L’archipel de la littérature numérique

Ouessant nous a rapprochés : quelques auteurs, éditeurs et lecteurs ; au détour d’une rue venteuse, à l’abri d’un muret au-dessus du port de Lampaul, allongé au soleil à même le béton d’une cale rugueuse ou à l’ombre d’un bosquet de saules noirs. Nous avons navigué entre nos gîtes, les cafés et le Salon du livre insulaire, improvisant partout, en tous lieux, des débats, parfois officialisés, souvent impromptus et énervés, partout où nous trouvions à nous abreuver.

À cause de sa petitesse et de la mer qui l’entoure, Ouessant impose la confrontation, le direct, le face à face. Nous ne pouvons nous y cacher longtemps. Même en fuite sur le sentier côtier qui ondule en légères montagnes russes, nous sommes débusqués, démasqués, forcés de nous livrer, de nous repenser, de repenser notre travail, de repartir avec le plein d’idées, avec autant de doutes qu’avant, mais avec la volonté redoublée de nous surpasser.

Le salon insulaire d’Ouessant pourrait devenir le salon de la littérature numérique, celui où, pour la première fois, il est question des œuvres et non plus seulement de la technologie. Celui où les auteurs parleront de leur travail, proposeront des expériences nouvelles, dialogueront avec leurs lecteurs. Tout est en place, il nous suffit de revenir, d’avoir le courage de nous affronter, de nous confronter, loin de tout politiquement correct.

Nous autres auteurs actifs sur le numérique sommes des îliens et nous le resterons : même quand il sera banal de publier électroniquement, même quand le papier ne sera plus qu’un objet de curiosité, nous veillerons à cultiver notre insularité. Nous devons nous centrer sur nous-mêmes, sur nos œuvres, et de là rayonner vers l’extérieur, pour que toutes les îles isolées s’interconnectent et forment un archipel planétaire.

Des égos parfois surdimensionnés s’entrechoquent, se frottent, se télescopent. C’est inévitable, ce n’est pas grave, c’est l’écoute qui importe, et le regard réflexif qui s’ensuit. Nous ne sommes pas auteurs pour nous caresser dans le sens du poil. Nous devons nous tenir sur le fil du rasoir, nous mettre en danger, encourant le risque de retomber dans le vieux monde ou de manquer la marche qui nous mène au nouveau.

Comme je l’ai dit dans les débats à Ouessant, je me moque du livre numérique, je me moque de la technologie. Elle ne m’intéresse que parce qu’elle m’aide à penser le nouveau monde, à le construire, à me dépêtrer de l’ancien. Je me moque aussi de la littérature, je me moque en fait de tous ceux qui ne voient le monde que suivant une perspective unique. Nous devons tout embrasser. Au cours d’une époque de transition, nous n’avons pas d’autre choix. Les spécialités de demain n’existent pas. Nous les inventons. À Ouessant, les ingrédients d’un cocktail nouveau étaient à la portée de la main. Nous pouvons mieux faire. Amener d’autres énergies, aspirer avec nous de nouveaux auteurs, comme Johary Ravaloson de Madagascar ou Laure Morali du Canada. J’ai vu leurs yeux s’éclairer.

Alors que la technologie progresse, il nous manque encore l’œuvre, qui entraînera derrière elle toutes les autres, qui prouvera aux yeux de tous que, dans l’espace numérique, peuvent naître des textes forts. Ce bootstrapping ne s’est pas encore produit. Nous autres auteurs devons travailler. Ne pas chercher à séduire, mais atteindre quelque chose tout là-bas et, peut-être, l’un de nous prendra par la main un grand nombre de lecteurs et interconnectera nos îles encore trop isolées.

À ce moment, l’écosystème numérique apparaîtra au grand jour. Comme tout écosystème, il ne peut être centralisé, mais découle de l’interaction entre les œuvres, les auteurs, les éditeurs, les publishers, les lecteurs, les propulseurs, sans qu’aucune de ces fonctions ne soit exclusive ou excluante. Il ne s’agit pas de mettre en avant la littérature, l’économie ou l’auteur. Ce serait absurde. Favoriser un secteur reviendrait à centrer l’écosystème, comme il l’est aujourd’hui, c’est-à-dire le priver de vie.

Notes

  1. Depuis 7 000 ans, il existe à Ouessant un droit de bris et un droit de varech : tout ce qui atterri sur les plages appartient aux îliens qui le découvrent. On a parfois l’impression que les touristes que nous étions n’étaient que de simples bouts de bois pour les restaurateurs ou les cafetiers. Je pense notamment au patron de la crêperie Ti a Dreuz, au bas du bourg.
  2. Sur une île, on trouve un concentré d’humanité, de la crasse bêtise d’un crêpier à la chaleur de tous les bénévoles qui ont organisé le salon. J’avais envie de vous embrasser, de ne jamais vous quitter. Je pense à vous.
  3. Peu d’auteurs connaissent le succès, peu d’auteurs vivent de leurs textes, ce n’est pas une raison pour négliger ces deux perspectives, qui dans le domaine numérique ne sont pas nécessairement corrélées.
  4. Nous avons besoin de succès, pour servir d’aspirateur comme de repoussoir. La littérature est toujours de combat.
  5. Avec le numérique, nous construisons un monde de point à point, d’individu à individu, c’est à cette échelle que se construira notre écosystème littéraire. Je n’envisage pas de travailler uniquement avec les institutions du passé qui, toutes, doivent être reconstruites. Autant dire que je n’aime pas l’art subventionné par l’État. J’appelle à ce que les lecteurs deviennent mécènes.
  6. Si nous réussissons à conserver nos droits sur le modèle de la coédition, nous serons capables de proposer gratuitement des textes, d’être remerciés par les lecteurs les plus fidèles. Nous ne deviendrons pas riches, mais nous serons peut-être plus nombreux à pouvoir vivre décemment de l’écriture. Je préfère cela à des écrivains subventionnés par l’éducation nationale, parce qu’ils sont profs, ou alimentés au compte goutte par quelques lectures ou conférences, subventions elles aussi réservées à une caste, même si elle n’est pas nécessairement corrélée avec celle des succès.
  7. L’ancien écosystème subsiste, profitons-en pour lancer à partir de lui notre fusée. François Bon a raison de demander aux bibliothèques de s’abonner à publie.net. Mais ne comptons pas sur l’ancien système pour alimenter indéfiniment nos boosters. Nous exploserions en vol.
  8. J’ai encore croisés trop d’acteurs du livre numérique qui ont peur de froisser l’ancien système et qui ne disent pas ce qu’ils pensent. Ménager la chèvre et le chou est stérile. Nous devons plus que nuls autres nous tenir droit dans nos bottes.
  9. On ne peut affirmer que les auteurs n’ont jamais gagné leur vie puis se plaindre de la difficulté de la vie d’auteur. Nous devons trouver une solution. Je suis persuadé qu’elle passe par la gratuité a priori, par la rémunération a posteriori. « Je lis puis je paye si je suis fan. »
  10. J’ai parfois entendu dire à Ouessant que le numérique était fun et que cela était une bonne raison de s’y intéresser. J’ai bondi. S’intéresser au numérique parce que nous pouvons y publier ce que nous avons du mal à publier dans l’ancien monde est déjà une motivation politique. Que des gens ne s’intéressent au numérique que pour une perspective économique me désespère, mais je serai là pour me battre aussi contre eux. Il ne s’agit pas de présenter un monde unifié de la littérature numérique.
  11. François Bon avec ses lectures enjouées de Rabelais nous a montré combien nous devions nous appuyer sur le passé pour transiter vers l’avenir. Nous devons rechercher les bases solides, ne pas trop peser sur celles que la lave risque d’emporter, tant dans le domaine public que privé, je pense encore une fois à l’État, d’un côté, à Apple de l’autre. Restons attachés à l’ouverture, à l’open source.
  12. Un auteur de transition doit être un homme de transition, à cheval entre tous les mondes, curieux de tous les arts comme de toutes les techniques. Il doit être à son aise au café, en conférence, derrière son clavier, seul avec ses mots, aussi avec les autres et leurs mots. Nous devons parfois nous violer pour aller sur les terrains que nous ne goûtons pas, nous n’avons pas le choix.
  13. J’ai repensé à l’idée de François Bon d’un Deezer du livre. Il nous faut des plateformes de diffusion par abonnement des textes numériques. Elles doivent proposer des bouquets de livres venant d’une multitude d’éditeurs. Je ne suis pas sûr que l’abonnement à un seul éditeur suffise, à moins qu’il ne devienne lui-même une plate-forme, tel est peut-être l’avenir de publie.net. C’est dans cette direction que s’oriente François en proposant des espaces à des collections où lui-même n’aurait pas droit de regard.
  14. À quoi rassemblera l’éditeur du futur ? Je le vois comme une structure émergente, née de l’interaction entre un réseau d’auteurs. Chacun d’eux sera le point de diffusion de ses propres œuvres et l’éditeur sera une sorte de portail. Il n’aura peut-être pas d’existence juridique, pas d’employé, pas de contrat. Ce sera à chacun des auteurs de promouvoir les autres.
  15. En discutant avec Alexis Jaillet d’eBouquin.fr, j’ai pensé à une sorte de 4chan dédié au livre, à leur promotion. Bien des lecteurs appréhendent de parler des livres qu’ils aiment ou détestent. L’anonymat est peut-être la solution. Les lecteurs viendraient sur le site poster leurs commentaires qui s’empileraient comme dans un flux Twitter. Un titre ou un numéro ISBN établirait la connexion avec l’objet.
  16. Nous retrouver à Ouessant nous a fait du bien. Les conférences comme souvent nous ont permis de faire le point, et autour, en amont ou en aval, avec les invités officiels ou ceux qui se sont invités, des graines nouvelles ont été plantées.
  17. Je revois François Bon qui me tape sur la cuisse pendant notre conférence, c’est cela aussi qui est important. Simplement se respirer, se humer, comprendre ce que le clavier ne laisse pas comprendre, mieux deviner les forces des uns et des autres.

Je dédie ce billet à Jean-Lou Bourgeon et Isabelle Le Bal, les instigateurs de Numérile.

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31 comments

  1. Martin says:

    Je suis d’accord avec vos propositions (pour l’open source, un deezer des livres, vivre de sa plume…).
    Sauf cette remarque “Ne pas cher­cher à séduire”.
    Pourquoi pas ? Il y a une triste idée de la séduction, alors que cela peut être une très belle chose. Il y a une séduction joyeuse et éthique.

  2. Je n’ai rien contre la séduction, mais séduire à sa façon… non d’une façon unique. Nous cherchons tous à séduire.

  3. Laure Morali says:

    Ça me fait du bien de lire ce texte ce matin, Thierry.
    Parmi les moments les plus marquants de ce salon : François qui te tape trois fois sur la cuisse comme pour vérifier que tu existes bien en chair et en os, sentir le battement de ton coeur, affirmer une solidarité, me démontrant ainsi que le numérique est un outil magnifique mais que la littérature est avant tout une aventure humaine profonde, peu importe le support sur lequel les textes voyagent. Ce geste m’a rassurée. Et je crois que c’est à ce moment-là que j’ai voulu tout comprendre et tout connaître de l’univers que vous êtes venu nous présenter à Ouessant. Je suis toujours en île, face à moi-même, mais aujourd’hui, je vois l’archipel…
    Merci d’avoir eu ce sourire attendrissant quand François t’a tapé sur la cuisse !
    Laure

  4. Je n’étais pas à Ouessant (j’y serais volontiers venu, tu imagines bien) mais quelque chose est passé, qui irradiait du salon, de vos discussion, des échos qui en émanaient, justement, à travers le web, via FB, Twitter et vos blogs. Des idées ont éclaboussé les absents eux aussi et, rien que pour ça, Numérîle me semble être le salon du livre le plus utile depuis des lustres.
    Des idées qui sortent d’un salon ? On peut donc y faire autre chose que de la promo pour vendre des livres ? Mais c’est ça, la vraie révolution (numérique) !
    Merci pour les vagues que vous avez envoyées jusqu’à nous 🙂

  5. voudrait bien qu'il y ait un Ouessant-Québec : "L’archipel de la littérature numérique" http://j.mp/b72yqx @crouzet

  6. mass tanz says:

    RT @Bibliomancienne voudrait bien qu'il y ait un Ouessant-Québec : "L’archipel de la littérature numérique" http://j.mp/b72yqx @crouzet

  7. RT @Bibliomancienne: voudrait bien qu'il y ait un Ouessant-Québec : "L’archipel de la littérature numérique" http://j.mp/b72yqx @crouzet

  8. F Bon says:

    Lu et archivé, Thierry, mots qui pèsent lourd dans le dialogue, les orientations, les doutes et l’énergie commune à développer.

    Aucune voie royale, encore moins de voie unique, mais au moins on bosse, on se confronte.

    Oui, proximité physique, et paradoxe en même temps que notre communauté, radicalement web, s’exprime au profond ici, via le web.

    Mais il y avait des lumières, des horizons.

    Et l’accueil de l’équipe Numer’île, là oui, bluffé comme les autres! (et ça continue, puisque j’envoie ce mail depuis Ouessantine Production, chez Joëlle!)

  9. Stéphanie says:

    RT @_chsanchez L’archipel de la littérature numérique http://bit.ly/cka8ij #numerile /via @crouzet

  10. Cyrz says:

    RT @katferraille: RT @crouzet: L’archipel de la littérature numérique http://bit.ly/8Z5UuS #numerile //numerile for ever, concentré d'é …

  11. RT @Bibliomancienne: voudrait bien qu'il y ait un Ouessant-Québec : "L’archipel de la littérature numérique" http://j.mp/b72yqx @crouzet

  12. jeanloub says:

    Ah ! comme je l’attendais ce billet !…

    Tu as tout dit mais tu es toi, aussi l’hommage à qui s’adresse ce billet, tu as instillé avec force cette notion de propulseurs que, grâce à toi nous sommes devenus.
    Et cela à changé beaucoup en moi, bien des comportements, des réflexions, des écoutes, des envies d’aller au-delà de ces bookcamps parisiens lesquels sont réservés aux élites, à ceux qui pensent bien : tant mieux ; avec vous tous les et les auteurs de partout dans le monde, vous avez montré, démontré cette fantastique inclination à nous rassembler, à échanger, direct, sans voile, avec transparence, avec le ciel balayé de nuages, avec les soirée imporobables de François sur un bout de cale brute, les mouettes qui venaient l’interpeler quant il parlais l’Alcofribas, nos sourires, nous interrogations, le bonheur d’être tous ensemble de partout, de tout près et de très loin.

    Et cette équipe étonnante des jeunes technos (Gwen, Alexis, Clément)qui nous font des connexions à l’arrache avec CPL parce que WiFi trop loin de la cantine…

    Nous allons/devons consolider ces fondations pour bâtir quelque chose qui soit encore plus le txt pour que tous lisent… mais c’est autre chose.

    Merci pour ta sincérité, tes coups de gueules, ces connexions avec Yal, Sara, Iza F que l’on verra l’an prochain.

    Nous le faisons pour Emile et Thimothée, pour Gauthier, Thibault, Tristan et encore Constance, Joachim…

    Nous avons encore de beaux aller-retours Quimper/Ballaruc en projets…

  13. Keff says:

    RT @crouzet: L’archipel de la littérature numérique http://bit.ly/8Z5UuS #numerile

  14. Visionnaire [email protected]: L’archipel de la littérature numérique http://bit.ly/8Z5UuS #numerile”

  15. RT @isabelleaveline: Visionnaire [email protected]: L’archipel de la littérature numérique http://bit.ly/8Z5UuS #numerile”

  16. Iza says:

    Oh la la, moi aussi j’aime lire ça. C’est bien vrai que votre richesse a vogué loin jusqu’aux autres îles, j’en ai senti la houle, les grains, le vent du large jusqu’ici.
    J’étais avec vous, sur mon propre esquif. J’aurais aimé le voir de mes yeux ce geste et le reste, c’est sur … mais c’est bon de vous lire, de vous avoir entendu et suivi.
    Bravo à tous et toutes, je réserve mon strapontin sur la grève pour l’an prochain, comme promis.

  17. jeanb says:

    @Iza
    An ben oui, tu en seras et mieux que ça, j’ai ma petite idée ; l’équipe pionnière se renforce de compétences encore et toujours plus efficientes.

    Reculer pour mieux sauter… même si tu devais en être mais j’en suis seul responsable et assume avec ton pardon que j’espère mériter…

    Merci, nous t’avons lu ça et là au grè de nos sauts de bips et clics affolés…

  18. Voilà pourquoi il fallait être à Ouessant #numerile http://tinyurl.com/2uacrz3 @crouzet a raison, 1000 fois. Inventons par nous-mêmes.

  19. RT @crouzet: L’archipel de la littérature numérique http://bit.ly/8Z5UuS #numerile

  20. Iza says:

    bien entendu tu es pardonné Jeanlou, pour toutes les belles choses données à voir et à entendre même de loin, pour cette belle énergie qui me nourrit et nourrit visiblement beaucoup d’autres alentour. Bravo à toi et tes petits camarades. bises

  21. Nick says:

    Fascinant de lire cet état de l’édition numérique. A lire ton manifesto pour une coopérative de propulsion éditoriale, on y retrouve ces touches anarcho-syndicalistes qui t’ont toujours été chères. Crois-tu vraiment que l’édition pourra survivre sous la forme d’archipels indépendants alors que l’édition musicale a d’ores et déjà basculé dans un modèle hyper centralisé sous le signé de la pomme iTunes et que le film est en passe d’en faire autant ?

    Nicolas (qui se fait l’avocat du Diable 😉

  22. @nick La meilleure réponse :
    http://www.goingsocialnow.com/2010/08/publishing-is-dead-long-live-p.php

    C’est les auteurs de best sellers qui ont tout intérêt à adopter les premiers cette stratégie.

    @iza on avait besoin de tes compétences pour créer de la synergie… Isa aussi aurait pu agir dans ce sens… à y penser pour les prochaines fois.

  23. Henri A says:

    A Iza,
    Et moi je sens le gaz ?

  24. Muito bom. RT @jafurtado L’archipel de la littérature numérique, par T. Crouzet http://bit.ly/aU0Gfu

  25. Iza says:

    ça pour créer de la synergie … ça va leur faire tout drôle à ceusses de Ouessant l’an prochain 😉

    @Henri, euh…. pardonné aussi ? pour le giga méga lapin de l’autre monde ? deuxième fois en plus ?? je sais pas, faut voir …. kestuproposes ? un bisou ? un compliment ? un morceau dédié à ma grande gloire ????

    Va va banane, va en paix, je ne t’en veux point.

  26. Des ondes positives qui se dégagent de ce mot sur le SILI 12, un de mes très bons amis FB s’est laissé persuader que l’auteur est une femme.

    Je lui ai répondu ceci :
    “Je prends. Je suis preneuse de ce commentaire. Je le prends pour un compliment pour toute la gent féminine. (…), il faut que tu viennes à Ouessant pour encore mieux appréhender le monde. Toi, le presque infaillible ! “Elle” est un homme.
    Thierry Crouzet écoute les contes de Rabelais dits par François Bon affalé sur le béton comme tout le monde Cale Princesse dans la baie de Lampaul. Voir album “François Bon” infra.”

    Merci pour tout, Thierry, et longue vie à L’archipel de la littérature numérique !

  27. Moi qu’on accuse souvent d’être macho… je grandis peut-être 🙂

  28. Merci à toi, Thierry, pour mettre en forme à ta manière la richesse des rencontres ouessantines, et merci à toute l’équipe de Numérile pour ces ouvertures dans notre plafond “de pays sans ADSL”. Cela fait du bien de découvrir ces horizons au loin.

  29. ici Pierrot, du colloque epaper world
    bravo pour votre magnifique page web

    je voulais vous partager une réflexion
    sur l,écosystème numérique

    1) chaque membre de production de la chaine numerique risque de devenir a tour de role un sous-traitant de qualite pour le projet soit d’un auteur, soit d’un auditeur, soit d’un réseauteur international. Pour moi c’est en ce sens que l’éditeur ESS (ECONOMIE Sedentaire solide) va etre remplacé par l’éditeur ENN (editeur nomade numerique).

    2) j’ajouterai deux sections sur mon blog http://www.reveursequitables.com dont les deux oeuvres d’art numerique constituent deux approches suivant l’évolution du numerique (Monsieur 2.7 K, l’age d’or de la decouverte) et le journal-courriels du dernier homme libre (l’age d’or du courriel)

    3) la derniere oeuvre de ma trilogie s’intitulera BOOK BLOG et sera écrite en directe sur un blog avec commentaires ou je serai virale sur facebook et twitter sans qu’on ne puisse jamais me parler personnellement, sauf par comemntaire entre les chapitres…. le tout étant accompagne par un BOOK CAM, soit une camera web qui tous les matins a 6h.30 am jusqu’a 7h permettra au lecteur d’assister a une discussion de créativite entre mon partenaire master web Michel Woodard et moi le master art numerique.. le tout sera suivi d’une publication papier ou le MAKING OF servira a donner une valeur ajoutée à la marque REVEURSEQUITABLES.COM de facon à ce que je puisse me passer de tous les acteurs de la chaine de production numerique, vendant mes oeuvres à $1.00 chaque, cherchant plutot 100,000 personnes qui paieront pour l’ensemble de mes oeuvres dans un panier (ex: mes 3 ebook, mes 19 emissions de t.v. deja canees sur le work progress du pays oeuvre d’art, mes 105 chansons …

    Puis une fois mon ier million fait, j’écrirai un livre sur le design du modele d’affaire pour l’auteur numerique roi par son contenu, parce que selon moi, le createur, qu’importe son domaine d’expression a droit au meme privilege que Picasso qui n’a jamais demande a ce qu’un editeur formate au dessus de son epaule pendant qu’il peint…

    Puis une fois ces deux millions en poche, je donnerai tout et repartirai vagabonder la beaute du monde

    Pierrot
    ermite des routes

    http://www.reveursequitables.com

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