La célèbre phrase de Gandhi « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. » peut paraître abstraite, voire idéaliste ou même utopiste. En 1953, avec L’homme qui plantait des arbres, Jean Giono lui associa un manuel pratique.

L'homme qui plante des arbres
L'homme qui plante des arbres

Nous devrions tous lire et relire ces quelques pages pour nous prouver que des petits gestes, répétés jour après jour avec patience, peuvent changer un coin du monde, que nos gestes à tous, une fois cumulés, peuvent changer le monde. Nous n’avons rien à demander à personne. Aucune autorisation ne nous est nécessaire. Nous n’avons nul besoin d’attendre les prochaines élections ou de faire tomber le gouvernement. Nous sommes armés de nos volontés. Il nous suffit d’en prendre conscience comme Elzéard Bouffier le héros de Giono.

Alors, offrons ce texte de révolutionnaire à nos amis, poussons-les eux aussi à changer le monde pour que nos petits gestes en apparence inutiles s’accumulent. Par chance, aujourd’hui, plus rien ne peut freiner la prolifération des mots de Giono qui, en 1957, déclara :

J’ai donné mes droits gratuitement pour toutes les reproductions.

Ainsi, Giono devança Creative Commons de près de 50 ans, affirmant :

C’est un de mes textes dont je suis le plus fier. Il ne me rapporte pas un centime et c’est pourquoi il accomplit ce pour quoi il a été écrit.

Espérons qu’il donnera du courage à toujours plus d’hommes et de femmes, désireux de prendre au mot Gandhi, ici et maintenant, sans plus attendre un homme ou une femme providentiel.

PS : Pour faciliter la propagation de ce texte, j’ai créé un fichier ePub à partir de sources trouvées en ligne. Pour la petite histoire, j’ai lu la version éditée par Gallimard pour un peu plus de 8 euros ! Cette lecture lumineuse m’a été conseillée par @la_ligne.

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47 comments

  1. Guillaume says:

    Et dire qu’il est vendu dans la collection “folio jeunesse”: certes, la jeunesse doit s’en inspirer, mais c’est le cas pour chacun d’entre nous. Si vous avez la flemme de le lire, un film d’animation reprenant le texte intégral avec la voix de P.Noiret existe tout aussi gratuitement sur internet à l’adresse http://dotsub.com/view/2d7b8a37-4f64-4241-8019-642e965d124f .je peux vous en proposer un petit florilège, mais il est peut-être préférable de lire ou voir le texte intégral.

  2. Bellonius says:

    En attendant la validation d’Apple, il existe une autre version ePub sur le site de la Bibliothèque électronique du Québec : http://beq.ebooksgratuits.com/classiques/index.htm

  3. J’avais vu… j’ai essayé de faire un poil plus clean…

    http://txt.tcrouzet.com/giono.epub

  4. bellonius says:

    Plus beau, plus clean et avec une belle préface !

  5. 000 says:

    C’est mignon comme texte mais on est encore dans une mythologie de la croissance : les arbres par milliers, puis le village, les enfants, la prospérité…

    Comme si le cycle était infini, et qu’on ne butait pas sur une limitation de l’espace et des ressources non renouvelables.

    L’utopie rurale de Giono repose sur une population pas trop nombreuse, mais il oublie de le dire.

    Cet équilibre est détruit par la croissance démographique, qui fatalement détruira les ressources.

    [Dans le modèle naturel, la population est maintenue par l’élimination naturelle.
    Dans la civilisation moderne on refuse la mort et la population devient démesurée.]

    Pour un modèle rural équilibré, il faut ramener la population mondiale à 1 milliard d’habitants maxi.

    C’est une réalité tout de suite moins mignonne que de faire croire qu’il suffit que chacun fasse quelque chose de bien.

    Ce texte fait croire qu’il suffit de faire quelque chose EN PLUS : on plante un arbre etc.
    Il faut surtout faire des choses EN MOINS : moins faire d’enfants, déjà.

    Tant qu’on reste sur le : EN PLUS, on est dans la pensée Bisounours.

  6. Où sont les 6 milliards de volontaires pour les fours crématoires de 000? Je les vois pas.
    C’est absurde.

    Le temps que la population mondiale descende d’elle même à un milliard (sans extermination), il faudrait au minimum 100 ans si on se coupait tous les couilles immédiatement. Aucune mesure de réduction de la population politiquement acceptable ne sera mise en oeuvre dans un time frame acceptable.

    Il faut donc trouver une autre solution. => Innovation technologique et sociale, un processus qui a besoin de l’intelligence de chacun des 7 milliards d’hommes. Et c’est en ce sens que j’aime ce texte de Giono. Il ne dit rien d’autre. Tu remplaces les arbres par des plans de tomate ou des fichiers MP3 et ça marche pareil.

  7. 000 says:

    “Il faut donc trouver une autre solution”

    Si la population mondiale ne réduit pas, le modèle mignon à la Giono ne fonctionne pas.

    Dès lors, il ne faut pas faire des choses EN PLUS, mais EN MOINS :

    beaucoup moins consommer.

    Consommer beaucoup moins, aussi longtemps que la population n’est pas réduite à une taille qui permet à chacun de consommer tranquillement sans dégâts majeurs.

    La techno verte est une couillonnerie pour faire du fric.

    Aucune techno verte sera viable si on ne consomme pas bcp moins.

    Tant que le message ne se concentre pas sur : “consommer moins”, il est une couillonnerie bisounours qui ne sauve rien. Une bonne conscience inutile. “On a planté un arbre, super !”

  8. Le texte de Giono marche aussi pour consommer moins… Il ne dit pas le contraire. Juste qu’un homme peut changer un coin du monde, en plantant des arbres… ou en consommant moins, c’est la même idée.

  9. Henri A says:

    Bougre de misérable de 000 !
    Les 7 milliards d’habitants consomment trop ?
    On va en revenir de nouveau aux stats des habitants vivant avec un dollar par jour ? On va revenir sur ce débat pénible du curseur 1 dollar, 1,5 dollar, 2 dollars par jour ?
    A vue de nez 2 milliards d’habitants consomment trop !!

  10. 000 says:

    Il faut apprendre aujourd’hui aux hommes à faire moins, c’est la nouvelle révolution copernicienne.

    Etre davantage, et faire moins.

    Cet homme ne peut plus s’arrêter : il plante, il plante, il plante.

    Il ne sort pas du sarkozysme : toujours plus. L’homme jugé à sa production, plus qu’à ce qu’il est.

    Pourquoi planter à la chaîne des milliers et des milliers de chênes ? Il ne réfléchit même plus au but : il plante, encore et toujours.

    Il plante jusqu’au dernier souffle de vie.

    Il prend la figure de Charlot dans les temps modernes : exécutant à la chaîne.

    Esclave volontaire d’un productivisme à la chaîne.

    Il plante des arbres au lieu de serrer des boulons dans une usine, mais c’est la même chose : faire toujours plus.

    Comme sur MySpace les musiciens citoyens pondent à la chaîne des tas de morceaux de musique.

    Tellement que la musique perd toute valeur.

    Ce sont aussi des Charlots 2.0 des temps modernes.

    L’idéologie du “toujours plus”, c’est ce qui pourrit le Web 2.0 :

    “tous journalistes, tous auteurs, tous musiciens”.

    Une croissance infinie de la production médiocre : tous mauvais journalistes, tous mauvais auteurs, tous mauvais musiciens.

    Chacun veut planter sa graine, à l’infini.

    L’homme prisonnier de ce qu’il doit faire. L’homme jugé à ce qu’il fait.

    Au lieu de chercher à être.


    L’homme du futur doit être ce qu’il est, pas ce qu’il fait.

    L’homme qui est ce qu’il fait, c’est l’homme de la société industrielle, une impasse dans un monde fini, même s’il a l’apparence d’un doux planteur d’arbres chez Giono.

    La nouvelle révolution copernicienne : l’homme devient ce qu’il est. (Nietzsche).
    Il ne cherche plus à faire toujours plus.

    Faisant moins, il rendra le meilleur service possible à l’écosystème global.

    Les animaux font le minimum vital : c’est le meilleur service qu’ils rendent à la nature.

  11. 000 says:

    “Le texte de Giono marche aussi pour consommer moins…”

    C’est une question de regard copernicien :

    focus sur le FAIRE ou focus sur le NE PAS FAIRE.

    La philosophie de Giono n’est pas contraire à la vie simple.

    Je ne critique pas Giono, mais le focus de ce livre, le planteur d’arbres.

    Qui reste inscrit dans l’idée d’un homme qui fait toujours plus, qui s’invente des tâches.

    En lisant ce livre, les hommes vont s’inventer un nouveau truc à faire, nouveau prétexte pour ne pas faire moins.

    Sauf si on focalise culturellement sur le FAIRE MOINS comme objectif.

    “A vue de nez 2 milliards d’habitants consomment trop”

    Oui mais c’est le modèle culturel qui se répand au sein de la population en cours de développement.

    La Chine s’urbanise de plus en plus.

    On a besoin de renverser ce modèle culturel.

    Avec la crise on nous ramène l’idée stupide la croissance tout azimut.

  12. Mais consommer moins, c(‘est un nouveau truc à faire… en plus je pense que c’est pas la bonne approche. C’est on fait autre chose, et par effet de bord on consomme moins. je pense que l’homme veut toujours faire plus. C’est pour ça que je parle de complexité volontaire dans la nouvelle version de l’alternative. Plus de complexité, implique moins de consommation.

  13. 000 says:

    Oui j’ai compris ton angle d’attaque par la complexité mais je suis un peu dubitatif.

    Je crois que ça doit s’accompagner d’une prise de conscience du problème de la consommation.

    Sinon les gens feront longtemps les deux, l’homme est doué pour le multi-tâches.

    Ils entreront dans la complexité, tout en continuant à beaucoup consommer,

    à ne pas concevoir qu’il faut mettre deux pulls l’hiver plutôt que de chauffer.

  14. complexification => individuation => refus de la massification => nomadisme => réduire les attaches matérielles, crédits et trucs dans ce genre => moins consommer

    C’est une longue démonstration. je suis en train d’uploader la nouvelle version de l’alternative.

  15. ManUtopiK says:

    @000 Réduire notre population ou notre consommation sont des solutions un peu simplistes pour un monde aussi complexe. C’est surtout l’équilibre entre empreinte écologique et population qui est important.

    Je te conseille de regarder cette vidéo du TED sur l’évolution démographique et croissance :
    http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/hans_rosling_on_global_population_growth.html

    Puis, de bien étudier le scénario négawatt ici :
    http://www.negawatt.org/telechargement/Scenario%20nW2006%20Synthese%20v1.0.2.pdf

    “Si tout va bien”, nous devrions stabiliser notre population autour de 9 milliards vers 2050. Le scénario nW démontre qu’il est possible de trouver un équilibre énergétique et une relation plus harmonieuse avec notre environnement. (Scénario de solutions pour 2050)

    Il ne s’agira pas de consommer moins mais mieux, en faisant des choix de sociétés plus “sobre” d’un point de vue consommation énergétique et bilan carbone. La sobriété énergétique consiste à réduire les gaspillages par des comportements plus rationnels qu’aujourd’hui et surtout par des choix individuels et sociétaux.
    Les technologies doivent être plus efficaces et “bidouillables” afin de réduire la consommation d’énergie lors du fonctionnement et augmenter la durée de vie des technos. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui avec des iPhones à jeter dans 2 ans…
    Il faut aussi une croissance forte des énergies renouvelables afin de compenser le peu de consommation dont on aura besoin.

    Les solutions sont plus complexes et surtout moins radicales que tes propositons…

    @tcrouzet Merci pour ce très joli texte.
    “Inno­va­tion tech­no­lo­gique et sociale” : c’est exactement ça !
    Notre pouvoir de consommation est bien plus important qu’on le croit. L’étiquette énergie, par exemple, a poussé les constructeurs vers des technologies plus performantes. Le changement de comportement social favorise l’innovation technologique !
    C’est là où la phrase de Gandhi prend tout sont sens. Passée à la moulinette capitaliste, ça serait : “Consommez mieux, vous changez le monde…”

  16. 000 says:

    @ ManUtopiK

    Je ne crois pas à la seule solution technologique, sans consommer moins.

    On consomme plein de trucs inutiles, les hommes ne souffriront pas de moins consommer,

    Il faut oser défendre le modèle culturel de la décroissance matérielle. (Et reconstruire un modèle économique non fondé sur les objets matériels).

    Franchement, quel plaisir réel apporte à l’homme une armoire pleine de vêtements ?

    L’homme occidental moyen est encombré d’objets en quatre ou cinq exemplaires inutiles, qui s’usent sans servir, par le stockage seul.

    Il ne sait plus quoi mettre le matin, il a trop de choix.
    ça lui pèse plus que ça ne lui plait vraiment.

    La pub dépense des millions pour pousser l’homme à consommer. Ce n’est même pas naturel de consommer autant. C’est un conditionnement.

    On détourne l’instinct sexuel pour faire acheter une belle voiture.

    La pub sait très bien que l’homme n’a pas besoin du produit, qu’il faut détourner un désir, évoquer autre chose, parce que ce produit en tant que tel ne correspond pas à un besoin fort.

    Osons la décroissance matérielle, ce n’est pas une souffrance, c’est une libération, comme la sortie d’une dictature, celle de la pub.

  17. 000 says:

    “C dans l’air”, France 5, aujourd’hui :

    “Mercedes n’arrive pas à produire assez de voitures, pour répondre à la demande chinoise qui explose.”

    C’est vraiment la priorité d’inventer un autre modèle culturel & économique que la voiture personnelle.

    Il ne suffira pas de planter des arbres pour compenser un milliard de voitures en plus. Surtout changées tous les dix ans.

  18. 000 says:

    “et surtout moins radicales”

    En fait, c’est justement ce qui me dérange dans ce texte :

    l’idée qu’il suffit d’un beau geste de chacun, et qu’on peut faire l’économie de solutions radicales et contraignantes.

    C’est le piège de ces jolis contes optimistes : “un petit geste suffira”.

    Ce texte a 60 ans. Il reste un joli conte, qui n’a pas ralenti la destruction du monde.

    C’est depuis ces 60 ans qu’on a le plus détruit le monde.

  19. Simplification => dictature => peu d’intelligence collective => Incapacité à gérer les problèmes complexes et globaux

  20. narvic says:

    La question de la réduction “volontaire” (ou arbitraire…) de la population (le malthusianisme -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Malthusianisme ) est un faux problème. L’avantage de la démographie est que c’est une science qui peut très facilement se projeter dans l’avenir à partir des données dont elle dispose dès aujourd’hui (les gens qui feront des enfants dans 20 ans sont déjà nés, pour la plupart d’entre eux !).

    Ça fait des décennies que les démographes débattent de la question de la “transition démographique” (-> http://fr.wikipedia.org/wiki/Transition_d%C3%A9mographique ) et les données récentes donnent raison à ceux qui annoncent la fin de la croissance de la population sur l’ensemble de la planète.

    Les vrais problèmes sont ailleurs : dans la désertification rurale et dans la prolifération/hyper concentration de la promiscuité urbaine, qui, elles, ne faiblissent pas…

  21. Un pur Bonheur ce texte, que je ne connaissais pas, mdr !!!
    Un grand merci à toi Thierry pour avoir fait suivre,
    A mon tour j’ai fais de même, chez moi, par intuition,
    Sans même l’avoir commencé,
    Après lecture…
    Comme quoi… Tout est juste 😉
    Amitiés A+,
    Hugues :-)))

  22. 000 says:

    @ narvic

    Ceux qui, depuis un siècle, ont parlé du problème de la surpopulation mondiale, ont eu raison.

    On les fait passer pour de faux Cassandre (qui se seraient trompés, contrairement à Cassandre), mais ce sont de vrais Cassandre.

    La destruction qu’ils ont annoncée, par la démographie mondiale, est arrivée.

    Tout a été détruit, pollué, irradié.

    Les océans sont envahis de sacs plastique et de pétrole…
    La forêt amazonienne a fondu.
    Il y a des déchets partout.

    Une grande partie de la planète naturelle a été détruite en 100 ans.

    Les catastrophes annoncées se sont produites.

    La surpopulation détruit tout, c’est déjà une réalité.

    Pas besoin d’arriver à 100 milliards d’habitants.

    Même stabilisée à 7 ou 9 milliards, elle détruit tout, jour après jour.

    La Chine est dans un état écologique lamentable, elle se pollue à grande vitesse.

    Les fleuves chinois se remplissent de poisons toxiques.

    Une stabilisation à 9 milliards reste ingérable sans restriction considérable du niveau de consommation.

    D’autant qu’aujourd’hui, comme le rappelait Henri, toute la population ne consomme pas encore.

    A mesure que le monde se développe, quand on aura vraiment 7 milliards de consommateurs avec voiture personnelle, chauffage et climatisation, la techno verte sera bien insuffisante pour maintenir une planète habitable…

    Ceux qui ont négligé le problème de la population se sont trompés depuis 100 ans. Ils ont maintenu un modèle culturel consumériste, inadapté à la croissance démographique.

    Le désastre est là, parce qu’ils ont fermé les yeux. Ils ont pensé qu’on pourrait gérer la population, qu’il ne fallait pas s’alarmer : on n’a pas su la gérer. On reste incapable de gérer 7 milliards d’habitants sans tout détruire de jour en jour.

  23. 000 says:

    L’actuelle méga-marée noire nous le rappelle encore. Et on n’est qu’au début de catastrophes en chaîne.

    On a multiplié les risques industriels pour suivre le rythme de la population.

    Encore quelques marées noires comme ça dans 3 ou 4 océans, plus un petit accident nucléaire (on relance le nucléaire pour suivre la croissance consumériste…),

    et les ressources viables vont encore s’épuiser jusqu’au niveau critique.

    La croissance démographique a bien été la catastrophe humanitaire annoncée depuis un siècle. On n’est qu’au début de ses conséquences.

  24. Malthus et l'Anarchie says:

    Ce sont d’ailleurs les anarchistes qui prenaient Malthus au sérieux, comme Paul Robin.

    Paul Robin, anarchiste sorti de Normale Sup, faisait de la limitation des naissances la condition du développement harmonieux de la classe ouvrière :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Robin

    Si l’on avait limité la population mondiale à 1 milliard d’habitants, niveau de 1850,

    la plupart de nos problèmes actuels majeurs ne se poseraient pas.

    Les gains de la société industrielle, pour améliorer la condition de l’homme, ont été anéantis par la croissance démographique.

    Il aurait fallu écouter Malthus !

    Il s’est trompé sur des détails (ressources agricoles, au lieu de prendre en compte le problème des déchets et des pollutions), il a eu raison sur l’essentiel :

    il fallait limiter la croissance humaine dès le XIXe siècle.

    On ne devait pas attendre une stabilisation à 9 milliards, 150 ans plus tard, trop tard et trop haut.

  25. Guillaume says:

    si je vous comprend bien, vous affirmez que Giono est un apôtre de la croissance économique par l’industrie de la plantation d’arbres! Mais c’est le contraire qu’Elzéard Bouffier porte! le retour à une certaine simplicité avec simplement quelques brebis après une vie mouvementée en plaine
    (« Il s’appelait Elzéard Bouffier. Il avait possédé une ferme dans les plaines. Il y avait réalisé sa vie. Il avait perdu son fils unique, puis sa femme. Il s’était retiré dans la solitude où il prenait plaisir à vivre lentement, avec ses brebis et son chien. Il avait jugé que ce pays mourait par manque d’arbres. Il ajouta que, n’ayant pas d’occupations très importantes, il avait résolu de remédier à cet état de choses. »),
    puis en tant qu’apiculteur: il se retire de la société bien plus que les “anarcho-régionalistes” à Tarnac. Cette vie modeste est un manifeste révolutionnaires parmi les plus forts que l’on puisse trouver, plus fort que la conduite d’un Lénine un un Robespierre après leurs révolutions respectives, que les actes terroristes anarchistes.
    quand à la surpopulation, C.Levi-Strauss nous comparait aux vers de farine qui meurent( de leurs toxines me semble-t-il) bien avant que leurs réserves(de farine) ne soient écoulées.

  26. narvic says:

    @000

    La situation de l’Europe (qui compte parmi les zones les plus densément peuplées de la planète) montre plutôt qu’il n’y a pas de fatalité d’une surpopulation destructrice de l’environnement. La surface forestière est de nouveau en croissance, de même que les surfaces consacrées au bio. La qualité de l’air et celle des cours d’eau s’améliore plutôt. On n’en est pas encore à se baigner dans la Seine à Paris, comme le promettait Chirac, mais les poissons y reviennent. Les oiseaux reviennent aussi à Paris, je les vois (et je les entends !) de ma fenêtre. Ou encore, le réseau TGV a fait beaucoup baisser le trafic aérien intérieur, le taux de recyclage des déchets augmente, de même que la part des énergies renouvelables, tandis que des efforts réels sont faits sur la baisse de la production de CO2, etc.

    Je ne veux pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais que des actions sont possibles pour améliorer la qualité de vie dans des sociétés industrielles ultra-urbanisées.

    Et contrairement à Thierry, je ne crois pas c’est par une addition de petites actions volontaires individuelles de personnes “conscientisées” que l’on obtient le plus de résultats (faire pipi sous sa douche ne fait pas pleuvoir sur le Sahel !), mais par des mobilisations collective de la société sur des objectifs communs auxquels on consacre les investissements massifs nécessaires (la construction de réseaux de transporte en commun, ou la subvention fiscale aux équipements qui économisent l’énergie, par exemple).

    Sur l’état de destruction de la planète aujourd’hui : en réalité tout le monde ignore la capacité réelle de résilience des écosystèmes, ce qui fait que les pronostics en la matière (qu’ils soient optimistes ou pessimistes) relèvent de la prophétie plus qu’autre chose. La restauration des cours d’eau en France est plutôt un succès, tandis que l’arrêt de la pêche à Terre-Neuve est un échec et n’a pas fait revenir le poisson… Les écosystèmes… sont des systèmes complexes !

  27. @narvic Je ne suis pas contre les solution top down (même si je crois qu’elles marcheront de moins en moins bien). Sauf qu’à mon niveau je ne peux rien y changer vu que je ne suis pas engagé en politique traditionnelle. Donc il ne reste que le bootstapping social pour moi. Il y a deux méthodes, elles ne s’excluent pas. J’ai juste fait mon choix.

  28. 000 says:

    @ narvic

    pour la situation de l’Europe, vous oubliez simplement que nous protégeons nos territoires, en polluant et pillant le reste du monde.

    Nous accaparons des ressources en maintenant une partie du monde dans le sous-développement ou la dictature.

    Toute la tragédie de l’Afrique, c’est le maintien de dictateurs qui servent nos intérêts, permettant l’exploitation des minerais, du pétrole, l’accueil de déchets toxiques, etc.

    Une partie de l’Afrique se transforme en poubelle de l’Europe.

    Nous avons délocalisé l’industrie polluante en Chine ou en Inde.

    Idem pour les USA, qui, pour maintenir leur niveau de vie, ont pris en main la politique mondiale, en Amérique centrale, en Amérique du Sud, au Moyen Orient…

    entretenant au besoin des guerres pour empêcher le monde de reprendre la part de ressources que souhaitaient les USA.

    La démographie mondiale est l’obsession des services américains depuis des décennies, et explique une grande part de la politique étrangère américaine : maintenir une part du monde dans la guerre, la dictature, l’insécurité, ou le sous-développement.
    Contrôler le Moyen Orient où est le pétrole.

    L’ensemble du monde ne peut pas vivre à la façon des Européens et des Américains du Nord. Les ressources manqueraient, et la pollution ne disposerait plus de poubelles disponibles pour l’accueillir.

    Il y a aussi la pollution qu’on ne remarque pas : les USA ne donnent pas l’impression d’un air saturé de pollution (les gens ne meurent pas asphyxiés dans la rue), mais ils sont responsables d’une grande part des émissions dont on parle comme causes de la crise climatique.

    Tout cela s’accumule jusqu’au jour où…

    Entre marées noires de plus en plus vastes, déchets toxiques, centrales nucléaires, crise climatique… Combien de temps va-t-on échapper à une conjonction fatale de facteurs, liés à la démographie ?

  29. 000 says:

    “vous affirmez que Giono est un apôtre de la croissance économique par l’industrie de la plantation d’arbres”

    @ Guillaume

    Je n’attaquais pas Giono, mais l’idée simpliste que le gros du public retient du texte :

    “on plante quelques arbres, et le monde repart.”

    Par le titre même du livre, le public ne retient pas tellement la partie austère de la vie de cet homme.

    Le public retient le fait qu’en faisant quelques bonnes actions écologiques en plus, on va ramener les choses dans le bon ordre.

    Tous les élèves des écoles se sont vus proposer, un jour, de planter un arbre.

    Ils plantaient l’arbre, ils avaient l’impression de sauver la planète.

    A part ça, ils ne changeaient rien à leur mode de vie.

    Voilà le danger de ce texte : faire croire qu’il suffit de quelques actions simples : semer des glands.

    Alors que la remise en cause du mode de vie, est prioritaire par rapport au fait d’ajouter une action réparatrice.

    Giono focalise ici sur l’action réparatrice. Il faut commencer par focaliser sur l’action restrictive du mode de vie.

    C’est important la focalisation. Le public ne retient qu’une idée centrale d’un livre, ce qui est focalisé :
    action réparatrice simple, ou réduction du niveau de vie.

  30. Pour tous : " le planteur d'arbre" via @crouzet http://fwd4.me/aQG

  31. veille l'homme qui plantait des arbres http://bit.ly/b7inLV

  32. Impressionnant, 5229 téléchargements pour Giono sur iBooks store entre du 26/07 au 5/09 http://bit.ly/aoYFqi J'aurais dû le faire payer!

  33. Joel G says:

    @magrat RT @crouzet: Impressionnant, 5229 téléchargements pour Giono sur iBooks store entre du 26/07 au 5/09 http://bit.ly/aoYFqi

  34. rosselin says:

    Changeons le monde, avec Giono et @crouzet http://bit.ly/doOF9a

  35. RT @rosselin: Changeons le monde, avec Giono et @crouzet http://bit.ly/doOF9a

  36. En moins de 3 mois 8278 téléchargements du Giono sur Apple ibookstore ! http://bit.ly/aoYFqi

  37. breizh2008 says:

    RT @crouzet: En moins de 3 mois 8278 téléchargements du Giono sur Apple ibookstore ! http://bit.ly/aoYFqi

  38. azzyrampa says:

    RT @crouzet: En moins de 3 mois 8278 téléchargements du Giono sur Apple ibookstore ! http://bit.ly/aoYFqi

  39. Le petit livre de la révolution http://t.co/SL5s04eO Akéwa !

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