu sensibles à l’idée de flux, auraient créé un blog pour héberger le reportage. Ringard ! Un blog est encore trop centralisé, trop ancré dans le cyberspace, il est vulnérable et, au fond, incapable de faire naître un jour un quelconque mouvement d’émancipation, surtout dans les pays où la liberté d’expression est menacée. Pas de blog donc.

Une autre solution s’est imposée. Publier les différentes parties du reportage : textes, images, vidéos et sons, sur différentes plateformes de diffusion spécialisées comme Flickr, Dailymotion, Soundcloud… Super original ! Impressionné.

Stop. Si vous aviez créé un blog où auriez-vous enregistré vos vidéos ? Sur Youtube ! Vous auriez fait exactement la même chose à peu de choses près. Avoir évité le blog n’a fait que vous imposer de créer une page fan sur Facebook, un compte Twitter et Netvibes. Vous avez gagné quoi ? Le risque que Facebook vous censure comme pour le groupe de boycott de BP ?

Éparpillé des morceaux d’un reportage sur différentes plateformes elles-mêmes centralisées n’a résolu aucun problème, sinon de vous éviter de créer votre site. Vous n’avez même pas économisé de l’argent (et sans doute pas de temps). Vos contenus n’ont pas plus de raison de s’écouler de cette façon que d’une autre (sinon par un effet de buzz qui reste de circonstance).

À la rigueur, vous auriez dû republier partout, sur tous les services de diffusion, avec un acharnement de spammeur méticuleux. Même ainsi vous n’auriez fait que tendre vers la fluidification. Cette dernière n’est envisageable que si votre reportage pouvait se propager de lui-même d’internaute à internautes, à travers tous les outils existants, mais sans être stocké sur aucun en particulier. De cette seule façon, vous vous seriez réellement affranchi non seulement de votre site Web, mais des autres sites Web, qui n’auraient été que des vecteurs providentiels et provisoires.

Il existe une vieille technique pour aboutir à ce résultat : le mail avec les pièces attachées. Mais avec des objets lourds comme les vidéos, ce n’est guère jouable. L’autre solution : le P2P… qui, et ce n’est pas un hasard, enrage tous les tenants du vieux capitalisme (ils ont réussi à nous le faire oublier). S’il se développait comme il le devrait, comme la logique technique le voudrait, il nous offrirait une solution. Chacun de nos ordinateurs hébergerait une partie de votre reportage qui dès lors, effectivement, ne serait plus attaché à un quelconque lieu du cyberspace, mais s’y propagerait.

OK, si vous aviez diffusé un reportage en P2P (zippant vos contenus et les transformant en souche torrent, pas plus difficile que publier sur Flickr), personne n’aurait parlé de vous. Pourtant, vous auriez dû adopter cette stratégie pour essayer de penser l’avenir du journalisme et, en même temps, l’avenir de la liberté d’expression. Par exemple, au passage, vous auriez pu dénoncer l’hypocrisie des opérateurs qui, sans raison technique, nous offrent un débit en upload presque toujours dix fois inférieur à notre débit en download. Personne ne veut que chacun de nous soit réellement un émetteur. Or le flux ne se développera qu’à cette condition, qu’au prix d’une décentralisation généralisée des points de diffusion.

Je ne veux pas accabler nos jeunes journalistes. Ils ont démontré une bonne maîtrise des outils d’aujourd’hui. Il faut féliciter leurs professeurs. Mais je m’énerve contre ceux qui l’affaire d’une seconde dans le flux du temps réel ont trouvé leur idée géniale sans un instant prendre le temps de faire tourner leurs neurones.

Nos jeunes journalistes, consciemment ou inconsciemment, ont mis le doigt sur un des goulets d’étranglement du modèle informatif actuel. Leur solution n’en est pas une, mais elle a le mérite de nous montrer qu’il faut en chercher une, surtout quand de gros nuages noirs approchent à l’horizon.

On ne s’affranchit pas d’un blog en se rendant dépendant de dix services hypercentralisés.

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91 comments

  1. J says:

    Intéressante la manière dont tu jauges cette expérience, en ayant un regard critique ce qui est trop rare.

    Mais, je me permets :), il y a un “défaut” toujours à l’oeuvre chez toi et qui fait que si ton regard est critique il est à mon avis trop tranché et oublie ce qui constitue des avancées mêmes partielles ”dans le bon sens” :

    Tu jauges tout par rapport à un idéal de décentralisation.
    En faisant cela, tu oublies que cette expé est tout de même une avancée CONCEPTUELLE par rapport à la publication d’un reportage sur un site en ligne que qu’il soit, avancée qu’on peut résumer par “distribution affirmée comme un acte des contenus d’un reportage en plusieurs lieux” ; ce qui tend conceptuellement vers le P2P plutôt que vers le site en ligne…

    D’autre part, tu oublies les HUMAINS ; les interfaces de navigation dans les flux P2P sont trop inadaptées aux habitudes cognitives des générations en présence par rapp à l’information pour que diffuser ce reportage en seul P2P lui apporte une visibilité satisfaisante.
    Et tu surenchéris en tançant ces jeunes qui auraient pensé marketing, ce qui n’est pas très bien vu je trouve. N’oublie pas que du marketing tu en fais ici tout le temps, sauf que tu l’appelles propulsion.

    Bref, tu ne laisses pas le temps au temps (tu sais bien que nous sommes à l’âge de pierre du net…!), et en te focalisant sur des états parfaits tels que tu les souhaites tu sous estimes à mon avis les avancées conceptuelles de toutes ces expériences, Huffington y compris.

  2. D'accord ou pas? RT @crouzet Presse : une bonne mauvaise idée – retour sur Berlin Kultur Lab http://bit.ly/ch6dpd

  3. Iza says:

    Super cette expérience ! j’aurais voulu être le prof !

    J tu fais comme d’hab le difficile, Thierry pointe les points faibles mais aussi les points forts, avec sa provoc habituelle.

    Moi, j’applaudis, parce que c’est très exactement la logique d’assemblage (comme dirais Loïc Haÿ, un autre de mes gourous 😉 que j’essaye de transmettre dans mes interventions péda.

    Ton approche Thierry (tes critiques), c’est en quelque sorte le niveau 2, là où nous devons tourner notre regard et notre effort, conceptuel justement.

    ça n’enlève rien à la pertinence de l’expérience proposée. C’est juste une étape… voyez ce que je veux dire …

  4. cmic says:

    RT @crouzet: Presse : une bonne mauvaise idée – retour sur Berlin Kultur Lab http://bit.ly/ch6dpd

  5. J says:

    C’est pire que Meetic ici 🙂

    Il y la love story déraisonnable de henri pour triple, celle de iza gourouïfique pour thierry. 🙂

    Je ne fais pas le difficile, mais bon tu n’as qu’à me relire ; c’est tc qui fait le difficile au contraire, ce que je pointais justement.

  6. Monoparamétré says:

    “Avoir évité le blog

    Publier les différentes parties du reportage : textes, images, vidéos et sons, sur différentes plateformes de diffusion”

    Euh…. Et ceci :

    http://berlinkulturlab.tumblr.com/

    ce n’est pas un blog où ils centralisent leur reportage ?

    On y trouve le texte, le son, les images, les vidéos dailymotion…

    Tout rassemblé.

    Bref, rien de nouveau sous le soleil.

    Ils ont fait un blog, ils ont posté leurs vidéos sur Dailymotion…

    Exactement comme on faisait avec nos blogs en 2006 : on avait le blog, + un compte dailymotion etc.

    Je ne vois pas la nouveauté, à part avoir inventé un discours marketing pour présenter comme neuf un truc vieux.

  7. Michelle says:

    D’accord avec Monoparamétré. Le “pas de blog, pas de site web” est un discours marketing bien huilé, la plupart des tweets reprennent l’info sans vérifier. Tumblr est une plateforme de blogs, sympa d’ailleurs, très facile à utiliser.

  8. Monoparamétré says:

    Oui Tumblr c’est comme WordPress et Hautetfort, une plateforme de blogs.

    Je ne vois pas la différence avec ce que faisaient les militants politiques pour la campagne de 2007.

    Il y avait déjà usage, en plus du blog centralisant le contenu,

    de Flickr,
    de Dailymotion,
    + un compte MySpace pour la promo sociale (avant Facebook)
    + Netvibes…

    L’usage de la panoplie complète a au moins 3 ans d’existence.

  9. narvic says:

    Thierry, c’est une ex-pé-ri-men-ta-tion. Réalisée avec les moyens techniques disponibles aujourd’hui, par des jeunes qui ont mobilisé des compétences en rédaction, réalisation image et son… mais pas en développement informatique.

    Proposes-toi pour te joindre à leur équipe dans leur projet suivant : tu as les compétences techniques qui leur manquent, pour fabriquer cet outil que tu appelles, mais qui pour l’heure n’existe pas. 😉

    Comme dit J, pour de futurs journalistes, ça traduit tout de même une évolution conceptuelle très intéressante.

    @Monoparamétré l’usage tumblr est en effet une petite faiblesse du projet, qui est d’ailleurs reconnue par celui qui en fait la présentation pour RWW.

  10. lOurs says:

    Salut,

    D’autant que tout mettre sur des plates-formes telles que YouTube zet autres c’est tout de même gérer du contenu de site, travail de webmaster non rémunéré au bénéfice des “gros du net”. Ce procédé d’arrosage des médias, désormais classiques, du web n’a rien de nouveau ni d’expérimental, même l’industrie (pas d’autre mot) de la publicité pour nous faire croire à du “naturel” les utilise.

    Ces futurs journalistes me parraissent déjà bien formatés…

  11. Monoparamétré says:

    @ narvic

    Peux-tu me dire où est la différence avec ce qu’on faisait en 2006 ?

    Si je prends leur présentation :

    “un dispositif totalement original utilisant les plate-formes de contenus et les réseaux sociaux”

    En fait ils font ce que les militants faisaient en 2006.

    On pouvait consulter le compte Dailymotion sans passer par le blog.
    On envoyait des bulletins sur MySpace.
    On avait les photos sur Flickr
    etc.

  12. Barbier sur Dailymotion says:

    Et cela fait aussi très longtemps que les médias sont éclatés sur tous les réseaux sociaux.

    Tu peux consulter tous les éditos de Christophe Barbier en vidéos directement sur Dailymotion, sans passer par le site l’Express, etc.

  13. narvic says:

    Arrêtez votre char tous et montrez-le moi ce reportage journalistique collectif et multimédia (texte, photo, son et vidéo), construit comme un réseau (des atomes assemblés par des liens hypertexte) et dont la diffusion en ligne est totalement éclatée, et qui existerait depuis que le web est web !

    Cherchez bien…

    Vous vous focalisez sur la question technique de l’hébergement des contenus, alors que ce qui est le plus intéressant dans l’affaire est cette construction éclatée de l’écriture de ce contenu, qui forme néanmoins un tout.

    Note: ils sont en 2e année de Master, ils n’ont même pas 20 ans !

  14. Le Monde, L'Express, et peut-être même Mathusalem says:

    “ce reportage journalistique collectif et multimédia (texte, photo, son et vidéo), construit comme un réseau (des atomes assemblés par des liens hypertexte) et dont la diffusion en ligne est totalement éclatée, et qui existerait depuis que le web est web !”

    je réécris la chose sans le formatage marketing auquel tu te laisses prendre :

    “un reportage journalistique publié sur un blog,
    avec du texte, des photos, du son et des vidéos.

    Les articles de Tumblr sont composés à la main: ce n’est pas un contenu rassemblant automatiquement des atomes externes.

    Les contenus multimédias utilisent les plateformes d’hébergement : dailymotion, flickr.

    La promotion est faite par les réseaux sociaux : twitter et facebook.

    Un fil RSS est disponible sur Netvibes.”

    Bref : Le Monde, LExpress etc font la même chose depuis des années.

    Le Monde est présent sur Dailymotion, sur Facebook, sur Twitter.

    Les articles du Monde.fr sont aussi, de plus en plus, du contenu agrégé de différentes plateformes, usage de Dailymotion notamment.

    Simplement personne n’a eu le culot d’inventer un jargon marketing pour présenter l’usage de Dailymotion comme un concept novateur.

    L’usage de Dailymotion par les médias a pour premier avantage une économie de bande passante : ça coûte cher d’héberger une vidéo sur son propre serveur.

    Donc ils font ça depuis des années par économie.

    + un effet de viralité, bien connu depuis des années aussi.

    Dailymotion a même créé les comptes “officiels” pour ce genre de pratique de publication éclatée par les grands médias. C’est dire si ce n’est pas neuf.

  15. 111 says:

    En fait pour les textes d’un article j’avais déjà pensé à un moteur d’analyse qui irait rechercher chaque mot, voire chaque lettre, dans tous les autres textes du web pour reconstituer l’article :

    tu tapes ton article original dans le logiciel. Celui-ci, à chaque mot, trace une correspondance avec des pages de divers sites (le même mot dans plusieurs sites différents). Si un site est hébergé dans un serveur bloqué, il va chercher le mot dans les autres, et ainsi de suite jusqu’a ce que tes pages soient reconstituées chez celui qui a ajouté le module – qui va avec le logiciel – à son navigateur.

    Impossible de savoir quels mots sont visés par celui qui écrit le texte, impossible d’éteindre le web tout entier.

    Ca ne fonctionne probablement pas avec d’autres types de contenus, mais dés que j’ai appris qu’il pouvait y avoir d’autres protocoles web que le HTTP, je me suis dit que c’était surement là une clef importante d’internet.

    sinon: “opérateurs qui, sans raison technique, nous offrent un débit en upload presque toujours dix fois inférieur à notre débit en download. Personne ne veut que chacun de nous soit réellement un émetteur.”
    C’est la première chose qui m’est venu à l’esprit, au premier mois de connection à internet. Passé cette surprise, je suis tombé sur le marché de l’hébergement, et là je me suis dit: le web est mort.

    C’est un peu plus tard que j’ai découvert que tout ce petit monde était centralisé sur HTTP, après avoir échappé à la première tentative d’une certaine université de s’accaparer le traffic serveur.

    🙂

  16. Un nouvel article, celui-ci critique, à propos de notre projet : http://bit.ly/bsm7Zy (par @crouzet)

  17. 111 says:

    Sinon, tout le reste n’est qu’une réplique de la ferme de contenus…
    🙂

  18. RT @BerlinKulturLab: Un nouvel article, celui-ci critique, à propos de notre projet : http://bit.ly/bsm7Zy (par @crouzet)

  19. narvic says:

    @ip3

    Moi aussi je vais me répéter : montre les moi tous ces reportages construits de cette façon que tu lis partout. Moi, je prétends qu’ils n’existent pas.

    La seule forme de reportage existant qui s’en rapproche, ce sont des web documentaires tels que Prison Valley, construit sur ce même principe d’agrégation d’éléments multimédias ne se lisant pas de manière linéaire. Sauf que Prison Valley est entièrement encapsulé dans une interface en Flash, et non pas dispersé sur le web.

    C’est la première illustration concrète, que je connais, utilisant autant de médias et de plates-formes différents de cet “article en réseau” qu’imaginait Jeff Jarvis il y a plusieurs années déjà.

    On en a vu des ébauches utilisant le “format blog” comme pivot pour construire un reportage éclaté comme une succession de billets interactifs (BBC, NYT ou même blogtrotters en France), mais jamais un projet coordonnant le travail de 36 personnes sur une semaine s’exprimant simultanément par le texte, la photo, la vidéo et le son, et restitués comme un réseaux d’éléments autonomes inter-reliés..

  20. RT @BerlinKulturLab: Un nouvel article, celui-ci critique, à propos de notre projet : http://bit.ly/bsm7Zy (par @crouzet)

  21. Il me semble avoir été clair. Il y a d’un côté la volonté de ne pas créer de centre de diffusion (si je comprends bien), il y a de l’autre la mise en oeuvre (qui passe par des centres). J’apprécie la volonté, je trouve le discours sur ce qui a été réalisé un peu trop marketing.

    Côté originalité de la démarche. Si c’est parce que c’est la première fois que des journalistes le font en nombre qu’il faut crier à la nouveauté, alors je m’incline. Mais je me fiche de qui le fait pour la première fois (dans telle ou telle profession).

    Quand en 2006 j’interviewe Chouard sur Daylymotion, que je publie des articles sur son histoire sur mon blog et en même temps dans un livre… (et en plus je fais des graphiques :-)) je ne prétends pas être journaliste mais c’est déjà un peu la même chose. Non? OK là ils sont plusieurs…

    En fait le Web 2.0 avec faible bande passante en upload nous condamne à cette solution depuis des années. Le blog a toujours été un agrégateur (pour moi Daily, Scribd, Soundcloud, Flickr, SlideShare…). Il faut bien voir que c’est la faible bande passante en upload qui nous force à utiliser une multitude d’hébergeurs dédiés.

    Ce qui me paraît fondamental pour l’avenir (du journalisme entre autre), c’est de se séparer de l’hébergeur. J’ai cru deviner une aspiration en ce sens… Voilà pourquoi j’ai écrit cet article, pour rappeler la direction.

    @Narvic En Fait, la solution P2P existe… sauf qu’elle est pas glamour. Ok manquent les fonctions sociales. Mais je suis trop vieux pour développer ça. Je ne peux qu’encourager.

  22. Débat entre @narvic et @crouzet dans les com RT @BerlinKulturLab Article critique de @crouzet à propos de notre projet http://bit.ly/bsm7Zy

  23. narvic says:

    Thierry : entre tes expérimentations individuelles de vétéran du web en texte + vidéo sur un même sujet (ou celle de Nick Krystoff sur NYT et Tristan Mendès-France sur le même principe), et cette coordinations sur une semaine de 36 gamins sur quatre médias, je vois une petite différence…

    Quant au discours que percevez comme marketing, j’y vois plutôt une maladresse d’expression de gamins de 20 ans qui voient qu’ils ont réussi un truc que ne font pas ceux qui sont censés être leurs ainés dans leur futur métier et ils ont raison d’en être plutôt fier (et leurs profs aussi). [je ne les connais pas]

    Pour info : ailleurs sur le net (dans la blogosphère markéting par exemple !) on casse leur projet en affirmant qu’il ne mène nulle part puisque la centralisation sur un support unique serait la condition sine qua non de la monétisation par la publicité ! Comme quoi, la bonne position est peut-être entre ces deux excès. 😛

  24. J’ai pas voulu les casser, je pense pas l’avoir fait, mais juste dire qu’il faut oser plus loin… et les outils sont là pour aller plus loin.

    Ceux qui les cassent parce qu’ils faut centraliser, cela je les connais trop bien… il y a quelques trucs sur l’avenir de notre monde qu’ils n’ont pas compris (à moins que nous versions dans la dictature).

    Le politiquement correct n’est jamais une bonne position (surtout quand on se prétend auteur).

  25. 111 says:

    Hé, hé, hé 🙂
    Tout d’un coup il me vient une autre idée…

  26. cet article est un réseau d'éléments autonomes inter-reliés says:

    On dirait que vous regardez les journalistes et hommes politiques comme des singes arriérés, et dès qu’ils se mettent à utiliser votre outil ça devient un truc extraordinaire, un miracle fabuleux, une première :

    “NKM est sur Twitter !”

    “Des jeunes journalistes de 20 ans utilisent Dailymotion et Facebook !!”

    Incroyable !

    “ne pas créer de centre de diffusion”

    Ils ont un blog qui reprend tout le contenu.

    En somme, des jeunes journalistes utilisent les outils que tous les blogueurs utilisent depuis 4 ou 5 ans :
    un blog et des outils externes.

    Vous aviez fait le même coup en présentant comme un événement l’annonce de la grossesse de NKM sur Facebook.

    So What ? Quand le téléphone existe, on utilise le téléphone.

    Arrêtez de vous extasier dès qu’ils utilisent un outil moderne.

    Ce sont des gens comme vous. Ils se mettent aux outils du jour.

    “En fait le Web 2.0 avec faible bande passante en upload nous condamne à cette solution depuis des années.”

    Absolument.

    On fait tous cela depuis des années, par économie et parce que c’est pratique d’utiliser des services éclatés dédiés à une application : photo, son, vidéo, viralité, réseau…

    Simplement, on n’avait pas le culot de dire :

    “cet article est un réseau d’éléments autonomes inter-reliés : la photo est sur FlickR, la vidéo sur Dailymotion”

  27. narvic says:

    Je suis en train d’essayer de pister tout leur travail pour essayer d’en avoir une vue d’ensemble et c’est pas facile. Ils en ont mis vraiment partout !

    Sur six plates-formes (Dailymotion, Delicious, Flickr, Tumblr, Soundcloud, Twitter), j’en suis déjà à 537 entrées différentes pour leur projet, et je n’ai pas encore attaqué ce qu’ils ont mis sur Facebook ! Et je ne compte pas “l’effet social” de la diffusion par les autres de toutes les petites pierres blanches qu’ils ont disséminées partout (reliées entre elles et formant leur projet dans sa globalité).

    Quand Mikiane parlait de “pollinisation des contenus”, si ça n’en est pas, alors qu’est-ce que c’est ? Et qui a fait ça, avec une équipe donnée, sur un sujet donné, sur un temps réduit donné, avant eux ? J’attends toujours un exemple concret… 😉

    @ IP3 Juste enlève un peu de ton esprit que ce tumblr existe, puisque tu fais une fixette là-dessus, il reste juste… tout le reste.

    Ce tumblr est la faille qu’ils reconnaissent eux-mêmes pour la pureté idéologique du projet que vous attendez. Voyez juste que leur projet tient parfaitement debout sans lui. 😉

  28. Pollinisation says:

    @ narvic

    Tu peux faire la même chose avec les MJS, les jeunes UDF, ou avec les Jeunes Populaires en 2006.

    Pollinisation du contenu sur toutes les plateformes possibles et imaginables.

    (On pourrait aussi dire : spamming massif tout azimut 🙂 )

  29. narvic says:

    @ IP3

    “la même chose avec les MJS, les jeunes UDF, ou avec les Jeunes Populaires en 2006”

    Où ça, je ne trouve pas tes liens ? Quel projet cohérent construit de cette manière, par qui, quand, comment ?

    Leur projet reste intact dans toute sa cohérence sans le Tumblr, et il est même plus “pur” (selon l’idéologie que je soupçonne quelques uns de défendre ici :-P), car il ne trouve plus sa cohérence globale sur le net que dans le tag “Berlin Kultur Lab” placé partout, dans le référencement algorithmique des moteurs et dans le référencement social des internautes.

    Sans ce tumblr, ce projet n’a plus réellement aucune centre, et il existe pourtant toujours.

  30. 000 a raison pour la politique. On l’a vécu. On a même donné des conseils pour que ces techniques soient employés.

    C’est vrai que les militants ont exactement fait ça. Mêmes outils utilisés, même volonté de polliniser…

    La vérité est même plus terrible, je suis même très bien placé pour le savoir. Microsoft a payé des gens pour faire ce travail pour la promotion de Messenger! Exactement la même technique, avec les outils de l’époque, mais la méthode est la même.

    Je ne crache pas dans la soupe. Pourquoi pas. peut-être faut-il en revenir au basique de la net guérilla.

  31. narvic says:

    Thierry, on parle d’un projet éditorial unique et cohérent, sur un seul thème précis et défini, qui est celui de la vie culturelle à Berlin aujourd’hui, et sur une durée donnée (une semaine en mai 2010).

    Je ne trouve toujours pas vos liens vers un projet de ce genre auparavant. 😉

  32. 000 pourrait te donner des centaines de liens… Quitterie pourrait t’en parler. Le projet était plus que cohérent à l’époque.

    Quant à Messenger… tu connais tous les gens derrière cette affaire. Ils te raconteront dans le détail. 🙂

    S’il n’y avait pas eu de lien, jamais personne n’aurait connu le produit, car jamais Microsoft n’a investi un centime en marketing traditionnel.

  33. DOD says:

    Le ministère de la défense américain publie des reportages photos sur FlickR:

    http://www.flickr.com/photos/[email protected]/

    Publie des reportages vidéos sur un compte YouTube :

    http://www.youtube.com/user/DODvClips

    A un compte Facebook :

    www. facebook. com /DeptofDefense

    Etc.

    Tout ce contenu est autonome et peut aussi se retrouver sous forme d’atomes imbriqués sur un site Web.

    Qu’est-ce que c’est que ce concept de contenu éclaté ? Sinon ce que tout le monde fait ?

    Sur un sujet donné, le DOD va publier du contenu sur toutes ces plateformes à la fois.

  34. Henri A says:

    Je me demande si au lieu d’étudiants d’une école de journalisme, on avait eu affaire à une bande de potes ( 36 !), si cela aurait provoquer ne serait-ce qu’une discussion ?
    C’est quoi le boulot d’un journaliste déjà ? C’est quoi le boulot d’une école de journalisme déjà ?
    Enlevons les termes de “journaliste” et “d’école de journalisme” et on y verra plus clair.

  35. 2007 says:

    “Quel projet cohérent construit de cette manière, par qui, quand, comment ?”

    Toute la panoplie disponible était utilisée.

    Par exemple, pour Bayrou, tu avais le blog de Quitterie, sur lequel elle diffusait aussi des vidéos qui avaient leur existence autonome sur Dailymotion et YouTube.

    Après un meeting, il y avait des photos qui étaient diffusées sur Flickr ou équivalent.

    La république des blogs tenait un peu lieu de Facebook, qui n’existait pas encore, pour le réseautage.

    Pollinisation sur les forums, commentaires sur les sites médias, utilisation des mailing-lists…

    On a même réussi à essaimer sur le site officiel de MSN, qui avait organisé une opération spéciale pour les blogueurs politiques.
    Il y avait là des articles autonomes relayant la campagne.

    Il y avait une saturation organisée de tous les espaces de diffusion possible, sur un sujet donné : “la présidentielle de 2007”, avec du texte, du son, des photos, des vidéos.

    Dès que Facebook est arrivé en France, il a été pris d’assaut par les militants politiques.

    Côté UMP, tu avais Vincent Ducrey par exemple, qui utilisait la totalité des outils de diffusion.

    Arnaud Dassier aussi. Avec Xavier Moisant.

  36. 2007 says:

    Valerio Motta pour le PS. Et Thieulin bien sûr.

  37. Monsieur Jourdain 2.0 says:

    “si au lieu d’étudiants d’une école de journalisme”

    Voilà.

    En fait, le secret de cette discussion à la con sur un sujet pas neuf,

    c’est la fascination morbide de Narvic et quelques compères 2.0, pour tout ce que font les journalistes.

    Dès qu’un journaliste arrive sur Twitter, c’est pour eux un événement.

    Il faut voir tous les articles sur Eric Mettout, de l’Express, au prétexte qu’il utilise Twitter et discute un peu vertement avec les blogueurs.

    Il n’y a rien de neuf quant à l’usage du Web, avec cette histoire de contenu éclaté entre plusieurs supports.

    Il y a simplement que cela prend forme, officiellement, et verbalement, dans le cadre structuré d’une formation de jeunes journalistes de province, avec beaucoup de retard.

    Ils s’extasient tout haut de faire de la prose éclatée :

    “comment, nous, jeunes journalistes, nous utilisons les réseaux sociaux, mais c’est extraordinaire !”

    Ce sont les Monsieur Jourdain du journalisme 2.0

  38. Multi-supports says:

    “et sur une durée donnée”

    En imposant un paramètre, tu peux trouver une première fois à tout.

    C’est peut-être le premier projet markété de cette façon, mais ce n’est pas un usage vraiment neuf des ressources du Web.

    Dans le cinéma, on trouve des opérations multi-supports pour des sorties de films, sur une durée donnée, et sur un seul film donné.

  39. 111 says:

    Ils ont tout de même réussi à faire râler de jalousie le triple zéro sur son propre terrain marketing.
    Et rien que pour ça, je souris d’un sourire de diamants pointus.

    Alors, ça te fais quoi de voir les flashs se diriger là où tu les attends pas, Ricky ?
    🙂

  40. Mijba says:

    Bonsoir,

    Je vois que notre projet a suscité bien des commentaires.
    Avant de spéculer sur le pourquoi du comment, il faut remettre certaines choses en place.
    Ce projet a été initié par nos professeurs, puis quelques étudiants de la promo -plutôt à l’aise avec les outils informatiques- ont réfléchi plus longuement aux possibilités dont nous disposions.
    Outre des contraintes de capacité (techniques) il fallait que le système soit compréhensible et utilisable par tous, et oui, nous sommes 36, et 36 personnes différentes (les remarques sur le formatage, grand classique des vieux de la vieille!) avec chacune ses aspirations professionnelles -nous ne nous destinons pas tous au web, bien que nous sachions qu’il est indispensable d’être familiarisés avec ces outils.
    Certains démarraient de plus loin, et NON, NOUS N’AVONS PAS EU LE SENTIMENT DE FAIRE QUELQUE CHOSE D’INEDIT ET D’EXTRAORDINAIRE avec les réseaux sociaux, seulement de la promotion. Notre projet n’a couru que sur une semaine et pourtant, vous tous qui semblez si féru d’actu web, vous êtes complètement passés à côté! Il a fallu attendre que l’un d’entre nous rédige un article… Voilà pourquoi nous avons utilisé Facebook et Twitter, pour tenter de gagner rapidement un public.
    Nous avons dispersé nos productions afin de TOUCHER LE MAXIMUM DE PERSONNES ET DE VARIER LES PORTES D’ENTREE vers notre page publique et notre “blog” (ouh, le gros mot) sur Tumbler.
    Nous étions bien conscients de ne pas créer de nouveautés qui bouleversaient la toile, nous cherchions à attirer des lecteurs potentiels et pour ça il faut communiquer! quitte à se faire un peu mousser! Vous devriez nous pardonner cela, quoique vu la virulence de certaines réactions, à n’en point douter, il y a soit de la jalousie, soit de la condescendance dans l’air! De grâce, rein de prétentieux dans ce projet chez nous alors ressaisissez-vous et profiter de notre courte main néanmoins prolifique expérience sur
    http://www.netvibes.com/berlinkulturlab#Bienvenue_sur_la_une

    Une étudiante qui a participé au projet BERLIN KULTUR LAB

    PS : Nous sommes effectivement en MASTER, nos 20 ans sont donc bien passés pour tous… C’est pénible ces gens qui critiquent sans savoir, non ?..

  41. navic says:

    Puisque le ton s’échauffe et qu’on parle de ma “fascination morbide”, je vais peut-être m’arrêter-là avec votre blabla d’anciens combattants radoteurs, toujours pas capables de me poster un seul lien précis vers quelque chose de comparable à ce dont on parle dans le billet que nous commentons.

    Moi, je m’en tiens là : un projet éditorial précis, cohérent, sur un thème défini. C’est à dire UN reportage. Peu importe le statut fiscal de celui qui conçoit et mène ce projet.

    Sur ce, je vous laisse à vous souvenirs, que je trouve bien flous.

  42. Le statut de journaliste, le statut de reportage says:

    “UN reportage”

    ce que tu ne comprends pas, c’est que pour nous, le statut de la chose, on s’en moque.

    On regarde l’usage du Web, pas le statut de l’usager.

    Depuis trois ans, tu parles en boucle des journalistes. Tu es occupé par le STATUT de journaliste.

    Alors ce sujet te paraît neuf, car il concerne un usage par ce statut ; des étudiants en journalisme, UN reportage.

    Nous, ce que font les journalistes, on s’en moque.

    On regarde uniquement l’usage et la circulation du contenu sur le Web, et peu importe que ce soit par des blogueurs ou des journalistes.

    L’usage du contenu éclaté n’est pas neuf.

    Que les apprentis journalistes s’y mettent dans le cadre d’ UN reportage précis, on s’en moque un peu.

    Ils finissent par adopter un usage, comme ils ont fait avec le téléphone et le minitel.

    Ils adaptent cet usage à leur cadre professionnel : le reportage en équipe.

    Mais ils n’inventent pas des outils.

  43. 111 says:

    Oh! et dire qu’au lieu d’être à Berlin,
    tu te paluchais en vain

    tu écrivais des conneries à Paris
    Sur le blog de notre ami

    Et soudain est apparu
    que tu l’as eu dans le …

    🙂

  44. Guiness du Reportage says:

    Ce truc fait penser au Guiness des records.

    On invente une catégorie spéciale :

    “la plus grosse pizza à roulettes du monde”,

    et ensuite on “crée” un record.

    Ici c’est la catégorie :

    “UN reportage réalisé par 36 journalistes en utilisant tous les réseaux sociaux”,

    alors, oui, c’est une première.

    Mais permets-nous de ne pas être dupes du caractère artificiel de cette catégorisation précise : “UN reportage”.

    cela ne justifie pas d’en faire un événement.

    Arrêtez de regarder ce que font les journalistes.

    Inventez un Web sans être fixé sur le moindre geste des journalistes, quand ils découvrent Dailymotion 4 ans après.

  45. 111 says:

    Thierry, ne montre pas ce poème à tes enfants.

    Mais c’était une fois de plus irré – attendez la suite – sistible ! (cymbales !)
    🙂

  46. triple zero : noyé dans la Kanterbrau says:

    Et glou, et glou, et glou…
    🙂

  47. narvic says:

    Thierry, ton élevage de trolls me fatigue, je t’ai répondu par un billet. 😉

    http://novovision.fr/?Berlin-Kultur-Lab-experimentation

  48. narvic joue à LePost.fr says:

    “une « nouvelle façon de publier de l’information », en utilisant, selon son besoin (photo, son, vidéo…), « la multitude des plateformes de publica­tion de contenu » disponibles sur internet. C’est pour lui « une nouvelle forme de média ».”

    Ceci est simplement du mensonge car ça n’a rien de nouveau.

    Alors restez entre vous si vous voulez, à annoncer de fausses nouveautés pour faire des articles,

    mais c’est simplement de la malhonnêteté intellectuelle.

    On dirait LePost : on raconte n’importe quoi pour faire un article “neuf”.

    cela fait très longtemps qu’on utilise, selon son besoin, l’une ou l’autre des plateformes.

    Il y a des trucs que j’ai publié uniquement sur youTube, ou sur un blog, ou sur un site de photos, ou sur Facebook etc,

    et on est des milliers à pratiquer cette forme éclatée depuis des années.

  49. Déjà pratiqué par le Pentagon says:

    Il y a 3508 vidéos sur la chaîne YouTube du Pentagon,

    Il y a 3000 photos sur le FlickR du Pentagon…

    Cela correspond exactement à ce que vous présentez comme “neuf” :

    “comme autant de pierres blanches laissées sur le chemin des internautes”

    Du contenu éclaté partout, avec juste un tag et un logo l’identifiant sur telle ou telle plateforme, sans qu’on ait besoin de passer par le site du Pentagon.

    tag : DoD ou Pentagon

    Même ce tag d’identification n’a rien de nouveau, contrairement à ce que vous dites.

    C’est incroyable une telle malhonnêteté intellectuelle, de ne pas admettre qu’il s’agit simplement d’un stage, apprenant à des jeunes ce qui se pratique déjà. Ce n’est pas neuf.

  50. Oaz says:

    Des outils P2P existent déjà, par exemple SwarmPlayer pour la video : http://trial.p2p-next.org/
    Mais ils sont bien évidemment loin d’être mis en avant pour toutes les raisons que l’on connait…

  51. mikiane says:

    @crouzet en mode grincheux. http://ht.ly/25C8T #zeroW #pollinisation

  52. "enlève un peu de ton esprit que ce tumblr existe" says:

    En tout cas, maintenant, n’importe quel journaliste russe me paraîtra plus crédible que narvic, qui a le culot d’écrire :

    “enlève un peu de ton esprit que ce tumblr existe”

    Je traduis :

    “enlève de ton esprit qu’ils ont fait un blog,
    comme cela on pourra dire qu’ils n’ont pas fait de blog”.

    On nage dans le grandiose, à ce niveau de délire intellectuel.

    “cachez ces faits que je ne saurais voir”,
    où quand la réalité dérange les vendeurs de tapis qui veulent nous persuader qu’ils ont inventé le tapis volant.

    Quand on a juste un stage, appliquant, sur un objet et un temps limité comme tout stage, l’usage des plateformes gratuites pour composer un contenu multimédia.

  53. L'exemple de "CANNES EN DIRECT" média éclaté autour d'un événement avec multi-plateformes says:

    Je prends un exemple entre mille : “Cannes en direct”.

    Création d’un média complet en 2 temps 3 mouvements, avec contenu éclaté sur de multiples plateformes gratuites.

    Le tout autour d’un événement unique, à durée déterminée, comme le reportage sur la culture à Berlin.

    Il s’agit bien d’un reportage, plusieurs personnes étant parties sur Cannes pour couvrir l’événement et produisant du contenu multimédia inédit.

    Contenu vidéo posté sur Dailymotion :

    dailymotion.com/cannesendirect

    Contenu photo posté sur Flickr :

    flickr.com/cannesendirect

    Usage des réseaux sociaux :

    twitter.com/cannesendirect

    Contenu aussi accessible sur un site, comme pour le blog des journalistes :

    offcannes.com

    Mais on n’est pas obligé de consulter tout ce contenu multimédia sur le site.

    On a ici, exactement comme pour vos journalistes, la création d’un média complet à partir de plateformes éclatées et gratuites.

    Le tout diffuse un contenu avec textes, photos, vidéos.

    Et constitue un ensemble de ressources éclatées pour qui s’intéresse au sujet du reportage : cannes en direct.

    Avec multiples voies d’accès et de consultation.

    Utilisant les lieux où sont déjà les internautes : dailymotion, flickr.

    Etc.

    On pourrait citer tellement d’autres exemples… Encore plus complets et éclatés.

    C’est devenu tellement banal.

    dans quel monde vivez-vous, narvic, pour ne pas voir que tout cela existe déjà partout ?

    On crée tous les jours des médias complets éclatés en de multiples plateformes sur des événements donnés.

  54. "Cannes en direct" effacé de readwriteweb says:

    Quand on cite l’exemple de “Cannes en direct” sur readwriteweb, le message est effacé !

    Voilà comment on écrit tranquillement une fausse histoire du Web, en effaçant les versions contradictoires…

    ça en dit long sur la conception de la vérité qu’ont ces gens. Il s’agit avant tout pour eux de se mettre en avant en tant que pseudo-experts du Web, pour ensuite monétiser cette “compétence”.

    Malheur à ceux qui contestent leurs “analyses”.

  55. 111 says:

    parce que t’es bien malheureux, ici, à nous en pondre encore 300 commentaires.Hein l’asticot?
    🙂

  56. "On ne s’affranchit pas d’un blog en se rendant dépendant de dix services hypercentralisés" http://bit.ly/cSavaM / ahah! bien dit @crouzet

  57. 111 says:

    Aah ! Le bonheur des joies simples sans consommation :
    les râles d’agonie de triple zéro au petit matin.
    🙂

  58. RT @woodiblog: Lecture obligatoire > RT @crouzet: Presse : une bonne mauvaise idée – retour sur Berlin Kultur Lab http://bit.ly/ch6dpd

  59. Socrate et les sophistes says:

    111, libre à toi d’être indifférent à la recherche de la vérité sur une question.

    La recherche de la vérité sur une question est un long chemin.
    Oui, il faut beaucoup de commentaires pour arriver à faire le tour d’un sujet.

    Et il faut souvent de l’affrontement : c’est vieux comme la dialectique de Platon.

    Les personnages de Platon se confrontent, et cela dure longtemps, pendant des pages et des pages, sur des détails.

    Aujourd’hui on dirait que Socrate est un troll, et on lui fermerait le bec, à cause de son esprit contradictoire, pointilliste, agaçant.

    Rien de nouveau : on a tué Socrate parce que cet esprit contradictoire emmerdait la bonne société.

    Mais on se souvient 2000 ans après de Socrate qui contredisait tout le monde, et on ne se souvient pas des sophistes qui présentaient une vérité toute faite.

    “Cannes en direct” est un exemple similaire à “Berlin Kultur”.
    Le fait d’effacer cet exemple, pour camoufler que leur article montre une inculture du Web, est grave.

    Ce sont des sophistes. Je préfère les trolls, héritiers de Socrate, aux sophistes. On ne se débarrasse pas d’un sujet en 3 minutes.

  60. Le bon, la brute et triple Zéro says:

    “Dans la vie ya ceux qui regardent, et ya ceux qui creusent…
    Creuse Toucaud !”
    🙂

  61. Flaubert a beaucoup creusé… ceux qui restent à la surface ne restent pas.

  62. 111 says:

    Oui, mais flaubert, lui, creuse au bons endroits
    🙂

  63. 111 says:

    Un petit thé glacé, pendant qu’on le regarde creuser, Thierry ?
    🙂

  64. Etude du trollisme says:

    Flaubert c’est du trollisme tout azimut.

    Je travaille depuis un an à l’écriture d’un petit bouquin sur les grands trolls de l’histoire,

    avec une partie consacrée à la réaction du Web face au trollisme.

    (En distinguant le trollisme contradictoire, du spamming ou du militantisme répétitif.)

    Nom provisoire : “Ils ont tué Socrate”.

    Où l’on voit que le Web est loin d’aller dans le bon sens, avec sa manie de dégainer face au troll, en nommant troll tout et n’importe quoi qui dérange.

  65. 111 says:

    Je te vois Toucaud….Creuse !
    🙂

  66. Pascal says:

    Sagacité ? Presse : une bonne mauvaise idée : http://bit.ly/9Ochm6 #presse #medias #petitpoucet

  67. Mijba says:

    Merci à @narvic (et quelques autres) de n’avoir rien vu de plus dans notre projet que ce qu’il n’est.
    Au départ, c’est vrai, une volonté de nouveauté (pour nous) mais finalement ressenti par tous comme un simple support pour nos productions (limité de surcroît).
    Je ne vous apprends rien en disant que le web 2.0 est un formidable vecteur pour l’information et nous n’avons vraiment pas voulu susciter des commentaires sur l’architecture du projet mais davantage sur les contenus et formes journalistiques variées. Nous avions pour objectif de nous faire connaître afin que notre projet vive une semaine au moins, ceci était un moyen à la hauteur de nos ambitions : un simple exercice, rien de plus !

    Une étudiante de l’IJBA

  68. J says:

    @Mijba

    Peut être que votre professeur avait en tête quelquechose de plus ”profond” qu’une simple utulisation du “web 2.0 comme formidable vecteur de l’information” (sic) et qu’il pourrait trouver intérêt aux commentaires sur l’architecture du projet voire “les concepts sous jacents”?
    Je ne sais pas…

    En tout cas bravo à votre équipe pour cette expérimentation.

  69. Iza says:

    Mais quel dommage une fois encore de se chamailler sur des conneries. Une fois encore Henri a essayé de recadrer, en vain.

    – Thierry l’a dit, il n’a pas descendu en flèche, il a apprécié des trucs, regretté d’autres, montré la direction qu’il préférait. Jusqu’ici, tout va bien, je pense que la lecture de son papier est intéressante pour les étudiants.

    Ensuite : vous vous chamaillez sur “on crie au génie” “meuh non, c’est du marketing” “vous réinventez l’eau tiède” etc …

    La jeune fille a parfaitement recadré. C’est un taf d’étudiant, fort bien pensé à mon avis pédagogiquement. Pourquoi ?

    Parce que vous mélangez toujours tous les niveaux :

    – thierry est un spécialiste, il écrit là dessus, c’est son truc. Evidemment, il voit plus loin et il verrait plus mieux, il indique la direction … mais qui ne saurait concerner le grand public.

    – triple, narvic (et moi aussi) sommes déjà des super utilisateurs … pas forcément des experts ultimes, mais surement pas les utilisateurs lamdba. On est en mesure de regarder dans la même direction que Thierry, mais pas forcément de mettre en oeuvre.

    – le grand public, en est encore à essayer de percuter que facebook, ça permet un tas de trucs, mais c’est tout de même sacrément fermé etc…
    quand je dis “essayer de percuter” j’insiste sur le fait que ce n’est pas encore monté au cerveau pour la grande masse des utilisateurs.

    Ce que je veux dire, c’est que en ce qui concerne le progrès que nous voulons pour le vaste monde de demain, il faut bien imaginer de quelle façon l’évolution va se faire à partir de ce niveau là (utilisation massive de facebook) (n’oublions pas que même ça, ça ne concerne “tout le monde” de la société dans son ensemble) …. jusqu’à la direction montrée (par exemple) par Thierry.

    Sur ce chemin là, nom de nom, il y a de la PEDAGOGIE, des actions EXPERIMENTALES, qui sont forcément dans un entre deux. FORCEMENT.

    Plus ou moins bien pensées, plus ou moins efficaces, plus ou moins subtiles.

    Dans les miennes (d’actions pédagogiques), je n’utilise QUE des plate-formes. Et je plaide pour une logique d’assemblage de ces services pour encourager le PLUS GRAND NOMBRE (et pas 3 geeks) à inventer des choses. Quelque soit le sujet d’ailleurs (et si on disait que “journalisme” était un mot banni ???, on dialoguerais plus aisément, non ?).

    L’intérêt est d’éveiller, de susciter la prise de conscience …. de la péda quoi.

    En ce qui concerne cette action, c’est indéniablement gagné. Ces étudiants là ont fait l’effort nécessaire pour concevoir un truc différent (on s’en fout que d’autres aient pu le faire avant, ça n’enlève rien à leur reflexion, leur effort, leur créativité à l’oeuvre)…. ils en feront surement l’analyse, ils porteront leur regard plus loin.

    Pour un monde meilleur, il faut tout ça. Des Thierry, des J, des 000, des Narvic, des étudiants etc … Chacun de sa place et avec son bagage, c’est pas ça l’individuation ? la valeur de nos spécificités ?

    Et arriver à communiquer. Un truc commun. merde.

    (et je vous préviens, le premier qui me sort ma naiveté, tout ça tout ça … je lui claque le beignet).

  70. J says:

    Qu’est ce que tu es naïve et adooooooratrice iza 🙂 😉

    Cela dit, pour monde meilleur, à part pour un “Brave new world”, je ne vois pas l’indispensabilité de Triple… 🙂

  71. 000 says:

    “une volonté de nouveauté (pour nous)”

    @ Mijba

    Que de jeunes étudiants se forment aux nouveaux outils, c’est très bien.

    Ce n’est pas cela qui est en cause, mais la mayonnaise que certains en ont fait, en disant que c’était absolument neuf etc.

    Pour les observateurs et acteurs du Web, ce n’est pas neuf, c’est devenu banal.

    Lorsque narvic dit que c’est la première fois qu’on organise et diffuse un reportage de cette façon, il se trompe.

    Et comme il n’admet pas de se tromper, la discussion s’envenime.

    J’ai donné l’exemple de “Cannes en direct”, et il y en a bien d’autres.

    En somme, cette polémique ne vous vise pas dans ce que vous avez fait, mais dans le gonflage marketing : “un truc neuf, jamais vu, etc”.

    Gonflage qui n’est pas forcément de votre fait, mais de ceux qui écrivent sur le Web, en cherchant du sensationnalisme et de la nouveauté tous les jours.

  72. IP 3 says:

    “La jeune fille a parfaitement recadré. C’est un taf d’étudiant”

    Absolument. Et c’est aussi ce que je disais plus haut.

    Alors que narvic affirmait haut et fort que c’était un truc génial et jamais vu qui allait tout changer.

    Personnellement, je n’ai pas attaqué le travail, mais sa présentation grandiloquente par narvic and co.

    Ce n’est pas une révolution, ce sont des étudiants qui apprennent à utiliser des outils que nous utilisons depuis des années,

    et que les professionnels utilisent aussi, y compris au Pentagon, depuis des années : Flickr, YouTube, Twitter, Facebook… en interaction et complétude,

    offrant de multiples voies d’entrée et de sortie pour une information.

  73. Iza says:

    “Ce n’est pas cela qui est en cause”
    “cette polémique ne vous vise pas dans ce que vous avez fait”

    Voilà. Mais c’est si difficile de faire l’effort de préciser avant qu’on se cogne un énorme bloubiboulga ?

    “Lorsque narvic dit que c’est la première fois qu’on organise et diffuse un reportage de cette façon, il se trompe.
    Et comme il n’admet pas de se tromper, la discussion s’envenime.”

    Sauf qu’on s’en fout qu’il se trompe. Parce que, justement, c’est pas ça le sujet. Que tu le remarques, oui. Que ça s’envenime, HS.

    et que ça :
    “Gonflage qui n’est pas forcément de votre fait, mais de ceux qui écrivent sur le Web, en cherchant du sensationnalisme et de la nouveauté tous les jours.”…

    c’est ton dada, le truc dont toi, tu as envie de parler (mal, parce que ça t’énerve).

    Mais moi, que ça indiffère aux entournures (je ne lis pas, donc je n’y suis pas sensible) … ça me saute aux yeux que ça parle d’autre chose, que ce n’était pas le sujet de départ.

    Bon. Comme d’hab hein, rien de grave… mais dommage de perdre le fil d’un truc qui m’intéressait.

  74. Marketing 2.0 says:

    Iza, le sujet du gonflage marketing est important.

    Ce n’est pas un truc accessoire.

    Parce qu’il en va à la fois de la confiance, du respect, du modèle économique, de bien des choses.

    Je suis pour qu’on cherche un modèle économique qui récompense les meilleurs travailleurs, et pas ceux qui font monter la mayonnaise avec pas grand chose.

    Pourquoi est-ce que je m’énerve contre les marketeux 2.0 ?

    Parce qu’ils créent une économie de la fausseté, avec des vendeurs de soupe qui empochent tout, et les petits ouvriers qui n’empochent rien, parce qu’ils ne se font pas remarquer.

    Ce sujet est vraiment TRES important.

    C’est la reconnaissance de la valeur du travail bien fait; et pas la reconnaissance de l’enrobage marketing.

    On défend ici le coeur de la valorisation économique du travail :

    la qualité du contenu, ou les mensonges de l’emballage.

  75. Blog amiral says:

    A part ça, sur leur facebook:

    http://www.facebook.com/pages/Berlin-kultur-lab/383886578791

    il n’y a pratiquement aucun contenu autonome,

    mais que des liens vers leur blog.

    Et on nous dit que leur blog est accessoire ? Qu’ils ont construit un média complètement décentralisé, sans blog amiral ?

    Thierry écrit : “Avoir évité le blog”

    Presque chaque note de Facebook consiste en un lien vers un article du blog amiral : berlinkulturlab.tumblr.com

    Ce truc est vraiment plein de contradiction et de n’importe quoi dans sa présentation.

    Où est l’expérience sans site Web annoncée par narvic ?

    Le blog est le centre de tout, et tout dirige vers lui.

    On a bel et bien un média construit principalement sur un blog, à l’ancienne.

    “Découvrez notre dossier en images, textes et sons : “La fin d’un règne ”

    –> un lien vers le blog pour suivre

  76. Ce qui m’a intéressé c’est la volonté perçue par moi, ce qui m’a énervé c’est ce que les autres ont dit, on crut… la volonté était bien d’éviter le blog, la volonté… les faits…

  77. Culture à Berlin says:

    A part ça il s’est passé un truc culturel majeur à Berlin depuis Klaus Kinski en 1971 :

    http://www.youtube.com/watch?v=8w2cxoR5XeA

    ?

  78. J says:

    Triple, j’ai vaguement entendu parler d’un mur avec des graffitis qui s’est cassé la gueule depuis 71, entre autre.
    Et il me semble que récemment Britney Spears a fait un truc là bas, mais je suis pas sûr.

  79. Sein und Zeit says:

    Ce qu’il faudrait, c’est un reportage sur la culture à Berlin aujourd’hui.

    Mais personne n’oserait se lancer là-dedans, trop de boulot. Il faudrait des photos, des vidéos, du texte, du son…
    Où mettre tout cela ?

  80. 111 says:

    Personne…à part Google Maps peut-être
    Tu les mets où les autorisations, dans ton plan?
    🙂

  81. Iza et le marketing says:

    Je ne dis pas que ce n’est pas important, ou plutôt je dis :

    Ce que ça soulève, c’est clair, c’est le nerf de la guerre sans doute.

    Ton angle d’attaque, c’est de t’énerver contre les gens qui te semblent ajouter de l’eau à ce moulin là.

    Mon angle d’attaque à moi, c’est former les gens à s’interroger correctement sur ce qu’on leur sert comme étant une vérité.

    Dans cet effort là, Decrypter le langage des médias (TOUS les médias, d’accord avec toi pour ne pas absoudre les acteurs du web par principe, mais faisons l’effort d’être critique pareil partout…) est indispensable comme l’est de comprendre que “ceci n’est pas forcément une pipe” ou que “la carte n’est pas le territoire” etc …

    Être tout aussi précis dans nos chamailleries fait partie du même effort aussi, savoir de quoi on parle tout simplement.

  82. Berlinkulturlab sur Dailymotion : nombre de visionnages says:

    En tout cas, les chiffres de visionnage des vidéos de cette expérience sur Dailymotion sont mauvais :

    à part le “Jingle”, d’une durée de 5 secondes, vu 545 fois,

    les autres vidéos (21 en tout) tournent autour de 60 visionnages, quand ce n’est pas 17, 20 ou 30.

    Comme ils sont 36 à organiser cette opération, on peut considérer que pratiquement aucun public regarde.

    Organiser un buzz sur Internet, qui n’est pas centré sur le contenu, et qui ne cible pas une niche qualitativement réceptive au contenu proposé, ça ne mène pas à grand chose.

    Les lecteurs de “Readwriteweb” ne sont pas allés voir autre chose que le Jingle.

    Mettre en place des outils gratuits de diffusion, ça fait des années que tout le monde sait faire.

    La difficulté sur Internet, ce n’est pas de diffuser, c’est de produire du contenu quali, et de toucher les niches qui s’y intéressent.

  83. J says:

    Il faut être abruti jusqu’à la moelle pour passer son temps à brailler contre le marketing pour ensuite juger de la qualité de quelquechose sur la base de son audience.

    Decidemment, ce TripleNullard alias xxx est bien la lie de l’humanité, boursouflée, pédante, et irrémédiablement connement puante d’idiotie!

    🙂 quand même!!!

  84. Audience et audience says:

    @ J

    Il y a des alternatives entre la recherche de l’audience maximale, façon TF1 ou LePost.fr,

    et l’absence d’audience, qui démotive tout travail (et rend impossible de trouver un modèle économique).

    On ne travaille pas deux mois à la production de vidéos, pour n’être vu que par 3 personnes.

    Je te défie de trouver des équipes qui feront cela longtemps.

    Trouver une audience est nécessaire, à condition que l’audience ne devienne pas le but, et qu’on ne se mette pas à produire un contenu pourri surfant sur les pires instincts grégaires.

    Le marketing que j’attaque, c’est le marketing qui sur-vend du vide, voire du produit toxique.

    (Tous nos problèmes environnementaux, viennent d’une sur-vente de produits toxiques par le marketing)

    Tout l’enjeu du Web d’aujourd’hui, c’est de produire du contenu de qualité.

    Produire ce contenu coûte cher, et sans chercher l’audience maximale, il faut une audience non nulle.

    Grosse différence entre se fixer une audience de 50 000, et se fixer une audience de 5 millions.

    Il ne faut pas confondre l’audience réelle avec le buzz superficiel que vantent aujourd’hui les agences de com spécialisées en 2.0

    Spammer tous les outils sociaux n’est pas la voie pour trouver une audience quali.

    Il faut d’abord et avant tout une vraie réflexion sur le contenu qu’on produit.

    Le Web moderne est trop axé “diffusion”, et ne s’interroge pas assez sur la qualité de ce qu’il produit et diffuse (en dehors de son domaine spécifique : les logiciels etc.)

    L’article de Readwriteweb a trois ans de retard, en présentant encore comme un événement le fait de pouvoir diffuser une vidéo sur Dailymotion.

    Le challenge aujourd’hui, c’est pas de diffuser.

    Créer un média, ce n’est pas diffuser du contenu comme une bouteille à la mer.
    C’est produire du contenu de qualité et réunir un public qui l’apprécie.

    Réunir ce public, c’est un peu plus compliqué que d’envoyer des spams sociaux.

  85. J says:

    Tu sais Triple, il est impossible d’avoir un échange censé et centré sur des points précis avec toi, qui permette d’avancer.

    Confusion rhétorique permanente, esprit fondamentalement intégriste, incapacité à isoler les points clés pour divaguer sans fin sur des détails connexes, remplacement des causes par les effets et vice versa, tout ça m’indispose.

    Alors bon, je te ”remercie” de ton long développement dont je suis sûr tu es extrêmement autosatisfait, mais bon, à plus comme on dit…

  86. Leurres says:

    Effectivement,

    à ceci près que tu oublies que tu es toi-même persuadé d’avoir raison, tout en accusant les autres de l’être.

    Alors que fondamentalement tu n’as pas apporté ici le début d’un commencement de rien, à part des blagues machistes à 2 balles qui ne font rire que toi.

    Tu vois surgir Besancenot dès qu’on remet un peu en cause ton mode de vie.

    Avec ton refus de rien changer dans ton confort, on finira effectivement par l’extinction de l’espèce humaine à court terme, comme le prévoit Frank Fenner.

    En refusant le radicalisme, tu n’apportes aucun remède pour gérer les dégâts de la folie consumériste.

    Ce n’est pas ton discours sur Finkielkraut qui pointe le début d’un vrai coupable.

    Tu cibles des leurres, pour ne jamais remettre en cause ton mode de vie.

  87. Evolution de l'ennemi social à travers les âges says:

    [Dans le monde actuel, les intégristes font moins de morts que les beaufs, qui détruisent tout par leur seul appétit de consommation.

    Il n’y a pas un “ennemi social” identique à travers les âges.

    Il y a des âges où l’important est de défendre la liberté contre l’intégrisme;

    et il y a des âges, comme le nôtre, où la liberté est devenue une furie qui dévaste tout, et où la priorité n’est plus de défendre la liberté, mais de défendre l’humanité contre la consommation folle.

    La consommation est aujourd’hui l’équivalent des hordes barbares à d’autres époques: ce qui dévaste tout.

    Tu es sourd à cela. Tu cibles les mêmes ennemis que les défenseurs du peuple du XVIIIe siècle. Le monde a changé depuis.

    Ce qui nous menace tous, ce n’est plus ce qui menaçait en 1700.]

  88. J says:

    Triple :

    blah blah blah poncif blah blah référence blah blah blah blah citation blah blah blah blah blah blah tu n’as rien compris blah blah blah blah je sais que tu penses ça même si tu n’en parles jamais blah blah blah lieu commun blah blah blah tirade ampoulée blah blah référence blah blah blah.

  89. Concombre masqué says:

    “Dans le but de réinventer une économie de la presse, tout le monde tente des expériences en tout sens. À vrai dire, tout le monde tente tout et n’importe quoi. _Certains comprennent même tout de travers_.”

    Bibi Fricotin&Les pieds nickelés commentent un exercice d’étudiants en journalisme 😀
    C’est agaçant ces apprentis journalistes qui réussissent à faire parler d’eux avec largement plus d’efficacité que des journalistes pro, hein?
    Quand aux tenants du web décentralisé(ce qui n’empêche pas certains d’avoir un compte facebook…), ces outils pour un web décentralisé facilement accessibles, on les attends toujours. Qu’attendez vous pour les coder ces fameux outils? Pas le temps, trop occupés à poster des commentaires sur les blogs? Pas de compétence en informatique, juste compétence à utiliser des outils de publications centralisés et propriétaires?
    PS: Vous auriez pu signaler que ce blog avait été réalisé grâce à wordpress, logiciel libre et gratuit, afin de faire un peu de pub à la communauté des logiciels libres, qui non seulement partage vos vues sur le décentralisation du web, mais en plus y contribue autrement plus efficacement qu’en espérant qu’elle devienne un jour effective 🙂
    http://www.wordpress-fr.net/

  90. Efficacité pour quoi ? says:

    “ces apprentis journalistes … avec largement plus d’efficacité que des journalistes pro, hein?”

    Quand on voit les chiffres de visionnage de leurs vidéos, non, ils ne sont pas efficaces.

    Ne confondez pas le buzz superficiel avec l’audience réelle.

    Personnellement, je n’ai pas commenté l’exercice en lui-même, mais le bruit artificiel fait autour de cet exercice banal.

    C’est une expérience pour eux (comme apprendre à lire), mais ce n’est pas une expérience pour le monde du Web, vu qu’ils ne font rien de neuf.

    On sait depuis longtemps utiliser ces outils de diffusion, après, pour transformer ces outils de diffusion en MEDIA, il faut trouver les moyens de produire du contenu de qualité.

    De même qu’on sait depuis longtemps “faire parler de soi” sur le Web, mais pour transformer cela en moyens de production de contenu qualitatif, c’est autre chose.

    Les expériences intéressantes qu’on attend, ce sont celles qui permettent de produire du contenu vraiment novateur.

    On en a ras le bol des buzz à la con qui véhiculent du vide.

    Le Web meurt du buzz étendu à tout et n’importe quoi, sans contenu quali.

    On cherche des auteurs, pas des vendeurs de frites à grande gueule.

  91. @Concombre masqué Avant de poster des commentaires, de faire du bruit pour rien, on creuse un minimum… J’ai jamais caché que j’utilisais WordPress sinon pourquoi j’aurais développé plusieurs plugins pour WordPress 🙂 Qui sont en open source non? Et installables par tous non ?

    http://blog.tcrouzet.com/2010/05/31/wordpress-vers-epub-et-meme-word/

    C’est le dernier qui justement a pour but de participer à la décentralisation des contenus à laquelle j’aspire.

    Merde il sait coder un peu… 🙂

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