Quand quelqu’un vient chez moi et que nous ne nous comprenons pas, nous nous installons tous les deux sur la terrasse devant l’étang et nous discutons jusqu’à comprendre où ça coince, nous déterminons si nous pouvons évoluer, si nous pouvons malgré tout rester amis. Personne ne vient chez moi pour m’insulter, déverser sa haine, ça ne se fait tout simplement pas.

J’ai entrepris depuis la publication du Peuple des connecteurs le projet de vivre dans la connexion, de montrer que cette façon de vivre me rendait plus heureux, avec le bénéfice de m’éloigner du consumérisme. Je vis pour les liens, j’écris pour démontrer leur puissance.

Chaque fois que j’en ai l’occasion, je rencontre ou discute au téléphone avec ceux qui commentent ici, ceux qui participent à mon atelier. C’est précieux pour moi car les liens doivent être réciproques. Si nous nous enfermons dans un jeu de yoyo, personne ne s’en trouve enrichi, personne n’a une chance de se libérer avec de tels liens, au contraire, je les juge aliénants.

Comme je l’ai maintes fois répété, mon ambition n’est pas de créer un système philosophique ou politique général. Je m’intéresse au développement personnel, à commencer par le mien, dans l’espoir que ma méthode puisse servir à d’autres.

Il se trouve que cette méthode ne peut marcher que par la multiplication des liens, non par un repli sur soi-même ou dans une quelconque communauté sectaire. Pour que ma méthode marche, il faut que ma communauté grandisse sans cesse, que les communautés de ceux que j’inspire grandissent aussi et se croisent.

Ce blog est un outil de mon développement personnel et s’il peut être l’outil du développement d’autres personnes j’en serai heureux. J’expérimente un mieux, je vois ce mieux chez beaucoup d’autres, il me semble important d’analyser posément les mécanismes de cette transformation, pour pouvoir jouer sur eux et en démultiplier la puissance. C’est ainsi que je suis passé d’une intuition, la puissance des liens, à une forme de démonstration dans L’alternative nomade (la version 1.0 bientôt disponible).

Je ne prétends pas que toute l’humanité doit adopter ma méthode de vie. Je ne recherche pas le pouvoir, ni la proximité des hommes de pouvoir, pour l’imposer à tous. Ma méthode marche pour moi, elle marche pour d’autres, beaucoup l’appliquent sans jamais avoir entendu parler de Thierry Crouzet, elle marchera mieux si nous sommes plus nombreux à nous lier dans un réseau de liens réciproques. C’est tout.

Je ne me livre à aucune forme de constructivisme politique. Je n’entends que me réformer moi-même dans l’espoir, il est vrai, que d’autres m’accompagnent et que nos transformations cumulées aient un impact global. Mais je n’ai pas la main sur l’avenir, je prétends même qu’il serait dangereux que quelqu’un ait la main. Les choses ne se généraliseront que si à petite échelle elles fonctionnent puis réussissent à se propager de proche en proche, tout en s’ajustant sans cesse.

Je ne construis pas un système, j’affirme au contraire cette impossibilité, j’affirme que chacun doit se saisir des clés de sa vie. Si déjà nous réussissons à vivre plus heureux, en accord avec nos valeurs, c’est un progrès immense. J’ai la naïveté de croire que le bonheur est contagieux et qu’il peut renverser des montagnes.

J’en reviens à ce blog, notamment au fil des commentaires et je voudrais fixer une règle du jeu dans le but de maintenir la réciprocité qui seule me motive.

  1. Dès que quelqu’un vient chez moi, je garde son mail anonyme, mais je veux pouvoir engager la conversation en direct. À l’avenir, je détruirai sans les lire tous les commentaires qui ne seront pas associés à un mail valide (vous pouvez créer un mail pour moi). Sans ce mail, je n’ai pas la possibilité d’établir un échange de personne à personne, donc d’engager la réciprocité si nécessaire (vous disposez de mon mail).
  2. Si je détecte que vous publiez depuis un anonymizer, je détruirai de même les messages. Trop de gens utilisent les anonymizers pour jouer plusieurs rôles et rendent difficile la lecture des fils de commentaires. Je ne suis pas la CIA. Je n’ai pas envie de dialoguer avec des paranoïaques, la paranoïa ne me paraît pas compatible avec mon idée de réciprocité.
  3. Si vous changez de pseudo au cours d’une conversation, pour entretenir la confusion, je supprimerai le message. J’ai ajouté la possibilité de titrer les messages pour ceux qui veulent s’amuser.
  4. Dans le fil des commentaires, je ne peux pas systématiquement répondre en longueur à toutes les invectives, surtout quand j’ai déjà traité du sujet sur ce blog et dans mes livres. Il me paraît logique qu’on lise quelqu’un quand on vient discuter de ses idées. Il ne me viendrait pas à l’idée de descendre un écrivain après avoir lu au hasard une des pages d’un de ses livres. Au plus, je peux dire que je n’aime pas son style. Pensez mon blog comme un immense livre, c’est ce qu’il est. Quand ce problème d’incompréhension se pose avec un commentateur, je lui propose un dialogue, soit physique, soit un skype recording avec diffusion sur le blog, c’est une méthode mieux adaptée. En cas de refus, j’entendrai refus de la réciprocité, refus de la seule règle qui me parait importante, je détruirai les messages futurs.
  5. Qu’on ne me traite pas de censeur. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez chez moi dans la mesure où vous respectez la règle de mon jeu. Internet est immense. Si vous voulez jouer un autre jeu, ouvrez un blog, lâchez-vous. On est toujours le con d’un autre. J’ai l’habitude, ça ne me gêne pas, mais ne faite pas ça chez moi.

J’appliquerai cette règle du jeu à partir du prochain billet.

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54 comments

  1. La règle du jeu – comment mettre de l'ordre dans les commentaires de mon blog http://bit.ly/cFfmWJ

  2. eBouquin says:

    Aime les nouvelles règles du jeu de @crouzet. On devrait les généraliser. – http://blog.tcrouzet.com/2010/07/19/la-regle-du-jeu/

  3. narvic says:

    J’ai beau cher­cher, je ne vois aucune bonne rai­son pour que quelqu’un vienne com­men­ter sur ton blog en se cachant der­rière un ano­ny­mi­zer, en avan­çant une fausse adresse mail, et en reve­nant constam­ment sous des pseu­dos dif­fé­rents. Mais j’en vois beau­coup de mauvaises.

  4. J says:

    Pathétique…!

    Ecrit sous mon pseudo habituel.

  5. 000 says:

    En tout cas, “J” n’est pas malin, car il utilise l’anonymizer pour commenter mais pas pour lire et suivre les liens quand on le provoque un peu et qu’il est pressé de lire, donc il a été facile de récupérer son IP de Menilmontant.

    Perso, ce qui m’intéresse c’est le fond des débats, et si certains utilisent parfois plusieurs pseudos, ça ne me dérange pas, même quand ils le font pour m’attaquer comme ça a été le cas plusieurs fois.

    Se cacher leur permet parfois d’être plus véridiques, donc pour qui s’intéresse à la vérité humaine c’est intéressant.


    Pour comprendre les problèmes réels de la société, il faut connaître les hommes tels qu’ils sont, et on ne les comprend tels qu’ils sont qu’en les voyant masqués, quand ils se lâchent.

    Le dernier film de Kubrick porte sur les masques. La vérité passe par la découverte des actions masquées, qui sont une partie du fond des gens.

    Rien de pire que les commentaires creux et hypocrites, qui ne se cachent pas mais ne racontent jamais rien d’intéressant et ne dévoilent rien.

    Les enfilades de “RT” façon Twitter, c’est le degré zéro du commentaire et la mort de toute discussion.

  6. @J Profite c’est la dernière fois que tu te caches. Les autres lecteurs jugeront qui est pathétique.

    @000 remarque que je n’interdis pas l’anonymat, donc les gens peuvent toujours venir masqués.

  7. Henri A says:

    A part pour l’humour, je ne vois pas l’intérêt de la mascarade.

  8. L’humour ils connaissent pas et ils prétendent connaître les arcanes de société humaine.

  9. 000 says:

    “je ne vois pas l’intérêt de la mascarade”

    L’usage des masques est vieux comme le monde.

    Ils répondent au hiatus qui existe entre :

    – notre véritable personnalité, qui est multiple

    – notre personnalité sociale, qui est une, qui se doit d’être une dans une société bourgeoise. (Toute société est bourgeoise, crée des codes sociaux rigides).

    La police a toujours tout appris grâce aux lettres anonymes, car c’est la lettre anonyme qui véhicule la vérité, tandis que la parole publique véhicule le mensonge de l’hypocrisie.

    (Une lettre anonyme peut mentir, mais, même alors, elle exprime une vérité : la vérité d’une intention, par exemple. Qui se camoufle dans la vie sociale ordinaire).

    La mascarade permet d’exprimer une vérité, sur soi ou sur un autre. Elle permet de jouer un rôle, c’est-à-dire d’exprimer un pan de personnalité qui est castré dans la vie sociale bourgeoise.

    Les tenanciers de bordels savent bien à quel point la société bourgeoise adore se retrouver dans des soirées masquées, où chacun peut, enfin, être “soi”, et ne pas être “le moi social”.

  10. J says:

    Pathétique connard… 🙂

    Je ne me cache pas, mais toi sans arrêt derrière tes rhétoriques pour lobotomisés. Tu es vraiment la lie de l’internet sociologique, crouzet!

  11. Comme je peux pas mettre de pain sur la gueule de J qui vient de m’insulter, j’ai viré son dernier message. Profite je vais me coucher.

  12. Henri A says:

    Hooo ! 000 !
    Tu ne vas pas me faire croire que tu as passé ta vie dans les bordels et les commissariats !
    Ferme le bouquin de ce misérable espion qu’était Proust et au dodo !

  13. 000 says:

    Un mot de Nietzsche à ce sujet :

    “On est plus riche qu’on ne le pense, on porte en soi l’étoffe de plusieurs personnages, on prend pour “caractère” ce qui n’appartient qu’au “personnage”, à l’UN de nos masques.

    La plupart de nos actions ne viennent pas du tréfonds de nous, mais sont superficielles, comme la plupart des éruptions volcaniques; il ne faut pas se laisser tromper au bruit.

    Le christianisme a raison sur ce point : on peut faire naître un homme nouveau, mais ensuite un autre, plus nouveau. On fait erreur en jugeant un homme sur des actes isolés; des actes isolés ne permettent pas de généraliser.”

    Fragment de 1884

    Tous les philosophes qui se sont intéressés à la vérité, ce sont intéressés aux masques.

    Car c’est la collection de masques que revêt un homme, qui constitue, au final, sa vraie personnalité.

    Montherlant adorait les masques.

    Un homme qui n’aime pas se masquer risque surtout de passer, constamment, à côté de certains pans de sa personnalité.

    L’homme sans masque pense être vrai. Il est surtout unique, moins riche : il colle à son personnage social, et n’ose plus en décoller. C’est une forme d’auto-castration.

    Après, le masque peut être vécu de différentes façons.

    Quand Thierry écrit un roman à plusieurs voix, il se masque, il se dédouble.

    Il porte plusieurs pseudos dans Croisade. 🙂
    Tous sont un peu lui, même si nés d’observations externes.

    Il joue ces différents personnages, il les incarne par sa plume.

  14. 000 says:

    (L’immense séduction des métiers d’écrivain, de comédien, et d’agent secret, vient de ce que ces métiers permettent d’être plusieurs. D’être plusieurs personnages. D’être plusieurs facettes de la vie humaine.)

  15. Hermes says:

    Ce billet me fait trop rire,vouloir jouer les censeurs sur votre petit espace sans intérêt…
    Enormement de gens utilise des VPN,TOR ou des proxy en ces temps HADOPIEN car ils estiment que l’anonymat est un droit fondamentale.Allez vous effacer tout leur com ? Vous allez passez au whois toutes les ip visteurs (vous n’avez que ca a faire apparemment) ? Que vous modériez les trolls est tout a fait normal,mais ces regles enfantines ne sont pas a votre honneur,ca rejoint les propositions des députes UMP qui veulent supprimer l’anonymat des blogueurs or cet anonymat est un droit fondamental(blogueur ou commentateur),qui plus est sur internet (droit d’expression)pas seulement le pseudo mais également l’ip.A quand la photocopie de carte d’identité pour répondre a vos billet ? HaHa http://blog.tcrouzet.cn
    Si vous n’êtes pas capable de dialoguer avec des anonymes fermer les com un point c’est tout,vous n’avez rien compris au net.

    ¨Posté sous adresse jetable+IP pirate

  16. hermes2 says:

    Ops,apres l’IP tele2 une free tiens

  17. Hermes3 says:

    Une nouvelle Tele2 pour changer 😉

  18. Hermes3 says:

    erreur,c’est celle la (desolé,j’en ai tellement).Dommage mon acces neuf ne marche pas aujourd’hui,ca sera pour les prochain post

  19. 000 says:

    @ J / Hermès

    T’es lourd.

    N’oublie pas qu’en utilisant un proxy tu n’es pas anonyme pour ton fournisseur d’accès, qui sait que tu te connectes à lui.

    Comme on connait ta vraie IP personnelle,

    qui remonte à :

    menilmontant-1 (Static pool (Freebox))

    utilisée par exemple :

    June 28, 2010 – 18:29
    et
    02 Jan 2010 – 10:03

    si tu essaies de pourrir le blog on peut toujours porter plainte, et ton fournisseur d’accès saura que tu es aussi Hermès ayant connecté tel proxy aujourd’hui.

    Internet a été créé par le Pentagon.

    Il est organisé pour collecter des données, c’est un système d’espionnage passif, et l’anonymat réel n’y existe pas.

    Je défends les trolls qui discutent , mais pas les trolls qui dynamitent et pourrissent au premier degré.

    Même en allant dans un cyber-café, avec le nombre de caméras qu’il y a dans les rues, on pourrait te retrouver facilement en pistant les utilisateurs du cyber-café émetteur à une heure donnée.

    Il n’y a plus d’anonymat pour la police dans la société de communication.

    Les anonymizers c’est ce qu’il y a de plus surveillé, beaucoup sont même mis en place ou infiltrés par les Services.

  20. hermes says:

    OOO (0+0=0 ?) t’as rien compris je n’ai rien a voir avec J alors arrête de faire ton connaisseur ,tu racontes n’importe quoi,tu es ridicule.

    J’utilise des IP piratées par wifi de chez moi (je n’ai pas d’opérateur a mon nom (free,wabadoo,bouyges,tele2,neuf) avec une adresse MAC spoofer.
    T crouzet pourras te le dire en voyant les log,je suis dans le sud et je suis donc complètement anonyme.(ce ne sont pas des proxy) mais des point d’acces de particulier,impossible de me retracer.
    C’est simplement pour prouver que ces regles de filtrage sont stupides et inutiles.J’aurai pu me faire passer pour 6 personnes différentes avec une IP différentes tout a fait plausible (non proxy,operateur classique).

    Pour ton info,internet n’a pas été creer par le pentagone (ALPA) mais par le CERN pour etre un espace d’echange et de liberté…

  21. 000 says:

    L’anonymat réel est une vue de l’esprit. Les meilleurs hackers ont vite été retrouvés.

    Tout est une question de temps (pour la police) par rapport à l’enjeu (la gravité du crime).

    “par le CERN pour etre un espace d’echange et de liberté”

    Le CERN en a fait cet usage, louable et naïf.

    Mais le projet est né du Pentagon, et toute l’organisation du Net est sous contrôle des agences américaines, infiltrées partout.

    (Voir les fonds d’investissement de la CIA et les postes d’administrateurs…)

    C’était trop tentant comme système de collecte et analyse de données.

    Les seuls à pouvoir lutter ce sont les autres services de renseignement : chinois, indiens, russes.

    Le hacker peut s’amuser en faisant un trou ici ou là, mais s’il continue il est vite retrouvé.

  22. 000 says:

    “J’utilise des IP piratées par wifi de chez moi”

    C’est facile de remonter la piste d’un mec qui est à portée wifi de 6 boxes dont on a les IP fixes, et qui n’est pas couché à 2h30 du mat, et qui a le profil psychologique d’un geek anti-hadopi sachant utiliser un MAC. 🙂

  23. @Hermes Si tu savais lire, tu aurais bien vu que je n’ai rien contre l’anonymat mais qu’ici je voulais développer la réciprocité, pourquoi pas avec des anonymes. Tu peux utiliser tous les proxy que tu veux, et ne nous donnes pas de leçon de technique, du moment que tu restes cohérent et respecte la règle du jeu énoncée.

  24. hermes says:

    @OOO

    Ok pour le geek anti-hadopi bien vu(accessoirement pro anonymat,pro neutralité du net),mais pour le reste laisse tomber 🙂

    Une adresse MAC est l’adresse identifiant une carte reseau (Media Access Control address)http://fr.wikipedia.org/wiki/Adresse_MAC
    Si elle est spoofée (intentionnellement modifié)tu ne pourras jamais la retrouver (c’est la seul chose qui peut etre enregistré par la box).Ca n’a rien avoir avec la marque a la pomme (d’ailleurs j’aime pas apple).tu doit bien te douter qu’un libertaire comme moi prefere les systemes libre et open source…

    De plus avec une carte 1000 mW soit 10 fois plus puissante que la tienne et une antenne 9dbi je dois avoir une portée de plus de 600 metres par temps claire,en zone urbaine,bonne chance pour retrouver l’antenne (Si tu crois que le STRJD va se déplacer et faire une triangulation qui ne donnera surement rien pour 3 post sur un blog tu te trompe royalement).

    @T crouzet,
    Ok,je suis arrivé sur ce blog complètement par hasard,mais le post ma fait reagir par sa bêtise.Etre non opposé a l’anonymat et degager les com de personnes postant derrière anonymiser est antinomique.Si la personne abuse,ok pour moderer et meme la ban pourquoi pas.Mais aujourd’hui beaucoup de personnes utilise des méthode d’anonymisation pour leur surf courant,c’est donc discriminatoire.Personne ne vous a demander detaler votre vie ici ou de metrre votre mail (un formulaire de contact peut suffire) vous ne pouvez pas demander aux personnes de faire comme vous,elle n’en n’ont peut etre pas envie (sans pour autant etre des trolls ou mal intentionné).
    @+

  25. Laure says:

    Elle me convient bien cette règle du jeu. J’utilise déjà la modération a priori parce qu’il n’y a aucune raison que je me fasse insulter chez moi. Je retiens aussi l’idée du mail valide.
    Et puis, je ne blogue plus beaucoup, phagocytée par les réseaux sociaux qui me rendent paresseuse, pourquoi réécrire ce que d’autres ont très bien fait déjà, je préfère diffuser des liens.
    Je pense de plus en plus à participer à un blog cuisine, là les commentaires sont sympathiques, enrichissants (ils peuvent apporter des variantes) et finalement toute la maisonnée en profite 🙂

  26. @Hermes Tout le monde peut surfer ici, je m’adresse à ceux qui prennent la parole… et si j’en arrive là c’est parce qu’on arrive plus à s’entendre. Et parce que ce n’est pas constructif de parler de bêtise sans chercher à comprendre ce qu’il se passe.

  27. Hermes says:

    @T cruzet,

    Ok,c’est moins pire que je pensais par rapport a la teneur du billet :).

    Mais bon l’anonymat n’est pas une excuse pour laisser les abrutis t’insulter “J dit: Pathé­tique connard…”.Je suis tout a fait d’accord pour ban ce genre d’individu décérébrer et nuisible.Pas pour la discrimination IPenne ou mail.C’est a toi de faire la part des choses au cas par cas.Il y aura toujours des abrutis partout que se soit sur internet ou IRL.

    Bonne continuation.

  28. narvic says:

    La question des masques et de l’identité est certes intéressante (et d’ailleurs bien plus large que la simple envie de se dissimuler. On peut prendre le masque de “narvic” en ligne sans pour autant être caché, par exemple), mais je n’ai pas le sentiment que Thierry parle de ça dans ce billet (il n’a rien contre les pseudonymes, d’ailleurs).

    L’anonymat complet sur internet (et toutes les technologies paranoïaques – et plus ou moins efficaces – qui lui sont associées) me semble aussi tomber à côté du sujet. Si on veut rester totalement anonyme, on ne s’exprime tout simplement pas en ligne.

    Sauf si la liberté d’expression est véritablement en jeu et qu’il existe un risque réel de rétorsion. Or il ne me semble pas que les censeurs chinois, nord-coréens ou iraniens, par exemple, s’intéressent beaucoup à ce blog et à ce qui s’y dit.

    Quant à la liberté d’expression consistant à venir insulter quelqu’un sur son blog (“pathétique connard”, par exemple), il ne me semble pas que Thierry se propose de saisir un tribunal pour se plaindre d’injure publique (ce qu’il serait pourtant en droit de faire, dans ce cas précis). Il indique juste que le connard en question, qui vient chier sur la moquette de son salon, se verra tout simplement fermer la porte à l’avenir. Le scandale dans l’affaire, c’est les saletés que le connard laisse sur son passage, et pas l’obligation de les nettoyer derrière lui pour celui qui voudrait que son salon reste accueillant pour les gens de bonne volonté.

    Surtout, ces pratiques trollesques (anonymizer, faux mail, valse des pseudos, etc.) manifestent clairement un refus de dialogue. Ou, en tout cas, instaurent une relation d’échange totalement inégalitaire (ou non réciproque). Ça peut (peut-être) se comprendre et se justifier dans certaines circonstances exceptionnelles, mais certainement pas dans un blog personnel dont l’auteur avance à visage découvert et cherche précisément à établir un véritable dialogue avec ses interlocuteurs.

    La distinction binaire entre espaces publics et privés est devenue inopérante sur internet, qui produit toute une gamme d’espaces plus ou moins publics/privés. Le blog personnel est un très bon exemple de cette forme d’espaces intermédiaires. Mais il y en a des tas d’autres aux fonctionnements différents (forums, réseaux sociaux, etc.).

    Chacun de ces espaces demande des règles spécifiques pour fonctionner. Dans un salon “entre égaux”, comme celui de Thierry, ces quelques règles affichées à la porte me semblent un minimum pour que ce blog reste ce que son auteur voudrait qu’il soit: un salon.

  29. J says:

    Dernière prise de parole, mais parole à la défense, un peu!

    1. Cette histoire de règle du jeu fait suite aux (tentatives d’) échanges récents avec le très intéressant Moktarama et un peu moi même, que Crouzet n’a pas supportés. Comme il ne supporte pas la contradiction, par habitude.

    2. Lors de ces échanges il a été montré que notamment lors de cet épisode “légumes” Crouzet était d”‘une malhonneteté intellectuelle éhontée aux seules fins de discréditer les esprits critiques mettant en défaut ses théories.

    3. Ici, donc, j’ai écris “Pathétique”, sous mon pseudo habituel. Rien de bien méchant, et bien réel!

    4. Sur ce l’inénarrable 000 affirme que j’utilise un anonymiser pour commenter, ce qui est faux, pour discréditer comme d’habitude.

    5. Sur ce, Crouzet surenchérit en disant ”profite en c’est la dernière fois que tu te caches”, mensonge éhonté car je le répète je poste sous le pseudo J.
    Contrairement à OOO par exemple, qui lui change bd epseudo comme de chemise et vient pourrir avec la bénédiction de Crouzet toute possibilité de construction discursive et de compréhension des échanges par le quidam de passage. Lamentable deux poids deux mesures!
    Et comme pour Moktatarama à qui il fait dire que les gens sont des légumes en déformant ses propos, un fois de plus Crouzet est malsain dans sa manière de procéder dans ce billet et les commentaires qui le suivent.

    Mon sang n’a fait alors qu’un tour, et le mot ”connard” est parti. Je n’aurai peut être pas du l’écrire.

    Quoi qu’il en soit, et ceux qui n’ont pas suivi les échanges récents devraient se renseigner et lire avant d’avoir un avis sur la base de cette seule page digne d’un procès de la Stasi, Crouzet ne supporte pas les esprits critiques et cultivés du genre de Moktarama, et tant d’autres partis en claquant la porte, et emploie les pires méthodes pour déformer leurs propos et les discréditer, usant de son aura sur son espace.

    Cela est pathétique au regard de Vertu qu’il a la prétention de porter et diffuser.

    Pathétique!

    Point.

  30. Tu est bouché… je n’ai pas censuré moktanama que je sache… qui lui respecte toutes les règles ci-dessus… toi tu n’en respectes pas trois.
    1. Tu n’as jamais donné un mail réel
    2. Tu passes par anonymizer
    3. Tu refuses justement la conversation audio que je propose de diffuser sur le blog. Tu veux quoi de plus? Tu me reproches de déformer tes paroles, tu ne fais que ça depuis plus de 2 ans avec moi caricaturant mes idées, je suis fatigué… j’ai proposé cent fois une explication publique de vive voix, tu la refuses, donc tu n’est pas le bienvenu chez moi. C’est tout. Je ne peux faire mieux.

    La réciprocité t’emmerde, c’est ça que je constate.

  31. 000 says:

    “mais je n’ai pas le sentiment que Thierry parle de ça dans ce billet”

    Certes mais un billet est aussi l’occasion de déplacer un peu un débat sur une question connexe.

    J’aime l’esprit de la discussion chez Montaigne, où une question mène à une autre, avec des zigzags et des déplacements de sujets.

    C’est l’esprit de la conversation, qui s’oppose à l’esprit de la démonstration.

    Dans le débat démonstratif, on est focus sur un sujet.

    Dans la conversation, on peut sauter sur un sujet proche.

    On établit des connexions, plus qu’on ne déroule linéairement un énoncé.

    “les blogs démarrent des conversations”, plus que “des démonstrations”.

  32. hlfx says:

    J’ai du mal à comprendre les types qui viennent se vider les intestins sur un blog, comme J, sur des sujets aussi peu polémiques et ne mettant aucunement en jeu les libertés individuelles et collectives, ni même les croyances et systèmes de valeur fondés sur le libre consentement. Le développement personnel qui évite les écueils du mensonge et de la manipulation n’a pas lieu de donner cours aux éructations haineuses et hystériques constatées ici. Chacun est libre de s’approprier ou pas ce qui est écrit ici, les sceptiques peuvent exprimer leur désaccord sans donner l’impression de jouer leur vie. Gardons notre énergie vitale pour les sujets graves et menaçants tel que la sarkozoïsation préoccupante de notre société; la coercition toujours plus oppressante et le lavage des cerveaux qu’elle induit.

  33. 000 says:

    “Gardons notre énergie vitale pour les sujets graves et menaçants tel que la sarkozoïsation préoccu­pante de notre société”

    Hum.

    La sarkoïsation de la société est un sujet bien moins important, que celui de savoir ce qu’on fait des nouveaux espaces de création / discussion.

    Donc, d’une certaine façon, je trouve beaucoup plus sain qu’on s’excite au sujet des frontières éditoriales des nouveaux médias, plutôt que de s’en prendre une énième fois à des boucs-émissaires lointains comme Sarkozy.

    Les règles et usages des nouveaux médias sont les règles et usages du monde qui est en train de se construire : c’est ce qui doit focaliser l’attention et les énergies vitales.

    Le monde allait très mal avant Sarkozy déjà. Sarkozy n’a pas inventé le mal sur terre. Il y a déjà bien assez de gens qui parlent de lui, alors qu’il est un faux problème, un truc de surface, l’arbre qui cache la forêt des responsabilités de l’homme.

  34. Pour rebondir, je pense que les anciens médias reposaient sur la non réciprocité, et que c’est la réciprocité que nous devons cultiver. Si on refuse la réciprocité, on ne change rien.

  35. Moktarama says:

    @Crouzet :

    Vous parlez ici de réciprocité nécessaire à l’échange. Toutefois, il me semble que lorsque vous faites un billet fort critique (au minimum, vu qu’il attaquait finalement ce qu’il vous semblait que j’étais) d’un de mes commentaires sans même m’en prévenir (alors que mon identité numérique n’est pas cachée, que je suis également sur twitter par ex) , vous ne répondez pas vraiment à vos propres critères de réciprocité. Si je n’étais tombé dessus en revenant chez vous (car vous n’avez même pas fait de lien vers un de mes supports en forme de politesse, de signalement par un lien faible mais visible, acceptable sur le web), je me serais fait vilipender par vos commentateurs sans avoir la possibilité d’y répondre.

    De même, il me semble que lorsque nous commentons sur votre blog, en dessous d’un de vos billet, et contrairement à ce qu’écrit narvic, l’échange est déjà déséquilibré (ce dont je ne me plains pas par ailleurs personnellement, je connais les règles de ces jeux) … le dispositif est le vôtre, vous y avez les pleins pouvoirs et une certaine supériorité morale (on ne va pas refaire de la socio des médias non plus) . La réciprocité vis-à-vis d’un commentateur pris à parti dans un billet pleine page (moi, en l’occurrence) eut consisté à, par exemple, me proposer le même emplacement pour y répondre (ou à intégrer ma réponse dans le corps de votre billet) . Ce que, nous noterons, vous n’avez ni fait ni même proposé. Vous ne vous êtes donc absolument pas dépossédé de votre dispositif médiatique (ce que je ne blâme pas, trouvant cela bien humain après tout…) et de la supériorité qu’il procure. La réciprocité n’a pas été appliquée, quoique vous ayiez l’air d’en penser…

    Mais parlons de vos règles, puisqu’il semble que ce soit le sujet de ce billet décontextualisé (on dirait à vous lire que ces règles viennent de jaillir, et n’ont pas comme déclencheur majeur la longue discussion sous votre précédent billet) :

    1/ Pas de problème, on est effectivement dans la réciprocité, un moyen de joindre le commentateur semble le minimum.

    2/ Mouais, là, je suis déjà plus sceptique. Comme le pointe le commentateur facétieux ci-dessus, cet usage risquant de se répandre, peut-être qu’il vaut mieux modérer à posteriori en cas de multi-pseudo manifeste.

    3/ Je suis heureux de voir cette règle 😉 elle me semble en effet nécessaire, et votre réactivité sur ce sujet fait plaisir, parce que la confusion mentale dans un débat est vraiment une plaie AMHA.

    4/ Là, par contre, je me pose en faux. Nous sommes déjà ici soumis à votre dispositif médiatique, nous l’acceptons tacitement, il n’y a rien de choquant à ce que nous nous réservions le droit de ne pas accepter un autre dispositif. L’écrit est tout aussi noble que l’oral, et de nombreuses personnes le préfèrent pour des raisons de diffusion (qui écoute 1h de débat entre deux inconnus, franchement ? ) comme pour des raisons purement éristiques (l’écrit rendant bien plus aisé que l’oral l’examen des arguments et de la logique, on peut mettre des liens dans l’écrit, etc…) . Ce que vous considérez ici comme réciprocité n’est qu’une exigence de votre part auprès de celui qui a déjà accepté un premier dispositif défavorable… il sera donc peu enclin à en changer à nouveau. Un exemple éclairant serait celui d’Henri Mahler qui a attendu qu’ @si soit sur internet pour accepter de venir y débattre avec Schneidermann, considérant auparavant que le dispositif serait trop en sa défaveur. Quand je viens commenter chez vous, j’accepte ce désavantage, mais je le considère comme bien trop grand dans un cadre purement oral (en particulier compte tenu de vos compétences en la matière) pour accepter votre requête (et non votre “demande de réciprocité” compte tenu du fait que l’échange écrit n’en reste pas moins un échange qu’à l’oral) …

    5 / Mais vous faites ce que vous voulez, vous êtes chez vous 😉 … seulement, cela implique de reconnaître qu’on a un avantage certain par rapport aux commentateurs, et que les blogs ne sont pas intrinsèquement plus “libres” ou “ouverts” que n’importe quel média. Ce n’est pas parce que c’est Votre média (et que vous êtes un homme bon, généreux, libre et individué) qu’il n’en a pas les caractéristiques générales, comme la contrainte de votre dispositif sur les lecteurs/commentateurs ou le caractère fondamentalement “non-démocratique” de celui-ci (comme des réseaux par ailleurs) 😉 .

    Par ailleurs, vous venez de pénétrer à vitesse grand V dans le paradoxe du relativiste (paradoxe insoluble, certes…) . Car vous devenez bien un censeur en refusant que l’on écrive que vous êtes un censeur. Ce qui m’amuse au plus haut point, votre réflexion à mon propos étant que mon refus d’admettre une individuation prouvait mon individuation. A ce petit jeu-là, je viens de prouver que vous étiez un censeur… pas sûr que ce soit une représentation crédible de vous, n’est-ce pas ?

  36. Moktarama says:

    Pour finir (et parce que je n’avais pas coché la case pour suivre la conversation, soyons honnête) , je vous propose un arbre qui regroupe quelques pages dédiées à cette question qui vous agite (et moi aussi bien que nous soyions à l’opposé) , de l’homme nouveau ou des changements profonds induits pas le web et les réseaux. On y trouvera notamment vos deux articles politiques, ainsi que pas mal d’autres analyses et avis (différents du mien, comme du vôtre) sur le sujet, comme d’observations sociologiques du web, en espérant que ça intéresse quelqu’un (et sinon, au moins je peux suivre la conversation maintenant) : http://www.pearltrees.com/moktarama/7551502/

  37. @Moktarama Tu dois bien comprendre que je n’ai pas envie de répéter sans cesse les mêmes arguments, avec chacun des nouveaux visiteurs, c’est ce que tu me demandais de faire, sans connaître l’ensemble de ma pensée. C’est pour faciliter le dialogue que je propose l’audio, quand l’incompréhension est manifeste (ou la mauvaise foi ce que je te reproche pas). C’est juste pour pas encore écrire des mots en plus d’autres mots (et aussi parce que je passe la journée à écrire) et que l’audio me change et que c’est un moyen important d’établir la réciprocité, qui peut être cordiale.

    Ton pearltree par exemple… devrait lier au moins une centaine de mes articles, tout le peuple des connecteurs, la stratégie du cyborg qui sort dans les jours qui viennent… et bien sûr l’alternative nomade. Voilà pourquoi j’ai besoin de l’audio, parce que j’ai déjà écrit tout ce que je pensais sur le sujet, à ce jour, et que te répondre n’exigeait pas de moi de développer de nouveaux arguments. L’audio est pour moi le moyen de faire sortir un point de controverse qui exigerait un développement, ce que l’écrit manifestement a été incapable de faire.

  38. Moktarama says:

    @Crouzet :

    Parce que vous vous imaginez que j’ai découvert votre blog il y a une semaine ? Je n’ai certes pas lu vos livres, toutefois c’est me faire un mauvais procès que d’ignorer le fait que j’ai pu croiser nombre de vos articles par le passé (n’oubliez jamais que plus de 95 % des lecteurs ne commentent pas, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas présents) . Si vous considérez que la discussion écrite nécessite de vous avoir lu intégralement (et d’avoir accepté les bases de vos constructions théoriques) , il me semble qu’on est effectivement dans une impoasse… je vous ai pour ma part donné les raisons qui font que je refuse l’oral (sachant que si je vous croise un jour en vrai, j’aurai plaisir à en discuter, mais ce sera hors du champ médiatique) , elles ne me semblent pas moins légitimes que celles qui vous font refuser l’écrit.

    Mon pearltree, par exemple, “devrait” POUR VOUS contenir vos centaines de billets (ce qui n’est guère étonnant pour un auteur, ainsi mes pearltrees contiennent de manière statistiquement significative plus de mes billets que les pearltrees d’autres auteurs/curators). POUR MOI, un grand nombre sont simplement non pertinents parce que ne s’appuyant pas sur des preuves suffisamment solides (et que vous n’êtes pas d’une écriture égale dans tous vos billets, certains figurant par ailleurs dans d’autres de mes pearltrees) , et qu’il me semble que la controverse étant philosophique & politique, l’intérêt d’un tel pearltree est de regrouper la crême des argumentations, comme le meilleur de la socio du web et de l’analyse des groupes & foules (et Dieu sait que de la théorisation ou de la socio du web, on en trouve, toute la difficulté est dans une sélection pertinente, ce qui explique l’absence de nombreux billets de vous comme d’autres) … la jeunesse de ce dernier (je me suis penché sur sa construction il y a quelques jours à peine) engendrant également ce nombre limité de perles.

  39. Arrête, ça ne sert à rien… tu parles de preuves, c’est un gros mot… même les scientifiques ne l’utilisent plus depuis 100 ans (la preuve, c’est du domaine des mathématiques). Je parle de mener à bien une révolution personnelle. De quelle preuve j’ai besoin pour constater que quand j’applique ma méthode, ma vie change, et celles des autres qui l’appliquent constatent le même changement ?

    Tu vas démontrer que nous sommes incapables de nous auto-organiser par exemple. Nous, désignant, ceux qui cherchent à appliquer ce système volontairement (je ne parle même pas de ceux qui le font inconsciemment). Tu vas montrer ça comment ?

    Voilà pourquoi je veux te parler. Pour clarifier ce que tu ne veux pas voir. Si tu refuses, ça ne sert plus à rien que tu commentes, tu tapes à côté, tu contestes des choses pas judicieuses selon moi… Tu ne veux pas discuter, ne discutons pas, ne commente plus, j’ai pas le temps de répondre à tes attaques par écrit, car les réponses n’apporteraient rien à personne. Tu n’as pas compris ce don je parle, je dois mal écrire.

    Ce qui me frustre c’est que j’ai l’impression que tu aurais des choses intéressantes à m’apporter, mais pas nécessairement où tu le penses… encore un + pour l’audio / ou la terrasse de café. Faut être borné pour refuser de rencontrer quelqu’un. C’est contre toutes mes valeurs.

    Qui a parlé d’Internet comme catalyseur d’homme nouveau. Pas moi. Ce n’est pas du tout de cela dont je parle par exemple. Il y a une totale incompréhension. Internet est un outil à côté d’autres. Tout dépend de nous.

  40. Réciprocité, je donne, tu donnes : La règle du jeu http://bypsc.fr/0bq

  41. Moktarama says:

    @Crouzet :

    Bien joué : remplaçons “preuve” par “niveau acceptable de confirmation empirique de la validité d’une hypothèse” …

    Maintenant, deux exemples :

    “Je le vérifie tous les jours dans ma vie et celle des autres” n’est pas un niveau acceptable. N’importe quelle personne pourra dire ça de ses propres observations quelles qu’elles soient (voir l’effet Barnum, et tant d’autres biais subjectifs que les sciences humaines ont confirmé). Si ça vous semble un niveau acceptable de confirmation empirique, très bien… mais ça ne l’est pas pour moi, et la discussion ne peut évoluer, vu que c’est sytématiquement ce que vous avancez en derniers recours.

    “On observe, lorsqu’on effectue des études sur les liens faibles et leur visualisation, que ceux-ci sont inégalement répartis au sein des réseaux et entre ceux-ci” (voir les visualisations de Véronis et de bcp d’autres par ex) est un niveau qui me semble acceptable (en sciences humaines bien évidemment) , du moins que l’on peut intégrer à la construction d’une représentation du fonctionnement social en réseau.

    Enfin, je ne dis pas qu’une auto-organisation en réseaux exclusivement est strictement impossible (bien que j’en doute personnellement au delà d’une certaine taille) , je dis surtout qu’elle ne serait probablement pas moins inégalitaire qu’une organisation structurelle classique ( mélange permanent de hiérarchies en réseau comme pyramidales) .

    Considérer mes réponses comme des “attaques” (contre vos idées) est une manière de voir les choses, que j’accepte. Toutefois, je ne comprends pas ce qui vous fait ainsi réagir compte tenu du fait que la légitimité de votre volonté de l’oral n’est pas plus élevée que celle de ma volonté de l’écrit (que vous-même favorisez au départ, non ? Vous n’obligez pas à des commentaires vidéo/audio et ne limitez pas le nombre de caractères des commentaires écrits, favorisant de ce fait les longues explications aux brèves réactions) . Ne pas répondre à mes commentaires est aussi un bon moyen de finir une conversation qui vous déplaît, si vous trouvez si horrible qu’il m’arrive de venir sur votre média et que je veuille ajouter mon grain de sel (avec un acharnement certain, il est vrai, mais quand le sujet soulève des points qui m’intéressent, j’ai plus tendance en user) .

    Edit : pas de problème pour se voir à la terrasse d’un café, ou en discuter à une république des blogs. Je refuse juste un dispositif médiatique (c’est à dire, ici, un débat oral dans une optique de diffusion dans un média) dont j’estime qu’il me lèserait exagérément.

    Ensuite, écrire “tout dépend de nous” est précisément ce en quoi je ne suis pas d’accord et vous fait parler “d’hommes nouveaux” . Précisément parce que j’estime que tout est loin de “dépendre de nous” , pour toutes les raisons dont je ne vais pas faire une redite.

  42. 000 says:

    Il y a cette phrase folle chez Moktarama, sur son blog, dans un commentaire répondant à J :

    “si on décide à la majorité qu’on veut tuer les juifs (ou les pauvres), ou de rétablir les anciennes structures, ce dont je doute en cas de structuration aplanissante de la structure hiérarchique (très différent de l’absence de structuration, je crois qu’on est d’accord là dessus) , on n’aura qu’à assumer en tant que peuple… Si l’on a une “vraie” démocratie, je serai le dernier à remettre en cause (même si je me battrai en son sein) sa structure si je ne suis pas d’accord avec le résultat !”

    Son culte de la structure est tel, qu’il n’est pas gêné par une structure démocratique décidant la mort de tous les juifs.

    Cette idolâtrie de la structure s’oppose au travail culturel sur la responsabilité individuelle et le changement intérieur des pulsions grégaires.

  43. @Moktarama On est chez moi, je fixe les règles, je fais avec le temps que j’ai… c’est la nuance. Un blog se situe entre un espace public et privé.

    Je parle d’une nouvelle possibilité de vie qui n’est testé encore que par peu de gens… On peut pas tester a priori ce genre de chose. Il n’est pas question de théorie mais de philosophie de vie.

    N’empêche je m’appuie un peu sur des théories… 😉

    écrit donc un article détaillé chez toi et j’y répondrais. Bosse et je bosserai. Les commentaires c’est de l’amusement. Et je veux que ça le reste.

  44. 000 says:

    “si on décide à la majorité qu’on veut tuer les juifs … on n’aura qu’à assumer en tant que peuple…”

    Cette phrase de Moktarama montre à quel point c’est encore un nain intellectuel, sous les apparences formelles de rigueur de ses articles d’étudiant en sociologie.

    La civilisation doit passer avant la structure démocratique. Le modèle culturel doit rendre impossible toute décision majoritaire de tuer les juifs.

    L’essentiel du travail à faire est culturel.

    Construire une structure démocratique pour ensuite accepter qu’elle tue les juifs, montre à quel point on confond vote de la populace et progrès social.

  45. Moktarama says:

    @000 :

    C’est ce qui fait le relativisme : on ne peut prôner une structure permettant à chacun d’avoir une portion similaire du pouvoir collectif (et je doute infiniment qu’une telle structure puisse engendrer l’assez mauvais exemple choisi) , et dans le même temps refuser l’éventualité que les décisions (et leurs conséquences) prises soient contraire à notre volonté individuelle (ce qui n’interdirait pas de férocement s’y opposer) . On ne prône pas la liberté d’exression si c’est pour la refuser à certaines expressions, on ne prône pas un pouvoir mieux réparti si c’est pour en refuser les conséquences qui nous déplaisent…

    Par ailleurs, votre fort judicieuse dissection de mes écrits pour y trouver un point Godwin reste à relativiser (forcément) . La Shoah a eu nombre de conséquences mondiales non négligeables (ce qui ne la justifie aucunement mais permet de comprendre l’idée de forcer les peuples à assumer leurs décisions heureuses comme malheureuses, de ne pouvoir dire “c’est la faute d’untel” mais “nous avons fait n’importe quoi, essayons de comprendre pour l’éviter à l’avenir” ) , comme la plupart des choix désastreux fait par un peuple ou l’humanité, et sans elle il est probable que les génocides n’auraient pas l’impact qu’ils ont maintenant et cette réprobation absolue. On remarquera par exemple avec intérêt que le Japon, qui fut “préservé” des conséquences (infiniment plus que l’Allemagne) , n’a pas tant changé que cela par rapport à l’avant WW2, avec des courants nationalistes très puissants, un culte de la supériorité culturelle (entre autres) et un recul bien faible sur leur histoire. Bref, on ne va pas refaire la philosophie de l’expérience en termes socio-culturels…

  46. 000 says:

    (Moktarama fait passer l’idéal structurel de la vraie démocratie,

    avant l’idéal culturel d’un homme qui s’est émancipé du grégarisme destructeur.

    C’est pourtant le second seul qui peut changer l’histoire humaine.

    La mort des juifs, décidée au sein d’une vraie société démocratique, est le même scandale que décidée par un roi ou une oligarchie.

    Moktarama a décidé une fois pour toutes qu’on ne peut pas faire évoluer l’homme culturellement.

    Alors il se concentre sur des changements institutionnels, qui ne changeront pas grand chose à l’histoire.


    On doit faire le pari de changer l’homme, pas seulement la structure sociale.

    Dans l’histoire de l’Allemagne pré-nazie, on a clairement une carence du modèle individué : le groupe, le peuple, est idolâtré.

    A partir de ce modèle culturel déficient, les Allemands ont accepté, au nom du Peuple allemand, la destruction des autres peuples et des individus déviants.

    le nazisme est un problème culturel, pas institutionnel.

    Il est l’absence d’un respect des personnes, primant sur les groupes.

    Il est l’expression d’une mauvaise pente qu’a suivi la philosophie allemande, érigeant le grégarisme en absolu.

    – Voir la façon dont Fichte, humilié par Napoléon, cherchant une Force, a construit le Peuple discipliné contre la personne.)

  47. Henri A says:

    “On remar­quera par exemple avec inté­rêt que le Japon, qui fut “pré­servé” des consé­quences (infi­ni­ment plus que l’Allemagne) , n’a pas tant changé que cela par rap­port à l’avant WW2, avec des cou­rants natio­na­listes très puis­sants, un culte de la supé­rio­rité cultu­relle (entre autres) et un recul bien faible sur leur his­toire. Bref, on ne va pas refaire la phi­lo­so­phie de l’expérience en termes socio-culturels…”
    Ne serait-ce pas pour commencer, tout simplement parce que le Japon n’est pas considéré comme pays occidental, et que tout ce qui se passe et s’est passé en occident est considéré obligatoirement comme plus important, unique et plus mieux ( par les occidentaux )?

  48. Moktarama says:

    @000 :

    La civilisation dont vous parlez, c’est VOTRE civilisation (quelle qu’elle soit) . Pas la mienne, ni celle de votre voisin, ni celle d’un banquier central, ni celle d’un africain, ni celle d’un chinois, etc… et on trouve quasiment autant de désaccords sur le sujet qu’il y a d’humains sur cette planète, philosophes compris.

    Votre mention de la “populace” me donne à penser que vous tenez les autres (du moins ceux qui sont en désaccord envers vous) pour bien peu de chose. C’est peut-être aussi pour cela que vos commentaires habituels ressemblent plus à des litanies de pensées disparates (et que vous appréciez tant les chemins de traverse et les citations fulgurantes) qu’à des réponses construites.

    @Crouzet :

    Si vous aviez lu mes écrits, vous y verriez l’intégration de commentaires (ou leur signalement) dans le corps de certains billets : je les considère comme importants, parfois même plus que le billet originel. Pour éviter tout malentendu à l’avenir (ne vous inquiétez en ce qui me concerne, le message a été compris fort et clair) , je vous suggère d’ajouter à vos règles la mention que les commentateurs sont invités de préférence à l’amusement dans leurs écrits…

  49. Mokarama says:

    @000 :

    “La mort des juifs, décidée au sein d’une vraie société démocratique, est le même scandale que décidée par un roi ou une oligarchie”

    Ca l’est. Toutefois, dans le premier cas, des changements culturels ou/et structurels en conséquence ont de bien plus grandes opportunités de se produire que dans les deux suivants. Ne pas (ou moins) répéter ses erreurs et tragédies est une des raisons de ce systême (pour très approximatif qu’il soit actuellent) , parce qu’il ne permet pas de trouver un bouc-émissaire à l’échelle du groupe et force à la réflexion quand aux structures (et dans l’univers socio-culturel au sens large) .

    Ensuite parlons de la proportion du modèle individualisé (on ne va pas réinventer des mots tous les quatre matins) : mettre sur le compte unique de la philosophie allemande ce qui s’est déroulé avec les nazis est cruellement infidèle et très partial. C’est précisément ce que Milgram ou Ron Jones voulurent montrer dans leurs expériences de soumission à l’autorité (et en mettant en évidence l’importance majeure de la structure) , dans une amérique des années 60 qui se considérait comme la plus individualisée du monde.

  50. Mokarama says:

    @Henri A :

    D’un point de vue historique, on pourrait surtout pointer du doigt les américains, qui n’ont pas fait le dixième au Japon de ce qu’ils ont fait en Allemagne (la dénazification, certes sélective, est un des plus gros jalons de l’histoire allemande, et est encore très prégnante aujourd’hui là-bas, avec des débats d’un autre niveau d’auto-critique que dans ceux qu’on peut avoir, par exemple, en France à propos de la guerre d’Algérie ou de la collaboration) .

    Le communisme était déjà la préoccupation majeure des Etats-Unis, et la partition de l’Allemagne (ainsi que la fixation des frontières avant la fin du conflit) a permis ce que les forces géopolitiques en présence n’ont pas permis pour le Japon.

    Mais bien d’autres facteurs socio-culturels entrent certainement en jeu. On a d’ailleurs ici un exemple de la multiplicité des structures et réseaux en jeu (tant familiaux que sociaux, ou des structures d’expression du pouvoir du groupe) , la culture de ces derniers étant très forte au Japon (et la partie pyramidale des structures de pouvoirs ayant fortement été atténuée par la nouvelle constitution Jap de 46 ou 47) sans pour autant que les Japonais aient profondément changé ou même que les conséquences soient une meilleure répartition des influences. Bref, comme le pointe Crouzet, seuls certains types d’échanges (et non l’horizontalité en elle-même) permettent de vraiment répartir les influences… ce qui est déjà l’amorce d’une structuration de ceux-ci, non ?

  51. hlfx says:

    “La sar­koï­sa­tion de la société est un sujet bien moins impor­tant, que celui de savoir ce qu’on fait des nou­veaux espaces de créa­tion / discussion.

    Donc, d’une cer­taine façon, je trouve beau­coup plus sain qu’on s’excite au sujet des fron­tières édito­riales des nou­veaux médias, plu­tôt que de s’en prendre une énième fois à des boucs-émissaires loin­tains comme Sarkozy.”

    Désolé 000, mais nous n’avons vraiment, mais alors vraiment rien à nous dire… La branlette, ce n’est pas pour moi. Je m’en retourne dans des contrées numériques où les gens ont le sens des réalités… Et des priorités. Continuez à vous secouer la nouille et à vous écharper sur les nou­veaux espaces de créa­tion / discussion, pendant que les autres cherchent à savoir que faire de la démocratie en lambeaux, comment contrer l’autisme des réacs rancis et moisis au pouvoir sur les retraites, comment restaurer les droits de chacun lors d’une garde à vue, etc…
    Votre réponse de bisounours en dit long sur votre âge et votre absence de maturité.

  52. Henri A says:

    A Moktorama :
    Vous écrivez comme un livre… d’histoire…occidentale, ce qui veut dire universel.
    Et on vire d’un revers de la main l’ethnocentrisme !
    Qu’on fait les japonais pourtant non-désimpérialisés de si terrible depuis la seconde guerre mondiale ? Qu’on fait les occidentaux depuis, dé-nazifiés ( Allemagne ) et les autres non-dénazifiés qui pourtant avaient une bonne partie de leurs populations et surtout de leurs élites et gouvernements qui soutenaient la cause nazie ?

    A hlfx :
    Voir le commentaire ci-dessus.
    « pendant que les autres cherchent à savoir que faire de la démocratie en lambeaux, comment contrer l’autisme des réacs rancis et moisis au pouvoir sur les retraites, comment restaurer les droits de chacun lors d’une garde à vue, etc… »
    Vous lisez l’histoire dans les journaux ?
    Démocratie ? Depuis quand ?

  53. Moktarama says:

    @Henri A :

    L’exemple pris ici comparait le Japon et l’Allemagne, et ne constituait en rien une stigmatisation de ce premier pays (et ne traitait pas plus d’autres sujets à propos desquels l’Allemagne pourrait avoir des choses à se reprocher depuis) .

    Je prenais ensuite brièvement l’exemple de la France pour montrer justement que je ne rendais pas le Japon bouc-émissaire… c’est un mauvais procès en impérialisme que vous me faites là.

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