Le SNE, la SGDL, Google, le gouvernement, les éditeurs bien sûr, tout le monde comploterait pour exploiter les malheureux auteurs qui n’ont d’autres recours que pleurer leurs larmes de récrimination.

OK. Des lois et accords iniques ont été passés dans notre dos comme le souligne mon ami Yal. Je ne vais pas le contester, ni dire que c’est une bonne chose. On se fiche de nous, mais regardons les choses en face. Cette affaire, ici clairement résumée, fait perdre trop de temps à trop de monde (à moi aussi même si je ne suis pas intervenu jusqu’à aujourd’hui, j’ai déjà passé trop de temps à lire les articles et tweets qui circulent).

Le vieux monde tente de sauver sa peau, laissez sombrer le navire sans vous préoccuper de lui. Discutez avec ceux qui regardent en avant.

Do It Yourself (ou avec le bon éditeur)

Si vous êtes l’auteur d’œuvres indisponibles, publiez-les immédiatement plutôt que de râler. Vous couperez l’herbe sous les pieds des ringards qui voudraient profiter de vous. Trois possibilités s’offrent à vous. Les voici, de la plus naturelle valable pour 90% des auteurs à la plus technique :

  1. Des dizaines d’éditeurs numériques seront heureux d’accueillir vos textes, tout en vous proposant des droits numériques de l’ordre de 50 % du prix de vente.
  2. Au titre d’auto-entrepreneur, récupérez des ISBN et ouvrez un compte chez immateriel.fr pour diffuser automatiquement sur toutes les plateformes (Apple, Amazon, Fnac…) tout en disposant de statistiques de vente unifiées.
  3. Publiez en direct sur les plateformes pour maximiser vos marges (vous pouvez même négocier avec Google Books). Jean-Claude Dunyach propose des tutoriaux.

Do It pas toi-même

Si vous n’avez pas envie d’appliquer la stratégie précédente, demandez-vous pourquoi. Disposez-vous réellement d’œuvres indisponibles qui pourraient intéresser plus d’une poignée de lecteurs ? Parce que dans le cas contraire, autant laisser Google et Consort se charger de la numérisation qui ne leur rapportera rien, et aura plutôt tendance à augmenter votre visibilité.

Si en revanche vous pensez que vos œuvres peuvent connaître une seconde jeunesse en numérique, essayez vous-mêmes d’être jeune. Si vous refusez de faire circuler vos œuvres avec tous les moyens aujourd’hui mis à votre disposition, vous ne pouvez pas reprocher à des tiers de le faire pour vous. Pourquoi voulez-les vous qu’ils tapent à votre porte alors que rien ne vous empêche de les devancer ?

Vos œuvres ne vous appartiennent pas si vous refusez de vous en occuper.

Lorsque vous les avez écrites, vous avez bénéficié de l’infrastructure communautaire, de la sécurité sociale, souvent de bourses, du chômage, du salaire d’un conjoint compatissant… Une œuvre est par nature communautaire. Certes elle a exigé du travail, qui doit être rémunéré, mais il ne faut pas la considérer comme un placement financier hyper sécuritaire. Laissée à la banque, l’œuvre ne vous rapportera rien (en plus n’êtes-vous pas adversaire du capitalisme extrême ?).

La bande du SNE et de Google a compris ce détail. Ils ont vu un le trésor qui dort. Vous devriez les entendre et le réveiller vous-mêmes plutôt de vous plaindre de leur avidité.

Bien sûr les œuvres en tant que bien communautaire devraient être exploitées par la communauté, c’est-à-dire par l’État plutôt que par des tiers privés. Mais qui est l’État dans un monde ouvert, sinon vous-mêmes. En adoptant la stratégie DIY, vous participez à la diffusion de la culture et pouvez le faire dans les conditions qui vous conviennent, par exemple en choisissant des prix faibles, voire en offrant certains de vos textes.

Vous ne pouvez pas d’un côté critiquer le monde qui vous entoure, vous insurger contre nos adversaires, et d’un autre côté ne rien faire, sinon pleurer, ou pire attendre que ces adversaires se moralisent et viennent vous câliner.

Si les auteurs avaient saisi le train du numérique à son démarrage, ils n’auraient pas besoin aujourd’hui de tenter d’y embarquer alors qu’il est lancé à pleine vitesse. Ce train qui n’est pas qu’un nouveau canal de diffusion, qu’un nouveau moyen de gagner de l’argent, c’est avant tout un espace de création et de vie. Vous ne pouvez pas exiger de bénéficier de ce monde tout en refusant d’y embarquer, vraiment.

Alors battez-vous sur le nouveau terrain de bataille. Ne tirez plus vos missiles d’au-delà de la frontière. Ils n’ont aucune chance d’atteindre leurs cibles. Passez les fils barbelés. Escaladez la montagne. Vous découvrirez le monde sous une nouvelle perspective. Et vous éclaterez de rire chaque fois que le SNE, la SGDL et d’autres se livreront à leur pantomime.

Dorénavant, nous avons le pouvoir. Ne l’oubliez pas. Ne perdez plus de temps à discuter avec ceux qui ne l’ont plus (et qui vous font croire qu’ils l’ont encore).

PS1 : Je suis fainéant en écrivant un tel billet parce que j’aurais mieux fait de travailler à mon prochain livre (ce qui exige plus d’efforts, je l’avoue).

PS2 : J’ai écrit ce texte du point de vue de l’auteur de textes mais je pense que les auteurs de BD et livres illustrés peuvent également faire la même chose. Il faut juste un peu plus de compétences pour créer les objets électroniques, mais rien d’insurmontable. Je lis tous les jours des BD au format CBZ/CBR sur mon iPad. Commentaire ajouté suite au Tweet de Thomas Cadene.

PS3 : indisponibles.fr, la suite de ce billet…

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78 comments

  1. Les auteurs sont-ils faignants ? Un billet que je retenais depuis longtemps, mais qui vient de m'échapper ce matin http://t.co/bhaK8CT6

  2. Les auteurs sont-ils faignants ? Un billet que je retenais depuis longtemps, mais qui vient de m'échapper ce matin http://t.co/bhaK8CT6

  3. Les auteurs sont-ils faignants ? Un billet que je retenais depuis longtemps, mais qui vient de m'échapper ce matin http://t.co/bhaK8CT6

  4. Uty says:

    Les auteurs sont-ils faignants ? Un billet que je retenais depuis longtemps, mais qui vient de m'échapper ce matin http://t.co/bhaK8CT6

  5. Amusant, j'avais titré les auteur sont faignants plutôt que fainéants 🙂 http://t.co/5vkjKIlc

  6. Amusant, j'avais titré les auteur sont faignants plutôt que fainéants 🙂 http://t.co/5vkjKIlc

  7. Amusant, j'avais titré les auteur sont faignants plutôt que fainéants 🙂 http://t.co/5vkjKIlc

  8. Mélo says:

    Le pavé dans la marre… Le poil à gratter de @tcrouzet " Les auteurs sont-ils fainéants?" http://t.co/aKFxJIaU

  9. Keff says:

    Auteurs, vous pouvez ne pas attendre le bon vouloir des éditeurs papier et les accords passés dans l'ombre http://t.co/wFp0VQQH

  10. Keff says:

    Le pavé dans la marre… Le poil à gratter de @tcrouzet " Les auteurs sont-ils fainéants?" http://t.co/aKFxJIaU

  11. RT @nooKeff: Auteurs, vous pouvez ne pas attendre le bon vouloir des éditeurs papier et les accords passés dans l'ombre http://t.co/p195EuCF

  12. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/QcJHjZLe #coupdegueule #édition #ebook #une

  13. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  14. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  15. S.I.Lex says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  16. S.I.Lex says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  17. Phifeu says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  18. Phifeu says:

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  19. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  20. Silvae says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  21. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  22. Cyrz says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  23. Eienblog says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  24. Oli44 says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  25. RT @Silvae Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE http://t.co/YKgxpIbN par @crouzet

  26. Gipo says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  27. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/M5N18FCn

  28. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  29. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  30. Philippe B says:

    RT @crouzet: Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/E6y9Sz7c

  31. RT @crouzet: Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/n6R41g0l

  32. RT @crouzet: Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/E6y9Sz7c

  33. Nahuel says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  34. Le pavé dans la marre… Le poil à gratter de @tcrouzet " Les auteurs sont-ils fainéants?" http://t.co/aKFxJIaU

  35. Shura says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  36. Pour tous les auteurs, à méditer ! http://t.co/RguUEx49

  37. didizuka says:

    Auteurs de tous horizons, réfléchissez à l'apport du numérique dans votre carrière…… http://t.co/Ofptfyxa

  38. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  39. Merome says:

    Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/S8gMDLtu

  40. Eienblog says:

    "Si vous êtes l’auteur d’œuvres indisponibles, publiez-les immédiatement." http://t.co/5Daz6PGm

  41. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  42. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  43. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  44. Pour un auteur de BD cette note de Crouzet http://t.co/xvQHz5Rd est un peu étrange… Et éclaire sur les différences entre Roman et BD…

  45. Tohad says:

    Billet de blog plutôt juste concernant l'autoédition : http://t.co/iJDRIvW1

  46. Tohad says:

    Billet de blog pertinent sur lequel je partage quelques avis concernant l'autoédition : http://t.co/iJDRIvW1 Do it yourself

  47. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les donc plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/yuIFix3g par @crouzet

  48. J’acquiesce à votre (ton ?) billet.

    A deux remarque près :
    Immateriel n’accepte pas (aux dernières nouvelles et c’est pas faute de les inciter à le faire) les auto-entrepreneurs.

    Une plateforme à peu près équivalente qui les accepte est Smashwords, mais c’est en anglais.

    Je suis en train de lire la traduction de “Passons au Numérique” de David Gaughran, qui explique (d’un point de vue américain, donc à prendre avec un peu de recul) un ensemble de motivations et de techniques pour effectuer les choix 2 et 3 que vous proposez.
    http://davidgaughran.wordpress.com/2012/06/18/the-profit-sharing-translation-model-first-title-released/

    Jiminy Panoz a également écrit un livre sur le sujet :
    “Guide de l’auto-publication en numérique” qui, dans mon souvenir, est très bien aussi.
    http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782363760289/guide-de-l-auto-publication-en-num%C3%A9rique

  49. Pour l’auto-publication, tu as raison, c’est pour ça que je dis que la solution 1 convient à 90% des auteurs. En revanche, si tu regardes les classements des best-sellers US tu verras que de nombreux sont auto-publiés (c’était 40% du top 10 des romans fin 2011!). Donc, c’est une possibilité. Pour ma part, j’utilise les trois possibilités. J’auto-publie les textes anciens ou des rééditions en numérique des livres papier dont j’ai les droits (exemple Le peuple des connecteurs).

    Pour immateriel, il faut un numéros APE. Tu peux l’avoir en tant qu’auto-entrepreneur non? J’ai ouvert un compte avec celui de ma société, société utilisée pour facturer mes conférences (donc tous les auteurs peuvent le faire avec un minimum d’effort).

  50. nicole says:

    Tout à fait passionnant et vivifiant, merci !

  51. Je le sais bien qu’aux USA les auto-publiés font un tabac…
    Tiens, quelques exemples :
    32 auteurs (recensés) ont vendu plus de 200 000 exemplaires
    174 plus de 50 000 !
    http://selfpublishingsuccessstories.blogspot.fr/

    Mais aux USA, le marché est 1) plus mûr (pénétration bien plus importante de la population) et 2) bien plus important en nombre de lecteurs potentiels (dans la langue française).

    Pour le 1) ce n’est qu’une question de temps, et pour le 2) c’est identique sur la filière classique et sur la filière papier.

  52. Une simple remarque, vis-à-vis d’Immatériel. Ne pas confondre l’auto-édition numérique (l’édition en ebook par un auteur d’un manuscrit jamais publié) et l’auto-réédition numérique (l’édition en ebook par un auteur d’un ouvrage déjà édité dont il a récupéré les droits).
    La différence entre les deux c’est qu’il y a dans le deuxième cas un numéro ISBN correspondant à l’édition papier.
    Kobo Books n’accepte que les auto-rééditions (sans ISBN papier, l’ouvrage n’est pas accepté). Amazon se sert de l’ISBN papier pour faire le lien entre les éditions (avec récupération automatique des commentaires et avis de lecteurs).
    Immatériel pourrait faire l’effort d’accepter les auto-rééditions, je pense… Ce n’est effectivement pas faute de leur en avoir parlé.
    Sinon, je suis d’accord avec ton article, bien entendu. Je fais des ateliers, des tutoriels gratuits, pour que mes collègues auteurs comprennent bien que c’est faisable, gratuit, et relativement rapide. Mais le chemin reste long.
    Et les auteurs ne conservent pas nécessairement leurs fichiers, ce qui me navre…

  53. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  54. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  55. Khakaoura says:

    Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  56. RT @crouzet: Les auteurs sont-ils fainéants? (attention, il faut aller plus loin que le titre) http://t.co/Wqhp7kn9 #numérique

  57. RT @crouzet: Les auteurs sont-ils fainéants? (attention, il faut aller plus loin que le titre) http://t.co/Wqhp7kn9 #numérique

  58. Si vous êtes l'auteur d'oeuvres indisponibles publiez-les plutôt que de râler contre Google/SNE ! http://t.co/U4Wuza0S par @crouzet

  59. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/Cd6Qc7fi

  60. Raffa says:

    Les auteurs sont-ils fainéants ? (@crouzet) http://t.co/aOzQjJaF

  61. Article intéressant, oui. Il sonne un réveil salutaire.
    Toutefois, il me semble soulever plus de questions qu’il n’apporte de réponses, malgré son ton militant.
    Le parallèle avec les Etats-Unis me paraît excessif. Dans les pays francophones, le lectorat est bien plus étroit, et bien moins perméable, me semble-t-il, aux livres numériques — même s’il y a du progrès.
    Bref :

    > d’un côté, je me rends compte que mon fonctionnement d’auteur actuel (vivant exclusivement de ses droits, depuis dix ans, et tirant d’assez gros à-valoirs des éditeurs nationaux) est condamné à moyenne échéance ; ça devient de plus en plus dur…

    > de l’autre, je doute que les ventes numériques d’un texte francophone me procurent des revenus substantiels avant des années. J’aimerais qu’on me démontre le contraire, qu’un auteur me dise : ” l’année dernière, j’ai touché 30 000 euros en droits numériques. ” Je n’ai pas encore rencontré un tel personnage, même parmi les auteurs en vue. Mon impression, c’est qu’il s’agit d’expériences, de percées, de jalons posés pour un futur prometteur — des revenus pour nos enfants, plutôt que pour nous-mêmes.
    J’espère me tromper !

    Je suis peut-être un vieux ringard, malgré mon parcours parallèle dans le multimédia.
    Je m’interroge…………

  62. Je réponds à Olivier Bleys sur mon blog et je mouille @fbon http://t.co/kbw3g0Ih

  63. Avec François Bon et d’autres on s’est engagé dans le numérique parce qu’il nous permettait d’expérimenter, des formes de production impossible sans le numérique comme lorsque j’ai écrit Croisade sur Twitter ou quand François écrit son autobio des objets sur un mode partiellement collaboratif (stratégie du cyborg), et aussi pour pouvoir diffuser des textes difficiles à publier sur papier, car diffusion potentielle a priori faible.

    C’était une façon d’écrire pour nous, plus que de gagner de l’argent, d’ailleurs nous avons continué à publier sur papier et publie.net lance dans quelques jours son Print On Demand avec Hachette.

    C’est en cours de route que nous avons vu aux US surgir des best-sellers numériques, et il est sûr qu’il y en aura bientôt en France. Quand? J’en sais rien. ça dépend peut-être de nous 🙂

    Maintenant le but de cet article n’était pas de faire l’éloge du numérique, mais de montrer comment nous pouvons combattre par nous-mêmes ceux qui voudraient nous priver de nos droits.

  64. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/XDxb9fFW

  65. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/XDxb9fFW

  66. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/XDxb9fFW

  67. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/3RFwYk32

  68. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/Y4BXipoe lu sur le blog de @crouzet cette relfex° a le mérite de mettre les pendules à l'heure

  69. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/Y4BXipoe lu sur le blog de @crouzet cette relfex° a le mérite de mettre les pendules à l'heure

  70. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/Y4BXipoe lu sur le blog de @crouzet cette relfex° a le mérite de mettre les pendules à l'heure

  71. Je ne suis que lecteur, alors ce n’est pas ma vie et mon confort financier qui sont en jeu, je le reconnais bien volontiers. Pour autant, je ne supporte pas de vous voir, vous, auteurs, devoir mendier pour 10% du prix d’un livre, alors que sans vous, il n’y en aurait tout simplement pas…

    En ce moment, grâce à l’auto-publication, je suis heureux de savoir qu’au moins 70% de ce que je paye va aux auteurs.

    Après, effectivement, le seul moyen de rééquilibrer cette balance, faussée jusque là par les tonnes de papier de l’éditeur, est de vous battre pied à pied pour conserver et exploiter au maximum cette nouvelle opportunité qu’offre le numérique. Soit en vous passant complètement d’éditeurs (solutions 2 et 3 du dessus), soit en passant par des éditeurs pure-players, soit finalement, en utilisant ces nouvelles opportunités pour négocier en position de force avec vos éditeurs actuels…

    Je conçoit bien que pour l’instant les droits numériques ne sont qu’ “accessoires” à ceux liés au papier, mais je suis intimement persuadé que bientôt ce sera inversé. Ne laissez surtout pas les éditeurs, qui font tout, justement, pour dévaloriser les droits numériques, les obtenir pour une bouchée de pain.

    Et par pitié, si l’éditeur ne remplit plus sa part du contrat en arrêtant de diffuser vos livres papier, montrez-lui que vous êtes prêts à vous battre pour reprendre les droits ! Faites vérifier la disponibilité continue de vos livres et s’ils ne le sont pas, faites constater la cessation du contrat !

    Bon, désolé, comme je le disais en introduction, je suis confortablement assis, dans mon fauteuil, avec une bière à la main. Mais ça ne m’empêche pas de supporter mon équipe préférée. “Allez-les-gars !”

  72. chris says:

    C’est très interessant et je vous suis de suite sur Twitter.
    Je suis d’accord l’auteur peut se défendre sans ces organismes, qui peut-être dans ce nouveau paysage éditorial encombrent plus qu’ils n’aident les auteurs.
    L’auteur doit d’abord changer l’image qu’il se fait de lui-même en France. S’il le fait alors il retrouvera une certaine liberté voir un certain dynamisme. De nouveaux auteurs arrivent qui n’ont pas peur du numérique, ni de s’autopublier, ni du papier… Ils participent au renouveau de la littérature.

  73. Je réponds à Olivier Bleys sur mon blog et je mouille @fbon http://t.co/kbw3g0Ih

  74. CopyMedia says:

    Les auteurs de livres sont-ils fainéants ? http://t.co/YRTSyJjx

  75. Les auteurs sont-ils faignants ? Un billet que je retenais depuis longtemps, mais qui vient de m'échapper ce matin http://t.co/bhaK8CT6

  76. Vincent says:

    Les auteurs sont-ils faignants ? Un billet que je retenais depuis longtemps, mais qui vient de m'échapper ce matin http://t.co/bhaK8CT6

  77. Rectificatif : Immatériel accepte les auto-entrepreneurs, puisque j’en suis une et que je suis chez eux depuis un an maintenant.

  78. Les auteurs sont-ils fainéants ? http://t.co/8xkOmduC

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