Je lis en numérique depuis assez longtemps pour commencer à parler de la lecture numérique. Jusqu’ici je m’étais intéressé avant tout à la publication, c’est-à-dire à l’aspect politique de notre petite révolution éditoriale.

Quelles sensations nous procurent nos nouveaux papiers électroniques ? Que changent-ils dans nos habitudes ? Comment réinventons-nous notre vie de lecteur ? J’entrevois des bribes de réponses.

J’ai commencé à lire sur écran avec mes premiers écrans, mais plus intensément quand je suis devenu journaliste au début des années 1990. J’ai mangé beaucoup de PDF/HTML, mais je ne suis réellement un lecteur numérique que depuis que j’ai acheté ma première liseuse Sony en 2008.

C’était un appareil terne, peu contrasté, à l’ergonomie épouvantable. J’en ai changé chaque année, et aujourd’hui je lis presque exclusivement en numérique, sauf quand je ne trouve que des éditions papier (ce qui se produit encore trop souvent).

Quand j’ai le choix entre le papier et le numérique, je choisis le numérique. Non par posture (« Puisque tu défends la publication numérique, lis en numérique. »), mais parce que j’y suis gagnant, même si tout n’est pas encore parfait.

La peur du manque

J’ai chez moi plus de livres papier que la bibliothèque municipale de ma petite ville, j’ai plus d’ebooks qu’une grosse bibliothèque régionale, la plupart étant en anglais. Je télécharge tout ce que je trouve, comme si j’avais peur de manquer. C’est absurde car le Web reste à portée de la main, mais les ebooks n’y circulent pas encore librement, à cause d’un droit d’auteur inadapté. Donc, quand je pêche un gros poisson, je le stocke.

Je suppose que ce comportement monomaniaque est transitoire. Beaucoup l’ont connu avec la musique ou les films. Des collectionneurs de livres ont toujours existé, mais le numérique réveille chez moi une boulimie latente.

Je la justifie par le besoin d’immédiateté, aussi par les possibilités exploratoires qui se manifestent. Une simple recherche en plain text sur mon disque dur fait émerger des ressources inattendues, exactement comme sur le Web, mais dans les corps mêmes des livres, et encore pas dans tous les livres, mais uniquement ceux qui ont croisé ma route. J’oscille entre l’universel et le personnel, entre le général et le particulier. J’explore une dimension nouvelle de la bibliothèque, qui d’une certaine manière reste réduite tout en étant ouverte. C’est plutôt grisant, je ne dessoule pas.

Note pratique J’ai un disque dur dédié aux livres connecté à ma freebox. J’utilise Calibre pour synchroniser avec mon Kindle 4 (et malheureusement, je passe par iTune pour envoyer sur iPad ou iPhone – quand une interface Calibre ?).

L’aspiration à la légèreté

Quand on lit en numérique, on perd très vite l’habitude du poids des livres. Proust devient léger. On peut lire plusieurs heures sans avoir de crampe, sans se battre avec une reliure trop étroite qui cherche à se refermer.

Un pourcentage minimaliste en bas de l’écran nous indique où nous en sommes (et mesure le poids en mots du texte). Je m’y suis vite habitué. Je le trouve maintenant plus intuitif qu’une pagination arbitraire qui dépend de critères que je ne maitrise pas (notamment la densité de texte par page papier).

J’ai découvert que la légèreté tant graphique que physique était un attribut fondamental des ebooks. Pour la littérature, j’ai besoin d’oublier ce qui soutient le texte, je ne veux plus qu’être avec lui, sans aucune interférence matérielle.

Pour moi, la dématérialisation de l’objet livre s’accompagne d’une dématérialisation de l’appareil de lecture. Cet allègement a un effet sur la lecture, qui moins fatigante peut se prolonger plus longtemps.

La légèreté stimule chez moi une autre habitude. J’ai toujours aimé zapper de texte en texte. Des dizaines de livres en cours de lecture encombraient le pied de mon lit. Ils ont disparu. Ma liseuse en tient ouverts des centaines.

Idée noire À la mort d’un lecteur, on sait désormais exactement où il en était, on entre dans une intimité très secrète.

Où que je sois, je bascule d’un classique à un bestseller ou à un de mes propres textes en cours de réfection comme si je visitais un musée avec une infinité de salles d’exposition. J’expérimente, il me semble, une façon de lire que les contraintes matérielles rendaient quasi impossible par le passé. J’emporte partout avec moi mon cabinet de lecture. Je peux tout lire partout, ce qui encore était impossible il n’y a pas si longtemps. J’ai même pris l’habitude de goûter des dizaines de textes avant de plonger vraiment dans l’un d’eux. Encore un luxe que seul un libraire ou un bibliothécaire pouvait se payer.

Note pratique Je lis sur Kindle 4 que je préfère au Kindle 4 Touch qui, avec son écran plus contrasté, son usage plus simple, dispose d’un boîtier plus lourd et plus encombrant. Je suis incapable de lire autre chose que de l’actualité sur un iPad parce qu’il est trop lourd (et devient vite brûlant). Ma prochaine liseuse devra être encore plus légère, jusqu’à peut-être n’être que de l’air ou des mots projetés sur ma rétine.

Le bonheur des yeux

Les bestsellers sont souvent composés en corps 13 ou 14. C’est la taille de caractère dont j’ai besoin pour lire efficacement (je vieillis). Malheureusement, les essais sont souvent imprimés en corps inférieurs, ce qui ralentit ma lecture et me donne des maux de tête.

Avec ma liseuse, j’ai oublié ces problèmes. Je lis toujours dans les conditions pour moi idéales. Des conditions qui ne changent pas d’un texte à l’autre. Rien ne brouille visuellement mon rapport au texte.

Que les graphistes ne désespèrent pas, il leur reste des domaines où exercer leur art, par exemple en soignant les têtes de chapitre, ce qui peut donner une réelle originalité à un texte électronique, et contribuer à l’ambiance de la lecture (c’est comme projeter une lumière plus ou moins tamisée).

Autre champ de créativité graphique encore ouvert : les couvertures, mais je regrette que les liseuses ne leur donnent pas plus d’importance.

Quand on lit un livre papier, on voit sa couverture chaque fois qu’on le reprend en main, ou le tourne à l’envers pour le poser. Rien de tel avec une liseuse. La couverture s’efface une fois la lecture commencée. Quand j’ai pioché un ebook un peu au hasard sur mon disque dur et que je me laisse entraîner par le texte, parfois durant plusieurs jours, il m’arrive de ne plus savoir ce que je lis. C’est une sensation nouvelle. Encore un pas vers la dématérialisation.

Alors que tous les livres que j’ai lus sur papier sont associés dans ma mémoire à une couverture, surtout les romans de SF ou les polars, les ebooks flottent dans une espèce de vide. Ils sont paradoxalement moins multimédias que les livres papier, d’autant que leur mise en page est simplifiée. Je crois cette pente inévitable. Elle s’inscrit dans une longue histoire de simplification de la calligraphie elle-même, ce qui me fait douter de l’avenir des livres enrichis. Le texte seul a un pouvoir indéniable que les liseuses renforcent.

À Amazon Quand le Kindle s’éteint, il affiche une image aléatoire. J’aimerais qu’il affiche la couverture du dernier livre ouvert, exactement comme si je venais de le refermer. Un détail à régler dans la prochaine mise à jour logicielle.

La curiosité exacerbée

J’aime me promener dans les librairies, me laisser influencer par les empilements mis en avant par les chefs de rayon. Quand j’avance dans des zones inconnues, les couvertures ont autant de pouvoir attractif que les titres des ouvrages.

La déambulation visuelle m’est indispensable. J’ai ainsi découvert des livres que personne de mon entourage ne m’aurait jamais conseillés. Dune de Franck Herbert, découvert sur un tourniquet dans une maison de la presse alors que j’avais 12 ans, A New Kind of Science de Wolfram, repéré bien plus tard à Londres.

La couverture a un rôle de prescription. Toutes les librairies électroniques devraient afficher des pages de couvertures. J’aime particulièrement les blogs de lecteurs qui les affichent en grand format. En passant de billet en billet, sans nécessairement lire les critiques, je me promène de livre en livre, et laisse le hasard me guider.

À développer Une petite application qui récupérerait toutes les couvertures des ePub présents sur un disque dur pour créer une librairie virtuelle en images. Une telle fonction pourrait être ajoutée à Calibre.

La fascination pour mes contemporains

Avis aux psychologues en mal de sujet d’étude. Par le passé, les éditeurs avaient une fonction filtrante. Ils bloquaient les textes qu’ils jugeaient indignes de publication. Ils œuvraient pour notre bien (sic).

Peu à peu, ils sont devenus de plus en plus laxistes. Ils ont publié Musso, mais malgré Musso, ils ont continué à nous protéger du pire, auquel les ebooks nous exposent. Nous en avons la preuve. Maintenant que nous pouvons nous autopublier, tous les livres circulent. Et qu’est-ce qui a du succès ? De plus en plus souvent des livres que les éditeurs n’ont pas voulu. Des livres inimaginables.

Les ebooks nous apprennent que les lecteurs veulent des textes écrits par des gens comme eux, des textes aux antipodes de la littérature, des textes d’amateurs souvent caricaturaux, c’est assez effrayant. Je pense bien sûr au succès planétaire de Fifty Shades of Grey.

Prospective Les textes risquent d’être d’abord autopubliés avant que les éditeurs ne se saisissent de ceux qui marchent pour tenter de les faire mieux marcher. Le couple créatif éditeur/auteur risque bientôt de manquer d’énergie. Ce serait dommage. Le travail d’équipe a quelques vertus.

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65 comments

  1. "[…] on perd très vite l’habitude du poids des livres. Proust devient léger." De la lecture numérique par @crouzet http://t.co/rv0shzEn

  2. "[…] on perd très vite l’habitude du poids des livres. Proust devient léger." De la lecture numérique par @crouzet http://t.co/rv0shzEn

  3. De la lecture numérique – http://t.co/VCvzOIaq via @crouzet

  4. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/gpoumOSp

  5. De la lecture numérique – http://t.co/VCvzOIaq via @crouzet

  6. De la lecture numérique http://t.co/hMWGKK5t #dialogue #édition #ebook #une

  7. RT @crouzet: De la lecture numérique (un billet caniculaire) http://t.co/aUGRvLpC | "… Proust devient léger…"

  8. RT "Le texte seul a un pouvoir indéniable que les liseuses renforcent." @crouzet De la lecture numérique http://t.co/LOrQBMfc

  9. RT "Le texte seul a un pouvoir indéniable que les liseuses renforcent." @crouzet De la lecture numérique http://t.co/LOrQBMfc

  10. al.jes says:

    #veille De la lecture numérique http://t.co/rGO911IO

  11. bordas says:

    Perso, j’ai une liseuse Kobo touch by Fnac dont je suis très satisfait.

  12. Galuel says:

    Très bon ! Pour ma part j’attends une liseuse fonctionnant sous Linux, et qui soit couleur.

    Dans un monde à monnaie libre, cela existerait déjà depuis longtemps…

  13. Un iPad jailbreaké tourne sous linux 🙂

  14. Lilian says:

    Jolie synthèse, Thierry.
    Je lis très peu, et le numérique n’y changera sans doute rien, je continuerai à picorer avec un appétit de moineau. (je picore beaucoup plus facilement en numérique, c’est un fait…)
    Mais je suis em-ba-llé par les premières phrase du livre qu’affiche ta Kindle 4 !
    Je sens que je le mangerais bien en entier, celui-là…
    😉

  15. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/brXxm0HW.. Régalez-vous 😉

  16. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/brXxm0HW.. Régalez-vous 😉

  17. eBouquin says:

    De la lecture numérique http://t.co/Lucai9m1 cc @tcrouzet

  18. RT @crouzet: De la lecture numérique : retours d'expérience et d'impression 😉 http://t.co/4iW2OPO0

  19. +1 lire numérique finalement moins multimedia que lire papier #lirenum http://t.co/hodZGkON

  20. nathalyc says:

    +1 lire numérique finalement moins multimedia que lire papier #lirenum http://t.co/P1M6JsNj

  21. De la lecture numérique http://t.co/rYBBlNId par @crouzet

  22. Cédric says:

    RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/KMd6dT1G Article très intéressant sur ce que devient la lecture pour certains

  23. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/KMd6dT1G Article très intéressant sur ce que devient la lecture pour certains

  24. De la lecture numérique http://t.co/rYBBlNId par @crouzet

  25. Lydie says:

    +1 lire numérique finalement moins multimedia que lire papier #lirenum http://t.co/hodZGkON

  26. Lorhkan says:

    De la lecture numérique http://t.co/Lucai9m1 cc @tcrouzet

  27. Bruno says:

    RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/l4IHEsg0

  28. De la lecture numérique http://t.co/rYBBlNId par @crouzet

  29. Did says:

    Je vis cette sensation de “dématérialisation” avec les images. Surfant de peintures en illustrations, de croquis en aquarelle, à grande vitesse, sur le net, je me suis fait cette remarque à un moment : je ne sais plus qui a dessiné, je ne me préoccupe plus qui est l’auteur, je vois des images extraordinaires sans retenir le nom des artistes. Seul l’image extraordinaire compte, rapidement remplacée par une autre image extraordinaire. Alors, qu’avant, je passais de la lecture d’un livre d’images (dessin ou peinture) portant un titre et un nom d’artiste à un autre véhiculant d’autres noms.

  30. tooptilol says:

    Ami(e)s de la lecture, je ne saurai te conseiller le dernier billet de @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/JeRLlS0E

  31. Galuel says:

    Un iPad jailbreaké tourne sous linux 🙂

    Certes !

    Mais en bon libriste “pas de macinchiotte chez moi”…

    Il convient plutôt de voir tout ce qu’on va pouvoir faire avec le Rasberry Pi et toute cette sorte de magnifiques choses ! 😉

  32. J'aime quand @crouzet met de l'eau dans son vin, ça donne des billets intelligents et pertinents sur la lecture… http://t.co/1pVMTW3y

  33. M.I.A says:

    RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/KMd6dT1G Article très intéressant sur ce que devient la lecture pour certains

  34. J'aime quand @crouzet met de l'eau dans son vin, ça donne des billets intelligents et pertinents sur la lecture… http://t.co/1pVMTW3y

  35. J'aime quand @crouzet met de l'eau dans son vin, ça donne des billets intelligents et pertinents sur la lecture… http://t.co/1pVMTW3y

  36. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/falQKjxV Quand Proust devient léger…tel une madeleine?

  37. RT @crouzet « J’ai chez moi plus de livres papier que la bibliothèque municipale de ma petite ville, j’ai plus… http://t.co/tiWeLRc7

  38. De la lecture numérique http://t.co/Lucai9m1 cc @tcrouzet

  39. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/IS0nqeSV Reflexion éclairante sur la lecture numérique

  40. Nob says:

    “Les ebooks nous apprennent que les lecteurs veulent des textes écrits par des gens comme eux, des textes aux antipodes de la littérature”

    Même dans le porno, Internet nous a appris que le public ne voulait aucun scénario : c’est le succès du gonzo, avec juste les scènes de sexe, même amateur, sans aucune complication formelle.

    Tu as attendu l’ebook pour découvrir la distance entre le goût du public et la notion d’art créée (avec quelques différences) par les artistes / les éditeurs / les critiques / les écoles et académies ?

    L’art n’a toujours existé qu’auto-entretenu par un petit nombre de gens qui en défendaient l’idée et la nécessité. Sans cela, le public préfère les jeux du cirque ou les vagues histoires avec de grosses émotions basiques.

    Tu navigues toujours entre des goûts artistiques purs et durs et des rêves de best-sellers renversant d’émotion le plus grand nombre le temps d’un trajet en train.

    Il n’y a sans doute pas de hiérarchie absolue, au sens où l’existence de chacun ne se justifie que par l’existence de l’autre, il faut à la fois Proust et le roman de gare, la Recherche et Millenium, chacun pour un moment différent de la vie.

    Reste à trouver sa voie en tant qu’auteur, pour concentrer ses forces dans le domaine qui nous convient le mieux et nous laissera le moins de frustrations.

  41. Confessions d'un lecteur numérique. Assez bien vu.
    RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/hkA4D6i8

  42. Je pensais pas que ça irait aussi loin, je trouve ça pas plus mal, et d’une certaine façon ça permet de choisir son camp… C’est ce que je fais pour mon nouveau Ératosthène, il est résolument littéraire et je me fiche bien de n’avoir que dix lecteurs.

    Et je me demande même, réflexion horrible, s’il n’y a pas une histoire de configuration cérébrale dans tout ça.

  43. darkfriend says:

    A propos de couverture, je signale juste que mon Sony Reader (PRS-T1) affiche toujours en veille la couverture du dernier livre lu. Et c’est un petit plus très sympa 🙂 .

  44. Quelques raisons de lire numérique RT "@jeromebontemps @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/vf6KyjH8"

  45. "De la lecture numérique" par Thierry Crouzet http://t.co/bIrn0Pse #Edition #eBook #LectureNumérique #Liseuse

  46. bruzi jeff says:

    "De la lecture numérique" par Thierry Crouzet http://t.co/bIrn0Pse #Edition #eBook #LectureNumérique #Liseuse

  47. J’adore ces réflexions ! J’ai un Kindle 4 aussi et je trouve qu’il a la discrétion et la grâce de s’effacer devant la lecture ! Bonne semaine !

  48. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/A6dyPMrT

  49. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/A6dyPMrT

  50. [veille] De la lecture numérique – Thierry Crouzet http://t.co/X3GWcGMX

  51. Liseurs says:

    RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/A6dyPMrT

  52. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/wIa9sNNc
    donne envie de lire encore plus. Bravo pour cet hommage à la lecture numérique

  53. RT @crouzet: De la #lecture #numérique http://t.co/h6oycKFw

  54. De la lecture numérique: Quelles sensations nous procurent nos nouveaux papiers électroniques ? Que changent-ils… http://t.co/Pdlg0v5k

  55. De la lecture numérique: Quelles sensations nous procurent nos nouveaux papiers électroniques ? Que changent-ils… http://t.co/Pdlg0v5k

  56. À @Amazon Quand le Kindle s’éteint, il affiche une image aléatoire. Pourquoi pas la couverture du dernier livre ouvert http://t.co/mlHHKa8z

  57. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/LbfM2PVi

  58. Phil says:

    [from Ray's GoogleReader] Thierry Crouzet De la lecture numérique http://t.co/UY0tdXa2

  59. Etienne M says:

    RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/FMZdnmjW

  60. RT @crouzet: De la lecture numérique http://t.co/ml5uwXYk

  61. Thierry Crouzet : De la lecture numérique http://t.co/Vr0nXssZ #veille

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