Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ?

Vendredi 3 décembre 2010, Paris, mi-journée. Les plus vieux parmi nous se souviennent peut-être. Une déclaration anodine d’un politicien insignifiant initia le début de la grande récession.

Les historiens déterministes aiment comparer l’évènement à l’assassinat de l’archiduc Ferdinand à l’origine de la Première Guerre mondiale. Les historiens stochastiques préfèrent parler d’un faisceau d’évènements qui entrèrent en résonance et poussèrent l’humanité au-delà du point de bascule. Ils insistent sur le contexte. La crise économique qui commençait, la crise écologique qui s’accentuait. L’accumulation des dérèglements impliquait une trajectoire catastrophique.

Revenons sur les faits bien que nous les ayons presque tous étudiés dès notre enfance après la restauration démocratique. En 2006, Julian Assange & Cie créèrent WikiLeaks. Ce site se donnait pour but de publier les documents tenus secrets par les gouvernements. Il revendiquait la transparence administrative.

Au début, personne n’y prêta guère attention puis, au fil de 2010, les documents révélés devinrent de plus en plus embarrassants pour les puissants. À partir de fin novembre, la publication au compte goutte de 250 000 mémos diplomatiques américains mis de l’huile sur le feu. La plupart sont désormais célèbres mais il est toujours bon de rappeler à quels points ils étaient anecdotiques.

Louis est apparu avec un petit chien à ses pieds et un gros lapin dans les bras. Pour serrer la main de l’ambassadeur, Louis a posé à terre le lapin, que le chien a commencé à courser, ce qui conduisit au spectacle mémorable de Sarkozy courant, penché, pour attraper le chien, lequel courait après le lapin, alors que Louis riait aux éclats dans le bureau.

Les puissants se sentant égratignés, rabaissés au titre de simple humain, et chacun d’eux étant montré se moquant des autres, les chancelleries s’en offusquèrent. Julian Assange fut déclaré ennemi public numéro un et toutes les polices se lancèrent à sa recherche. On ne trouva pas mieux qu’invoquer une affaire de mœurs pour tenter de le menotter.

Personne à vrai dire ne fut dupe. Une prostituée aurait été soudoyée pour la mise en scène. Tout et n’importe quoi fut raconté. Les documents ayant été détruits, il nous est difficile de nous prononcer aujourd’hui. C’est de l’histoire ancienne qui au final n’a que peu d’importance par rapport à ce qui se produisit, à Paris, en ce 3 décembre 2010.

Éric Besson, alors ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique déclara :

La France ne peut héberger des sites internet qui violent le secret des relations diplomatiques.

La mesure fut immédiatement appliquée. Les DNS d’accès au serveur local de wikileaks.org furent bloqués. Le pays à l’origine des droits de l’homme venait d’effectuer un pas de côté qui s’avéra catastrophique. Le gouvernement chinois s’empressa d’applaudir. Toutes les dictatures se félicitèrent de la rigueur française. Si la patrie de la révolution interdisait un site, tous les autres sites pouvaient être interdits sous prétexte de menacer les intérêts nationaux.

Partout dans le monde, les blogs des activistes et des contestataires tombèrent un à un. Les sites du mouvement open source cessèrent de fonctionner. Les distributions Linux ne circulèrent plus que sous les manteaux. Les défenseurs des monnaies libres et du dividende universel qui continuaient à clamer que les banquiers tiraient les ficelles furent emprisonnés. Seuls les réseaux sociaux Facebook et Twitter restèrent en service, mais au prix d’un filtrage draconien.

Bien sûr, depuis longtemps, la résistance s’était mise en place. En quelques semaines, des systèmes de DNS alternatifs en P2P furent déployés et les informations continuèrent leur danse effrénée. Simplement les camps se cristallisèrent. Il y avait d’un côté les résistants, contre la censure, de l’autre les collabos, qui applaudissaient le retour de l’autoritarisme.

La moindre fluidité d’internet réduisit l’activité économique que les crises avaient déjà mise à mal. Les tensions sociales s’exacerbèrent. Des millions de citoyens descendirent dans les rues au nom de la liberté d’expression. La répression fut de plus en plus violente jusqu’aux bains de sang de Lyon sur lequel il est inutile de revenir.

Le monde était en état de siège. Un nouvel âge noir commençait. Il dura 60 ans et nous n’avons pas encore relevé la tête.

Ceux qui étaient encore des enfants à cette époque expliquent avec difficulté l’horreur qui s’installa en quelques semaines. La France était un des maillons forts de la chaîne démocratique. Sa rupture libéra la haine et mit le feu aux poudres. La répression ne fit que réveiller le peuple des opprimés qui depuis déjà plusieurs décennies rongeait son frein.

Aujourd’hui, nous sommes d’autant plus horrifiés que nous comprenons à quel point cette affaire Wikileaks n’avait aucun sens. Julian Assange, sous prétexte de révéler les secrets des gouvernements, vivait lui-même dans le plus grand secret. Au nom de la protection de ses sources, il s’était réfugié derrière une organisation tout aussi opaque que celles qu’il entendait mettre à jour.

On parla à juste titre de la Première Guerre Mondiale de l’information. Deux superpuissances s’affrontèrent. D’un côté, nous avions les États légitimes. De l’autre, un conglomérat de pseudo libertaires. Au final, les uns et les autres utilisaient les mêmes méthodes. Il faut deux imbéciles pour un match de boxe, pour une guerre aussi.

Aujourd’hui nous avons compris qu’exiger la transparence absolue est un non-sens. Déjà à l’époque des voix s’étaient élevées pour dénoncer cette mascarade. Elles invoquèrent d’ailleurs à la rescousse Baudrillard :

Lorsque tout tend à passer du côté du visible, comme c’est le cas dans notre univers [La sexualité par exemple], que deviennent les choses jadis secrètes ? Elles deviennent occultes, clandestines, maléfiques : ce qui était simple secret, c’est-à-dire donné à s’échanger dans le secret, devient le mal et doit être aboli, exterminé. […] La prohibition du secret ne peut qu’augmenter le nombre de secrets. Sous prétexte de tout montrer, on risque de cacher des choses plus obscures et, pour avoir des choses à cacher, il faudra commettre des actes eux-mêmes peu avouables. Ce serait la transparence elle-même qui serait le Mal – la perte de tout secret. Tout comme, dans le « crime parfait », c’est la perfection elle-même qui est criminelle.

Le sociologue et philosophe français avait d’une certaine façon anticipé le conflit qui opposa les dictateurs de la transparence aux dictateurs officiels, c’est-à-dire à cette population assez vaste qui tire bénéfice d’informations de nature confidentielle : banquiers, politiciens, industriels, militaires…

Nous avions dans les deux camps, les mêmes extrémistes. Il ne pouvait que s’en suivre un grand malheur quand, au nom de cette lutte idéologique, chacun des hommes et des femmes virent leurs libertés les plus fondamentales bafouées.

Désormais sommes-nous plus sages ? Nous avons décrété qu’une information n’a ni à être secrète, ni à être publique. En revanche, toute limitation à la circulation des informations est prohibée. La prise de position d’Éric Besson au nom du gouvernement français, et incidemment des grandes puissances de l’époque, a été déclarée comme crime contre l’humanité.

Dorénavant, si le détenteur d’un secret n’est pas assez malin pour le tenir secret, c’est son problème, non pas celui de la collectivité qui se permet de le consulter. La curiosité est l’une des grandes richesses de l’humanité et il serait dommageable de l’entraver.

Chacun de nous a le droit d’avoir des secrets mais c’est à nous de veiller sur eux si nous le jugeons utile. Si leur protection exige une dépense d’énergie prohibitive, c’est que le secret cache en définitive quelque chose de trop gros pour rester longtemps occulté. Un tel secret ne peut matériellement le rester longtemps. Un jour ou l’autre, un Julian Assange le révèle. En somme, ne commettez pas d’atrocité et personne ne cherchera à les révéler aux yeux du monde.

PS1 : Je dois le titre de ce billet à Guy Birenbaum.

PS2 : 30 minutes après la publication de ce texte, j’apprends que Facebook bloquerait l’accès aux miroirs de Wikileaks. Je teste, ça passe selon moi. Mais voilà ce qu’il arrivera un jour ou l’autre. Quand on passe son temps sur le Net dans un environnement fermé, on est prisonnier, puis on oublie qu’il existe un monde extérieur. N’oublions pas la métaphore de la caverne de Platon.

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88 comments

  1. Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/frKBey

  2. Crouzet says:

    Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/frKBey

  3. Jeymer says:

    RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/frKBey

  4. @guybirenbaum Je t'ai piqué le titre mais je fais le dedicate en bas http://bit.ly/frKBey

  5. BeBoX says:

    RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/frKBey

  6. Crouzet says:

    Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  7. Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  8. Woodi says:

    RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/frKBey

  9. JM Planche says:

    RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  10. RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/gAlcg9

  11. ownicrew says:

    #OwniCrew Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/gw4lyr

  12. J'adore quand @crouzet écrit de la science-fiction, même quand elle a le sale goût du reportage en direct… http://bit.ly/frKBey

  13. laetSgo says:

    RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature http://bit.ly/frKBey

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  16. RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  17. RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  18. Adrien says:

    RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  19. Adrien says:

    RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  20. RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  21. Wikileaks : dictature de la #transparence ou transparence de la dictature http://goo.gl/fb/D8g2X #coupdegueule

  22. Thierry Crouzet – Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature http://bit.ly/exR80q

  23. RT @ownicrew: #OwniCrew Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/gw4lyr

  24. Valentin says:

    RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  25. sebmusset says:

    RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature http://bit.ly/gAlcg9

  26. RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/frKBey

  27. La curio­sité est l’une des grandes richesses de l’humanité et il serait dom­ma­geable de l’entraver. http://bit.ly/gAlcg9 @crouzet

  28. Spyou says:

    RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  29. Perte de repère démocratique RT: @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  30. RT @sebmusset: RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature http://bit.ly/gAlcg9

  31. tibere says:

    Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ?
    http://is.gd/i9NmZ

  32. RT @tibere: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ?
    http://is.gd/i9NmZ

  33. RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  34. Fredox says:

    Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/frKBey via @crouzet

  35. Skhaen says:

    RT @crouzet: Com­ment on par­lera de #Wiki­leaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  36. Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature (Le peuple des connecteurs) http://bit.ly/eVNrwh

  37. #SF RT @crouzet Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  38. narvic says:

    Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? [Thierry Crouzet] http://t.co/R755SXc

  39. RT @narvic Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? [Thierry Crouzet] http://t.co/R755SXc

  40. De @crouzet http://t.co/R755SXc je retiens : "Il faut deux imbéciles pour un match de boxe, pour une guerre aussi" #Wikileaks

  41. Fiction ou réalité ?RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://bit.ly/gAlcg9

  42. RT @OlivierAuber De @crouzet http://t.co/R755SXc je retiens "Il faut deux imbéciles pour un match de boxe, pour une guerre aussi" #Wikileaks

  43. RT @narvic Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? [Thierry Crouzet] http://t.co/R755SXc

  44. Donjipez says:

    RT @narvic: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? [Thierry Crouzet] http://t.co/R755SXc

  45. RT @Donjipez: RT @narvic: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? [Thierry Crouzet] http://t.co/R755SXc

  46. narvic says:

    C’est bien que tu te sois mis à lire Baudrillard. 😉

  47. RT @Donjipez: RT @narvic: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? [Thierry Crouzet] http://t.co/R755SXc

  48. walid says:

    RT @Donjipez: RT @narvic: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? [Thierry Crouzet] http://t.co/R755SXc

  49. steph says:

    En même temps, si vous n’arrivez pas à vous connecter sur wikileaks :
    Sites miroirs dispos :

    http://213.251.145.96/
    http://88.80.13.160/
    http://46.59.1.2/

    Ah, j’ai pas vu de câbles US avec Thierry Crouzet dedans 😉
    On dirait que nos cousins d’amérique ne connaissent pas le célèbre TC.

  50. galotareti says:

    RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://bit.ly/gAlcg9

  51. galotareti says:

    RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://bit.ly/gAlcg9

  52. Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://goo.gl/fb/FrbMt

  53. Donjipez says:

    @al_bouchta Qqs liens autres : http://t.co/R755SXc #infowar http://0z.fr/S0425 et les nelles adresses http://tumblr.com/xemyi1nre

  54. fragilbert says:

    RT @narvic: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? [Thierry Crouzet] http://t.co/R755SXc

  55. Marc says:

    Je regrette de ne pas pouvoir me joindre au concert de retweet, mais je trouve cette article trop gentil, trop longuet et bizarrement un peu trop mince dans la qualité de son contenu.

    La transparence est la première étape, une condition pour mettre les mensonges en lumière. Ce n’est que le début du phénomène… mais j’avoue ne pas être impartial dans mon jugement étant résolument pour que la diffusion des fuites continue et même pour soutenir la défense de Bradley.

  56. RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://bit.ly/gAlcg9

  57. 000 says:

    Tu parles d’anarchistes…

    OWNI ne connait rien de plus jouissif que d’aller chercher un prix des journalistes à Washington… puis aller sur les plateaux TV, puis compter le chiffre d’affaires et le nombre de bulletins de salaires émis…

    C’est de l’arrivisme petit-bourgeois, vieux comme un roman de Balzac.

    Ils cherchent leur place personnelle dans le même monde, et ils sont les premiers à verrouiller toute info qui va contre leurs intérêts commerciaux.

  58. RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://bit.ly/gAlcg9

  59. RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://bit.ly/frKBey

  60. @nicolasvoisin Tout dépend ce qu'il va dire!!! Tu as vu mon billet de hier http://bit.ly/frKBey

  61. stelephan says:

    Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://bit.ly/fOR6Jm #Wikileaks

  62. RT @crouzet: @nicolasvoisin Tout dépend ce qu'il va dire!!! Tu as vu mon billet de hier http://bit.ly/frKBey

  63. @Marc C’est pas un peu mince d’évacuer les arguments de Baudrillard et ceux exprimés en lien dans l’article… Choisir un camp est tout simplement irresponsable dans cette affaire… et montre que la plupart choisisse leur camp sans avoir réfléchi. ça me fait peur.

    @000 Tu as raison… j’ai utilisé anarchie au sens péjoratif pas celui que je lui donne d’habitude… je vais remplacer!

  64. à ne pas louper RT @crouzet: #Wiki­leaks : dic­ta­ture de la trans­pa­rence ou trans­pa­rence de la dic­ta­ture ? http://bit.ly/gAlcg9

  65. PhilippeB says:

    RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  66. RT @crouzet: Comment on parlera de Wikileaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey //Joli !

  67. Joshva says:

    Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? – Thierry CROUZET 12/2010 http://bit.ly/fiFMJc

  68. Wikileaks : dictature de la transparence ou transprence de la dictature http://j.mp/hkgB2q #fb

  69. Nicolas C. says:

    RT @Skhaen: RT @crouzet: Com­ment on par­lera de #Wiki­leaks dans 70 ans http://bit.ly/frKBey

  70. Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? par Thierry Crouzet (@crouzet ) http://is.gd/ibWE2

  71. 000 says:

    PayPal suspend le compte de WikiLeaks.

    J’aime bien quand ça touche au portefeuille. C’est là qu’on peut voir si la lutte est sérieuse.

    Je voudrais savoir si OWNI continuerait son “combat”, si la société 22mars était interdite de toute activité commerciale pour avoir aidé une entreprise criminelle et pour receler et mettre en forme des documents classifiés.

    Pas sûr que nos geeks, avec leurs bulletins de salaire, soient de la trempe des combattants d’Indochine. Si l’on touche au portefeuille…

  72. RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://bit.ly/gAlcg9

  73. Deadal Nix says:

    http://bit.ly/eK61Jw Une jolie dystopie sur #wikileaks .

  74. C’est marrant, même article sur le même sujet à quelques heure d’intervalle ( http://duodidees.wordpress.com/ )
    Et la conclusion à laquelle tout le monde arrive au final: beaucoup de bruit pour rien!

    Elle, de Duo D’Idées
    http://duodidees.wordpress.com/

  75. Il faut deux imbé­ciles pour un match de boxe, pour une guerre aussi. http://icio.us/WChpNb

  76. Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ?
    http://blog.tcrouzet.com/2010/12/03/dictature-de-la-transparence/

  77. RT @AbriCoCotier: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ?
    http://blog.tcrouzet.com/2010/12/03/dictatu

  78. RT @AbriCoCotier: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ?
    http://blog.tcrouzet.com/2010/12/03/dictatu

  79. Peut-être un peu extrême ? RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://bit.ly/gAlcg9

  80. Wikileaks et le Vatican
    Toc toc toc … Au compte gouttes !
    Le cinquième pouvoir, le sixième sens, le septième ciel est en train de prendre les devants de la scène au nez et à la barbe de tous les états malveillants!
    WIKILEAKS… catalyse à lui tout seul, tous les rayons X, Y et Z…
    Il a percé tous les coffres forts et dispersé dans l’air leur substance toxique…

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Wikileaks

  81. phaleon says:

    RT @crouzet: Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://bit.ly/gAlcg9

  82. Morbleu ! says:

    Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://is.gd/ihX4P

  83. Marc says:

    Qlq jour plus tard et à la vue de l’ampleur du phénomène, je continue de penser que je n’ai pas choisi mon camp sans réfléchir.

    En brisant/abattant un site d’information, l’attaque en a fait surgir plus de 1000 miroirs/copies parfaitement accessibles.

    Les appels à l’assassinat du rédacteur en chef, le gel des fonds et des moyens de soutiens (comme s’en réjouis 000) retrouve un échos particulier avec l’étalement de la collusion du politique et du profit (voir câbles relatifs au marché du crédit russe). L’alternative financière s’organise, les contres-offensives sont en marche, et ce même par les voies légales car aucun chef d’inculpation n’a été prononcé contre le site ou son hébergement, mais tout le monde en parle comme d’un groupe criminel pour justifier les vaines manoeuvres politiques.

    La transparence est un objectif final qui ne sera jamais atteint, le but n’est pas d’y arriver mais représente la motivation qui fait avancer la troupe de toutes les personnes qui sont sorties de leur apathie. C’est sans doute se reveil, le mien qui à la lecture du ce billet-avec-l’assurance-des-béquilles-de-Baudrillard m’a laisser le sentiment qu’il est loin de l’enjeu actuel, flottant, tiède et mou.

    Il n’y a pour l’instant moins de 0,5% des cables publiés, la diffusion continue, même après l’arrestation-audition farfelue de Julian Assange.

    Ce qui est réellement terrifiant c’est 0,5% de vérité ont déjà changé le monde et ceci n’est pas une fiction. Dans 60 ans on ne se souviendra pas de Sarkozy courant derrière un lapin mais bien qu’il a réussi à doubler son salaire.

  84. @Marc C’est une réponse idéologique que tu fais. Où sont tes arguments contre Baudrillard ? Ou contre mon non intégrisme de la transparence… alors que je me bats pour la dite transparence depuis des années et bien avant l’arrivée de Wikileaks ?

    Bien sûr que tout le monde oubliera Sarkozy, mais ce n’est pas le sujet du billet. Si tu t’intéresse encore à un mec qu’on oubliera, tu perds ton temps.

    Pour moi c’est la forme de résistance employée par le pouvoir en place qui montre une évolution dangereuse dans nos sociétés, bien plus que la provocation de Wikileaks qui ne fait qu’en suivre d’autres dans d’autres domaine… lire le cinquième pouvoir 😉

  85. 000 says:

    “(comme s’en réjouit 000)”

    C’était une boutade. Cela dit, je n’aime pas Wikileaks, car Wikileaks fait partie de ceux qui dénoncent quelques boucs émissaires, sans pointer les vrais problèmes.

    Le malaise social, c’est un peu plus compliqué que la corruption des hommes politiques, ou le fait de cacher quelques dossiers en cours.

    Il y a la même corruption à Owni. Quand Owni ouvre son capital à des milliardaires, il est complice de corruption, et il profite de l’argent de la corruption. Il est impossible de devenir milliardaire sans être corrompu. On abuse d’un système inégalitaire, pour devenir milliardaire. On accepte d’accaparer une part aberrante des profits.

    Owni est corrompu, ne rêve que d’enrichissement, couche avec les milliardaires, et donne des leçons de vertu, tout en s’enrichissant au passage grâce à cela, c’est de la rigolade pour bobos.

    Je m’intéresse à ceux qui pointent les vrais problèmes sociaux, transversaux, un penseur comme René Girard par exemple, pour qui la question cruciale des rapports sociaux dépasse le militantisme politique étroit.

    René Girard est bien plus moderne et révolutionnaire que Wikileaks, Owni et autres rigolades superficielles ne visant qu’à devenir riches et célèbres, pour coucher avec des putes comme le sieur Julian Assange.

  86. #veille Wikileaks : dictature de la transparence ou transparence de la dictature ? http://is.gd/iBQuN

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