Quand j’ai écrit « Si vous êtes l’auteur d’œuvres indisponibles, publiez-les immédiatement plutôt que de râler contre le SNE, la SGDL, Google… », les auteurs déjà actifs sur le numérique m’ont approuvé, les autres désapprouvé.

C’est sans doute un résumé grossier de la situation, qui souffre quelques exceptions, mais je ne crois pas beaucoup me tromper. Il est vrai toutefois que mon billet, même s’il proposait une marche à suivre, n’était pas très constructif.

Sur Facebook, Yal a déclaré que j’oubliais le Do It Together. Je ne crois pas. La solution 1, passer par un éditeur numérique pure player pour rendre disponibles les indisponibles, est bien une solution coopérative, il suffit de jeter un œil du côté de publie.net pour s’en persuader.

Mais il est peut-être possible de créer une assos d’intérêt public qui pourrait s’appeler indisponibles.fr, domaine étant à cet instant encore en vente, qui aurait pour seule fonction de verrouiller les textes indisponibles pour les remettre dans les mains de leurs auteurs.

Pour cela, rien de très compliqué. Il ne s’agit pas d’éditer les textes aux petits ognons, ce qui est le travail des éditeurs, mais de les rendre disponibles, et dans ce cas un scan et un PDF suffisent.

Deux cas.

Œuvres à bout de souffle

Sur les 400 000 ou 500 000 œuvres indisponibles, j’imagine que 99 % une fois publiées ne rapporteront rien, sinon croyez-vous que les éditeurs les auraient laissées en déshérence ?

Quand je dis rien, c’est rien à titre individuel. Si ces œuvres étaient disponibles en papier, les auteurs n’en tireraient pratiquement aucun revenu. Il se passera la même chose en numérique.

En revanche, l’effet longue traîne, des micros-bénéfices cumulés sur des centaines de milliers d’exemplaires, apportera des revenus substantiels aux opérateurs, c’est-à-dire aux éditeurs mais surtout à Google et aux sociétés de gestions des droits.

Ces dernières sont les plus suspectes. Leurs employés gagnant en moyenne plus de 80 000 euros par an, source enssib.fr vers laquelle Nicolas Ancion a attiré mon attention. Depuis les longtemps, ces sociétés pillent les auteurs. Combien gagnent plus de 80 000 euros par ans ? Sous prétexte de nous protéger, elles nous tondent. Les auteurs sont depuis toujours les dindons de la farce. Et ça continuera si nous ne nous défendons pas en contre-attaquant.

Pour nos œuvres en fin de vie financière, il nous suffit de les rendre disponibles sous licence Creative Common. Elles seront disponibles, reversées au bien commun de l’humanité, sans que plus personne ne soit capable de se les accaparer. Et peut-être alors connaîtront-elles une seconde vie !

Œuvres rentables

Combien d’œuvres financièrement rentables pour les auteurs sont indisponibles ? Sans doute peu, mais qu’importe. C’est aux auteurs eux-mêmes de juger s’ils doivent placer leurs œuvres dans cette seconde catégorie ou dans la précédente.

Dans ce cas, il suffit de mettre en vente l’œuvre au prix prohibitif de 1 000 euros. Elle sera effectivement disponible, mais personne ne l’achètera. Elle sera verrouillée en quelque sorte.

Nous aurions ainsi une base de données des œuvres estimées à potentiel par leurs auteurs (même si j’ai plutôt tendance à faire confiance aux lecteurs pour estimer ce potentiel).

La balle est dans le camp des auteurs. Je suis certain que de nombreux juristes pourraient intervenir pour aider au processus. Depuis le début de la lutte contre le SNE, la SGDL, Google… plus de temps a été investi en récriminations qu’il n’en aurait fallu pour créer indisponibles.fr.

Le bien commun

Quand j’ai affirmé que « Nos œuvres ne nous appartenaient pas si nous refusions de nous en occuper », j’ai vu des auteurs se révolter. Je suis plutôt inquiet de leurs réactions, surtout quand ils me traitent de communiste. Vous passez à côté de la révolution numérique.

D’abord, j’ai j’écris « si nous refusons de nous en occuper. » Je crois qu’il existe pour Paris et les grandes villes une loi qui force les propriétaires à louer les appartements laissés trop longtemps inoccupés (loi justifiée par la crise du logement). C’est comme si un jardinier se proposait de cultiver un jardin laissé à l’abandon tout en redistribuant quelques légumes à son propriétaire. Peut-on interdire cette pratique au nom du droit de propriété ? Je ne le pense pas. À mon sens, on ne peut pas soustraire une richesse à la communauté. Cela me paraît d’autant plus important quand il s’agit d’une œuvre. Soit l’auteur s’en charge, soit un tiers.

Quand Gallimard empêche François Bon de publier sa traduction du Vieil homme et la mer, il agit comme un propriétaire qui laisse son jardin en friche. Un auteur qui ne s’efforce pas de rendre disponibles ses œuvres les abandonne. Celui qui cherche à les publier, ne le vole pas, il lui rend service, et surtout service à la communauté, d’autant plus s’il passe par une licence Créative Common.

Il ne s’agit donc pas de prendre les biens des riches pour les redistribuer, mais de faire vivre les propriétés culturelles que les riches délaissent. La nuance me paraît de taille.

Maintenant, je dois avouer que je ne suis pas loin de penser que « Nos œuvres ne nous appartiennent tout simplement pas. » J’écris pour mes lecteurs présents et à venir. J’espère gagner de l’argent, mais cet espoir est secondaire par rapport à mon besoin de partager. J’attends à recevoir juste assez de ressources pour pouvoir continuer à écrire librement.

Voilà pourquoi je suis pour l’instauration d’un revenu de base qui assurerait un revenu à tous les citoyens et qui stimulerait la création. Pensez à tous ceux qui renoncent parce qu’ils vivent dans des conditions trop difficiles. Ils n’ont pas nécessairement moins de talent que vous, ils ont surtout eu moins de chance. Depuis trop longtemps, l’humanité passe à côté d’une richesse gigantesque.

Nos politiciens veulent relancer la croissance, c’est la croissance créative qu’il faut relancer, une croissance en grande partie immatérielle et qui n’a que faire du PIB. Que les auteurs, supposés être les précurseurs, s’arcboutent sur une conception étriquée du droit d’auteur me terrifie. Nous créons pour la communauté. Nous bloguons pour elle. La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles. Une façon de s’opposer à l’ultracapitalisme tout en militant pour une culture ouverte.

Nous avons l’occasion d’innover culturellement, together comme dirait Yal. Si nous usons de notre énergie pour lutter contre les anciennes structures de pouvoir, nous ne faisons que les renforcer, parce que nous oublions dans le même temps de bâtir des alternatives.

Personne ne doute que les indisponibles doivent être rendus disponibles (je devrais dire presque… mais il me paraît absurde de perdre la mémoire). Soit nous laissons faire le travail à d’autres, soit nous le faisons nous-mêmes. Pour le moment, aucune loi de nous l’interdit. Nous devrions en profiter.

Ironie de l’histoire, nous pourrions même demander à Google de numériser nos œuvres gratuitement, en lui laissant la possibilité de les diffuser en licence Creative Common.

PS : Suite à cet article, David Queffélec, animateur de la revue Angle Mort, a décidé de lancer insiponibles.fr sous forme d’une coopérative d’auteurs.

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65 comments

  1. indisponibles.fr ouvrira-t-il bientôt ? http://t.co/FnDmlUQd

  2. "une assos d’intérêt public qui pourrait s’appeler indisponibles.fr" : bonne idée // Indisponibles.fr http://t.co/AQZDeQqC

  3. RT @crouzet Indisponibles.fr http://t.co/Hxt4gxxZ #lire #ecrire #auteur #livre #editeur #edition #numerique

  4. eBouquin says:

    RT @crouzet: Indisponibles.fr http://t.co/f3HLOzyn

  5. Indisponibles.fr http://t.co/c7BnsuvL #coupdegueule #édition #dividendeuniversel #longtail #une

  6. RT @crouzet: Indisponibles.fr http://t.co/RNlETCtu #changerlemonde #droitauteur #hadopi

  7. S.I.Lex says:

    "Pour nos œuvres en fin de vie financière, il nous suffit de les rendre disponibles sous licence CC" http://t.co/DvcO9qSX #OeuvresIndis

  8. S.I.Lex says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  9. RT @Calimaq: "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/lkoK62jL

  10. "Pour nos œuvres en fin de vie financière, il nous suffit de les rendre disponibles sous licence CC" http://t.co/DvcO9qSX #OeuvresIndis

  11. RT @mbattisti64: RT @Calimaq: "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/0J7wynOL

  12. Lirographe says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  13. Phifeu says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  14. Laurentin says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  15. Gilles C. says:

    RT @crouzet: Indisponibles.fr http://t.co/f3HLOzyn

  16. RT @Calimaq: "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/lkoK62jL

  17. Mélo says:

    Pour "combattre" les sociétés de gestion des droits, les auteurs doivent reprendre possession de leurs oeuvres ? http://t.co/0ztVWyIc

  18. Pour "combattre" les sociétés de gestion des droits, les auteurs doivent reprendre possession de leurs oeuvres ? http://t.co/0ztVWyIc

  19. Comme je te le disais sur facebook, je trouve que tu as une réflexion intéressante, malheureusement basée sur des postulats complètement erronés – et sur d’autres, totalement biaisés.

    « Quand j’ai écrit « Si vous êtes l’auteur d’œuvres indisponibles, publiez-les immédiatement plutôt que de râler contre le SNE, la SGDL, Google… », les auteurs déjà actifs sur le numérique m’ont approuvé, les autres désapprouvé. »

    Faux, certains parmi les auteurs qui t’ont désapprouvé sont – et largement – actifs sur le numérique.

    « Sur les 400 000 ou 500 000 œuvres indisponibles, j’imagine que 99 % une fois publiées ne rapporteront rien, sinon croyez-vous que les éditeurs les auraient laissées en déshérence ?
    Quand je dis rien, c’est rien à titre individuel. Si ces œuvres étaient disponibles en papier, les auteurs n’en tireraient pratiquement aucun revenu. Il se passera la même chose en numérique. »

    Là, tu amalgames des situations différentes. Des œuvres peuvent être indisponibles parce qu’en effet, en édition papier, elles ne rapportaient rien, alors qu’en numérique elles pourraient être très rentables. De plus, selon le pourcentage octroyé aux auteurs, ils peuvent tirer un revenu de leurs œuvres numérisées, ou non. Or, avec la loi sur les indisponibles, on ignore quelle sera la rémunération des auteurs.

    « En revanche, l’effet longue traîne, des micros-bénéfices cumulés sur des centaines de milliers d’exemplaires, apportera des revenus substantiels aux opérateurs, c’est-à-dire aux éditeurs mais surtout à Google et aux sociétés de gestions des droits. »

    Ça, c’est vrai !

    « Pour nos œuvres en fin de vie financière, il nous suffit de les rendre disponibles sous licence Creative Common. Elles seront disponibles, reversées au bien commun de l’humanité, sans que plus personne ne soit capable de se les accaparer. Et peut-être alors connaîtront-elles une seconde vie ! »

    Sauf que tant qu’elles ne sont pas dans le domaine public, les œuvres d’un auteur appartiennent à l’auteur – ou à ses ayants droit – et c’est à lui – à eux – de décider si elles doivent ou non être à nouveau disponibles. Pour de multiples raisons : romans alimentaires dont l’auteur rougirait, essais basés sur des thèses dépassées, etc.

    « Combien d’œuvres financièrement rentables pour les auteurs sont indisponibles ? Sans doute peu, mais qu’importe. C’est aux auteurs eux-mêmes de juger s’ils doivent placer leurs œuvres dans cette seconde catégorie ou dans la précédente.
    Dans ce cas, il suffit de mettre en vente l’œuvre au prix prohibitif de 1 000 euros. Elle sera effectivement disponible, mais personne ne l’achètera. Elle sera verrouillée en quelque sorte. »

    Autrement dit, tu suggères de laisser en place une loi scélérate parce que nous autres auteurs avertis et sachant surfer sur le web sauront la contourner en toute légalité. Je ne suis pas d’accord.
    Sans compter que jouer au plus geek avec Google…

    « Je crois qu’il existe pour Paris et les grandes villes une loi qui force les propriétaires à louer les appartements laissés trop longtemps inoccupés (loi justifiée par la crise du logement). C’est comme si un jardinier se proposait de cultiver un jardin laissé à l’abandon tout en redistribuant quelques légumes à son propriétaire. Peut-on interdire cette pratique au nom du droit de propriété ? Je ne le pense pas. À mon sens, on ne peut pas soustraire une richesse à la communauté. Cela me paraît d’autant plus important quand il s’agit d’une œuvre. Soit l’auteur s’en charge, soit un tiers. »

    Comment peux-tu comparer quelque chose d’aussi essentiel à la vie qu’un logement et de la nourriture, avec des bouquins ? Est-ce que tu risques de tomber malade si tu n’as pas en ta possession toutes les œuvres parues au cours du XXe siècle ? Non. Au contraire, ai-je envie de dire. Imagine un étudiant en sciences qui a le choix entre un manuel récent et la numérisation d’un truc datant de 10 ou 20 ans. Imagine la catastrophe, s’il choisit le moins cher. Réfléchis à ce que recouvre la notion « d’œuvres ».

    « Quand Gallimard empêche François Bon de publier sa traduction du Vieil homme et la mer, il agit comme un propriétaire qui laisse son jardin en friche. Un auteur qui ne s’efforce pas de rendre disponibles ses œuvres les abandonne. Celui qui cherche à les publier, ne le vole pas, il lui rend service, et surtout service à la communauté, d’autant plus s’il passe par une licence Créative Common. »

    Encore une fois, tu mélanges des choses qui n’ont rien à voir, et tu sembles méconnaître certains faits. « Le Vieil Homme et la mer » est loin de faire partie des œuvres indisponibles. François Bon a publié sa traduction parce qu’il était persuadé que les textes d’Hemingway étaient tombés dans le domaine public aux USA. Il s’est avéré qu’il se trompait – le système américain du copyright est assez compliqué. Gallimard était dans l’obligation de demander à François Bon de retirer sa traduction de la vente. Par la suite, un emballement de tweets a fait monter l’affaire en épingle.

    « Il ne s’agit donc pas de prendre les biens des riches pour les redistribuer, mais de faire vivre les propriétés culturelles que les riches délaissent. La nuance me paraît de taille. »

    Mais ça n’est pas à toi de décider si ces « propriétés culturelles » doivent « vivre » ou non et de quelle manière ! Ni à toi ni à personne d’autre que l’auteur ou ses ayants droit.

    Ce n’est pas seulement une question de loi, pour moi. C’est aussi une question d’éthique. Franchement, que ressentirais-tu si je mettais la main sur les lettres que tu as écrites il y a trente ans ou tes rédactions, gamin, et que je les publiais au motif de faire vivre tes œuvres ?

    « Maintenant, je dois avouer que je ne suis pas loin de penser que « Nos œuvres ne nous appartiennent tout simplement pas. » J’écris pour mes lecteurs présents et à venir. J’espère gagner de l’argent, mais cet espoir est secondaire par rapport à mon besoin de partager. J’attends à recevoir juste assez de ressources pour pouvoir continuer à écrire librement.
    Voilà pourquoi je suis pour l’instauration d’un revenu de base qui assurerait un revenu à tous les citoyens et qui stimulerait la création. Pensez à tous ceux qui renoncent parce qu’ils vivent dans des conditions trop difficiles. Ils n’ont pas nécessairement moins de talent que vous, ils ont surtout eu moins de chance. Depuis trop longtemps, l’humanité passe à côté d’une richesse gigantesque. »

    Un revenu de base pour les artistes ? Quelle bonne idée. Un mécénat d’État, en quelque sorte.
    Et, dis-moi, qui déciderait quels artistes pourraient en bénéficier ? Parce que, n’en doutons pas, tout le monde va souhaiter arrêter de travailler et bénéficier de ce revenu pour pratiquer son art. Tout le monde, ou presque, dessine, peint, joue de la musique, danse, chante, sculpte ou écrit. Il va donc falloir – je parle du monde réel, tu le comprends bien – choisir. Alors qui va décider et comment ? Et une fois que les artistes, les auteurs seront sélectionnés, quelles conditions devront-ils respecter pour continuer à percevoir ce revenu ?
    Crois-tu vraiment qu’un pouvoir, quel qu’il soit, résistera à la tentation d’utiliser les auteurs, de les influencer, de les censurer ?

    « Nos politiciens veulent relancer la croissance, c’est la croissance créative qu’il faut relancer, une croissance en grande partie immatérielle et qui n’a que faire du PIB. Que les auteurs, supposés être les précurseurs, s’arcboutent sur une conception étriquée du droit d’auteur me terrifie. »

    D’abord, où vois-tu que les auteurs sont supposés être les précurseurs, et de quoi devraient-ils l’être ? Ensuite, ce que tu appelles une « conception étriquée du droit d’auteur », moi, je l’appelle « liberté ». On a un problème, semble-t-il.

    « Nous créons pour la communauté. Nous bloguons pour elle. La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles. Une façon de s’opposer à l’ultracapitalisme tout en militant pour une culture ouverte. »

    Très bien, vas-y, crée, blogue, publie, milite ! Qui t’en empêche ? Je le fais aussi et la plupart des auteurs qui se trouvent en désaccord avec toi le font aussi.

    « Nous avons l’occasion d’innover culturellement, together comme dirait Yal. Si nous usons de notre énergie pour lutter contre les anciennes structures de pouvoir, nous ne faisons que les renforcer, parce que nous oublions dans le même temps de bâtir des alternatives. »

    Jolie affirmation qui repose une fois encore sur deux… erreurs. Erreur de dire qu’à lutter contre quelque chose on ne fait que le renforcer. Ça peut être vrai dans certains cas, dans d’autres, il est évident que c’est à courber le dos comme des moutons qu’on va renforcer le pouvoir. Et c’est le cas, ici. Erreur ensuite de dire qu’on oublie de bâtir des alternatives. Que sais-tu de ce que nous faisons, les uns et les autres ?

    « Personne ne doute que les indisponibles doivent être rendus disponibles »

    Non seulement je doute, mais en plus, j’affirme haut et clair que les indisponibles ne DOIVENT pas être rendus disponibles. Il faut y trouver un bénéfice pour affirmer cela. Quel est le tien ? Qu’est-ce que ça t’apporte, que les œuvres indisponibles soient rendues disponibles ?

    « (je devrais dire presque… mais il me paraît absurde de perdre la mémoire). »

    Je ne comprends pas cette parenthèse, que veux-tu dire ?

    « Soit nous laissons faire le travail à d’autres, soit nous le faisons nous-mêmes. Pour le moment, aucune loi de nous l’interdit. Nous devrions en profiter. »

    Et du coup, laissons tomber tous ceux qui ne savent pas se servir d’un ordinateur, c’est vrai, quoi, la solidarité, en voilà une valeur dépassée.

  20. MDIV says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  21. J'avais oublié combien blogguer prend du temps… commentaires sur mon idée indisponibles.fr http://t.co/NbSTuH4u

  22. "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  23. patricia says:

    Je vous signale que Stéphane Ternoise a publié un essai essentiel : Écrivains, réveillez-vous ! (La loi 2012-287 du 1er mars 2012 et autres somnifères) et créé mi juin
    http://www.livresdisponibles.com pour présenter la manière dont un livre indisponible peut rapidement devenir disponible… au profit des auteurs et ayants droits
    Amitiés
    Patricia

  24. @patricia Je suis heureux de voir que d’autres ont eu cette idée avant moi. Il faut agir, pour ceux qui le veulent. Montrer comment faire, on l’a tous écrit depuis des années.

    @fbon Fait remarquer que publie.net republie depuis longtemps des indisponibles http://www.publie.net/fr/list/collection-3801-reprint/page/1/author

    @Lucie Je vais faire une réponse d’ensemble et surtout pas discuter des points de détails, comme ton commentaire sur mon intro.

    Ma position parfaitement résumée ici:
    http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/legislation/oeuvres-indisponibles-et-si-la-solution-passait-par-indisponibles-fr-34956.htm

    Heureusement elle est pas absurde pour tout le monde, d’autant que indisponibles.fr vient d’être acheté. Donc mon idée fait déjà des petits.

    Dans mon premier article, j’ai dit en deux phrases ce que je pensais de la loi en citant Yal. Je ne suis pas pour son maintient bien sûr, mais je pense qu’on la fera d’autant mieux tomber qu’on en démontrera l’absurdité en agissant par nous-mêmes. Il faut arrêter d’être materné par les éditeurs, puis pas l’état, le SNE… parce qu’au fond c’est ça que souhaitent beaucoup d’auteurs. Ils veulent écrire et c’est tout. Cette position est tout simplement absurde. Aucun grand auteur ne se contente d’écrire.

    Je propose aux auteurs de décider par eux-mêmes. Ils ont trois choix:
    1/ Creative Common.
    2/ vente à un prix raisonnable.
    3/ Vente à un prix déraisonnable ce qui revient à bloquer leur diffusion (donc à laisser leurs textes indisponibles).

    S’attarder sur ce point 3 m’apparaît comme de l’enculage de mouche. Une fois publié, un texte existe. Rien ne sert de le cacher. Si on veut le trouver, on le trouve. Que ce ça puisse se produire, j’en conviens, mais quel intérêt.

    Pour moi, les livres sont aussi essentiels qu’un logement… Je ne vais pas épiloguer là-dessus. Nous ne sommes plus des hommes des cavernes, mais une civilisation qui a besoin de se réinventer. Étendre ce qui était valable pour les logements à la culture me paraît vital.

    Le Viel homme et la mer et bel et bien indisponible en français dans une traduction digne de ce nom.

    Au sujet du revenu de base, de l’éthique numérique et toutes les choses qui font le corps de mon article… s réponses montrent ton ignorance de toutes ces choses. Le revenue de base est inconditionnel par exemple. Il s’adresse à tout être humain vivant.

  25. Liseurs says:

    J'avais oublié combien blogguer prend du temps… commentaires sur mon idée indisponibles.fr http://t.co/NbSTuH4u

  26. J'avais oublié combien blogguer prend du temps… commentaires sur mon idée indisponibles.fr http://t.co/NbSTuH4u

  27. @crouzet se fait squatter ses commentaires par des clones ternoisiens : http://t.co/rg5TQ0Ib Le débat n'en est en pas moins pertinent.

  28. Les auteurs doivent reprendre le pouvoir sur leurs œuvres, via @crouzet http://t.co/SkRYfKbj (les allemands appèlent ça le Zeitgeist)

  29. Les auteurs doivent reprendre le pouvoir sur leurs œuvres, via @crouzet http://t.co/SkRYfKbj (les allemands appellent ça le Zeitgeist)

  30. @crouzet: Indisponibles.fr http://t.co/1OqqG6Na #polémique #Analyse #livrenum

  31. @crouzet se fait squatter ses commentaires par des clones ternoisiens : http://t.co/rg5TQ0Ib Le débat n'en est en pas moins pertinent.

  32. Les auteurs doivent reprendre le pouvoir sur leurs œuvres, via @crouzet http://t.co/SkRYfKbj (les allemands appellent ça le Zeitgeist)

  33. Les auteurs doivent reprendre le pouvoir sur leurs œuvres, via @crouzet http://t.co/SkRYfKbj (les allemands appellent ça le Zeitgeist)

  34. Les auteurs doivent reprendre le pouvoir sur leurs œuvres, via @crouzet http://t.co/SkRYfKbj (les allemands appellent ça le Zeitgeist)

  35. kamui57 says:

    Les auteurs doivent reprendre le pouvoir sur leurs œuvres, via @crouzet http://t.co/SkRYfKbj (les allemands appellent ça le Zeitgeist)

  36. @Patricia : Stéphane Ternoise (ou Jean-Luc Petit), ce serait tout de même plus honnête de commenter sous votre nom, plutôt que de vous faire passer pour une lectrice. Malheureusement (ou heureusement), quand on clique sur le lien vers votre site, on reconnait bien votre style en webdesign…
    Désolé Thierry, mais je ne supporte pas ce genre de manipulation commerciales malhonnêtes. C’est encore plus drôle quand ça vient de quelqu’un qui démolit continuellement les éditeurs, et utilisent les procédés des plus mauvais d’entre eux.

  37. @Jean-Basile Merci 🙂 Je laisse le commentaire pour que tout le monde puisse comprendre le tien… et c’est vrai que le WebDesign est inimitable!

  38. @Patricia, je vais faire mon crédule et imaginer un instant que vous n’avez aucun lien avec Stéphane Ternoise. J’ai tenté de lire le livre dont vous donnez le lien, et en ait fait une lecture “comparée” avec deux autres sur les thèmes de l’auto-publication.
    Voici un lien vers ce billet : http://readingandraytracing.blogspot.com/2012/06/trois-livres-autour-de-lauto.html

    Note, même si je suis en désaccord absolu sur la forme, je crois que l’auteur a fait une recherche au moins correcte et que son opinion est à peu près la même que la mienne : “Auteurs, battez vous pour vos droits.”
    Mais au delà, c’est un désastre.

  39. Heu… Thierry, tu es en colère ou quoi ? Je te sens bien énervé, là. On peut discuter sans s’insulter, non ?

    Ce qui te paraît de “l’enculage de mouche” parce que tu n’es pas concerné peut être la seule chose qui importe, pour d’autres. Ta coopérative me paraît être une excellente idée, mais, comme je le disais sur facebook à David, je pense qu’elle ne solutionnera pas tous les problèmes. Je ne suis pas non plus convaincue qu’elle contribuera à faire changer la loi, mais ça vaut le coup d’essayer. Cependant, tes trois choix n’en sont pas :
    1) vous numérisez et mettez en ligne aux conditions 1
    2) vous numérisez et mettez en ligne aux conditions 2
    3) vous numérisez et mettez en ligne aux conditions 3
    Où est la liberté de NE PAS NUMÉRISER, là dedans ?
    Certains auteurs et/ou ayants droit choisiront de ne pas mettre en ligne. J’ai bien compris que tu t’en fichais éperdument, accepte que ça ne soit pas le cas de tout le monde.

    Je n’ai jamais employé le mot “absurde”, par contre, je t’ai demandé de m’expliquer une phrase entre parenthèses où il figurait, phrase que je ne comprends pas. Sans doute suis-je ignare, peut-être t’expliques-tu mal.

    “traduction digne de ce nom” n’est pas une notion en droit. Je regrette pour François Bon (et pour la littérature) qu’il ne puisse continuer à proposer sa traduction du “Vieil homme et la mer”, il n’empêche que cet exemple est hors sujet dans un débat concernant les oeuvres indisponibles du XXe siècle.

    Enfin, j’avais mal compris ton paragraphe sur le revenu de base, en effet. Dans le contexte de ton article, je croyais que tu le proposais pour les auteurs et artistes “seulement”. Si ça te fait plaisir, on peut dire que ça montre mon “ignorance de toutes ces choses” (plus exactement que j’avais lu trop vite et zappé le “pour tous les citoyens”, mais bon, “ignorance”, ça fait mieux, pas de doute.) Et pourquoi n’en profiterais-tu pas pour éclairer ma lanterne ?

    Enfin, pour en venir à l’essentiel : tu dis que pour toi, les livres sont aussi essentiels qu’un logement. J’ai une bonne nouvelle : il paraît 700 nouveaux livres chaque semaine. Alors quoi ? Tu as peur d’être en manque ? Il te faut absolument posséder toutes les oeuvres du XXe siècle, disponibles ou indisponibles, quand bien même elles ne seraient pas au domaine public ? Ce n’est plus de la soif de connaissances, ça, c’est de la collectionnite !

    Tu as écrit “Une fois publié, un texte existe. Rien ne sert de le cacher. Si on veut le trouver, on le trouve. Que ce ça puisse se produire, j’en conviens, mais quel intérêt.” Je ne comprends pas la dernière phrase (il manque un mot, non  ?), mais là n’est pas le problème. Ce que je voudrais t’expliquer — même si tu m’as clairement déclaré t’en foutre, “enculage de mouche”, bla-bla — c’est que lorsqu’on signe un contrat pour une édition papier dans les années 1950 — 1980 (par exemple), on signe dans certaines conditions : nombre d’exemplaires imprimés, % de DA, etc. On ne signe pas pour que le texte soit, 30 ou 60 ans plus tard, divulgué sur la toile, accessible au monde entier, tel quel, sans qu’on n’ait pu le corriger ou le modifier. En quelques années, un auteur, comme tout le monde, évolue, et il peut ne pas vouloir publier la même chose qu’avant. C’est son droit, c’est son oeuvre, et lui seul doit pouvoir décider d’une nouvelle publication. Cela n’a rien à voir avec l’éventuelle disponibilité d’un livre d’occasion.

    Alors sans doute me répliqueras-tu qu’avec ton projet de coopérative, les auteurs pourront remanier leurs textes, les corriger. Et c’est très bien.
    Pour une partie des auteurs, ceux qui auront le temps, qui ne seront pas en train d’écrire autre chose ou d’essayer de gagner leur vie – le revenu de base n’existant pas encore.
    Il n’empêche que je réclame le droit à la non-publication, chez toi comme chez Google.
    La liberté.

  40. Suis toujours en colère 🙂

    Ne pas numériser c’est comme ne pas respirer. ça n’a aucun sens, aujourd’hui. Si une ouvre existe, elle doit être numériser. Sinon il faut la détruire, en effacer toutes trace matérielle et immatérielle. Mais à quoi bon une telle censure? Quel en est le sens? Les traces, mêmes celles qu’on regrette, peuvent avoir du sens pour d’autres, au moins pour les historiens. Après libre aux auteurs de faire circuler ou pas leurs oeuvres. c’est pas parce qu’un texte est numérisé qu’il est lu 🙂 Un texte minable des années 1980 ne sera pas soudain lu parce qu’il passe en creative common. Rien à craindre de ce côté.

    J’espère que Keff va avancer… c’est une affaire pratique, qui peut avoir des répercutions là où on les attends pas.

  41. patricia says:

    Jean-Basile Boutak ?
    TheSFReader ?
    Chers critiques !

    Je n’ai pas de site Internet et comme je croyais nécessaire de mettre un lien (je n’avais pas fait attention au facultatif) j’ai effectivement mis un lien figurant en bas d’une réponse que m’a fait Stéphane Ternoise quand je l’ai félicité pour la précision de ses analyses.

    Visiblement, elles dérangent certains. Peut-être parce qu’il déconseille les éditeurs numériques (en signalant que publie.net est préférable si les ayants droit en cherche un)

    Je ne suis pas auteur mais mon père l’était et il a justement publié des livres aujourd’hui indisponibles. Je vais suivre les conseils de monsieur Ternoise, qui ne sont pas très éloignés de ceux de monsieur Crouzet mais sont très complets.

    J’ai lu de nombreux documents sur les ayants droit, et désolé pour ceux qui n’aiment pas l’auteur mais son texte est bien meilleur que les autres analyses.

    J’ai bien cru comprendre qu’il existait de la part de “Jean-Basile Boutak” des raisons particulière de s’opposer à monsieur Ternoise mais elles ne m’intéressent pas.

    Cordialement,

    Patricia

  42. Flûte, mon commentaire de tout à l’heure n’est pas passé.

    J’y disais, grosso modo, que je trouvais que ne se garder que numériser ou détruire, c’était vraiment passer d’un extrême à l’autre ! Ce n’est pas ma façon de fonctionner, je cherche plutôt un juste milieu. Et je ne vois pas pourquoi il faudrait détruire des livres au motif qu’on ne veut pas les numériser.

    Cela dit, je vais suivre avec attention ce que lance Keff. Ca n’est pas parce que je pense que ça ne solutionnera pas tous les problèmes que ça me paraît une mauvaise idée, au contraire ! Et je vous souhaite sincèrement de réussir

    (je disais plein d’autres choses intéressantes, mais je les ai oubliées ;))

  43. "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  44. Zgur_ says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  45. Fontana ? says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  46. "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  47. "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  48. Maxine Myr says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  49. "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  50. "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  51. "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  52. Elodie says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  53. Kimaali says:

    "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  54. "La licence Creative Common est un choix naturel pour libérer les œuvres indisponibles." http://t.co/DvcO9qSX

  55. Une lectrice (Patricia) m’a signalé “un incident” suite à l’un de ses commentaires.
    Monsieur Thierry Crouzet publiant également, je pense qu’il comprendra la satisfaction de l’écrivain quand une lectrice intervient pour partager son enthousiasme après une lecture…

    Qu’elle se rassure, ce n’est pas la première fois que M. Jean-Baptiste Bournisien (alias Jean-Basile Boutak) intervient contre mes écrits.
    Il semble noter sa motivation en me considérant comme “quelqu’un qui démolit continuellement les éditeurs.”
    Il convient de préciser qu’il est désormais, suivant son expression de profil twitter “Directeur de collection chez Numériklivres” (un éditeur 100% numérique que je n’ai jamais conseillé aux écrivains)

    Je défends les auteurs depuis deux décennies. Même s’ils n’étaient pas nombreux à me soutenir quand il m’a fallu me défendre lors de l’affaire http://www.auto-edition.com
    Et je continuerai à essayer d’éclairer les écrivains. Modestes conseils, souvent appréciés ! Même si la part de ces essais reste minime dans mes écrits (principalement romans et pièces de théâtre).

    Ce n’est même pas un droit de réponse. Juste pour rassurer une lectrice. Et signaler à monsieur Thierry Crouzet que je partage une grande partie de ses réflexions sur le monde de l’édition. Naturellement pas toutes !
    Heureusement pour lui comme pour moi !

    J’ai également apprécié les interventions de Lucie Chenu.

    Amicalement (à Thierry Crouzet, Lucie Chenu, Patricia)

    Stéphane Ternoise

  56. Merci pour la mise au point.

  57. Cécile says:

    Pour moi, la solution me semble très simple pour un auteur dans le cas: retrouver son document word, le convertir en .mobi et mettre son livre en vente sur Amazon (à un prix “normal”): cela prend quelques minutes…

  58. Galuel says:

    Ces sujets concernant les “oeuvres indisponibles” ou les “oeuvres orphelines” et autres “oeuvres tombées dans le domaine public” ne sont pas clairs.

    J’avoue qu’on a du mal à comprendre qui sont les “auteurs” qui parlent de ces sujets pour dire on ne sait trop quoi.

    Qui sont-ils ? A qui s’adressent-ils ? Quel est l’objet exact de leur demande ? En vertu de quels investissements légitimes leurs demandes seraient réalisées ou pas ?

    Comment se placent tous les citoyens “auteurs” d’oeuvres libres dans cette discussion ? Sont-ils pris en compte dans ce discours ? Où ? A quel titre ? Pour quelle raison ? Dans quel but ?

    Tout ceci n’est absolument pas clair !

    Nous n’y comprenons rien ! Ce débat doit être clarifié sous peine de rester obscur et inaudible pour tous les citoyens, qui bien que “auteurs” semblent ne pas être considérés comme existants dans ces discours.

  59. Ya que toi pour trouver que c’est pas clair… mais tu as raison que cette affaire ne concerne pas les lecteurs, sauf si une part importante de ces oeuvres se libère… Pour le moment, avant que Google ne s’en empare, elles appartiennent à leurs auteurs (qui ont sans doute trop envie de s’accrocher à elles, mais pourquoi n’en feraient-ils pas autant que pour les oeuvres tout aussi anciennes mais encore commercialisées).

  60. Galuel says:

    Je ne comprends toujours pas de quoi il s’agit… Je n’y comprends goutte !

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