Je ne voulais pas écrire, faire une pause estivale, me consacrer au bricolage… mais comme je bricole, je prends la voiture pour faire des courses et j’écoute France Info. Deux fois en trois jours, nos élus m’ont fait bondir.

Tout d’abord, le Président lui-même, qui dans son discours à la Conférence sociale a répété à plus soif le mot « croissance ». Je n’ai cessé de penser depuis au regretté Jean Véronis qui se serait fait un plaisir de décrypter les intentions cachées à l’aide de ses statistiques. Et j’écris donc pour Jean. Sans avoir son talent, je viens de faire une recherche dans le discours : verdict 11 citations de « croissance », 11 appels à plus de PIB, 11 aveux d’impuissance, d’ignorance, de bêtise, 11 mensonges, 11 insultes, 11 raisons qui font de Hollande un nain dans l’Histoire, un moins que rien et même un dangereux écervelé.

Mon vieux, même Piketty qui est de votre bord, explique que la croissance moyenne ne peut dépasser 0,8 % qu’après des guerres, de grandes destructions ou pour rattraper un retard structurel. Pas de guerre, pas de retard pour la France, donc tabler sur la croissance serait comme vouloir doubler la vitesse d’une voiture dont la direction ne sera pas capable de tenir la route.

Encore qu’avec une redéfinition de la croissance, on pourrait discuter. Voir les choses autrement. Mais faut pas rêver. Hollande n’est qu’un esprit faible attaché à des indices qu’il a découverts au lycée. Et ses conseillers ne semblent pas plus à jour, comme son ministre de l’Intérieur. Encore sur France Info, ce matin, je l’ai entendu plusieurs fois laisser sous-entendre qu’Internet favorisait le terrorisme.

Vous m’effrayez. Il ne vous vient pas à l’idée que c’est votre conception datée du monde qui nous engage irrémédiablement vers la violence. Vous êtes incapables de nous faire changer de direction. Et quelles autres armes restera-t-il bientôt aux jeunes que les actes désespérés face à votre barbarie intellectuelle ?

C’est une question sérieuse. Ne cherchez pas des boucs émissaires. N’accusez pas Internet parce qu’on y dénonce votre incompétence. Vous êtes au pouvoir, vous incarnez la force répressive et, quand elle se retourne contre nous tous, vous êtes au moins autant responsables que ceux qui déraillent parce que votre croissance illusoire ne leur apporte aucun espoir.

Notez que je ne suis pas décroissant. La croissance est possible, mais pensée sur de nouvelles bases, lancée dans de nouvelles directions qui échappe à un Montebourg. Pour commencer, vous devriez cesser d’avoir peur du chômage, de nous mentir encore à son sujet. Il ne fera que s’aggraver parce que c’est le sens de l’histoire et de notre émancipation. Nous quittons la société du salariat pour la société de la contribution volontaire.

Non, je ne suis pas utopiste. Votre réalisme décadent nous précipite à notre perte. C’est évident pour tout le monde sauf pour vous. C’est inquiétant, d’autant que vos adversaires politiques ne valent pas mieux que vous. La violence est là parce que vous en préparez depuis longtemps les conditions de possibilité.

Ce guerrier de la croissance nous prépare à la violence.

Ce guerrier de la croissance nous prépare à la violence.

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44 comments

  1. Toutes mes félicitations à l’auteur…

    Les vrais visionnaires qui ont compris sont rares.

    Je dois dire que j’aurais plaisir à ce qu’il me rejoigne dans cette évolution, pour m’aider à réaliser l’avenir. 😉

  2. flyingdust says:

    Tu n’es pas décroissant? Pourtant c’est un texte purement dans l’esprit décroissant que tu viens de nous concocter 🙂 C’est pas clair cette histoire, moi non plus je n’aime pas les étiquettes en général, mais je suis forcé de reconnaître que cette mouvance est celle qui me séduit le plus au niveau de la logique limpide et solide, la rigueur scientifique. J’ai beau ne pas spécialement lire de gens qui s’en réclament directement, je remarque que les raisonnements les plus complets vont dans son sens (aspect physique, psychologique,…) Donc pas convaincu de cette guerre de l’étiquetage: je suis, je ne suis pas… Pourquoi ne simplement pas utiliser ces étiquettes données par d’autres, ne pas les mentionner du tout? C’est encore la meilleure manière de démontrer ton indépendance d’esprit. Pour le coup ça fait un peu adolescent rebelle, ce “je ne veux surtout pas que vous m’assimiliez à un décroissant” n’est pas des plus convaincants.

  3. On ne va pas refaire le débat 🙂

    Oui je n’aime pas les étiquettes, mais pas au point d’être systématiquement contre… Du moment qu’une position ne me convient pas dans un mouvement, je ne m’en réclame pas. C’est le cas avec la décroissance, sa croyance en une crise énergétique (alors qu’il n’y a que crise en énergies primitives), sa méfiance congénitale contre la technologie en général, sa revendication en une autonomie locale… et j’en passe.

    Mais comme les décroissants, j’ai compris depuis longtemps que PIB nous menait dans le mur. C’est pas une raison suffisante pour me déclarer décroissant. Je suis plutôt partisan d’une alter-croissance.

  4. flyingdust says:

    Pour ma part je ne pense pas qu’il y ait tant de croyance dans le chef des décroissants. Pourquoi croire en des phénomènes physiques qui présagent de temps difficiles à venir? Il est plus facile à vivre de se laisser berner par un discours dominant (comme celui de flamby) qui ne tient compte d’aucune réalité physique que d’aller par volonté chercher les infos les plus objectives, argumentées,… Pour le coup la croyance serait plutôt du côté des pro croissance verte/ développement durable, car cette croyance permet de fixer comme acquis les outils modernes dont nous disposons, alors que croire que la décroissance est inéluctable présage de lendemain potentiellement difficiles.

    C’est fou, parfois j’essaie simplement de parler chiffres et science avec des gens de mon entourage: par exemple baisse de la production mondiale de pétrole http://petrole.blog.lemonde.fr/2014/06/11/petrole-hormis-les-non-conventionnels-americains-la-production-mondiale-a-baisse-en-2013/

    Et bien je me heurte fréquemment au déni/lever de bouclier/ je m’en foutisme feint. C’est aberrant, et elle est la la croyance, même chez des gens qui se revendiquent écologistes, et qui ne veulent pas entendre parler de la finitude énergétique primaire. Je n’ai pas envie de croire que le pétrole va manquer, je suis forcé de le constater par la solidité factuelle exposée. Forcée de constater que les solutions proposées sont hors d’échelle, impactent d’autres manières, nécessitent des sources fossiles pour la conception, l’entretien, le démantèlement (panneaux photovoltaïques en tête), le renouvellement.

    Et par rapport à la fuite en avant high tech: http://www.institutmomentum.org/wp-content/uploads/2014/06/philippe-bihouix-l-age-des-low-tech.mp3 Encore une fois, je préfererai croire qu’il se trompe, et suis tout à fait près à questionner ce que j’ai écouté, si quelqu’un trouve un argumentaire plus solide que celui-ci http://www.dailymotion.com/video/x20m2hy_entretien-avec-philippe-bihouix_news

  5. Pas le temps de suivre les liens maintenant… tant qu’il y a du pétrole, il y a du pétrole… comment tu veux que les gens pensent autrement. Le problème de la fin du pétrole est pour dans longtemps (si, si… j’ai un ami prospecteur qui me dit qu’on a des réserves pour au moins 100 ans). Il faut donc abandonner le pétrole, parce que c’est merdique, pas parce qu’il manquera. Et les gens de la high-tech se feront une joie de ruiner les pays producteurs. Il faut militer pour la transition énergétique, c’est tout.

  6. Brian Jacob says:

    Sous ses faux airs altermondialistes, le décroissant est un conservateur, pire, un réactionnaire ! Je me méfie de ceux qui se revendiquent décroissants, et qui se disent, par la même occasion, gauchistes. Pour en revenir à ton article, je pensais à quelque chose l’autre jour, suite à un débat avec un ami au sujet du chômage. Je pense que toi et moi serons d’accord pour dire qu’à l’avenir il y aura de moins en moins d’offres d’emploi, car nous sortons de la révolution industrielle (sic), et donc, à moins de mettre en place des mesures de natalité dans une logique d’économie planifiée — je m’y oppose et je m’engage à combattre cette vue de l’esprit collectiviste —, voici une alternative au revenu de base : réduction du temps de travail.

    Je sais que tu es un fervent défenseur du revenu de base, mais je te soumets cette idée à laquelle je n’ai pas l’impression que tu te confrontes dans tes articles. Réduire le temps de travail tout en préservant le pouvoir d’achat, voire en augmentant le pouvoir d’achat des citoyens, permettrait notamment d’embaucher plus de gens, et ainsi réduire le nombre de chômeurs.

    Que penses-tu de réduire le temps de travail à vingt heures par semaine avec le même salaire à la clef, par exemple ?

  7. Laurent Gidon says:

    “Ne cherchez pas des boucs émissaires.” écrivez-vous, et je suis bien d’accord.
    Alors Hollande et son gouvernement ne doivent pas l’être non plus.
    Il y a mieux à faire, changer de colère, voter avec son porte-monnaie pour les produits auxquels on croit, ceux qui nous sont nécessaires parce qu’ils défendent nos valeurs dans leur utilité réelle comme dans leur mode de production. Et l’intendance… pardon, et l’économie (comme la politique) suivra.
    Sinon, effectivement, de l’appel à la colère naîtra la violence, toujours stérile (ou pire, féconde en bêtes immondes).

  8. flyingdust says:

    Je vais le dire d’une autre manière plus simple: une des manière les plus efficace de décroître énergétiquement consiste à baisser la consommation énergétique des secteurs les plus énergivores: le logement et les déplacements. Solutions :diviser la taille des logements par deux, trois, quatre ( d’expérience on peut vivre à trois dans un 70 mètre carré de manière confortable), diviser par au moins deux le poids des véhicules (les résultats seraient bien plus significatifs qu’avec l’électronique et tous les systèmes high techs de gestion énergétique). Ces exemples pour dire que les meilleures solutions à la dispense énergétique passent surtout par une décroissance matérielle, une reconsidération des besoins. Après rien n’empêche de penser le progrès technologique dans un autre sens que celui de la croissance, ex: garder internet mais limiter la mémoire, obligeant à un tri individuel des données (or Internet croît principalement en capacité de mémoire et en vitesse de naviguation, ce qui n’est pas un plus notable et extrêmement énergivore). Et les liens que je t’ai mis sur Philippe Bihouix ne montrent pas quelqu’un de fermé sur la question technologique.

  9. flyingdust says:

    marrant, je t’ai lu réagir passionnément à un texte carricatural de Thierry sur les libéraux et tu fais la même chose sur les décroissants, très curieux…

  10. flyingdust says:

    Le pétrole n’est absolument pas “merdique”, c’est une fantastique source d’énergie, dont on pourrait cruellement manquer pour de réels progrès technologiques. Voilà pourquoi avant de se préoccuper et de polémiquer sur quand on n’en aura plus il faut se préoccuper de le gérer de mieux en mieux et ça passe par une gestion individuelle et collective plus complexe. exemple: les déplacements: déplacements principaux en situations urbaines limités à 50 km/heures et rarement plus de deux personnes= véhicules moins puissants, moins lourds, moins grands= énorme économie d’énergie (Jancovici planche sur des véhicules 4 places autours de 600 kilos pour moins de 2 litres au cent). La plus grosse voiture nécessaire occasionnelement et/ou pour les vacances serait simplement louée. Donc en gros on aura un panel large voir plus large d’outils à utiliser, tout en ne pouvant être propriétaires de tout, une bonne partie des biens matériels devront donc être des bien locatifs et/ou communs/mutualisés.

  11. Brian Jacob says:

    Ce n’est pas caricatural que d’essayer de comprendre ce à quoi on s’oppose et de suivre la logique des décroissants jusqu’à son terme. Ceux qui font la promotion de la décroissance économique sont ceux-là même qui feront à l’avenir la promotion de la décroissance démographique. Si je respecte le travail des lanceurs d’alerte en tout genre, je n’apprécie pas les directeurs de conscience qui crient à l’urgence et sèment la panique dans nos sociétés fragilisées.

  12. La Passante says:

    Vous écrivez ” Il ne vous vient pas à l’idée que c’est votre conception datée du monde
    qui nous engage irrémédiablement vers la violence. Vous êtes incapables
    de nous faire changer de direction.”
    Ne serait pas plutôt une incompétence à accepter et accompagner le changement manifesté et mis en pratique par des particuliers ou petits groupes , en usages émergents et pouvant se propager ? L’inertie de l’appareil politique et corps intermédiaires faisant alors un contrepoids nocif animé par le conservatisme ?

  13. Faut que j’écrive un billet pour te répondre 🙂

  14. C’est juste… mais parfois le vase déborde 🙂 Et encore trop de gens pour aller donner leur voix à ces gens.

  15. Oui, on a changé de direction, mais pas eux.

  16. Le pétrole est merdique parce que gaz à effet de serre si on s’en sert pour nos moteurs.

    Le pire, c’est qu’on sait déjà synthétiser du pétrole. Il ne sera jamais rare.

  17. Lena Ache says:

    Les évolutions à venir seront plus
    technologiques que politiques, nous sommes à l’aube d’une révolution
    industrielle, la fabrication 3D

    Obama l’a évoqué dans un
    discours :http://www.lemonde.fr/style/article/2013/03/01/l-impression-3d-fait-couler-beaucoup-d-encre_1840365_1575563.html

    Ces techniques, encore balbutiantes,
    vont bouleverser tous les processus d’échanges mondialisés, il sera
    possible de commander sur catalogue des tas d’objets qui seront
    fabriqués dans une zone industrielle à 20 km de chez soi et non pas
    à l’autre bout du monde. La relocalisation des emplois et des
    techniques est en route. Il va sans dire que beaucoup d’intérêts
    vont s’opposer à ces changements , au nom du droit à la
    propriété intellectuelle et autre cache sexe, à nous de ne pas les
    laisser faire.

  18. Je ne vois pas en quoi ce texte est décroissant? Tout d’abord il propose une autre croissance…donc, déjà là, il n’est pas décroissant.

    Et c’est vrai, la fin du pétrole n’aura pas lieu. Simplement, nous allons changer progressivement d’énergie.

    De vouloir l’économiser, ce n’est pas être décroissant, mais sensible au greenwashing en achetant des tas de merdes taggées “écolo”. Mais, en réalité, l’énergie, nous en aurons de plus en plus et de plus en plus propre.

    Les théories décroissantes sont juste de la fumisterie. L’avenir est à plus de technologie, la disparition du travail, une nouvelle répartition de la richesse…et toujours de la croissance.

    La croissance économique, c’est le développement sociétal, c’est la vie, la civilisation. La décroissance, c’est la régression, le recul de l’espérance de vie, à terme le retour des archaïsmes (il n’y a d’ailleurs qu’à voir les théories que soutiennent les décroissants, avec leurs potagers).

    Qu’ils adhèrent aux colibris et aillent apprendre à faire des bougies en cire d’abeille ou des tables basses en palettes recyclées ou à cultiver des salades…Mais ce n’est en aucun cas un modèle plausible d’avenir face à la phénoménale double singularité technologique et scientifique du XXIème siècle.

  19. Ce texte n’a rien de décroissant. Il se contente de proposer une autre croissance. La croissance n’a pas de limites, c’est les bases sur lesquelles elle repose qui en ont une. Mais elle n’a pas toujours été ce qu’elle est aujourd’hui. Au Moyen-Âge, la croissance était basée sur l’extraction minière, les échanges internationaux, qui prenaient un temps fou et n’étaient pas performants et sur le butin des guerres. Au XIXème siècle, elle reposait sur le productivisme de la première révolution industrielle. Au XXème siècle, sur le consumérisme, qui a offert à la société son si formidable développement sociétal. Au XXIème siècle, elle reposera sur le Contributisme. Une forme évoluée de capitalisme plus démocratique où tout le monde devient un microcapitaliste. http://thierrycurty.fr/la-transition-societale-est-ineluctable/

    Réduire le temps de travail est ce qui peut arriver de pire à la société. Seule une fraction de la société doit être soumise à la réduction du travail, par exemple ceux qui peuvent agir en télétravail.

    Non seulement les individus sont toujours soumis aux mêmes contraintes, mais en plus ils sont moins performants. Ils dépensent la même énergie pour aller travailler…mais avec moins de production par unité d’énergie.

    C’est aussi plus de stress, parce que moins d’heures pour faire le travail avec tous les problèmes organisationnels que ça implique. Déjà aujourd’hui avec 35 heures, c’est à s’arracher les cheveux. A un moment donné, il faut transmettre le boulot à quelqu’un d’autre parce que l’horaire est terminé. Et la démarche dans ce travail entamé par l’un doit être bien compris par l’autre qui risque fort d’être mécontent et il faut tout refaire ce qui est un gâchis.

    C’est aussi la nécessité de maintenir un environnement d’accompagnement, chômage, formation continue professionnelle, etc… qui devient de plus en plus coûteux, puisqu’il nécessite d’avoir la même importance, mais pour moins de production par unité salariale.

    …Sans compter que je me demande bien d’où viendraient les salaires? Je ne vois pas comment on pourrait réduire le travail tout en maintenant le salaire?

    Par le passé, au XIXème siècle et au début du XXème siècle, on l’a fait, mais l’économie était très orientée sur le marché intérieur. Les échanges ne se faisaient qu’avec les pays au même niveau, donc européens ou les USA. Les économies émergentes, elles, étaient nos colonies. Donc même sans le travail, nous avions des rentrées financières continues. Depuis, la situation a changé.

    Ce qu’il faut, c’est rendre le travail facultatif grâce à un outil productif aussi automatisé que possible.

    Le RDB va s’imposer naturellement. Mais, pour ma part, je soutiens l’impôt négatif, bien plus souple et moins contraignant.

    Pour vous édifier, je vous propose de lire Martin Ford, industriel américain : http://sco.lt/9CNFmD

    Lisez aussi Jeremy Rifkin http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_fin_du_travail-9782707147837.html

    Et moi, tant que vous y êtes http://thierrycurty.fr/commander-livre-lemploi-salarie-un-mythe-passager/

  20. C’est ce que vous croyez. En réalité, la propriété intellectuelle va simplement s’adapter.

    Mais il est clair que les designers ont du souci à se faire. L’essentiel de l’économie fonctionne aujourd’hui sur la base de la propriété intellectuelle. D’autoriser la copie revient à supprimer le revenu de celui qui invente.

    …Mais la propriété intellectuelle peut parfaitement évoluer. Comme un bijoutier qui se contente de vendre sa création sous forme de fichier dans le monde entier…alors qu’une invention plus technologique sera elle produite par des ateliers spécialisés localisés qui achèteront les fichiers.

    Quand aux emplois…quels emplois? D’ici 2030, pour ainsi dire plus personne ne travaillera. Un tiers de la population ne travaillera plus du tout. Un tiers travaillera ponctuellement, au gré de ses besoins, pour agrandir la maison, se constituer une épargne ou changer de voiture. Seul un tiers travaillera “normalement”, quelques cadres, les patrons, les professions libérales….qui seront tous bien assistés par des robots.

  21. flyingdust says:

    Oh putain, le ramassis d’idées reçues et de croyances. Je n’ai rien à y répondre puisqu’il n’y a que des thèses et aucun argument…un vrai pratiquant de la religion du high tech, ma parole. La décroissance est un processus tout à fait naturel, une espèce qui a trop crût, décroît par différents leviers régulateurs de la biodiversité pour atteindre une capacité de charge soutenable pour son milieu. Puisque l’humanité s’en est en grande partie extraite de toutes ces possibilités de régulation, elle est forcée à un moment ou un autre de s’auto-réguler. Le plus grand drame de notre modernité c’est ses effets externalisés: la destruction de la complexité de la vie. Et celle ci est allée croissante avec la croissance. Mais à part ça le dieu techno qui n’a fait pendant deux cent ans qu’accélérer la pression entropique sur la biodiversité, tout d’un coup, la et nous sauverait. Vous êtes dans la pure croyance, mon vieux, une croyance ronronnante, rassurante, ou dieu et son messi a été remplacé par le high tech et les mecs en blouse blanche.

  22. flyingdust says:

    je ne vois pas pourquoi le décroissant serait forcément conservateur ou réactionnaire et pas libéral par exemple. L’association est assez malheureuse et bien trop simpliste. IL faut surtout s’intéresser à l’essence d’un mot. La décroissance, c’est avant tout la diminution de la pression entropique sur le monde, et donc la lutte contre l’érosion de la biodiversité, et de ce fait la lutte pour la vie. Car plus il y a de biodiversité, plus la vie est complexe, plus elle est stable et plus l’écosystème est résilient.
    Après si tel ou tel décroissant dit qu’il veut supprimer internet, ou interdire aux familles de faire plus d’un enfant, j’en ai rien à foutre. C’est leur interprétation du mot, moi ce qui m’intéresse c’est l’essence de ce mot, et cette essence est tout à fait en cohérence avec mes constats, et à partir de cette essence, un grand nombre de chemins et d’interprétations sont ouverts (pro techno, anti techno, pro-anti nucléaires,etc etc etc). Voir ce qui rassemble, plutôt que ce qui sépare.

  23. flyingdust says:

    Le pétrole n’est pas merdique car si simplement tous les champs européens techniquement compatibles étaient convertis en semis sous couvert agroforestier, 37 pourcent de nos émissions européennes seraient stockés chaque année dans le sol et dans la lignine des arbres. Je te laisse imaginer si on rajoute ensuite toutes les infrastructures linéaires, reverdit en profondeur les villes, les zonings,…de quel pourcentage on s’approche. Et je n’ai même pas encore parlé d’une diminition de la consommation. Le gaz carbonique n’est absolument pas un polluant pour le sol et les plantes, et nous avons les meilleurs alliés pour le capter et le stocker. Et c’est une solution très simple à mettre en œuvre, qui augmenterait la biodiversité.

  24. flyingdust says:

    “Mais, en réalité, l’énergie, nous en aurons de plus en plus et de plus en plus propre.” Pour compenser celle déficiente de ton corps grassouillet? (ce n’est pas de la méchanceté gratuite. Tu a l’air très gros, combien de temps sais tu marcher avant d’être épuisé? Si tu crois que la technologie va compenser le manque de liberté de mouvements que t’offre ton corps, libre à toi, mais tu es minoritaire (dans le sens que la majeure partie des gens ont un corps en bon état de marche).. Rien n’empêche de penser la technologie comme aide pour les obèses, la question est ouverte.

    “La croissance économique, c’est le développement sociétal, c’est la vie, la civilisation. La décroissance, c’est la régression, le recul de l’espérance de vie, à terme le retour des archaïsmes” Vive la pensée bivalente! Bravo discours aussi abstrait que celui du politicien lambda!
    La maxime “un pas en arrière pour deux en avant” t’est t’elle totalement étrangère?

  25. flyingdust says:

    “Qu’ils adhèrent aux colibris et aillent apprendre à faire des bougies en cire d’abeille ou des tables basses en palettes recyclées ou à cultiver des salades…Mais ce n’est en aucun cas un modèle plausible d’avenir face à la phénoménale double singularité technologique et scientifique du XXIème siècle.”

    Posture classique que de dénigrer ce qu’on ne parvient pas à faire par exemple à cause d’un handicap physique, par manque d’énergie, mauvaise santé,…

    L’un et l’autre sont important. Ils ne sont en aucun cas opposables comme tu le fais.

    Car l’histoire de la vie comme celle des hommes convergent vers une vérité empirique : les espèces et les sociétés meurent de leurs poins forts ! Pourquoi ? Parce qu’elles ont perdu leur adaptabilité, liée à toutes les formes de diversité qu’elles ont anéanties.

  26. Brian Jacob says:

    Comme quoi, nous pouvons être d’accord, bien que je ne crois pas qu’il faille en arriver à des attaques sur le physique des gens pour le dire : ça ne vous fait pas honneur, c’est disgracieux et discourtois.

    M. Thierry Curty, je crois que vous confondez croissance économique et croyance économique. En vérité, dans l’article de Thierry Crouzet, qu’il me corrige si je me trompe, il ne s’agit pas de croitre ou de ne pas croitre, il s’agit de mettre en évidence les dysfonctionnements.

    Quand Adam Smith a écrit La Richesse des Nations, il ne s’agissait pas pour lui d’élaborer ou de conceptualiser une recette dans le but inavoué d’engranger des capitaux. Il s’agissait de comprendre pourquoi et comment une nation est plus riche qu’une autre. Il est vain selon moi de vouloir remplacer un système en -isme par un autre en -isme.

    Il ne s’agit pas, comme nos prédécesseurs, de trouver une solution miracle à partir d’une structure qu’on aurait analysé, à partir d’une pensée coulée dans le bronze, je pense qu’il s’agit en tout point d’élaborer des solutions.

    Et ce que cherche à faire modestement Thierry Crouzet, est en tout point égal à cela : élaborer des solutions.

    En effet, si je ne suis pas d’accord avec les conclusions de Thierry Crouzet, car je mets en doute la faisabilité d’un revenu de base, je n’y suis pas totalement opposé — je ne demande qu’à être convaincu —, cela étant, je m’oppose de manière plus virulente aux fanfaronnades qui consiste à croire en un monde qui se voudrait, soit immanent dans la simplicité de ses configurations, soit transcendant dans la mise en place d’un système qui expliquerait l’ensemble de ses configurations. Ainsi, j’insiste sur ce point : croire que la croissance n’a aucune limite revient à dire qu’un phénomène anthropique peut croitre indéfiniment, or les hommes naissent et meurent, et croire en toute logique qu’une croissance infinie est possible est stupide.

    Dans un précédent commentaire, je parlais de natalité et de démographie. Je pense — mais je peux me tromper — qu’à un certain point la démographie se stabilise, raison pour laquelle je m’oppose aux politiques de natalité. Il en est de même point la croissance. La croissance est systémique, elle obéit à un cadre donné ainsi qu’à plusieurs facteurs, notamment la démographie.

    C’est-à-dire qu’on a ce qu’on mérite : la croissance actuelle est le reflet de notre civilisation, et cela ne sert à rien de vouloir la contrôler ou de vouloir l’infléchir dans une direction qui n’est pas la sienne. La croissance n’obéit pas aux hommes ni aux lois de la nature.

    C’est plus subtile et plus compliqué que ça.

  27. Non, c’est le contraire, ce sont ceux qui sous-tiennent ces théories fumeuses de décroissances qui ont des croyances.

    La réalité est bien différente et le high-tech est là, que vous le vouliez ou non. Fermes verticales, énergies nouvelles de plus en plus puissantes, explosion de l’espérance de vie, etc…etc…etc…

    La biodiversité va revenir, le monde en prend conscience et de plus en plus de réserves sont organisées et la nourriture va changer. On aura des protéines d’insectes ou synthétiques, des aliments sous forme de nutriments plus que de nourriture traditionnelle.

    Il faut juste savoir de quoi on parle avant de dire n’importe quoi.

    Sur la transition sociétale http://www.scoop.it/t/la-transition-societale-ineluctable

    Pour les énergies et les technologies http://www.scoop.it/t/le-monde-en-chantier

    La décroissance, c’est une fumisterie. Il n’existe pas de société qui ait “trop crût”. Ou alors nous parlons d’une décroissance démographique, ce qui est un autre sujet. Mais la croissance économique est évidemment la seule voie possible pour éviter le recul civilisationnel.

    Même en France, qui a une des économies les plus avancées du monde, on ne peut pas dire que tout le monde soit servi, loin s’en faut. La société a encore de la marge de progression pour se développer. Et pour se développer, il n’y a pas de miracle, il faut de la croissance.

    Le développement social et sociétal, c’est la croissance. Sans croissance, pas de développement ni social ni sociétal et avec de la décroissance, c’est le recul civilisationnel, avec de plus en plus d’exclus, de moins en moins de social, etc…

    C’est inéluctable, ce n’est pas une question de “répartition de la richesse” ou je ne sais quoi. De répartir la richesse rend les riches moins riches, mais elle ne rend pas le système plus riche, ou alors à très court terme.

    La richesse ne se partage pas, elle se crée. C’est la valeur qui se partage.

  28. Là, le discours est vraiment trop primaire. Et même complètement con à un moment donné.

  29. Pour info, je restaure ma maison. Alors tes conneries, t’es gentil, tu te les gardes. Tu n’as pas inventé la poudre, ce n’est pas de ta faute, mais abstiens-toi de le montrer. 😉

  30. Et tu insistes…et quand l’arbre meurt, il devient quoi? Voilà que de cultiver permet le stockage du CO2, maintenant…

  31. Brian Jacob says:

    Les apparences sont parfois trompeuses, ne crois pas que nos politiciens soient stupides ou incompétents 😉

  32. Vous le dites vous-même : la croissance ACTUELLE. Mais la croissance peut reposer sur n’importe quel précepte.

    Bien sûr que le RDB est applicable. Surtout si on abandonne le travail. Le fait de faire travailler les robots permettrait déjà rien qu’à la Sécu d’économiser plus de 90 milliards d’Euros par Année. Et l’Etat encore 70 milliards rien qu’en réduction d’infrastructures et diminution de personnel.

    …Sans compter que le fait de faire travailler des robots est beaucoup plus rentable. Ils sont moins gourmands en énergie. Les ateliers de production ne nécessitant ni parkings, ni réfectoires, ni vestiaires, sont plus petits. Comme il ne se déplace plus d’ouvriers, la consommation d’énergie est plus faible, d’autant que les robots ont besoin de moins de courant pour fonctionner qu’une place de travail d’ouvrier. Ils travaillent plus vite et plus précisément, permettant la réalisation de produits à plus forte valeur ajoutée. Plus précis, ils optimisent mieux la consommation de matière et donc la consommation de ressource.

    Oui, bien sûr que la croissance économique est illimitée. C’est de L’ECONOMIE, ce n’est qu’un outil, un instrument de mesure. Les instruments de mesure, ça ne pollue pas.

    Et, en fait, c’est bien le contraire, avec les nouvelles technologies, plus nous aurons de croissance et plus l’incidence anthropique sur la planète diminuera. Les conséquences de la croissance basée sur le productivisme consumériste du XXème siècle, outre le fait qu’elles nous ont apporté les capacités de répondre aux impératifs futurs, sont en grande partie la ressource nécessaire au XXIème siècle. Le recyclage de ce qui existe est une ressource. Mais d’autres exemples existent. Par exemple, en raison du dépeuplement des océans les méduses se multiplient et ceux-ci s’acidifient, produisant des algues. L’un et l’autre s’échouent sur nos plages chaque année, il faut les dégager au bulldozer. Avec les méduses, on peut faire des couches-culotte pour bébés et personnes âgées et avec les algues du plastique végétal bio-dégradable de même qualité, avec les mêmes caractéristiques et pour le même prix qu’à base de pétrole.

    Le CO2 atmosphérique sert à transformer l’eau de mer en bio-carburant grâce à des algues ou des bactéries.

    La dépollution de l’environnement et le rétablissement de la biodiversité sont également des marchés potentiels gigantesques, au même titre que les syndicats au début du XXème siècle pour apporter les droits sociaux aux ouvriers.

  33. Brian Jacob says:

    Nous ne devons pas avoir la même définition du mot économie. Selon moi, l’économie se rapproche plus de la culture que d’un outil de mesure : l’économie c’est la vie, avec les contingences que cela implique. De mon point de vue, à moins de vouloir la peau de notre civilisation, je ne crois pas qu’il soit bon de modifier les préceptes actuels.

    D’autres ont voulu le faire, et j’aurai la décence de ne pas les citer, mais je vous renvoie volontiers à l’Histoire.

    Je ne crois pas non plus qu’il faille abandonner le travail, à moins de s’entendre sur les termes. J’estime que le travail ouvrier doit disparaitre, qu’il doit être automatisé, robotisé.

    Par contre, je n’estime pas nécessaire de remplacer l’ensemble des activités humaines. Le travail récalcitrant, le travail aliénant, celui-là doit disparaitre. Il y aura des résistances, il y en a déjà, et de nombreuses personnes vont tomber du jour au lendemain dans la misère.

    Mais tout travail ne nuit pas, et je dirai même que je serais ravi de m’épanouir et d’investir du temps dans mon travail. Et voilà ce pourquoi je me bats. Je suis un jeune étudiant pour l’instant, mais j’aimerais que demain, les jeunes qui vont me succéder aient une vision positive du travail et qu’ils partagent comme je le partage un goût pour le travail bien fait et pour l’accomplissement personnel.

    Je ne suis pas preneur d’une société déshumanisée, au contraire je suis pour une plus grande sociabilité. Je ne suis pas non plus preneur de cet état d’esprit qui consiste à voir dans le travail une forme moderne d’esclavage.

    Le travail qui n’est pas choisi est une forme moderne d’esclavage, c’est pourquoi la société doit repenser son système éducatif et l’accès à la formation. Je le vois tous les jours chez les jeunes : ce n’est pas le stress du travail qu’il faut tuer, c’est l’angoisse de ne pas en trouver.

    Dernière considération, l’économie circulaire a ses limites, je suis plutôt partie prenante d’un transition écologique.

  34. Oncle Tom says:

    Le contexte de l’artiste est triste, mais il l’est d’autant plus qu’il m’apprend le décès de Jean Véronis : ses travaux sur l’analyse du discours politique étaient fantastiques 🙁

  35. Non, l’économie n’est pas la vie, mais sa représentation concrétisée par des instruments de mesure.

    L’économie est bel et bien un instrument de mesure de la vie, avec lequel certains trichent d’ailleurs.

    Pour ce qui est de la modification des préceptes actuels qui la régissent, puisque vous me renvoyez à l’histoire, sachez justement que les préceptes qui régissent notre économie actuelle, la social-démocratie, ne datent que de 40 ans, après la fin des Trente Glorieuses consécutivement à la crise pétrolière. Les précédents, le socialisme, ne dataient que des grandes grèves de 36. Les précédents, le paternalisme, ne dataient que de 1870. Les précédents, le productivisme paysan de l’Exode rural, ne dataient que du début du XIXème siècle et l’avènement du capitalisme post-révolutionnaire. Etc…etc…etc…

    Autrement dit, l’économie, c’est fait pour évoluer et ça évolue en moyenne tous les 60 ans, consécutivement aux cycles de Kondratiev.

    Pour le travail, je vous rassure tout de suite, bon nombre de métiers ne disparaîtront pas. Un tiers de la population travaillera toujours. Mais les machines ne remplaceront pas seulement l’homme dans les fonctions aliénantes, mais également les fonctions intellectuelles. Ne serait-ce que parce qu’elles seront beaucoup plus intelligentes que l’homme d’ici peu de décennies.

    Un avocat créera son cabinet, au lieu d’avoir 5 associés, il travaillera seul ou avec une assistante et aura un robot pour répondre aux questions juridiques des clients.

    De même, nous aurons des cabines de consultation médicale autonomes, mais il faudra quand même bien un médecin pour 10 ou 20 machines.

    Ou encore dans une rédaction qui a aujourd’hui plusieurs dizaines de journalistes et plusieurs rédacteurs, il n’y aura plus qu’un rédacteur en chef, deux ou trois rédacteurs qui feront office de journalistes et des robots.

    Le travail en tant que tel ne disparaîtra donc jamais complètement. D’autant que lorsque la société aura acté que le chômage ne pourra qu’augmenter et instaurera une adaptation par un revenu de base, celui-ci permettra de vivre, rendant facultatif un revenu…mais pas d’évoluer. Pour évoluer, il faudra bien avoir un revenu et donc travailler, d’une manière ou d’une autre, en tous cas ponctuellement, au gré des besoins.

    Accessoirement, d’abolir le travail dans la société ne signifie pas que la société devient une société oisive constituée de loisirs, mais que le travail est remplacé par des activités dans le cadre de l’économie contributive portée par l’intelligence collective. Et il y a fort à parier qu’il soit bien plus intéressant, en tous cas pour le commun des mortels, de collaborer par les outils qui restent à mettre en place que de travailler.

    Pour un notaire, ou un architecte, d’être le chef d’une association d’aménagement urbain, franchement, ça peut être sympa. J’ai connu un chef de cuisine qui prenait son pied à prendre en charge la logistique des Restos du Coeur, qui est un exemple parfaitement réussi de la future économie contributive où un système privé hyperperformant pallie aux tares du système social en place (il y en a d’autres, comme Emmaüs ou Caritas, par exemple). Ces systèmes sont appelés à se développer et occuper une place sociale de plus en plus grande. Ils sont déjà en eux-mêmes une industrie, puissante, démocratique, avec ses lobbys, mais ils seront appelés à prendre de plus en plus d’ampleur dans l’avenir.

    Pas dans un esprit libertarien, attention. Libéral, oui, mais pas libertarien. Il s’agit de missions déléguées.

    Déjà aujourd’hui, par exemple, HelloAsso reçoit une mission gouvernementale : http://helloasso.org/associations/?p=2162

    Mais on le voit aussi avec la BPI, qui regroupe les sites de financement participatif et les projets à financer. De facto, les organismes de financement participatif obtiennent une délégation gouvernementale. Il ne s’agit donc pas de contribution volontaire, mais bien de mission d’économie régulée.

  36. Pour la transition écologique, vous avez raison. L’économie circulaire, c’est l’avenir, mais elle doit être une conséquence de l’organisation de la société et non pas une cause de réorganisation.

    Il en va de même pour la transition énergétique, qui est aujourd’hui une grande cause alors qu’en réalité la transition énergétique devrait être la conséquence de la transition écologique.

  37. flyingdust says:

    en agroforesterie, les arbres sont cultivés pour faire du bois d’œuvre, le carbone est donc stocké dans les fondations des maisons. Ensuite un sol non retourné et en permanence recouvert (donc de plantations, céréales par exemple) stocke du carbone qui sert à la conception de l’humus. Et à moins d’un retournement mécanique celui ci ne se retrouve plus dans l’atmosphère.

  38. flyingdust says:

    L’économie circulaire montre d’énormes limites, j’ai posté des liens là dessus mais tu ne les écoute pas, libre à toi. Ce vocable totalement abstrait remplis de pinaillages sémantiques, de thèses mais très faiblard en arguments convainc t’il vraiment quelqu’un?

  39. flyingdust says:

    l'”attaque” a un but constructif. On est d’autant moins constructif sur un sujet donné que celui ci vante des solutions qui ne nous correspondent pas. par exemple un des dadas des décroissants c’est le vélo, or le vélo pour une personne lourde, c’est très inconfortable. voilà pourquoi je pointe le surpoids d’une personne qui dénigre un mouvement en n’apportant que des thèses sans arguments. Si ce mouvement inspire du mépris (donc bien loin de l’objectivité) c’est bien souvent parce qu’il soulève des choses douloureuses chez les personnes qui attaquent. Vouloir faire mieux avec ce qu’on a ne devrait jamais susciter de mépris. (petit rappel “fumisterie” est un terme méprisant, et en aucun cas un argument)

  40. Petit appel au calme, les attaques contre l’homme nous font reculer plus qu’avancer…

    La croissance démographique ne peut qu’être provisoire, c’est une évidence (si on reste prisonnier de la Terre). La croissance de la pollution est aussi dangereuse, comme celle de la surchauffe. Beaucoup de croissances doivent être combattues. Ce seul mot de croissance nous trompe.

    Idem pour la décroissance. On peut décroître dans certains domaines, croître dans d’autres. Le bilan n’est ni positif ni négatif. Toutes ces choses ne s’additionnent pas, sauf à l’aide d’une théorie économique, et il en existe de nombreuses.

    Je sais une chose rien ne nous empêchera de croître indéfiniment dans les sphères immatérielles (connaissances, arts, codes et même spirituelle), cela restera de l’économie, des chiffres additionnés à des chiffres jusqu’à l’infini. Quelle courbe exactement, j’en sais trop rien… faut en essayer d’autres, et beaucoup.

  41. Brian Jacob says:

    Tout à fait d’accord. Il faut bien identifier de quoi on parle et ne pas se perdre dans des attaques ad hominem. Combattre des idées c’est une chose, s’attaquer à des individus c’est s’interdire tout dialogue possible. Les attaques personnelles sont grossières et non advenues.

    P.-S. Thierry Crouzet : je joue peut-être sur les mots, mais j’estime qu’il y a un différend entre l’accumulation de connaissances et une croissance desdites connaissances : il y a un différend et une différence…

  42. flyingdust says:

    Encore une fois ce ne sont pas des attaques, il s’agit davantage de faits, (la beauté est subjective, la corpulence est davantage objective) Mon but n’est pas de blesser mais de questionner la part d’influence du corps dans la conception mental. Je vous assure que le but n’est pas d’attaquer mais je n’ai pas envie de ne pas mentionner un constat et l’ idée qui en découle sous le prétexte qu’elle pourrait blesser. Il faudrait alors travailler en amont: ne pas autoriser les photos de profil, ça inégalise les rapports. Encore une fois la beauté est un critère très subjectif que je ne me permettrai jamais de critiquer chez une personne tenant un discours me déplaisant, par contre la corpulence peut donner des indications complémentaires au discours d’une personne. Bref je n’en rajoute plus.
    @brian Jacob, ce que tu écrits me parle aussi.
    Je pense qu’on a besoin d’un maximum d’ouverture au niveau des pensées. La catégorie est utile jusqu’à une certaine limite: je sais que sur un forum de permaculture, je vais trouver un certain nombre de point de convergence avec ma curiosité croissante des phénomènes naturels. Certains tiennent des discours dogmatiques, c’est vrai. Et alors? La plupart évoluent très vite, se questionnent, cherchent des infos, se confrontent à d’autres avis, parfois avec un peu de casse.
    Ils ne sont pas dangereux, ils sont ouverts, curieux, veulent changer le monde, et ont accès à tout, de la science la plus vulgarisante à la plus complexe. On se fait berner par des articles sensationalistes une fois, deux fois, dix fois, et l’esprit crittique se développe, on multiplie les sources, remarque les partis pris,… Il en va de même pour l’écologie, la décroissance. Il gravite autours du shift project de Jancovici (ce qui n’empêche pas de ne pas être en accord avec toutes ces positions évidement) des discussions cent fois plus passionnantes que le meilleur discours qu’Yves Cochet rêverait d’écrire. C’est une telle bouffée d’air pour moi de trouver enfin une pensée écologique critique, s’insérant parfaitement dans un programme politique.
    Ces gens ne sont pas dangereux, ils n’ont pas le pouvoir, ils ne sont pas cloisonnés. Les gens dangereux, ce sont les endormis, ceux qui ne prennent pas de position, ne se questionnent pas, ne réagissent pas, ne proposent rien. Et c’est un état, pas un caractère que celui d’être endormi. Rien d’irréversible.
    Exemples de décroissance sans perte de technologies:
    -diminuer la taille des maisons, construire en bois et terre paille (stockage du carbone), abandonner les maisons de maître et autres batisses à hauts plafonds, ultra énergivores et très difficilement transformables en passif (soit les détruire, pour dédensifier les villes et mettre des espaces verts(source de biomasse pour biométhanisation), ou les affecter à des utilisations peu énergivores. Equiper les maisons d’une combinaison entre le gaz et les plus perfomantes installations au bois (chaudière à pellets,…)
    -diminuer la taille, la vitesse, et le poids des véhicules. mutualiser/louer les plus gros/plus puissants véhicules pour des besoins plus occasionnels. Diminuer les déplacements, hybrider les sources énergétiques des véhicules. Avoir des véhicules complémentaires dans les couples (un deux places et un quatre places par exemple)
    -développer les sites propres pour vélos.
    -récupérer la biomasse des déchets de cuisines.
    -système alternatif au tout à l’égout (chasse à air, toilette à four stérilisant intégré (fait un charbon inodore et pasteurisé: avancée technologique), toilettes sèches pour ceux qui disposent d’un jardin.
    -développement massif d’un système agricole basé sur l’agroforesterie et le semis sous couvert (immense potentiel de stockage du carbone, protection des nappes aquifères, de l’érosion,de l’oxydation,de la lyxiviation,…) verdir massivement les infrastructures linéaires, zonings, centre urbains, toitures,… et engager du personnel de taille. Biométhaniser tous ces résidus de taille (pour l’énergie) et récupérer le compost (pour l’amendement) (avancée technologique car adaptable industrielement pour la première fois)
    -Produire du poisson par les systèmes aquaponiques, pour épargner davantage les mers et océans (avancée technologique)
    – développer par transgénèse des arbres bio luminescents pour remplacer les lampadaires. Travailler à la récupération d’énergie photosynthétique par biomimétisme. (avancées technologiques)
    – trier internet, supprimer les doublons, diminuer la mémoire individuelle (Facebook, mail,etc…), privilégier la diversité à la quantité (de très nombreux sites répètent la même chose)= développer des programmes optimisant ce tri.
    -perfectionnement du nucléaire (fusion?) comme méthode de transition et développement des meilleures alternatives (hydroliennes, solaire thermique, éoliennes,…)
    Et la liste serait encore très longue: il y a un nombre énorme de solutions, et souvent relativement simple, donc bien souvent un pied de nez au toujours plus high tech 🙂

  43. bigben says:

    Bonjour,

    Juste un point : il ne faut jamais oublier que tout ce qui est dit par “le gouvernement” est filtré par les médias / journaux, etc …
    Or, je trouve qu’eux ont une lecture du monde assez ancienne.
    (J’ai notamment réalisé ça en lisant les blogs d’Authueil ou de verel mais pas seulement.)
    Exemple : la gauche est progressiste (et c’est le bien), la droite est conservatrice (et c’est le mal). Or c’est simpliste et assez faux (les bataillons de fonctionnaires qui “sont à gauche” sont tout sauf progressistes)

    Attention, je parle ici en termes de groupes : je ne dis pas que chaque fonctionnaire est conservateur mais qu’en tant que corps, ils ont tendance à défendre des situations existantes plus que des innovations.

    Et c’est pareil pour les medias : ce sont les rédactions qui font des choix éditoriaux un peu toujours les mêmes, ce qui conduit à avoir un discours ambiant (que je qualifie d’écolo-bobo parce que je suis méchant) qui reste très simpliste et pas forcément vrai (ex : la situation écologique est de pire en pire).

    Bon, je me suis un peu enflammé mais vous voyez ce que je veux dire : il ne faut jamais oublier le filtre de ce “qu’ils” disent.

    Bigben

  44. Pour le coup, j’ai regarder le discours de Hollande, pas ce qu’en sident les médias… ils n’ont sans doute aucun relevé les points que je souligne.

    Parler PIB = Inviter à la guerre

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